Les Amazones de Jim Fergus

Littérature Nord-Américaine – Livre sorti le 19 septembre 2019

Editions du Cherche-Midi

Service Presse

Ma note : 4,5/5

 

Je remercie les éditions du Cherche-Midi ainsi que le Picabo River Book Club qui m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

 

Résumé : Mille femmes blanches : L’héritage

1875 : Un chef cheyenne propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens, au moment où commencent les grands massacres des tribus.

1876 : Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue « civilisation » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.

Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus mêle avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l’oppression, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l’épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu’inoubliables.

 

Mon avis : Les deux premiers volets de cette trilogie avaient été éprouvants émotionnellement. Je me demandais si ce dernier roman allait, lui aussi, me transporter au côté des Amérindiens et me faire revivre des émotions fortes… Autant le dire tout de suite, Jim Fergus a réussi son pari et même s’il est un peu différent des précédents, ce dernier tome conclut parfaitement cette saga.

Nous retrouvons ici Molly Mc Gill, que nous avions découvert dans « La vengeance des mères », May Dodd, découverte dans « Mille femmes blanches » et Molly Standing Bear, une indienne vivant à notre époque, découverte également dans « La vengeance des mères ». Au fil des chapitres, les trois narratrices se succèdent, les deux premières pour continuer de nous décrire leurs quotidiens, la troisième pour nous éclairer sur certains points ou nous expliquer comment ces cahiers sont arrivés jusqu’à nous. Ce troisième volet ne peut pas se lire, ni même être pleinement apprécié, si on n’a pas lu les deux premiers volets. En effet, il répond à des questions laissées en suspens et l’immersion au sein de la tribu est beaucoup plus rapide que dans les romans précédents. En plus, cette histoire est d’avantage orientée vers les croyances indiennes et certains phénomènes paranormaux et termine de nous immerger dans cette culture si différente de la nôtre. Pour ma part, j’ai beaucoup appris lors de ces lectures et j’ai un regard nouveau sur les Indiens d’Amérique.

Au niveau de la construction, on est toujours sur la même structure que dans le deuxième ; en effet, on alterne entre les journaux de May et ceux de Molly Mc Gill. La seule différence réside dans l’intervention de Molly Standing Bear qui vient donner des éclaircissements sur les conditions de vie des Amérindiens de nos jours et la difficulté de leur vie aux Etats-Unis, de nos jours. La plume de l’auteur est toujours aussi visuelle, efficace et j’ai de nouveau ressenti de nombreuses émotions lors de cette lecture. J’ai repoussé le moment où j’allais terminer cette trilogie car j’ai ressenti un vrai pincement au cœur à l’idée de laisser ces protagonistes.

Pour conclure, si vous êtes intéressés par la culture amérindienne, n’hésitez pas à vous plonger dans la saga des « Mille femmes blanches ». Cette histoire incroyable est certes une pure fiction mais elle apporte un nouvel éclairage sur la relation Américains/Indiens et elle permet de faire connaitre les difficultés auxquelles les autochtones sont toujours confrontés.

 

Retrouvez ici mon avis sur « Mille femmes blanches »
Retrouvez ici mon avis sur « La vengeance des mères »
Retrouvez ce roman sur le site des édition du Cherche-Midi

 

Toute la ville en parle de Fannie Flagg

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Littérature Nord-Américaine/feel-good – livre sorti le 7 février 2019

Editions le Cherche-Midi

Service Presse

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

Je remercie le Picabo River Book-Club ainsi que les éditions du Cherche-Midi qui m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : Plus qu’un roman : un appel au bonheur !

L’auteur de Beignets de tomates vertes nous conte, dans ce roman choral, l’histoire d’un petit village du Missouri, Elmwood Springs, depuis sa fondation en 1889 jusqu’à nos jours. Les années passent, les bonheurs et les drames se succèdent, la société et le monde se transforment, mais les humains, avec leurs plaisirs, leurs peurs, leurs croyances, leurs amours, ne changent guère. Et c’est la même chose au cimetière puisque, loin de jouir d’un repos éternel, les défunts y continuent leurs existences, sous une forme particulière. Au fil des décès, ils voient ainsi arriver avec plaisir leurs proches et leurs descendants, qui leur donnent des nouvelles fraîches du village. Tout irait ainsi pour le mieux dans ce monde, et dans l’autre, si d’inexplicables disparitions ne venaient bouleverser la vie, et la mort, de cette paisible petite communauté.

On retrouve dans ce roman revigorant en diable, peuplé de personnages plus attachants les uns que les autres, toute la tendresse, le charme fou et la philosophie heureuse de Fannie Flagg.

 

Mon avis : Je dois l’avouer, même si j’en avais beaucoup entendu parler, je n’avais encore jamais lu de roman de Fannie Flagg…. Honte à moi, me direz-vous !! Cette erreur est maintenant réparée et je dois dire que cette découverte fut très enthousiasmante !!

Nous suivons ici, au fil des ans, le développement et la vie dans la ville Elmwood Springs, petite bourgade du Missouri. Fondée par des migrants suédois, la ville va grandir et évoluer au fil des avancées technologiques et des évènements qui ont marqué le 20ème siècle.

Au départ, la communauté est restreinte et il est donc facile de s’attacher aux protagonistes. Le plus important est celui qui a fondé la ville, Lord Nodstrom. Célibataire endurci par les tâches qu’il a dû accomplir, il décide un jour, sous l’impulsion de la communauté, de passer une petite annonce afin de se trouver une épouse. Une jeune migrante vivant à Chicago, Katrina Olsen, décide de lui répondre afin de fuir cette vie en ville qu’elle déteste tant. Entre eux, une tendre complicité va naitre et ils resteront des personnages importants de la ville. Leurs descendants feront tout pour faire vivre leur esprit et leur mode de vie.

J’ai trouvé la vie au sein de cette communauté très sympathique à lire, que ce soit dans la ville ou au cimetière. Je n’ai pas vu défiler les 500 pages du roman et j’ai aimé voir l’impact de l’évolution du monde sur cette petite bourgade. J’ai également apprécié les valeurs mises en avant qui sont celles du respect, de la solidarité et de l’amitié sincère. La plume de l’autrice est très vive et, grâce à ses personnages hauts en couleur, on passe un très bon moment de lecture. Néanmoins, la multiplication des personnages au fil des ans m’a parfois déstabilisée et perdue dans les liens qu’il pouvait exister entre eux…

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture grâce à ce roman. La vie au sein d’Elmwood Springs offre au lecteur une bouffée d’oxygène, un moment un peu hors du temps où les valeurs traditionnelles sont encore au cœur de tout. La plume de Fannie Flagg m’a conquise et je n’hésiterai pas à me plonger prochainement dans un de ses romans, sûrement « beignets de tomates vertes », le roman qui l’a fait connaitre du grand public.

 

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