LE DERNIER ATLAS Tome 2 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


TOME 2/3
Dans l’intrigue de cette uchronie, l’Algérie n’a eu son indépendance qu’à la suite de la catastrophe de Batna, en 1976, qui aurait fait 6.000 morts et conduit au démantèlement du nucléaire mobile, les Atlas, des robots géants. Au cœur du parc de Tassili en Algérie où l’Umo a surgi, la menace se précise dans le deuxième tome de cette trilogique.
Tandis que Françoise Halfort, l’ancienne reporter de guerre vient d’accoucher à 53 ans d’une fille qui porte une marque sur le front, le George Sand, le dernier Atlas, a finalement décollé de l’Inde où il gisait depuis des décennies. Autour d’Ismaël Tayeb, le bandit investi d’une nouvelle mission, l’équipage se met en route pour affronter le titan surnaturel à bord du robot volant. Entre l’indienne charismatique et sa discrète assistante, diplômée en génie civil et en géopolitique, l’ancien mécano et l’ingénieur nucléaire, le truand russe et le cul-de-jatte aventurier, la fresque anime sa galerie de héros atypiques.

 
Y a pas à dire, je craque carrément pour cette trilogie. Le tome 2 confirme mon coup de cœur pour le premier tome. LE DERNIER ATLAS est totalement stupéfiant !
Toujours axé sur l’action, le scénario m’a entraînée au cœur d’une histoire qui se tourne davantage vers la science fiction. Tous les personnages du premier tome sont mis à contribution et chacun tour à tour, dans un espace-temps défini, est au cœur de leur propre histoire qui tend, je suppose, à être réuni dans le troisième et dernier tome. Entre Nantes, le dernier Atlas et l’Algérie, j’ai navigué avec une aisance quasi mystique au rythme des différents points de vue. Même si les éléments du scénario se précisent, je reste encore dans le flou en referment  mon e-book. Un suspense haletant et accaparant. Un scénario trépidant et des illustrations à la hauteur jouant parfaitement la carte entre la brutalité et la douceur dans les lignes tout en courbe. L’aspect historique est moindre par rapport au premier tome mais demeure en filigrane tout au long de la lecture.

Je ne vous cache pas que je suis raide dingue de cette trilogie ! Un caïd en passe de devenir un héros. Son patron rêve de devenir le roi du monde ! Un indienne qui apprivoise un robot hors norme. Un russe pas commode. Des anciens, vieux de la vieille, qui déboulent. Les petites mains du caïd empêtrées dans deux missions sauvetage. Une ancienne journaliste qui fuit pour préserver son bébé qui porte une marque mystérieuse et évocatrice d’ennui. Une course poursuite effrénée où tout en chacun va devoir tout faire pour se préserver. 

LE DERNIER ATLAS est sans équivoque LA bande dessinée à découvrir. Un univers intransigeant. Des personnages tout aussi attachants que détestables. Une histoire addictive ! 

Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Dupuis

… mon avis sur le premier tome (clique sur la photo pour le lire).

LA BOITE A MUSIQUE, tome 1 : Bienvenue à Pandorient de Carbone et de Gijé.


TOME 1
Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l’intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu’un lui fait signe et lui demande de l’aide. Dès lors, en suivant les instructions d’Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable…
Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d’Andréa et de son frère Igor, est gravement malade… Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L’eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s’occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne… avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père. À moins que tout cela ne fût qu’un rêve… ou pas !
Dès 6 ans.

Nola est bien triste pour son huitième anniversaire. Même si son papa fait tout ce qu’il peut pour lui rendre la vie joyeuse, sa maman lui manque terriblement. Ni ballon ni cotillon pour cet événement, mais un cadeau précieux. Une belle boîte à musique qui a appartenu à sa maman.
Un tour de clé et la mélodie l’emporte loin où sa peine semble s’apaiser. Un petit mouvement la sort de ses pensées. Quelque chose bouge dans la boîte à musique en forme de boule de cristal. Mais … on dirait une petite fille … qui l’appelle à l’aide. Étrange ! Mais Nola n’est pas le genre de fillette à se défiler devant de nouvelles aventures. Elle écoute attentivement, suit à la lettre les consignes et la voici dans la boîte musique. Un monde étrange se dessine devant ses yeux ébahis. Un peuple tout aussi bizarre grouille dans les rues. Mais pas le temps d’admirer pour Nola car Andrea, sa nouvelle copine, la porte auprès de sa maman souffrante. Arriveront-elles à résoudre le mystère autour de cet empoisonnement ? Rien ne leur fait peur !

Je cherchais une bande dessinée à lire et puis je suis tombée sur celle-ci. La couverture m’a attirée de suite. De jolies couleurs et une illustration qui m’a intriguée. Le résumé a finit de me convaincre. Une belle histoire, pour les petits et les grands, qui invite à l’aventure. Un scénario captivant où se mêle amitié, découverte et deuil. Cela ressemble fortement à une quête initiatique, les prochains me confirmeront ou non cette supposition. Une histoire rythmée où les personnages sont en perpétuel mouvement. Nola et ses acolytes sont très attachants. Leur fougue et vivacité sont désarmantes. L’univers dans lequel ils évoluent est bluffant. Ce côté fantastique est prenant et fabuleux. Sublimée par les illustrations de Gijé, le scénario de Carbone est davantage surprenant. Les illustrations dans des tons vifs et doux par les traits de l’artiste invitent le lecteur à s’approprier chaque détail.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Je vais vite enchaîner avec le tome 2 et 3, je veux absolument connaître la suite qui laisse présager de très belles découvertes.

Une très belle bande dessinée.

Une chronique de #Esméralda.

DANS LES YEUX DE LYA Tome 1 et Tome 2 de Cunha et de Carbone.


TOME 1 – EN QUÊTE DE VERITE
À la veille de ses 17 ans, Lya se fait renverser par un chauffard qui prend la fuite, la laissant pour morte. Elle survivra mais devra rester en fauteuil roulant toute sa vie. Quatre années plus tard, elle termine son DUT Carrières juridiques et décroche un stage dans le cabinet d’avocats le plus prestigieux de la ville, celui du célèbre et médiatique maître Martin de Villegan.
Son stage n’a pas été choisi par hasard, bien au contraire. C’est ce même cabinet qui a réglé son cas des années auparavant. Ses parents ne lui en ont rien dit mais elle a découvert qu’ils avaient été achetés pour éviter des poursuites juridiques. Bien décidée à retrouver celui qui l’a renversée et à lui faire payer, elle va se mettre en quête du dossier. Un jeu dangereux commence alors et sa soif de vengeance ne sera pas sans conséquences…

Lya rêve de cette vengeance depuis qu’elle a découvert ces papiers dans les affaires de ses parents. Mûrie depuis de nombreuses années et amplifiée par ce sentiment d’injustice et de haine qu’elle ressent depuis son réveil à l’hôpital. Sa vie a littéralement changé et se trouver sur un fauteuil roulant paralysée ne faisait pas partie de ses plans d’avenir.
Portée par ce manque de vérité, elle a décidé depuis quelques temps de jouer à  l’espion et de démasquer le responsable de son état. Ses trouvailles l’ont portée à ce cabinet d’avocats réputés. Elle l’intègre en étant stagiaire et en fin limier qu’elle est tente à tout pris de trouver les réponses à ses questions. Aidée par son meilleur ami, Antoine, leur plan devrait se dérouler à la perfection. Sauf qu’une certaine secrétaire se met au travers de leur projet. Ennemie ou amie ? Tout est possible !

 

Ce premier tome pose les bases d’une extraordinaire aventure qui tend à révéler de lourds secrets. Il est axé sur les personnages et leurs caractères, en somme des présentations approfondies. Lya est une jeune femme marquée par cet événement tragique, l’accident. Sous cette colère se cache de nombreuses blessures qu’elle tente de panser. Elle ne manque pas d’idées pour mettre son plan à exécution. Elle est déterminée, entêtée, obstinée mais le résultat en vaut la chandelle, alors autant foncé ! Antoine est un jeune homme introverti. Il n’a d’yeux que pour son amie de toujours et se laisse mener par la baguette. Il est prêt à tout pour elle.

 

Le scénario de Cunha est très addictif. Je me suis laissée porter par cette superbe aventure dont l’héroïne sort des sentiers battus. Le sujet douloureux est contrebalancé par cette héroïne des temps modernes. Les dessins de Carbone sont captivants et arrivent à transmettre tout un panel d’émotions intéressantes. Cette première mise en bouche est sans aucun doute appétissante. ET le second tome vous captivera tout autant !


TOME 2 – SUR LES TRACES DU COUPABLE
Lya va peut-être enfin connaître l’identité du chauffard qui l’a renversée la veille de ses 17 ans. Elle tient dans ses mains le dossier subtilisé dans le bureau de maître Martin de Villegan. C’est pour ce dossier qu’elle s’est faite embaucher comme stagiaire dans ce cabinet d’avocats. Tout ça pour ça. Mais Lya peut compter sur ses deux alliés fidèles, Adèle sa collègue dévouée et Antoine son meilleur ami. Sur le terrain, l’enquête pour la vérité vire à la série noire.

Ce second tome est tout autre. Place à l’action où les découvertes toutes aussi importantes viennent étouffer de nombreuses suspicions. Rejoint par une nouvelle alliée de taille, Antoine et Lya, récoltent peu à peu de nouveaux indices.
La traque se déroule sur le terrain et les dangers fleurissent de plus en plus sur leur chemin. Vont-ils enfin découvrir la terrible vérité ?

 

Ce second tome se poursuit sur un rythme beaucoup plus énergique. L’action et la réflexion ont entièrement leur place. Le suspense s’installe progressivement rendant peu à peu l’atmosphère inquiétante. La découverte de ce secret devient périlleuse, pourtant les protagonistes foncent tête baissée. J’ai adoré leur manière un peu orthodoxe et naïve de jouer aux espions. Leur amateurisme fait sourire. Le plus important reste, cependant, cette histoire de quêtejustifiée. Que fera t-elle lorsqu’elle aura la vérité sous les yeux ?

 

Un second tome trépidant et frénétique. Une très très belle suite !

 

Une chronique de #Esméralda

OLIVE, tome 1 : Une lune bleue dans la tête de Cazot Vero et de Mazel Lucy.


Tome 1/4
Olive, c’est l’histoire d’une fille de 17 ans, très timide et renfermée mais à l’imagination débordante. Un jour dans le monde onirique qu’elle s’est créée au fil des années débarque Lenny, un spationaute blessé et malade. Que fait donc cet homme dans son espace réservé où personne n’est jamais invité ?

 
Olive est une fille à part. Elle n’aime pas faire les choses de son âge. Elle n’aime pas traîner avec ces copines qu’elle n’a pas. Elle n’aime pas sa psychologue qui ne comprend rien à rien. Olive est atypique. Une solitaire recluse dans son monde imaginaire.
Un monde tout aussi exubérant qu’elle est introvertie. Une monde de couleurs, de magies, de merveilles. Un monde cocon où elle règne en maître. Un monde qui lui correspond, un monde à son image. Un monde loin de l’agitation mais qui bouillonne en silence. Olive est différente des filles de son âge. Ses immersions sont nombreuses faisant d’elle un fantôme amorphe dans le réel. Les blagues de mauvais de goût, les murmures dans son dos sont les conséquences directes de cette différence. Alors quand son monde est accaparé par un homme étrange et que sa chambre de l’internat devient le nouveau terrain de jeu d’une nouvelle arrivante, Olive ne sait plus quoi penser à part que beaucoup de choses vont changer.

 

Une belle histoire qui introduit avec force et sensibilité l’univers d’Olive. Courte, certes, mais d’une belle intensité qui m’a ravie. La différence d’Olive est subtilement magnifiée par les illustrations de Mazel Lucy. Des dessins à la fois doux, chaleureux où transpirent les émotions aux prises avec elle. Un scénario addictif qui met en place une intrigue qui ne se révélera que dans les prochains tomes. En 56 pages il ne faut pas s’attendre à des développements plus conséquents. Je qualifierais ce premier tome d’une très belle mise en bouche. En attendant le final est digne d’un cliffhanger !!!

 

Une chronique de #Esméralda
Source Dupuis.com

DJANGO MAIN DE FEU de Efa et Rubio.


Django Reinhardt est une légende. Mais Django ? « celui qui réveille » ? est aussi né deux fois. Une première fois dans la neige, durant l’hiver 1910 dans une famille de nomades stationnée à Liberchies, en Belgique. La seconde à Saint-Ouen, près de Paris, à l’automne 1928, quand l’incendie de sa caravane lui mutila la main gauche.
Le scénariste Salva Rubio et le dessinateur Efa avaient déjà signé ensemble un remarquable biopic sur Monet en 2017, rendant hommage à l’obsession du peintre pour la lumière. De même, ce biopic consacré à la jeunesse du musicien prodige met en scène la passion et l’obstination de celui qui s’est toujours considéré comme le plus grand guitariste du monde. Dans ce récit-partition, en découpant les cases comme des accords, le dessinateur anime la romance d’une vie en vibrations aquarellées pour mieux accompagner le cheminement musical et technique de l’inventeur du jazz manouche. De la musette au jazz, du violon au banjo puis à la guitare, la destinée de Django est celle de sa main de feu, habitée par le « duende » qui brûle dans l’âme du musicien manouche. Celle d’un miraculé qui renaît de ses cendres, plus éblouissant que jamais. Musique !

 
Django Reinhardt est une légende. Celle qui se murmure au coin de feu, celle qui s’écoute au son des guitares, celle qui illumine tout un peuple. Une légende qui vogue au grès des vents éternels.
Si nous connaissons la figure emblématique du jazz manouche, son enfance, celle qui a façonné l’homme, est plus discrète. Une enfance sur les routes à voguer de villes en villes où spectacles et autres joyeuseries remplissent les ventres. Roulottes brinquebalantes et un amour pour la liberté suffissent à simplement vivre. Django grandit et son amour pour la musique devient plus impérieux. Le violon ne le suffisant plus, il veut à tout prix un banjo qui lui est refusé. Django, garçon turbulent et les idées bien en tête, joue les perturbateurs au grand dam de sa mère. Il se révolte peu à peu. Sa mère décide alors de lui offrir ce banjo qui calme les tensions. Il revit et très vite devient un musicien hors norme. S’ensuit ensuite de nombreuses  péripéties dont le plus grave sera l’incendie de sa roulotte où il perd l’usage quasi complète de sa main gauche. Mais Django est un homme têtu et acharné, il n’abandonnera jamais la musique.

 

Salva Rubio décrit avec malice et parfois espièglerie, la vie d’un enfant atypique qui fera fi de toutes les difficultés dressés sur son chemin. Un scénario qui retrace les moments clés d’une vie qui se révélera hors norme. De cases en cases, la musique en fond sonore, Rubio lève le brouillard sur ce petit homme devenu grand. Sublimée par le pinceau de Efa, cette biographie est vraiment magique et magnifique. Sans outre passer les éléments et les documents de recherche, le duo d’artistes a su mettre en exergue les moindres détails.

 

DJANGO MAIN DE FEU est une de ces biographie graphiques qui font voyager avec aisance et curiosité les lecteurs dans la vie d’un homme en devenir.

 

Une chronique de #Esméralda
Source dupuis.com

LE DERNIER ATLAS Tome 1 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


Tome 1/3
Ismaël Tayeb est lieutenant dans un gang criminel. Son grand patron lui donne un ordre qu’il ne peut refuser : trouver une pile nucléaire… Pour cela il va devoir remettre en marche et voler le dernier Atlas, un de ces immenses robots français qui géraient des constructions titanesques jusqu’au milieu des années 70, mais qui, suite à un grave incident à Batna durant la guerre d’Algérie, ont tous été démantelés… à l’exception du George Sand.
Au même moment, Françoise Halfort, ex- reporter de guerre, se retrouve confrontée dans le parc de Tassili à un phénomène écologique et sismique sans précédent qui va bouleverser l’équilibre du monde… Un récit-fleuve, intensément feuilletonnant, à lire d’urgence !

 

 
Un premier tome totalement génial, accaparant, subjuguant et hallucinant.
Vous ne le savez pas, mais il y a 20 ans en arrière (oui je suis vieille), les bandes-dessinées étaient mon dada. J’en lisais à la pelle et avait ma préférence pour Lanfeust de Troy et XIII. Au fils du temps, cette passion s’est estompée et reportée sur les romans.

 

J’étais loin de me douter du plaisir que j’ai pris en lisant ce premier tome. LE DERNIER ATLAS est une uchronie se reposant sur des faits réels. L’Algérie, colonie française, qui réclame son indépendance, une ville au sud-Est d’Alger, Batna, théâtre de nombreux événements. Si ce point temporel est le point de départ de l’intrigue, le fil de l’histoire appartient à la fiction.

 

Le gouvernement français décide de construire des Atlas. D’énormes robots capables de soulever des charges phénoménales et ainsi de construire des immeubles impressionnant à l’architecture unique. Ces robots malheureusement suite à des accidents notables doivent être démantelés. Ismaël Tayeb a eu la chance d’en avoir vu un au cours de son enfance, même si cela relève d’un mauvais souvenir. Il n’en retient que la majesté de ces machines. Tayeb n’a rien d’un ange. Lieutenant au sein d’une grande organisation, il vit de larcin en tout genre et de commerce illicite. Il se dénote par son intelligence et par sa capacité à garder un calme olympien dans toutes les situations. Quand « Dieu le père », un russe exilé, décide de l’embarquer dans une nouvelle affaire en lien avec les djihadistes, Tayeb se trouve confronter à « quelque chose de plus grand ». Suivre son pressentiment devient une obsession qui le portera en Indes. Un défi pour sauver l’humanité ? Qui le suivra dans cette quête improbable ?

 

En parallèle Françoise Halfort, ancienne journaliste, se trouve sur les terres de Batna dans le désert afin d’étudier d’étranges curiosités. Des oiseaux agglutinés au même endroit, des insectes difformes avec une marque aux formes étranges, des tremblements de terre. Et les surprises sont loin de s’arrêter là !

 

Ce premier tome introduit avec habileté les personnages, l’environnement et une intrigue qui promet monts et merveilles par la suite. Bien évidemment les scénaristes, Vehlmann et De Bonenval,  cultivent parfaitement l’ambiguïté et la curiosité qui poussent le lecteur à aller de l’avant. Un scénario sombre qui plonge le lecteur dans une atmosphère noire et glauque où le mal règne sans partage et concession. Le scénario ne doit l’intensité qu’aux dessins de Tanquerelle et Blanchard qui saisissent sur le papier avec une étonnante et effroyable facilité les émotions des personnages. Des traits parfois plus grossiers et caricaturaux quand cela s’y prêtent et d’autre part des traits plus fins et harmonieux et angéliques.

 

En bref, je suis vraiment enchantée par ce premier tome. Un histoire rocambolesque et des personnages intrigants qui n’ont pas encore révélé toutes leurs facéties. Le tome 2 sortira début avril et surtout n’ayez crainte de vous le procurer en version numérique, le rendu est top !

 

Une chronique de #Esméralda