LA PETITE FILLE DU PHARE de Christophe Ferré.

 
[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – 2018]
Éditions L’Archipel – Collection suspense
448 pages
Ma note : 3,5/5
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Le résumé :
Qui a kidnappé le bébé ?
Le temps d’une soirée dans un pub tout proche de leur villa située sur la côte de granit rose de Ploumanac’h, Morgane et Elouan ont laissé la garde de leur fille de 10 jours, Gaela, à son frère adolescent, Arthur.
Mais au retour, un berceau vide les attend.
Aucune trace d’effraction, pas de demande de rançon. À la douleur de la disparition, s’ajoute la violence du soupçon de la gendarmerie. Morgane est une mère déjà éprouvée par la perte d’un enfant, Elouan, un père souvent absent…
Les pistes se multiplient mais l’enquête n’avance pas.
Pourtant, près d’un mois plus tard, le miracle : Gaela est rendue à ses parents. Le soulagement l’emporte sur l’incompréhension.
Sauf pour Arthur, convaincu que ce bébé n’est pas sa sœur..
 
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Direction la Bretagne, Côte de granit rose, petit village côtier, Ploumanac’h. Un petit coin de paradis qui va être le témoin d’un fait divers dramatique.

 

Perchée sur son promontoire de granit face à la mer, la maison familiale s’illumine sous les cris d’une mère affolée, désemparée. Morgane partie s’enquérir du sommeil de sa petite fille, Gaela, est face au berceau vide. L’inquiétude, la peur envahissent peu à peu tout les membres de la famille. Un grand frère démuni face à son impuissance, un père qui a retourné la maison et une maman accablée. Les gendarmes suivis par la police judiciaire prennent cette affaire militari. L’enquête débute : interrogatoires des parents et du grand frère, enquêtes auprès du voisinage, appels à témoin. La disparation de Gaela fait la une des journaux nationaux. Les médias s’emparent rapidement, relayant de nombreuses rumeurs et toutes sortes de scénarios.

 

Alors que la vie de cette famille sans histoires s’écroule, le monde extérieur se déchaîne. Morgane abattue, tente de faire bonne figure, mais les insinuations se font de plus en plus pressantes et oppressantes. Matricide, accident involontaire, tout autant de termes qui agissent tels des lames aiguisées. L’enfer s’invite sur la Côte de granit rose prêt à ravager la moindre parcelle de bon sens.

 

Je découvre pour la première fois la plume acérée de Christophe Ferré. Dés la sortie de ce thriller, le résumé a titillé ma curiosité. Cette intrigue familiale a eu raison de moi. Le thème évoqué ne laisse guère présager une ouverture. Le scénario et l’intrigue restent à mes yeux très simples sans être spectaculaires. Christophe Ferré met un accent particulier sur l’aspect psychologique de ses personnages avec une nette préférence pour Morgane, la maman. Car pour comprendre le présent, il faut se plonger dans le passé. Christophe Ferré maîtrise parfaitement l’art et la manière de semer le doute, d’instiller des idées qui germeront ou pas plus tard au cours des chapitres. Il joue parfaitement entre les états d’âmes, les questions, les retournements de situation, les allusions. De quoi mener son lecteur par le bout du nez. Et cela marche sans problème. Puisque j’ai eu cette impression de ramer dans la semoule, sans vraiment pouvoir saisir le détail ou l’élément qui aurait pu me mettre la puce à l’oreille. Chapeau ! Entre les paysages bucoliques et une femme qui se tire les cheveux pour connaître la vérité, il y a quelques passages longs ou redondants. La chute est bien trop rapide à mon goût, en même temps difficile d’en vouloir à l’auteur car l’essentiel est bien en amont. Je retiendrais de ma lecture tout ce qui a attrait à la psychologie des personnages, la manière dont les éléments s’imbriquent, laissent présager un début de réponse, pour ensuite faire face à un autre problème, un autre élément. Cet enchevêtrement est machiavélique et super bien étudié. J’ai beaucoup apprécié la plume nerveuse de Christophe Ferré qui peut être à la fois langoureuse dans les descriptions et prenante dans les moments où les émotions accaparent les personnages. Je ne m’en tiendrais pas uniquement à cette première rencontre avec l’univers de Christophe Ferré et ouvrirais bien volontiers un autre de ses romans.

 

LA PETITE FILLE DU PHARE est un thriller sympathique sans vraiment de grosses étincelles. Un thriller nerveux et qui tient malgré tout en haleine !

 

#Esméralda

 

 
Je remercie les éditions L’Archipel pour leur confiance et patience.

 

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Christophe Ferré en parle …

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L’AFFAIRE DUPONT DE LIGONNES – La secte et l’assassin de Guy Hugnet.

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[ESSAI / DOCUMENT – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel

 

Format numérique (256 pages) : 12.99€
Broché : 19.00€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

On croyait tout savoir sur l’affaire Dupont de Ligonnès. Tout, sauf l’essentiel : qu’est-il advenu de l’auteur présumé du quintuple assassinat de Nantes ?
C’était le 21 avril 2011 : la police découvrait cinq corps enfouis sous la terrasse d’un jardin, chacun accompagné pour son dernier voyage d’une figurine religieuse. Or cette « clé » symbolique n’a été que très peu exploitée. Elle permet pourtant de déchiffrer cette affaire criminelle hors norme.
Xavier Dupont de Ligonnès grandit dans la magie des miracles et des apparitions, auprès d’une mère – papesse autoproclamée d’une Église apocalyptique – engagée dans un combat obsessionnel contre Satan. Jusqu’à l’âge de 35 ans, il se croit un « Élu » de Dieu. Puis, brutalement, il perd la foi. « La pire désillusion », écrira-t-il. Dès lors, tel Lucifer, l’ange déchu, il entame une longue descente aux enfers qui se conclura par une effroyable tragédie familiale.
Menée sur six années et s’appuyant sur des documents inédits – notamment les écrits de la mère –, cette enquête suit, tel un profiler, l’errance mentale d’un psychopathe hanté par la question religieuse. Guy Hugnet s’est rendu à Roquebrune-sur-Argens, sur les lieux de la disparition de «XDDL». Après avoir reconstitué l’itinéraire probable du fugitif, il indique le lieu, jamais exploré par les enquêteurs, où son corps pourrait être retrouvé.

 


 

Mon avis :

 

 

L’essai est un genre littéraire nouveau pour moi. La curiosité (peut être mal placée) sur cette affaire de faits divers m’a poussée à ouvrir ce roman. Rappelles toi avril 2011, lorsque les médias se sont appropriés cette affaire. Je me souviens parfaitement avoir été scotchée devant mon écran de télévision pour suivre le dénouement de ce sordide évènement. Elle avait émue la France entière. Et au fil des semaines, tout avait été relégué aux oubliettes (pour la majorité de la population).

 

Guy Hugnet avec brio, retrace le portrait psychologique de cet homme Xavier Dupont de Ligonnès. S’appuyant sur des témoignages, échanges sur des forums et autres pièces à conviction, il dresse le portrait de cet homme énigmatique. Un portrait à la fois saisissant et effrayant. J’ai découvert donc que la religion avait été un moteur silencieux et déterminant dans la construction psychologique de cet homme.

 

Cet essai se lit comme un thriller psychologique, à la seule différence est que la fiction n’a rien d’irréel. Guy Hugnet m’a tenu à haleine tout au long de son exposé. La précision des données est assez bluffante et a du demandé beaucoup de travail et d’investigation. Un travail titanesque et de fourmi. Hugnet ne s’attarde pas uniquement sur le meurtrier mais étend son investigation à la famille proche : Agnès, l’épouse, aux enfants, aux amis, aux parents de Xavier Dupont de Ligonnès qui s’affaire être une gourelle sans pitié et extrêmement farfelue.

 

De détails en détails, les informations s’étayent, s’empilent et argumentent finalement sur l’issue inévitable de cette famille.

 

Guy Hugnet émet dans les dernières pages de son livre, l’hypothèse finale sur ce qu’est advenu l’assassin. Là également il étaye son argumentation, accompagné de documents précis, son point de vue.

 

J’ai beaucoup apprécié de découvrir cet essai. Le côté recherche et scientifique de la tâche m’a séduite et surtout passionnée. Le livre de Guy Hugnet est idéal pour débuter et se forger une opinion sur cette affaire. Il me semble toutefois qu’il est judicieux de ne pas se contenter d’une seule lecture et justement de compléter son avis avec d’autres récits, documents ou essais. D’ailleurs Guy Hugnet n’hésite pas à notifier différents documents tout au long de son livre.

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Foi, ferveur, dévotion … Le petit Xavier trempe toute son enfance dans la magie des miracles et des apparitions. le soir, dans l’appartement familial de l’avenue Maréchal-Foch, à la lumière des bougies, au milieu d’un petit cénacle d’initiés, il murmure à genoux et à voix basse des prières égrenant le rosaire. Son imagination d’enfant se nourrit de l’Apocalypse de Saint Jean et de ses cavaliers qui répandent la peste, famine, terreur et mort sur la terre. Bien plus tard, il donnera des détails sur sa personnalité et son éducation. Enfant, dira-t-il, il était timide, susceptible, buté et boudeur. Mais surtout, il croyait à tout ce qu’on lui racontait : « aux plaies d’Égypte, à l’Apocalypse, aux pluies de sang annoncées, aux images de la Vierge ou du Christ qui saignent » (source : cite-catholique.org, 6 mars 2009).
page 28.

 

 


 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour leur confiance.

 

 

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NUIT SANS FIN, une enquête de l’inspecteur Pendergast de Preston & Child.

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[POLAR – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel – Collection L’Archipel suspense
Traduction : Sebastian Danchin

 

Format numérique (374 pages) : 16.99€
Broché : 24.00€
Audio : gratuit
Ma note : 4/5

 

 


 

Le résumé :
À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE…
Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe… ?
Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.
Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide…
… PENDERGAST POURRAIT BIEN Y PERDRE LA SIENNE !
Selon quels critères le criminel choisit-il ses victimes ? Vincent d’Agosta, du NYPD, et l’agent spécial Pendergast, du FBI, sont sur les dents. D’autant que ce dernier pourrait bien être la prochaine cible du tueur.
Une enquête constellée de fausses pistes où intelligence et sens de la déduction seront des atouts capitaux !

 

 


 

Mon avis :

 

Aloysius Pendergast est un agent spécial du FBI, très spécial. Un homme peu bavard qui n’utilise la parole que pour soulever des questions pertinentes. Tout se passe dans sa tête, endroit qui semble assez chaotique ou du moins, où le lecteur ne peut pas percevoir la logique chaotique de son raisonnement. Pendergast, modèle unique et figure exceptionnelle d’un inspecteur au talent hors norme. Figure spectrale et fantomatique d’une vie chaotique où rigueur et rituel rythment un quotidien morne mais loin d’être banal. Pendergast est un mystère total. Son manteau recèle des choses bien étrange, éprouvettes, pince à épiler, sachets et autres éléments complétant sa panoplie d’enquêteur sensationnel.  Pendergast est un sacré personnage et accompagné par Vincent d’Agosta du NYPD, ce duo de choc va être mis à mal par cette nouvelle enquête.

 

Cette enquête va les mener par le bout du nez pendant un très long moment. Pas de témoins, pas d’indices significatifs, pas de mobiles qui tiennent la route ; rien de probant à part des questions où les réponses se font attendre. Des corps, sans tête. Du sang. Un meurtrier insaisissable et dont le portrait ne semble rentrer dans aucune case des profilers. Une enquête au point mort, qui piétine. Si seulement les habitants de New York ne portaient pas leur attention sur eux, sur cette enquête, sur cette vendetta pointant du doigt les 1% des riches de la ville, malveillants et manipulateurs. Le coupable serait-il un super héros ? Agosta et Pendergast arriveront-ils à déchiffrer les méandres du cerveau de ce mystérieux tueur à temps ? D’ailleurs un tueur ou des tueurs ?

 

Cette enquête est la 17eme de l’inspecteur Pendergast. Mais ne t’en fais pas, tu peux tout de même te plonger dans cette dernière. Un one shot saisissant et impertinent. Le résumé laisse présumer des scènes sanguinolentes, alors qu’à mon goût il n’en ai rien. Rien de scabreux ou de dégoutant. Les scènes sont même teintées d’un certain humour certes macabre mais bien senti. Alors rien d’horrible et qui surtout pourrait te choquer. Une très grande partie du livre laisse place aux portraits des différents personnages. Procédé bien maitrisé et intéressant puisqu’il a pour but de perdre le lecteur sous moult informations qui te noient à bon escient pour mieux te surprendre dans la dernière partie. Et c’est celle ci qui a le mérite de rehausser le ton du livre. Une dernière partie très surprenante où le rythme adéquat apporte un final de dingue.

 

En toute honnêteté, je ne pense pas que ce nouveau roman de Pretson & Child soit un des meilleurs. Il m’a manqué un je-ne-sais-quoi, pour faire palpiter mon cœur et dire ah-ouais-quand-même-ça-déchire ! Le potentiel est là, mais… ! Ca reste tout de même une sacré découverte et pourquoi pas me lancer dans les 16 autres enquêtes afin d’approfondir le personnage de Pendergast et son univers. Un quatre mains qui m’a subjugué par sa qualité, sa mise en scène minutieuse et ses personnages insaisissables.

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Dans un chuintement à peine audible, la tête de ce dernier se détacha et roula sur la table avec un bruit mat avant de s’immobiliser en se balançant lentement, les yeux gris de L. implora silencieusement Pendergast.
Au même instant, la lumière s’éteignit et un ricanement triomphant s’éleva dans l’obscurité.

 

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour leur confiance dans ce nouveau partenariat.

 

 

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DARK WEB de Dean Koontz.

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[THRILLER – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel
Traduction : Sébastian Danchin

 

Format numérique ( 418 pages) : 15€99
Broché : 24.00€
Audio : gratuit
Ma note : 5/5

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour ce merveilleux service presse.

 

 


 

Le résumé :
IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

 

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…

 

 


 

Mon avis :

 

 

Nouvelle découverte d’un très grand auteur. Il est annoncé comme le maître du suspense d’anticipation… et bien oui ce livre est une sacrée claque. Je trouve toujours ça aussi extraordinaire lorsqu’un auteur ose s’attaquer à des sujets sensibles touchant à l’évolution de la société. Définir l’inextricable frontière entre ce qui pourrait advenir et entre le réel. Il n’y a souvent qu’un pas, mais ici Dean Koontz nous plonge dans l’impensable, l’immorale et l’innommable. Alors il est vrai qu’au départ j’ai été induite à l’erreur en ayant eu la folle pensée que ce livre traiterait dans sa totalité du fléau dû au dark web (commerce illicite, prostitution, proxénétisme… et toute autre chose aussi répugnante). Et bien non, si le fin fond de l’histoire de Koontz prend part et se propage via le dark web, la réalité est bien pire !! Voire effrayante !

 

Une femme se bat pour rétablir la vérité sur la mort de son mari, classifiée suicide par l’administration. Jane Hawk n’y a jamais cru un instant. Elle ne peut pas se contenter de ce mot « suicide ». Forte de son expérience au sein du FBI, elle va mener à bout sa vendetta. La haine qu’elle porte en elle est aussi forte que l’amour qu’elle portait à son mari. Son road trip vengeur lui fait traverser le pays en quête aux réponses silencieuses. Ses questions la hantent, la taraudent, l’empêchent de dormir. Ce cercle vicieux et intransigeant où la vérité doit trouver obligatoirement sa place. Si je devais décrire Jane Hawk, l’image qui s’impose à moi est celle d’un GI Jo !! Une femme déterminée, combative, insouciante, fonceuse, têtue, machiavélique, caméléon, impulsive, calculatrice… Une femme qui n’a plus rien à perdre et qui est prête à confronter la mort. Son combat devient sa vie. Sa vie devient son arme. Son arme sera l’annihilation.

 

Cette lecture fut totalement hallucinante. Eprouvante, haletante. Une course poursuite sans temps mort. Un blockbuster littéraire !! Je ne sais pas si je peux le dire de cette sorte. Mais voilà c’est pour vous mettre en tête, que DARK WEB est une frénésie impitoyables d’actions, de rebondissements, de secrets, de balles qui fusent… Un big bang ! C’est du lourd, très lourd !!! C’est sans oublier que Koontz traite des sujets sensibles. Le suicide vu au travers des membres de la famille endeuillés ainsi que l’incompréhension dû à ce geste. L’auteur dépeint avec des mots lourds de sens toute cette phase d’acceptation, de déchirement. D’ailleurs la personnalité de l’héroïne repose entièrement sur ce processus agrémenté et augmenté par la haine. Ce qui la rend imparfaitement héroïque. Le méchant qui se prend pour un Darwin en herbe est une mégalomane fou de pouvoir et de contrôle. A travers lui, Koontz expose un tableau épouvantable d’un potentiel futur : le contrôle et la manipulation mentale via une technologie sophistiquée. La frontière entre le réel et l’irréel est tellement fine que je me suis prise rapidement au jeu. Une écriture fine, incisive et précise. J’ai agréablement été surprise par cette petite note d’humour qui survient parfois notamment sur le fin du roman.

 

Que dire de plus, DARK WEB est juste extraordinairement incroyable et prenant !!!

 

 

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APRÈS LES TÉNÈBRES de Martine Delomme.

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[THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions l’Archipel

Service presse

 

Numérique (352 pages) : 13€99

Broché : 20€00

Ma note : 4.5/5

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour ce partenariat et de m’avoir permis ainsi de découvrir ce roman.

 

 


 

 

Le résumé :
Quand le passé n’a pas livré tous ses secrets…
Marion partage sa vie entre Bordeaux, où elle étudie le droit et l’histoire de l’art, et la ville d’Apt, en Provence, où ses parents tiennent une prospère fabrique de fruits confits.
De retour auprès des siens, elle entre comme stagiaire au cabinet de Me Goldberg, dont la carrière politique s’annonce brillante. Troublé par le charme et l’entrain de Marion, l’ambitieux notaire l’invite à visiter le domaine familial pour admirer les toiles de maître de son père, célèbre marchand d’art. Mais un tableau de Matisse intrigue la jeune femme : ce Soleil couchant à Collioure ne fait-il pas partie des œuvres d’art réputées introuvables depuis la Seconde Guerre mondiale ?
Cette découverte pourrait bien bouleverser le destin de Marion et de ceux qu’elle aime…

 


 

Mon avis :

 

Lorsque le passé rencontre le futur, le silence qu’il engendre n’est jamais de bon augure. Lorsqu’il chamboule cette quiétude, Marion était loin de se douter que le chaos surgirait de ces portes closes et lourdes de secrets.

 

Marion est l’image même de la jeune femme pimpante, dynamique, intelligente, sérieuse, travailleuse, acharnée et têtue. Issue d’une famille modeste d’un petit village du Roussillon, Apt. Elle a passé son enfance dans les vergers et l’entreprise de confiserie créée par ses parents. Dernière d’une fratrie de trois, elle est l’enfant choyée, admirée. Loin d’être la petit princesse, elle rayonne par son fort caractère et par sa gentillesse et son empathie. Marion adore vivre et apprendre. Dans les pas de sa grande sœur, Béatrice, elle part à Bordeaux où elle se dirige vers des études de droits et d’histoire de l’art. Passion qu’elle partage avec sa sœur et notamment, lorsque bénévolement, elle aide l’association « seconde chance » à retrouver ou enquêter sur des biens culturels introuvables depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Toujours soucieuse d’acquérir les qualités dans le domaine du droit, elle déniche un remplacement pendant quatre mois à l’office notariale de Maître Goldberg, dans la paisible petite ville de Goult, où vit également les grands parents maternels. De retour sur ses terres natales, ces quatre mois vont changer à tout jamais sa vie.

 

Formée par la vieille mégère acariâtre, représentée en la personne de Corinne Dubois, qui doit prochainement subir une intervention, Marion prend rapidement ses marques au sein de l’office. Toujours disponible, bosseuse et méticuleuse, Fabien Goldberg, la quarantaine, ne tarde pas à la féliciter de son professionnalisme. Elle égaye avec cette touche de fraîcheur et d’innocence, les bureaux bien trop ternes. Fabien a tout du célibataire endurci, notaire soucieux de la perfection et maire attaché à sa ville, le travail est prioritaire au détriment de relations sentimentales ou autres. Issu d’une famille juive mais pas trop pratiquante, il fait office de vilain petit canard. Son père et son demi-frère ont repris l’affaire familiale. De renommé internationale, leur galerie d’arts à Avignon est un de cet héritage familiale qui perdure. Fabien est un de cet homme qu’on remarque par sa prestance et non par sa beauté physique. Impressionnant, il dégage lors de ses oratoires un charisme qui ne tardera pas à charmer Marion. Insidieusement, une relation timide se met en place. C’est lors d’une invitation au mas des Goldberg, que leurs vies vont être bouleversées. Fabien invite Marion à découvrir la collection personnelle de Simon, son père. Eblouie par tous ces tableaux et autres, elle en sera davantage lorsqu’elle se retrouve en face de ce Soleil couchant à Collioure, tableau de Matisse introuvable depuis 1945.

 

Après les ténèbres est un de ces romans qui se place dans la perpétuation du souvenir. Au travers de l’art, Delomme nous plonge dans un univers méconnu, où les biens culturels ont été détruits sans aucune raison valable ou vendus au marché noir. On redécouvre la seconde guerre mondiale sous cet aspect là. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages, au fil de découvertes. Delomme explore ce côté sombre par la présence de la grand mère maternelle atteinte d’Alzheimer et qui ressasse inlassablement le souvenir de sa première fille décédée lors du terrible drame d’Oradour-sur-Glanes. Marion et Béatrice remontent les années, enquêtant davantage sur cette famille ou le doute et les secrets planent. Et les ténèbres s’ouvrent de nouveau, semant le chaos sur sa route.

 

Je découvre pour la toute première fois, le talent et la plume de Marine Delomme. J’apprécie son récit et sa manière de l’accoster. Si l’aspect thriller prédomine tout au long des chapitres, la romance prend une place essentielle. Comme si l’auteure voulait en quelque sorte affronter le beau contre le laid. Delomme nous mène part le bout du nez jusqu’au point final. Un final déstabilisant, touchant, émouvant et horrible. C’est une effusion d’émotions.

 

Peut être qu’après les ténèbres, la lumière peut les percer ? En mon sens, le personnage à l’origine de ces troubles, ne m’apparaît pas comme étant cruel ou déloyal. Je le considère comme une personnage qui a été dans l’optique de réparer les erreurs et de panser les maux. Mon ressenti final n’est peut être pas celui que l’auteure aurait voulu, mais bien après la fin de ma lecture, je n’ai pu penser que l’espoir et l’humilité étaient préférable à l’anéantissement.

 

Ce roman est une très belle découverte. Un roman que je recommande fortement pour les nombreux points évoqués au dessus. Un thriller qui vous plonge au cœur d’une intrigue magnifiquement ficelée. Conquise à 200%.

 

 

 

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