Driven saison 3 : Crashed de K.Bromberg

New romance – Edition poche parue le 12 avril 2017

Editions le Livre de Poche

Lecture personnelle

Ma note : 4/5

 

Résumé : Rylee m’a ramené à la vie. Elle m’a soutenu et m’a sauvé. Oui, elle vaut la peine que je me batte… Mais comment garder quelqu’un dont vous savez ne pas être digne ?
Colton m’a aidée à guérir et à me reconstruire, il a ravi mon cœur et m’a fait comprendre que notre amour n’est ni prévisible ni parfait. Il est atypique. Et cela me convient. Mais quand il est mis à l’épreuve, jusqu’où devrai-je aller pour prouver à Colton qu’il mérite que l’on se batte ?
Celui qui a dit que l’amour est patient et généreux ne nous a jamais rencontrés. Nous savons que nous sommes faits l’un pour l’autre, mais quand notre passé rentrera en collision avec notre avenir, les répercussions nous rendront-elles plus forts ou auront-elles raison de nous ?

 

L’avis de #Lilie : Après une pause, je retrouve Colton et Rylee pour connaître le dénouement de leur histoire. Cette chronique peut contenir des (petits) spoils si vous n’avez pas lu les tomes précédents.

L’histoire redémarre où elle s’était arrêtée. Colton est à l’hôpital, Rylee est apeurée à l’idée de perdre celui qu’elle aime, et cette épreuve n’est pas la seule que le couple va devoir surmonter. Entre reconstruction, doutes, et trahisons, rien ne sera épargné à nos deux protagonistes… Pour mieux se retrouver ? Auront-ils droit à un happy-end ?

Rylee ne sera pas épargnée, une nouvelle fois, dans ce troisième tome. Elle va de nouveau faire preuve d’une grande force et abnégation et elle va encaisser pour ressortir plus forte que jamais. Son amour pour Colton est immense et elle va tout faire pour l’aider à surmonter tout ce qui va lui arriver. Ce dernier connaît un passage à vide après son accident mais on voit à quel point l’amour qu’il a pour Rylee le porte. Lui non plus n’est pas épargné mais il va faire le choix d’avancer et il va prendre en main son destin et prendre les décisions qui s’imposent. Attention, Colton reste Colton, avec son arrogance et sa suffisance, qu’on lui connaît déjà, mais il laisse enfin totalement tomber le masque. On le découvre alors vulnérable, plein de doutes, mais aussi tellement plus « humain ». On retrouve également Haddie, Beckett, pour notre plus grand bonheur, mais aussi Tawny, qui n’a pas fini de nous étonner.

Ce troisième volet est celui des émotions. En effet, rien ne sera épargné à nos deux protagonistes et il faut avoir le cœur bien accroché pour les suivre. Avec eux, on rit, on tremble mais on pleure aussi car il y a de nombreuses scènes de révélations qui ne pourront vous laisser de marbre. Les scènes de sexe sont toujours très présentes, détaillées et, là aussi, émotionnellement prenantes. La plume de l’autrice est toujours aussi addictive et prenante. En effet, quand vous commencez ce tome, comme les autres, il est compliqué de le poser tant la tension est présente et les rebondissements nombreux. La double narration permet de cheminer avec nos deux héros et surtout d’en apprendre plus sur le cheminement de notre pilote. L’épilogue amène une jolie conclusion à cette trilogie qui fait partie, pour moi, des incontournables de la new romance.

Pour conclure, « Crashed » est un dernier volet intense, que ce soit émotionnellement ou au niveau des rebondissements. Cette romance dopée à l’adrénaline ne vous laissera aucun répit et ravira, sans aucun doute, tous les amoureux du genre.

 

Retrouvez mon avis sur le tome 1 ici

Retrouvez mon avis sur le tome 2 ici

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La chambre des merveilles de Julien Sandrel

Littérature française – Livre sorti en poche le 27 mars 2019

Editions le Livre de Poche

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « lecture qui fait du bien »

 

Résumé : Louis a douze ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, sûrement encore à son travail. Alors il part avec son skate, fâché et déçu, et traverse la rue à toute vitesse. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre.
Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a répertorié toutes les expériences qu’il aimerait vivre un jour : la liste de ses « merveilles ». Thelma prend une décision : une par une, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Et les lui raconter. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

 

L’avis de #Lilie :« La chambre des merveilles » est un livre qui a fait parler de lui dès sa sortie. J’ai eu la chance de rencontrer l’auteur et je me suis laissée tenter par celui-ci car il m’intriguait. Après cette lecture, je n’ai qu’une chose à dire : « quelle bouffée d’oxygène ! Waouh! »

Dans ce roman, nous faisons la connaissance de Thelma, une quarantenaire avec une vie professionnelle bien remplie, tellement remplie qu’elle empiète sur sa vie privée et l’oblige à délaisser son fils Louis. Un matin, alors qu’ils sortent pour aller bruncher, Louis veut parler à sa mère qui, encore une fois, lui préfère son téléphone portable. Il prend alors son skate et se fait renverser par un camion. A partir de là, la vie de Thelma va être chamboulée, d’autant plus qu’elle va découvrir un carnet appartenant à son fils, dans lequel il consigne tout un tas de défis qu’il aimerait relever. Cette maman est-elle prête à tout pour son enfant ? Comment va-t-elle gérer sa « nouvelle vie »? Louis va-t-il s’en sortir ?

Thelma est une femme active, dévouée à son travail et qui, au fil du temps, a délaissé sa vie personnelle. Au premier abord, elle semble austère, limite froide et obnubilée par ses responsabilités professionnelles. Pourtant, quand Louis va avoir son accident, tout va changer pour elle et elle va se rendre compte qu’elle ne connait pas tellement son fils. A partir de là, elle va consacrer toute son énergie à essayer de le faire revenir, à se dépasser pour lui donner l’envie de se battre et de se réveiller. On voit une belle évolution de ce personnage tout au long de l’histoire, ce qui la rend touchante et attachante. Quand à Louis, c’est un adolescent de douze ans et demi avec des rêves et des envies plein la tête. Sa liste de défis est hétéroclite, originale et elle démontre une certaine maturité chez le jeune garçon.

Vous l’aurez compris, « la chambre des merveilles » est une réussite. Pour un premier roman, Julien Sandrel a frappé fort en nous livrant un livre touchant mais aussi plein d’optimisme. Sa plume est efficace et très visuelle. En effet, tout au long de l’intrigue, on est plongé aux côtés de Thelma et Louis et on ne peut s’empêcher de s’imaginer les lieux visités ou ressentir leurs émotions. Que ce soit des larmes ou des sourires, on ne peut qu’être touché par la dévotion de cette maman prête à tout pour sauver son fils.

Pour conclure, « La chambre des merveilles » est un roman qui fait du bien et qui vous remplit d’optimisme au fil de sa lecture. Julien Sandrel est un auteur à suivre tant sa plume vous fera vibrer, espérer et sourire. Une belle découverte que je recommande à tous les amateurs de littérature française actuelle.

 

Retrouvez tout l’univers de l’auteur sur le site des Editions Calmann-Levy
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Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris

vous n'aurez pas ma haine

 

Témoignage – édition poche parue le 4 janvier 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.

À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.

C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre.

Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. « Vous n’aurez pas ma haine » est son premier livre.

 

Mon avis : En ces jours de souvenirs, je me suis plongée dans un des nombreux témoignages parus suite aux attentats du 13 novembre 2015. Pour moi, citoyenne française ne connaissant personne parmi les victimes, j’ai vécu une soirée et une nuit d’angoisse, choquée par l’horreur de ce qui se passait dans notre belle capitale. Alors essayer d’imaginer ce qu’ont vécu les proches de victimes, c’est tout simplement une sorte d’hommage à leurs courages. Car oui, après avoir perdu une épouse, un compagnon ou un enfant dans ces attaques, il faut beaucoup de courage pour se relever.

                Ici, nous avons le récit d’Antoine Leiris dont l’épouse est morte au Bataclan. On revit à ses côtés l’angoisse de la soirée, quand il apprend ce qui se passe dans la salle de spectacle, l’espoir que son épouse soit toujours là, la difficulté de dire au-revoir à un proche perdu dans de telles circonstances et l’obligation de se reconstruire et de réapprendre à vivre vite pour son fils. A peine trois jours après cette tuerie, il va publier sur Facebook cette lettre ouverte aux terroristes intitulée « vous n’aurez pas ma haine ». Même deux ans après, j’ai eu les larmes aux yeux en relisant cette lettre. Car quelle force de caractère que de ne pas tomber dans la colère et la haine mais porter un message d’espoir et positif !

                Ce témoignage s’étale sur 12 jours : du 13 au 25 novembre et il a été écrit dans les jours qui ont suivi la lettre ouverte. On est donc aux côtés Antoine Leiris dans les jours d’après, ces jours où tout le monde tente de vous aider alors qu’on n’en a pas forcément envie. J’ai été amusée et touchée de voir la chaine de solidarité qui s’est montée à la crèche afin d’aider ce papa dans son quotidien afin de palier, au moins dans les premiers temps, à l’absence de son épouse.

                Il ne faut pas se mentir, ce livre, même s’il fait remonter beaucoup d’émotions chez le lecteur, est un vrai beau témoignage. J’admire ce papa qui a continué d’avancer pour son fils et qui voulait surtout que nous ne tombions pas dans cette haine et cette colère que cherchent à nous faire ressentir ceux qui ont fait ça. Je n’irai pas plus loin dans ma chronique, car je ne veux pas non plus tout vous raconter. Je peux juste vous dire que ce témoignage est poignant mais aussi une ode à la vie. Car il ne faut pas qu’on oublie qu’elle continue.

 

Lettre ouverte adressée par Antoine Leiris :

Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils, mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son cœur.

Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l’avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère, ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’aie peur, que je regarde mes concitoyens avec un œil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore.

Je l’ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d’attente. Elle était aussi belle que lorsqu’elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j’en suis tombé éperdument amoureux il y a plus de douze ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu’elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres auquel vous n’aurez jamais accès.

Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus fort que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car non, vous n’aurez pas sa haine non plus.

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Retrouvez « vous n’aurez pas ma haine » sur le site des éditions le Livre de Poche

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La Vie en Rosalie de Nicolas Barreau

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Littérature contemporaine – Sortie le 1er février 2017

Livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Rosalie, jeune propriétaire d’une jolie papeterie au cœur de Saint-Germain-des-Prés, passe ses journées à peindre les vœux des autres sur des cartes postales en attendant que les siens se réalisent. Jusqu’au jour où Max Marchais, le célèbre auteur jeunesse, débarque dans sa boutique pour lui proposer d’illustrer son nouvel album, Le Tigre bleu. Rosalie est comblée ! Mais c’était compter sans l’irruption d’un professeur de littérature américain qui assure que ce conte lui appartient. Commence alors une enquête haletante pour démêler le mystère qui entoure le manuscrit.
Une promenade savoureuse et romantique dans un Paris littéraire où le destin et l’amour s’écrivent à l’encre bleue.

Mon avis : j’ai découvert Nicolas Barreau par hasard il y a deux ans. Dans son premier roman « Le sourire des femmes », j’avais été attirée par la couverture et par le fait que l’héroïne s’appelait Aurélie. Complètement emballée, j’attends maintenant tous les ans la sortie de son ouvrage en poche.

Ici, encore une fois, le roman se passe à Paris. Vous me trouverez peut-être un peu ringarde mais j’adore les histoires qui se déroulent à Paris. Malgré tout ce qu’on peut dire, Paris reste, pour moi, la capitale du romantisme. J’ai beaucoup aimé le personnage de Rosalie. Elle est une éternelle optimiste, une amoureuse de la vie qui croit encore aux petits bonheurs du quotidien. Un jour, elle rencontre Max Marchais, un auteur qui fait appel à elle pour illustrer son nouvel album. Rosalie ne peut pas être plus heureuse jusqu’à la visite de Robert Scherman, un professeur américain de littérature, qui débarque et accuse Max Marchais de plagiat. Rosalie va alors accepter de l’aider à découvrir la vérité et à explorer des pans inconnus de son passé. Une fois les présentations passées, Robert va vite devenir un personnage très attachant et il va former un excellent binôme avec Rosalie.

J’ai lu ce livre pendant mes vacances et je dois dire qu’il n’a pas duré longtemps. C’est le genre de livre qu’on ne veut pas lâcher tellement on est pris dans l’histoire. On s’attache rapidement aux personnages et c’est avec un petit pincement au cœur qu’on referme le roman. Encore une fois, la fluidité de la plume de Nicolas Barreau fait mouche et il nous embarque aux quatre coins de Paris.

J’aime beaucoup ces lectures qui permettent de lâcher prise pendant quelques heures. Mais surtout, c’est un livre plein d’optimisme qui nous aide à croire aux petits miracles du quotidien.

Retrouvez l’univers de Nicolas Barreau sur le site de « Livre de Poche »