PRÊTS A TOUT de Théo Lemattre.

 

[ COMÉDIE ROMANTIQUE – Nouveauté 2019 ]

Tome 1/3

Éditions Marivole

226 pages

Ma note :3,5/5

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Le résumé :
On a beau courir après l’amour, il se trouve souvent plus près qu’on ne le pense… 
Pria enchaîne les déceptions amoureuses, et ce, depuis toujours. À chaque fois qu’elle pense avoir trouvé le bon, le sort s’acharne sur elle…
Pourquoi son nouveau patron, le multimillionnaire Wendall Winslow, intransigeant avec les autres, est-il aussi doux et affectueux avec elle ?
Que cache Valentin, son ami d’enfance devenu avocat qu’elle n’a pas revu depuis des années ?
Une soirée pour fêter son nouvel emploi, quelques verres et tout peut basculer…
En quelques jours, Pria va laisser ressurgir en elle des passions enfouies, des flammes qu’elle croyait éteintes, et se laisser dévorer par le passé.
Prêts à tout, c’est une comédie romantique pleine de rebondissements, de légèreté et d’amour.
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Ah…. sacrée Pria ! Un talk show à elle toute seule !

 

Pria dans la vie cumule tout un tas de choses. En premier des hommes, les boulots et pour finir les phrases sarcastiques d’une mère revêche et loin d’être tendre. Bref, sa vie c’est une longue liste d’embrouilles et de désillusions à l’infini. Pria rêve d’un homme qui la comprenne, la soutienne et lui dise qu’elle est belle comme un coucher de soleil. Romantique dans l’âme, fleur bleue éternelle, Pria peut compter sur son meilleur copain gay qui se la joue grand frère protecteur et de temps en temps en amoureux transi sur son cheval blanc. Pria est une chouette fille qui s’emballe parfois un peu trop vite. Joviale, sympathique, bonne enfant, c’est la bonne copine avec qui tu passes de supers moments. Sa dernière relation amoureuse avec un bodybuildé sans cervelle a pris la moutarde. Fuyant, comme toujours, elle tente de se remonter le moral chez son meilleur copain. Décider de prendre sa vie en main, elle passe en mode guerrière prête à tout. Et sans y attendre Valentin, copain perdu de vue depuis le collège, refait surface et apparaît dans sa vie chaotique. Et pour conclure ce nouveau départ en toute beauté, la voici embauchée dans la plus grande entreprise sélecte de la ville en tant qu’assistante personnelle du big boss, Wendall Winslow.

 

Elle voit enfin la vie en rose, de toutes les couleurs, un arc en ciel l’illumine. Mais l’orage approche à grand pas : vengeance, manipulation et secret ne sont pas très loin.

 

Je découvre pour la première fois la plume de Théo Lemattre qui par ailleurs est adulée par #Lilie. Une plume festive quelque peu mélancolique quand il le faut, mais surtout optimiste. Pria est un personnage bourlingué par ses émotions et ses rêves. Trouver le juste milieu est difficile quand elle veut tout et maintenant. Pria est une jeune femme impulsive romantiquement parlant. Elle veut croquer la vie en pleine dent mais les aléas rappellent que la patience est une grande vertu. Les désillusions ont une place importante mais elles sont contrebalancées par l’amitié inébranlable, par des rencontres et par ce cœur qui bat la chamade auprès de ces deux hommes.

 

Théo Lemattre a choisi de casser les codes notamment en employant la troisième personne du singulier. C’est très inhabituel dans les comédies romantiques et cela m’a quelque peu empêcher d’apprécier cette lecture. J’ai eu du mal à m’accaparer le personnage de Pria et de créer finalement se lien intrinsèque qui se manifeste pendant la lecture. J’ai eu du mal a avoir de l’empathie pour le personnage de Pria qui pourtant est une véritable perle. (Je suis parfois trop exigeante 😦 ). Les enchaînements et les rebondissements sont prenants et tiennent en haleine jusqu’au point final. Théo Lemattre traite avec pertinence sur la douleur des relations amoureuses en insufflant une bonne dose d’humour qui réchauffe le cœur. Le copain gay, l’amoureux bodybuildé et la mère acariâtre sont de belles caricatures sans être poussées à l’extrême.

 

PRÊTS A TOUT est une très belle comédie romantique même si elle ne m’a pas convaincue entièrement. Elle est très agréable à lire. Des moments romantiques, des clins d’yeux sexy, de l’amour, de la passion, de l’amitié, de la persévérance et de l’optimiste viennent contrecarrer les plans diaboliques de la vie, mais pas que ! Ce premier tome met dans l’ambiance directement à côté d’une fille peu commune adepte d’aventures chaotiques ! A découvrir cet été sur la plage ! Vous m’en direz des nouvelles !

 

Elle fait une petite moue en regardant par la fenêtre. C’est vrai que la jeune femme avait d’autres ambitions à l’époque. Mais passé un certain âge, le temps et la vie se chargent de nous mettre quelques claques pour nous faire comprendre que nos rêves ne sont pas des réalités, et qu’il ne faut pas s’y accrocher. Nos proches aussi nous le rabâchent un peu à toutes les sauces. Avoir une passion c’est une chose, en faire sa vie c’en est une autre. Pourtant, qu’est-ce qu’elle aurait aimé pouvoir se lever le matin et avoir la pêche et une détermination d’enfer rien qu’en pensant au fait qu’elle allait faire ce qu’elle aimait toute la journée. Mais on, tout ça c’est du passé. (page 143)

 

#Esméralda

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LE CRÉPUSCULE DES RONCES de Michel Philippo.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2018]
Éditions Marivole – Collection Marivole Romans
134 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Deux couples, deux histoires parallèles qui disent les trahisons, les échecs et les fêlures de nos vies ordinaires ; deux récits qui s’imbriquent et se superposent, témoignant par cette architecture de la tragique complexité des rapports humains. Lorsque l’illusion des amours éternelles se fracasse au mur du quotidien, lorsque les ruptures sont consommées sans retour, lorsque la défaite des corps vaincus ne peut plus être ignorée, peut-être reste-t-il alors le socle inébranlable de l’amitié que partagent Fanch et Mike, unis par leur soif de poésie et par le même regard désabusé et lucide porté sur le monde. Du Bruxelles de Tour et Taxi, au Lyon de la Croix Rousse, en passant par l’âpre beauté des Monts d’Arrée et des rivages d’Armor, c’est à la reconquête d’un impossible bonheur qu’ils vont se lancer, en cette ultime tentative d’échapper à l’absurdité de l’existence. La littérature, en dépit de tout, aura le dernier mot.
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Aussi magnifique qu’exigeante, cette découverte a été durement méritée. C’est ce qui arrive lorsqu’on sort de sa zone de confort. Et en toute honnêteté, j’ai été confrontée à des faux départs, dans l’attente que le bon moment se présente enfin.

 

Michel Philippo a l’art et la manière de narrer son histoire. Une plume poétique, honnête qui ne fait pas cas de la difficulté et qui demande de l’attention. Une plume exigeante qui vogue sur les douces mélodies de l’âme humaine. Elle dépeint avec force les sentiments humains, les désillusions, les liens indéfectibles qui s’unissent pour le meilleur et le pire tout au long d’une vie qui sur le papier promettait monts et merveilles et qui dans la réalité est tout autre.

 

Franck et Mike ont roulé leur bosse. Liés par la poésie et l’amour de la littérature, ces deux là ne se sont jamais quittés. A l’aube de ce grand changement qui intervient dans la vie de Mike, Franck ne peut que l’accompagner dans cette quête, non pas initiatique, mais celle qui est dédiée à la vie. Ce voyage providentiel offre un souffle inattendu dans leur vie mal en point. Une vieille camionnette, deux vieux copains qui à chaque souffle, chaque pas, savourent tout et rien, le silence et le vacarme, la mer et le vent, l’air et la pluie.

 

LE CRÉPUSCULE DES RONCES est une découverte époustouflante certes exigeante, mais qui saura ravir les lectrices et lecteurs amateurs de littérature blanche. Un roman poignant, merveilleux. Une ode à la vie, à l’amitié, au bonheur simple et à la magie des mots.

 

#Esméralda

 
Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance.

 

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LE MARQUIS GUILLOTINÉ de Roger Judenne.

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[ROMAN HISTORIQUE – Nouveauté 2018]
Éditions Marivole – Collection Romans Marivole
Format numérique (368 pages) : 7.99€
Broché : 20.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 


 

Le résumé :

 

1794, l’époque révolutionnaire bat son plein et la guillotine fonctionne à tout-va. A Paris, le marquis de Guéau vient d’être guillotiné. Le fils navigue sur les océans, à l’abri des vagues, tandis que sa femme, Madame de Bonvoust, se réfugie avec sa fille nouveau-née au domaine de Reverseaux, propriété du marquis dans la région de Chartres. Elle part rapidement se réfugier en Angleterre, laissant sa fillette à une nourrice dans le plus grand secret. Les petites gens continuent à vivre autour du château du marquis guillotiné comme si de rien n’était. La Révolution a fait peu de vagues, et leur travail permet de les faire vivre. Un régisseur honnête surveille tout ce petit monde, ce qui permet au domaine de Reverseaux de survivre aux spéculateurs qui achètent successivement le domaine sans jamais y mettre les pieds.

 


 

Mon avis :

 

5 ans après la prise de la Bastille (14 juillet 1789), la révolution résonne toujours tambour battant dans les rues de Paris. La monarchie s’éteint peu à peu et les têtes des nobles proches de l’oligarque tombent. La Ier république (21/09/1792 à 18/05/1804) faisant suite à la révolution est ballottée. Son instabilité fait craindre des heures sombres à la France et au petit peuple :  le premier gouvernement (Convention Nationale) est la référence historique de ce roman et plus particulièrement la période appelée La Terreur. La République Française n’a jamais été aussi instable qu’en cette fin de XVIIIe siècle, les hommes politiques tel que Robespierre n’arrivent pas à stabiliser le pays et finissent guillotinés.

 

Roger Judenne plonge son lecteur au sein d’un domaine seigneuriale dirigé par le Marquis de Guéau : le château de Reverseaux. Cette acquisition remonte à plusieurs génération au temps du roi Henri IV où ses ancêtres étaient proches du roi et en remerciement ce domaine leur fût céder.
1794, le marquis fût guillotiné et tous ses biens furent confisqués et mis sous la tutelle de la République. La vie du Château est alors menacé, tout comme la famille du Marquis, recherchée par les soldats de la République. Certains proches vont trouver refuge notamment en Angleterre. L’histoire ne se concentre aucunement sur la fuite de ces nobles, mais au contraire, elle porte un œil intéressant sur la vie des petites mains qui font vivre le château. Une fenêtre sur un monde oublié à l’heure actuelle où la mondialisation numérique est prépondérante, cet aparté sur ce paysage est tout aussi savoureux que mémorable.
Roger Judenne ne tarit pas de descriptions quant à ce petit peuple fourmillant sur les terres du Marquis. Le maître boulanger, le meunier, le charbonnier, la laitière, le tuilier, le fermier, le gardien, le régisseur, la gouvernante, les servantes, l’avocat, le curé, le colporteur, le coché… Un monde où fourmillent tant de personnes qu’il apparaît telle une bulle hors du temps. Une bulle qui est  passée au travers des mailles de la Révolution sans trop de casses malgré de belles frayeurs. Chaque personnages ont une place importante, un maillon solide d’une chaîne solidaire. Le lecteur suit donc toutes les péripéties de ces petits gens. Ces derniers sont vaillants, autant les hommes que les femmes, ingénieux, bienveillants et respectueux. De nombreuses qualités qui tendent à faire défauts aujourd’hui. L’entraide est omniprésente, d’ailleurs nécessaire au bon déroulement de toutes les tâches. Personne ne rechigne, sauf le benêt du village qui sous son caractère niais met une belle pagaille au sein de la communauté. Malgré le vent de changement qui souffle sur le pays, Reverseaux fait figure d’un calme olympien. Il faut dire que le régisseur tient avec rigueur et respect tout ce petit monde et surtout n’hésite pas à relever les manches pour quelques travaux et affronter les ventes successives du château et de ses communs.
Une vie de labeur où moult soucis sont récompensées par des petits bonheurs simples.

 

Je regrette souvent de ne pas avoir le temps de lire davantage de roman historique, surtout que c’est un genre qui me plait énormément pour tous les détails, menus ou grands, sur les coutumes, sur l’aspect historique, sur ces métiers d’autrefois et sur ce mode de vie d’une autre époque. Ces romans sont un gage de la perpétuation du souvenir. A l’heure actuel où tout s’oublie, il plus qu’important de mettre des mots et des images sur les événements qui nous ont permis de connaître cette liberté. 1794 est l’année de tout les changements : la séparation de l’Etat et de l’Eglise, l’abolition des privilèges ; la première émancipation qui en engendra bien d’autre.

 

Roger Judenne avec sa verbe honnête et méticuleuse m’a fait vivre une histoire riche en redécouverte. Ce roman est sacré, précieux. Il est également basé sur des faits biens réels, ce qui apportent une toute autre notion et vision à la trame. A découvrir sans modération !

 

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Dés le lendemain, le maire convoque la population à son de tambour. Tous les citoyens doivent être témoins de la disparition des titres qui ont permis aux tyrans de les opprimer. Le dimanche suivant à midi, on allume un grand brasier. Des hommes désignés par le maire ouvrent les caisses les unes après les autres et jettent dans les flammes les quatre mille cinq cent soixante-dix actes. Tout part en fumée.
La quasi-totalité des habitants du village assiste au brûlement. Comme le maire n’a pas adressé une invitation mais une convocation, les gens de Reverseaux ont venus. Le caractère obligatoire de cette présence a posé problème à certains. […] En raison de ses difficultés à marcher, le notaire Archambaudière s’en est aussi exonéré. Le régisseur a bien compris que la perspective des flammes dévorant sa raison de vivre lui serait insupportable, alors il s’est abstenu de lui proposer une place dans la carriole et il a accepté.
– Pour lui, confie Montalbert à l’oreille de sa femme, c’est toute sa vie qu’on brûle.
– La guillotine pour les uns, le bûcher pour les autres, répond la gouvernante. On comprend qu’il ne veuille pas assister à sa propre exécution. […]
Ils forment un groupe à part et les habitants du village, qui interviennent tous à un moment ou à un autre de l’année sur le domaine, les regardent avec compassion, comme si ces archives avaient impacté leur vie davantage que celle du reste de la population. […]
Au milieu du cercle des gens, les flammes dévorent les papiers. Curieusement, alors qu’à Paris ce spectacle révolutionnaire déchaîne l’allégresse populaire, à Rouvray, il n’y aucun cri de victoire, aucun chant patriotique, aucun geste manifestant la joie d’un peuple opprimé libéré du joug du tyran. Le crépitement du feu s’impose et le craquement des sceaux de cire emplit la place. Les visages sont graves et laissent transparaître l’inquiétude liée à l’incertitude qui pèse sur l’avenir. « On sait ce qu’on perd ; on ne sait pas ce qu’on gagne ».
– C’est triste d’en arriver là, dit Wilhem, mais c’est nécessaire pour abolir définitivement les privilèges dont les français ont tant souffert.
– A Reverseaux,nous, on ne souffrait pas, répond naïvement Louise. Pourtant, on dépendait tous du marquis
– Vous n’aviez pas les mêmes droits que lui…
– Ah…
-C’est terrible, regrette Wilhem en balançant la tête, mais sans guillotine et le brûlement de ces papiers, la noblesse n’aurait jamais renoncé au plus insignifiant de ses droits. Avec un peu d’intelligence et d’humanité, on aurait probablement éviter tout ce gâchis.
(pages 206-207)

 

 

 

 


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LE CHÂTEAU DE REVERSEAUX

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LE CHÂTEAU ET SES COMMUNS

 

 

 

 

 

 

 

LE PIGEONNIER DU CHÂTEAU

 

 

 

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CHÂTEAU DE REVERSEAUX

 

 

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 FOUR A CHARBON

 

 

 

 

 


 

Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance et leur patience.

 

 

 

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LE CHANT CLAIR DES SIRÈNES de René Pagis.

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[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2018]
Éditions Marivole – Collection Romans Marivole
Service presse

 

Format numérique (261 pages) : 7.99€
Broché : 19.00€
Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance.

 


 

Le résumé :

 

 

Jacques a toujours dit qu’un jour il partirait « Tout droit devant », conscient qu’il ne le ferait jamais. Pourtant, un jour différent des autres, incapable de supporter plus longtemps une vie conjugale impossible, il part sous la pluie en direction du sud. A bout de force, il se réfugie dans une grande maison, chez Mathilde, une dame mystérieuse qui l’envoute et le prive progressivement de toutes ses défenses… Un homme, malade, dont il a remarqué la présence est finalement étouffé dans son lit. Jacques inconscient se réveille, dans une chambre auprès de Mathilde sans le moindre souvenir. Elle l’accuse du meurtre de son mari. « Il a basculé dans un autre monde délicatement irréel, abandonnant toute forme de raison, aujourd’hui, il en est convaincu, il a cédé sans pouvoir résister à une tentation fatale »… A-t-il été victime du seul pouvoir de séduction de Mathilde à la manière du chant clair des sirènes attirant les marins ou d’une substance discrètement administrée par son hôtesse ? Jacques reprend sa fuite mais tombe rapidement dans les mailles de la Justice et comme si cela ne suffisait pas, il apprend qu’il est atteint d’une maladie grave qui risque de l’emporter très vite… Laquelle de ces deux fatalités l’emportera ? Et si en attendant il réapprenait à vivre et à aimer ?

 


 

Mon avis :

 

Il est vrai que je m’attendais à un roman avec un peu plus d’actions dans le style polar. Comme quoi il ne faut pas s’arrêter à la première apparence.

 

« Le chant clair des sirènes » est avant tout l’histoire d’un homme, Jacques. Jacques est à présent à la retraite, ne semble jamais avoir vécu une vie trépidante. Marié, père de deux enfants, il a toujours été d’une droiture irréprochable. Certes pas un père attentionné ou un mari surprotecteur. Mais il a toujours été présent. Les années se sont écoulées rapidement s’enlisant dans un quotidien banal. Dodo, boulot, dodo. Une vie d’un rien extraordinaire. Bafoué par les remontrances et les humiliation de sa femme, Jacques fulmine intérieurement. Lorsque le vase déborde, enfin, il prend ses clics et ses clacs et part vers l’inconnu. La liberté à portée de main, c’est tout joyeux qu’il se laisse guider par sa voiture le portant sur ces routes salvatrices. Les souvenirs heureux rejaillissent anéantissant peu à peu cette douleur silencieuse. Un pèlerinage nécessaire afin que cet homme se retrouve en tête à tête avec ses valeurs, ses principes, ses rancoeurs, et ses doutes. Son périple se termine dans un petit village des Pyrénées du Languedoc-Roussillon, non loin de la frontière avec l’Espagne et tout proche de Perpignan. Il s’installe dans une maison d’hôte où la gérante, Mathilde, pas très bavarde et mystérieuse va peu à peu le contraindre et l’enfermer dans une bulle protectrice et salvatrice. L’apaisement est le sentiment le plus puissant qui l’étreint. Une sorte de bonheur intense l’envahit peu à peu. En totale communion avec son environnement, il s’adonne à son plus grand plaisir, l’écriture. Mais ce répit est de courte durée. Le piège se referme petit à petit et le dénouement est dramatique. Voici que Mathilde l’accuse d’avoir donner la mort à son mari gravement malade. Bouleversé et apeuré, la fuite semble la seule échappatoire. Sa peur le conduit à traverser la frontière où malheureusement la garde civile espagnole finit par lui mettre la main dessus. La chute en enfer est amorcée. Une dérive spectaculaire qui le plonge dans un procès surréaliste. A cela s’ajoute la découverte d’une maladie grave du cœur et d’un cancer. Paul, le médecin de campagne, et son ami l’avocat vont lui apporter un soutien indéfectible et précieux. Ils lui transmettent le courage nécessaire à affronter les terribles épreuves.
Cette fuite qui débute sous de bonnes augures se termine par un terrible chemin de croix. Jacques affaibli et tourmenté se bat pour donner un sens à ses erreurs passées et pour en retirer une leçon.

 

Ce roman est particulièrement tourné sur le personnage de Jacques. L’auteur approfondi ses traits psychologiques et nous décrit un homme blessé et meurtri. Ce voyage inespéré lui ouvre de nouvelles portes sur sa personnalité et il se découvre un autre Jacques. René Pagis, fort de son talent, nous plonge dans ce processus de reconnaissance et d’estime de soi. C’est une excursion bouleversante et très poignante dans l’humilité de cet homme. L’auteur traite d’un sujet sensible : la maladie et son appropriation.

 

C’est un roman à découvrir sans aucun doute. Une belle découverte hors de mes sentiers battus.

 

 

 

 

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