Sa majesté des fèves d’Eve Borelli

sa majesté des fèves

Chick-lit – livre sorti le 16 janvier 2019

Editions Mazarine

Service presse

Ma note : 3,5/5

 

Je remercie les éditions Mazarine qui, via la plateforme NetGalley, m’ont fait confiance et m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : « Tu as toujours eu peur de vivre, Lucien. »
Il soutint son regard.
« Et toi, Cristalline, tu as toujours eu peur de te montrer prudente et raisonnable. »
Lucien, dernier fabricant de fèves de France, désespère : l’âge d’or des féviers est révolu, il vient de mettre la clef sous la porte et pour couronner le tout, sa petite amie plie bagage.
Heureusement, sa sœur Cristalline ne l’entend pas de cette oreille. Pour une lanceuse de disque de son niveau, la défaite n’est pas une option. Elle met donc au point un plan follement insensé pour sauver son frère : destination Londres pour rencontrer la reine Élisabeth, grande adepte de galettes des rois et devenir son févier officiel !
Commence alors un périple rocambolesque en compagnie de Roméo, le fils de Cristalline, qui traîne un vague à l’âme inexplicable, mais aussi de son infâme caniche Micheline Ostermeyer, sans compter la rencontre d’un ex-détenu au cœur d’artichaut et d’une danseuse boiteuse à la beauté renversante. Drôle d’équipe, aussi tendre que dépareillée ! Mais ces êtres cabossés par la vie ont une revanche à prendre…

 

Mon avis : Depuis un moment, j’entendais beaucoup parler d’Eve Borelli mais par manque de temps, je n’avais jamais eu l’occasion de la lire. Ce manquement étant réparé, je vais vous faire part du bilan de cette lecture.

Nous faisons ici connaissance avec Lucien, dernier févier de France qui a de plus en plus de mal à vivre de son métier. En effet, qui n’a jamais regretté les belles fèves de notre enfance qui sont peu à peu remplacées par des fèves en plastique…. Également malheureux en amour, il n’a pas le moral. Sa sœur Cristaline, accompagnée de son fils Roméo, décide alors de lui proposer un plan fou : partir à Londres pour rencontrer la reine, grande amatrice de frangipane, afin de devenir son févier royal. Sur la route, ils embarquent dans leur périple Maguelone, une danseuse à un croisement de sa vie, et Twix, un grand gaillard pas si sûr de lui. En avant pour un road-trip qui s’annonce haut en couleurs !!

J’ai du mal à faire ressortir un des personnages car au final, en fonction des chapitres, ils sont tous mis en avant et on les découvre ainsi au fil des pages. Néanmoins, celui qui m’a le plus marqué est le petit Roméo, fils de Cristallne, qui est mélancolique depuis quelques semaines, au grand dam de sa maman. Au côté de Twix, il va se révéler et essayer de surmonter la peine qu’il ressent.

Ce qui est intéressant ici, c’est que tous les protagonistes sont à un carrefour de leurs vies et qu’ils vont tous vivre de manière intense ce voyage à Londres. Sous couvert d’une lecture légère, Eve Borelli met en lumière des thèmes profonds : la solitude des personnes âgées, la difficulté de devoir se réorienter professionnellement et donner un second souffle à sa vie, la complexité des rapports amoureux et la banalisation du sexe, l’opportunité de prendre sa vie en main  mais aussi la disparition de nombreux métiers artisanaux. On ne peut s’empêcher, au cours de la lecture, de s’interrompre pour se questionner et j’ai trouvé cela très malin.

Je dois avouer que je ressors de ma lecture un peu frustrée. En effet, je trouve que tout va trop vite, que ce soit dans l’évolution des rapports entre les personnages ou de l’intrigue. Du coup, je suis un peu frustrée car cette lecture m’a apportée beaucoup de bonheur et de bonne humeur mais j’aurais aimé que certains passages, notamment la fin, soient plus développés, et ainsi passer plus de temps avec ces personnages si attachants !! En tout cas, la plume de l’autrice est efficace, dynamique. Les chapitres sont relativement court et en mettant à chaque fois un personnage à l’honneur, on ne ressent aucune lassitude.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment avec « sa majesté des fèves » et je suis ravie d’avoir enfin pu lire un roman d’Eve Borelli. C’est une lecture fraîche, légère, qui vous fera sans nul doute oublier le quotidien mais qui, mine de rien, vous obligera à vous poser plein de questions…

 

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BABY DOLL de Hollie Overton.

 

 

 

[ THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions Mazarine

Traduction : Françoise du Sorbier

 

 

Format numérique (368 pages) : 15.99€

Broché : 21.90€

Ma note : 5/5 mention « à découvrir » et « petit coup de cœur »

 

 

 

 

 


 

 

Le résumé :

 

La nouvelle vie de Lily Riser commence un soir d’hiver glacial. Seulement vêtue d’un pyjama, elle passe la porte. Elle serre sa fille dans ses bras. Et se met à courir. Loin de la cabane dans la forêt, loin du père de Sky, de cet homme qui l’a séquestrée pendant huit ans et qui, pour la première fois, n’a pas fermé la serrure. Lily est libre, mais ce n’est pas pour autant que leur calvaire est fini. L’enlèvement et les sévices qu’elle a subis ne l’ont pas seulement marquée à vie, sa disparition a aussi détruit sa famille – surtout sa soeur jumelle qui ne s’est jamais remise de sa disparition. Tous tentent tant bien que mal de reconstruire un avenir, sans se douter qu’ils vont être à nouveau mis à rude épreuve.
Depuis sa cellule de prison, le ravisseur de Lily compte bien punir sa Baby Doll pour sa désobéissance…

 


 

Mon avis :

 

Une lecture qui a fait parler d’elle au sein du Picabo River Book Club (club dédié à la littérature Nord-Américaine) à sa sortie. Des avis aussi enthousiastes que timorés.

 

Je ne te cache pas que le résumé a tout pour intriguer. Je pense avoir imaginée une dizaine de scénario et j’étais loin, très loin du compte.

 

Hollie Overton ne ménage pas son lecteur et fait vivre à ses personnages toutes les misères du monde. Un thriller psychologique étonnamment sombre où les moments de plénitude sont très rares.

 

Il ne me semble jamais avoir lu un thriller traitant sur l’après d’un kidnapping, de séquestration et d’une libération. A contrario j’ai déjà visionné plus d’un film sur le sujet. Mais c’est d’autant plus remuant quand tu lis. N’est ce pas ? Pour ma part je suis plus sensible aux mots.

 

Lily a été captive pendant huit longues années. Enlevée à l’âge de 16 ans, elle a subi de nombreuses tortures, privations, abus sexuels, viols et j’en passe. D’ailleurs l’auteur a eu la gentillesse de ne pas nous décrire toute cette partie, laissant les suggestions faire le travail. Lily, sous ses airs de femme soumise, bafouée, esclave, a toujours nourri des rêves d’évasion et de liberté. Espoir qu’elle partage avec sa petite fille, Sky.

 

Lorsque l’impensable se produit, c’est avec toute sa rage qu’elle prend la fuite. Retrouver les siens, son premier amour, sa jumelle, sa maison, ce sont tous ces éléments qui la tirent vers le haut, pour se surpasser, pour éviter de s’écrouler.

 

Seulement si la liberté est enfin là, palpable, son tortionnaire derrière les barreaux, le gout à la vie, son paradis si chéri s’écroule car le monde, son monde a continué d’avancer sans elle. Elle ne comprend plus ce qui se déroule sous ses yeux, et l’adaptation est aussi une épreuve insurmontable que son enfermement.

 

C’est sur ce point là que Overton excelle. C’est cette manière de mettre en scène une liberté qui n’en est pas forcément une. L’emprise psychologique, la phobie de l’inconnu, la réappropriation d’elle même, l’acceptation de ce nouvel entourage, tout autant de points qui façonnent la trame de l’histoire. C’est sans contexte remuant. L’auteure n’hésite à aucun moment de corser son histoire en y rajoutant ces petits éléments perturbants qui font au final un grand tout subjuguant.

 

La psychologie des personnages est parfaitement maitrisée et saisissante. J’ai suivi toutes les réflexions, les décisions, les doutes et le peurs de chaque protagonistes et le texte à 4 voix facilitent l’imprégnation de ces derniers. J’ai tour à tour, découvert les pensées de Lily, de sa sœur jumelle, de sa mère et de son tortionnaire. De fil en aiguille, les éléments composent un ensemble tonitruant reflétant les profondeurs de l’âme humaine et de ce qu’elle a de plus pervers. Des personnes détruits par ces épreuves qui font face à leur manière qu’elle soit bonne ou mauvaise. Des actes impardonnables, insoupçonnés, inconsidérés et d’amours.

 

Ce thriller est petit coup de cœur. Il me manque un quelque chose au sujet du tortionnaire, et là c’est mon côté machiavélique qui parle. Dommage que l’auteur n’a pas développé son ressenti, notamment au niveau du final. Ca reste en soit un point stratégique pour lui voler la vedette, je pense que j’aurai aimé voir, plutôt lire, sa fureur et son apitoiement.

 

Ce premier roman est une sacrée claque pour ma part. Emotionnellement intense, l’histoire ne peut pas te laisser insensible. Ca remue les tripes et c’est effroyable. A découvrir si t’aime cette atmosphère.

 

 

 


 

Je remercie les éditions Mazarine pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

 

 

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QUI JE SUIS de Mindy Mejia.

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[THRILLER / POLICIER – Nouveauté 2018]

Éditions Mazarine

Traduction : Jean Esch

Service presse

 

 

Format numérique (393 pages) : 15.99€

Broché : 22.00€

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

Je remercie les éditions Mazarine pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 


 

Le résumé :

 

Hattie Hoffman a passé sa vie à jouer de nombreux rôles : la bonne élève, la bonne fille, la bonne petite amie. Mais Hattie rêve d’autre chose, d’une expérience plus intense… et qui se révèle extrêmement périlleuse. Lorsque son corps sauvagement poignardé est découvert, une redoutable onde de choc traverse la ville de Pine Valley.
Très vite, il apparaît que Hattie entretenait une relation secrète, hautement compromettante et potentiellement explosive. Quelqu’un d’autre était-il au courant ?
Et jusqu’où cette personne était-elle prête à aller pour mettre fi n à cette relation ? Le petit ami de Hattie semble désespéré par sa mort. Son amour profond serait-il devenu une obsession ? Ou l’intrépide Hattie s’est-elle simplement retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment ?
Suggestif et tranchant, ce roman examine la frontière entre l’innocence et la culpabilité, l’identité et la duperie. L’amour conduit-il à la découverte de soi… ou à la destruction ?

 


 

Mon avis :

 

Je me passionne de plus en plus pour la littérature Nord Américaine, ( je ne remercierai jamais assez le Picabo River Book Club pour toutes ces idées lectures toutes aussi hallucinantes des unes aux autres).

 

Le résumé a tout pour te donner l’eau à la bouche et surtout t’invites à des heures de lectures intenses. Une intrigue passionnante, alléchante et sensationnelle. Un thriller surdimensionné où la réalité dépasse l’entendement.

 

Hattie a tout pour elle, l’avenir, la jeunesse, la passion pour le théâtre, l’intelligence, la beauté. Le monde n’attend plus qu’elle pour continuer à tourner. Le Minnesota n’a pas grand chose à offrir a cette fille de la terre. Les champs, les vallons, les arbres, les tracteurs, un lac, des fermes, Pine Valley est triste à ses yeux, surtout si tu n’aimes pas les comités restreints. Hattie voit le monde en grand. Son rêve : rejoindre à tout prix New York pour afin être elle même. Hattie est une fille extraordinaire qui a la grande facilité de s’adapter à tous types de situations ou à toutes personnes qu’elle croise. La maniabilité de son comportement passe souvent inaperçu. Elle reflète la fille que les gens ont envie de voir ou avec celle qu’ils veulent échanger. Elle écoute ses amis, les clients, en donnant des conseils et surtout en leur disant ce qu’ils veulent entendre. Cette attention passe outre son épanouissement personnel. Être le miroir des autres n’est pas chose évidente, pourtant la perfection, elle la cultive depuis de nombreuses années.
La vraie Hattie est cachée sous des dizaines de rôles différents. Elle est éteinte, endormie. Mais sous ce semblant inquiétant, un homme va la révéler. Peter est le nouveau professeur d’anglais au lycée. Jeune homme séduisant et charismatique, elle va se laisser charmer par une conversation sur un forum. Couvert d’abord sous l’anonymat, elle va vite comprendre qui il est. Son désir va la pousser à lui annoncer sa véritable identité. Malheureusement Peter est marié, même si son mariage bat de l’aile, il se doit d’être fidèle. Fidélité mise à mal par leur relation fusionnelle, destructrice, fulgurante et passionnelle.

 

Voilà enfin un thriller ingénieux, non pas que les autres ne le sont pas, mais la manière dont l’auteur amène sa trame est juste l’élément qui en jette le plus. Quand l’héroïne principale, celle qui va faire vivre le livre de bout en bout, meurt dès les premières pages, il faut avoir de la suite dans les idées et un scénario prompt à tenir la route. Le roman se divise entre flash back et présent. Il se concentre essentiellement sur trois personnages clés : Hattie, l’héroïne, Peter, l’amant caché et déboussolé, et Del , le shérif en charge de l’enquête et qui plus est le meilleur ami du père de notre victime. Très vite tu tombes dans le tragique shakespearien au destin brisé. L’atmosphère se veut terriblement inquiétante et suspicieuse. Les petits détails arrivent au fil des chapitres. Ils s’amoncellent et t’essayes d’en tirer des conclusions qui s’avèrent vaines. L’auteur te balade au grès de son scenario machiavélique. Ce voyage incessant entre le passé, le présent et le futur te perturbe souvent. Non pas dans le sens désagréable. L’auteur joue avec la notion du temps pour former une histoire hyper cohérente et surtout pour te piéger. La psychologie des personnages est maniée d’une main de maître. D’ailleurs j’ai eu beaucoup de mal à compatir avec le personnage de Hattie. En clair je ne l’ai pas piffé dés le départ. Une sensation de malaise déconcertant. Une sensation désagréable d’être manipuler. Alors qu’au contraire, Peter malgré sa faiblesse est un homme que t’as envie de protéger, de chérir. Un homme de lettre, végétarien et incapable de tuer un poulet : rien de mieux pour être amadouer. Hattie et Peter sont deux personnages aux antipodes. Ils vont s’attirer mutuellement au point de sombrer dans l’enfer de la passion et du désir. Quant à Del, il est la caricature même du shérif empathique.

 

Une nouvelle lecture très intéressante. Une petite ville au fin fond du Minnesota, un lieu clos, une vieille grange témoin du meurtre, des personnages touchants, de la manipulation, des secrets, des mensonges, des familles anéanties et une intrigue super bien ficelée. Quoi demander de plus, surtout quand le talent de Mindy Mejia te plonge dans un thriller décapent !

 

 

 

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Si t’es un fan de littérature Nord-Américaine ou qu’alors la curiosité te démange, n’hésite pas à rejoindre le trépidant Picabo River Book Club !

 

 

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Au petit bonheur la chance ! de Aurélie Valognes

au petit bonheur la chance

Littérature française – Sortie le 7 mars 2018

Editions Mazarine

Service Presse

 

Je remercie les éditions Mazarine qui m’ont confié ce roman en service presse, via la plateforme NetGalley.

Résumé : 1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.

Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.

Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.

Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

 

 

Mon avis : Ce roman était l’occasion de lire pour la deuxième fois la plume d’Aurélie Valognes. Plus dans l’émotion que ma précédente lecture, j’ai néanmoins été une nouvelle fois transportée dans l’univers proposé par l’auteure.

Nous faisons ici connaissance avec Marie, une jeune femme malheureuse en ménage qui, un soir, décide de quitter son mari. Elle dépose leur fils Jean, âgé de 6 ans, chez sa mère Lucette puis pars pour Paris en faisant la promesse de revenir chercher le petit dès qu’elle serait installée. Les jours puis les semaines passent, Jean vit mal cet « abandon » surtout qu’il n’a aucune nouvelle de sa maman. Pourtant, peu à peu, il va trouver un nouvel équilibre et il va se construire sa vie en Normandie.

Jean est un petit garçon attachant. Perdu au départ, il va se raccrocher aux lettres qu’il reçoit de sa mère pour sa essayer de profiter malgré tout de son séjour en Normandie. Très curieux, Jean est également très maladroit, ce qui lui vaut les moqueries de sa grand-mère. Auprès d’elle, de ses cousins et de sa tante Françoise, il va s’épanouir et passer doucement de l’enfance à l’adolescence. Il voue également un amour sans bornes à sa maman et souffre, malgré tout, de la séparation. Au fil des pages, on le sent également devenir de plus en plus sage et responsable, notamment quand il se rend compte que sa grand-mère vieillit. Les rôles s’inversent et il commence à veiller sur elle avec cœur et amour.

La grand-mère de Jean, Lucette, est une grand-mère comme on les aime, c’est à dire une grand-mère qui fait de son mieux pour son petit-fils tout en regardant avec méfiance le progrès technologique. Il est important de noter que ce roman se situe dans les années 60, à une époque qui va connaitre beaucoup de bouleversements que ce soit au niveau du confort, de l’émancipation des femmes ou des changements dans la société. J’ai trouvé cette mamie très touchante et attachante, elle m’a beaucoup fait pensée aux miennes.

La maman de Jean, Marie, est peu présente mais elle est le stéréotype de la femme qui s’émancipe dans ces années-là. Malheureuse en ménage, elle décide de quitter son mari pour aller vivre seule à Paris avec son enfant. On comprend, au fil des pages, les difficultés auxquelles elle est confrontée ainsi que le dilemme auquel elle doit faire face : comment être à la fois mère et femme ?

Aurélie Valognes nous invite donc dans un voyage dans le temps, ce qui apporte un vrai plus pour moi dans ce roman. En effet, cela permet de voir, en toile de fond, les évolutions de la société et des mentalités notamment avec l’émancipation des femmes, le développement des supermarchés ou l’apparition de la télévision. Encore une fois, la plume de l’auteure est efficace et elle nous entraine dans cette histoire très touchante. Comme je l’ai mentionné précédemment, j’ai adoré Jean et Lucette car ils transpirent de sincérité. Ce roman est encore une fois une garantie de passer un bon moment en compagnie de personnages authentiques qui sauront, à coup sûr vous faire sourire ou vous émouvoir.

Je recommande donc « Au petit bonheur la chance ! » à tous les lecteurs qui sont en recherche d’un roman touchant et sans prise de tête. Lire ce roman est une chance qui vous procurera, j’en suis sûre, de vrais petits bonheurs !!

 

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Là où tu iras j’irai de Marie Vareille.

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[ LITTÉRATURE – COMÉDIE – NOUVEAUTÉ 2017]

ÉDITIONS MAZARINE

SERVICE PRESSE

 

Je remercie les éditions Mazarine pour cette merveilleuse découverte via Netgalley.

 

Résumé :

Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique.
Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier.
La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.

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Mon avis :

Voici une lecture qui va enjoliver votre été et vos vacances. Sous un air de Dolce Vita, cette comédie a le mérite de vous éblouir autant par la plume fraîche et fluide de Marie Vareille et par ses personnages hauts en couleurs.

Isabelle est une jeune femme totalement paumée dans ses rêves de jeunesse. Etre actrice est le rêve de ses 16 ans. Nous sommes rapidement spectateurs de sa vie riche en émotions et en questionnement. On en convient rapidement de dire que c’est un flop total et qu’Isabelle se berce dans ses illusions. C’est ce qui la rend totalement attachante. On veut la booster et lui faire ouvrir les yeux sur ce que la vie lui offre et on lui crie « vas y fonce ». Une héroïne de quotidien avec tous ses tords et ses multiples défauts mais en grattant bien, on y découvre une femme douce, meurtrie et gentille qui manque cruellement de confiance en elle. Son exubérance camoufle ses qualités et sa vie désastreuse. Ses deux meilleurs amis sont ses piliers indéfectibles et apportent une certaine sérénité. Et je peux en dire également de son amoureux transit et surtout éconduit.

Une terrible mission va lui être confiée et pour cela elle doit se rendre avec la famille Kozlowski en Italie pour quinze jours. Ces vacances sont loin d’être de tout repos car Nicolas, ce petit garçon merveilleux a besoin d’elle. Et là j’avoue la manière dont elle s’y prend est juste à mourir de rire : une vrai catastrophe mais contre toute attente va amener ses fruits.

Tout un scénario se met en place, avec une intrigue bien sympathique qui apporte une nouvelle intensité à la lecture et une autre dimension au roman. La psychologie des personnages est subtile et correspond à merveille aux caractères de ces derniers. Le duo Isabelle et Nicolas, vous met plein de paillettes dans les yeux. Ils sont reliés par cette innocence infantile et ces sentiments qu’ils ont enfoui au plus profond d’eux suite aux décès d’êtres chers. A eux deux ils font mutuellement s’entraider, se faire confiance et exprimer leurs émotions.

J’ai apprécié cette lecture : autant les personnages sont mis en valeur par la sublime plume de Marie Vareille autant ce qui se cache sous ces mots m’ont touchée  profondément. C’est un roman qui nous parle et qui nous atteint en plein cœur. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment de lecture.

« La où tu iras j’irai » symbolise le parcours chaotique de vies déchirées, mais par un heureux hasard et un concours de circonstances, ces dernières vont prendre un chemin bien plus enjoué et permet ainsi à nos jeunes héros de se dévoiler, de s’affirmer et de vivre.

Une comédie explosive !

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Pour tout savoir sur Marie Vareille et les éditions Mazarine-Fayard : c’est par ICI !

 

La fille d’avant de JP Delaney.

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[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – NOUVEAUTÉ 2017]

ÉDITIONS MAZARINE

SERVICE PRESSE

 

Je remercie les éditions Mazarine pour cette merveilleuse découverte via Netgalley.

 

Résumé :

Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et vit dans la même terreur que la fille d’avant.

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Mon avis :

Un thriller déconcertant, intimiste et bouleversant du début à la fin.

Ce roman est tout à fait étonnant dans sa présentation et j’avoue que ceci joue un rôle favorable dans l’ambiance qui se veut sombre, mélancolique et déstabilisante. Le texte est scindé en deux narrations, quoique on ne retrouve pas de différences au niveau du style de l’écriture, c’est pour ceci que je n’évoque pas la mention « à deux voix ». Car toute la subtilité de ce livre ce trouve dans la manière d’alterner entre le passé et le présent qui au fur et à mesure des pages interagissent. C’est assez troublant cette façon de faire et c’est ce qui m’a charmée avant tout.

Le passé c’est Emma, l’ancienne locataire de cet appartement atypique au style minimaliste, une mode de vivre avec le strict minimum. Elle est décédée dans d’étranges circonstances et se sont ces dernières que Jane, la nouvelle locataire, va essayer de résoudre. Tout ce côté enquête et suspense prennent une bonne partie du livre. Tout y est tellement bien maîtrisé que je ne m’attendais absolument pas à la révélation. Si l’intrigue est parfaite, les personnages le sont tout autant. Des protagonistes haut en couleur : des personnalités fortes, des inquiétudes, des espoirs, des doutes, des mensonge, des vérités. Ce panel de facettes vastes anime parfaitement cette aventure.

Je reviens à la mise en page ou forme du livre qui je pense amène le véritable cachet à cette histoire. Ce changement perpétuel entre le passé et le présent m’a happée. Tout s’imbrique mélodieusement et les questions trouvent des réponses dans un autres espace temporel. C’est déstabilisant mais confère un rythme effréné. J’ai apprécié également ces bouts de questionnaires qui apparaissent régulièrement auxquels on se prête au jeux d’y répondre et qui débouchent sur des indices sur l’état d’esprit des différents personnages.

J’ai pris beaucoup de plaisir à m’immerger dans cette lecture auprès de ces personnages complexes. La plume est simple, minimaliste et envoutante. Elle ne s’encombre pas de descriptions inutiles  et tout en finesse vous amène vers une fin qui malgré tout m’a laissée perplexe et avec beaucoup d’interrogations. Du moins je n’ai peut être pas compris la subtilité qu’elle cachait.

« La fille d’avant » est énigmatique et sublime !

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