Le bruissement du papier et des désirs de Sarah McCoy

Littérature Américaine – Livre sorti le 21 février 2019

Editions Michel Lafon

Service Presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier les éditions Michel Lafon qui, via la plateforme Netgalley, m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : 1837, île du Prince-Édouard, au large du Canada. Marilla Cuthbert, 13 ans, mène une vie tranquille dans le cadre enchanteur de la campagne, avec ses parents et son frère aîné, Matthew. À la mort brutale de sa mère adorée, Marilla se jure de veiller toujours sur son père et son frère.

Cette décision va entraîner sa vie entière. Désormais, elle se consacrera aux autres. Sacrifiant son amour pour John Blythe, elle décide de se battre auprès des plus démunis, les orphelins en particulier. Visionnaire, elle se révolte contre les mœurs de son temps et rejoint les rangs d’anciens esclaves affranchis afin que soit abolie la traite des Noirs. Mais ce combat pour la liberté a un prix : l’hostilité croissante de l’ordre établi. Chaque jour qui passe fait courir à Marilla un danger sans cesse plus grand.

 

L’avis de #Lilie : J’avais découvert la plume de Sarah McCoy avec « le souffle des feuilles et des promesses ». Cette lecture m’ayant plu, je n’ai pas hésité avant de replonger dans l’univers de l’autrice avec ce livre.

Ce roman est en fait un préquel au roman de Lucy Maud Montgomery « La maison aux pignons verts », dont a également été tiré une série télé (qui est désormais dans ma liste de série à visionner). Nous découvrons ici, les vies de Marilla, John Blythe et Mattew lorsqu’ils sont jeunes. Sarah McCoy imagine leurs passés et les choix qui les ont mené à être ce qu’ils sont dans l’histoire de Lucy Maud Montgomery. Marilla est une jeune fille loyale, intelligente, proche de sa famille et un peu maladroite par moment. Elle vit à la ferme avec son frère Mattew et ses parents. Au fil du temps, elle devient la maitresse de maison et doit gérer son quotidien. Si je devais lui trouver un défaut, je dirai que Marilla s’occupe beaucoup trop des autres et pas assez d’elle. En effet, elle est généreuse, avec un coeur en or et des préoccupations toujours nobles. Pourtant, elle pense toujours aux autres, à sa famille, mais rarement à elle. Elle est loin d’avoir une vie facile pourtant, elle ne se plaint pas et fait toujours de son mieux pour rendre service, quand elle le peut. Pour moi, elle est le personnage central de cette histoire car on va la suivre, au fil des ans, la voir évoluer, changer, s’interroger, et j’ai été un peu triste de la quitter à la fin de ce roman. 

Encore une fois, je suis facilement rentrée dans l’histoire proposée par l’autrice. Sa plume est fluide, efficace et très visuelle. Elle en profite également pour nous distiller des informations historiques comme la fuite des esclaves noirs des Etats-Unis vers le Canada et le traitement qui leur était réservé… J’ai été un peu abasourdie par les moeurs de l’époque et ai été ravie d’apprendre que certains s’étaient engagés pour les aider à se reconstruire une nouvelle vie.

Pour conclure, « le bruissement du papier et des désirs » est un beau roman retraçant le parcours de personnages attachants et entiers. Désormais, je vais me tourner vers la série qui raconte la suite de leurs aventures car j’ai bien envie de savoir ce qu’ils deviennent !

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon

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Cinquante nuances de bleu de Camille Lacourt

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Autobiographie – livre sorti le 28 février 2019

Editions Michel Lafon

Service presse

Ma note : 4/5

 

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Michel Lafon et Babelio pour m’avoir permis de découvrir cette autobiographie grâce à l’opération Masse Critique.

Résumé :  » Je n’ai jamais parlé de cette étrange déception à personne. La mélancolie du vainqueur. Un phénomène de descente, de décompression, peut-être, comme lorsque tu remontes trop vite des profondeurs. « 

Des efforts surhumains, des compétitions à suspense, du cérémonial, de la déconne et de la grandeur : ce livre nous entraîne dans les coulisses du sport de haut niveau. Mais il y a aussi l’argent, les sponsors, la jeunesse, les filles, la femme… et la gloire. Avec une liberté totale, Camille Lacourt raconte cette incroyable épopée mais également ses côtés sombres : rivalités, coups bas et amour impossible. Un regard lucide et sans concession sur une incroyable aventure intime et collective.

 

Mon avis : Adepte des biographies de sportifs, j’étais entre appréhension et excitation avant de commencer celle-ci. Camille Lacourt est un champion de natation français, rendu célèbre suite à ses titres de champion d’Europe en 2010 mais également grâce, ou à cause, de sa « belle gueule » et de son mariage avec l’ex miss France Valérie Bègue.

Camille Lacourt a fait le choix de nous parler longuement de son enfance puis de son parcours qui l’a emmené au Cercle des Nageurs de Marseille. On le sent attaché à ses racines et que toutes ses décisions ont toujours été prises en adéquation avec les valeurs que ses parents lui ont inculqué. Il nous décrit longuement ses questionnements, tout le processus de préparation et comment il est devenu une « star » en 2010 après ses titres à Budapest.

Il fait une large place également à l’après, quand il est devenu un personnage médiatique, mais aussi à son début d’histoire avec Valérie Bègue. Mon regret est qu’après l’ascension de 2010, l’aspect sportif est un peu mis de côté au profit du côté people et l’intervalle 2010-2017 est plié en quelques chapitres. Amoureuse de sport, je regrette un peu ce choix même si je peux comprendre le parti-pris.

Le point fort de ce livre est le fait que Camille Lacourt nous ouvre son intimité et nous parle sans tabou de ses (rares) travers (conquêtes féminines, soirées avec les copains un peu arrosées). En effet, tous ses entraineurs sont mis en lumière et il n’hésite pas à mentionner tous ceux qui l’ont marqué dans son parcours. Il en profite également pour « dénoncer » le star-system et les dérives qu’il peut entrainer. J’ai trouvé cela très intéressant mais aussi assez hallucinant !!

Au niveau de l’écriture, c’est un livre qui se lit bien même si j’ai regretté, à certains moments, les familiarités de langage. Néanmoins, on ne peut douter que le sportif se soit longuement impliqué dans cette autobiographie vu le nombre d’anecdotes ou expressions personnelles qui sont disséminées au fil des pages.

En bref, pour tous les amoureux de sport, n’hésitez pas à vous lancer dans la biographie de Camille Lacourt. Vous en saurez plus sur l’ascension de ce champion à qui il n’a manqué qu’une chose, réussir des olympiades pour avoir un palmarès parfait. En revanche, si vous n’aimez pas la natation, ne vous plongez pas dans ce livre car, malgré tout, ce sport est longuement mis en avant. En tout cas, moi, je me suis régalée !

 

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DE JOIE COULENT MES LARMES de Lena Walker.

 

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]

Éditions Michel Lafon

 

Format numérique (302 pages) : 4.99€

Broché : 17.95€

Ma note : 4/5

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Un roman gourmand et plein de surprises.
Juriste sans entrain dans un cabinet d’avocats, Romy Bavarois rêve depuis sa plus tendre enfance de présenter le journal télévisé de la plus grande chaîne de France. Au décès de son grand-père, elle décide sans regret de tout quitter et de s’installer chez sa grand-mère à Saint-Tropez. Acceptant un emploi saisonnier de vendeuse de soufflés tropéziens, Romy se laisse vivre jusqu’au jour où elle rencontre Jean-Luc, le médium des stars. Lui fera-t-il des révélations décisives sur son avenir ? Aura-t-elle enfin l’électrochoc qu’il lui fallait pour sortir de sa douce léthargie et prendre son destin en main ?

 


 

Mon avis :

 

Romy a toujours vécue dans la ville des stars, Saint-Tropez. Son grand père, sa grand mère et elle même font partie intégrante de ce village. Les petites mains au service d’une ville aux mille et une couleurs et célébrités intransigeantes. Romy a grandit dans ce village qui lui tient à cœur. Une communauté soudée dans les meilleurs et pires moments qui régissent leur quotidien. Un esprit convivial, sympathique règne dans ces ruelles étroites où il fait bon vivre. Romy a toujours cru aux belles histoires : un amoureux pour toujours, une famille à aimer et surtout son plus grand rêve devenir quelqu’un, une personnalité admirée de tous. Et quoi de mieux qu’aspirer à devenir une grande présentatrice du journal télévisé.

 

Romy rêve, mais n’a jamais franchi aucune marche vers l’ascension. Sa vie est aussi douce que les soufflés tropéziens qu’elle vend. Pas d’aspérité, pas de troubles faites, rien qui ne laisse supposer qu’un ouragan va bouleverser sa vie. De déconvenues en déconvenues, elle sombre désespérément dans une déprime. Son meilleur ami lui propose alors de monter à la capitale pour réaliser son rêve.

 

Ce n’est qu’alors qu’elle se reconstruira, ouvrira les yeux sur l’essentiel, sur l’aboutissement de soi.

 

Romy est un personnage très attachant. Mais elle m’a également totalement exaspérée. Souvent j’ai voulu le donner un bon coup de pied aux fesses pour qu’elle avance et surtout qu’elle ne doute plus d’elle. Suivre sa propre voie n’est pas facile surtout quand on tombe sur des personnes malintentionnées. De rencontre en rencontre, Romy évolue dans un monde qui lui plait mais où elle ne sent pas entièrement à sa place. Elle doute beaucoup d’elle, se questionne sur l’essentiel. Sa vie est chaotique. La vie parisienne est suffocante, stressante et empiète sur sa quête du bonheur.

 

Ce feel good book est assurément délicieux. Avec délicatesse et finesse, il m’a emmenée sur le chemin difficile des choix, des espoirs qu’offre la vie. La tristesse est omniprésente soit silencieusement soit dans des moments d’effondrements. Elle bouleverse. La joie prend place au fil des chapitres, mais parfois elle cache d’autres tourments. Cette quête initiatique métamorphose Romy.

 

La plume de Lena Walker est juste magnifique. Elle transpose à merveille toutes les émotions de ses personnages. Quelques traits d’humour parfaits une héroïne malmenée. Avec subtilité, elle confronte Romy à ses angoisses, la menant ainsi à donner une autre vision à ses échecs et en faire une force.

 

DE JOIE COULENT MES LARMES est une très belle découverte. Une lecture douce, agréable et idéale pour attaquer cette nouvelle rentrée et continuer ainsi les vacances déjà bien loin.

 

 

 


 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 

 

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AVEC DES SI ET DES PEUT-ETRE de Carène Ponte.

 

 

 

[ COMEDIE ROMANTIQUE / FEEL GOOD – Nouveauté 2018]

Editions Michel Lafon

 

 

Format numérique (374 pages) : 4.99€

Broché : 18.95€

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 


 

 

Le résumé :

 

Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ?
Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur).
Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander :  » Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ?  »
En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel…
Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ?
Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?

 


 

Mon avis :

 

Une nouvelle fois je me suis régalée avec le nouveau roman de Carène Ponte. L’auteur pointe agréablement les petits tourments du quotidien. Avec humour, drôlerie et sans prise de tête Carène Ponte ouvre en grand les fenêtres sur une question existentielle : et si…. et peut-être … .

 

Qui ne s’est jamais posé cette question, refait le monde avec des si et des peut-être. Moi, la première fut une période où ses questions étaient vitales et dans un sens réconfortantes. Je trouve qu’elles apaisent parfaitement les angoisses du monde moderne et donnent une certaine sécurité. Elles touchent en plus un grand nombre de personnes.

 

Carène Ponte explore ce monde imaginaire des « et si … et peut-être » au travers de son personnage Maxine (dis plutôt Max). Max est la jeune femme à laquelle tu t’identifies facilement. Elle fut un jour ambitieuse, puis plus pied à terre. Elle rêve du beau prince charmant, de succès, de projets… Max n’est pas un top modèle. Elle est confrontée à ces jeunes élèves jour après jour qui préfèrent les Stromae, Maitre Gims au Flaubert et Cie. Elle n’est pas sportive, n’entend rien en maths,  aime les pancakes, déteste les avions et adore sa famille et ses meilleures amies. Elle ne comprend pas la mouvance vegan et préfère manger un bon steak. Max est hyper attachante, drôle, casse pieds, idéaliste et rêveuse dans l’âme. Son mantra est bien évidement constitué de et si … Jusqu’au jour où la plus improbable des expériences lui tombent sur le coin du nez.

 

J’adore la plume de Carène Ponte. Son humour, ses petites phrases un brin moqueuse et surtout tout ce qu’elle peut transmettre au travers de son livre. Elle parle de personnes et de leur quotidien, de l’absence, du deuil, de l’acceptation de soi, de choix, de l’amitié et de l’amour. C’est tout bonnement bien tourné, sans tomber dans le mélodramatique. Le second degrés est omniprésent. Et le plus important, elle détend les zygomatiques. C’est agréable pour décompresser et prendre une bonne bouffée d’oxygène quand tout va de travers. Elle a sa façon très personnelle de parler de la vie de tous les jours en ne prenant que le meilleur pour le pire.

 

Fidèle à son style, les petites annotations de bas de page orne son texte pour mon plus grand bonheur. J’ai toutefois remarqué une légère différence par rapport à son précédent roman, notamment dans la façon de diriger sa trame. Je m’attendais à quelque chose de similaire mais l’auteur à su se renouveler.

 

AVEC DE SI ET DES PEUT-ETRE l’auteur nous offre un beau roman dans la mouvance feel-good. Moment détente garanti et surtout idéal avant d’attaquer une nouvelle rentrée.

 

A découvrir !

 


 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

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Mon avis sur un autre roman de Carène Ponte : « Tu as promis que tu vivrais pour moi » !

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J’ai toujours cette musique dans la tête d’Agnès Martin-Lugand

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Littérature française – Livre paru le 16 mars 2017

Edition Michel Lafon

Lecture personnelle

 

Résumé : Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

Mon avis : Grande fan de la plume d’Agnès Martin-Lugand, je ressors un peu mitigée de cette lecture, je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Véra est mariée à Yanis qui travaille avec Luc, le frère de Véra. Luc et Yanis ont des caractères diamétralement opposés : autant Yanis est sanguin, créatif et impulsif, autant Luc est pragmatique, méfiant et surtout, il ne s’emballe pas quand un gros client vient les solliciter pour un projet de chantier. Ce client, c’est Tristan. Mystérieux, très riche, il va pousser Yanis à démissionner, se mettre à son compte et prendre son destin en main. Dans le même temps, il va devenir un protecteur également avec sa famille, en les invitant notamment dans sa résidence en Normandie pour les vacances. Dès le début, ce personnage m’a mise mal à l’aise. En effet, qui est-il ? Pourquoi soutient-il Yanis comme cela ? Ne joue-t-il pas un double jeu avec lui et sa famille ? Quand à Véra, elle m’a parfois agacée car elle sent que son mari n’est plus le même….. et pourtant, elle ne cherche pas à en savoir plus ni à savoir pourquoi. Enfin Yanis, on sent rapidement qu’il perd pied et grâce à la double narration. On comprend au fil des pages qu’il ne sait plus comment rattraper le coup mais sa fierté m’a dérangé. Enfin, mes personnages secondaires, Luc et Charlotte, la meilleure amie de Véra, ils sont détestables avec le couple car ils sentent bien que Tristan cache un secret. J’ai trouvé qu’ils étaient beaucoup dans le jugement et mis à part à la fin, où on les retrouve avec joie, je les ai trouvé très critiques et qu’ils soutenaient peu Yanis et Véra dans le nouveau projet de vie qu’ils ont choisi.

Ensuite, cette histoire est un peu plus sombre que les précédentes de l’auteure. En effet, on a l’impression de se retrouver ici dans une spirale infernale et psychologiquement, c’est parfois un peu compliqué. Du coup, j’ai pris un peu moins de plaisir à lire ce roman car je n’ai pas retrouvé la légèreté qui me plaisait tant dans les ouvrages de l’auteure. Néanmoins, je dois lui reconnaitre qu’elle ne perd pas en fluidité et en efficacité. En effet, on vibre, on tremble et on espère au côté de Yanis et Véra, au fil de l’avancée de l’histoire et la double narration est une excellente idée pour mieux comprendre l’état d’esprit de chacun. Comme d’habitude, j’ai eu du mal à poser le roman avant de l’avoir terminé mais je regrette la noirceur et le parfum de « malaise » qui se dégage d’une bonne partie de l’histoire.

Enfin, j’ai presque trouvé cette histoire trop réaliste. Je m’explique : quand Tristan propose à Yanis de l’aider à monter sa boite sans aucune contrepartie ou presque, on se dit tous que quelque chose ne tourne pas rond. Au fil des pages, on voit le piège se refermer sur Yanis, sa famille souffrir et perdre ses repères…. Et moi, ça m’a fait mal de lire ça ! Car oui, j’aime aussi la lecture pour m’évader. Ici, j’ai retrouvé dans l’histoire des éléments qui arrivent malheureusement bien plus qu’on ne le pense à de nombreuses personnes quotidiennement. C’est bien de mettre un coup de projecteur sur les difficultés de l’auto-entrepreneur ou celles de mener de front sa vie de famille et sa vie professionnelle mais ce n’était pas ce que j’avais envie de lire à ce moment-là.

Pour conclure, je dois dire que je suis vraiment mitigée ; d’un côté, j’ai été une nouvelle fois charmée par la plume d’Agnès Martin-Lugand qui nous emmène là où elle veut. D’un autre côté, j’ai été déstabilisée par la noirceur de l’histoire. En effet, même si le quatrième de couverture laisse à penser que nos héros vont se retrouver face à un dilemme et un choix de vie, je ne pensais pas me sentir autant mal à l’aise au cours de ma lecture. J’espérais de la légèreté, je n’en ai pas eu. Je recommande donc ce roman aux lecteurs fans de la plume d’Agnès Martin-Lugand et de romans réalistes. Par contre, à tous ceux qui cherchent de la légèreté, passez votre chemin !

 

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LES SECRETS de Amélie Antoine.

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[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2018]

Éditions Michel Lafon

Service presse

 

Format numérique (391 pages) : 3€99

Broché : 18€95

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « à découvrir »

 

 

 

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce service presse via la plateforme NetGalley.

 

 


 

Le résumé :

 

Vous l’aimez plus que tout au monde.
Vous lui faites aveuglément confiance.
Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble.
Mais rien ne se passe comme prévu.
 Jusqu’où iriez-vous pour éviter de tout perdre ?
Une histoire racontée à rebours, peut-être parce que c’est en tentant de démêler les fils du passé que l’on peut comprendre le présent…

 

 


 

 

Mon avis :

 

Je suis sortie de cette lecture complétement chamboulée et émue. Bien plus que conquise. Leçon d’humilité ou pas, le sujet traité a ravivé mes peines et mes douleurs. C’est un peu de moi qu’on raconte dans ces lignes. Celle d’une femme enfermée dans son désir d’enfant. Une bulle secrète, douloureuse et incomprise. « Les secrets » a tout d’un combat singulier où inconscience et conscience se livrent une bataille acharnée.

 

Mathilde, trentenaire, bibliothécaire et affabulatrice par dépit ne rêve qu’une chose avoir un enfant. Les essais cliniques ont été multiples, dévastateurs et infructueux. Minant son moral, sombrant dans le désespoir, tout autour d’elle semble la narguer. La vie moqueuse lui met souvent sur sa route des mères aimantes, des mères surmenées et surpassées, des enfants. L’acceptation est insurmontable. Les tests d’ovulations, les courbes matinales, les sensations repérées au lever du lit en font une ritournelle inquiétante. Telle une monomaniaque, elle s’enfonce dans un quotidien obsédé et macabre. Subtilisant dans les profondeurs de sa douleur, une idée saugrenue et salvatrice.

 

A compte à rebours, le lecteur est invité à suivre les moments clés de la vie de Mathilde et de son mari, Adrien. A compte à rebours, on découvre simultanément la vie d’un jeune homme et de ses proches. Plusieurs vies qui intrinsèquement et silencieusement viennent se superposer à celle de Mathilde. A compte à rebours le lecteur perçoit la souffrance de Mathilde, les questions sans réponses, les absences, les doutes qui tels une araignée tissent sa toile étouffante. A compte à rebours, le lecteur découvre les origines de cinq années de malheurs. L’histoire d’une femme et d’un homme qui se sont promis l’amour éternel. A compte rebours, les bons et mauvais choix s’imposent profilant à la fin une belle vérité. Celle d’un puissant amour.

 

Ce fut une lecture très difficile, pas dans le sens littéraire, mais dans le fait que toute une panoplie d’émotions m’ont éclaté en pleine figure. L’atmosphère qui s’en dégage est très suffocante et douloureuse. Je me suis sentie prise à partie dans un huit-clos bouleversant. La psychologie des personnages est exploitée en profondeur sans tomber malgré tout dans le pathos. J’ai été vite submergée par tout ce flot d’émotions ce qui rend l’histoire davantage touchante. J’ai été sensible à tout les points développés par Amélie Antoine. C’est un branle-bas de combat saisissant, bouillonnant, attendrissant et angoissant.

 

Une première découverte qui finit par un véritable coup de cœur, un de ceux qui ne s’effacera pas avec le temps. A découvrir d’urgence !

 

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CEUX QUI TE MENTENT de Nuala Ellwood.

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[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions Michel Lafon

Traduction : Claire Desserrey

Service presse

 

Format numérique (366 pages) : 14€99

Broché : 19€95

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « à découvrir absolument »

 

 

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce service presse via la plateforme NetGalley.

 


 

Le résumé :

 

La seule personne en qui vous avez confiance vous manipule…
Kate est reporter de guerre et souffre de stress posttraumatique. À cause, entre autres, d’un enfant qu’elle n’a pas pu sauver à Alep. Quand elle rentre à Herne Bay pour les obsèques de sa mère, Kate se souvient de cet endroit où tout allait bien jusqu’à la mort de David, son petit frère. Un accident, dira-t-on. Ensuite plus rien n’a jamais été pareil. Leur père est devenu violent. Leur mère a perdu la raison. Puis sa sœur, Sally, a sombré elle aussi, malgré l’aide de son mari, Paul.
Dès son retour dans la maison de sa mère, Kate se sent oppressée et abuse des somnifères. Elle entend un petit garçon crier la nuit chez les voisins et ne sait plus ce qui est réel ou le fruit de son imagination torturée. Alors elle prévient Paul et Sally qui ne la croient pas, la police non plus, il n’y a pas d’enfant chez la voisine qui vit seule. Pourtant elle l’a vu. Dans le jardin d’à côté. Elle sait qu’il existe…

 


 

Mon avis :

 

 

Pour tout vous dire, j’ai eu du mal à me plonger à 100 % dans cette lecture au départ. L’ambiance est sinistre, glauque, pas très avenante. Ne voulant pas passer à côté de quoique ce soit. Je l’ai refermé pour mieux le reprendre quelques jours après. Et là ce fut beaucoup mieux !

 

Nuala Ellwood a décidé dans une première partie de faire découvrir Kate, son personnage principal, dans un récit décousu, alternant entre passé et présent. De suite l’atmosphère se veut singulière et oppressante. Le lecteur se sent très vite désappointé et submergé par des éléments dont il ne mesure par l’importance mais dont il va découvrir, au fil des pages, la teneur. Je me suis sentie prise dans un étau et bouleversée. J’ai vite compris que sa vie de reporter l’a plus perturbée qu’elle ne le laisse  croire. Son dernier reportage sur les terres de Syrie l’a littéralement anéantie. Son présent est ponctué par des hallucinations visuelles ou auditives la replongeant dans son enfer. La mort rôde tout autour d’elle et la suit. Très vite elle se sent surpassée ne sachant plus trop bien distingué entre le réel et l’irréel. De retour dans sa ville natale près de la côte, elle loge dans la maison familiale où de nombreux souvenirs malheureux viennent à nouveau la hanter. Le décès de sa mère fait resurgir toutes ces scènes de violence familiale. Détruite par un père violent, le décès de son jeune frère et la haine que lui porte sa sœur cadette, sa vie s’est construite autour d’une solide carapace. Sa mère était le pilier dans sa vie.

 

Ce thriller psychologique est ponctué de scènes douloureuses, glauques, hallucinantes, horribles. C’est une lecture très éprouvante notamment pas les sujets traités. La guerre en Syrie est omniprésente. Le souvenir de ce petit garçon qui meurt devant ses yeux la perturbe beaucoup. On voit ces scènes dans ses cauchemars. On entend les cris à n’importe quel moment. Ce souvenir se superpose au quotidien. Elle se remémore, également, la colère de son père qui s’exprimait dans la violence, les coups, les punitions extrêmes et les mauvais traitements. Elle en souffre encore à l’heure actuelle. N’accordant sa confiance et son amour à très peu de personnes. Elle a connu le grand amour, avec un A en majuscule, mais il l’a délaissée. Elle souffre également de cette animosité relationnelle avec sa jeune sœur, Sally. Les aléas de la vie les ont séparées, l’alcool les a éloignées, l’incompréhension, le déni, la peur les ont séparées. Bonnes ou mauvaises raisons, elles sont pourtant tout l’une pour l’autre. Ce soutien silencieux s’exprime de maintes manières. Entre elles, Paul, le mari de Sally, fait office de tampon. Présent, il mène ce rôle de réconciliateur.

 

Mais bien de choses semblent suspectes à Kate, notamment cette voisine irakienne a l’air d’être maltraitée par son mari. Ce petit garçon pleurant et se réfugiant dans son jardin la perturbe. Kate semble perdre la tête mais son intuition la pousse à croire que la voisine cache un très lourd secret. Que découvrira t-elle ?

 

Ce thriller est totalement bouleversant, intriguant, poignant, intense, déchirant. Il met en exergue la folie des hommes, la violence, les démons. L’atmosphère sombre, inquiétante, suffocante m’a plongée dans une guerre émotionnelle. Un combat haletant pour la vérité. Je n’ai pas été épargnée, j’ai pleuré et j’ai beaucoup souffert. J’ai été scotchée, totalement bluffée par cette intrigue.

 

Je ne peux que vous le conseiller. Un véritable coup de cœur pour ce thriller !

 

 

 

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MOTEL Lorraine de Brigitte Pilote.

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LITTERATURE – Nouveauté 2017

EDITIONS MICHEL LAFON

Service presse

 

 

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

« Quand j’ai ouvert les yeux, Miss me regardait d’une drôle de manière. Elle souffrait, ça se voyait sur son visage, mais pas à cause de mes fausses notes cette fois-ci. On aurait dit qu’elle retenait ses larmes. J’aimerais tant devenir une grande chanteuse ! J’imagine mon nom écrit en lettres de feu au-dessus des grandes portes en arche de l’église : GEORGIA ANGEL. Jacqueline dit que j’ai une voix d’ange et ce nom sera parfait pour moi. Je ferai du bien à tous ceux qui en ont besoin, même aux mamans mortes de chagrin. »

1977. Sonia, diseuse de bonne aventure, fuit Montréal avec ses deux filles, Lou et Georgia, pour trouver refuge à Memphis. Elles s’installent dans la chambre 306 du motel Lorraine, inoccupée depuis 1968 lorsque Martin Luther King y a été assassiné.

Chacune à sa manière cherche à accomplir son rêve, à trouver sa place dans un monde tumultueux.

 


 

Mon avis :

Voici un belle histoire d’hommes et de femmes, de jeunes adolescentes et de séniors dans le Memphis des années 80. La musique de Elvis Presley résonne encore dans les têtes et les cœurs ainsi que le martèlement des paroles de Martin Luther King.

Sur fond de ces doux mots, nous plongeons dans des histoires imbriquées qui s’emmêlent et qui se démêlent au grès des chants « negro spiritual » . Cette atmosphère magique mais également sombre m’a subjuguée.

Au début il m’a été difficile de suivre les différents personnages, mais au fur et à mesure de ma lecture, les éléments viennent former un tout. C’est une histoire émouvante remplie d’espoirs mais qui aussi parle de sujet sérieux, comme la ségrégation. L’auteure décrit dans sa juste mesure sans que cela devienne une obsession ou un combat. Tout est y fait dans la délicatesse.

« Motel Lorraine » est le lien qui unit le passé au futur et qui tente malgré ses murs délabrés d’insuffler cette once de liberté et de s’affranchir des chaines du passé.

Les personnages dénotent par leurs sincérités débordantes. Brigitte Pilote joue avec leurs défauts et leurs qualités, offrant aux lecteurs un immense panel de ressentis.

Georgia et Lou, deux jeunes adolescentes suivent leur mère dans sa vie de bohème. Cette femme, Sonia, est le genre de mère que l’on ne peut que mépriser : elle dirige d’une main de fer la vie de ses deux filles. Elles ne sont pas scolarisées et ne vivent que de chambres en chambres de motel. La télévision est la seule fenêtre ouverte sur le monde. Elles paraissent niaises au début mais vont prendre en maturité au fil des rencontres qui les marqueront à jamais. Cette nouvelle ville, Memphis est le lieu où tout va basculer, où les rêves de petites filles sont à porter de mains.

« Motel Lorraine » est une belle découverte parmi la rentrée littéraire. Ce livre surprend par l’intensité qui s’en dégage !

 

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Pour tout savoir sur Brigitte Pilote !

 

Le souffle des feuilles et des promesses de Sarah McCoy

souffle feuilles et promesse

 

Littérature internationale – Sortie le 1er juin 2017

Editions Michel Lafon

Service Presse

 

Je remercie les éditions Michel Lafon, via la plateforme NetGalley, de m’avoir confié ce livre en service presse.

Résumé : Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Sous des abords arrogants et rustres, il est en fait d’une compagnie agréable.
Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de XIXème  siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer.

Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.

Commence alors un chassé-croisé, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre et la France. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens ne font que croître. Le destin les réunira-t-il enfin ?

 

Mon avis : J’ai déjà entendu parler de Sarah McCoy grâce à son roman « un goût de canelle et d’espoir », qui est dans ma PAL depuis un moment. Lorsque NetGalley a proposé ce roman en service presse, je n’ai pas hésité un instant, trop curieuse de découvrir enfin la plume de cette auteure.

Nous rencontrons ici Hallie Erminie, une jeune femme qui rêve depuis toujours de devenir écrivain. Elle vient du « sud » mais décide d’aller tenter sa chance à New-York. Au cours d’une soirée, elle va rencontrer un journaliste Post Wheeler. Malgré son arrogance, Hallie apprécie sa compagnie. Mais tout s’écroule quand il part pour l’Alaska…. On va ensuite suivre Hallie et Post de la fin du 19ème siècle au début du 20ème, au cours de leurs voyages, de leurs retrouvailles et d’occasions manquées.

            Hallie Erminie est une femme décidée, qui ne recule devant rien pour devenir une auteure reconnue. Sa rencontre avec Post va la troubler et la relation qu’elle va développer avec lui va connaitre des hauts et des bas. Je regrette un peu qu’on tourne en rond par moment. Car de son côté, Post est tout aussi ambigu. Il décide de partir en Alaska suite à un problème de santé. Il ne va pas oublier Hallie mais pourtant, il va mettre du temps à reprendre contact avec elle. De nombreuses occasions manquées vont se succéder au fil des pages et elles ont entrainé des frustrations pour la lectrice que je suis.

            A l’issue de cette lecture, je suis mitigée. D’un côté, j’ai trouvé cette histoire très belle et elle permet également de découvrir une époque méconnue des Etats-Unis. En effet, l’histoire commence quelques années après la guerre de Sécession et on se rend compte que la séparation Nord/Sud est encore marquée. On constate également que déjà à cette époque, les Etats-Unis étaient un endroit où tout était possible. D’un autre côté, j’ai trouvé que l’histoire était un peu lente. Le jeu du chat et de la souris entre Post et Hallie Erminie est un peu fatigant à la longue. L’écriture à double voix est une bonne chose car elle permet de suivre l’évolution des deux personnages mais l’auto-apitoiement dont ils sont capables m’a un peu fatigué.

            Je recommande donc ce roman à tous les amoureux de belles histoires avec une héroïne qui a du caractère et qui aime les livres.

 

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Retrouvez l’univers de Sarah McCoy sur le site des éditions Michel Lafon

Retrouvez ce roman sur le site d’Amazon

 

Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – NOUVEAUTÉ 2017]

ÉDITIONS MICHEL LAFON

SERVICE PRESSE

 

Je remercie les éditions Michel Lafon ne m’avoir accordée ce service presse via Netgalley.

 

Résumé :

Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.

Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.

Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

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L’avis d’Esméralda :

Une lecture pétillante où l’humour, la dérision, le drame et la joie vont vous envoyer pour un aller simple sur votre nuage de plénitude.

Je vous avoue que le résumé est un peu trompe-œil, je m’attendais à une lecture mélancolique et grave où les larmes viendraient mouiller mes petits yeux. Et bien non, non et renon !! C’est une histoire où la mort et une promesse nous amènent sur une aventure pittoresque. Une vertigineuse descente où le lâché prise devient synonyme d’espoir. Une véritable histoire d’amitié qui perdure outre tombe.

Marie est l’incarnation même de la joie de vivre. Elle est loufoque, rigolote et attachante même sur son lit de mort, elle a cette dynamique de vous refiler le sourire et une patate d’enfer. L’histoire débute sur cette mort tragique qui vous arrache les tripes face à l’injustice de la vie. Mais, voilà Marie ne l’entend pas de cette oreille, elle sera présente aux côtés de sa meilleure amie ( qu’elle considère comme sa sœur) Molly, d’une manière peut conventionnelle, mais après tout pourquoi la mort devrait-elle être une barrière ? Voici Molly qui se retrouve avec douze enveloppes suspicieuses. Ne tenant plus, elle ouvre la première : et débute ainsi un drôle de périple qui va l’amener à se découvrir et vivre.

J’ai été tout de suite emballée par cette histoire : le thème, le contexte et les personnages m’ont charmée. Les filles sont aux antipodes l’un de l’autre : Marie est fofolle alors que Molly a ce besoin de sécurité, elle est réservée alors que son amie est une explosion de bonne humeur. Bref des filles que vous aimerez avoir à vos côtés pour de bons délires. Elles sont tellement vraies qu’on ne peut pas les oublier.

Je ne connaissais pas cette auteure et je suis ravie d’avoir découverte sa plume. En toute légèreté, elle vous transmet toutes les émotions de ses personnages. D’une situation délicate, elle arrive à donner à son histoire une dimension humaine et chaleureuse.

Bon Dieu qu’est ce que j’ai pu rire !!!!!

« Tu as promis que tu vivrais pour moi » est a dévoré sans modération, sur un transat avec un Mojito. Vous serez ravie de rencontrer Molly et Marie et vous vous délecterez de cette véritable histoire d’amitié qui va vous refilez le sourire jusqu’aux oreilles.

Ps : éclats de rire assurés, ne vous étonnez pas si on vous regarde bizarrement, surtout si vous êtes à la plage !  🙂 🙂 😉

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Tu as promis que tu vivrais pour moi.jpgL’avis de Lilie : A la lecture du quatrième de couverture, ce roman m’avait déjà conquise mais j’étais loin d’imaginer la vague d’émotions que j’allais ressentir en tournant les pages.

Nous faisons ici connaissance avec Molly, une trentenaire enfermée dans la routine et dans un train-train quotidien qui ne lui correspond pas forcément. Lorsque sa meilleure amie meure et lui laisse des lettres, Molly hésite…. puis prend le pari de reprendre sa vie en mains.

Molly est une femme forte qui s’ignore. Par facilité, elle a pris un job alimentaire et elle vit avec un petit ami parfait qui ne la fait pourtant pas rêver. La mort de Marie va tout remettre en question et va l’obliger à sortir de sa zone de confort. Grâce à elle, elle va se recentrer et enfin donner du sens à sa vie. Molly est pétillante, telle une chrysalide qui peine à devenir papillon. Mais quand le processus est lancé, plus rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Comme Esméralda, j’ai eu un peu peur que ce livre nous entraine dans un tourbillon d’émotions négatives… Mais finalement, je vous rassure, c’est un hymne à la vie !! On rit beaucoup, on pleure, un peu, mais surtout on suit avec un regard bienveillant l’évolution de Molly et tout ce qu’elle va arriver à construire. Jusqu’au bout, on est surpris et on doute aux côtés de notre héroïne. Je dois avouer que j’ai eu du mal à refermer ce roman et à laisser partir Molly. En effet, je me suis beaucoup attachée à elle, à ses valeurs et à son courage de se prendre en main alors que sa vie semblait tracée.

Pour conclure, je ne peux que vous recommander cette lecture pleine de vie qui parle d’amitié, des voies qu’on ne choisit pas toujours pour les bonnes raisons et du fait qu’à tout moment, on peut décider de changer de route. Venez-vite découvrir les aventures de Molly et de ses proches et découvrez à quel point une promesse peut vous permettre de tout changer.

 

Pour tout savoir sur Carène Ponte et les éditions Michel Lafon : c’est par ICI !