Sœurs de Bernard Minier

soeurs perso

Roman policier – Sortie au format poche le 21 mars 2019

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5

 

Résumé : Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes et attachées à des troncs d’arbres.
C’est la première enquête du jeune Martin Servaz qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. L’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

 

Mon avis : J’avais essayé de me lancer dans la lecture d’un roman de Bernard Minier, il y a quelques années. Si je dois être honnête, je n’avais pas tellement accroché. Pourtant, mes amies lectrices ne cessaient de me vanter les mérites de cet auteur, de ses romans, des aventures de Servaz…. Bref, j’avais l’impression de rater quelque chose. Il y a quelques semaines, ma cousine Ankya, blogueuse également, m’a proposé de lire, dans le cadre de nos challenges lecture, la dernière enquête de Martin Servaz, le roman « Sœurs » qui est paru, fin mars, au format poche. Ni une, ni deux, j’ai accepté de relever ce défi et croyez-moi, je ne le regrette absolument pas !

Au départ, nous sommes en 1993, à Toulouse. Deux cadavres sont découverts en bord de Garonne, deux sœurs habillées dans des robes de communiantes. Une est défigurée, les deux sont mortes et avaient en commun une fascination pour Erik Lang, un auteur à succès, qui entretenait avec elles une relation épistolaire étrange. Innocenté, il s’en sort mais tout cela laisse un goût d’inachevé à l’inspecteur Servaz. En 2018, la femme de cet auteur est retrouvée morte. Pour Servaz, c’est l’occasion de se replonger dans l’univers de cet homme étrange. Et si la mort de la femme de Lang était liée aux meurtres de 1993 ? Lang était-il vraiment innocent à l’époque ? Qui aurait intérêt à le remettre, ainsi, dans la lumière ?

Quand on me disait que Martin Servaz était un enquêteur de talent, j’avais du mal à le croire. Désormais, j’en suis convaincue ! C’est un professionnel acharné, volontaire, qui ne lâche rien et qui, quand il a une idée en tête, ne la laisse pas tomber avant d’être sûr de lui. J’ai beaucoup aimé ce personnage et vais de ce pas me remettre dans la lecture de ses autres aventures (car celle-ci est la cinquième dans lequel il intervient, vous savez bien que j’ai du mal à lire les séries dans l’ordre…). J’aimerais aussi vous parler de Lang, le principal suspect. Au premier abord, il est détestable car sûr de lui, prétentieux, hautain, bref, tout ce qu’on déteste. Pourtant, lorsque sa femme est retrouvée morte, on découvre un autre aspect de sa personnalité, une sensibilité dissimulée et révélée par ce drame. Tout au long de ma lecture, j’ai alterné entre interrogation, énervement et pitié pour lui. Au final, je ne vous dirai pas quel sentiment l’emporte tellement j’ai été surprise par tout ce qui peut lui arriver au fil des pages.

Ce roman a été une bonne surprise pour moi. L’auteur a du talent, une plume très addictive, très fluide, qui vous fait tourner les pages sans même vous en rendre compte. Tout au long de l’enquête, il dissémine des indices, plus ou moins pertinents, qui permettent, ou pas, de se diriger vers le dénouement final. Concernant la fin, je suis mitigée. En effet, j’ai été bluffée par de nombreux éléments et par la complexité de la conclusion de l’enquête. En revanche, je suis un peu plus perplexe sur l’ultime rebondissement qui conclut cette affaire. J’ai envie de demander : mais pourquoi ? Cet évènement ne s’imposait pas, selon moi, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai pris au cours de cette lecture. De plus, l’intrigue se déroulant à Toulouse, j’ai pris plaisir à déambuler dans ma ville au fil des pages.

Pour conclure, je vais de ce pas me lancer, dans l’ordre, dans la lecture des aventures de Servaz. « Glacé » m’attend déjà dans ma PAL, les autres devraient suivre. Concernant « Sœurs », je ne peux que recommander sa lecture à tous les amateurs de romans policiers qui aiment le suspense, les enquêtes à rebondissement et les enquêteurs charismatiques. Venez douter, chercher et être étonnés tout au long de ce livre qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’au bout !

 

image-principale-page-liens-utiles

Pour retrouver l’univers de l’auteur, rendez-vous sur son site officiel !
Retrouvez ce roman sur le site des éditions Pocket
Retrouvez-le également sur Amazon
Envie de savoir ce qu’en a pensé ma cousine Ankya ? Rendez-vous sur son blog!
Publicités

Mille femmes blanches de Jim Fergus

20190314_195944.jpg

Littérature américaine – roman paru le 5 mai 2011

Editions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable » et « coup de cœur »

 

Résumé : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…
« Un roman splendide, puissant et engagé. » Jim Harrison

Cet ouvrage a reçu le prix du Premier roman étranger

 

Mon avis : J’ai reçu ce livre, il y a quelques années maintenant, en cadeaux. Comme souvent, on empile les livres, on attend le bon moment….qui ne semble jamais arriver. Alors, j’ai pris comme bonne résolution cette année de faire descendre ma PAL qui ne cessait de grossir depuis 4 ans et le premier livre sorti est celui-ci. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’il me tarde d’en sortir un nouveau si j’éprouve le même plaisir à le lire !!

Dans ce roman, nous suivons May Dodd. Avec d’autres femmes, elles vont être données aux Cheyennes, afin de les « civiliser » et échangées contre des chevaux. Milles femmes blanches contre milles chevaux. Réticent au départ, le gouvernement américain finit par accepter ce marché et part donc à la recherche de femmes voulant changer de vies. May Dodd, internée depuis quelques temps pour « débauche sexuelle », voit là une porte de sortie lui permettant d’échapper à l’asile. Au fil de ses carnets, nous suivons ses aventures, du voyage jusqu’à son installation et sa vie chez les Cheyennes.

May Dodd est tombée amoureuse de la mauvaise personne, un contremaître qui travaillait sur l’exploitation familiale. Tombée rapidement enceinte, elle quitte sa famille pour vivre, hors mariage, avec Harry et son enfant. Quelques années après, un deuxième enfant arrive et le couple bat de l’aile. Un soir, May est piégée par sa famille, internée de force et aucune issue ne semble possible. Quand les émissaires du gouvernement lui proposent d’aller vivre parmi les Cheyennes, elle accepte et se fait rapidement des amies parmi les autres volontaires en se positionnant en quelques sortes en leader. Mais cette nouvelle vie ne sera pas un long fleuve tranquille pour elle et ses camarades. En effet, les us et coutumes ainsi que les mœurs indiennes diffèrent de celles qu’elles ont toujours connues et les conditions de vie sont un peu draconiennes. Néanmoins, elles vont trouver là-bas une famille, avec des valeurs de solidarité et la mise en avant de la valeur travail. Rapidement, elles vont aussi se rendre compte que les « blancs » ne tiennent pas toujours paroles et que l’avenir de leur nouveau peuple est loin d’être serein.

Ce roman m’a bouleversée. En effet, on en découvre un peu plus sur les habitudes des Cheyennes, leur mode de vie si particulier mais aussi les persécutions qu’ils ont dû subir. On entend souvent parler des « cow-boys et des indiens », mais après avoir lu ce livre, on se demande qui sont les sauvages et qui sont les hommes civilisés. Lors de ma lecture, je me suis souvent révoltée et j’ai été choquée par le comportement qu’ont pu avoir les Américains vis-à-vis du peuple indien. Certes, c’est un roman mais on ne peut s’empêcher de penser qu’une petite part de ce qui est décrit est proche de la réalité. La rédaction de ce livre, écrit sous forme de lettres, est originale et permet de cibler des moments de vie. L’écriture de l’auteur est plaisante, facile à lire et elle vous fait rentrer facilement dans l’histoire.

Pour conclure, « mille femmes blanches » est un roman incontournable que tout lecteur doit avoir dans sa bibliothèque. C’est une histoire bouleversante et révoltante qui vous fera sûrement changer de regard sur l’histoire américaine et qui donne envie d’en savoir plus. Pour ma part, « la vengeance des mères », la suite de ce roman, m’attend. Aucun doute qu’elle ne trainera pas des années sur mes étagères !!

 

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez tout l’univers de Jim Fergus sur son site officiel
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket
Retrouvez-le aussi sur Amazon

 

Désolée, je suis attendue d’Agnès Martin-Lugand

20181029_160834

Littérature française – livre sorti en poche le 6 avril 2017

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son seul moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu importe les reproches, elle a simplement fait un choix, animée d’une farouche volonté de réussir.
Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé…

 

Mon avis : Amoureuse de la plume d’Agnès Martin-Lugand, ce roman dormait dans ma PAL depuis un peu plus d’un an. En panne d’inspiration ces derniers temps, je me suis tournée vers une « valeur sûre » et je dois vous dire qu’encore une fois, je n’ai pas été déçue par cette lecture !!

Le roman tourne principalement autour du personnage de Yaël. On la découvre étudiante qui n’aime pas se prendre la tête puis dix ans plus tard en tant que working girl. En dix ans, tout a changé et elle ne vit plus que par et pour son boulot. Mais le jour où Marc ressurgit puis qu’elle perd pied au cours d’une mission de traduction, tout change pour elle et sa vie, qu’elle pensait toute tracée, ne va peut-être pas suivre le chemin prévu.

Yaël est une jeune femme surprenante. Quand on la découvre stagiaire dans une agence de traducteur, elle est nonchalante et espère profiter de la vie après son stage. Quand on lui propose un travail au sein de l’agence, elle hésite…. Pourtant, le départ de Marc et le sens persuasif de son patron vont la transformer en une femme froide, professionnelle et téméraire. Elle ne passe plus de temps avec ses proches, que ce soit ses amis ou sa famille. On comprend au fil des pages que Yaël est une femme qui a verrouillé ses sentiments suite à des déceptions et qu’elle s’est engagé corps et âmes dans son boulot pour donner du sens à sa vie. Je l’ai trouvée parfois excessive mais j’ai trouvé intéressant qu’elle évolue au fil du roman, notamment pendant ses vacances ou ensuite auprès de ses collaborateurs. Têtue, elle saura prendre en considération les remarques qu’on va lui faire et le roman est tourné sur son évolution.

Vous l’aurez compris, une nouvelle fois la plume d’Agnès Martin-Lugand a fait mouche et a su me toucher. Comme souvent, on passe du rire aux larmes en l’espace de quelques lignes et on ne peut s’empêcher de vouloir poursuivre notre lecture. C’est un roman criant de vérité, qui fait penser, à de nombreux moments, à des situations que l’on a vécu ou auxquelles on a été confrontés. L’autrice est une magicienne des mots qui, grâce à leur utilisation, nous met du baume au cœur et au moral ! J’ai également apprécié le clin d’œil à un de ses précédents romans, « entre mes doigts le bonheur se faufile ». Pour ne pas spoiler ceux qui ne l’auraient pas encore lus, sachez que Yaël va travailler avec un des protagonistes de ce roman et devenir copine avec Iris. Enfin, le titre est parfait puisque c’est la formule préférée de la protagoniste à chaque fois qu’elle veut fuir une situation…. Donc très représentatif de son état d’esprit pendant une partie de l’histoire.

Pour conclure, ce roman est un coup de cœur, dans la lignée des autres écrits par l’autrice. Comme toujours, ces pages de vie donnent l’occasion de déconnecter de notre quotidien tout en nous incitant à nous questionner sur nos pratiques et sur nos agissements. Malgré son caractère bien trempé, Yaël est une héroïne attachante car on comprend qu’elle a construit sa carapace sur des fêlures qui l’ont également aidée à évoluer et avancer dans la vie. Amateurs de romans évoquant des pages de vie, ce livre est fait pour vous et il se savoure sans aucune retenue avec plaisir et émotion.

 

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez tout l’univers de l’autrice ici

Retrouvez ici ma chronique d' »Entre mes mains le bonheur se faufile » dont on retrouve les protagonistes ici

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket

Retrouvez également ce roman sur Amazon

 

La dernière des Stanfield de Marc Levy

La dernière des Stanfield perso

Littérature française – sortie en format poche le 18 mai 2018

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres.
Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel.

George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec.

Lui aussi reçoit un message accusant sa mère des mêmes faits.

Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas.

L’auteur des lettres leur donne rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore.

Quel est le lien qui les unit ?

Quel crime leurs mères ont-elles commis ?

Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ?

Au cœur d’un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée de l’été 1944, à Baltimore dans la liberté des années 1980, jusqu’à Londres et Montréal de nos jours.

 

Mon avis : Je suis Marc Levy quasiment depuis ses débuts. J’attends toujours avec impatience la sortie en format poche de ses romans mais aussi avec une pointe d’appréhension car parfois, je n’arrive pas à accrocher. « La dernière des Stanfield » est le parfait exemple de tout ce que j’aime mais aussi tout ce que je reproche à l’auteur.

Elanor-Rigby vit en Angleterre. Elle a perdu sa mère et reçoit un courrier lui affirmant que sa mère n’a pas le passé qu’elle lui a toujours décrit. Au Canada, Georges-Harrison reçoit lui aussi un courrier parlant des secrets de sa mère. Tous les deux se retrouvent à Philadelphie alors qu’ils ne se connaissent pas. Ils vont vivre une aventure intense, à la recherche du passé de leurs mères et en apprendre plus sur leurs origines.

Eleanor-Rigby est une jeune femme solitaire. Reporter spécialisée dans les voyages, elle a peu d’attaches et voit peu sa famille : son père, veuf, sa sœur Maggie et son frère Michel. Après cette lecture, je peux affirmer qu’Eleanor-Rigby est une femme qui sait ce qu’elle veut et qui ne baisse pas les bras face aux difficultés. Lors de la réception de la lettre accusant sa mère, elle va douter mais elle va aller jusqu’au bout de sa quête pour en savoir plus sur son passé et pour comprendre. J’ai beaucoup aimé ce personnage car c’est une femme forte, déterminée et tenace. De son côté, Georges-Harrison est un jeune homme qui a grandi au Canada avec sa mère. N’ayant jamais connu son père, il a souffert de cette absence et du regard que tout le monde portait sur sa mère. Pourtant, il a toujours été entouré d’amour et il a toujours entretenu une relation particulière avec sa mère. Lors de la réception du courrier, il va être désarmé mais il va quand même se lancer dans cette recherche. Avec Eleanor-Rigby, leur relation va connaitre les montagnes russes mais ils vont se compléter et s’appuyer l’un sur l’autre pour arriver à trouver la vérité.

A la fin de cette lecture, je suis embêtée. En effet, je dois avouer que je me suis profondément ennuyée pendant la moitié du roman. En revanche, j’ai été, encore une fois, happée par la suite qui m’a littéralement envoutée et embarquée dans un périple fou. Ce qui m’a gêné, c’est la longueur de la mise en place de l’intrigue. En effet, l’auteur a fait le choix d’un roman à plusieurs voix et à plusieurs époques. On se retrouve donc submergé par un grand nombre de personnages, qui évoluent à des époques différentes et en plus, Marc Levy alterne le point de vue interne et le narrateur externe, en fonction des chapitres. Ces alternances ont eu tendance à me perdre et j’ai eu du mal à accrocher avec la trame de l’histoire. Pourtant, une fois que les pièces du puzzle commencent à s’assembler, l’histoire est folle et vraiment bien menée. Le dénouement est prévisible par certains aspects mais encore une fois, l’auteur a su me surprendre avec deux ou trois petits rebondissements dont il a le secret.

Pour conclure, je recommande donc ce roman à tous ceux qui connaissent la plume de l’auteur et à tous ceux qui aiment les histoires de famille. Cette histoire n’est pas la plus légère ni la plus simple écrite par l’auteur donc si vous ne connaissez pas sa plume, ne commencez pas par celui-là. Néanmoins, c’est un roman intéressant si on prend le temps d’entrer dans l’histoire.

 

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez « la dernière des Stanfield » en format poche ici

Si vous préférez le format broché, c’est par là

Retrouvez également « la dernière des Stanfield » sur Amazon

J’ai toujours cette musique dans la tête d’Agnès Martin-Lugand

Livre petite musique

Littérature française – Livre paru le 16 mars 2017

Edition Michel Lafon

Lecture personnelle

 

Résumé : Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

Mon avis : Grande fan de la plume d’Agnès Martin-Lugand, je ressors un peu mitigée de cette lecture, je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Véra est mariée à Yanis qui travaille avec Luc, le frère de Véra. Luc et Yanis ont des caractères diamétralement opposés : autant Yanis est sanguin, créatif et impulsif, autant Luc est pragmatique, méfiant et surtout, il ne s’emballe pas quand un gros client vient les solliciter pour un projet de chantier. Ce client, c’est Tristan. Mystérieux, très riche, il va pousser Yanis à démissionner, se mettre à son compte et prendre son destin en main. Dans le même temps, il va devenir un protecteur également avec sa famille, en les invitant notamment dans sa résidence en Normandie pour les vacances. Dès le début, ce personnage m’a mise mal à l’aise. En effet, qui est-il ? Pourquoi soutient-il Yanis comme cela ? Ne joue-t-il pas un double jeu avec lui et sa famille ? Quand à Véra, elle m’a parfois agacée car elle sent que son mari n’est plus le même….. et pourtant, elle ne cherche pas à en savoir plus ni à savoir pourquoi. Enfin Yanis, on sent rapidement qu’il perd pied et grâce à la double narration. On comprend au fil des pages qu’il ne sait plus comment rattraper le coup mais sa fierté m’a dérangé. Enfin, mes personnages secondaires, Luc et Charlotte, la meilleure amie de Véra, ils sont détestables avec le couple car ils sentent bien que Tristan cache un secret. J’ai trouvé qu’ils étaient beaucoup dans le jugement et mis à part à la fin, où on les retrouve avec joie, je les ai trouvé très critiques et qu’ils soutenaient peu Yanis et Véra dans le nouveau projet de vie qu’ils ont choisi.

Ensuite, cette histoire est un peu plus sombre que les précédentes de l’auteure. En effet, on a l’impression de se retrouver ici dans une spirale infernale et psychologiquement, c’est parfois un peu compliqué. Du coup, j’ai pris un peu moins de plaisir à lire ce roman car je n’ai pas retrouvé la légèreté qui me plaisait tant dans les ouvrages de l’auteure. Néanmoins, je dois lui reconnaitre qu’elle ne perd pas en fluidité et en efficacité. En effet, on vibre, on tremble et on espère au côté de Yanis et Véra, au fil de l’avancée de l’histoire et la double narration est une excellente idée pour mieux comprendre l’état d’esprit de chacun. Comme d’habitude, j’ai eu du mal à poser le roman avant de l’avoir terminé mais je regrette la noirceur et le parfum de « malaise » qui se dégage d’une bonne partie de l’histoire.

Enfin, j’ai presque trouvé cette histoire trop réaliste. Je m’explique : quand Tristan propose à Yanis de l’aider à monter sa boite sans aucune contrepartie ou presque, on se dit tous que quelque chose ne tourne pas rond. Au fil des pages, on voit le piège se refermer sur Yanis, sa famille souffrir et perdre ses repères…. Et moi, ça m’a fait mal de lire ça ! Car oui, j’aime aussi la lecture pour m’évader. Ici, j’ai retrouvé dans l’histoire des éléments qui arrivent malheureusement bien plus qu’on ne le pense à de nombreuses personnes quotidiennement. C’est bien de mettre un coup de projecteur sur les difficultés de l’auto-entrepreneur ou celles de mener de front sa vie de famille et sa vie professionnelle mais ce n’était pas ce que j’avais envie de lire à ce moment-là.

Pour conclure, je dois dire que je suis vraiment mitigée ; d’un côté, j’ai été une nouvelle fois charmée par la plume d’Agnès Martin-Lugand qui nous emmène là où elle veut. D’un autre côté, j’ai été déstabilisée par la noirceur de l’histoire. En effet, même si le quatrième de couverture laisse à penser que nos héros vont se retrouver face à un dilemme et un choix de vie, je ne pensais pas me sentir autant mal à l’aise au cours de ma lecture. J’espérais de la légèreté, je n’en ai pas eu. Je recommande donc ce roman aux lecteurs fans de la plume d’Agnès Martin-Lugand et de romans réalistes. Par contre, à tous ceux qui cherchent de la légèreté, passez votre chemin !

 

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon

Retrouvez ici tout l’univers de l’auteure et tous ses romans en format Pocket

Retrouvez le également sur Amazon au format Pocket

 

Entre mes mains le bonheur se faufile d’Agnès Martin-Lugand

entre mes mains le bonheur se faufile

 

Littérature française – Sortie le 7 mai 2015

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.

 

Mon avis : Même si j’avais apprécié ses deux autres romans, j’ai longuement hésité avant de lire celui-ci. La raison ? Le thème ne m’inspirait pas plus que ça…. J’ai finalement profité de mes vacances pour me lancer. Croyez moi ou non, j’ai de nouveau été frappé par le « syndrome Agnès Martin-Lugand », c’est à dire une incapacité à quitter le canapé avant de connaitre le dénouement de ce roman !!

                Ici, nous faisons connaissance avec Iris, une femme qui vivote en province. Elle travaille dans une banque et est mariée avec un médecin qui fait des horaires à rallonge. Lors d’un repas de famille, elle apprend que ses parents lui ont volé son rêve : intégrer une école pour devenir couturière. Ni une, ni deux, elle reprend son destin en main et décide de partir sur Paris pour suivre une formation de couture. Là-bas, tout son équilibre va être bouleversé tandis que Marthe et Gabriel vont modifier sa façon de vivre.

                J’ai beaucoup aimé le personnage d’Iris. Une trentenaire qui décide de dire « non » à un quotidien qui ne lui convient pas, j’ai trouvé ça très courageux. J’ai trouvé son mari faible et il représente tout ce que je déteste chez un homme en faisant tout pour ne pas soutenir son épouse. Gabriel et Marthe sont mystérieux et on en apprend plus sur eux tout au long du roman.

                Encore une fois, Agnès Martin-Lugand réussit donc son pari en nous offrant une leçon de vie. L’écriture est addictive et on suit Iris dans sa quête du bonheur et dans ses interrogations. C’est une histoire qui, une nouvelle fois, nous permet de brosser une large palette d’émotions et qui devrait vous faire vibrer, pleurer mais aussi sourire. Pour finir, profitez de vos vacances pour vous plonger dans la vie d’Iris et venez constater que le bonheur ne tient souvent…qu’à un fil !

 

liens-utiles

 

Retrouvez l’univers d’Agnès Martin-Lugand sur le site des éditions Pocket

Confess de Colleen Hoover

confess

 

Romance – Sortie en poche le 27 avril 2017

Editions Pocket

Lecture Personnelle

 

Résumé : Auburn Reed a des plans très précis pour l’avenir et ne laissera personne se mettre sur son chemin! Mais lorsqu’elle franchit la porte d’une galerie d’Art à Dallas pour un entretien qui la pousse vers Owen Gentry. L’énigmatique artiste semble avoir beaucoup de choses à cacher à tout prix. Pour tenter de découvrir ses secrets les plus intimes, Auburn va baisser sa garde pour comprendre qu’elle risque bien plus gros qu’elle ne le pensait.

Pour se construire, chacun devra tout confesser. Mais parfois, la vérité est plus douloureuse que le silence…

Mon avis : A la lecture du quatrième de couverture, j’étais un peu sceptique. Cependant, connaissant la plume de Colleen Hoover, je me suis finalement laissée tenter….. De plus, avec la sortie de l’adaptation en série aux Etats-Unis, je me suis dit que c’était le moment de me lancer.

            Au départ, nous rencontrons Auburn, une jeune femme qui semble avoir plein de problèmes et, de ce fait, une vie très compliquée. Un soir, elle accepte de faire un extra dans la galerie d’Owen Gentry. Tout de suite, une attraction est palpable entre les deux. Mais leur relation est-elle raisonnable ? Que cache Owen ? Que doit faire Auburn pour assurer son avenir auprès de son fils ?

            Auburn, malgré sa situation difficile, est une jeune femme avec une force de caractère extraordinaire. Tous ses gestes et actions sont dirigés dans un seul et unique but : protéger son fils et rester à ses côtés. Owen, quand à lui, est un artiste qui se sert des confessions déposées par des anonymes pour peindre des toiles. Cependant, il semble avoir un lourd passé et toutes ses actions vis-à-vis d’Auburn ne sont pas toujours compréhensible de prime abord. Mais, je doute que votre petit cœur résiste à ce charmant jeune homme…. qui m’a fait fondre. Concernant les personnages secondaires, j’ai détesté Lydia, la belle-mère d’Auburn et Trey, le beau-frère d’Auburn, qui va tout faire pour l’attirer dans ses filets.

            Encore une fois, la plume de Colleen Hoover fait des miracles. Elle aborde des thèmes compliqués, la pression familiale, les difficultés des jeunes mères célibataires, mais nous transporte également grâce à un tourbillon d’émotions, l’amour, la tristesse et le sens du devoir. Lors de cette lecture, je n’ai pas réussi, encore une fois, à retenir mes larmes. J’ai souffert au côté d’Owen et Auburn et me suis pendant longtemps demandée si un « happy end » était possible…. Les évènements s’enchainent sans qu’aucune lassitude n’apparaisse. Je recommande donc cette lecture à tous les amoureux de jolies histoires qui font vibrer. Ce roman est une pépite émotionnelle à sortir de vos PAL sans attendre !

 

liens-utiles

 

Retrouvez Confess sur le site des Editions Pocket