J’ai toujours cette musique dans la tête d’Agnès Martin-Lugand

Livre petite musique

Littérature française – Livre paru le 16 mars 2017

Edition Michel Lafon

Lecture personnelle

 

Résumé : Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

Mon avis : Grande fan de la plume d’Agnès Martin-Lugand, je ressors un peu mitigée de cette lecture, je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Véra est mariée à Yanis qui travaille avec Luc, le frère de Véra. Luc et Yanis ont des caractères diamétralement opposés : autant Yanis est sanguin, créatif et impulsif, autant Luc est pragmatique, méfiant et surtout, il ne s’emballe pas quand un gros client vient les solliciter pour un projet de chantier. Ce client, c’est Tristan. Mystérieux, très riche, il va pousser Yanis à démissionner, se mettre à son compte et prendre son destin en main. Dans le même temps, il va devenir un protecteur également avec sa famille, en les invitant notamment dans sa résidence en Normandie pour les vacances. Dès le début, ce personnage m’a mise mal à l’aise. En effet, qui est-il ? Pourquoi soutient-il Yanis comme cela ? Ne joue-t-il pas un double jeu avec lui et sa famille ? Quand à Véra, elle m’a parfois agacée car elle sent que son mari n’est plus le même….. et pourtant, elle ne cherche pas à en savoir plus ni à savoir pourquoi. Enfin Yanis, on sent rapidement qu’il perd pied et grâce à la double narration. On comprend au fil des pages qu’il ne sait plus comment rattraper le coup mais sa fierté m’a dérangé. Enfin, mes personnages secondaires, Luc et Charlotte, la meilleure amie de Véra, ils sont détestables avec le couple car ils sentent bien que Tristan cache un secret. J’ai trouvé qu’ils étaient beaucoup dans le jugement et mis à part à la fin, où on les retrouve avec joie, je les ai trouvé très critiques et qu’ils soutenaient peu Yanis et Véra dans le nouveau projet de vie qu’ils ont choisi.

Ensuite, cette histoire est un peu plus sombre que les précédentes de l’auteure. En effet, on a l’impression de se retrouver ici dans une spirale infernale et psychologiquement, c’est parfois un peu compliqué. Du coup, j’ai pris un peu moins de plaisir à lire ce roman car je n’ai pas retrouvé la légèreté qui me plaisait tant dans les ouvrages de l’auteure. Néanmoins, je dois lui reconnaitre qu’elle ne perd pas en fluidité et en efficacité. En effet, on vibre, on tremble et on espère au côté de Yanis et Véra, au fil de l’avancée de l’histoire et la double narration est une excellente idée pour mieux comprendre l’état d’esprit de chacun. Comme d’habitude, j’ai eu du mal à poser le roman avant de l’avoir terminé mais je regrette la noirceur et le parfum de « malaise » qui se dégage d’une bonne partie de l’histoire.

Enfin, j’ai presque trouvé cette histoire trop réaliste. Je m’explique : quand Tristan propose à Yanis de l’aider à monter sa boite sans aucune contrepartie ou presque, on se dit tous que quelque chose ne tourne pas rond. Au fil des pages, on voit le piège se refermer sur Yanis, sa famille souffrir et perdre ses repères…. Et moi, ça m’a fait mal de lire ça ! Car oui, j’aime aussi la lecture pour m’évader. Ici, j’ai retrouvé dans l’histoire des éléments qui arrivent malheureusement bien plus qu’on ne le pense à de nombreuses personnes quotidiennement. C’est bien de mettre un coup de projecteur sur les difficultés de l’auto-entrepreneur ou celles de mener de front sa vie de famille et sa vie professionnelle mais ce n’était pas ce que j’avais envie de lire à ce moment-là.

Pour conclure, je dois dire que je suis vraiment mitigée ; d’un côté, j’ai été une nouvelle fois charmée par la plume d’Agnès Martin-Lugand qui nous emmène là où elle veut. D’un autre côté, j’ai été déstabilisée par la noirceur de l’histoire. En effet, même si le quatrième de couverture laisse à penser que nos héros vont se retrouver face à un dilemme et un choix de vie, je ne pensais pas me sentir autant mal à l’aise au cours de ma lecture. J’espérais de la légèreté, je n’en ai pas eu. Je recommande donc ce roman aux lecteurs fans de la plume d’Agnès Martin-Lugand et de romans réalistes. Par contre, à tous ceux qui cherchent de la légèreté, passez votre chemin !

 

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Entre mes mains le bonheur se faufile d’Agnès Martin-Lugand

entre mes mains le bonheur se faufile

 

Littérature française – Sortie le 7 mai 2015

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.

 

Mon avis : Même si j’avais apprécié ses deux autres romans, j’ai longuement hésité avant de lire celui-ci. La raison ? Le thème ne m’inspirait pas plus que ça…. J’ai finalement profité de mes vacances pour me lancer. Croyez moi ou non, j’ai de nouveau été frappé par le « syndrome Agnès Martin-Lugand », c’est à dire une incapacité à quitter le canapé avant de connaitre le dénouement de ce roman !!

                Ici, nous faisons connaissance avec Iris, une femme qui vivote en province. Elle travaille dans une banque et est mariée avec un médecin qui fait des horaires à rallonge. Lors d’un repas de famille, elle apprend que ses parents lui ont volé son rêve : intégrer une école pour devenir couturière. Ni une, ni deux, elle reprend son destin en main et décide de partir sur Paris pour suivre une formation de couture. Là-bas, tout son équilibre va être bouleversé tandis que Marthe et Gabriel vont modifier sa façon de vivre.

                J’ai beaucoup aimé le personnage d’Iris. Une trentenaire qui décide de dire « non » à un quotidien qui ne lui convient pas, j’ai trouvé ça très courageux. J’ai trouvé son mari faible et il représente tout ce que je déteste chez un homme en faisant tout pour ne pas soutenir son épouse. Gabriel et Marthe sont mystérieux et on en apprend plus sur eux tout au long du roman.

                Encore une fois, Agnès Martin-Lugand réussit donc son pari en nous offrant une leçon de vie. L’écriture est addictive et on suit Iris dans sa quête du bonheur et dans ses interrogations. C’est une histoire qui, une nouvelle fois, nous permet de brosser une large palette d’émotions et qui devrait vous faire vibrer, pleurer mais aussi sourire. Pour finir, profitez de vos vacances pour vous plonger dans la vie d’Iris et venez constater que le bonheur ne tient souvent…qu’à un fil !

 

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Confess de Colleen Hoover

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Romance – Sortie en poche le 27 avril 2017

Editions Pocket

Lecture Personnelle

 

Résumé : Auburn Reed a des plans très précis pour l’avenir et ne laissera personne se mettre sur son chemin! Mais lorsqu’elle franchit la porte d’une galerie d’Art à Dallas pour un entretien qui la pousse vers Owen Gentry. L’énigmatique artiste semble avoir beaucoup de choses à cacher à tout prix. Pour tenter de découvrir ses secrets les plus intimes, Auburn va baisser sa garde pour comprendre qu’elle risque bien plus gros qu’elle ne le pensait.

Pour se construire, chacun devra tout confesser. Mais parfois, la vérité est plus douloureuse que le silence…

Mon avis : A la lecture du quatrième de couverture, j’étais un peu sceptique. Cependant, connaissant la plume de Colleen Hoover, je me suis finalement laissée tenter….. De plus, avec la sortie de l’adaptation en série aux Etats-Unis, je me suis dit que c’était le moment de me lancer.

            Au départ, nous rencontrons Auburn, une jeune femme qui semble avoir plein de problèmes et, de ce fait, une vie très compliquée. Un soir, elle accepte de faire un extra dans la galerie d’Owen Gentry. Tout de suite, une attraction est palpable entre les deux. Mais leur relation est-elle raisonnable ? Que cache Owen ? Que doit faire Auburn pour assurer son avenir auprès de son fils ?

            Auburn, malgré sa situation difficile, est une jeune femme avec une force de caractère extraordinaire. Tous ses gestes et actions sont dirigés dans un seul et unique but : protéger son fils et rester à ses côtés. Owen, quand à lui, est un artiste qui se sert des confessions déposées par des anonymes pour peindre des toiles. Cependant, il semble avoir un lourd passé et toutes ses actions vis-à-vis d’Auburn ne sont pas toujours compréhensible de prime abord. Mais, je doute que votre petit cœur résiste à ce charmant jeune homme…. qui m’a fait fondre. Concernant les personnages secondaires, j’ai détesté Lydia, la belle-mère d’Auburn et Trey, le beau-frère d’Auburn, qui va tout faire pour l’attirer dans ses filets.

            Encore une fois, la plume de Colleen Hoover fait des miracles. Elle aborde des thèmes compliqués, la pression familiale, les difficultés des jeunes mères célibataires, mais nous transporte également grâce à un tourbillon d’émotions, l’amour, la tristesse et le sens du devoir. Lors de cette lecture, je n’ai pas réussi, encore une fois, à retenir mes larmes. J’ai souffert au côté d’Owen et Auburn et me suis pendant longtemps demandée si un « happy end » était possible…. Les évènements s’enchainent sans qu’aucune lassitude n’apparaisse. Je recommande donc cette lecture à tous les amoureux de jolies histoires qui font vibrer. Ce roman est une pépite émotionnelle à sortir de vos PAL sans attendre !

 

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La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin-Lugand

la vie est facile

 

Littérature française – Sortie en poche le 2 juin 2016

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.

Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.

Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

Mon avis : très frustrée à la fin de la lecture de « les gens heureux lisent et boivent du caf », je me suis précipitée chez ma libraire préférée qui, heureusement pour elle, avait le roman dans ses bibliothèques. Une fois acheté, je me suis plongée avec plaisir dans ce roman que je n’ai pas lâché avant de l’avoir terminé.

On retrouve Diane, qui a repris sa vie en main, la gestion des « Gens heureux lisent et boivent du café » et qui, au cours d’une soirée rencontre Olivier. Diane semble de nouveau croire au bonheur et elle s’y autorise. Cependant, un évènement va venir tout perturber et elle va devoir retourner en Irlande pour soutenir un de ses amis (je ne vous donne aucun indice). Retourner là-bas va raviver des souvenirs mais aussi rouvrir la porte à des sentiments qu’elle pensait avoir enfoui.

Encore une fois, j’ai beaucoup aimé Diane, sa manière de faire face et surtout sa volonté de faire au mieux pour tout le monde. Par moment, on a juste envie de lui dire de lâcher prise…. Mais c’est Diane !! Olivier, son nouvel amoureux, est très patient et il va être une des pierres qui va l’aider à reprendre définitivement sa vie en main. J’ai également adoré retrouver Gabriel, toujours aussi déluré et fatigant par moment ! Mais n’est-ce pas le rôle des meilleurs amis d’être comme cela ? Enfin, la « famille » irlandaise m’avait manqué et j’étais heureuse de les revoir ici.

Comme dans le premier, j’ai beaucoup pleuré mais aussi ri et ai été émue pendant cette lecture. Agnès Martin-Lugand nous emporte une nouvelle fois dans son histoire. Je ne peux pas trop vous en dire car cela vous gâcherait la surprise au cours de la lecture. Sachez juste que vous n’êtes pas au bout de vos surprises et que l’auteure ne nous épargne pas sur les rebondissements. Un incontournable à ne pas laisser passer !

 

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Retrouvez ma chronique pour « Les gens heureux lisent et boivent du café » d’Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

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Littérature française – Sortie le 5 juin 2014

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : « Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.

Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

Mon avis : Ce livre m’a pendant longtemps fait de l’œil dans les rayonnages des librairies. J’aime beaucoup ce titre, qui représente un état d’esprit qui me correspond tout à fait. Ayant reçu ce livre pour mon anniversaire, je l’ai lu avec ma cousine dans le cadre de notre challenge lecture, catégorie « Feel-good » (et oui, car malgré le thème initial, vous allez voir que c’est un livre qui fait du bien).

Dans ce roman, nous faisons donc connaissance avec Diane, une jeune femme en deuil qui vient de perdre son mari et sa fille dans un accident de voiture. Pas du tout préparée à cette perte, elle perd tout goût à la vie et délaisse le café littéraire qu’elle avait monté avec son défunt mari, « les gens heureux lisent et boivent du café ». Heureusement que son meilleur ami, Gabriel, est là pour gérer le quotidien et lui maintenir la tête hors de l’eau ! Un jour, sur un coup de tête, elle décide de partir en Irlande. Son mari souhaitait y aller, pour lui rendre hommage et pour réapprendre à vivre, elle décide donc d’entreprendre ce voyage. Là-bas, elle va se retrouver dans une maison face à un certain Edward, personnage complexe et antipathique de prime abord, et elle va trouver du réconfort grâce à Abby et Jack, les propriétaires de la maison, mais aussi Judith, la sœur d’Edward.

Vous l’aurez compris, on est ici dans une histoire de famille et de reconstruction personnelle. Diane est une femme brisée. On la suit tout au long du roman et on souffre à ses côtés. J’ai été très touchée par son personnage et me suis vraiment attachée à elle. Quand à Gabriel, le meilleur ami, j’ai beaucoup aimé son côté protecteur mais aussi complètement déluré. Enfin Edward, je vous laisse le découvrir car c’est un homme complexe, torturé et son évolution ne pourra pas vous laisser de marbre.

J’ai adoré ce roman. La plume de l’auteure est ensorcelante car il est impossible de poser le livre une fois qu’on l’a ouvert. Lu en à peine vingt-quatre heures, j’étais très frustrée par la fin car Agnès Martin-Lugand nous laisse en plan. Heureusement, elle a écrit une suite dont vous trouverez la chronique dès demain sur le blog. Dans tous les cas, malgré le point de départ triste de l’histoire, je peux vous assurer que ce livre est un vrai feel-good car on referme le livre en ayant l’impression d’avoir aidé Diane dans son chemin de vie. Une pépite à ne pas laisser passer !

 

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