Sœurs de Bernard Minier

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Roman policier – Sortie au format poche le 21 mars 2019

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5

 

Résumé : Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes et attachées à des troncs d’arbres.
C’est la première enquête du jeune Martin Servaz qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. L’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

 

Mon avis : J’avais essayé de me lancer dans la lecture d’un roman de Bernard Minier, il y a quelques années. Si je dois être honnête, je n’avais pas tellement accroché. Pourtant, mes amies lectrices ne cessaient de me vanter les mérites de cet auteur, de ses romans, des aventures de Servaz…. Bref, j’avais l’impression de rater quelque chose. Il y a quelques semaines, ma cousine Ankya, blogueuse également, m’a proposé de lire, dans le cadre de nos challenges lecture, la dernière enquête de Martin Servaz, le roman « Sœurs » qui est paru, fin mars, au format poche. Ni une, ni deux, j’ai accepté de relever ce défi et croyez-moi, je ne le regrette absolument pas !

Au départ, nous sommes en 1993, à Toulouse. Deux cadavres sont découverts en bord de Garonne, deux sœurs habillées dans des robes de communiantes. Une est défigurée, les deux sont mortes et avaient en commun une fascination pour Erik Lang, un auteur à succès, qui entretenait avec elles une relation épistolaire étrange. Innocenté, il s’en sort mais tout cela laisse un goût d’inachevé à l’inspecteur Servaz. En 2018, la femme de cet auteur est retrouvée morte. Pour Servaz, c’est l’occasion de se replonger dans l’univers de cet homme étrange. Et si la mort de la femme de Lang était liée aux meurtres de 1993 ? Lang était-il vraiment innocent à l’époque ? Qui aurait intérêt à le remettre, ainsi, dans la lumière ?

Quand on me disait que Martin Servaz était un enquêteur de talent, j’avais du mal à le croire. Désormais, j’en suis convaincue ! C’est un professionnel acharné, volontaire, qui ne lâche rien et qui, quand il a une idée en tête, ne la laisse pas tomber avant d’être sûr de lui. J’ai beaucoup aimé ce personnage et vais de ce pas me remettre dans la lecture de ses autres aventures (car celle-ci est la cinquième dans lequel il intervient, vous savez bien que j’ai du mal à lire les séries dans l’ordre…). J’aimerais aussi vous parler de Lang, le principal suspect. Au premier abord, il est détestable car sûr de lui, prétentieux, hautain, bref, tout ce qu’on déteste. Pourtant, lorsque sa femme est retrouvée morte, on découvre un autre aspect de sa personnalité, une sensibilité dissimulée et révélée par ce drame. Tout au long de ma lecture, j’ai alterné entre interrogation, énervement et pitié pour lui. Au final, je ne vous dirai pas quel sentiment l’emporte tellement j’ai été surprise par tout ce qui peut lui arriver au fil des pages.

Ce roman a été une bonne surprise pour moi. L’auteur a du talent, une plume très addictive, très fluide, qui vous fait tourner les pages sans même vous en rendre compte. Tout au long de l’enquête, il dissémine des indices, plus ou moins pertinents, qui permettent, ou pas, de se diriger vers le dénouement final. Concernant la fin, je suis mitigée. En effet, j’ai été bluffée par de nombreux éléments et par la complexité de la conclusion de l’enquête. En revanche, je suis un peu plus perplexe sur l’ultime rebondissement qui conclut cette affaire. J’ai envie de demander : mais pourquoi ? Cet évènement ne s’imposait pas, selon moi, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai pris au cours de cette lecture. De plus, l’intrigue se déroulant à Toulouse, j’ai pris plaisir à déambuler dans ma ville au fil des pages.

Pour conclure, je vais de ce pas me lancer, dans l’ordre, dans la lecture des aventures de Servaz. « Glacé » m’attend déjà dans ma PAL, les autres devraient suivre. Concernant « Sœurs », je ne peux que recommander sa lecture à tous les amateurs de romans policiers qui aiment le suspense, les enquêtes à rebondissement et les enquêteurs charismatiques. Venez douter, chercher et être étonnés tout au long de ce livre qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’au bout !

 

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Pour retrouver l’univers de l’auteur, rendez-vous sur son site officiel !
Retrouvez ce roman sur le site des éditions Pocket
Retrouvez-le également sur Amazon
Envie de savoir ce qu’en a pensé ma cousine Ankya ? Rendez-vous sur son blog!

ON A TOUTE LA VIE POUR MOURIR de Cyrille Thiers.

 
[ RECUEIL DE NOUVELLES / POLICIER / ENQUÊTE – Nouveauté 2019 ]
338 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
Lu dans le cadre du RDV Mon Marathon Indé de Mai
 
Le résumé :
J’ai rassemblé dans cet ouvrage quinze histoires très noires dont certaines ont eu l’honneur d’être primées dans divers concours. Ces récits ont en commun la mort sous toutes ses formes, jusqu’aux plus improbables. Souvent violente, parfois glauque, elle façonne minutieusement la noirceur de ces intrigues en les parsemant de cadavres, d’ossements, et même de momies. Vous aurez probablement du mal à discerner les victimes des coupables. Néanmoins, jusqu’à l’hécatombe finale, je vous garantis un plaisir aussi malsain que jubilatoire en observant les acteurs de ces tranches de vies, ou plutôt devrais-je dire … de ces vies tranchées.[Illustration de couverture : André Taymans.]

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Voici un recueil de quinze nouvelles aussi qu’intrigant que jubilatoire. Une atmosphère sombre, inquiétante et noire comme la nuit. Quinze nouvelles subjuguantes, quinze scènes où l’inattendu frappe sournoisement à la porte pour mieux surprendre. Cadavres dans le placard ou autres endroits incongrus, les personnages éclectiques ont du mordant et du sang sur les mains. Cyrille Thiers a le sens de la mise en scène. Un peu d’Edgar Alan Poe et un peu de Stephen King, Cyrille Thiers a su me captiver dès le départ. Une plume acérée et légèrement morbide m’a plongée dans un univers captivant, dramatique, sanglant où la logique n’est pas celle que l’on peut appréhender dans un premier temps. Mais le plus surprenant est la manière dont Cyrille Thiers s’approprie son recueil. En effet, l’auteur a eu l’ingénieuse et l’originale idée de relier ses nouvelles. Un lien intrinsèque qui se concrétise dans la dernière nouvelle.

 

Ce recueil est juste stupéfiant. J’ai tout simplement adoré. Le format « nouvelle », pour une fois, ne m’a pas du tout frustrée. Je n’ai eu à aucun moment ce sentiment où il m’en fallait plus. Ces quinze nouvelles sont de longueurs inégales mais où le sujet est exploité de manière suffisante pour assouvir ma curiosité. L’originalité est partie prenante. L’humour noir et mini intrigue sont de rigueur pour mon plus grand des plaisirs. Parmi cette diversité, j’ai apprécié toutes les nouvelles. Seule une, « Conquistadors », m’a laissé coite. Petit bonus, Cyrille Thiers nous livre à la fin de son recueil LES SECRETS DE FABRICATION, une nouvelle idée géniale afin de découvrir les coulisses d’écriture d’un recueil sensationnel.

 

Maintenant place aux nouvelles que je vous décris en quelques mots.

 

MARCHE FUNÈBRE : enterrement, vengeance, pièce cachée.
LE SAPIN DE NOËLLE : cadeau de noël, haine, tempête meurtrière
TICKET GAGNANT : avarice, jackpot, malchance
LE TUEUR AU TOURNEVIS : journaliste, enquête, corps
MOZART EST LA : secret, marchandage, pizza empoissonnée
DÉRAPAGES : dénonciation, sniper, bombe, rancœur
GENEALOGIE APPLIQUÉE : famille, héritage, argent
LE SPECTRE DE L’AUTOCAR : bandes dessinées, casse automobile, trésor
SON PETIT DOIGT M’A DIT : disparition, corps enseveli, complot
VOUS ÊTES TOUS TÉMOINS : ascenseur, meurtre, deux coupables
GENEALOGIE APPLIQUÉE – la suite : ancêtre, seconde guerre mondiale, tunnel Jenner
LA CROUTE DU SIÈCLE : peinture, Picasso dissimulé, house noire
TUEURS EN PARALLÈLE : personnage atypique, piège, violeur
CONQUISTADORS : eau, destruction, âme
JE VAIS A RIO : avion, attentat, la plupart de tous les personnages
SECRETS DE FABRICATION : le making-off, Cyrille Thiers revient sur chaque nouvelle et délivre ainsi les petites anecdotes de fabrication.

 

Je vous invite vraiment à découvrir ce recueil. Je n’ai pas été déçue par cette lecture aussi riche qu’atypique. Un univers multiple où les cadavres exquis germent ici et là au sein d’une atmosphère où le mal crépite avec vigueur.

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Cyrille Thiers pour sa confiance et sa patience.

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… l’interview de Cyrille Thiers.

La page Facebook de Cyrille Thiers.

 

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LE DERNIER MYSTÈRE DE LA PIÈCE ROUGE de Louis-E Metan.

 
[ POLAR – Nouveauté 2019]
193 pages
Ma note : 3/5
Lu dans le cadre de Mon Marathon Indé de mai
Lien Kindle
 
Le résumé :
Un vendredi noyé sous les caprices de l’hiver, le jeune Louis se rend dans un ancien manoir pour faire le service. Mais ce qui devait être un simple week-end d’affaire entre gens aisés, se transforme peu à peu en une cérémonie mortuaire préméditée. Personnages mystérieux et souvenirs lointains, ils devront tous, enfermés dans ce manoir durant trois jours, se confronter à un invisible mais ingénieux tueur à mesure que les cadavres se succèdent.J’invite celui d’entre vous qui s’en sent capable, à résoudre le dernier mystère de la pièce rouge.Roman policier/thriller de poche, se déroulant en huis clos.
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Ambiance tamisée, flocons de neige à volonté, manoir austère, isolé et lugubre et une réunion peu commune juste avant les fêtes de Noël. Louis, jeune étudiant en droit et passionné de polar, a répondu à cette annonce dans le but de payer ses études. Confiant et optimiste, il est loin de se douter de la tragédie qui va se dérouler entre ses murs.

 

Digne d’un Agatha Christie et du célèbre jeu le Cluedo, ce court roman m’a replongée dans mes premiers amours : une enquête, un huis clos, une énigme, un mobile, une arme et des personnages potentiellement tous coupables.

 

Ce premier roman est une véritable réussite malgré quelques couacs et peut être le manque de développements, j’ai adoré l’ambiance et les traits psychologiques de tous les personnages à qui bien évidemment ont leur confierai le bon dieu. Après l’effroi de cette terrible découverte du premier corps, les esprits abattus se ressaisissent rapidement. Suspicion et crainte émergent doublées par l’incompréhension totale. L’inquiétude les envahit lorsque le deuxième corps est trouvé. Les échanges houleux résonnent dans la bâtisse et l’énervement est à son comble. Coincés pendant trois jours sans pouvoir joindre quiconque par le téléphone, la fatigue et les nerfs à vif se ressentent largement. Louis se reprend de son abattement et décide de plonger son nez dans cette affaire et de regrouper tous les éléments en sa possession. Et la finalité a de quoi largement surprendre.

 

LE DERNIER MYSTÈRE DE LA PIÈCE ROUGE est une très belle découverte. Un premier roman qui tient la route et surtout une trame complexe que Louis-E Metan maitrise à la perfection. Ce court roman se dévore avec envie et l’ambiance cosy hyper inquiétante a eu l’audace de titiller la curiosité. Du 100% enquête !

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Louis-E Metan pour sa confiance et sa patience.

 

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L’ÉTRANGE PENSION DE MRS SCRAGGE épisode 1 de Anna Kessou.

L’étrange pension de Mrs Scragge, 1er épisode de la série les enquêtes d’Antoinette: (Mystère et suspense aux Pays-Bas)
 
[ POLAR – 2018]
Auto-édition
248 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
Lu dans le cadre de MON PETIT MARATHON SPÉCIAL « INDE » de DÉCEMBRE.
Lien Kindle (gratuit)

 
Le résumé :
Antoinette n’est pas l’employée modèle de la CLEAN,
une agence de nettoyage dirigée par l’énigmatique
Monsieur Anselme, un ancien directeur de la sécurité…
A chaque nouveau client, une enquête à résoudre. Avec son
inséparable collègue, Mireille une Hollandaise à la langue
bien pendue, elle va sillonner villes et campagnes et venir
en aide même à ceux qui n’ont rien demandé !
Dans ce 1er épisode, découvrez :
• Comment Antoinette, nurse anglaise charmante, mais un
peu cynique est devenue femme de ménage à la CLEAN
• Comment arriver à la tête d’un trafic de cocaïne colombienne
• Pourquoi les diamants sont les meilleurs amis des femmes
et des pirates
• Et que tous les souterrains mènent aux bibliothèques
Alors, remontez votre plaid, ajoutez une bûche dans la
cheminée et faites chauffer la bouilloire.
Vous reprendrez
bien un peu de fantaisie et de suspense avec votre Earl Grey?

 
Mon avis :
Je suis depuis plus d’un an maintenant les enquêtes d’Antoinette. Ses enquêtes et son personnage atypique avait éveillé ma curiosité et je dois dire que depuis j’attendais impatience la sortie du livre.
Antoinette est un sacré bout de femme. Nurse de son état, elle a élevé un jeune homme aristocrate anglais qui a eu le mérite de lui poser de sacrés problèmes. Et le dernier en date est bien plus spectaculaire que dérangeant. Nurse Tina se voit enfiler le costume de gros bonnet de trafic de drogue et se met dans une situation cocasse afin de sauver les fesses de son petit protégé. Empêtrée dans les ennuis jusqu’au cou, Antoinette est mise à la porte par les aristocrates de parents. Partie se réfugier chez un de ses bon amis qui semblent détenir plus d’un tour dans sa poche, tout semble sous contrôle. Au revoir Londres, bonjour Paris. Accueillie par un étrange bonhomme, dirigeant de la société CLEAN, la voici quelques jours plus tard direction le Pays-Bas pour une mystérieuse mission.
Nurse Tina se transforme alors en femme de ménage au plumeau qui démange. Ce grand hôtel a tout du charme atypique de la Hollande. Si seulement la gérante n’était pas aussi acariâtre et la gouvernante n’inspirait pas méfiance, cela aurait pu passer pour de belles vacances. L’aventure est loin de s’arrêter à chasser la poussière lorsqu’une vieille histoire de pirates et de trésor résonne dans ces étranges murs. Nom d’un plumeau, la curiosité d’Antoinette sera assouvie lorsque tout ceci sera aussi clair que l’eau de roche !
Je dois dire que j’ai été extrêmement surprise par ce premier épisode. Anna Kessou cachait bien son jeu. Elle entraine son lecteur dans une enquête totalement hallucinante où elle maitrise à la perfection le suspense. Tel qu’Hercule Poirot, Antoinette pointe du doigt les irrégularités et son flair la porte là où il faut. Antoinette est un personnage atypique que j’adore. Son humour, sa présence d’esprit, son intelligence et son goût pour le thé fait d’elle un personnage aux multiples talents. J’ai été embarquée dans une aventure époustouflante grâce à la plume talentueuse d’Anna Kessou. Un style frais, pimpant où se mêle curiosité et sérieux avec une touche de simplicité.
Je t’invite de tout mon cœur à découvrir ce premier épisode, de plus il est gratuit. Je suis persuadée que tu passeras un super moment en compagnie des frasques d’Antoinette.
 
#Esméralda

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Découvre l’univers trépidant d’Anna Kessou sur son site.

Découvre l’enquête d’Antoinette qui nous a rendu visite : « La bataille des chocolatines ».

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L’HOMME QUI AIMAIT TROP LES LIVRES de Allison Hoover Bartlett.


[ ESSAI – Nouveautés 2018]
Editions Marchialy
Traduction : Cyril Gay
Titre original : The Man Who Loved Books Too Much, 2010
331 pages
Ma note : 3/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle




Le résume :


Jusqu’où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu’où iriez-vous pour avoir une pleine bibliothèque remplie de vos livres préférés ?
John Gilkey a dérobé pour plus de 100 000 dollars de livres anciens. Son but : réunir une collection de livres rares à son image. Dès lors, comment attraper un voleur qui ne subtilise des livres que pour compléter sa bibliothèque personnelle ?
C’était sans compter sur la ténacité de Ken Sanders, libraire de livres ancien irascible, qui se surnomme lui-même biblioflic. S’ensuit une traque de plusieurs années entre un voleur obsessionnel et un libraire obstiné prêt à bondir au moindre faux-pas.
Le récit d’une traque qui nous plonge dans l’univers trop peu connu du livres anciens.
Allison Hoover Bartlett est une journaliste américaine. Elle découvre le monde secret du livre ancien le jour où un ami lui confie un exemplaire d’un herbier du XVIIème siècle. Intriguée, elle choisit de se frayer un chemin dans ce milieu mystérieux et très masculin.
Elle écrit entre autres pour le New York Times, le Washington Post, le San Francisco Chronicle Magazine. L’article à l’origine de ce livre a été repris dans l’anthologie The Best American Crime Reporting 2007.


Mon avis :


La quatrième de couverture a tout pour titiller la curiosité des lecteurs. L’attention est attirée directement sur cette enquête qui se présente comme un polar. Et bien que nenni ! C’est une véritable histoire, tirée donc de faits réels. Cet essai a eu le mérite de me surprendre. La journaliste Allison Hoover Bartlett a eu l’audace de narrer un récit qui plonge le lecteur entre la frontière de la fiction et de la non-fiction.


Pas évidemment de démêler tout ça, d’ailleurs je me suis posée la question jusqu’au point final et c’est après des recherches internet que je me suis exclamée « oh nooooooonnnnn ».


Du coup donner mon avis est compliqué. Je n’est pas assez d’expérience avec ce genre littéraire (mon second « essai » de l’année) pour pouvoir le juger. Je n’apprécie pas trop ce terme mais c’est le plus adéquat (quand on parle de roman tous les jours ?). Me voilà donc dans la mouise. Je vais commencer par une question que je te pose :
Te considères-tu comme un collectionneur (de livre par exemple) ? Cette passion est-elle frénétique ? As tu un intérêt quelconque a empilé les livres ?


Bon cela fait trois questions (je m’excuse). Lorsqu’Allison Hoover Bartlett a dans les mains la première édition original d’un herbier, elle découvre alors un monde qu’il lui est totalement inconnu. Etant journaliste, voici un sujet qui l’intéressa. Commença une enquête hors norme dans un milieu mystique : les livres de collection. Ces derniers revêtent un pouvoir non substantiel dans un milieu qui se livre la guerre à celui qui détiendra la première édition avec bonus. Les libraires dont Ken Sanders (super flic-libraire) fait parti, dénicheurs et fournisseurs de collectionneurs en mal de reconnaissance, forment une communauté un peu à part et sont la cible de voleurs. Son enquête la porte à rencontrer un voleur bien singulier : John Gilkey (qui existe véritablement). Elle rencontre un personnage atypique que l’on peut considérer comme illuminé. Allison Hoover Bartlelt décrit alors un homme tourmenté sans tomber dans la caricature morbide du délinquant. Elle décrit ses aspirations et ses convictions qui ont le mérité d’effrayer et d’interroger. Elle amène certaines réponses quant à la motivation de Gilkey de voler ces livres de grandes valeurs.


Cet essai est mené avec ingéniosité et intelligence. La journaliste donne la forme de polar à son récit. Ainsi donc le lecteur est vite interpelé et adhère.


Le travail d’investigation a du être titanesque et mérite amplement que le lecteur se plonge dans la lecture.


L’HOMME QUI AIMAIT TROP LES LIVRES est un essai atypique sur un sujet plus qu’intéressant.
#Esméralda


Je remercie les éditions Marchialy et Nadia pour leur confiance et patience. Lecture proposée au sein du groupe le PICABO RIVER BOOCK CLUB.

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Vers le site des Editions Marhcialy pour tout savoir.