Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

les gens heureux lisent et boivent du café

 

Littérature française – Sortie le 5 juin 2014

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : « Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.

Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

Mon avis : Ce livre m’a pendant longtemps fait de l’œil dans les rayonnages des librairies. J’aime beaucoup ce titre, qui représente un état d’esprit qui me correspond tout à fait. Ayant reçu ce livre pour mon anniversaire, je l’ai lu avec ma cousine dans le cadre de notre challenge lecture, catégorie « Feel-good » (et oui, car malgré le thème initial, vous allez voir que c’est un livre qui fait du bien).

Dans ce roman, nous faisons donc connaissance avec Diane, une jeune femme en deuil qui vient de perdre son mari et sa fille dans un accident de voiture. Pas du tout préparée à cette perte, elle perd tout goût à la vie et délaisse le café littéraire qu’elle avait monté avec son défunt mari, « les gens heureux lisent et boivent du café ». Heureusement que son meilleur ami, Gabriel, est là pour gérer le quotidien et lui maintenir la tête hors de l’eau ! Un jour, sur un coup de tête, elle décide de partir en Irlande. Son mari souhaitait y aller, pour lui rendre hommage et pour réapprendre à vivre, elle décide donc d’entreprendre ce voyage. Là-bas, elle va se retrouver dans une maison face à un certain Edward, personnage complexe et antipathique de prime abord, et elle va trouver du réconfort grâce à Abby et Jack, les propriétaires de la maison, mais aussi Judith, la sœur d’Edward.

Vous l’aurez compris, on est ici dans une histoire de famille et de reconstruction personnelle. Diane est une femme brisée. On la suit tout au long du roman et on souffre à ses côtés. J’ai été très touchée par son personnage et me suis vraiment attachée à elle. Quand à Gabriel, le meilleur ami, j’ai beaucoup aimé son côté protecteur mais aussi complètement déluré. Enfin Edward, je vous laisse le découvrir car c’est un homme complexe, torturé et son évolution ne pourra pas vous laisser de marbre.

J’ai adoré ce roman. La plume de l’auteure est ensorcelante car il est impossible de poser le livre une fois qu’on l’a ouvert. Lu en à peine vingt-quatre heures, j’étais très frustrée par la fin car Agnès Martin-Lugand nous laisse en plan. Heureusement, elle a écrit une suite dont vous trouverez la chronique dès demain sur le blog. Dans tous les cas, malgré le point de départ triste de l’histoire, je peux vous assurer que ce livre est un vrai feel-good car on referme le livre en ayant l’impression d’avoir aidé Diane dans son chemin de vie. Une pépite à ne pas laisser passer !

 

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Retrouvez l’univers d’Agnès Martin-Lugand sur le site des éditions Pocket

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Mémé dans les orties d’Aurélie Valognes

mémé dans les orties

Feel good-book – Sortie le 9 mars 2016

Edition « Le Livre de Poche »

Lecture personnelle

 

Résumé : Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

Mon avis : Depuis un an, j’entendais beaucoup parler de ce roman. L’été dernier, ma meilleure amie l’avait acheté et depuis, elle me harcelait pour que je le lise. J’ai résisté pendant un an….. et il y a un mois, lors de la réunion de mon club lecture, une copine a présenté ce livre et ma curiosité l’a emporté. Je suis donc repartie avec « mémé dans les orties » dans le sac. Et je dois vous avouer, je ne regrette pas du tout cet achat !!!!!

Ferdinand est un vieux monsieur un peu ronchon qui vit seul avec sa chienne Daisy. Il n’aime personne à part elle, sa fille étant partie vivre à Singapour avec son petit-fils. Un jour, sa chienne meure et Ferdinand perd le goût de vivre…. jusqu’à sa rencontre avec Juliette, une petite fille qui vient d’emménager avec son papa et sa petite sœur juste au-dessus de chez lui. En effet, cette rencontre va tout bouleverser pour le vieil homme qui va peu à peu retrouver le goût de vivre et va peu à peu s’ouvrir aux autres et se faire apprécier….. Sauf par la concierge, Mme Sanchez !! Entre ces deux-là, c’est l’amour vache et des vacheries, le livre n’en manque pas.

Je n’irai pas plus loin pour ne pas trop en dévoiler. En tout cas,  ce livre est un vrai « feel good-book », un concentré de bonne humeur. Les personnages sont très attachants. On se surprend à rire, trembler pour eux. Ferdinand, Juliette, Mme Sanchez et Béatrice, une voisine de Ferdinand, ont tous une personnalité affirmée et pourtant, l’auteure ne tombe ni dans la facilité ni dans la caricature.

Avec l’arrivée de l’été, ce livre sera parfait pour vous accompagner où que vous alliez. J’ai adoré la fluidité de la plume d’Aurélie Valognes, la manière dont elle déroule l’histoire en nous surprenant toujours. Maintenant que je suis convaincue, je m’en vais de ce pas me procurer « en voiture Simone », son deuxième roman qui est, paraît-il, encore plus drôle…

 

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Retrouvez « Mémé dans les orties » par ici