MYRINA HOLMES, tome 3 : Possessions immatérielles de Anna Triss.


La trahison du démon que j’aime est sans conteste la pire épreuve de ma vie d’hybride.
Je suis anéantie dans un monde en proie au chaos depuis que Kel m’a abandonnée sans la moindre explication, comme si je n’avais jamais existé.
Pourtant, mon instinct de Traqueuse me souffle que la vérité m’échappe… et mon cœur de femme se révolte, incapable de se résigner.
Qu’à cela ne tienne, je suis prête à affronter les terribles dangers qui planent pour élucider cette nouvelle affaire. Je n’hésiterai pas à botter des culs écailleux au passage. Je traquerai mon connard d’Hybresang dans les Limbes s’il le faut !
Quitte à sombrer moi-même au cœur des ténèbres afin de pouvoir espérer trouver la lumière qui s’y cache.

Un troisième tome bluffant et sensationnel, Anna Triss sait nous faire saliver, flipper et devenir dingue. Un dernier tome à la hauteur de cette trilogie démoniaque. Romance fantastique ou urban fantasy, je vous laisse choisir, ce tome 3 est un pur moment de lecture.
Le dernier tome se finissait sur une scène vraiment pas gaie du tout, du tout. Style revirement du situation il y avait du lourd. Donc pour ce tome ci je savais à quoi m’attendre, mais en fait pas du tout. Ce dernier tonne sonne les trompettes et annonce dès le départ que ce dernier sera combatif, voire mélodramatique et explosif (pour ne pas changer, mais c’est une bonne chose). J’ai trouvé que l’auteure prenait plus le temps pour décrire les scènes pour les faire ressentir. C’était beaucoup moins speed, à mon sens. Une langueur qui prend son sens dans l’abandon, le désespoir, l’incompréhension, la peur et le doute. Puis une autre se rajoute se concentrant sur le désir, les sentiments et les émotions. Et une toute autre qui se trouve dans l’urgence, le désappointement et la désillusion. Anna Triss arrive avec une efficacité effarante à nous faire vivre mille et une choses en total accord avec ses personnages. C’est une explosion de tout que l’on ne peut accueillir qu’avec stupeur et envie. Une aventure addictive, folle et enivrante.

 

Ce dernier tome ne se contente pas de nous rendre chèvre. Les personnages ont pris du grade et de nouveaux apparaissent pour un tableau final complet. Kel a donné sa langue au diable et se montre davantage sentimental. Myrina prend en maturité et fait preuve souvent de bon sens tout en continuant de foncer tête première dans les ennuis. On la retrouve plus féroce et un tantinet susceptible. Une évolution tout à fait appréciable d’autant plus qu’Anna Triss ne change rien à leur verbe pimentée et acérée. Ce duo est si touchant, accaparant, sensationnel et parfois emmerdant (oui c’est vrai). Un vrai paradoxe entre eux mais qui fonctionne merveilleusement bien.

 

Cette trilogie est à croquer sans se priver. Une auteure sadique mais qui nous le rend bien. Démentielle, l’histoire de Myrina et de Kel est un sacré coup de cœur que je classe dans mes incontournables 2020. J’ai tellement accroché à tout que ce soit les personnages, l’univers (surtout) et l’intrigue que je ne peux que vous dire FONCEZ !

 

Une chronique de #Esméralda
 

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MYRINA HOLMES, tome 2 : Cadavres exquis de Anna Triss.


Tome 2/3
Mon nom est Myrina Holmes. Mes (rares) amis me surnomment « Myri », mes (nombreux) ennemis « l’Amazone ». Mon job ? Traquer de féroces créatures surnaturelles à l’aide de mes pouvoirs et de mes armes.
On ne va pas se mentir : ces derniers temps, ma vie ressemble à un mauvais film de série B. Une sœur succube à la rancune tenace, une carrière de Traqueuse en crocs de scie, une marque démoniaque qui m’empêche de faire des folies de mon corps et un ex-amant devenu Fédérateur des Pécheurs qui m’irrite fortement les écailles. Alors quand un mystérieux virus aussi contagieux que mortel se propage sur Infernum, ça commence sérieusement à empester le démon grillé !
Le symptôme le plus éloquent de la Démonacide ? Quelques jours avant leur décès, les infectés se transforment en bêtes sanguinaires qui attaquent les vivants pour les dévorer, comme des Sans-Âmes ! L’Apocalypse risque de se pointer plus tôt que prévu à ce rythme…
Pour ma part, je suis naturellement immunisée grâce à mon sang d’hybride, mais ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.
Lorsqu’un de mes proches tombe malade, je n’ai pas d’autre choix que de m’engager dans une course contre la montre pour mettre la patte sur les responsables de l’épidémie et dénicher le remède salutaire.
Et croyez-moi, vu mon état d’esprit, ma Plume aiguisée ne fera pas dans la dentelle.

 
On reprend les même, on shake tout ça, on rajoute quelques nouveaux personnages et une nouvelle intrigue démoniaque, et, nous voilà avec un second tome explosif qui nous en met plein les mirettes.
Anna Triss est une sacrée tornade, son histoire, ENCORE UNE FOIS, est une pure tuerie.

 

Myrina Holmes est un tantinet sur les nerfs. Il faut dire que sa sœur à la rancune tenace et que cette fichue marque l’empêche de fricoter. Sa dernière enquête l’a mise sur les nerfs et les révélations qui s’en sont suivies l’ont abattue. Myrina n’est pas le genre de démone à se morfondre éternellement, prenant le taureau (enfin le démon) par les cornes, elle se remet vite sur pied. Et rien de mieux qu’une enquête pour se défouler. Sauf que cette dernière est un poil effrayante. Voir ses compatriotes se transformer en monstre diabolique affamé couvert de pustules verdâtres est quelque chose d’assez incongrue pour la Traqueuse. Une nouvelle course effrénée se profile à l’horizon et celle-ci va s’avérer très tordue.

 

Une nouvelle aventure loin d’être une sinécure. Au contraire, le temps joue contre elle et puis son cœur a quelques dératés. Un beau ténébreux se la joue beau chevalier sur sa licorne et un beau blondinet se rajoute à l’équation. Sans oublier les Révoltés qui se révoltent pour de bon. Bref, sur Infernum c’est l’Apocalypse. Rien ne va plus, faites vos jeux. Dommage vous allez perdre ! Anna Triss est une vile tentatrice qui adore frustrée ses lectrices.

 

Tentation, doutes, questions, révélations, mensonges, amour, passion, fougue, danger … non vous n’êtes pas dans un soap opéra, mais bien dans le deuxième tome de Myrina Holmes. Une suite explosive, sensationnelle, addictive, folle, méga génialissime. La plume d’Anna Triss est juste envoûtante, rythmée et le scénario est un pur bijou. Une claque phénoménale, je suis restée scotchée, obnubilée, estomaquée …

 

Une trilogie d’Urban fantasy à découvrir (depuis le début) absolument !!!

 

Une chronique de #Esméralda

 

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… Mon avis sur le premier tome de Myrina Holmes (clique sur l’image pour le lire)

SHUNI de Naomi Fontaine.


Naomi Fontaine écrit une longue lettre à son amie Shuni, une jeune Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus. Elle convoque l’histoire. Surgissent les visages de la mère, du père, de la grand-mère. Elle en profite pour s’adresser à Petit ours, son fils. Les paysages de Uashat défilent, fragmentés, radieux. Elle raconte le doute qui mine le cœur des colonisés, l’impossible combat d’être soi.
Shuni • Ce que tu dois savoir, Julie, cette lettre fragile et tendre, dit la force d’inventer l’avenir, la lumière de la vérité. La vie est un cercle où tout recommence.

Il y a de ces mots, de ces phrases, de ces récits qui vous captivent en un instant. Vous avez l’impression de tenir entre vos mains, un objet précieux et bien plus encore. Un objet immuable qui vous marque dans votre chair et qui vous laisse ce doux souvenir d’avoir fait une rencontre exquise. Voilà ce que me dit mon cœur.
SHUNI fait indéniablement parti de ces récits qui vous tourneboulent aussitôt. Le ton est donné dès les première lignes. Naomi Fontaine se livre, se délivre, se confie du plus profond de son cœur à cette vielle connaissance, Julie. Leur monde est séparé par tout un tas de connaissances, de beaucoup de préjugés, de méchancetés. Des différences qui terrifient et qui cloisonnent les esprits. Pourtant Naomi Fontaine n’en a pas peur, elle les a apprivoisées au fil du temps.

 

Je voulais que tu le saches. Je pourrais parler très fort, parler très bien. Dire des mots que personne n’a jamais prononcés avant moi. Je pourrais étudier l’histoire dans ses moindres failles, la réécrire. Je pourrais passer ma vie entière à me battre contre tous les préjugés qui nous écrasent. Je pourrais t’écrire des milliers de lettres. Mais je crois sincèrement que c’est l’amour qui changera le monde.
Entre nous et vous.
Entre toi et moi.

 

Naomi fontaine décrit sa vie et celles de sa communauté. Les images défilent au rythme de souvenirs tendres. Les mots s’invitent dans cette balade hypnotisante. Le sourire radieux naissant sur les visages reconnaissants.

 

Naomi Fontaine loin des préjugés partage. Mais elle ne veut pas de notre peine, de notre regard hagard, de notre compréhension généreuse. Elle veut juste notre amour sincère.

 

Au grès de ses paroles, de ses confidences à son petit ours, de ses interpellations, de ses recommandations, de ses questions, des ses doutes, Naomi Fontaine nous transmet les paroles tues d’un peuple qui ne doit pas s’effacer.

 

Au travers de mots doucereux et mélodieux règnent parfois une cruelle douleur dont elle en tire, pourtant, une certaine magnificence.

 

J’ai été subjuguée, envoûtée. Ses mots essentiels, ses mots cruciaux, son regard judicieux et honnête dépeignent avec maestro, douceur et sensibilité, la beauté du monde dans leurs yeux.

 

Une lecture essentielle, indispensable, incontournable, unique et magique !

 

Il y a ces gestes que je n’ai pas appris à faire quand j’étais petite. Je n’ai pas appris à cogner à une porte avant d’entrer dans une maison. Je n’ai pas appris l’importance d’arriver à l’heure à un rendez-vous. Ma mère ne m’a pas appris à gérer convenablement mes finances.
Et toi Julie, sais-tu reconnaître les pistes du lièvre ? Sais-tu lire le temps qu’il fera sur les feuilles des arbres ? Sais-tu entendre, au-delà de la souffrance qui est visibles, le pouls d’un cœur qui s’accélère pour continuer à battre ?

 

Une chronique de #Esméralda

LA DIFFÉRENCE INVISIBLE de Mademoiselle Caroline et de Julie Dachez.


Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

 
J’ai découvert cette bande dessinée un peu par hasard en suivant un lien sur internet dont le sujet traité sur l’autisme. Un formateur (chaîne YouTube Edi Formation) terminait sa présentation en faisant un clin œil sur cette bande dessinée. J’ai bien fait de suivre mon intuition.
Marguerite n’est pas une jeune femme exubérante. Son quotidien la porte de chez elle à la boulangerie puis à son bureau de travail et le sens inverse. Le week-end est avant tout un moment paisible où elle se relaxe entouré de ses animaux, de balades dans le parc non loin de chez elle et d’un livre. Son amoureux, lui aime par contre, les amis, les sorties et les fêtes. Difficile de s’accorder dans ces cas là. Mais Marguerite fait bonne figure et même si elle n’aime pas cela, elle se force à être comme son ami voudrait qu’elle soit. Si Marguerite de dit rien tout haut , il en est tout autre. Elle ne supporte pas le bruit, qu’on la touche. En fait Marguerite est la bonne crème, la gentille fille, extravagante dans son attitude, un peu folle dingue de temps en temps, une fille pas trop sûre d’elle, une fille casanière qui ne fait aucun effort pour s’intégrer, un fille en marge de la société. Tout cela c’est ce que pensent les gens qu’elle croise à son boulot où les amis de son amoureux et peut être même sa famille et ses quelques rares amis. Et si la vérité serait toute autre, la regarderiez vous différemment ?

 

Julie Dachez scénarise avec subtilité, honnêteté et parcimonie, la vie d’une jeune femme différente. L’auteur traite avec aisance et tact le sujet de l’autisme chez la femme. Les « aspie » comme elles aiment se nommer et sont diagnostiquée tardivement et sont très méconnues. Et pour cause l’autisme ne touche qu’une femme sur quatre hommes et les signes sont souvent très controversés et plus difficiles à distinguer. Je rappelle que l’autisme n’est ni se cogner la tête sur un mur, ni se balancer à longueur de journée, ni avoir des difficultés à communiquer. L’autisme ne se résume pas uniquement à ces trois points, bien au contraire c’est un panel de troubles qui l’induisent. L’autiste Asperger est quant à lui encore différent. Dans tous les cas c’est penser, percevoir, sentir, réfléchir, voir le monde différemment. Pour en revenir à Super Marguerite, Julie Dachez accompagnée de Mademoiselle Caroline met en scène une femme qui finalement va se reconnaître et s’épanouir enfin, être en accord avec elle même.
Mademoiselle Caroline illustre avec grâce tout ces moments de disgrâces et avec volupté quand le la vie de Marguerite rayonne.

 

Quel bel ouvrage qui avec simplicité et efficacité dépeint ces femmes hors du commun et incomprises. Le petit documentaire à la fin précise de nombreux points essentiels. Je suis ravie d’avoir lu cette bande dessinée, elle m’a permise de comprendre un peu mieux le monde de mon fils même s’il n’est pas Asperger. Cela m’a également rassuré que je ne faisais pas fausse route dans ma compréhension et l’appréhension de son monde. Une bande dessinée à mettre dans toutes les mains dans le but de mettre fin à une tonne de préjugés et de libérer la parole à cette différence invisible. Je n’aime pas trop ce mot différence pourtant elle est perçue comme telle, comme quelque chose de négatif. Pourquoi la dénigrer ainsi ? Je la trouve belle, moi, cette différence !

 

Une chronique de #Esméralda

FRISSONS NOIRS de Collectif.


 
Une sélection de 6 nouvelles, 7 auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition. 
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots…et jusqu’à la chute. 
Éclectique et surprenant, ce recueil renferme six expériences exceptionnelles de lecture.

Ces six nouvelles sont extraites de l’ouvrage Ecouter le noir paru en 2019 aux éditions Belfond.
Six nouvelles noires qui vont vous plonger tour à tour dans les noirceurs de l’âme. Six nouvelles où vos sens sont mis à contributions. Six nouvelles et vous allez adorez frissonner à les lisant !
Barbara Abel et Karine Giebel signent un quatre mains totalement effrayant (Deaf). Un monde sans bruit, des adolescents fuyant, un mère enfermée dans un coffre de voiture. Voilà les éléments qui font de cette nouvelle une histoire impitoyable et dont la fin vous glacera sans aucun doute.

 

R.J. Ellory est un nom qui ne m’est pas inconnu mais je n’ai jamais eu l’occasion de lire un de ses thrillers. Avec Bloodline, sa nouvelle mettra vos nerfs à vif. C’est l’histoire d’une jeune femme infirmière qui met en place un plan totalement machiavélique. Une héroïne que vous ne voudriez jamais croiser.

 

Dans Zone de fracture, Sophie Loubière, parle d’amour. De cet amour qui se découvre dans le tard alors que les anneaux sont déjà passé aux doigts et que la vie de famille est bien établie. Si zone de fracture est un terme que l’on trouve dans le lexique des reporters envoyés sur le terrain en zones de conflits, ici il s’avère tout autre. Entre amour et jalousie qui triomphera ?

 

Dans Échos de Maud Mayeras, c’est l’histoire qu’un petit garçon particulier qui a une ouïe extraordinaire. Alors que son grand frère est victime d’un accident de la route et que sa mère part du foyer familial, Charlie entend des bruits suspects venant de la chambre de son frère décédé. Entre espoir et illusion, Charlie n’est pas au bout de ses surprises.

 

Quand vient le silence de Laurent Scalese, est déconcertant quant au final qu’il propose. Une histoire très bien ficelée et surprenante où une touche de fantastique est aussi savoureuse que la crème dans le gâteau. Un histoire captivante et effroyable où le silence devient l’arme vengeresse.

 

Et pour clore en beauté la lecture de ce recueil, je nomme l’extraordinaire Cédric Sire dont je suis une fan absolue. Sa nouvelle Le diable m’a dit …  est tout aussi alambiquée que tortueuse. Un scénario accaparant et tordu comme aime le concevoir l’auteur. Une touche de mélodramatique et d’horreur pour une histoire hallucinante !

 

Vous l’avez compris j’ai totalement adoré cette lecture. J’ai découvert cinq nouveaux auteurs et aussi surprenant que cela puisse paraître j’ai adoré toutes les nouvelles proposées. Un agréable moment de lecture que j’ai savouré au grès de ces sept plumes. Les cinq sens sont mis à l’avant dans chaque nouvelle dont celle de l’ouïe ressort pratiquement dans les nouvelles. J’ai adoré la manière dont chaque auteur s’en sont accaparée pour la sublimer. Bref un moment de lecture intense et bien noir. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

MYRINA HOLMES, tome 1 : Démons et merveilles de Anna Triss.


Tome 1/3
Je suis Myrina Holmes, la meilleure Traqueuse d’Infernum, chargée de neutraliser les créatures surnaturelles qui bafouent nos lois.
Dans mon monde, les démons sont légion ! Quatorze pour être précise : sept vouées aux vertus cardinales et sept dominées par les péchés capitaux
Hybride marginale, je n’appartiens à aucun des deux camps, ce qui m’arrange. J’adore mon boulot et ma vie sur Terre quand je ne suis pas en mission. Sauf bien sûr lorsque de mystérieux cadavres tombent littéralement du ciel pour me torturer les méninges et que ma demi-sœur de succube se met à fréquenter l’Hybresang le plus exécrable qui soit, Kelen Wills.
Pécheur surpuissant, commandant en chef d’une armée d’élite, il n’incarne pas UN péché capital, non : il les cumule tous les sept ! Avec une prédilection pour la luxure, la colère, l’orgueil et la gourmandise, mais gardez ce détail pour vous… Bref, l’odieux personnage s’est mis en tête de me séduire, sans doute parce que je suis la seule femme à résister à ses charmes douteux.
Cet Hybresang peut toujours aller au diable, car j’ai d’autres démons de minuit à fouetter.

Après une comédie romantique totalement déjantée, une magnifique romance fantasy, Anna Triss nous offre un urban fantasy démoniaque. Vous savez, ce genre de lecture dont tu deviens accro dès les premières lignes et que tu es obligée de mettre en off tout ce que tu fais pour le lire jusqu’au bout. Sans oublier que tu te camoufles dans ton canapé pour que le monde t’oublie et te fiche la paix. Et ben voilà ce que ça fait quand tu lis ce premier tome. C’est vraiment un truc de malade.
Dans le genre je met le boxon quand je rentre sur la place, je nomme Myrina Holmes. (Je vous arrête de suite aucune parenté avec Sherlock Holmes). Myrina c’est le genre de femme que t’évites de croiser dans la rue sous peine d’être raser de la surface de la terre en un seul regard.  C’est le genre de nana qui assure grave avec son allure décontracté sexy et qui te flingues sans état d’âme (demande au démon qui vient de cramé à l’instant). En même temps, elle est la meilleure du CIT, genre de FBI à la démone. Son job, traquer les méchants démons qui ne respectent pas les règles que ce soit sur Terre ou sur Infernum. Accompagnée de son arbalète et de quelques carreaux de verres, de quelques couteaux et de sa fidèle Plume, épée qui sert à étêter les récalcitrants, Myrina est une pro du zigouillage en tout genre et sans oublier d’avoir la classe même barbouillée de sang noir et visqueux. Vous l’avez compris elle tire plus vite que son ombre ! Sous ses allures strictes de traqueuse vénère, Myrina ne fait pas dans la dentelle. Elle pense tout ce qu’elle dit et son humour noir à tendance en déconcerté plus d’un. Son nom murmuré est aussi efficace qu’une malédiction jetée sur des générations. Qui s’y frotte s’y pique, j’ai envie de dire.

 

J’en connais un d’ailleurs qui va faire les frais de la légendaire répartie de Myrina. Kelen Wills est dans sa plus haute majestueuse majesté, le roi des connards, des arrogants et de égoïstes. Un vrai trou de balle sur pattes mais le soucis c’est qu’il transpire la sexy attitude. Vous savez celle qui vous fait bavez. Rien ne résiste à Kelen et encore moins les petites culottes ( Flash Info même un démon de cet envergure ne fait pas flamber les petites culottes, il les déchire). Autoritaire, sarcastique, imposant, facétieux, malin, arrogant (je le redis), puissant, têtu, mufle, et la liste est encore longue … !

 

Rien ne prédestiner ces deux là à se rencontrer, mais parfois dans les douches ils se passent des choses étranges. Et si ce n’était que ça d’étrange vous seriez surpris de voir des démons puissants tombés comme des petites mouches inoffensives. Myrina n’est pas au fait des surprises qui surgissent de toute part, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, le problème Kelen Wills, lui, est au sommet de tout. Son mot d’ordre résister et l’envoyer paître et puis le temps lui est compté.

 

Missions périlleuses et rebondissements hallucinants, le nouveau roman d’Anna Triss est une pure merveille pour la lectrice que je suis. Un univers diaboliquement intense aux enjeux importants. Des personnages aux caractères exacerbés auxquels on s’attache ou qu’on exècre. De l’action, de l’humour fracassant, des réparties piquantes, de la souffrance, de la passion, des horreurs, de la justice, de l’attirance, de la répulsion … une lecture intensive, addictive, accaparante, totalement subjuguante et hallucinante. Une pure merveille. Vous l’avez compris je suis raide dingue de ce premier tome qui regorge de nombreuses surprises. 

 

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LE CONSENTEMENT de Vanessa Springora.


Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir.
Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.
« Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.
Plus de trente ans après les faits, Vanessa Springora livre ce texte fulgurant, d’une sidérante lucidité, écrit dans une langue remarquable. Elle y dépeint un processus de manipulation psychique implacable et l’ambiguïté effrayante dans laquelle est placée la victime consentante, amoureuse. Mais au-delà de son histoire individuelle, elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.

 
Terriblement spontané, Vanessa Springora retrace le parcours de sa vie au cours de laquelle elle devient victime d’un prédateur sexuel. Une époque où la moralité dans le milieu littéraire et artistique consent à demi-mot ces pratiques immorales.
Témoignage nécessaire, témoignage profond où mal-être et prises de conscience forment une catharsis sinueuse.

 

On ne peut qu’applaudir Vanessa Springora et son courage exemplaire. Au-delà de ses mots, il serait injuste de ma part de vous raconter sa vie. Mais sachez que l’auteure délivre ici un message de souffrance, d’acceptation, un long cheminement vers une cruelle vérité qui résonne encore. Des mots percutants emprunts d’une sincérité touchante, des mots douloureux, des mots terribles. Vanessa Springora ouvre la boîte de Pandore est avec humilité elle s’approprie ses maux.

 

Un témoignage qui en reflète tant d’autres. Ces secrets inavouables, immoraux qui donnent raison, malheureusement, à ces prédateurs sexuels qui œuvrent en toute impunité au nom d’une liberté qui ne devrait pas être. L’époque, les mœurs leurs donnent-ils raison ? Aucunement. Et il est temps, encore, de délivrer ces horreurs pour que le silence ne soit plus.

 

La pitié et l’exemplarité ne sont pas autorisées, seule la stricte vérité est l’œuvre de ce témoignage puissant.

 

A découvrir !

 

Dans le courant des années quatre-vingt, le milieu dans lequel je grandis est encore empreint de cette vision du monde. Lorsqu’elle était adolescente, m’a confié ma mère, le corps et ses désirs étaient encore tabous et jamais ses parents ne lui ont parlé de sexualité. Elle avait tout juste dix-huit ans en 68, a dû se libérer une première fois d’une éducation trop corsetée, puis de l’emprise d’un mari invivable épousé trop jeune. Comme les héroïnes des films de Godard ou de Sautet, elle aspire maintenant plus que tout à vivre sa vie. « Il est interdit d’interdire » est sans doute resté pour elle un mantra. On n’échappe pas si facilement à l’air du temps.
 
Une chronique de #Esméralda

DARK OBSESSION de Penelope Douglas.


Damon Torrance. Ce simple nom fait trembler Winter. Depuis qu’elle l’a dénoncé à la police et envoyé tout droit en prison, Winter est hantée chaque jour et chaque nuit par le beau visage de Damon. Bientôt, il va être libéré.
Bientôt, il va avoir tout le loisir de se venger de celle qui l’a privé de sa liberté. Et les rumeurs racontent qu’il est encore plus fort et plus dangereux qu’auparavant…

Attendre en valait la chandelle. Ce troisième et dernier tome m’a mise sur les rotules. Il n’y a pas à dire Penelope Douglas sait nous faire chavirer et nous prendre par les sentiments. Explosif, intense, destructeur, ravageur … DARK OBSESSION va vous en mettre plein les yeux.
J’attendais ce dernier opus avec impatience. Penelope Douglas sait nous faire languir et je dois avouer que c’est pour la bonne cause. Tout vient à qui sait attendre, n’a jamais donnée sens. Les deux premiers tomes étaient de très coup de cœur et bien là, c’est exactement pareil. Penelope Douglas confirme ainsi son talent de conteuse de romance sombre et profonde. Personnages hautement détestables et personnages hautement attachants, on perd vite la tête entre toute cette flopée de sentiments ambivalents. Premier page tournée et me voilà accro, raide dingue d’une histoire qui se veut sombre. Du romantic suspense dans toute sa splendeur et je pense que les fans du genre vont juste se régaler.

 

Damon est à mes yeux le plus terrible de la bande. Il est un joueur de haut niveau où la manipulation est au cœur de touts ses actes. Il est un fin stratège et ce depuis son adolescence. Pour se sentir vivre il aime faire mal aux autres. Il aime contempler la souffrance sur les traits des autres. Au travers de ces émotions intenses qui ne sont pas les siennes, il vit, il respire, il se sent vivant, libre de son passé. Un passé indescriptible, pervertit par la seule personne qui aurait du prendre soin de lui. Une souffrance qui l’enferme dans un cage où peu à peu les blessures visibles et invisibles deviennent son quotidien. Mais un jour il trouve enfin sa clé. Elle, c’est Winter. Elle n’a que huit ans lorsqu’elle rencontre Damon caché sous cette fontaine. Sa douceur, sa présence, ses mots sont un baume salvateur pour le cœur de ce garçon. Elle devient alors à ses yeux une obsession aussi malsaine que merveilleuse. Une obsession aussi répugnante qu’attractive. Est ce que l’amour peut repousser la peur, la colère, la haine, l’abject et les ténèbres ?

 

Winter ne rêve que d’une seule chose, vivre librement. Vivre sans aucune barrière, sans aucune peur, sans rien. Ne pas penser à ce qu’elle est devenue par sa faute quand elle avait huit ans. Vivre et danser pour se sentir unique et non impuissante. Braver les interdits pour sentir le vent dans ses cheveux. Oser sans penser aux conséquences. Elle n’est pas et plus une chose fragile. Des années à le poursuivre, à sentir de la haine pour lui et à imaginer tout un tas de scenarii pour qu’il éprouve enfin la souffrance, celle qu’elle a ressenti pendant toutes ces années. Ce libérer de ses chaînes, celles qui l’entraînent sur ses sentiers où désirs et répulsions jouent à l’ambivalence. Touts ses rêves de vengeance ont échoué. Il est, là, tapis dans l’ombre attendant son heure et préparant son plan machiavélique pour qu’elle tombe dans ses filets. Si l’amour pouvait naître de la haine, serait-ce mal ?

 

Le passé se mêle au présent donnant ainsi une vue d’ensemble totalement hallucinante. Damon et Winter prennent tour à tour la parole. Ce duo dévoile avec retenue touts les faits passés et présents. Une retenue qui fait frisonner de frustration et d’envie. Ce dernier tome est une très belle finalité. En effet on retrouve Michael et Rika, et, Kai et Banks, et Will. Ce tome fait la liaison avec les premiers événements du tome 1 et c’est juste sublime et surtout inattendu. Ce 684 pages est donc un pur bonheur pour celles qui sont accro depuis le début. Une romance très aboutie et j’en lis que trop rarement pour ne pas le souligner ici.

 

DARK OBSESSION est vertigineux, fou, dément et addictif ! J’aurais voulu que ça ne se termine jamais !

 

Je fermai les yeux pendant que la vapeur me montait au visage. Tout était si calme que je sentais mon pouls gronder.
Je te sens.
Je te sens partout.
Les clous de girofle sur ses vêtements, la fontaine sur sa peau. Les mots sur sa langue, le souffle sur ses lèvres.
Sa main sur mon cou, ses silences tranchants.
Au bout du couloir. Assis dans le bureau. Dehors sous la pluie.
Dans l’angle de ma chambre.
A la porte ouverte de la salle de bains.
Juste ici, en train de m’observer.
Il était toujours là.
Ou…
Ses mots me revinrent. Peut-être ne suis-je jamais parti.
Quand il était en prison, il était là. Quand je voulais désirer d’autres hommes, il était là. Quand je dansais, quand je pleurais, chaque fois que j’étais seule, et quand j’étais silencieuse dans une pièces pleine de gens et pensais à lui, il était là.
 
Une chronique de #Esméralda

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… mes avis sur d’autres romances de Penelope Douglas (cliquez sur les photos pour les lire).

GIRL de Edna O’Brien.


Girl est un roman sidérant, qui se lit d’un souffle et laisse pantois. Écrivant à la première personne, Edna O’Brien se met littéralement dans la peau d’une adolescente enlevée par Boko Haram. Depuis l’irruption d’hommes en armes dans l’enceinte de l’école, on vit avec elle son rapt, en compagnie de ses camarades de classe ; la traversée de la jungle en camion, sans autre échappatoire que la mort pour qui veut tenter de sauter à terre ; l’arrivée dans le camp, avec obligation de revêtir uniforme et hijab.
La faim, la terreur, le désarroi et la perte des repères sont le lot quotidien de ces très jeunes filles qui, face aux imprécations de leurs ravisseurs, finissent par oublier jusqu’au son de leurs propres prières. Mais le plus difficile commence quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s’évader, avec l’enfant qu’elle a eu d’un de ses bourreaux. Après des jours de marche, un parcours administratif harassant lors de son arrivée en ville, celle qui a enfin pu rejoindre son village et les siens se retrouve en butte à leur suspicion ¿ et à l’hostilité de sa propre mère. Victime, elle est devenue coupable d’avoir introduit dans leur descendance un être au sang souillé par celui de l’ennemi. Écrit dans l’urgence et la fièvre, Girl bouleverse par son rythme et sa fureur à dire, une fois encore, le destin des femmes bafouées. Dans son obstination à survivre et son inaltérable confiance en la possible rédemption du cœur humain, l’héroïne de ce très grand roman s’inscrit dans la lignée des figures féminines nourries par l’expérience de la jeune Edna O’Brien, mise au ban de son pays alors qu’elle avait à peine trente ans. Devenue un des plus grands écrivains de ce siècle, elle nous offre un livre d’une sombre splendeur avec, malgré tout, au bout du tunnel, la tendresse et la beauté pour viatiques.

 
Percutant, destructeur, d’un réalisme époustouflant, où terreur et espoir se partagent une histoire hors norme, Girl nous plonge dans le chaos insoutenable d’une vie détruite au nom de la barbarie.
J’avais beaucoup entendu parler de ce roman à sa sortie. Je ne m’étais pas plongé dans la lecture des nombreuses chroniques qui fleurissaient sur la blogosphère. Girl avait retenu mon attention et j’ai été très enthousiaste de pouvoir le lire.

 

Edna O’Brien dépeint dans cette fiction une histoire foudroyante. Cela n’est pas sans me rappeler ce terrible événement en avril 2014 au Nigeria, l’enlèvement de plus de deux cent lycéennes par Boko Haram. Edna O’Brien prend le partie d’écrire son histoire à la première personne donnant cette immersion déplaisante dans le sens où les émotions de l’héroïne sont davantage percutantes. De cette façon, Edna O’Brien frappe fort et marque les esprits. Une immersion glaçante, suffocante, sanglante, insoutenable, pétrifiante où il se dégage, tout de même, au fil des pages une once d’espoir. L’état d’esprit de la captive se dégrade, mêlant le conscient et l’inconscient dans ce ballet morbide où la survie devient une nécessité. Réalité et irréalité se confrontent également perdant le lecteur dans les abysses de l’insaisissable.

 

Le parcours de cette femme est un véritable enfer du début à la fin. Sur fond de religion et de superstition, pas à pas la fureur s’invite dans ce silence imposant où le cœur de la victime ne cesse de hurler son désarroi. Le mutisme et l’absolution cohabitent malgré le déchaînement de ses pensées, de sa folie équivoque. Alors que ses pas la portent vers une certaine liberté, des rencontres vont bouleverser ce quotidien morne. Des rencontres libératrices et révélatrices qui la mènent vers une terre où le simple bonheur semble se laisser conquérir.

 

Une lecture bouleversante portée par une verbe acérée, Edna O’Brien ne laisse aucun répit. Dramatique est le seul mot pour vous décrire ce que j’ai ressenti. Un mot pourtant si faible et si loin de décrire l’ensemble du roman. Une œuvre qui me semble intemporelle et inévitable temps que des régions du monde seront aux prises de la folie. Une œuvre pour ne pas oublier leurs souffrances et leurs cris aux prises d’une société à deux vitesses. Une œuvre marquée par la splendeur glaçante de l’abominable.

 

Un incontournable pour cette année 2020 que je vous invite à découvrir.

 

Chacune cherchait un coin où s’isoler, car même si on était des salopes pour eux, et qu’on se trouvait répugnantes, on s’accrochait aux derniers lambeaux de dignité. Chaque fille cherchait un coin à soi, puis une flaque ou un ruisseau pour se laver. Et chacune de nous priait que les prochaines règles viennent. Des filles mangeaient des racines ou de feuilles pour une pas être enceintes. L’éclat cramoisi du sang sur ces grands brins d’herbe était notre unique délivrance. Je regardais le mien et rendais grâce. Je pensais à ma mère, si j’étais à la maison, comment elle serait aux petits soins pour moi, avec de l’eau chaude et une serviette m’expliquant que c’était le cours de la nature.

 

Une chronique de #Esméralda.

ELLE SENTAIT LA POMME ET LE PAIN CHAUD de Heather Harpham.

[ RÉCIT AUTOBIOGRAPHIQUE – 2019 ]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Brigitte Hébert
PRESSES DE LA CITE
368 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Une famille exceptionnelle, et un long chemin vers le bonheur.
Heather est aussi globe-trotteuse que Brian, écrivain new-yorkais, est casanier, mais leur histoire d’amour ressemble à un conte de fées. Jusqu’au jour où Heather tombe enceinte… Si Brian est sûr de son amour pour Heather, il est également convaincu qu’il ne veut pas d’enfants. De retour dans sa Californie natale, Heather accouche donc seule. Seulement, quelques heures après la naissance de Gracie, le couperet tombe : le bébé est gravement malade. Alors qu’empire la condition de la petite – seule une greffe de moelle osseuse compatible pourrait la sauver –, Brian décide de revenir aux côtés d’Heather. Et c’est ensemble qu’ils vont réfléchir à ce qu’ils sont prêts à faire pour garantir l’avenir de leur petite fille…
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Raconter son enfer, celui de sa fille, celui de sa famille et celui d’autre est un acte de bonté. Raconter en toute humilité les souffrances, les désillusions, le désespoir et l’abattement est un acte audacieux. L’apitoiement n’est point recherché, au contraire ce récit autobiographique déborde de générosité et d’ondes positives.

 

Être confronté à l’inconnu, à la maladie, s’est entré dans un monde dangereux où le moindre mot est analysé, où le moindre acte est contemplé où la moindre parcelle de page vierge est source d’inquiétude. Le monde médical est un vaste empire que nous tous redoutons. Alors que faire quand à la naissance de son enfant, son premier, est annoncé l’improbable, la maladie et que ce petit bout de chou va devoir combattre pour vivre et que ses parents vont devoir accepter l’inacceptable et prendre les décisions qui leur incombent.

 

Elle sentait la pomme et le pain chaud est une ode à l’amour indéfectible, à l’amour puissant et  porteur. Un récit tendre et objectif sur le combat et la maladie. Un récit émouvant où ce petit bout de chou comprend l’imprononçable. Un récit où les mots de cette petite fille touchent. Un récit où les doutes et les silences veulent tout dire, où les regards sont emprunts d’un détonnant mélange, la tristesse et la combativité. Un récit où les petits moments de bonheur côtoient la souffrance. Un récit humain. Un récit prenant. Un récit douloureux. Un récit révélateur : un système de santé américain qui favorise la prise en charge que d’une certaine population, mais au delà de ce constat, l’élan de générosité de milliers d’inconnus qui grâce à leur don, quel qui soit, sauvent des enfants qui ne demandent qu’à vivre, courir et rire.

 

Heather Harpham m’a touchée en plein cœur. Sa plume simple et sa manière de narrer cette épopée m’a conquise. Elle transmet la juste vérité, celle de parents prêts à tout, celle d’une enfance tragique, celle d’un quotidien scruté à la loupe, celle de l’attente, celle du doute et du désespoir. Un récit où tout est bienveillance, où la générosité contre balance l’horreur, où l’amour transcende.

 

A lire absolument !
Narrateur et auditeur ont un devoir commun : croire. Aussi tragique que soit l’histoire. Croire. Croire et se souvenir ; se souvenir et croire. Parce que mémoire et acceptation sont tout ce que nous avons à donner. Parce qu’on n’a pas d’autre choix.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site de Heather Harpham.