Focus sur Antoine Delouhans.

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J’ai découvert « InLife » dans le cadre de l’opération #BoDFantastique du mois de décembre dernier, opération initiée par les éditions BoD, plateforme d’autoédition.

Il me tenait à cœur de découvrir davantage les auteurs et leurs œuvres. Antoine Delouhans s’est prêté au jeu de mes questions et je le remercie infiniment de m’avoir accordée quelques minutes.

Place maintenant à ses réponses et si vous voulez en savoir davantage n’hésitez pas à poser vos questions dans la partie commentaire ci-dessous

 


 

1/ Quelle est la genèse de cette saga ?

Tout part de mon premier roman : Eden. J’ai construit un univers, dans lequel s’inscrivent toutes mes œuvres (romans et nouvelles). Je suis parti du postulat que tous les mythes et légendes avaient un encrage dans la réalité, que l’Homme n’avait pas pu simplement tout inventer. Cela a donné naissance au monde que je décris dans Eden, et de cela a découlé les évènements présentés dans InLife, plus de 3000 ans plus tard.

 

InLife: La vie est éphémère, vivez-là par [Delouhans, Antoine]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2/ Peut-on dire qu’InLife est dénonciateur de la prise de pouvoir par la technologie sur l’Homme ?

Oui, bien sûr, mais aussi de l’aveuglement que l’on a tous face à cela. Nous laissons souvent faire, même des choses néfastes, par peur de perdre notre petit confort.

 

3/ Vous jouez habilement avec les peurs du lecteur : la mort comme ultime point de pression. Pourquoi cette atmosphère si sombre ?

Je voulais explorer les Affres de l’esprit humain, ce que ne fait qu’effleurer InLife. Je compte, à travers la suite de cette série de novellas, aller beaucoup plus loin, pas forcément dans la noirceur, mais dans les méandres des sentiments et des émotions.

 

 

4/ Vous imbriquez les idéologies du pouvoir (argent, vie, contrôle…). Une minorité du peuple se rebelle. Que dénonciez-vous au travers de leur propos ?

Je dénonce un monde d’hypocrisies, de concurrence, qui se défait peu à peu de son humanité. Je dénonce l’individualisme au détriment de l’Équilibre que nous devrions tous chercher, en nous, puis en le diffusant auprès de ceux qui nous entourent.

 

 

5/ Le commandeur Jewel reprend la plume pour exprimer toutes les émotions qui lui traversent. Une lettre d’adieu et d’amour. Scène très paradoxale dans le contexte tendu. Vouliez-vous en faire une parenthèse de paix, de retour aux sources ?

Un retour à l’essentiel. Cette lettre décrit la prise de conscience de Jewel. Le voile se lève peu à peu sur cette vie sans aucun sens que tous mènent à Furia. Il se recentre sur ce qui est important pour lui, et ce qui explique sa nostalgie continuelle : l’amour qu’il porte à cette belle espagnole.

 

6/ « InLife » : prise de conscience ?

Et ce n’est que le début. Oui, prise de conscience, balbutiement d’une révolution, mais d’une révolution intérieure, plus que d’un soulèvement de masse. Car tout bouleversement doit d’abord commencer par soi.

 

7/ Mythes, Légendes : fondamentaux des croyances humaines ! C’est un sujet sensible de nos jours. Justement dans Inlife , le dénouement se fait en présence de Satan. D’ailleurs j’ai trouvé son rôle assez comique dans le sens où il ne vit pas en « enfer », mais au contraire se joue des humains en les manipulant tels des pions d’échiquiers et en leur faisant vivre l’enfer. C’est tout de même une situation totalement décalée par rapport à ces mythes et légendes. Pourquoi jouer avec ces personnages mythiques?

J’ai toujours été passionné par l’Histoire, et par la capacité de l’être humain à imaginer, à rêver. J’ai aussi été élevé dans une famille où la foi et la religion a une grande importance. Tout cela a nourri mon imagination, et j’ai voulu en faire ma propre lecture, en créant cet univers décalé, tout en l’intégrant dans la réalité.

8/ Je suis assez intriguée par la première de couverture, que se cache-t-il derrière elle ?

Le vertige. Le gouffre qui s’étend devant les pieds du personnage. La peur de l’inconnu. J’avais une peur irrépressible de descendre dans la cave de mes grands-parents, quand j’étais enfants, et c’est cette impression que je voulais donner. Car il faut dire que faire face à soi-même, faire face à ses manquements, et prendre conscience de ceux d’une société toute entière, est tout de même très inquiétant, vous ne trouvez pas ?

 

9/ Si j’ai bien compris « InLife » est le début d’une série de novellas regroupées sous le titre « Les Affres ». De combien de novellas composeront cette saga ?

Les Affres est en cours de développement. Il y a déjà quatre tomes rédigés, et au moins deux de plus en projet. J’étais parti pour 6 tomes, mais selon le développement de l’histoire, je me laisse la liberté d’en ajouter.

 

10/ Pouvez-vous nous parler de votre bibliographie ?

Je n’en ai pas de précise. Évidemment, j’ai des sources d’inspiration, mais, pour InLife, pas forcément dans des livres, mais à travers des séries, du genre Black Mirror. C’est dans cet état d’esprit que j’ai monté cette saga, des épisodes qui n’ont, apparemment pas de lien, qui aurons tous un style un peu différent, mais qui se rejoignent peu à peu.

Concernant ma bibliographie, vous pouvez trouver Eden, la fin d’un monde, sorti en Janvier 2017 et InLife. Le reste de mes écrits sont des nouvelles, disponibles gratuitement sur internet, et dont je ferai un recueil, sûrement en septembre.

 

11/ L’autoédition, ce choix était-il évident ?

Oui, depuis longtemps. L’auto édition permet une liberté de ton, de forme, de sujet que l’on peut difficilement atteindre avec un éditeur traditionnel. La novella est un format qui n’est pas édité en France, plus dans les pays anglo-saxons. J’avais très envie de jouer avec la précision et la concision dont doit faire preuve un format court, tout en développant des personnages et des émotions sur le long terme.

 

12/ Quels projets sont en cours et qui feront votre prochaine actualité ?

 

« Murmures », le prochain tome des Affres, sera disponible d’ici fin janvier, début février. « Instincts », le tome 3, devrait sortir en juin, tandis que « Méandres », le tome 4, verra le jour en décembre. Pour les autres projets, je suis en cours de rédaction de deux romans, l’un sera une sorte de thriller éroticoromantique (j’ai horreur des étiquettes dont je ne sais jamais dans quoi me ranger ^^), l’autre de la fantasy pure, avec une aventure qui expliquerait d’où viennent les contes de notre enfance, et se déroulant dans le monde imaginaire que je développe dans Eden, mais quelques milliers d’années avant. J’ai toujours plusieurs projets en développement en même temps, je dois donc également continuer la rédaction des tomes 5 et 6 des Affres, ainsi qu’une genèse de mon univers, dont j’ai commencé la rédaction il y a déjà quelques années. Tout ne pourra pas être fait en 2018, mais je vais me retrousser les manches pour avancer au mieux.

 

13/ Quel est le livre que vous ne vous séparerez jamais ?

Oula, dur de choisir. Mais pour les besoins de l’interview je dirai Les chroniques des Crépusculaires de Mathieu Gaborit (je reste dans le français), pour son univers fantasy poétique et épique à la fois.

Les Chroniques des Crépusculaires

 

 

14/ Champ libre : mots à vos lecteur et futurs lecteurs.

Si vous vous lancez dans la lecture d’InLife, vous entrez dans une aventure en plusieurs épisodes, comme si vous regardiez une série télévisée. Cette série a pour intention de toucher le lecteur, mais aussi de transmettre une Vision du Monde et de l’introspection. Rien d’intellectuel ou de pompeux, loin de moi l’idée de donner des leçons à qui que ce soit, mais une aventure qui vous amènera, je l’espère, à chérir mes personnages autant que je les aime.

Cette saga est une façon plus light de rentrer dans mon univers, car commencer par Eden peut inquiéter le futur lecteur, il s’agit de fantasy et il fait tout de même 580 pages, mais je ne peux que vous inviter à le découvrir aussi, car des liens flagrants vous permettront de prendre encore plus la mesure de ce que décrivent les évènements de la série Les Affres, dont InLife est le premier tome, et dont Murmures, à paraître début 2018, sera le second.

 

Merci à votre blog de me donner l’opportunité de m’exprimer et de votre intérêt pour mon univers. Et j’espère que la suite des aventures vous feront autant voyager 😉

 

 

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Mon avis sur « InLife », première novella de la saga « Les Affres » !

Vers le site de Book of Demand, pour tout savoir !

Vers le site officiel de Antoine Delouhans, pour tout savoir !

 

 

 

 

 

 

 

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Focus sur Gina Monte-Corges.

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 Je remercie Gina Monte-Corges d’avoir répondu à mes questions. Ses réponses sont très intéressantes et j’espère qu’elles attiseront votre curiosité !

 

1/ Quelle est la genèse des aventures de Carole ?

 

Carole est sortie tout entière de mon imagination, elle ne fait référence à personne, si ce n’est à moi-même, mais comme une sorte d’opposé, de contraire. Elle est tout ce que je ne suis pas, un fantasme. Il est des fantasmes qu’on ne peut se résoudre à réaliser, ils construisent notre imaginaire, j’ai pu lui donner plus de profondeur et de matière, je l’ai extraite de mon cortex pour l’offrir au plus grand nombre. J’éprouve un plaisir incessant à la faire évoluer dans des périples amoureux.

 

2/ Dans le prologue du premier volume « les 2 Carole » vous dites : « Pour certains, l’érotisme c’est ennuyeux, pour d’autres le porno, c’est vulgaire, j’aimerais avec l’histoire de Carole mettre terme à ces deux postulats. » Quel message voulez-vous passer dans vos nouvelles auprès du lectorat ?

Il y a de manière évidente une ligne de démarcation entre érotisme et pornographie, évoquer la sexualité c’est se poser la question incessante de savoir dans laquelle de ces deux catégories on se situe. Choisir l’érotisme, c’est se censurer, poser des limites à son champ narratif, je ne le souhaitais pas, mais je ne voulais pas non plus que les lecteurs puissent avoir des préjugés, puisque dans l’esprit de nombreuses personnes, pornographie rime forcément avec vulgarité, pourtant il m’est arrivé de voir des films X d’où transpirait un onirisme certain et j’ai vu des films érotiques consternants de grossièreté. Je veux juste que les gens qui me lisent aient un regard désencombré de ces codes, je parle de volupté, de désirs, de fantasmes, de jeux de sexes, je veux que mes lecteurs et lectrices prennent du plaisir en me lisant. J’ai juste voulu briser cette « frontière » astreignante.

 

3/ Justement érotisme/pornographie : y a t-il pour vous une différence notable ?

 L’érotisme conjugue les corps mais doit nous faire oublier les sexes, ils doivent se camoufler comme si leur présence était disgracieuse, pourtant, je trouve qu’un sexe d’homme en érection est un joli spectacle, que les nymphes offertes entre deux cuisses ouvertes peuvent être sublime. J’aime sentir la sueur, la salive, le foutre ! Cependant, on nous a imposé un postulat quasi rédhibitoire, l’acte amoureux est esthétiquement acceptable, tant que les sexes restent dissimulés. L’érotisme n’est en fait pas antinomique de la pornographie, ils sont parfois très complémentaires. Je pense à une actrice comme Maryline Jess actrice pornographique dont chaque atome dégageait pourtant un érotisme subjuguant. La pornographie n’est jamais que la grande sœur sans tabous de l’érotisme.

 

4/ Vous mettez Carole au centre de l’attention : héroïne badasse ou héroïne ultra-féminine assumée ?

 

Carole se veut être une métaphore, celle d’une forme de féminisme (le genre féminin est trop vaste pour le limiter à un seul personnage) Elle incarne l’évolution de la femme dans la pornographie. Elle naît dans la libération sexuelle, tenue jusqu’alors à des codes moraux, elle est comme ces actrices qui se sont désinhibées et qui ont osé assumer leurs fantasmes. Quand on pense qu’il y a encore peu de temps, la nymphomanie se traitait comme une pathologie, une maladie mentale d’une gravité extrême. Carole se révèle donc cette part d’elle-même qui devient addict et incontrôlable, le premier volume est cette illusion de schizophrénie qu’elle réussit à mettre à bas, elle assume sa part d’ombre, l’autre Carole, celle qui se dissimulait sous le niqab de la sagesse. Elle va enfin se mettre à nu, au sens propre comme au sens figuré. Elle assume son penchant pour la luxure en toute liberté. Cependant, tout ne pouvait pas être aussi simple, et à l’instar de ces actrices qui à la fin des années 60 se libèrent du carcan moral pour vivre l’expérience grisante du X, elle va être rattrapée par le système qui va trouver dans ce genre cinématographique, un vrai eldorado financier, les femmes vont devenir objet de consommation, essentiellement de mâles qui refoulent leur misère sexuelle, on passe de l’âge d’or aux ténèbres, idem pour Carole qui va subir la toute-puissance de Berg, le docteur qui la manipule pour en faire son objet personnel, sa nymphomanie ne lui appartient plus. Elle s’est libérée des censeurs de la morale religieuse pour tomber dans les mains de producteurs mercantiles. Elle devra se libérer à nouveau de cette emprise, bien plus puissante, quasi omnipotente.

 

5/ Vous explorez avec Carole un large panel d’expériences sexuelles. Décrivez-vous les fantasmes des femmes ?

 

Je décrie déjà une partie des miens. À mes lectrices de me dire si elles s’y retrouvent. Je suis assez surprise dans mes échanges avec les lectrices de trouver des femmes qui s’y identifient totalement et pour certaines, dans les situations où Carole est soumise, voire humiliée. Par ailleurs, Je comprends bien que d’autres femmes puissent se sentir réfractaires à avoir la moindre once d’identification à mon héroïne.

 

6/ On ressent une certaine aversion pour la pornographie filmographie actuelle. Vous la préférez à celle des années 70/80. Pourquoi ?

 

Comme dit plus haut, dans ces années-là, les femmes avaient encore un contrôle sur le déroulement d’un tournage. Il y avait une forme de convivialité, d’artisanat, d’amateurisme, paradoxalement, le cloisonnement du porno, offrait une vraie liberté de manœuvre, les productions de l’époque respiraient la joie de vivre. Aujourd’hui, c’est une sorte de miroir aux alouettes, les filles y arrivent souvent en espérant gagner d’autres sphères médiatiques, pour les faire espérer, on a pu les pousser à faire tout et n’importe quoi, la délocalisation vers des pays à moindre coût a aussi généré des effets pour le moins consternants. Une forme de surenchère, on traite les filles comme du bétail, ça ressemble parfois à du dopage sportif quand il s’agit de dilater un anus pour y accueillir le plus de sexes d’hommes possibles. Les filles sont souvent refaites et ont perdu pour la plupart leur petit côté naturel, à commencer par cette jolie petite touffe de poils qui garnissait les culottes ou même certaines aisselles, aujourd’hui, c’est le dictat de l’épilation !

 

7/ Vos écrits se veulent charnels, émoustillants et percutants. Vous n’excluez nullement le côté sentimentaliste, romantique et sensuel. Pour Carole le sexe ne va pas sans les sentiments ?

 

Il peut parfois, le sexe peut être un instant sensuel et romantique, il peut devenir aussi une sorte de rapport de forces, où elle peut éprouver autant de plaisirs à être soumise et humiliée qu’à être elle-même, une sorte de bourreau. Le sexe est par définition pour moi, le plus beau mélange de tendresse et de violence et ce dans la même seconde. Quand elle fait l’amour avec David, elle est dans la relation passionnée et d’une certaine façon dans le conformisme social, quand elle fait l’amour avec Pavel , elle veut s’offrir à un être qui la bouleverse, elle ne l’aime pas, mais il y a dans leurs relations quelque chose qui se rapproche de l’amour, quand elle se soumet à des groupes d’hommes, elle est en quête d’autres sensations, un plaisir culpabilisant, avilissant, elle se complaît à être esclave de ses pulsions. Il existe en chaque homme un motif de désir pour mon héroïne. Refuser de se donner est sans doute son plus grand supplice.

 

8/ Les aventures de Carole s’adressent-elles davantage à un lectorat féminin ou masculin ?

 

J’ai appris une chose importante, on ne va pas vers un public, c’est le public qui vient à vous. Mes livres ont mis à bas mes certitudes, j’imaginais clairement avoir un public quasi-exclusivement masculin, il semble que je sois bien plus lue par des femmes. Il semble que chez l’homme, il existe ce besoin de visualiser concrètement alors que la femme peut aller assez loin dans son imaginaire avec mes constructions narratives.

 

9 / Carole : c’est combien de nouvelles ?

 

Il y en a 5, la prochaine sera sans doute l’épilogue de ses aventures !

 

10/ Quels sont vos projets futurs ?

 

Assurer la promotion du dernier opus des aventures de Carole et ensuite prendre un peu de temps pour moi.

 

11/ Quel(s) livre(s) vous ne pourrez jamais vous séparez ?

 

« Les hauts de Hurle-Vent » « Justine ou les malheurs de la vertu »

 

12/ Champ libres : mots pour vos et futurs lecteurs !

 

Qu’il vienne s’immiscer dans la complicité de votre couple ou bien dans un plaisir solitaire, qu’il fasse naitre un éveil des sens ou juste de l’esprit, j’adore m’imaginer la présence de mes écrits dans votre sphère intime, c’est un peu comme si mon imagination venait trouver un prolongement dans votre vie. Quand j’écris, je pars en voyage avec vous, vous emmenez mon livre et lui-même vous emmène là où vous avez envie d’aller. Je suis ravie de savoir que de la seule force de ma syntaxe j’ai réussi à créer un effet chimique sur vos sexes et une stimulation sur vos esprits !

 

 

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Mon avis sur le premier tome :  » Les 2 Carole » !

Mon avis sur le second tome :  » 2 aventures de Carole » !

Vers la page Facebook de Gina Monte-Corges !

Vers le site des Evidence Éditions, pour tout savoir !

 

 

 

Focus sur Ludovic Metzker.

 

Nouvelle interview ! Je remercie Ludovic Metzker de s’être prêté au jeu de mes questions. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à découvrir ses réponses et son univers surprenant.

 

Bonne lecture !

 

1/ Quelle est la genèse de cette saga ?

Au tout début, il était question d’une simple nouvelle qui racontait les aventures d’une jeune femme : Marie. Cette dernière se retrouve à devoir survivre après la perte de ses deux fillettes et de son mari. Ce « oneshot » a vraiment plu aux premiers lecteurs qui m’ont demandé une suite… Ils voulaient en savoir plus sur cet univers et surtout découvrir l’évolution des Chasseurs, des Communautés du Peuple et de la W.C.C. ! Je n’avais pas du tout prévu une suite et avec Diane, je me suis amusé à improviser. Contre toute attente, Diane fascine encore plus que Marie. Maintenant, je dois faire mieux avec le troisième volume qui paraitra courant 2018 « Katia ». Une suite est dores et déjà prévue puisque « Katia » se terminera sur un cliffhanger judicieux et frustrant.

 

2/ Ce roman offre une syntaxe assez particulière puisque vous bannissez le dialogue. Pourquoi ?

Avec « Et si demain n’exsitait plus ? », j’ai voulu changer du registre habituel, de ce que j’ai l’habitude de lire et je me suis souvenu des films muets de Chaplin ! Je suis fasciné par le fait qu’une image puisse être parlante. En écrivant les premières lignes de « Marie », je me suis rendu compte qu’effectivement, le plus important résidait dans l’imagination du lecteur. Il est plus facile d’écrire « Je t’aime » que de faire ressentir ce sentiment.

 

3/ Pourquoi avoir pris un tel risque ?

Autant l’avouer, je ne pensais pas un seul instant que cela plairait. J’ai été grandement surpris que les lecteurs se prêtent au jeu et aient la sensation d’être au cœur de l’action. Le risque était là : est-ce que ce sont les dialogues qui sont le fil conducteur ou… le récit en lui-même ? Dans mes autres livres, les dialogues se veulent présents et ont leur importance. Dans « Et si demain n’existait plus ? », j’ai voulu aller jusqu’au bout de l’originalité : pas de vampires, pas de zombies, pas de romances cousues de fil blanc

4/ Marie : femme forte ou femme faible ?

Il faut savoir que j’aime mettre mes personnages dans les pires situations et Marie, bien qu’affaiblit par toutes ses pertes, évolue en femme forte, déterminée et désireuse de connaitre la terrifiante vérité qui l’attend au bout du chemin. Dans son cas, ce n’est pas facile de « tourner la page » et d’écrire une nouvelle histoire… Ce n’est pas facile de subir, de mettre de côté sa pudeur et sa dignité dans le seul but de garder le moindre souvenir de son passé. Elle n’est ni une badass, ni une héroine… Marie est, à mes yeux, une femme dans toute sa splendeur.

 

5/ Tout au long de votre roman vous faite « interagir » la Terre, vous la personnifiez, vous lui donnez une âme. A travers ses pensées moralisatrices, dénoncez vous la surconsommation ?

La « Terre » possède sa propre personnalité, sa façon de penser. Avec « Et si demain n’existait plus ? », j’ai voulu lui donner le premier rôle et faire en sorte qu’elle parle, un peu comme une mère qui se mettrait en colère face à ses enfants chamailleurs, c’est-à-dire nous. La surconsommation a un effet néfaste sur notre planète, le constat est là : nous n’y prêtons pas attention malgré les avertissements des associations et les annonces alarmistes toutefois, nous continuons… L’idée était donc que la Terre prenne LA décision qui s’impose.

 

6/ Les Chasseurs : zombies ou nouvelle humanité ?

Très bonne question 😊 Les Chasseurs ne sont pas des zombies puisqu’ils pensent, aiment, détestent… Ils ont des sentiments, souvent virulents ! En revanche, s’ils connaissent leur mission, ils ne connaissent pas les desseins de la Terre ! En effet, celle-ci prévoit un changement radical qui sera révélé dans le tome 3 et les lecteurs découvriront que si la Terre se veut destructrice, elle est avant tout… donneuse de vie !

 

7/ Vous opposez constamment la violence avec la douceur voir le romantisme. Pourquoi ?

Il est intéressant de jouer avec les sentiments et dans mes livres, je tente de mettre en avant l’être humain, sans artifice : nous pouvons passer d’une sombre colère à une immense joie et je pense que l’un des sentiments les plus puissants est l’amour, à lui tout seul, il nous fait prendre conscience de ce que nous sommes capable de faire pour lui : jalousie, envie de se battre, de braver les pires dangers, de protéger ses enfants ! Par peur de perdre Marie, Franz dévoile son côté romantique et doux. Par amour pour ses enfants, Marie est prête à subir la violence de Diane. Tout ne peut pas être rose ou noir, mais dans mes écrits, j’aime mélanger les couleurs pour obtenir de nouvelles nuances.

 

8/ Le second tome, se tourne a priori vers le personnage de « Diane », une Chasseuse. Pour le coup ce second volet est-il consacré à cette nouvelle humanité ?

Avec « Diane », nous allons plus loin que dans le premier tome. Ici, nous quittons parfois la France pour nous rendre aux USA, en Italie, en Russie… Le phénomène des Chasseurs touche le monde entier et il sera question du retour des indiens d’Amérique venu récupérer leur territoire ! « Diane » se veut plus violent ! Pour moi, Diane est un personnage fascinant : badass, perverse sexuelle, virulente… Elle a eu une vie avant, une vie pendant et surtout, une vie après ! La W.C.C. se dévoile un peu plus et nous découvrons le projet « Avalanche »… La guerre se prépare entre humains et Chasseurs, mais… de nouveaux ennemis font leur apparition dans « Katia » !

9/ Le troisième tome va bientôt paraître, pouvez nous en dire un peu plus ?

Pour la première fois dans la saga, il y aura des petits dialogues ! Avec « Katia », il m’a semblé nécessaire d’écouter les lecteurs qui voulaient cela ! Ils ne seront pas « trop » présent et auront pour rôle d’apporter une sorte de soutient car avec Katia, nous abordons l’horreur dans toute sa splendeur… Dans ce troisième tome, il sera question de découvrir de nouveaux dangers : les Chasseurs ne seront pas les seuls « méchants » de l’histoire puisque des gangs s’en prendront aux Communautés du Peuple et une surprise de taille devrait ravir les lecteurs, mais je n’en dis pas plus.

 

10/ Pouvez-vous nous parler de votre bibliographie ?

A ce jour, il y a 6 livres de disponibles à la demande auprès de Fnac, Amazon, Chapitre, Cultura… Ils peuvent être commandé directement auprès d’une librairie.

Les deux premiers tomes de la saga « Et si demain n’existait plus ? » (Marie et Diane) qui est une dystopie post-apocalyptique.

L'homme sans nom: Tome 1 - Un sombre présent

Le tout premier tome de la saga « L’homme sans nom » dans lequel nous découvrons le personnage de Joe, un voyageur temporel qui invite deux jeunes filles à partir dans le passé afin d’enquêter sur la disparition du roi Louis XVI.

 

 

 

Morphèa, la gardienne des rêves: 1 - La Montagne Sacrée

« Morphèa, la gardienne des rêves » est un livre dédié à la jeunesse et qui plait énormément aux adultes : 5 contes entièrement revisités pour les besoins de l’histoire d’Orianna Sognatore, une jeune fille de 13 ans qui se voit devenir la réincarnation de la Gardienne des rêves, Morphèa. Elle va devoir protéger le monde des rêves d’Ephialtion, le prince des cauchemars, bien décidé à anéantir l’humanité.

 

 

Le monde à l'envers

« Le monde à l’envers » est un conte philosophique : plusieurs années après la prise de pouvoir des animaux sur le monde, Paul raconte à ses 5 filles comment un gorille du nom de Bonanza lui a sauvé la vie et lui ouvert la voie de la liberté.

 

 

 

Histoires fantastiques : Tome 1

« Histoires Fantastiques – Volume 1 » est un recueil de nouvelles : 4 histoires qui raconte la vie, la mort, la peur, l’injustice… Deux histoires du livre deviendront des livres.

 

 

 

 

Pour l’année 2018, plusieurs projets sont en cours notamment la suite de la saga « Et si demain n’existait plus ? », le second tome de « L’homme sans nom » fera son arrivé et mon tout nouveau livre qui est encore en version Bêta, « Le mur du temps ». Pour l’année prochaine, je prévois de sortir 4 nouveaux livres et un cinquième, « Les contes qui se racontent », dont les bénéfices seront reversés à une association qui vient en aide aux enfants défavorisés.

 

11/ L’autoédition, ce choix était-il évident ?

J’ai découvert l’autoédition grâce à un ami. Je sais combien il est difficile de se faire éditer par une grande maison et l’autoédition offre une possibilité à la condition de travailler proprement : je fais relire / corriger mes livres plusieurs fois avant de les mettre sur le marché : il peut m’arriver de recommencer plusieurs chapitres ou recommencer des passages ! Je pense qu’il faut mettre toutes ses chances de son côté car les lecteurs semblent plus pointilleux avec les jeunes auteurs ! Que ce soit de la couverture de mes livres en passant par l’histoire, je tente, du mieux que possible, de faire professionnel !

 

12/ Quel est le livre que vous ne vous séparerez jamais ?

Le comte de Monte Cristo ! Ce livre m’a fait prendre conscience qu’une histoire écrite peut offrir une palette d’émotions encore plus impressionnante qu’un film. Quelques lignes suffisent à immerger le lecteur dans un voyage particulier et la vie d’Edmond Dantes en est le parfait exemple. J’ai adoré avoir de la peine pour le héro et je buvais les mots d’Alexandre Dumas lorsqu’Edmond devient le comte de Monte Cristo. Cette histoire explique qu’il faut de la patience, une dose d’espoir et une furieuse envie de croire en son destin. « Tout vient à point à qui sait attendre ! » pourrait être l’adage de ce livre.

13/ Champ libre : mots à vos lecteurs et futurs lecteurs.

Merci à vous pour cette interview. Si de nouveaux lecteurs désirent me découvrir par l’intermédiaire de mes livres, je ne pourrais que leur conseiller de le faire dans cet ordre :

1 – Et si demain n’existait plus ?

2 – L’homme sans nom

3 – Morphèa, la gardienne des rêves

4 – Le monde à l’envers

Merci aux lecteurs de la première heure et aux nouveaux qui me poussent à essayer de raconter des histoires originales.

 

 

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Vers le site officiel de Ludovic Metzker !

Mon avis sur le tome 1  » Marie – et si le monde n’existait plus ? »

Focus sur Frédéric Bellec.

 

 

Je remercie Frédéric Bellec qui s’est prêté au jeu de mes questions. En espérant que ces réponses vous donnerons envie de découvrir son univers.

Bonne découverte !

1/ Quelle est la genèse de cette saga ?

 

À l’origine, Exilium n’était pas destiné à devenir une histoire qui se prolongerait sur plusieurs volumes, mais un livre unique, aujourd’hui devenu  Exilium – Livre 1 : L’Internat. Son titre aurait dû être L’Internat, tout simplement, le terme Exilium ne serait intervenu qu’en filigrane.

L’idée est partie alors que j’officiais comme surveillant d’internat dans le lycée où je travaille toujours. La nuit, le bâtiment craque sans explications. La faute à sa vétusté dit-on. Mais tous les ans, les filles affirment que leur dortoir est hanté. Des collègues ont par ailleurs été témoins de phénomènes bruyants sans explication rationnelle. Tout cela mélangé avec l’étiquette tenace de région de la sorcellerie qui s’accroche au Berry, et l’idée de trouver une explication, bien entendu fantastique, à toutes ces manifestations, à conduit à l’écriture d’Exilium. Le but était de divertir, sans plus.

Je voulais par la même occasion davantage intéresser les lycéen-ne-s à la lecture avec une histoire qui se déroulerait dans leur propre établissement, ce qui explique le chapitre sur l’abbaye de Noirlac (chapitre historiquement exact malgré son intégration dans un contexte fantastique) à dessein d’apporter une touche pédagogique. Les personnages tels qu’ils apparaissent dans le Livre 1 auraient été les mêmes, mais l’histoire raccourcie, avec pour finalité une invitation à davantage ouvrir son esprit pour accélerer son évolution dans la société. Il s’avère qu’au fur et à mesure de l’écriture, le simple fait d’en parler autour de moi a développé une sorte de petite passion qui a conduit au développement de l’intrigue et des relations entre les personnages. Par exemple, s’il n’était pas question d’intégrer des amourettes entre certains, une collègue m’a — judicieusement — invité à le faire, argumentant que les jeunes adorent ça. C’est donc ce que j’ai fait, à la fois en intégrant la diversité et en faisait en sorte que ces relations servent l’histoire au lieu de la surcharger par du remplissage inutile.

 

2/ Tout au long de votre histoire vous vous appuyez sur des légendes. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Tout comme la Bretagne, le Berry est riche en légendes. Personnages hors-norme et créatures inoffensives ou hostiles peuplent les contes de cette région du Centre France. J’ai donc exploité les peurs ancestrales pour les transposer dans notre monde. Certaines créatures existeraient donc bien, mais elles ne sont pas ce que les anciens imaginaient, jadis influencés par la terreur que des manifestations extraordinaires pouvaient leur insuffler. Ainsi, l’existence des meneurs de loups, chers à George Sand, trouvent dans Exilium leur explication. Et — petite révélation — une variante des dragons aura aussi sa part d’explication dans le Livre 3. Mais chut, j’en dis déjà trop !

 

3/ Cela vous tenait- t-il à cœur de citer ces références ?

Oui, pourquoi me priver de ce petit plaisir 🙂 ? Contrairement à la science-fiction qui cherche à intégrer le réel dans des circonstances et des environnements imaginaires, le fantastique fonctionne en sens inverse : il va chercher des éléments de fiction pour les incruster dans le réel. La plupart des mythes et légendes tirent leur origine de portions de la réalité. Leur caractère onirique vient de l’interprétation qui était faite d’apparitions que le peuple ne comprenait pas, et en raison de leur formatage religieux plaçait sur le compte de la diablerie. Par exemple, combien de fois le Diable a-t-il eu les oreilles qui sifflent avant qu’on ne comprenne que ce sont les yeux des chats qui brillent la nuit ? On peut ainsi extrapoler sur beaucoup de créatures menaçantes ou supposées comme telles. Et si tout était vrai, mais mal rapporté ? Trouver une explication aux vieilles peurs, voilà un exercice qui m’a beaucoup amusé. Et c’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de rester local et garder Saint-Amand-Montrond comme lieu de l’action.

 

4/ « Oubliez tout, réapprenez tout », slogan qui résume je pense l’idée générale de cette saga. Mais pourquoi ?

Comme souligné au début de notre discussion, il s’agit d’une invitation à se débarrasser de ses certitudes, et à s’ouvrir l’esprit pour dans un premier accepter l’idée qu’il puisse exister d’autres modèles de pensée, et dans un second temps se faire violence pour dépoussiérer ses vieux schémas mentaux. Il n’y a rien de pire que crouler sous le poids de ses vieilles croyances quand le sage est constamment dans le doute. C’est la porte ouverte à l’intolérance et à la violence, et c’est le moyen le plus rapide pour freiner l’évolution de la société. Grandir, ce n’est pas que prendre des poils, du bide ou des rides, c’est aussi — et surtout — nourrir son esprit pour le faire grandir, le renouveler, et adhérer davantage à des valeurs humanistes sans lesquelles la cohabitation avec l’humain est impossible. Et, très important, se sentir responsable de la nature plutôt qu’à vouloir la dominer et la piller. Dans Exilium, le personnage du surveillant est invité à se débarrasser de ses craintes irrationnelles, transmises par l’éducation et le formatage imposé par la société occidentale. Une assignation à sortir de sa zone de confort, à oublier son mode de pensée rigide pour réapprendre la vie et ainsi accepter sans trop de frayeurs la face cachée de la nature que les jeunes héros sont sur le point de lui faire découvrir. Un cheminement rendu possible par l’amour, car, pour reprendre une maxime qui aura son importance dans le Livre 1, l’amour bannit la crainte.

 

5/ Fantastique, genre de prédilection car vous êtes tombé tout petit dedans ou vous a séduit au fil des années ?

Difficile de répondre avec justesse. J’ai toujours aimé m’évader par l’esprit, je crois que ça ne se commande pas. J’ai constamment besoin de sortir du quotidien, de mon existence de terrien. Je me sens trop à l’étroit sur cette planète. Une bonne partie de Tomb Raider peut me suffire pour partir ailleurs, mais dans mon lit, les yeux fermés, je développe l’intrigue d’Exilium pour aller aussi loin que le caractère plausible de la situation le permet. Je puise aussi souvent mes idées dans les rêves.

 

6/ Vous nous tenez en haleine tout au long des 3 premiers livres parus, mais combien y en aura t-il au juste ?

Le Livre 3 : In Silva, est en cours d’écriture au moment où j’écris ces lignes (17 décembre 2017). Ce tome devrait être assez gros et sera probablement aussi divisé en deux parties, comme le Livre 2 : les legs noirs. Ce livre 3 ne clôturera pas l’histoire, mais le livre 4, oui. Il sera d’ailleurs plus court. Il présentera la morale d’Exilium, une finalité que j’ai toujours voulue depuis les débuts de l’écriture d’Exilium. Mais qui peut prévoir que toute fin est définitive ? Car la vie doit sa richesse à ses surprises !

 

7/ Frédéric, héros atypique, pourrait-il être un super héros des temps modernes ?

Frédéric n’est en rien un héros. Ou alors, pour reprendre les termes de la question, il est effectivement atypique. Frédéric est un citoyen lambda, transparent pour ses contemporains, qui a la faiblesse de croire qu’un jour tout le monde sera gentil. Il aime les gens, parce que derrière chaque personne il voit une âme qui fait son chemin. Mais c’est sa simplicité et sa grandeur d’âme qui en ont fait un candidat idéal pour pénétrer un univers improbable, et pourtant si réel. Il est devenu meneur parce que comme le lui notifie un des jeunes héros : « un bon chef n’aime ni ne recherche le pouvoir, il ne l’exerce que par nécessité ». Un héros sans trompette ni confettis, un anti-héros ! Juste une marque sur la joue droite (voir le Livre 2).

 

8/ Pour les impatients, comme moi, la suite est prévue pour quand et surtout que pouvez nous dire sur ce que vous nous réservez ?

Sauf pluie de météorites sur Saint-Amand-Montrond, la sortie du Livre 3 : In Silva est planifiée pour 2018 (au moins la première partie en cas de division). Grosso modo, je prévois de sortir un livre par un. C’est une bonne moyenne, car je participe en parallèle à des activités à caractère informatique. Puis accessoirement je dois aussi bosser pour payer le loyer 🙂 !

En termes de contenu, la tension va monter. Le Livre 3 sera plus oppressant que les précédents, l’action plus violente et plus sanglante aussi, car quelque chose d’effroyable se prépare, qui s’étendra bien au-delà du territoire saint-amandois. Disséminé dans les scènes de haute tension, l’humour sera toujours présent pour souffler entre deux flux d’adrénaline. Les amours évolueront également, avec peut-être un cran supplémentaire dans la sensualité. Enfin, un personnage nouveau et hautement percutant va faire son apparition.

 

9/ L’autoédition, ce choix était-il évident ?

À défaut d’être le plus évident, c’est le plus rapide pour partager son bébé littéraire. J’aime conserver ma liberté : liberté du texte, liberté dans l’infographie, liberté dans la fréquence de publication. En cela, l’auto-publication est un media idéal. Mais cela implique plus d’investissement personnel, à la fois pour la technique et la promotion.

Je ne suis pas pressé de voir paraître Exilium chez un grand éditeur, si tant est qu’un seul s’y intéresse (et je n’en ai sollicité aucun), mais je ne suis pas fermé aux propositions. Comme tout auteur, le Graal serait une adaptation cinématographie ou en séries. Quand je vous disais que j’aimais rêver 🙂 !

 

10/ Quel est le livre dont vous ne vous séparerez jamais ?

Dans l’impossibilité de choisir, je préfère garder ma tablette pour emmener toute ma bibliothèque !

 

11/ Champ libre : mots à vos et futurs lecteurs.

Pourquoi la dernière question est elle toujours la plus difficile ? Et comment encourager mes lecteurs sans faire une incise dans la thématique littéraire ? J’émets simplement le souhait qu’au travers d’Exilium, les lecteurs remarqueront son filigrane et comprendront qu’il faut nous armer d’humilité pour avancer et évoluer sans nous blesser. Il faudra parfois nous résoudre à changer de temps et accepter le conditionnel au lieu de vouloir imposer l’impératif à son entourage, nous forcer à prendre en considération le futur pour prendre de meilleures décisions dès le présent. Ne soyons pas dupes : le plus-que-parfait est un leurre, seul l’imparfait est une réalité, et c’est la prise de conscience de son existence qui nous grandit. Mais débarrassons-nous du subjonctif, c’est trop complexe à conjuguer ! Surtout s’il est imparfait !

 

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Retrouvez l’univers d’Exilium sur le site officiel !

Mon avis sur le livre 1 : »L’internat » !

Mon avis sur le livre  2 – partie 1 : « Les legs noirs » !

Mon avis sur le livre 2 – partie 2 : « Les legs noirs  » !

 

 

Focus sur les coulisses de BoD.

Je remercie tout d’abord BoD, et plus particulièrement Julie Drouet, de m’avoir permis de participer à l’opération #BoDFantastique et d’avoir répondu à mes petites question afin d’en savoir davantage sur cette plateforme dédiée à l’auto-édition.

 

 

 

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1/ BoD, qu’est-ce que c’est ?

BoD – Books on Demand est une plateforme d’auto-édition. Créée il y a près de 20 ans en Allemagne, basée sur la technologie révolutionnaire de l’impression à la demande, elle est aujourd’hui présente dans 8 pays européens. Notre objectif est d’accompagner les auteurs indépendants tout au long de la publication en leur permettant, pour 19 € seulement, de publier leur ouvrage à la fois en papier et en numérique et de bénéficier d’un très grand réseau de distribution.

 

2/ Quels sont les points forts de BoD ?

BoD propose une grande qualité d’impression due à sa longue expérience, unique aujourd’hui en France. Nous faisons bénéficier les auteurs d’un immense réseau de distribution grâce à notre partenariat passé avec l’un des plus grands distributeurs de France (la SODIS). Nous sommes aussi particulièrement attentifs à l’accompagnement des auteurs, via notre Service Clients et notre blog, Fingerprint, sur lequel nous postons régulièrement des articles, conseils, portraits et informations sur l’auto-édition.

 

3/ Que signifie pour vous « auto-édition » ?

L’auto-édition, c’est la possibilité pour un auteur de publier son livre à son rythme et à sa guise, et de conserver ses droits tout en ne prenant pas de risque financier puisque ce mode d’édition repose sur l’impression à la demande.

C’est aussi une opportunité pour tout le monde de devenir auteur et de réaliser son rêve : publier ce roman que l’on a en tête depuis des années, imprimer le carnet de ce voyage qui nous a tant marqué, offrir à ses petits-enfants le récit de sa vie, prolonger une passion par un livre que l’on peut tenir entre ses mains et partager…

 


5/  Décrivez nous le cheminement d’un auteur qui vous contacte pour une éventuelle collaboration.

L’auteur commence par nous appeler ou nous écrire pour nous exposer son projet. Nous discutons ensemble pour cerner ses besoins et l’orienter vers la solution qui lui conviendra le mieux.

Le projet commence concrètement avec la création d’un compte personnel sur notre plateforme myBoD (accessible depuis notre site www.bod.fr), d’où l’auteur va pouvoir réaliser son projet simplement, en suivant le cheminement proposé par la plateforme. L’auteur choisit sa formule de publication puis définit les caractéristiques de son livre, et enregistre les informations nécessaires à son bon référencement.

Lorsque ces étapes sont terminées, l’auteur charge ses fichiers de couverture et de corps de texte directement sur la plateforme myBoD. Après vérification, le livre est validé. Une dizaine de jours plus tard, l’ouvrage est disponible sur les librairies en ligne et physiques, prêt à être commandé et lu par des milliers de lecteurs !

 

 6/ Les ateliers Bod, en quoi consistent-ils ?

 

 Nous avons créé les ateliers de l’auto-édition en 2016 pour aller à la rencontre des auteurs de toute la France et leur offrir la possibilité de rencontrer des professionnels du monde du livre ainsi que d’autres passionnés d’écriture. Lors d’un atelier, qui dure une journée, deux axes principaux sont abordés : la préparation de la publication et la promotion d’un ouvrage. C’est une journée très riche d’échanges et de conseils que l’on a conçue pour tous les auteurs, en herbe ou confirmés ! C’est pour eux l’occasion unique de se professionnaliser dans toutes les étapes de publication d’un livre, gratuitement. Les ateliers de cette année se sont déroulés à Lille, Nantes et Strasbourg et nous continuerons l’année prochaine par de nouvelles villes.

 

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LIENS UTILES :

Vers le blog de BoD !

Vers le site officiel de BoD !

 

 

 

 

Interview of ILLURIA.

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Je remercie toute la joyeuse bande d’avoir répondu à mes questions. Je vous laisse découvrir cette association magnifique au travers de mes questions.

 

 

1/ Quel est le but principal de cette Association ?

Illuria a pour but de rassembler les créateurs d’internet en leur donnant l’envie d’échanger, d’apprendre, de créer et de progresser au sein d’un même collectif composé de talents divers et variés venus des quatre coins de la France. Le champ de création des membres d’Illuria sur internet est ouvert à de nombreuses activités : romans, BD, illustrations, digital painting, compositions musicales, videomaking, streaming, jeux vidéo voir web-série, internet n’a aucune limite !

D’un autre côté, l’association de création d’œuvres multimédia Illuria se charge de promouvoir les créations de ses talents en les mettant les uns et autres en relation afin de favoriser un climat d’échange et d’entraide dans une structure à la fois jeune et à échelle humaine.

Grâce au site de l’association, les communautés de chaque talent peuvent découvrir ou redécouvrir les nombreuses créations des autres membres d’Illuria. Ainsi, la visibilité de chaque créateur se voit étoffer de jour en jour grâce à cet échange bénéfique aux talents.

2/ Quel a été l’élément déclencheur à l’élaboration d’Illuria ?

Au départ, Illuria n’était qu’un groupe que constituaient les membres du projet Les Amazones. Le collectif est devenu par la suite une association pour pouvoir avoir un cadre juridique autour de ce projet.

De fil en aiguille, nous avons construit le projet d’aide à la création sur internet. L’idée de pouvoir rencontrer d’autres créatifs, d’échanger avec eux sur des passions communes et même créer ensemble nous paraissait une évolution logique. Nous nous étions déjà réunis une fois, pourquoi ne pas le refaire ?

Illuria est avant tout une aventure humaine. Je laisse les qualificatifs sur le collectif aux membres. 😉

3/ Quel avenir souhaites-tu à Illuria ?

Un bel avenir. Nous continuerons notre développement et à se faire une place dans le milieu de la créativité sur internet, tout en respectant nos principes et valeurs. J’espère qu’un maximum de projets se concrétise, et que nos membres mènent à bien les leurs.

4/ Peux-tu nous révéler quelques anecdotes sur Illuria ?

Entre deux parties de loup-garou, il arrive parfois que certains Illuriens se voient IRL. Cherchez bien autour d’eux car les bières ne sont toujours pas bien loin.

5/ En un seul mot comme décrirais tu Illuria ?

 

Aventure.

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Maintenant découvrons qui sont ces Illuriens !

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ASTHOM

 

Tu es le Number One d’Illuria mais tu es également écrivain, peux-tu nous décrire ton projet ?

« Number One » est un peu fort. Je suis certes le président d’Illuria (administration française oblige), mais je n’ai pas la Sainte-Parole. A Illuria, tout le monde est écouté, et les décisions se prennent en groupe. Je pense que c’est ce qui fait la force d’un collectif qui privilégie le côté humain plutôt que l’aspect « machine à gaz ».

Dans sa généralité, la licence Les Amazones se veut être de la High Fantasy dans un univers qui se veut sérieux et que nous créons de A à Z de jour en jour, mais aux héros complètement loufoques et aux caractères plutôt… spéciaux. Nous souhaitons également créer une licence transmédia, c’est-à-dire un développement sur plusieurs supports à travers plusieurs formats d’écriture, d’illustrations, de BD, de musiques, et même par des jeux vidéo.

Sur cette licence dont Illuria se charge de promouvoir, je suis auteur et scénariste. Dans ce projet, j’ai deux casquettes. La première en tant que « Chef de projet » où je me charge de coordonner notre équipe composée de deux coauteurs/coscénaristes (Elkiu et moi-même), de deux illustrateurs (Yoshk et Reazze) et d’un correcteur (Kracki). La seconde est celle d’auteur et de scénariste. Dans un premier temps, je me charge de l’écriture du scénario et des dialogues pour le premier roman illustré qui est en cours d’écriture (Les Amazones : Il était une fois…), et je veille à ce le contenu soit cohérent avec l’univers avec l’équipe complète. Dans un second temps, je suis auteur et scénariste sur Les Amazones : Prélude de l’Aube. Sur ce prequel transmedia au roman, Yoshk, Kracki et moi collaborons ensemble.

Par curiosité pourquoi « Asthom » comme pseudo ?

Lors de mes débuts sur les MMORPG*, je cherchais un pseudo pour nommer mon avatar. J’ai alors cherché une combinaison avec mon prénom (Thomas), et j’en suis arrivé à Asthom. Voilà donc la grosse histoire derrière mon pseudo. Impressionnant non ? ^^

 

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ELEA GREVIN

 

Tu es auteure sur Illuria : peux-tu nous présenter ton projet ?

« Les Gardiens de Lumière » est un roman de fantasy où Eléa retrouve son quotidien chamboulé le jour où elle découvre qu’il n’y a pas que les humains qui parcourent la Terre, que les monstres et Démons existent bel et bien et que la magie n’est pas si géniale que ça. Avoir des pouvoirs endosse d’énormes responsabilités et que tout n’est pas rose. C’est aussi une quête où les personnages cherchent à savoir qui ils sont vraiment, qu’en pleine adolescence, ils doivent apprendre à faire confiance aux gens et que leurs actions peuvent avoir des conséquences positives comme négatives.

Pourquoi avoir choisi Illuria ?

Le nom me plaisait bien et la mentalité de l’association également. Le fait qu’on puisse avancer à son propre rythme sans avoir de pression est quelque chose que j’apprécie beaucoup. L’entraide entre membres est très sympathique et donne un côté de « famille ».

En un seul mot comme décrirais tu Illuria ?

Liberté !

 

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TYRAGRIO

 

Tu es auteur sur Illuria : peux-tu nous présenter ton projet ?

Mon projet principal tourne autour des Chroniques du Monde d’Argantar qui est un roman en cours d’écriture et dont l’histoire sera développée sur plusieurs tomes.

Pourquoi avoir choisi Illuria ?

Je n’ai pas choisi Illuria, c’est Illuria qui est venu à moi. Ce que propose cette association me plait beaucoup et de par ses idées et les talents présents. C’est pour moi un très bon endroit où je peux m’épanouir et faire profiter au maximum de mes écrits.

Par curiosité pourquoi « Tyragrio » comme pseudo ?

Tyragrio est mon ancien nom de joueur sur le MMORPG Forsaken World. Je l’ai tellement utilisé lors de mes parties sur ce jeu et sur d’autres MMORPG par la suite que je m’y suis habitué. Maintenant, j’adore ce pseudo.

En un seul mot comme décrirais tu Illuria ?

Potentiel !

 

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ELKIU

 

Tu es la Number Two d’Illuria, tu es responsable d’édition entre autre : en consiste ton poste ?

Pour le moment je ne gère pas énormément de choses vis-à-vis du public. J’essaie d’aider autant que possible sur les réseaux sociaux, mais je n’ai pas vraiment le temps de m’y consacrer pleinement. J’essaie de donner mon temps aux « Amazones », mais aussi à tous les membres de l’association qui ont besoin d’aide, de corrections, de rire ou même juste de parler. J’agis plus au sein même de l’association, je me décrirais un peu comme la diplomate, la conseillère d’Illuria. J’ai la chance d’être entourée de personnes adorables qui se chamaillent rarement, mais comme dans tout groupe c’est une chose qui arrive et la plupart du temps je temporise les choses.

Nous commençons tout juste à faire notre place au sein de la grande famille qu’est l’auto-édition et j’essaie de faire en sorte que tout au long de notre route nous conservions notre vision : l’humain avant tout.

Tu es auteure également, peux-tu nous présenter ton projet ?

Je suis auteure sur « Les Amazones ». C’est un projet qui nous tient, à Asthom et moi, réellement à cœur. Ce n’est pas qu’une fiction, qu’un livre, qu’une histoire. C’est notre histoire. Les personnages sont nos propres caricatures et il y a un investissement personnel très fort. Les aventures vécues par les protagonistes des « Amazones » sont des choses inspirées de nos heures passées sur les MMORPG. Bien entendu il y aussi des inventions, mais elles seront toujours liées à nos propres péripéties, à notre « réalité virtuelle ».

L’écriture du roman est un travail titanesque, j’avoue que parfois j’ai envie de baisser les bras, mais les membres d’Illuria sont un second souffle.

Le plus pour moi c’est vraiment l’illustration. C’est une partie qui est importante pour moi, car elle me permet de voir ce que j’écris de façon concrète. Les dessins donnent vie aux personnages et je trouve ça vraiment fun.

Mon travail est forcément très lié à ceux de Reazze et Yoshk, mais aussi à celui d’Asthom qui est le principal auteur des « Prélude de l’aube ». Donc je fourre mon nez un peu partout.

Par curiosité pourquoi « Elkiu » comme pseudo ?

El pour Elodie tout simplement et kiu est une inspiration asiatique. C’est une culture que j’aime tout particulièrement et quand j’avais 16 ans je trouvais ça cool. En plus de ça il parait que ça fait mignon donc ça me correspond totalement, ou pas, mais bon ^^

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REAZZE

Tu es illustrateur sur Illuria : peux-tu nous présenter ton projet ?

À la base je n’avais pas de projet perso, j’ai rejoint Asthom dans son projet, pouvant pratiquer ma passion tout en donnant un coup de main à un ami.

Pourquoi avoir choisi Illuria ?

La réponse est au-dessus, je fait partie des fondateurs.

En un seul mot comme décrirais-tu Illuria ?

La maison

Par curiosité pourquoi « Reazze » comme pseudo ?

Longue histoire, c’est un surnom d’enfance que j’ai retravaillé, la série Malcom n’y est pas pour rien.

 

 

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YOSHK

Tu es le responsable création sur Illuria : en quoi consiste ton poste ?

En fait, je suis responsable création sur le projet « Les Amazones » de l’association Illuria. Si il y a un jour un autre projet avec du dessin, je n’en serai pas le responsable. Pour moi ce mot est un bien grand mot, actuellement on est deux à faire du dessin et on essaye de s’accorder pour obtenir les dessins voulus. Ce qui est important c’est la cohérence entre le texte et le dessin je dirais.

Par curiosité pourquoi « Yoshk » comme pseudo ?

Humm.. Humm… O_O’ Si je devais essayé de donner une explication je dirais que c’est un pseudo qui mélange mon prénom : Yoann -> Yo’ et un peusdo que j’avais quand j’étais gamin dans les MMO (que j’avais tapé au hasard d’ailleurs) shyqset -> shyk. Donc Yoshk au final.

*Un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (en anglais, massively multiplayer online role-playing game, MMORPG, parfois JDRMM en français) est un type de jeu vidéo associant le jeu de rôle et le jeu en ligne massivement multijoueur, permettant à un grand nombre de personnes d’interagir simultanément dans un monde …

 

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Venez découvrir ILLURIA : c’est par ici !!

 

 

Interview de Caroline et Benjamin Karo, auteurs de « 96, tome 1 : la sixième corde ».

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Je remercie chaleureusement Caroline et Benjamin Karo d’avoir pris le temps et la patience de répondre à mes questions.

 

Je vous laisse découvrir leur livre en leur compagnie et leurs bonne humeurs !

 

 

 

1- Caroline et Benjamin, auteurs de « 96, tome 1 : la sixième corde », pouvez-vous vous présenter et nous en dire plus sur votre parcours d’écrivain.

 

Caroline : Je suis toute nouvelle dans l’écriture, même si c’est une chose que j’ai toujours eu envie de faire, sans oser franchir le cap. Maintenant que je suis à ma place, je peux témoigner de mon plaisir de présenter « 96 ».

 

 

Benjamin : Je suis, sous un autre pseudonyme, écrivain de science fiction, mais également compositeur de bandes originales de films. Ce diptyque de roman « 96 » est ma première incursion dans l’univers des romances, et ce que je sais c’est que cela ne sera pas la dernière.

 

2- Écrire, seul n’est pas forcément évident, alors à deux est ce plus facile ?

 

Benjamin : En fait je ne trouve pas qu’écrire soit difficile. Pas plus que de parler ou de penser. Ecrire est évident pour n’importe qui, à la condition d’être prêt à travailler beaucoup et à être d’une intransigeance totale vis à vis de soi même. Ecrire à deux ne m’était jamais venu à l’esprit avant que Caroline ne me le propose, et je crois que j’aurais décliné cette offre de la part de n’importe qui d’autre. Penser en équipe, trancher en équipe cela induit d’avoir une confiance absolue dans le goût de l’autre. Pour cela il faut donc être en confiance et avec qui d’autre être plus en confiance que celle avec qui vous avez tout partagé depuis la naissance.

 

Caroline : Pour moi à l’inverse, étant donné qu’il s’agit de mon premier roman, oui écrire à deux a été plus simple que d’aborder la question seule. J’ai pu m’appuyer sur les fondamentaux de mon frère sans avoir à me soucier des embûches liées à tout un tas d’aspects de l’écriture.

 

 

3- D’où vous est venue cette idée d’écrire ensemble ?

 

Caroline : c’est moi qui l’ai proposée à Benjamin, alors qu’il m’expliquait son envie encore indécise d’écrire un roman qui était à l’époque l’embryon de la sixième corde.

 

Benjamin : Comme c’était un style nouveau pour moi qui n’écrivais jusque là que de la science fiction, j’ai accepté parce que j’ai imaginé que Caroline pourrait m’aider à être dans une vérité féminine absolue dont j’avais besoin. Il est très simple de croire que l’on peut penser comme quelqu’un du sexe opposé, moi même j’ai commis cette erreur de jugement. Quand une femme qui découvre La sixième corde croit savoir mieux que moi ce que ressent un homme je vois à quel point elle est dans l’erreur et là je me souviens de mes propres bévues.. Mais plutôt que de chercher à tout prix à vouloir me penser assez malin pour appréhender tout ce qui fait une femme, j’ai préféré choisir la meilleure pour m’épauler.

 

 

4- Comment vous vous organisez ?

 

Caroline : Benjamin s’occupe des cafés, de l’apéro, du repas de midi et moi de tout le reste. Au début j’essayais de le faire écrire aussi un peu, mais ce n’était pas concluant.

 

Benjamin : Voilà, elle m’a gardé uniquement parce que j’ai eu l’idée de base et qu’elle se sentait coupable de me virer complètement du projet.

 

Caroline : Mais ce que l’on raconte en général à la presse c’est que l’on fait tout ensemble. Que chaque idée que l’on retrouve dans nos romans a été pensée à deux, corrigée à deux. Que dans « 96 «  chaque phrase a été écrite à deux pour fondre nos plumes dans celle unique du narrateur et personnage principal : Arnaud.

 

Benjamin : Et que nous avons écris chaque roman d’une traite, en 3 mois. Et qu’ensuite on l’a relu et corrigé au moins quinze fois pour qu’il soit, au mot près, ce que l’on rêvait qu’il soit au départ. Avec nos lubies respectives, moi du tempo par exemple et Caroline des ruptures, on l’a poli comme une boule de bowling jusqu’à se dire, aller on l’envoi pour le strike.

 

Caroline : Va aussi pour un spair, vu que l’on a deux tomes.

 

 

 

6- Parlons du livre.

Est-ce une histoire vécue par vous ou un de vos proches, ou est-elle sortie directement de votre imagination ?

 

Caroline : Comme mon frère est parfois un peu cachotier concernant sa vie amoureuse, j’ai cru dans un premier temps qu’il s’agissait d’une pure fiction. Mais quand nous avons commencé à l’écrire, le niveau de détail de certaines scènes et de certains enchainements m’a fait me questionner et j’ai cuisiné le frère.

 

Benjamin : Et autant dire que la cuisine de Caroline c’est plutôt à la friteuse qu’au bain Marie !

96 % de l’histoire est réelle au sens où les événements ont eu lieu. J’ai dû en revanche parfois amoindrir la réalité pour qu’elle paraisse, dans le roman : plus « Vraisemblable ». L’important pour moi, et cela sera valable aussi dans nos futurs romans, c’est de témoigner de quelque chose de véritable. Je ne me crois pas plus compétent que qui que ce soit pour inventer de l’abracadabrantesque, et pire, je n’aime pas ça. LA réalité est tellement plus drôle, plus forte, plus savoureuse que l’invention, qu’il nous suffit d’ouvrir nos yeux, nos oreilles et nos cœurs, pour entendre, voir et comprendre.

 

Caroline : Comme on aime le dire, nos romans sont des romans à rire et à grandir. Chaque lecteur se voit proposer cette expérience, libre à lui de la tenter ou non. Mais ce qui est sûr c’est que si vous ouvrez ce livre en vous disant que l’humour et la réalité n’ont pas leur place dans un roman, vous n’allez pas vivre grand chose pendant le notre.

 

 

 

7- Arnaud est un ancien membre d’un groupe de musiciens. Son instrument de prédilection est la guitare, qu’il affectionne énormément. Il a un passé amoureux assez tonitruant et rocambolesque. A l’aube de s’imposer un futur qu’il ne s’est jamais autorisé (le mariage), il décide d’effectuer un road trip avec ses meilleurs amis. Pourquoi les avoir embarqués ? Que recherche t-il en leurs compagnies ? 

 

Benjamin : Arnaud aime surement plus la guitare que cette dernière ne l’aime en retour. Il a une certaine modestie quant à ses qualités d’instrumentiste là où il exprime de la suffisance parfois et notamment vis à vis de ses amis. Arnaud est complexe et le choix d’embarquer ses 3 meilleurs amis relève de cette complexité. On pourrait dire qu’il fait preuve d’humilité quand il concède avoir besoin d’eux dans cette aventure. D’une parce qu’il pressent que cela ne va pas être émotionnellement simple, mais aussi parce qu’il sait que tout malin qu’il se croit, l’extraction de son propre mode de pensée ne lui est pas possible s’il est seul.

 

Caroline : Il veut donc de l’aide de ses amis, mais se plaint souvent du fait que ceux ci ne comprennent rien aux femmes ou même : à eux même ! C’est toute la dualité qui nous habite en permanence. Combien de fois on va demander un conseil pour au final ne pas l’écouter. Et bien Arnaud est comme vous et moi, il aime les conseils qui lui donnent raison ! Ensuite il y a un second aspect très pragmattico-masculin à cette « convocation » d’Arnaud : cette bande adore se retrouver, l’été arrive, chacun d’entre eux travaille à sa petite vie, et comme ce sont des hommes, il faut toujours un prétexte à se retrouver plutôt qu’une demande formelle qui serait perçue par les autres comme une marque de dépendance et donc de faiblesse.

 

 

8- Cette amitié est vitale malgré certains passages houleux. A vos yeux, l’amitié est une chose essentielle ?

 

Caroline : Evidemment oui. Peut être un peu en retrait de l’amour et de la famille mais une valeur capitale.

 

Benjamin : Dans la sixième corde, on montre bien que l’Amitié masculine est pleine de non dit. Que la surface des choses est très différente de ce qu’il se passe dans les têtes. On nous remonte souvent le delta important de style de registre entre la narration et les dialogues, mais ce qu’oublient parfois les bloggeuses, c’est que le narrateur n’est autre qu’Arnaud, plongé dans l’action de cette folle semaine. Arnaud est donc un homme assez élégant dans son état d’être et qui se plie pourtant volontiers au fait de descendre son niveau de langage à celui de Vincent, tout simplement parce que c’est drôle, que ça défoule et que c’est un masque social bien pratique pour maintenir les autres à distance.

 

 

9- Vous avez choisi les cordes de la guitare afin de symboliser les cinq anciennes relations d’Arnaud et la sixième détruite représente son avenir. Pourquoi ? Que représentent t’elles pour vous ?

 

Caroline : LA symbolique des cinq cordes est multiple. Premièrement il y a ces cinq femmes qui ont compté dans la vie d’Arnaud, à laquelle se rajoutera une sixième dans le tome 2.

Mais c’était pour nous aussi l’occasion de balayer le champ comportemental masculin au travers d’une clé de lecture particulière que Lise Bourbeau nome les 5 blessures de l’âme :

– rejet

– injustice

– abandon

– trahison

– humiliation

 

Benjamin : Et comme il y a 7 femmes au total dans ce tome 1, on peut aussi le décrypter sur la grille des sept pêchés capitaux. Le symbolisme c’est plutôt une de mes lubies à moi, mais c’est bien utile quand il s’agit de ne jamais se répéter et d’étaler un panel émotionnel juste et complet.

 

 

10- Est ce que ces symboles puissants étaient le point de départ de votre livre, ou sont ‘ils venus s’infiltrer dans l’histoire bien plus tard ?

 

Caroline : Lorsque nous réfléchissions aux nombre d’exs qu’Arnaud allait retrouver, s’est posée la question de la symbolique. Benjamin tenait à ne pas forcément retomber sur les nombres les plus évident comme le 7 (classique), ou le 4 qui nous étaient interdit parce que la bande est déjà 4. Nous avons alors mis en concordance les profils d’exs avec ce qui nous paraissait intelligent de balayer d’un point de vue de la psychologie et du coup nous avons trouvé l’équilibre avec ce chiffre de 5.

 

Benjamin : Ce qui était le plus capital, alors même que l’on pourrait croire que toutes les ruptures ou presque se ressemblent, c’était de montrer à quel point, un homme sensible et équilibré peut-être malgré lui, ou plutôt : sans qu’il en est conscience, le passager d’un tapis affectif aussi morcelé et gribouillé. Nous avons à priori tous nos failles affectives et les histoires d’amour sont là pour nous éprouver jusqu’à ce que l’on comprenne nos boucles inconscientes et que l’on puisse en sortir.  Rares sont ceux qui pêchent dans les 5 blessures de l’âme à la fois, et c’est pour cela que nous avons réparti ces blessures entre Arnaud et ses exs. Si l’on est fin observateur, on trouvera qui souffre de quoi. Le 5 a également été le chiffre qui m’a permis de trouver l’astuce du titre du tome 1. Je tenais absolument à ce que le titre ne soit pas racoleur ou pseudo vendeur, mais bien une petite bulle de conscience qui aurait sa saveur et son double sens.

 

 

 

11- Si Arnaud, finalement avait refusé à la dernière minute, quelle tournure aurait pu prendre votre histoire ?

 

Benjamin : Arnaud ne pouvait pas refuser, pour une raison très simple : ce n’est pas un lâche. Tout son parcours pendant ce premier tome en est la preuve. Quoi qu’il fasse, il le fait en conscience, et se prend les propres murs de sa conscience en plein visage. La seule fois qu’il se montre lâche dans l’histoire, il le paye encore plus cher que la vérité. Arnaud fait le choix d’accepter la proposition d’Emma parce que ce chemin est une co-production entre ces deux amants là. Arnaud n’aurait pas eu cette longue nuit de question avec sa chérie, s’il avait tu le message de Marine (son premier amour) reçu sur son mobile la veille. L’honnêteté c’est comme le courage, soit on l’oublie, soit on y va à fond.

 

Caroline : Nous avons décidé de faire d’Arnaud un garçon qui ne fuit pas ses responsabilités. Il accepte sa part d’ombre pour espérer y trouver aussi la lumière qu’il pense devoir à Emma. Son intrusion dans la vie de ses exs n’est pas toujours sans heurt et sans invasion, mais il est assez honnête pour le reconnaître. Tout lecteur suffisant se dira, bien à l’abris dans son canapé, qu’il aurait fait mieux, qu’il a réglé beaucoup plus de choses qu’Arnaud ne l’a fait au début. Mais dites vous qu’avant toute cette histoire, c’est aussi ce qu’Arnaud se disait. Simplement Arnaud dépasse ses petites suffisances, pour accepter de se remettre en question. Dans la question que vous posez on peut imaginer qu’Arnaud continue par exemple de faire « patienter » Charlotte, qu’il se pose encore la question de ce coup de fil de son premier amour, qu’il garde dans un coin de son cœur Amandine ou qu’il aie envie, un soir d’alcool de retrouver Eléonore. Bref que tous ces « dossiers » ouverts lui explosent un jour au visage.

 

 

 

12- Que pouvez-vous nous dire sur le prochain tome  ?

 

Caroline : Que le lecteur va beaucoup voyager de part le monde. Et que nous avons pris encore plus de plaisir à l’écrire que le tome 1.

 

 

Benjamin : Que toutes les quêtes seront résolues pour tous les personnages, mais que, comme dans la vie, la vérité d’un instant ne peut se figer que sur une photo, parce qu’un film lui continue de dérouler des vérités opposées.

 

 

 

13- Champ libre : que diriez vous à vos lectrices et lecteurs de maintenant ou à venir ?

 

Caroline : De venir nous voir au travers de nos romans en confiance, car nos deux postulats de base sont le respect des personnages et le respect des lecteurs.

 

Benjamin : Qu’acheter un de nos romans c’est prendre un ticket pour la vérité de ce qu’il y a de plus beau chez l’Homme, que ce soit dans sa part d’ombre comme dans sa part de lumière.

 

 

Alors, allez vous succomber ?