HONKY TONK SAMOURAÏS de Joe R. Lansdale.

[ POLICIER – 2018 ]
Une enquête de Hap Collins et Léonard Pine – Tome 9/12
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Frédéric Brument
Éditions DENOËL – Collection Sueur Froide
414 pages
Ma note : 3.5/5
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Le résumé :
Hap, ancien activiste hippie et rebelle plouc autoproclamé, et Leonard, vétéran du Vietnam dur à cuire, noir, gay, républicain et addict au Dr Pepper, sont sur un banal contrat de surveillance dans l’est du Texas. Alors que la planque sans intérêt touche à sa fin, ils aperçoivent un homme qui maltraite son chien. Leonard règle l’affaire à coups de poing. Résultat : l’agresseur de chien, salement amoché, veut porter plainte. Une semaine plus tard, une certaine Lilly Buckner débarque dans leur nouvelle agence de détectives privés pour leur faire une proposition : soit ils acceptent de retrouver sa petite-fille, soit elle livre à la police une vidéo de Leonard tabassant l’agresseur de chien. Le duo accepte de rouvrir ce vieux dossier et découvre que le concessionnaire d’occasion où travaillait Lilly cache de sombres secrets.

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Connaissez vous ce duo improbable ? Et bien pour ma part je viens de faire leur connaissance, et évidemment je débute leur aventure par le tome 9. Sacre bleu ! Heureusement, ils peuvent se lire indépendamment, mais je trouve qu’il manque ce petit quelque chose pour apprécier cette lecture à sa juste valeur, et je me demande si c’est le fait d’avoir zapper les 8 premiers tomes. Il m’a manqué ce lien indéfectible que l’on peut vouer à des personnages et puis surtout j’ai eu cette impression de ne pas faire partie de la bande, vu que tout le monde se connaît. Je râle intérieurement et me maudit de ne pas avoir pris le temps de faire quelque recherche pour savoir ce qu’il en était. Après ce bref aparté, qui ne vous apporte pas grand chose, a part  connaître la râleuse que je suis, passons aux choses sérieuses.

 

Hap et Leonard se connaissent depuis un bail. Deux doigts de la main inséparables qui aiment se chahuter, se taquiner et philosopher sur la vie. Duo atypique un mélange de Starsky et Hutch et des 4 personnages de L’Agence tout risque. Bon dieu qu’est-ce-que ça dépote ! Un duo kitch. Un baba cool amoureux transi et un gay Afro-Américain dans des rôles faits sur mesure. Et bien sûr il n’y a pas un pour relever l’autre. Hap et Leo c’est incongru et original. On adore leur répondant, leur divagation et leur bizarrerie. Leur manière de s’approprier une situation dangereuse et d’en ressortir indemne. On les croirait presque intelligent. Les voici donc touts les deux engagés dans une mission périlleuse : retrouver la petite fille de Lilly, ancienne prostituée mythomane. Direction un concessionnaire de voiture d’occasion chic, en vue de fouiner et d’acquérir quelques informations. La belle plante plantureuse de l’accueil leur sort tous ses atouts et voilà que cette enquête prend une tournure rocambolesque. Hap et Leo se retrouvent mêler à une affaire très louche où les poings et les balles fusent sans distinction.

 

La trame de ce policier est vraiment original sans être spectaculaire. Une intrigue bien ficelée qui rend chèvre au fil des chapitres. De rebondissements en rebondissements, les éléments se révèlent cocasses. Des personnages secondaires se rajoutent rendant ce périple davantage extravagant. Entre désinvolture et sérieux, il ne suffit que d’une seconde pour basculer. Une plume enjouée qui n’a pas peur du ridicule et qui m’a entraînée dans cette folie. Je ne regrette qu’une seule chose : ne pas avoir lu les 8 premiers tomes ne serait ce que pour voir l’évolution des personnages et mieux apprécier les clins d’œil qui sont présents tout au long de l’histoire.

 

Une très belle lecture déjantée !

 

Ce genre de type bosse comme les voyants. Ils ouvrent grand leurs oreilles, déterminent ce qui nous intéresse et nous le ressortent. Il peut très bien avoir tiré des indices de sa première discussion avec Cason. Cason a beau être malin, un type comme la Belette, c’est son métier de manipuler les gens. Il analyse à froid, retourne ça un moment dans sa tête, et le temps de venir nous voir il a tiré asse d’éléments de Cason pour broder une histoire qui colle avec ce qu’il veut. C’est comme convaincre quelqu’un de l’existence des soucoupes volantes. On retourne l’esprit d’une personne, en lui expliquant combien il serait prétentieux de croire que nous sommes les seuls êtres doués de pensée dans l’univers – comme si on pensait tant que ça … Les soucoupes volantes sont un simple saut logique. Nous sommes trop prétentieux, donc une vie extra-terrestre est plus que probable, donc des aliens ont débarqué sur Terre en soucoupes volantes. Mais si c’était logique, pourquoi atterrissent-ils toujours dans des endroits bizarres avec pour seul témoin un ignare édenté assis sur une souche d’arbre avec sa bite dans le cul d’une vache ? Les aliens coupent les mamelles de la vache, embarquent l’édenté je en sais où dans l’espace, lui écartent le cul avec des cuillers à soupe, s’amusent un peu avec sa bistouquette et le renvoient à la maison. Pour quoi faire ? Ca n’a aucun sens. Il y a tellement d’endroits plus pratiques, bordel, pourquoi n’informent-ils pas tout le monde qu’ils sont là, en tenant une conférence à la Maison-Blanche ? Il existe peut-être bien des gars là-haut qui débarqueront un de ces jours, mais jusqu’ici ce n’est pas vraiment le cas, et je ne les attends pas de sitôt. Mais il suffit de savoir bien tourner ces foutaises pour que des gens y croient.
 
Une chronique de #Esméralda

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