LES FAIRE TAIRE de Ronan Farrow.

[ DOCUMENT  – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Perrine Chambon et Elsa Maggion.
Editions CALMANN-LEVY
446 pages
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Le résumé :
En 2017, une simple enquête pour la chaîne de télévision NBC mène Ronan Farrow à une histoire dont on n’ose parler qu’à voix basse : un des producteurs les plus puissants de Hollywood serait un prédateur sexuel, protégé car il règne par la terreur et l’argent. Ainsi démarre l’affaire Harvey Weinstein.
Alors que Ronan Farrow se rapproche de la vérité, des hommes de l’ombre issus de prestigieux cabinets d’avocats et de cellules d’espions montent une campagne d’intimidation, menacent sa carrière, le traquent sans relâche et instrumentalisent son passé familial. Au même moment, il est confronté au sein de sa chaîne à un degré de résistance incroyable, mais il a enclenché le mouvement : partout dans le monde des femmes se lèvent pour témoigner.
Les faire taire c’est la voix de ces femmes qui ont tout risqué pour dire la vérité. Impressionnant travail d’investigation se lisant comme un thriller, Les faire taire nous invite dans les coulisses d’une enquête qui secoue notre époque.
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Octobre 2017 , Ronan Farrow révèle aux Etats-Unis une des plus grandes histoires qui marquent nos temps modernes. Des témoignages de femmes actrices ou professionnelles du cinéma, livrent leurs émois lors d’interviews. Leurs vécus, leurs calvaires, leurs humiliations, leurs blessures, leurs perditions ne sont dus qu’à une seule personne Harvey Weinstein. Mais pas que ! Ronan Farrow lève le voile sur une machination dépassant l’entendement et le bon sens. Une machination macabre où les femmes, victimes, sont au cœur d’un réseau aussi puissant et destructeur qui met tout en œuvre pour étouffer quelconque élucubration mettant à mal ce pouvoir. 

 

Ronan Farrow retrace dans « Les faire taire », son travail d’investigation. Il dépeint avec une justesse cruelle ce monde imaginable où un chef tout puissant a tissé sa toile et dirige ainsi d’une main de maître son royaume et peut placer ses pions à sa guise. C’est hallucinant ! Et j’ai même envie de dire : mais on ne voit que ça dans les films. Et bien non ! La perversité, la prédation, l’humiliation sont monnaie courante dans notre vieille société patriarcale. Ronan Farrow devient alors le porte parole de ses femmes bafouées. Il devient le symbole libérateur de l’oppression masculine au sein de n’importe quelles sphères de notre société. Il est le précurseur du symbolique #MeToo relayé par les femmes du monde entier qui osent enfin crier et hurler leurs blessures. Et c’est apocalyptique !

 

Tout au long de son document, le journaliste d’investigation détaille avec pertinence et loyauté son enquête. Il ne s’arrête pas uniquement aux faits et fait acte de tous les processus qui vont venir contraindre son enquête et par ailleurs ternir son image. Les coulisses sont effrayantes. Les forces de l’ombre sont oppressantes et les dérives bien trop impressionnantes.

 

La lecture en elle même a été très difficile. Tout d’abord le sujet traité est bouleversant et douloureux. Ensuite le nombre de renseignements qui gravitent autours du sujet, notamment les noms, est conséquent. Je n’ai pas pu mettre un visage sur tous les noms évoqués. Cela m’a freiné quelque peu dans la compréhension schématisé des liens entre les différents protagonistes. Certains reviennent fréquemment et il est plus aisé de les situer dans la globalité du document. Pour finir je me suis rendue compte que je ne suis pas du tout à l’aise avec le genre journalistique pur et dur. N’étant pas une adepte de ce dernier, il m’a été difficile de m’imprégner dans la globalité la teneur du travail de Ronan Farrow. J’ai eu l’impression d’avoir survolée et cela m’attriste.

 

Je suis certaine que LES FAIRE TAIRE trouvera son public et donnera un second souffle au mouvement deux ans après ces grandes révélations !

 

Une chronique de #Esméralda

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… sur le site des éditions Calmann-Lévy.

L’HOMME QUI AIMAIT TROP LES LIVRES de Allison Hoover Bartlett.


[ ESSAI – Nouveautés 2018]
Editions Marchialy
Traduction : Cyril Gay
Titre original : The Man Who Loved Books Too Much, 2010
331 pages
Ma note : 3/5 mention « à découvrir »
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Le résume :


Jusqu’où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu’où iriez-vous pour avoir une pleine bibliothèque remplie de vos livres préférés ?
John Gilkey a dérobé pour plus de 100 000 dollars de livres anciens. Son but : réunir une collection de livres rares à son image. Dès lors, comment attraper un voleur qui ne subtilise des livres que pour compléter sa bibliothèque personnelle ?
C’était sans compter sur la ténacité de Ken Sanders, libraire de livres ancien irascible, qui se surnomme lui-même biblioflic. S’ensuit une traque de plusieurs années entre un voleur obsessionnel et un libraire obstiné prêt à bondir au moindre faux-pas.
Le récit d’une traque qui nous plonge dans l’univers trop peu connu du livres anciens.
Allison Hoover Bartlett est une journaliste américaine. Elle découvre le monde secret du livre ancien le jour où un ami lui confie un exemplaire d’un herbier du XVIIème siècle. Intriguée, elle choisit de se frayer un chemin dans ce milieu mystérieux et très masculin.
Elle écrit entre autres pour le New York Times, le Washington Post, le San Francisco Chronicle Magazine. L’article à l’origine de ce livre a été repris dans l’anthologie The Best American Crime Reporting 2007.


Mon avis :


La quatrième de couverture a tout pour titiller la curiosité des lecteurs. L’attention est attirée directement sur cette enquête qui se présente comme un polar. Et bien que nenni ! C’est une véritable histoire, tirée donc de faits réels. Cet essai a eu le mérite de me surprendre. La journaliste Allison Hoover Bartlett a eu l’audace de narrer un récit qui plonge le lecteur entre la frontière de la fiction et de la non-fiction.


Pas évidemment de démêler tout ça, d’ailleurs je me suis posée la question jusqu’au point final et c’est après des recherches internet que je me suis exclamée « oh nooooooonnnnn ».


Du coup donner mon avis est compliqué. Je n’est pas assez d’expérience avec ce genre littéraire (mon second « essai » de l’année) pour pouvoir le juger. Je n’apprécie pas trop ce terme mais c’est le plus adéquat (quand on parle de roman tous les jours ?). Me voilà donc dans la mouise. Je vais commencer par une question que je te pose :
Te considères-tu comme un collectionneur (de livre par exemple) ? Cette passion est-elle frénétique ? As tu un intérêt quelconque a empilé les livres ?


Bon cela fait trois questions (je m’excuse). Lorsqu’Allison Hoover Bartlett a dans les mains la première édition original d’un herbier, elle découvre alors un monde qu’il lui est totalement inconnu. Etant journaliste, voici un sujet qui l’intéressa. Commença une enquête hors norme dans un milieu mystique : les livres de collection. Ces derniers revêtent un pouvoir non substantiel dans un milieu qui se livre la guerre à celui qui détiendra la première édition avec bonus. Les libraires dont Ken Sanders (super flic-libraire) fait parti, dénicheurs et fournisseurs de collectionneurs en mal de reconnaissance, forment une communauté un peu à part et sont la cible de voleurs. Son enquête la porte à rencontrer un voleur bien singulier : John Gilkey (qui existe véritablement). Elle rencontre un personnage atypique que l’on peut considérer comme illuminé. Allison Hoover Bartlelt décrit alors un homme tourmenté sans tomber dans la caricature morbide du délinquant. Elle décrit ses aspirations et ses convictions qui ont le mérité d’effrayer et d’interroger. Elle amène certaines réponses quant à la motivation de Gilkey de voler ces livres de grandes valeurs.


Cet essai est mené avec ingéniosité et intelligence. La journaliste donne la forme de polar à son récit. Ainsi donc le lecteur est vite interpelé et adhère.


Le travail d’investigation a du être titanesque et mérite amplement que le lecteur se plonge dans la lecture.


L’HOMME QUI AIMAIT TROP LES LIVRES est un essai atypique sur un sujet plus qu’intéressant.
#Esméralda


Je remercie les éditions Marchialy et Nadia pour leur confiance et patience. Lecture proposée au sein du groupe le PICABO RIVER BOOCK CLUB.

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Vers le site des Editions Marhcialy pour tout savoir.