Le chemin des âmes de Joseph Boyden

Littérature Nord-Américaine – Livre paru le 12/03/2008
Editions le Livre de Poche
Lecture personnelle

Ma note : 3,5/5 

 

Résumé : 1919. Nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre. À sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France…


L’avis de #Lilie : Voilà un moment que j’entendais parler de l’auteur canadien Joseph Boyden. J’ai eu l’occasion de le rencontrer l’an passé, à l’occasion d’une conférence sur les minorités aux Etats-Unis et j’avais beaucoup aimé son univers. Je me suis donc lancée dans la découverte de sa plume en cette fin d’année grâce à ma cousine et à nos lectures communes. Celle-ci portait sur le thème « immersion dans la culture indienne ». Même si cette dernière n’est pas au cœur de l’intrigue, on en apprend un peu plus sur certaines pratiques et on découvre, surtout, la première guerre mondiale vue des tranchées.

Nous faisons ici connaissance avec Niska, une indienne âgée qui reçoit, un jour, une lettre lui indiquant que son neveu Xavier est mort au front mais que son ami Elijah est vivant. Elle se rend donc en ville pour aller le chercher mais là, surprise, c’est bel et bien son neveu, comme elle aime l’appeler, qui descend du train. Mais que s’est-il donc passé en France ? Pourquoi cette méprise ? Pourquoi Xavier semble-t-il encore si loin ? Qu’a-t-il vécu sur le front ?

Niska est une indienne qui vit en toute liberté, loin de la ville et des réserves qu’elle fuit. Elle n’a pas eu une enfance facile et s’est plus ou moins construite seule. Attachée à son indépendance et à sa liberté, elle pratique la magie et le respect des traditions est primordial pour elle. On apprend qu’elle a recueilli son neveu Xavier qui, comme elle, ne s’acclimatait pas à la civilisation « blanche » et semblait épris de nature et de liberté. A son côté, il va devenir un chasseur et affuter ses réflexes, ce qui sera un réel avantage une fois sur le front. Très solitaire, il a toujours vécu avec sa tante puis avec son ami Elijah. En rejoignant l’armée, il est un peu déboussolé, que ce soit à cause de la barrière de la langue ou de son mutisme naturel. Très discret, il va toujours essayer d’accomplir sa mission du mieux qu’il peut, dans l’intérêt du groupe. A l’inverse, Elijah va vite s’acclimater à l’armée et aux coutumes de ses compagnons d’arme. Tireur d’élite avec son ami, il va chercher la lumière et la reconnaissance des siens et de ses supérieurs. La guerre va avoir de graves conséquences sur lui et sur l’amitié qui le liait à Xavier…

Comme je le disais en introduction, ce voyage en canoë avec Niska et Xavier va nous permettre de découvrir des coutumes indiennes mais une grande part du récit concerne la vie dans les tranchées. L’auteur décrit avec précision ce qu’on appelle « l’enfer des tranchées », les angoisses des combats, les rudes conditions de vie et le quotidien des soldats. Même si c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et sur lequel j’avais déjà beaucoup lu, j’ai énormément appris, notamment sur la prise des tranchées ou les relations entre les armées alliées. Néanmoins, trop de détails tuent les détails et honnêtement, certains passages m’ont paru un peu long ou répétitifs. L’auteur a, je pense, été un peu trop perfectionniste et il m’a, par moment, perdu. En revanche, sa plume est très précise et elle nous plonge totalement dans les ambiances décrites. Le lecteur est ainsi en totale immersion dans les tranchées et on se surprend parfois à baisser la tête, de peur que quelque chose nous tombe dessus. C’est une découverte intéressante, qui me donne envie de poursuivre ma découverte des écrits de Joseph Boyden.

Pour conclure, « le chemin des âmes » est un roman exigeant mais captivant. L’auteur nous embarque dans une histoire poignante qui nous permet de découvrir le quotidien des tranchées et des soldats partis au front. Un roman puissant, marquant qui ne laissera aucun lecteur indifférent.

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Chère mamie au pays du confinement de Virginie Grimaldi

Littérature française/feel-good – livre sorti le 28 octobre 2020
Editions le Livre de Poche/Fayard
Lecture personnelle

Ma note : 4.5/5 mention « à lire et relire sans modération »


Résumé : Chère mamie, J’espère que tu vas bien et que papy aussi. Pendant 55 jours, pour se protéger du Covid-19, nous avons dû rester confinés chez nous. J’avais besoin de conjurer l’angoisse, alors chaque jour je t’ai écrit. La vie se chargeait de me fournir l’inspiration, et je ne manquais pas de grossir le trait, pour te distraire, pour me distraire. Aujourd’hui, je vais partager ces lettres avec tout le monde. C’est très émouvant de penser que l’on a tous vécu la même chose au même moment. Il faut que je te prévienne : tous les bénéfices seront reversés à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, qui soutient ceux qui ont porté le pays à bout de bras pendant deux mois. C’est un moyen de se sentir un peu utile, après s’être trouvé bien impuissant. Gros bisous à toi et à papy, Ginie


L’avis de #Lilie : J’avais lu, l’an dernier, le « premier » recueil de lettres que Virginie Grimaldi avait écrit pour sa mamie. Je l’avais alors lu d’une traite, en ne manquant pas de rire à chaque page. Pour celui-ci, que je me suis procurée le jour de sa sortie, soit le jour de l’annonce du deuxième confinement, j’ai voulu prendre mon temps.

En mars dernier, lorsque nous nous sommes retrouvés confinés, c’était une grande première. La peur et la stupeur dominaient et une ambiance anxiogène envahissait notre pays. C’est alors que Virginie Grimaldi a décidé de nous insuffler un peu de sa bonne humeur, de ses craintes et de son expérience au travers de billets qu’elle écrivait pour sa grand-mère, via les réseaux sociaux. En les relisant, au rythme de un par jour, au temps de ce nouveau confinement, je me suis replongée dans les souvenirs de cette période si proche et pourtant si lointaine. J’ai ressenti de nouveau les inquiétudes, les questionnements, les angoisses liées à ce confinement mais aussi tous les bons moments qui ont pu être vécus grâce à ce moment unique de réunion familiale.

Ce livre est une belle bouffée d’oxygène ! On retrouve au travers de ces billets l’humour de l’autrice, qui tourne en dérision de nombreuses préoccupations qui rythmaient alors notre quotidien. Incisive, dynamique, sa plume nous emporte et nous ramène à cette période remplie d’inconnue. Que ce soit sa passion pour la couture des masques ou son utilisation massive du gel hydroalcoolique, ce recueil ne peut que vous faire sourire et vous redonner une patate d’enfer ! A relire sans modération quand le moral subit une petite baisse !

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Histoire d’@ de Laure Manel

Roman épistolaire – Livre sorti le 2 janvier 2020

Editions le Livre de poche

Lecture personnelle

Ma note : 4.5/5 mention « à savourer »

 

Résumé : « Disons que j’avais envie de savoir où tu en étais dans l’existence, ce que tu étais devenue, à quoi ressemblait ta vie… si tu étais heureuse… savoir aussi, peut-être, si tu m’en voulais encore, ou si tu m’avais au contraire pardonné… »
Mathilde et Cyril étaient meilleurs amis, et leur relation fusionnelle semblait pouvoir résister à tout. Mais en partant pour New York sans se retourner, Cyril a laissé Mathilde dans l’incompréhension la plus totale. Douze ans plus tard, il réapparaît derrière son écran et espère reprendre leur amitié là où il l’a laissée. Lui donnera-t-elle une chance de renouer ? Quand le passé ressurgit, comment le présent pourrait-il ne pas être ébranlé ?

 

L’avis de #Lilie : Voilà longtemps que je n’avais pas pris le temps de me plonger dans un roman de Laure Manel…. Mais quelle erreur !! La sensibilité de sa plume, la tendresse de ses histoires, tout cela m’avait beaucoup manqué et je suis ravie d’avoir réparé cet oubli avec cette lecture qui m’a tellement fait de bien au cœur et au moral.

Nous faisons ici connaissance avec un homme qui tente de renouer le contact avec son ex-meilleure amie. Mais pourquoi ne se dévoile-t-il pas de suite ? Pourquoi ce retour maintenant, après tant d’années ? Et pourquoi se sont-ils perdus de vue ?

Dès le début, le lecteur est plongé en plein questionnements et il va trouver ses réponses au fil des échanges par mail entre Mathilde et Cyril. Mathilde vit à Belle-Île, est mariée et a une vie bien remplie avec un métier qui la passionne, un mari avec qui elle s’entend très bien et des amis présents et aimants. Lorsqu’elle retrouve Cyril, c’est tout son monde qui vacille car on comprend rapidement que la séparation entre eux n’a été ni facile ni décidée d’un commun accord. Pétillante, dynamique, elle a bien du mal à se positionner lorsqu’elle retrouve son ancien confident. Leur relation serait-elle plus ambiguë qu’elle n’y paraît ? Concernant Cyril, c’est un homme qui est de retour en France après s’être cherché pendant un long moment. Charmeur, direct et n’hésitant pas à mettre les pieds dans le plat, on sent bien qu’il ne renoue pas ce contact par hasard mais saura-t-il trouver les mots pour permettre à Mathilde de lui refaire confiance ?

Je ne veux pas trop en dire car ce roman est un véritable bonheur à découvrir ! La plume de l’autrice fait une nouvelle fois mouche et elle vous transporte dès les premières lignes. Le format épistolaire rend la lecture assez addictive et on a envie de lire ces échanges empreints de vérité et de sincérité. On voit ainsi, au fil des mots, la relation évoluer et nos protagonistes se poser mille et une questions. C’est aussi l’occasion de pointer l’utilisation des nouvelles technologies et le fait qu’elles permettent, parfois, de retrouver des proches dont on s’est éloignés. On s’interroge également sur la profondeur des sentiments, leur durée de vie et le fait qu’ils puissent renaître…..ou pas. Pour ma part, j’ai souri, je me suis crispée, j’ai aussi beaucoup espéré en tournant les pages et ce livre m’a apporté une vraie bouffée de fraîcheur et d’optimisme !

Pour conclure, si vous ne connaissez pas encore la plume de Laure Manel, je ne peux que vous recommander ce roman épistolaire qui vient d’être édité par le livre de poche, après avoir eu une première vie en auto-édition. Amour, amitié, tendresse et vérités sont les maîtres mots de cette histoire qui, je l’espère, comblera tous les amoureux du genre. 

 

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De battre la chamade de Sophie Tal Men

Littérature française – édition poche sortie le 24 avril 2019

Le livre de poche

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »

 

Résumé ; En commençant son internat de médecine à Quimper, Marie-Lou est très vite happée par le tumulte de l’hôpital. Un concentré d’humanité où les rencontres, les émotions, les disparitions aussi, font grandir, mûrir. Plus qu’un apprentissage, c’est une prise de conscience, sur soi et sur le monde. C’est là que bat le cœur de la vie.
Côté sentimental, les choses ne sont pas moins compliquées… Comment retenir l’instable et insaisissable Matthieu, parti à l’autre bout du monde pour retrouver son père disparu ?
On retrouve l’énergie et la fraîcheur des Yeux couleur de pluie et d’Entre mes doigts coule le sable dans ce roman à deux voix, partagé entre la découverte de l’hôpital et l’histoire d’amour mouvementée de Marie-Lou et de Matthieu. Un chassé-croisé amoureux sans répit, un portrait sans fard du monde hospitalier, des histoires d’amitié, beaucoup de résilience… et une vraie surprise.

 

L’avis de #Lilie : Le temps passe mais la joie de retrouver Lou et Mathieu est intacte. En effet, j’avais débuté la lecture de leurs aventures l’an passé mais je n’avais pas pris le temps de terminer l’histoire de nos deux jeunes internes… quelle erreur !! Ce troisième tome est aussi fort en émotion que les autres et amène une jolie conclusion à leurs parcours.

On retrouve Lou, après son semestre en psychiatrie, sur le point de quitter Brest pour Quimper. Elle part rejoindre Farah et va tenter de s’acclimater à cette nouvelle vie loin de Mathieu. En effet, le breton est parti retrouver son père pour avoir des réponses et enfin avancer. Leur couple résistera-t-il à la séparation ? Qu’est-ce qui attend Lou à Quimper ? Arrivera-t-elle à avancer sans Mathieu ?

Lou est toujours aussi pétillante mais on la sent fragilisée par le départ de son « ours breton ». Néanmoins, elle essaie de garder le cap en s’investissant dans son travail et dans les activités proposées par la résidence des internes. Concernant Mathieu, il va se montrer beaucoup plus sensible et touchant que dans les tomes précédents et ses retrouvailles avec son père vont beaucoup lui apporter. On voit aussi son évolution vis-à-vis de Lou, même si son caractère fort est toujours là !

J’ai pris beaucoup de plaisir à les retrouver car ce sont deux protagonistes simples et authentiques, auxquels on peut facilement s’identifier et s’attacher. La plume de Sophie Tal Men est toujours aussi fluide et elle nous amène une impression de légèreté, tout en nous évoquant les difficultés auxquelles sont confrontés les hôpitaux. Elle aussi très visuelle et émotionnellement prenante. En effet, une fois le roman commencé, il est difficile de le poser tant on a envie de savoir ce qui attend Lou et Mathieu. Le titre est très bien trouvé, complètement raccord avec l’intrigue principale de ce tome. Je suis un peu triste de laisser partir ce couple même s’il est possible qu’on les recroise dans les prochaines livres de l’autrice.

Pour conclure, « De battre la chamade » est une jolie conclusion à l’histoire de Lou et Mathieu. Cette lecture, en apparence légère, est parfaite en cette période un peu morose et permet de s’évader des plages bretonnes aux reliefs réunionnais. Même si j’en aurais voulu plus, je referme ce livre le sourire aux lèvres et le cœur léger.

 

Retrouvez ici mon avis sur les deux premiers tomes de la trilogie
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Les mille et une vies de Billy Milligan par Daniel Keyes

Littérature Nord-Américaine/biographie – Livre sorti le 28 janvier 2009

Le livre de poche

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

Résumé : Quand la police de l’Ohio arrête l’auteur présumé de trois, voire quatre, viols de jeunes femmes, elle pense que l’affaire est entendue : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Son étrange comportement amène ses avocats commis d’office à demander une expertise psychiatrique. Et c’est ainsi que tout commence…
On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l’on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare. Il est tour à tour Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, Ragen, un Yougoslave brutal d’une force prodigieuse, expert en armes à feu, et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d’âge, de caractère, et même de sexe différents !

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert ce roman grâce à ma cousine, qui me l’avait offert, il y a maintenant quelques années, pour noël. Ayant pris la décision de faire baisser ma PAL, ou au moins essayer, je me suis donc lancée dans ce livre en me posant beaucoup de questions… 

Nous faisons ici connaissance avec Billy Milligan. Accusé de viols, il ne comprend pas de quoi on l’accuse et a un comportement étrange. Une psychiatre est alors missionnée pour faire un bilan et ce qu’elle va découvrir dépasse l’entendement : en effet, le prévenu souffre du syndrome de personnalités multiples et ces dernières sont toutes très différentes les unes des autres ! 

Billy Milligan n’a pas eu une vie facile. Son père est parti quand il était enfant et son beau-père ne l’a pas ménagé. Plutôt introverti, il avait tendance à se replier sur lui-même pour essayer de se protéger. Peu à peu, ses proches vont se rendre compte qu’il a parfois des réactions excessives, ou qu’il semble perdu, inquiet… Sans jamais le comprendre, ils vont apprendre à faire avec. Pourtant, lors de son enfermement, les psychiatres vont découvrir 24 personnalités différentes ! Toutes sont apparues à un moment différent de la vie de Billy et « vivent » indépendamment les unes des autres. Elles ont toutes un âge, un accent, des prédispositions différentes et elles apparaissent tantôt aléatoirement, tantôt quand on a besoin d’une « qualification » en particulier. Tout ce petit monde vit dans la tête de Billy et va donner du fil à retordre aux spécialistes et à la justice.

J’ai trouvé ce roman passionnant. En effet, jamais je n’aurais imaginé qu’un syndrome de personnalités multiples se manifestait comme cela ! De plus, leurs grandes différences sont assez incroyables à voir et les conditions de leurs apparitions sont très intéressantes. L’auteur, Daniel Keyes, a fait le choix de raconter l’histoire de Billy Milligan car il s’est passionné pour ce fait divers et voulait montrer au grand public la réalité des faits. Construit comme un thriller, ce roman biographique est construit en trois parties : les conditions d’interpellation et la découverte du syndrome, comment les personnalités multiples sont apparues, le jugement et ses premières conséquences. On se laisse vite prendre par cette intrigue surprenante mais j’ai parfois eu du mal avec toutes les personnalités du protagoniste. En effet, comme elles ont toutes un prénom différent, je me suis parfois un peu perdue car l’auteur a été très minutieux et est entré dans les détails pour nous peindre un portrait le plus fidèle possible de Billy. Enfin, le fait que ce soit une histoire vraie donne un plus grand impact à ce livre car j’ai été frappée par l’hypocrisie de la justice et d’une partie du corps médical. J’ai appris qu’une suite existait, je pense me la procurer pour la lire afin de découvrir ce qu’est devenu Billy car j’avoue avoir été très frustrée en tournant la dernière page.

Pour conclure, « les mille et une vies de Billy Milligan » est une histoire vraie qui fait froid dans le dos. Néanmoins, elle a le mérite de mettre en lumière un syndrome assez mal connu, celui des personnalités multiples, et de démontrer la froideur de la justice américaine face à des personnes qui sont en souffrance et en demande de soins.

 

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Je viens d’Alep de Joude Jassouma et Laurence de Cambronne

Témoignages – Livre sorti le 23 mars 2017

Allary Editions

Service presse

Ma note : 4/5

 

Résumé : Juin 2015, Alep sombre dans le chaos. Comme des centaines de milliers de civils, Joude Jassouma décide de fuir avec sa femme Aya et leur petite fille Zaine.

Depuis trois ans, la Syrie a basculé dans la guerre civile. Les affrontements entre l’armée de Bachar al-Assad et les forces rebelles emmenées par les djihadistes du Front al-Nosra et de l’État islamique deviennent quotidiens. Joude, jeune professeur de français au lycée, refuse de choisir son camp dans un conflit qui n’est pas le sien. Avec sa famille, il se cache, déménage quatre fois pour éviter les bombardements. Puis se résout à l’exil.

Des rives du Levant aux côtes bretonnes, en passant par Istanbul et les camps de refugiés de l’île de Leros, ce livre raconte l’exode d’un enfant des quartiers pauvres d’Alep, amoureux de Flaubert et d’Éluard. L’odyssée d’un héros anonyme qui, au péril de sa vie, a traversé la mer Égée à bord d’un canot en plastique en quête d’une terre d’asile.

Pour la première fois, la plus importante crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale nous est racontée de l’intérieur, à travers le regard d’un réfugié ordinaire.

 

L’avis de #Lilie : La guerre en Syrie, on en entend beaucoup parler à la télévision et en même temps, on en sait pas grand chose. Seule certitude,ça fait des années que ça dure, de nombreux sites historiques ont été détruits et on ne voit pas vraiment comment cela va se terminer. Comme toujours, au moment d’une guerre, ce sont les civils qui sont les premières victimes et qui se retrouvent dans l’impossibilité de poursuivre sereinement le cours de leurs vies.

Nous découvrons ici le témoignage de Joude Joussouma qui a fuit Alep en juin 2015. Il nous raconte sa vie avant la guerre, une vie assez différente de notre vie occidentale. Etudiant en français, il doit se consacrer à ses études mais aussi participer financièrement à la vie familiale. On suit, avec lui, le début du conflit, les premiers bombardements puis la dégradation des conditions de vie. Jeune papa, il décide, avec son épouse, de partir pour tenter sa chance en Europe. Le trajet ne sera pas de tout repos mais au bout, ils auront, ils l’espèrent, une vie meilleure.

Quand on lit ce récit, on ne peut qu’être sonné par la difficulté logistique et émotionnelle que représente un départ. En effet, la route vers l’Occident n’est pas simple à atteindre et la vie des réfugiés ne tient souvent qu’à un fil. Dans le cas de Joude Joussouma, tout s’est plutôt bien enchaîné et il a rejoint sans encombre la Grèce. Là-bas, il a su faire le bon choix, se montrer patient avant d’être sélectionné pour rejoindre l’hexagone. Arrivé en France, il va découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture mais aussi une nouvelle vie à laquelle il ne s’attendait pas.

Ce qui m’a touché dans ce livre, c’est le style assez direct du témoin. En effet, que ce soit dans la joie ou la difficulté, il nous raconte ce qu’il ressent à ce moment-là, sans faux semblant. On le sent attaché à ses racines mais en même temps incapable retourner dans son pays. Tout est trop difficile, tout est détruit, rien ne sera plus comme avant, jamais. D’un autre côté, il trouve peu à peu sa place dans la société française et rêve de s’intégrer totalement. Son histoire est celle de nombreux réfugiés et pourtant, elle est loin de l’image qu’on a souvent d’eux. Pour lui, rien n’est plus important que de mettre ses compétences au service de son nouveau pays.

Enfin, j’ai apprécié les nombreuses annexes à la fin qui permettent d’en savoir plus sur la guerre en Syrie, sur le pays en lui-même et sur les courants religieux existant là-bas. J’ai été ravie de combler ces lacunes dans ma culture personnelle car même si on lit ou on entend beaucoup de choses, ce ne sont pas des thèmes qui sont souvent approfondis dans les médias ou même lors de nos études.

Pour conclure, « Je viens d’Alep » est un témoignage qui se lit vite mais qui laisse des traces. Impossible de rester insensible face à tant de courage et de ténacité mais aussi face à la bêtise humaine qui a, une nouvelle fois, détruit des millions de vie et des traces du passé au nom d’une guerre qui semble sans issue.

 

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Tu comprendras quand tu seras plus grande de Viriginie Grimaldi

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Feel-good book – Sortie le 3 mai 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont  des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne lui est pas indifférent…

Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.

 

Mon avis : Auteure à succès depuis quelques années, Virginie Grimaldi et ses romans « feel-good » me faisaient de l’œil depuis un petit moment. Cet été, j’ai profité de mes vacances pour me plonger dans celui-ci et une remarque me vient à l’esprit : mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour me lancer ?

Nous faisons ici connaissance avec Julia, une jeune femme ayant vécu de nombreuses épreuves. Elle décide de quitter Paris pour s’installer au Pays Basque afin de travailler comme psychologue dans une maison de retraite. Un peu déstabilisée au départ, elle arrive à trouver un équilibre au fil des jours et elle va vite s’attacher à tous les résidents.  Qui a dit que la vie était une longue ligne droite toute tracée ?

Julia quitte Paris car dans la même année, elle a perdu son père, sa grand-mère a fait un AVC et elle s’est séparée de son petit-ami. Elle revient donc au Pays Basque, où vivent sa mère et sa sœur, afin de travailler dans une maison de retraite. Pourtant, elle cache sa présence à ses proches. On sent une femme ébranlée, qui a besoin de se reconstruire par elle-même et qui doute beaucoup. Inquiète, peu à l’aise avec les personnes âgées, Julia va pourtant découvrir aux Tamaris une vraie famille et elle va s’enrichir des rencontres qu’elle va y faire. La petite pointe de romantisme est présente grâce à Raphael, le petit-fils d’une résidente nouvellement arrivée. Peu à peu, ils vont se rapprocher avec Julia. Mais leur complicité peut-elle déboucher sur une histoire d’amour ? Je vous laisse le découvrir !

Comme mentionné précédemment, je ne connaissais pas du tout la plume de Virginie Grimaldi avant cette lecture mais je dois dire que la rumeur est vraie….. Cette auteure est une magicienne des mots, avec une plume très addictive et lorsque vous ouvrez ce roman, vous êtes comme envoutés, incapable de le lâcher, voulant toujours en savoir plus !! Cette lecture est très fraîche, avec beaucoup d’humour, mention spéciale au cours de gym qui m’a fait pleurer de rire, mais qui aborde aussi des thèmes moins légers comme ceux de la vieillesse, de la vie des personnes âgées en maison de retraite et celui du deuil. J’ai apprécié cette lecture car jusqu’au bout, on ne peut s’empêcher de douter de l’issue de l’histoire. Même si elle est « feel-good », on n’est sûrs de rien et cela nous tient donc en haleine jusqu’au point final. Je précise également qu’on a l’explication sur le choix du titre dans les derniers chapitres et j’ai trouvé cela très malin.

Je ne peux terminer cette chronique sans faire un parallèle avec un roman lu l’an dernier, intitulé « quelqu’un pour qui trembler », écrit par Gilles Legardinier, qui se passe également en maison de retraite. Dans les deux cas, les auteurs nous montrent des personnes âgées pleines de vies, de ressources, qui ne méritent sûrement pas d’être laissées de côté et dont nous avons beaucoup à apprendre.

Amateurs de romans feel-good, n’attendez-plus et laissez-vous tenter par ce roman de Vriginie Grimaldi. Au cours de votre lecture, vous passerez sûrement du rire aux larmes en l’espace de quelques pages. Je préfère vous prévenir, l’auteure a lancé un sort à son livre et vous serez, à coup sûr, dans l’incapacité de le poser avant de l’avoir posé. Pour ma part, j’ai ajouté ses autres romans à ma whish-list et je pense bientôt lire « il est grand temps de rallumer les étoiles », sorti au printemps.

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Driven saison 2 : Fueled de K.Bromberg

Driven tome 2

New romance – édition poche parue le 8 mars 2017

Le Livre de Poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Colton a kidnappé mon cœur même si je n’étais pas disposée à le lui laisser. Il a réanimé des sensations que je croyais disparues, a attisé une passion dont j’ignorais l’existence même. Mais comment puis-je aimer un homme qui refuse de se dévoiler ? Mon cœur a cédé, mais la patience et le pardon ont des limites.

Rylee a surgi dans ma vie. Elle a entrevu ma part d’ombre, les fêlures secrètes qui hantent mon passé, et elle est restée, continuant à se battre pour moi. Comment puis-je désirer une femme qui me défie ? Elle mérite de trouver un être digne de son amour. Je ne suis pas celui qu’il lui faut, alors pourquoi ne puis-je la laisser partir ?

Nos instincts nous aimantent l’un à l’autre, le désir nous fait avancer, mais cela suffit-il pour nous embraser dans l’amour ?

Réponse dans le deuxième tome incandescent de la série Driven.

 

Mon avis : Cette saga a démarré sur les chapeaux de roue lors du tome 1….. et elle continue sur le même rythme effréné dans ce tome 2 !!

Nous retrouvons Colton et Rylee en pleine situation critique.  Au fil des pages, nos deux protagonistes vont continuer à s’apprivoiser, se déchirer et à s’aimer. Mais arriveront-ils à passer au-dessus des obstacles, des démons de leurs passés pour écrire un futur ensemble ?

Rylee est toujours égale à elle-même, forte, têtue et surtout follement amoureuse de Colton. Ses sentiments vont lui faire peur car le don juan n’a pas pour habitude de s’attacher et refuse les « vraies » relations amoureuses. Elle va aussi se montrer très complexée car contrairement aux conquêtes habituelles du pilote, elle a des formes et a eu peu de relations amoureuses. Quant à Colton, il est toujours aussi séduisant mais on en apprend plus sur les blessures de son passé et on se rend compte qu’il s’est construit une carapace très épaisse que Rylee va, peu à peu, arriver à percer. On retrouve également Haddie et Beckett, les meilleurs amis de nos protagonistes qui vont jouer un rôle clé dans l’évolution de leur relation. Enfin, Tawny, l’ex de Colton, qui est aussi sa collaboratrice, va se montrer de plus en plus détestable et elle ne va pas hésiter à mettre des bâtons dans les roues de Rylee pour récupérer le beau pilote.

Comme le premier tome, ce second est un coup de cœur pour moi. Il y a tout ce que j’aime dans les romances : de l’amour, des scènes de sexe qui vous font rougir mais desquelles vous ne pouvez détacher vos yeux, une relation qui évolue sans aucune prévisibilité et une vague émotionnelle qui vous prend aux tripes. Le vrai plus de cet épisode est qu’il est écrit des points de vue de Colton et Rylee, ce qui permet d’en savoir plus sur les pensées et les ressentis du mystérieux bad-boy. Encore une fois, le tome se termine sur un rebondissement qui vous oblige à foncer tête baissée sur le troisième afin de savoir quel dénouement attend notre couple vedette.

Pour conclure, cette deuxième saison de Driven reprend les mêmes ingrédients que la première et vous emporte une nouvelle fois dans une course effrénée où sexe, sentiments et maladresses ont la part belle. Si vous cherchez une romance épicée, qui fait monter la température, mais qui fait aussi une grande place aux sentiments et aux blessures qui nous forgent, lancez-vous dans les aventures de Colton et Rylee !

 

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Retrouvez ici ma chronique de « Driven – saison 1 »

Retrouvez ici tout l’univers de K.Bromberg

Pour vous procurer le livre en format poche, c’est par ici!

Retrouvez également ce roman sur Amazon

Driven – saison 1 de K.Bromberg

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New romance – sortie en poche le 22 février 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Colton a fait irruption dans ma vie comme une tornade, sapant mon self-control et franchissant sans le vouloir la barrière de protection qui entoure mon cœur convalescent. Il a ébranlé mon monde structuré et prévisible. Je ne peux pas lui donner ce qu’il veut, pas plus qu’il ne peut me donner ce dont j’ai besoin. Sexuellement, notre alchimie est indéniable. Individuellement, notre besoin respectif de ne jamais lâcher prise est irréfutable. Mais lorsque nos univers entreront en collision, cette alchimie suffira-t-elle à nous rapprocher ou bien les secrets que nous taisons nous conduiront-ils vers la séparation ?

Découvrez le premier tome de la série Driven, une histoire d’amour torride entre une jeune femme qui cherche à se reconstruire et un pilote de course intrépide, qui repousse toujours plus loin ses limites comme celles des autres.

 

Mon avis : après avoir beaucoup entendu de cette saga et après avoir vu de nombreuses images du film en cours de tournage, je me suis laissée finalement tenter…. Après cette lecture, je me demande pourquoi j’ai tellement attendu pour céder à la tentation Colton.

Nous faisons ici connaissance avec Rylee, une jeune femme blessée par la vie qui s’occupe d’un foyer pour jeunes garçons « cassés » par la vie. Ses garçons sont sa priorité depuis la mort de son ex-fiancé. Lors d’un gala de charité, elle fait connaissance avec Colton Donovan. Pilote de F1, sex-symbol, il est le stéréotype du séducteur arrogant, sûr de lui et insupportable !! Pourtant, entre eux, l’alchimie est immédiate, la tension sexuelle est incontestable et un lien semble les unir. Pourtant, entre la romantique sans aucune certitude et le bad boy qui ne veut pas s’attacher, une relation est-elle possible ? Vont-ils s’apprivoiser ou se détruire ?

Rylee est une héroïne que j’adore. Tout d’abord, elle a des fêlures liées à son passé et un caractère entier bien trempé. Proche de « ses garçons », pour qui elle ferait tout, elle en oublie parfois sa vie de femme qu’elle a mis entre parenthèses après la mort de Max, son amour de jeunesse décédé deux ans auparavant. C’est une héroïne qui peut ressembler à beaucoup de filles, avec des formes mais aussi avec la tête sur les épaules, essayant toujours de réfléchir avant d’agir. Romantique, elle n’est pas adepte des plans culs et sa rencontre avec Colton va faire vaciller ses certitudes car elle va de suite tomber sous son charme. Il faut dire qu’il a tout pour plaire le pilote : grand, charismatique, avec un corps de dieu grec, Colton fait fantasmer toute la gente féminine. Pourtant, Colton est « cassé » comme il le dit ; il ne veut pas s’attacher et il n’entretient que des relations contractuelles avec des femmes consentantes mais il ne veut aucun engagement à long terme. Accro à l’adrénaline et véritable tête brulée, il laisse son instinct le guider. Cependant, pour quelqu’un qui se dit incapable d’aimer, on va le voir lutter pour passer du temps avec Rylee. Leur relation évolue tout au long du roman, passant par des hauts et des bas…… et je pense que ce n’est pas fini car ce premier tome se termine sur un coup de théâtre qui donne envie de s’arracher les cheveux !!!

Ce premier épisode est également l’occasion de faire connaissance avec un bon nombre de personnages secondaires : Haddie, la meilleure amie de Rylee, pétillante et pleine de vie, Beckett, le meilleur ami de Colton dont on sait peu de choses, Tawny, la « rivale » de Rylee ainsi que Zander et Aiden, deux des « garçons » de Rylee.

Vous l’aurez compris, cette lecture est un véritable coup de cœur. C’est un roman qu’on ne peut pas lâcher du moment qu’on l’a commencé. Le style de l’auteure est prenant ; en effet, les rebondissements sont nombreux  et on n’a pas le temps de s’ennuyer. D’un autre côté, elle n’en fait pas trop non plus car les situations restent assez vraisemblables. On sent dans le style de l’auteure l’influence d’autres romans du même style : on retrouve le contrat et le héros cassé comme dans « 50 nuances de Grey », la garçonnière comme dans « Crossfire » mais je n’ai pas eu l’impression de relire ces histoires. K.Bromberg impose son style en nous délivrant un roman époustouflant, avec des scènes de sexe présentes mais pas envahissantes, en laissant une grande place aux émotions que peut ressentir Rylee. Ecrit uniquement de son point de vue, j’ai adoré douter, vibrer et m’enflammer avec elle pour le beau pilote de F1.

Ce roman est une vraie belle découverte et je m’en vais de ce pas poursuivre les aventures de Rylee et Colton. Entre adrénaline et passion amoureuse, cette saga démarre sur les chapeaux de roues et ne vous laissera pas indemne.

 

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Retrouvez tout l’univers de K.Bromberg sur son site officiel

Retrouvez le tome 1 de Driven sur le site du livre de poche

Retrouvez également le tome 1 sur Amazon

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Jules de Didier Van Cauwelaert

Jules

Littérature française – Paru en édition poche le 22 mars 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : « À trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.

 

Mon avis : Voilà le type de lecture que j’adore ! De prime abord, je ne me serais jamais tournée vers ce livre de moi-même. Tout d’abord, je dois dire que la couverture n’est pas terrible, même si elle reflète l’histoire qu’on va lire. Le résumé ? Il est pas mal mais sans plus…. Et pourtant, sans les conseils avisés d’une amie passionnée de lecture, je serais passée à côté d’un trésor !!

Dans ce livre, nous faisons connaissance avec un chien d’aveugle qui tombe en dépression suite à l’opération de sa maitresse, Alice, qui permet à cette dernière de retrouver la vue. Jules, c’est le prénom du chien, se sent donc inutile et ne sait pas comment gérer cette nouvelle situation…  Lorsque sa maitresse le confie à l’association en charge de la gestion des chiens d’aveugle, cependant, c’est le drame ! Adopté par un maitre tyrannique, Jules s’enfuit pour retrouver Zibal, ou M.Macaron, avec qui il a fait connaissance avec Alice juste avant l’opération de cette dernière. Après une entrée tonitruante dans sa vie, Jules va se donner un objectif : rassembler Alice et Zibal.

Alice est une jeune femme qui a perdu la vue suite à un accident. Bridée et handicapée pendant des années, elle va reprendre sa vie en main en même temps qu’elle recouvre la vue. Forcément, elle va beaucoup s’interroger mais son cheminement est intéressant à suivre. Quant à Zibal, c’est un vendeur de macaron le jour et un scientifique la nuit. Suite à une histoire de cœur qui a mal tourné, il s’est retrouvé du jour au lendemain sans rien. Néanmoins, ne perdant pas l’espoir de faire une découverte scientifique d’importance, Zibal dépose des brevets à tour de bras, dépensant ainsi au fur et à mesure toutes ses économies. C’est un original qui a eu un véritable coup de foudre pour Alice et qui désespère la revoir un jour. Le retour de Jules dans sa vie sera un signe du destin à ne pas laisser passer.

Ce roman est vrai feel-good comme je les aime. L’écriture de l’auteur est simple, efficace et addictive. On est rapidement pris dans l’histoire et l’écriture à deux points de vue est un vrai plus. On suit ainsi nos deux protagonistes dans leur quête. J’ai trouvé également original que le personnage central soit un chien, qui plus est un chien d’aveugle. C’est un bel hommage à ces animaux. Je ne connaissais pas du tout Jules Van Cauwelaert mais je pense que je vais me lancer sous peu dans la lecture d’un autre de ses romans. De plus, j’ai appris que « le retour de Jules » était sorti….. alors pourquoi ne pas me laisser tenter ?

 

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Retrouvez Jules sur le site de « Le livre de poche »