La vengeance des mères de Jim Fergus

Littérature Nord-Américaine – livre sorti en poche le 21 septembre 2017

Editions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4/5

 

Résumé : 1875. Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.

Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

 

L’avis de #Lilie : Captivée par « Mille femmes blanches », j’étais ravie d’apprendre qu’il existait une suite à ce merveilleux roman. Nous suivons ici les sœurs Kelly, dont nous avons fait connaissance dans la précédente histoire, qui ont soif de vengeance. En parallèle, nous rencontrons de nouvelles blanches, qui ont rejoint le programme FBI juste avant qu’il soit stoppé. Capturées par les Lakotas, ces femmes vont, elles aussi, faire la découverte du monde des Indiens et de leur civilisation.

Margaret Kelly écrit dans des registres afin de garder une trace de ce qui leur arrive, suivant le modèle de May Dodd dans « Mille femmes blanches ». Après avoir tout perdu, elle décide, avec sa sœur, de rester parmi les Indiens afin de venger la mort de leurs maris et de leurs enfants. Toujours aussi pestes, elles deviennent néanmoins un guide pour les nouvelles « recrues ». Parmi elles, on en sait plus sur Molly Mc Gill qui a un profil assez similaire à celui de May. Ayant tout perdu, elle s’est portée volontaire pour le programme FBI afin de prendre un nouveau départ. Caractérielle, fière, forte, Molly n’a pas l’habitude qu’on lui dise ce qu’elle a à faire.  

Encore une fois, Jim Fergus a fait mouche avec son roman. Cette histoire, tout droit sortie de son imagination, est aussi percutante que la précédente. Encore une fois, on est en totale immersion au sein de tribus indiennes, découvrant leurs us et coutumes et les voyants vivre au jour le jour. On a souvent été bercés par le mythe du gentil cow-boy et de l’indien sanguinaire. En lisant ces histoires, on se rend compte qu’encore une fois, la réalité est déformée par le prisme de celui qui la raconte et on découvre des Indiens pris au dépourvu, voulant se défendre et demandant juste à continuer à vivre dans des conditions décentes, sur les terres de leurs ancêtres. Attention, je ne dis pas que les Indiens étaient des enfants de cœur mais il est établi qu’ils ont été chassés sans ménagement de leurs terres par les « hommes blancs » et ces romans sont l’occasion de mettre en lumière cet état de fait. La plume de l’auteur est toujours aussi efficace même si le style d’écriture des journaux de Margaret m’a un peu dérangée. Ce dernier est raccord avec la personnalité de la narratrice mais il était, parfois, un peu difficile à suivre. Néanmoins, l’écriture de l’auteur est toujours aussi visuelle et j’étais plongée au cœur des plaines américaines, au côté de ces valeureuses tribus qui défendaient leur honneur. J’ai frissonné lors des assauts, parfois fermé les yeux lors des batailles mais j’ai surtout beaucoup appris sur les Indiens et leur quotidien.

Pour conclure, même s’il a attendu longtemps pour l’écrire, Jim Fergus a bien fait de nous donner des nouvelles des sœurs Kelly et de Little Wolf. J’ai été une nouvelle fois totalement happée par cette histoire qui ne peut laisser personne indifférent tant les scènes décrites sont réalistes et tant la cause défendue est noble. Il me reste maintenant à me tourner vers « les Amazones », point final de cette trilogie, afin de connaitre le dénouement de cette fresque historique. Néanmoins, ces romans sont l’occasion de mettre en lumière les Indiens d’Amérique et d’attirer notre attention sur le sort qui leur est réservé, même encore de nos jours.

 

Retrouvez ici mon avis sur « Mille femmes blanches » de Jim Fergus
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7 bonnes raisons de rester célibataire (ou pas) de Cécile Chomin

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Romance contemporaine – Livre sorti le 8 mai 2019

Editions J’ai Lu pour Elle

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « à dévorer »

 

Résumé : Elles sont sept, sept filles qui se connaissent depuis la fac et qui partent en Italie pour enterrer la vie de jeune fille de l’une d’entre elles, Juliette. Après quelques couacs dans l’organisation du voyage, elles posent enfin leurs valises dans un hôtel au bord du lac de Côme. Alors que le séjour débute sous les meilleurs auspices, Juliette disparaît.
Coup de tête, coup de foudre ? Elles ne seront pas trop de six pour élucider le mystère !

L’avis de #Lilie : J’ai eu la chance d’avoir ce livre en avant-première au salon du livre de Limoges mais j’attendais mes vacances pour pouvoir savourer cette nouvelle romance de Cécile Chomin qui s’annonçait succulente et, je l’espérais, pleine de surprises !

Nous faisons ici connaissance avec 7 jeunes femmes, 7 amies aux caractères différents qui acceptent néanmoins de se retrouver à Côme, en Italie, pour l’enterrement de vie de jeune fille de Juliette. Mais arrivées là-bas, rien ne va se passer comme prévu ! Pourquoi Juliette a-t-elle quitté l’hôtel ? Les six autres filles arriveront-elles à se supporter pour retrouver la future mariée ?

Les sept jeunes femmes qui partent en vacances ensemble sont à l’image des femmes d’aujourd’hui, c’est-à-dire toutes différentes. Il y a celle qui a confiance en elle (ou qui renvoie l’image de cette confiance), celle qui cherche toujours le grand amour, celle qui n’y croit plus, la stressée de l’organisation, la fleur bleue, celle qui a des projets et celle qui va se marier. Elles ont toutes des rêves, des envies et des visions bien différentes de l’amour. Pourtant, au cours de ce séjour un peu fou, elles vont se rendre compte qu’aucune certitude n’est jamais acquise et qu’on ne peut jamais rien prévoir…

Dans ce roman, Cécile Chomin se lance un défi un peu fou. Rendez-vous compte, non seulement elle fait interagir, au minimum, sept jeunes femmes qui sont toutes différentes mais en plus, au fil des chapitres, on partage les pensées et point de vue de chacune d’entre elles. Ce pari un peu fou est complètement réussi pour moi car sans jamais tomber ni dans la caricature ni dans l’excès, on partage les joies mais aussi les craintes de chaque fille et cela nous permet, comme toujours, d’en savoir plus sur elles. Comme toujours, l’humour est bien présent dans ce roman, ce qui amène des touches de légèreté quand l’atmosphère devient un peu pesante. J’ai trouvé l’intrigue sympathique et sous couvert de légèreté, de nombreuses problématiques liées à l’amour et à la vision qu’on en a sont soulevées. La plume de l’autrice est dynamique, efficace et nous entraine en plein cœur de l’Italie, de Milan au bord du lac de Côme.

Pour conclure, si vous êtes amateurs de la plume de Cécile Chomin ou si vous aimez les comédies romantiques qui font du bien, ne passez pas à côté de « 7 bonnes raisons de rester célibataire (ou pas) » ! Venez passer un bon moment en compagnie de sept filles qui vous rappelleront forcément, une amie, une sœur ou autre, avec ses doutes et ses certitudes.

 

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Nous rêvions juste de liberté d’Henri Lœvenbruck

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Littérature française – livre paru le 29 mars 2017

Editions « J’ai lu »

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « coup de cœur »

 

Résumé : « Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.

 

Mon avis : Voilà un petit moment que j’entendais parler d’Henri Lœvenbruck. Comme j’avais envie de changements d’univers livresque, je me suis décidée à emprunter ce roman, dont le quatrième de couverture m’intriguait beaucoup. Autant vous le dire tout de suite, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai pu ressentir au cours de cette lecture !!

Nous suivons dans ce roman la vie d’Hugo, surnommé Bohem. De ses années lycées à ses années de motards, Bohem va vivre des aventures inattendues avec ses amis, des expériences inouïes, parfois violentes mais toujours dans un même but : être libre !

Hugo est un élève turbulent vivant à Providence. Arrivé dans un lycée privé, il fait connaissance de Freddy et ses amis, Alex, dit la Fouine, et Oscar, surnommé le Chinois. Ensemble, ils vont déconner et ils vont devenir motards. Mais un jour, Bohem décide de prendre la route ; Freddy ne le suit pas, les autres oui. A partir de là, un incroyable road-trip va commencer pour eux.

Comment ne pas trop en dire tellement ce voyage est incroyable !! Au cours de ce dernier, les jeunes hommes vont repousser leurs limites et ils vont tous chercher des réponses à leurs questions. Ils vont aussi se rendre compte que l’amitié ne se mesure pas de la même manière pour tous et qu’aucun acte n’est jamais innocent. Ainsi, à leurs côtés, on tremble, on rit, on est parfois écœurés mais surtout, on rêve un peu de cette vie sur les routes.

Dans ce roman, Henri Lœvenbruck nous raconte ce voyage avec une justesse incroyable et j’avais vraiment l’impression d’être aux côtés des Spitfires. J’ai beaucoup appris sur le monde des Bikers, qui est un univers sombre et très codifié. J’ai aimé la loyauté qui pouvait se dégager de cet état d’esprit mais j’ai aussi constaté que même dans ce milieu, il y a des menaces qui font tout voler en éclat. Certains ont pu trouver cette histoire lente, personnellement, j’ai beaucoup apprécié le rythme, au côté de Bohem et de sa bande, leurs quêtes, leurs espoirs et leurs désillusions. La fin m’a scotchée, je ne m’attendais pas à la claque ressentie en lisant les dernières lignes. Alors oui, je le dis, ce roman est un incontournable pour tous les amoureux de liberté mais aussi de belles histoires de vie.

Pour conclure, « Nous rêvions juste de liberté » est un roman sombre mais surtout un roman initiatique qui raconte la quête de Bohem et ses amis. Laissez-vous emporter par cette histoire unique, venez plonger dans l’univers des Bikers et constatez par vous-même à quel point la liberté, parfois, elle coûte cher !

 

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Sœurs de Bernard Minier

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Roman policier – Sortie au format poche le 21 mars 2019

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5

 

Résumé : Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes et attachées à des troncs d’arbres.
C’est la première enquête du jeune Martin Servaz qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. L’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

 

Mon avis : J’avais essayé de me lancer dans la lecture d’un roman de Bernard Minier, il y a quelques années. Si je dois être honnête, je n’avais pas tellement accroché. Pourtant, mes amies lectrices ne cessaient de me vanter les mérites de cet auteur, de ses romans, des aventures de Servaz…. Bref, j’avais l’impression de rater quelque chose. Il y a quelques semaines, ma cousine Ankya, blogueuse également, m’a proposé de lire, dans le cadre de nos challenges lecture, la dernière enquête de Martin Servaz, le roman « Sœurs » qui est paru, fin mars, au format poche. Ni une, ni deux, j’ai accepté de relever ce défi et croyez-moi, je ne le regrette absolument pas !

Au départ, nous sommes en 1993, à Toulouse. Deux cadavres sont découverts en bord de Garonne, deux sœurs habillées dans des robes de communiantes. Une est défigurée, les deux sont mortes et avaient en commun une fascination pour Erik Lang, un auteur à succès, qui entretenait avec elles une relation épistolaire étrange. Innocenté, il s’en sort mais tout cela laisse un goût d’inachevé à l’inspecteur Servaz. En 2018, la femme de cet auteur est retrouvée morte. Pour Servaz, c’est l’occasion de se replonger dans l’univers de cet homme étrange. Et si la mort de la femme de Lang était liée aux meurtres de 1993 ? Lang était-il vraiment innocent à l’époque ? Qui aurait intérêt à le remettre, ainsi, dans la lumière ?

Quand on me disait que Martin Servaz était un enquêteur de talent, j’avais du mal à le croire. Désormais, j’en suis convaincue ! C’est un professionnel acharné, volontaire, qui ne lâche rien et qui, quand il a une idée en tête, ne la laisse pas tomber avant d’être sûr de lui. J’ai beaucoup aimé ce personnage et vais de ce pas me remettre dans la lecture de ses autres aventures (car celle-ci est la cinquième dans lequel il intervient, vous savez bien que j’ai du mal à lire les séries dans l’ordre…). J’aimerais aussi vous parler de Lang, le principal suspect. Au premier abord, il est détestable car sûr de lui, prétentieux, hautain, bref, tout ce qu’on déteste. Pourtant, lorsque sa femme est retrouvée morte, on découvre un autre aspect de sa personnalité, une sensibilité dissimulée et révélée par ce drame. Tout au long de ma lecture, j’ai alterné entre interrogation, énervement et pitié pour lui. Au final, je ne vous dirai pas quel sentiment l’emporte tellement j’ai été surprise par tout ce qui peut lui arriver au fil des pages.

Ce roman a été une bonne surprise pour moi. L’auteur a du talent, une plume très addictive, très fluide, qui vous fait tourner les pages sans même vous en rendre compte. Tout au long de l’enquête, il dissémine des indices, plus ou moins pertinents, qui permettent, ou pas, de se diriger vers le dénouement final. Concernant la fin, je suis mitigée. En effet, j’ai été bluffée par de nombreux éléments et par la complexité de la conclusion de l’enquête. En revanche, je suis un peu plus perplexe sur l’ultime rebondissement qui conclut cette affaire. J’ai envie de demander : mais pourquoi ? Cet évènement ne s’imposait pas, selon moi, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai pris au cours de cette lecture. De plus, l’intrigue se déroulant à Toulouse, j’ai pris plaisir à déambuler dans ma ville au fil des pages.

Pour conclure, je vais de ce pas me lancer, dans l’ordre, dans la lecture des aventures de Servaz. « Glacé » m’attend déjà dans ma PAL, les autres devraient suivre. Concernant « Sœurs », je ne peux que recommander sa lecture à tous les amateurs de romans policiers qui aiment le suspense, les enquêtes à rebondissement et les enquêteurs charismatiques. Venez douter, chercher et être étonnés tout au long de ce livre qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’au bout !

 

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A cœurs rompus de Cindy Lia

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Romance contemporaine – livre sorti le 2 avril 2019

Editions Plumes du Web

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2019 »

 

Résumé : Six ans plus tôt, Elly fait la connaissance d’un mystérieux inconnu lors d’une soirée étudiante. Malgré sa nature douce et prudente, impossible pour elle de résister à l’attraction qui les unit. S’ils décident de ne pas offrir de lendemain à leur coup de folie, la vie, elle, ne cesse de les remettre sur le même chemin.

Luttant contre cette torride alchimie, loin de ses principes habituels, Elly tente inlassablement de fuir cette attirance pour un homme dont elle ne sait pratiquement rien. Jusqu’au jour où sa vie bascule. La seule échappatoire à sa détresse réside alors dans ses bras à lui

 

Mon avis : Lors de ma lecture du précédent roman de Cindy Lia, j’avais été scotchée. Là, dans le registre romance, je ne savais pas trop à quoi m’attendre….et bien ne faisons pas durer le suspense, la magie a de nouveau opéré et j’ai de nouveau été totalement embarquée par ma lecture !

Nous faisons ici connaissance avec Elly, une jeune fille introvertie, bonne élève, qui semble avoir un plan de vie mais aussi un fardeau sur les épaules. Un soir, obligée de participer à une soirée, elle rencontre un inconnu qui lui fait perdre la tête. Ils se retrouvent de nouveau quelques mois plus tard puis six ans après. Entre eux, toujours cette attirance mais aussi beaucoup de mystères. En effet, même si l’alchimie est là, ils ne savent rien l’un de l’autre. Pourquoi le destin les rassemble-t-il en permanence ? Cette attirance peut-elle se transformer en relation ? Quels secrets cachent-ils ?

Elly est une jeune femme sérieuse, travailleuse et qui entretient une relation ambiguë avec sa mère. Elle est docile, n’aime pas se faire remarquer et essaie toujours de faire au mieux. Décrite comme cela, on pourrait la penser faible. Au contraire, je l’ai trouvée très forte car elle est capable de s’effacer afin d’essayer de faire le bien autour d’elle. Elle subit beaucoup de malheurs tout au long de sa jeune vie et sa rencontre avec son mystérieux inconnu va être sa bouffée d’oxygène ! Ce dernier est le parfait mélange entre l’homme viril et l’homme attentionné. En effet, à chaque rencontre avec Elly, il va chercher à prendre soin d’elle et il va peu à peu essayer de faire tomber les murs de protection qu’elle a érigée autour d’elle. Peu habituée à vivre sereinement, elle a du mal à se livrer et à faire confiance. Cet homme mystérieux, je n’ai pas envie de trop en dire pour ne pas vous gâcher l’effet de surprise mais j’ai aimé son côté prévenant mais aussi ses fêlures et le poids de tout ce qu’il doit assumer.

Vous l’avez compris, je me suis régalée lors de cette lecture. Ce roman est un véritable « page-turner » addictif et impossible à poser avant de l’avoir terminé. La plume de l’autrice est efficace et vous embarque dans un tourbillon émotionnel incroyable. Au fil des pages, j’ai souri, j’ai été émue, j’ai eu la boule au ventre et j’ai même eu quelques larmes qui ont coulé. La romance est au cœur de l’histoire mais l’intrigue est développée pas à pas. Entre les protagonistes, rien n’est précipité et ils prennent le temps de construire leur relation, malgré les mystères qu’ils cachent tous deux. Cette histoire est aussi l’occasion de mettre en lumière le poids des héritages familiaux et des secrets de famille qui peuvent être dévastateurs. A aucun moment, je ne me suis ennuyée et j’ai tourné, à regret, la dernière page de ce roman.

Pour conclure, « à cœurs rompus » est, pour moi, un incontournable de la romance française. Si vous aimez les belles histoires d’amour originales, qui tiennent en haleine, n’hésitez pas à vous plonger dans l’histoire d’Elly et de son bel inconnu, je n’ai aucun doute sur le fait que vous serez conquis. Pour ma part, j’ajoute définitivement Cindy Lia dans la liste des autrices à suivre et il me tarde déjà de la relire !

 

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Chère mamie de Virginie Grimaldi

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Littérature française – livre sorti le 31 octobre 2018

Le livre de poche/Éditions Fayard

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »

 

Résumé : Chère mamie,

J’espère que tu vas bien, et surtout que tu es assise. Il y a plus d’un an, j’ai commencé à t’écrire des petites cartes sur les réseaux sociaux. Des chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant. Je ne m’attendais pas à ce que mes aventures deviennent un vrai rendez-vous… Alors une idée a germé : et si ces rires partagés devenaient utiles ? J’ai immédiatement pensé à l’association CéKeDuBonheur, dont j’aime la philosophie et l’engagement.

Dans ce livre, tu trouveras plein d’inédits. Des photos pour illustrer. Des grands bonheurs, des petits malheurs, de la vie. Tu m’as donné l’amour des mots, j’ai hâte que tu découvres ceux qui te sont destinés.
Gros bisous à toi et à papy, Ginie

 

Mon avis : Vous le savez, j’adore la plume de Virginie Grimaldi. Mais ce que j’aime encore plus, c’est la personne qu’elle est. En effet, j’ai eu l’occasion de la rencontrer à deux reprises sur des salons et je dois dire qu’elle est généreuse, spontanée et tellement attentionnée pour ses lecteurs. Lorsque j’ai entendu parler de ce livre, j’étais un peu mitigée, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Néanmoins, les choses de la vie ont fait que j’ai eu envie d’en savoir plus et je ne regrette pas du tout ma lecture !

L’autrice nous livre ici un recueil de lettres qu’elle avait posté sur son blog à destination de sa mamie. Ces clichés du quotidien sont souvent drôles, parfois émouvants mais toujours sincères. Ce que j’ai apprécié, c’est que cette lecture peut se faire en plusieurs temps, n’est pas forcément suivie et apporte immédiatement le sourire. Virginie raconte ses anecdotes avec un tel naturel, sans aucun filtre, qu’on ne peut qu’être emportée par cette lecture et se sentir proche d’elle.

Ce livre est un bel objet non seulement grâce au contenu des lettres mais aussi par leur présentation. En effet, au côté de chaque lettre, un polaroïd illustre ce qui est raconté et nous permet de nous représenter d’autant mieux certains lieux ou certains moments de vie.

La relation entretenue entre Virginie Grimaldi et sa grand-mère est intime, proche, bref une relation pleine d’amour et d’humour. Ce livre nous permet également de penser, le temps de notre lecture, à nos chères mamies et de réaliser qu’il ne faut jamais arrêter de leur confier nos petits secrets car elles sont souvent de bons conseils et elles ne sont, malheureusement, pas éternelles.

Vous l’aurez compris, « chère mamie » est une lecture coup de cœur qui m’a fait du bien au cœur et au moral. Venez découvrir les lettres rédigées par Virginie Grimaldi et rire, sourire à chacune de ses anecdotes. De plus, les bénéfices du livre sont reversés à l’association « CéKeDuBonheur » qui aide les services pédiatriques à améliorer les conditions de vie des enfants séjournant à l’hôpital, alors faites un geste pour les enfants et pour votre moral !

Souvenirs du salon de Brive 2018 où j’ai eu la chance de croiser Virginie Grimaldi et sa chère mamie.

 

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Retrouvez ici « chère mamie » sur le site du livre de poche
Retrouvez ici toutes les informations sur l’association « CéKeDuBonheur »

Les yeux couleur de pluie/Entre mes doigts coule le sable de Sophie Tal Men

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Littérature française – Édition sortie le 15 juillet 2018

France Loisirs

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable » et « coup de cœur »

 

Résumé : Étudiante en médecine, Marie-Lou est, du jour au lendemain, affectée à Brest. Autant dire le bout du monde pour celle qui n’a jamais quitté sa Grenoble natale. Une nouvelle existence commence alors, loin des siens, de ses montagnes : il va falloir s’habituer au climat, à la région, à la colocation, aux collègues… Surtout, c’est l’insouciance et la légèreté de ses vingt-cinq ans qui vont être confrontées à la dure réalité du monde hospitalier. Une nuit, elle croisera Matthieu, interne en ORL. Ce loup solitaire, mystérieux et poétique, arrivera-t-il à lui faire une place dans sa vie ?

 

Mon avis : Sophie Tal Men fait partie de cette « nouvelle » génération d’auteurs qui nous transportent dans des histoires qui peuvent trouver un écho en chacun de nous et qui nous embarquent en quelques pages dans leur univers. Séduite par cette édition France Loisirs « 2 en 1 » des premiers romans de l’autrice, j’ai eu beaucoup de mal à poser mon livre avant de l’avoir terminé.

« Les yeux couleur de pluie » : Nous faisons ici connaissance avec Marie-Lou, jeune interne en neurochirurgie qui quitte Grenoble et ses montagnes pour rejoindre Brest et son océan. Pour la jeune fille, le dépaysement est total surtout qu’elle va rencontrer des personnages hauts en couleur ! Entre Matthieu, l’interne en ORL, sexy et mystérieux, Anna, la colocataire secrète et en même temps un peu excentrique, Farah, la collègue bienveillante et le professeur Daguain, le chef de service exigeant, Marie-Lou sera bien entourée mais surtout, elle ne sera pas au bout de ses surprises ! C’est une jeune fille ambitieuse, qui sait ce qu’elle veut et qui fait ce qu’il faut pour y arriver. J’ai beaucoup aimé ce personnage, sa sensibilité, sa volonté de bien faire et son sérieux. Je me suis un peu retrouvée en elle et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ses aventures.

En commençant le roman, j’avais peur que l’histoire tourne un peu en rond ou nous donne un air de « Grey’s Anatomy » ou de « Chicago Med ». Mais pas du tout ! Adeptes des séries sur l’univers hospitalier, vous pourrez en apprendre encore beaucoup en lisant ce roman car Sophie Tal Men, neurologue de profession, nous immerge complètement dans l’univers des internes et nous montre l’envers du décor. Néanmoins, elle ne laisse pas de côté la vie personnelle des protagonistes et le dosage vie professionnelle/personnelle est parfait. On s’attache rapidement à toute cette petite bande et on rit, on tremble et on est ému avec eux. Concernant la plume de l’autrice, elle est fluide et addictive. Comme je l’ai déjà dit, impossible de poser le livre avant de savoir ce qui attendait Marie-Lou.

« Entre mes doigts coule le sable » : Quelle joie de poursuivre les aventures de Marie-Lou et ses amis ! On retrouve notre héroïne qui part faire un semestre en psychiatrie tandis que Matthieu débarque en neurochirurgie. Entre eux, la relation n’est pas un long fleuve tranquille surtout quand la mère de ce dernier ou Josic, l’ami du « Gobe-Mouche », s’en mêlent….

Marie-Lou n’a rien perdu de son optimisme et de son perfectionnisme. Elle essaie toujours d’aider tout le monde et de faire de son mieux. On découvre un peu plus Matthieu dans ce roman grâce à la double narration. On peut se rendre compte qu’il est très tourmenté, qu’il se pose beaucoup de questions et surtout qu’il n’est pas tout à fait au clair dans sa tête. J’ai aimé en savoir plus sur lui même si ses décisions sont loin d’être toutes, pour moi, rationnelles. C’est un jeune homme sensible, qui souffre de l’abandon de son père, de la maladie de sa mère et qui ne sait donc pas trop comment se situer par rapport à Marie-Lou.

Ce deuxième roman est pourtant un peu plus sombre que le premier et aborde des thèmes compliqués tels que l’abandon familial, l’alcool ou les maladies psychiatriques. En effet, en envoyant l’héroïne dans un hôpital psychiatrique, Sophie Tal-Men en profite pour nous faire découvrir ce service méconnu et la large palette de pathologies qui peuvent être rencontrées. Elle nous sensibilise aussi aux ravages de l’alcool, fléau de notre société actuelle, mais sans jamais en faire trop. Encore une fois, sa plume est fluide et agréable à lire et le choix d’alterner la narration entre Marie-Lou et Matthieu nous permet d’éviter la lassitude et d’en apprendre un peu plus sur ce loup solitaire.

Pour conclure, vous l’aurez compris, ces deux romans sont des coups de cœur pour moi. Bretonne d’origine, j’ai adoré ce voyage à Brest, cette immersion en Bretagne mais aussi dans les hôpitaux, où j’ai découvert l’envers du décor. Je me suis beaucoup attachée aux protagonistes et il me tarde de les retrouver dans « de battre la chamade », l’ultime tome des aventures de Marie-Lou et Matthieu. Si vous aimez les romans qui font du bien au moral et les jolies histoires pleines de bons sentiments, n’hésitez plus et venez découvrir la plume de Sophie Tal Men !!

 

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Retrouvez les dernières parutions de Sophie Tal Men sur le site des éditions Albin Michel
Retrouvez également ses trois premiers romans aux éditions « Le livre de poche »
Retrouvez cette magnifique édition sur le site des éditions France Loisirs

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