La dernière des Stanfield de Marc Levy

La dernière des Stanfield perso

Littérature française – sortie en format poche le 18 mai 2018

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres.
Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel.

George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec.

Lui aussi reçoit un message accusant sa mère des mêmes faits.

Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas.

L’auteur des lettres leur donne rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore.

Quel est le lien qui les unit ?

Quel crime leurs mères ont-elles commis ?

Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ?

Au cœur d’un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée de l’été 1944, à Baltimore dans la liberté des années 1980, jusqu’à Londres et Montréal de nos jours.

 

Mon avis : Je suis Marc Levy quasiment depuis ses débuts. J’attends toujours avec impatience la sortie en format poche de ses romans mais aussi avec une pointe d’appréhension car parfois, je n’arrive pas à accrocher. « La dernière des Stanfield » est le parfait exemple de tout ce que j’aime mais aussi tout ce que je reproche à l’auteur.

Elanor-Rigby vit en Angleterre. Elle a perdu sa mère et reçoit un courrier lui affirmant que sa mère n’a pas le passé qu’elle lui a toujours décrit. Au Canada, Georges-Harrison reçoit lui aussi un courrier parlant des secrets de sa mère. Tous les deux se retrouvent à Philadelphie alors qu’ils ne se connaissent pas. Ils vont vivre une aventure intense, à la recherche du passé de leurs mères et en apprendre plus sur leurs origines.

Eleanor-Rigby est une jeune femme solitaire. Reporter spécialisée dans les voyages, elle a peu d’attaches et voit peu sa famille : son père, veuf, sa sœur Maggie et son frère Michel. Après cette lecture, je peux affirmer qu’Eleanor-Rigby est une femme qui sait ce qu’elle veut et qui ne baisse pas les bras face aux difficultés. Lors de la réception de la lettre accusant sa mère, elle va douter mais elle va aller jusqu’au bout de sa quête pour en savoir plus sur son passé et pour comprendre. J’ai beaucoup aimé ce personnage car c’est une femme forte, déterminée et tenace. De son côté, Georges-Harrison est un jeune homme qui a grandi au Canada avec sa mère. N’ayant jamais connu son père, il a souffert de cette absence et du regard que tout le monde portait sur sa mère. Pourtant, il a toujours été entouré d’amour et il a toujours entretenu une relation particulière avec sa mère. Lors de la réception du courrier, il va être désarmé mais il va quand même se lancer dans cette recherche. Avec Eleanor-Rigby, leur relation va connaitre les montagnes russes mais ils vont se compléter et s’appuyer l’un sur l’autre pour arriver à trouver la vérité.

A la fin de cette lecture, je suis embêtée. En effet, je dois avouer que je me suis profondément ennuyée pendant la moitié du roman. En revanche, j’ai été, encore une fois, happée par la suite qui m’a littéralement envoutée et embarquée dans un périple fou. Ce qui m’a gêné, c’est la longueur de la mise en place de l’intrigue. En effet, l’auteur a fait le choix d’un roman à plusieurs voix et à plusieurs époques. On se retrouve donc submergé par un grand nombre de personnages, qui évoluent à des époques différentes et en plus, Marc Levy alterne le point de vue interne et le narrateur externe, en fonction des chapitres. Ces alternances ont eu tendance à me perdre et j’ai eu du mal à accrocher avec la trame de l’histoire. Pourtant, une fois que les pièces du puzzle commencent à s’assembler, l’histoire est folle et vraiment bien menée. Le dénouement est prévisible par certains aspects mais encore une fois, l’auteur a su me surprendre avec deux ou trois petits rebondissements dont il a le secret.

Pour conclure, je recommande donc ce roman à tous ceux qui connaissent la plume de l’auteur et à tous ceux qui aiment les histoires de famille. Cette histoire n’est pas la plus légère ni la plus simple écrite par l’auteur donc si vous ne connaissez pas sa plume, ne commencez pas par celui-là. Néanmoins, c’est un roman intéressant si on prend le temps d’entrer dans l’histoire.

 

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Driven – saison 1 de K.Bromberg

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New romance – sortie en poche le 22 février 2017

Edition le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Colton a fait irruption dans ma vie comme une tornade, sapant mon self-control et franchissant sans le vouloir la barrière de protection qui entoure mon cœur convalescent. Il a ébranlé mon monde structuré et prévisible. Je ne peux pas lui donner ce qu’il veut, pas plus qu’il ne peut me donner ce dont j’ai besoin. Sexuellement, notre alchimie est indéniable. Individuellement, notre besoin respectif de ne jamais lâcher prise est irréfutable. Mais lorsque nos univers entreront en collision, cette alchimie suffira-t-elle à nous rapprocher ou bien les secrets que nous taisons nous conduiront-ils vers la séparation ?

Découvrez le premier tome de la série Driven, une histoire d’amour torride entre une jeune femme qui cherche à se reconstruire et un pilote de course intrépide, qui repousse toujours plus loin ses limites comme celles des autres.

 

Mon avis : après avoir beaucoup entendu de cette saga et après avoir vu de nombreuses images du film en cours de tournage, je me suis laissée finalement tenter…. Après cette lecture, je me demande pourquoi j’ai tellement attendu pour céder à la tentation Colton.

Nous faisons ici connaissance avec Rylee, une jeune femme blessée par la vie qui s’occupe d’un foyer pour jeunes garçons « cassés » par la vie. Ses garçons sont sa priorité depuis la mort de son ex-fiancé. Lors d’un gala de charité, elle fait connaissance avec Colton Donovan. Pilote de F1, sex-symbol, il est le stéréotype du séducteur arrogant, sûr de lui et insupportable !! Pourtant, entre eux, l’alchimie est immédiate, la tension sexuelle est incontestable et un lien semble les unir. Pourtant, entre la romantique sans aucune certitude et le bad boy qui ne veut pas s’attacher, une relation est-elle possible ? Vont-ils s’apprivoiser ou se détruire ?

Rylee est une héroïne que j’adore. Tout d’abord, elle a des fêlures liées à son passé et un caractère entier bien trempé. Proche de « ses garçons », pour qui elle ferait tout, elle en oublie parfois sa vie de femme qu’elle a mis entre parenthèses après la mort de Max, son amour de jeunesse décédé deux ans auparavant. C’est une héroïne qui peut ressembler à beaucoup de filles, avec des formes mais aussi avec la tête sur les épaules, essayant toujours de réfléchir avant d’agir. Romantique, elle n’est pas adepte des plans culs et sa rencontre avec Colton va faire vaciller ses certitudes car elle va de suite tomber sous son charme. Il faut dire qu’il a tout pour plaire le pilote : grand, charismatique, avec un corps de dieu grec, Colton fait fantasmer toute la gente féminine. Pourtant, Colton est « cassé » comme il le dit ; il ne veut pas s’attacher et il n’entretient que des relations contractuelles avec des femmes consentantes mais il ne veut aucun engagement à long terme. Accro à l’adrénaline et véritable tête brulée, il laisse son instinct le guider. Cependant, pour quelqu’un qui se dit incapable d’aimer, on va le voir lutter pour passer du temps avec Rylee. Leur relation évolue tout au long du roman, passant par des hauts et des bas…… et je pense que ce n’est pas fini car ce premier tome se termine sur un coup de théâtre qui donne envie de s’arracher les cheveux !!!

Ce premier épisode est également l’occasion de faire connaissance avec un bon nombre de personnages secondaires : Haddie, la meilleure amie de Rylee, pétillante et pleine de vie, Beckett, le meilleur ami de Colton dont on sait peu de choses, Tawny, la « rivale » de Rylee ainsi que Zander et Aiden, deux des « garçons » de Rylee.

Vous l’aurez compris, cette lecture est un véritable coup de cœur. C’est un roman qu’on ne peut pas lâcher du moment qu’on l’a commencé. Le style de l’auteure est prenant ; en effet, les rebondissements sont nombreux  et on n’a pas le temps de s’ennuyer. D’un autre côté, elle n’en fait pas trop non plus car les situations restent assez vraisemblables. On sent dans le style de l’auteure l’influence d’autres romans du même style : on retrouve le contrat et le héros cassé comme dans « 50 nuances de Grey », la garçonnière comme dans « Crossfire » mais je n’ai pas eu l’impression de relire ces histoires. K.Bromberg impose son style en nous délivrant un roman époustouflant, avec des scènes de sexe présentes mais pas envahissantes, en laissant une grande place aux émotions que peut ressentir Rylee. Ecrit uniquement de son point de vue, j’ai adoré douter, vibrer et m’enflammer avec elle pour le beau pilote de F1.

Ce roman est une vraie belle découverte et je m’en vais de ce pas poursuivre les aventures de Rylee et Colton. Entre adrénaline et passion amoureuse, cette saga démarre sur les chapeaux de roues et ne vous laissera pas indemne.

 

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Retrouvez tout l’univers de K.Bromberg sur son site officiel

Retrouvez le tome 1 de Driven sur le site du livre de poche

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BOOM de Julien Dufresne-Lamy.

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[LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2018]
Éditions ACTES SUD Junior – Collection d’Une seule voix.
Lecture personnelle

 

Format numérique (110 pages) : 7.49€
Broché : 9.80€
Ma note : 5/5 mentions « à découvrir » et « coup de cœur »

 

 

 

Le résumé :
« Si vite, tu es devenu mon meilleur ami. Mon meilleur pote, à la vie à la mort. Indécent de dire ça. Pendant trois ans, tu m’apprends mille trucs. T’es Robinson, MacGyver, Dora l’exploratrice combinés. Tu me montres comment rafistoler un grille-pain, allumer un feu, faire des noeuds marins. Tu m’apprends même à conduire. Trois ans de confidences, de joie, de gueule de bois. Trois ans de gueule de joie, c’est ça. » Timothée était le gentil, le bien éduqué. Etienne le fêtard, l’incorrigible. Une amitié fusionnelle, jusqu’à ce voyage scolaire à Londres. Jusqu’à ce que Timothée soit fauché par un fou de Dieu sur le pont de Westminster. Depuis, Etienne cherche les mots. Ceux du vide, de l’absence. Etienne parle à son ami disparu en ressassant les souvenirs, les éclats de rire.

 


 

Mon avis :

 

Certes je ne fais pas parti du public visé par le nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy, mais peu importe je voulais absolument l’avoir. Même mon fils, de presque 9 ans, a voulu le lire, mais je ne l’ai pas autorisé à le prendre. Dans quelques années je lui donnerai et on parlera de ce roman génial.
Ce n’est pas à proprement parlé d’un roman épistolaire, mais je l’ai perçu comme tel. Une lettre ouverte, un témoignage éprouvant, un mea culpa déchirant. Etienne décrit cette amitié forte et immuable. Celle qui s’est bâtie pendant trois années. Trois années de fou rire, de délires, de soirées, de questions. Ils sont devenus de jeunes adultes, ensemble. Des projets communs, de l’ambition. Etienne est désinhibé alors que Timothée a la tête sur les épaules. L’un réfréne l’autre. L’autre le pousse. Deux identités complémentaires mais aux antipodes.
Ce laïus fait suite au décès de Timothée « fauché par un fou de Dieu ». Etienne se remémore et nous narre cette amitié insensée. Les remords, la peine, la douleur entrecoupés par l’euphorie et la douce folie de l’adolescence, tiennent une place primordiale.
Loin du monde d’être frustrée par la longueur de ce magnifique roman, j’ai vécu cette lecture comme un voyage bouleversant et intense. La plume de Dufresne-Lamy est efficace, poignante et chargée en émotions. Dufresne-Lamy narre un des fléau actuel avec beaucoup humilité. En mettant en scène ces deux adolescents pleins de vie, il touche irrémédiablement le lecteur qui soit ado, jeune adulte, adulte, parents et grands-parents.

 

Une sensibilité à toute épreuve qui te prend littéralement aux tripes.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Dans l’appartement, tu me laisses entrer le premier alors que tu portes les sacs de course. Tu me reparles de tes analyses spectrales-je-sais-pas-quoi et de ton exposé barbant sur les ondes. J’avance jusqu’au couloir. Tu es derrière moi. Tu pousses une gueulante par ce que ta mère a fermé les volets en partant ce matin. On est dans le noir complet. J’appuie sur l’interrupteur du salon et tout le lycée est là devant moi, à hurler SURPRISE;
J’ai l’air idiot.
Ils sont tous là, même les figurants à qui on ne dit pas un mot. Face aux troupes, je ris nerveusement. Je bafouille des mercis grotesques et tu m’agrippes chaleureusement par la nuque en me criant, Joyeux anniversaire, bichon. Dans mon dos, tu as tout préparé. Le buffet. Les banderoles suspendues aux tringles. L’éclairage, le set de latines et la petite famille de bouteilles pour trinquer. Tu n’es pas allé en cours cet après-midi. Tu m’as menti et tu t’en excuses parce que tu n’as jamais mentir. Tu n’as pas suivi les trois heures de TP physique-chimie dont tu me rebattais les oreilles. Tu as préparé la soirée dans le plus grand secret et on l’a fêté comme il se doit, cet anniversaire, tous les deux, jusqu’au bout du jour, avec la voix éraillée et la chemise blanche trempée de sueur. Mon dernier anniversaire avec toi.

 

 

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Pour tout savoir sur l’actualité de Julien Dufresnes Lamy !

Retrouve mon avis sur un autre roman de Julien Dufresne-Lamy :  » Deux cigarettes dans le noir ».

 

 

 

 

 

Cœur à corps d’Émilie Collins

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New romance – Paru le 7 mars 2018

JC Lattès – Collection &moi

Lecture personnelle

 

Résumé : Lorsqu’elle voit partir en fumée l’atelier familial, Romane est dévastée. Charles, son petit ami, se trouvait à l’intérieur et semble être à l’origine de l’explosion, délibérément… Comment a-t-il pu en arriver là ? Certes, il était au plus mal depuis qu’Erik Barn, jeune photographe, s’était fait un nom en lui volant l’un de ses clichés. Romane est déterminée à se venger d’Erik. Elle ne s’attendait toutefois pas à découvrir un homme aussi troublant, passionné par son art…

 

Mon avis : J’ai eu connaissance de ce roman via les réseaux sociaux. Ne connaissant pas cette auteure mais intriguée par le quatrième de couverture, je me suis laissée tenter.

L’histoire commence avec Romane, qui a échappé à l’explosion de son atelier où elle vivait avec son petit-ami. Dans tous ses états, elle se rend compte qu’elle a perdu son amoureux et son lieu de travail. Heureusement, sa famille est là pour la soutenir : sa jumelle Méline, sa grande sœur Alexiane et sa mère Suzanne. Pour Romane, aucun doute que la mort de Charles est liée au différent qu’il a eu récemment avec un photographe prénommé Erik. Ce dernier aurait volé une photo à Charles et elle lui aurait permis de gagner un prix prestigieux. Pour piéger ce voleur, Méline décide de se faire embaucher comme assistante d’Erik afin de découvrir tous ses petits secrets. Mais rapidement, elle ne peut pas assumer ce rôle et Romane va devoir côtoyer celui qu’elles ont surnommé « le vampire ». Comment cette collaboration va-t-elle se dérouler ? Quels secrets cache Erik ? Et que va découvrir Romane sur le passé de son amoureux ?

Romane est une jeune fille sensible et quelconque dans la mesure où elle n’a absolument pas conscience de sa beauté et elle n’a aucune confiance en elle. Abasourdie et désemparée par la mort de Charles, elle va être déstabilisée par sa rencontre avec Erik et un lien indescriptible va de suite les relier. Quand à Erik, c’est un jeune photographe talentueux, canon et avec un caractère de cochon. Détestable avec Anaïs, son ancienne assistante, et Méline, il va se montrer sous un nouveau jour avec Romane. Très rapidement, il va tomber sous son charme même s’il ne veut lui promettre qu’une histoire sans lendemain. L’évolution de leur relation m’a dérangée car j’ai trouvé que ça allait très/trop vite. En effet, malgré son deuil, Romane fantasme sur Erik dès leur rencontre et tout va évoluer très rapidement. Bien sûr, l’auteure nous propose quelques rebondissements mais globalement, j’ai été gênée par la rapidité et la profondeur des sentiments qu’éprouvent les protagonistes.

Un des points forts du roman est la présence des sœurs de Romane, qui sont cependant un peu sous-exploitées. Méline est surnommée « le rhinocéros » car même si elle est la jumelle de l’héroïne, elle est aux antipodes niveau caractère. Autant l’une est réservée, l’autre est fonceuse et caractérielle. Quant à Alexiane, elle travaille avec Romane, l’une créant les vêtements, l’autre créant des bijoux. La maman, Suzanne, est également très présente et une chose m’a beaucoup gênée : dans le texte, elle est tantôt appelée « Suzanne », tantôt appelée « maman ». J’ai trouvé cela un peu maladroit et déstabilisant au début de ma lecture.

Vous l’aurez compris, je suis très mitigée à la fin de cette lecture. Certes, la plume de l’auteure est efficace, elle nous immerge complètement dans son histoire et nous fait ressentir les émotions de ses personnages mais pourtant, je n’ai pas été pleinement convaincue. J’ai trouvé que le début était un peu trop rapide. A l’inverse, j’ai adoré la fin de l’histoire, surtout qu’un rebondissement inattendu chamboule toutes nos certitudes et j’avoue que j’ai trouvé cela astucieux. Le roman est ponctué de scènes de sexe explicites qui font monter la température et elles ne sont présentes juste ce qu’il faut. Un autre atout du roman est l’intégration de nombreuses photos au sein du récit. Cela permet de nous immerger dans l’univers du photographe et pour moi, c’est une vraie valeur ajoutée à ce roman. Enfin, j’ai aimé le clin d’œil, à la fin, à un autre roman de l’auteure, « les délices d’Eve ».

Pour conclure, je dois dire que je suis mitigée. J’ai trouvé l’histoire intéressante mais irrégulière, trop rapide au début mais malgré tout magnifique. L’insertion de photos est un vrai plus et donne une touche d’originalité à cette histoire. Même s’il ne restera pas dans le top de mes lectures de l’année, je recommande ce roman à tous les amateurs de new romance.

 

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DARK SHADOW de G.H. David.

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[DARK ROMANCE – Nouveauté 2018]

City Editions – Collection Eden

Lecture personnelle

 

 

Format numérique (304 pages) : 11.99€

Broché : 16.90€

Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

 

Le résumé :

 

Ancienne membre d’une cellule terroriste irlandaise, Jennifer a été bannie de son clan il y a vingt ans. En entretenant une relation interdite avec Sean Griffin, le capitaine d’une milice adverse, elle a brisé un tabou et a dû s’enfuir pour refaire sa vie.
Des années plus tard, Jennifer est de retour pour affronter son passé et percer le secret de la mort de sa meilleure amie, survenue pendant le conflit Nord-irlandais. Un secret que certains veulent garder enfoui… à n’importe quel prix.
Entre complots, menaces et passion, la jeune femme sortira-t-elle indemne de cette recherche de la vérité ? Rien n’est moins sûr. D’autant qu’elle retrouve Sean, son amour de jeunesse. Leur désir ne s’est jamais éteint et la passion d’autrefois se ranime en un brasier dévorant…
Un homme venu du passé. Aussi séduisant que dangereux.

 


 

Mon avis :

 

Une nouvelle fois GH David signe un roman à la hauteur de son talent. Une immersion totale dans les quartiers de Belfast pendant les conflits sanglants (« Les Troubles ») opposants au début des années 1990 les communautés protestantes et catholiques.

 

Jennifer Flannighan est la fille cadette du clan portant la bannière des catholiques républicains. Jennifer a la flamme en elle très jeune et se veut redoutable. Sans aucune pitié, les siens, sa famille et ses frères d’armes passent avant tout. L’allégeance et le combat sont une seconde nature pour elle, vital comme l’air qu’elle respire. Un combat n’épargnant personne, brisant des centaines de familles. Jennifer est redoutable, crainte et impulsive. Il en émane une force impressionnante. Arme au poing, elle combattra jusqu’à son dernier souffle. Elle s’est prise d’amitié pour une jeune fille, Dorothy. Une amitié qui n’aurait dû jamais voir le jour. Dory est fille de flic et d’unioniste protestant. Les liens s’affirment et elle devient sa sœur de cœur et Jennifer la prend sous la protection de son clan. Dory a un grand frère, Sean. Il est commandant dans une faction et qui bien évidemment se bat contre le clan de Jennifer. Mais cette dernière est tombée sous le charme de Sean. Leur amour respire la pureté et l’honnêteté. C’est celui qui met les frissons et qui fait battre le cœur à une vitesse folle. Celui qui abattra tous les murs et qui fera tomber bien nombre de personne. Il est le feu sur la poudrière. Prête à exploser et à tout détruire. Sean est enrôlé dans cette faction relativement jeune et gravit rapidement les échelons. Il forme ensuite sa propre sous faction et n’hésite pas à prendre part à des raids meurtriers. Sa rencontre avec Jennifer l’a bouleversé et ses convictions s’en trouvent chamboulées. Son amour pour elle est tout. Jusqu’où ira t-il pour le préserver ?

 

Comment vous dire que j’ai totalement « surkiffé » les personnages. La psychologie des personnages est magnifiquement maniée : je suis entrée dans les méandres de leurs douleurs, de leurs désespoirs, de leurs craintes, de leurs psychismes sombres. Il y a énormément de noirceur mais aussi beaucoup d’amour. Gh David joue parfaitement avec ces ambiguïtés et les sentiments aux antipodes. D’ailleurs sans l’un, l’autre n’existerait pas. Ils sont complémentaires mais d’une certaine manière de façon violente et anarchique. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Bobby a eu toute ma sympathie, ce vieux roublard ! Chaque personnage a une place importante et privilégiée dans le fil de l’histoire.

 

Si les personnages ont une place énorme dans mon cœur, le côté historique et réel de l’histoire remporte tous les suffrages. Il ne faut pas oublier le contexte pendant laquelle se déroule le roman : les Troubles, guerre civile qui dura une trentaine d’années, entre 1960 et 1990. Guerre qui a fait des milliers de victimes, de disparus et de blessés. La lecture est enrichie de commentaires, d’annotations et de références à cette période triste de Belfast. J’ai toujours apprécié ce genre de lecture s’enrichissant autour d’éléments historiques : tout d’abord car elle perpétue la mémoire collective et puis les ressentis sont décuplés (car je me dit oui des personnes ont du vivre ça) et finalement le poids du symbolisme et du message sont d’autant plus importants.

 

GH David nous offre une histoire de qualité et sa plume fait des merveilles. Elle nous met à rude épreuve et nous fait ressentir moult émotions : de la peine, de la haine, de l’injustice, de l’amour, de l’amitié. Son histoire nous fait navigué en plein cœur des Troubles, de l’origine, de la naissance de cette amitié et de cet amour prorogés au présent. Cette quête de la vérité fera glisser Jennifer et Sean sur des pentes vertigineuses où la seule issue ne s’ouvrira que sur des étendues de sangs. Ils se réapproprieront le passé pour faire en sorte que leur avenir ne soit pas constellé de craintes et de regrets.

 

Coup de cœur immense ! C’est un carton plein !

 

 

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En voiture, Simone ! de Aurélie Valognes

livre Aurélie Valognes

Littérature française « feel-good » – paru le 29 mars 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

 

Résumé : Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Ce livre a été publié aux éditions Michel Lafon sous le titre « Nos adorables belles-filles ». 

Mon avis : Ce roman est le deuxième écrit par Aurélie Valognes et le troisième que je lis d’elle. J’espérais être une nouvelle fois être embarquée par son écriture et ne pas être déçue…. Et comme toujours, j’ai retrouvé tous les éléments qui font que j’adore cette auteure.

Tout d’abord, Aurélie Valognes me séduit, et séduit des millions de lecteurs, car ses livres nous parlent. Quand je dis ça, elle prend toujours des situations qui nous sont familières et des personnages que l’on pourrait côtoyer dans notre quotidien. Ici, nous faisons connaissance avec la famille de Jacques et Martine : leurs trois fils, Matthieu, Alexandre et Nicolas, leurs trois belles-filles, Laura, Stéphanie et Jeanne, et la grand-mère, Antoinette. Tout ce beau petit monde se retrouve pour le réveillon de noël chez Jacques et Martine et les chamailleries vont commencer. Entre les vacheries de Jacques, le caractère bien trempé des belles-filles et l’exaspération de Martine, tous les ingrédients sont réunis pour qu’une remise en question s’impose. Au fil des pages, on va voir tous ces personnages évoluer, s’apprivoiser et essayer vivre ensemble. Si je devais mettre en lumière quelques personnages, je choisirai de parler de Jacques, Martine et les belles-filles. Jacques est un homme proche de la retraite qui prend, semble-t-il, un malin plaisir à taquiner ses belles-filles. Malheureusement pour lui, et pour l’ambiance générale, elles ne comprennent pas son humour car il sait se montrer très très lourd….. ce qui exaspère Martine, qui souffre de la distance que prennent ses fils. De plus, Jacques n’accepte pas d’être mis peu à peu à l’écart dans son boulot et en se focalisant sur cela, il ne se rend pas compte que son mariage est menacé. Car en effet, de son côté, Martine n’en peux plus du comportement de son mari. Entre ses blagues douteuses, son incapacité à se ménager et le fait qu’il ne s’occupe plus d’elle, Martine est perdue. La seule chose dont elle est sûre, c’est qu’elle ne veut pas perdre ses fils et construire une vraie relation avec ses belles-filles. Ces dernières sont toutes les trois très différentes et en même temps, elles ont toutes les trois un caractère explosif. Stéphanie est une maman stressée, qui n’arrive jamais à lâcher prise ; Laura est végétarienne et ne comprends pas qu’on ne comprenne pas son choix ; enfin Jeanne, la dernière arrivée, est un peu perdue au milieu de cette famille folle mais aussi dans sa relation. En effet, elle se pose beaucoup de questions sur son couple et j’ai apprécié son caractère, sa manière de se remettre en question et de s’interroger. Peut-être qu’elle me ressemble un peu et que je me suis reconnue dans sa manière d’être mais j’ai clairement eu un petit coup de cœur pour elle.

Le deuxième point fort de l’auteure, c’est incontestablement son style. Son écriture est fluide et elle est percutante. En effet, on rit, on grimace, on est ému devant les situations qui nous sont décrites et qui nous parlent d’une manière ou d’une autre. Sans jamais tomber dans la caricature, on est transporté au côté de cette famille et on vibre à leur côté. Le découpage en chapitre plutôt courts donne du rythme à la lecture et ne nous aide pas à poser le livre quand on se plonge dedans.

Au final, j’ai trouvé le déroulement de l’intrigue très intéressant et j’ai adoré la manière dont Aurélie Valognes fait évoluer ses personnages. Une nouvelle fois, elle nous transporte dans son histoire qui évoque des situations du quotidien. Ce roman est un vrai feel-good car quand on arrive au bout, on ne peut qu’avoir le sourire. Certains diront que c’est une lecture « facile », moi je dis que c’est une lecture qui fait du bien. Et n’est-ce pas le but de la lecture que de passer un bon moment pour s’évader du quotidien ? Vous validez ? Alors, plongez-vous dans ce roman et en voiture Simone !

 

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DARK LOVE #1 : Hard de Nashoda Rose.

Dark Love T1 (Hard) par [Rose, Nashoda]

 

[ DARK ROMANCE – Nouveauté 2018]

CITY EDITIONS – Collection Eden

Traduction : Martine Desoille

Lecture personnelle

 

Format numérique (352 pages) : 11€99

Broché : 17€50

Ma note : 5/5

 

 

 

 

 

Le résumé :
Après avoir échappé de justesse à une agression, Emily refuse de se sentir aussi vulnérable. Décidée à apprendre à se défendre, elle fait appel à Logan, un champion d’arts martiaux sexy, pour lui donner des cours d’auto-défense.
Auprès de ce guerrier impitoyable, elle apprend à se battre et… à aimer. Car sous ses airs inflexibles, derrière l’homme autoritaire, Logan est capable d’une grande douceur. Entre Emily et lui, la passion est dévorante. Jusqu’au jour où la jeune femme est kidnappée.
Affamée, humiliée, battue, elle doit lutter férocement pour sa survie. Quand elle entend la voix de Logan, elle pense être sauvée. Mais son cauchemar ne fait que commencer, car son ravisseur c’est lui, cet homme qu’elle croyait aimer…
Il est comme une avalanche. Il frappe fort, vite et sans pitié.

 


 

Mon avis :

 

 

Une nouvelle lecture diaboliquement intense ! Si vous pensez que le résume spolie toute l’histoire, je vous arrête de suite. Vous seriez bien surprise en ouvrant ce roman. Le résumé ne raconte que le tout début et ne laisse rien entrapercevoir de ce que pourrait être la suite.

 

Une Dark romance entière, sans faux semblant, qui m’a prise aux tripes dès le départ. Je suis rentrée dans le vif du sujet dès les premières pages. Une relation de quelques semaines. Cet amour que se vouent Emily et Logan semble pur, véritable. Aucune ombre au tableau semble se profiler. C’est une liaison romantique. Logan est free fighter et musicien. Son groupe donne un concert et Emily est hyper emballée de le découvrir pour la première fois sur scène. Mais dans les toilettes du pub, elle est kidnappée.

 

A son réveil, elle est menottée dans ce qui lui apparait comme une cave. Affamée, apeurée, elle s’imagine toute sorte de scénario. Elle compte sur le soutien inconditionnel de Logan, de Matt et de Kat, ses meilleurs amis, pour venir à son secours, remuer ciel et terre pour la retrouver. La descente aux enfers ne fait que s’amorcer. Les coups de fouet s’abattent, le manque de nourriture l’affaiblisse mais le plus terrible est lorsqu’elle s’aperçoit que Logan est derrière tout ça ! Son esprit se fissure, sa haine afflue. Elle ne sait plus où donner de la tête. L’abandon sera d’autant plus facile, si Logan ne lui répétait pas de se battre pour eux, leur liberté, leur amour, de suivre à la lettre ses consignes. La résignation lui serait plus simple, mais la haine est plus facile à porter surtout que Logan semble acquiescer toute ces punitions qu’elle subit. Elle découvre le monde de l’esclavage sexuel. Ces filles vidées de leur âme, soumises dans ces jeux dégradants. Elles ne sont plus qu’ombre d’elle même. Un corps vide soumis aux pulsions de leurs terribles maîtres. Emily vit 15 jours d’enfer interminable. Les interludes nocturnes auprès de Logan lui insufflent cet espoir et s’accroche à cetet bouée de secours inespérée. Sauvée in extremis de la mort et de la vente, elle tente de se reconstruire loin de la folie humaine. Deux longues années passent lorsque il refait surface et vient chambouler à nouveau sa vie. Leurs retrouvailles annonceront-elles le pire ou le meilleur ?

 

Dès le départ Nashoda Rose attaque dans le glauque. Le lecteur est vite mis mal à l’aise, tout s’enchaine rapidement. C’est de la pure folie. A la fois douloureux et torride. Un tourbillon de sensations et d’émotions qui ne m’ont pas laissé indifférente. On y trouve la cruauté du milieu, des personnages scandaleusement outrageants sans aucune moralité. De la perversité, de la manipulation. La psychologie des personnages est parfaitement maitrisée. Tout au long des chapitres j’ai appris à connaitre les protagonistes, voir autant leurs bons côtés que leurs mauvais côtés. Les personnages secondaires apportent cette touche de fraicheur et d’insouciance. La plume de Nashoda Rose est juste sublime et hyper addictive.

 

En bref une histoire d’amour bouleversante, difficile, passionnelle, charnelle et destructrice. Si t’es une Darkeuse alors tu seras plus que conquise !!!

 

 

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