BULL MOUNTAIN de Brian Panowich

 
[ ROMAN NOIR – réédition poche 2019]
ACTES SUD – Collection Actes Noirs
Traduit par Laure Manceau
336 pages
Ma note : 5/5 mention « à dévorer »
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Lecture commune de janvier avec le PICABO RIVER BOOK CLUB

 
Le résumé :
Chez les Burroughs, on est hors-la-loi de père en fils. Depuis des générations, le clan est perché sur les hauteurs de Bull Mountain, en Géorgie du Nord, d’où il écoule alcool de contrebande, cannabis et méthamphétamine jusque dans six Etats, sans jamais avoir été inquiété par les autorités. Clayton, le dernier de la lignée, a tourné le dos à sa fratrie en devenant shérif du comté. A défaut de faire régner la loi, il maintient un semblant de paix. Jusqu’au jour où débarque Holly, un agent fédéral décidé à démanteler le trafic des montagnards. Clayton se résout alors à remonter là-haut pour proposer un marché à son frère. Il sait qu’il a une chance sur deux de ne pas en redescendre. Ce qu’il ignore, c’est que Holly en a fait une affaire personnelle, et que l’heure des pourparlers est déjà passée. Roman noir rural et déchirant salué par bon nombre d’auteurs fameux, à commencer par James Ellroy, Bull Mountain se lit comme l’histoire de Cain et Abel dans un Sud plus poisseux que jamais.

 
L’avis d’#Esméralda :
L’histoire aurait pu commencer par « il était une fois, une jolie montagne où vivait une gentille famille » et se terminer par « ils eurent beaucoup d’enfant ». Cela aurait pu se passer de cette manière, si la montagne n’était pas Bull mountain et si la gentille famille n’était pas celle des Burroughs. En ce qui concerne les enfants, et bien ma foi, c’est la stricte vérité.
Bull Mountain, no man’s land, de l’état de l’Oregon a vu grandir des générations de Burroughs. Famille patriarcale, pure et dure, les fils sont élevés aux coups de feu et au sang qui coule. Pas de pitié et pas de manière, la famille Burroughs sont des durs à cuire aux quels il vaut mieux ne pas se frotter. Famille paria et crainte, elle règne sans concession sur sa montagne. Si tu arrives à avoir un pass-droit, tu verras que cette montagne ne cache pas le paradis mais l’enfer. Elle devient le terrain de jeux favoris pour l’alcool de contrebande, la culture du cannabis et laboratoire de méthamphétamine. L’honneur et le respect prévalent sur toutes formes d’amitiés, si tu prêtes allégeance à la famille Burroughs c’est pour des générations.
Sacrée famille Burroughs ! Personnages aussi effroyables qu’extravagants liés par les liens du sang et un honneur à toute épreuve. Perpétuer la « tradition » et le business est l’unique but des hommes Burroughs. Pas de quartier et pas de sommation, le moindre écart et la gâchette déraille accidentellement.  
La dernière génération des Burroughs ne fait pas dans la dentelle. Alors que le frère cadet, Clayton, décide pour les beaux yeux de sa femme, Kate, de se présenter au poste du shérif du comté qui réussit à obtenir haut la main et par un heureux hasard, les deux grands frères, Halford et Buckley, font prospérés l’affaire familiale. Mais ce qui devait arriver, arriva :
Si Clayton était le bon, et Halford la brute, alors Buckley était le truand. Ca ne l’avait pas surprise – ça n’avait surpris personne – d’apprendre qu’il avait été tué par balles au cours d’échanges de coups de feu avec la police. Il était du genre à tirer sans réfléchir, et probablement qu’il méritait tout ce qui lui était arrivé, mais il n’en demeurait pas moins le frère de Clayton. Il faisait partie de la famille, et Clayton avait le droit de lui rendre hommage, malgré ce que Halford et sa clique en pensaient.
 
Les années s’écoulent patiemment sans heurts insurmontables. La vie suis son court sur la montagne et dans la vallée. Tranquillement et sans précipitations. Jusqu’au moment où un hurluberlu attifé d’un costard nickel vient jouer les cadors avec sa proposition aussi alléchante qu’inquiétante.
Les choses sérieuses débutent maintenant ! Qui y laissera des plumes ?
Voilà un roman noir efficace à 200% ! Pas de quartier et pas de sentiments, Brian Panowich décrit à merveille ce que la famille a de plus sombre à exiger. Ces liens intrinsèques et puissants qui condamnent ces hommes à une prédestinée malsaine et sans concession et contestation. Une famille qui se détruit peu à peu, s’étiole et se braque. Une famille qui s’embourbe mais qui tend à survivre dans un dernier souffle. Brian Panowich ne laisse aucun répit à son lecteur et l’immerge immédiatement dans une spirale infernale où les éléments se déchainent. Le passé se confronte au présent pour un futur des plus sombres. Les points de vue et les narrateurs s’enchainent pour une histoire qui sans relâche ne présage rien de bon. La tension monte crescendo pour un final à couper le souffle. Un final où l’enfer se défoule dans un ballet chaotique. Ce roman noir rural est hypnotique et addictif. Les chapitres défilent au point crucial où je me suis exclamée : »oh bordel! ».
Ce roman est à dévorer littéralement ! La suite paraitra dans quelques semaines.
 
 
L’avis de #Lilie :
Ce livre est très loin de ma zone de confort de lecture. Désigné comme « lecture commune » du Picabo River Book Club ce mois-ci, j’ai longuement hésité…… avant de me lancer. Laissez-moi vous dire que ce roman m’a mis une claque monumentale et m’a procuré un plaisir à lire incroyable !
Dans ce roman, nous faisons connaissance avec une partie de la famille Burroughs : Clayton, le shérif, et ses frères Halford et Buckley, leur père Gareth, leur grand-père Cooper et leur grand-oncle Riley. Chez les Burroughs, la Montagne est leur domaine et personne n’ose venir mettre son nez dans leurs affaires. Clayton, qui a choisi de devenir shérif, laisse ses frères vivre de leur trafic mais il ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour eux. Lorsque Holly, un agent fédéral, débarque dans son commissariat pour tenter de mettre fin à ces pratiques, le shérif sera pris en tenaille entre esprit de famille et l’accomplissement de son devoir. De nombreux personnages sont présentés au fil des chapitres et permettent d’en apprendre davantage sur la lignée des hommes de Bull Mountain. Par ailleurs, l’auteur a fait le choix de mettre en lumière à chaque chapitre un protagoniste différent, ne vivant pas forcément à la même époque. Au départ, j’ai été déstabilisée de changer de période et de personnage aussi souvent. Pourtant, au fil des pages, cette gymnastique devient addictive et très enrichissante dans la mesure où cela nous permet de suivre l’évolution de la famille Burroughs, de leurs affaires et aussi de mettre en lumière des choix qu’ils ont pu faire au cours de leur vie.
Brian Panowich livre ici un roman noir, plein de rebondissements et qui ne laisse aucun répit au lecteur. En effet, son écriture est addictive et l’intrigue tellement bien ficelée qu’on ne peut s’empêcher de vouloir en apprendre davantage. On se demande surtout jusqu’où il va nous amener et je dois avouer que j’ai, à de nombreuses reprises, hurler de stupeur et été prise à contrepied car je ne m’attendais pas à de tels rebondissements. Sous couvert d’une histoire de famille, l’auteur met également en lumière les trafics qui peuvent exister dans les contrées reculées  des Etats-Unis et l’impact du poids de l’histoire familiale dans ces régions. 
Pour conclure, ce roman est une très belle découverte. Roman noir, roman familial, « Bull Mountain » est un livre addictif, surprenant qui ne vous laissera ni répit ni indemne en arrivant à la fin. Je viens d’apprendre que la suite devait paraître sous peu, j’ai hâte de m’y plonger !

 

 


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Vers le site des éditions ACTES SUD pour tout savoir.

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A CONTRE-COURANT de Julie Tremblay.

 
[ROMANCE CONTEMPORAINE – 2018]
Nouvelle
Éditions JC Lattes – Collection &moi
140 pages
Ma note : 5/5 mention « à croquer »
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Le résumé :
Après quatre ans d’absence, Sienna retourne à Tofino, sur l’île de Vancouver, pour passer les fêtes en famille. Suite à une terrible tragédie, elle a préféré tout laisser derrière elle, y compris Finn, avec qui elle devait se marier. Les années ont passé, mais qu’en est-il des blessures et des sentiments ?

 
Mon avis :

 

Direction l’île de Vancouver où les belles histoires d’amour sont aussi éprouvantes qu’une tempête de neige.

 

Sienna et Finn, c’est l’évidence même. Un amour profond et pur mais que la vie à mise à mal. L’éloignement dû à l’intégration de Finn dans l’armée, une tragédie et d’autres complications ont bouleversé la sérénité de Sienna. Sienna est le genre de femme qui croque la vie à pleine dent. Elle adore surfer, se relaxer dans les endroits insolites de l’île, partir à la découverte de la nature sans sa famille qui est son point d’attache. Sa grande sœur est celle qui secoue les puces et qui pousse des hurlantes à qui veux-tu, alors que Sienna est bien plus réservée et introvertie. Vivre sur l’île s’est accepter de vivre au sein d’une même et grande famille qui bien évidemment est au courant de touts tes faits et gestes. La vie de Sienna est partie en cacahouète 4 ans plus tôt. Plus rien n’aller. Loin de prendre la fuite par lâcheté, Sienna a du prendre la plus cruciale de ses décisions, celle de partir. La vie sur le continent n’a rien d’idyllique. Elle patauge dans ces espèces de mares de pétroles dans le but de sauver les oiseaux qui s’y sont empêtrés. Sa vie se résumé : à boulot, dodo et poto. Les années s’épuisent mais les souvenirs ne s’étiolent guère et remettre les pieds sur son île ce n’est pas une mince affaire. Surtout quand ce vilain sort à décider que la première personne qu’elle croiserait serait Finn, son ancien amoureux, se concluant par un sacré plongeon dans l’océan glacé.

 

Sienna et Finn, c’est toute une histoire rocambolesque, magnifique et étrangement cacophonique !  Ces retrouvailles olé olé m’ont tenue en haleine tout au long de l’histoire. La plume sublime de l’auteure m’a fait passé un excellent moment de lecture. Pour une fois je n’ai pas râlé face au format court, mais une chose est sûre j’ai absolument envie de découvrir le roman de l’auteur. Julie Tremblay a cette chose incroyable de refiler les frissons et puis les descriptions des paysages m’ont littéralement envoutée.

 

Cette douce histoire d’amour m’a scotchée. Pourtant je ne raffole pas d’histoires de noël, mais ici c’était juste MAGIQUE !

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Vers le site de la Collection &moi pour tout savoir.

 

 

 

A l’eau de rose d’Elise Picker

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Romance chick-lit – livre sorti le 11 septembre 2018

Editions Plumes du Web

Lecture personnelle

 

Résumé : Incorrigible romantique, Rose est bercée depuis toujours par ses romans à l’eau de rose et ses films d’amour.

Loin de sa province natale, elle affronte la solitude de la vie parisienne en rêvant au prince charmant sur son cheval blanc.

Le temps des fêtes de fin d’année, les histoires se mêlent et s’entremêlent. Entre fantasmes et réalité, cœur et raison, qui viendra la délivrer de sa routine quotidienne ?
Julian, ce mystérieux collègue à la voix enjôleuse ?
Jérémy, l’ami aussi agaçant qu’attentionné ?

L’heure des choix a sonné !

 

Mon avis : J’ai découvert ce roman un peu par hasard, en me baladant sur les réseaux sociaux. En pleine recherche d’une lecture sans prise de tête, je me suis décidée à le sortir de ma PAL et je n’ai pas été déçue !

A l’eau de Rose porte bien son nom puisqu’on suit tout au long du livre l’histoire de Rose, une jeune femme originaire de Limoges qui est montée à Paris pour le travail. Idéaliste de l’amour, elle se nourrit de téléfilms à l’eau de rose et de romances où tout se termine bien. Ainsi, elle espère bien vivre une histoire comme celle-là dans la vraie vie. Intriguée et envoutée par son collègue d’Ivry, Rose pense qu’il est peut-être son prince charmant, celui qui la fera vibrer et vivre le grand amour avec un grand A! Mais Julian est-il aussi parfait qu’il en a l’air ? Et la rencontre avec Jérémy, un copain de sa meilleure amie Laure, peut-il bouleverser cet avenir qui semble tout tracer ?

Rose est le stéréotype de la jeune femme qui idéalise les histoires d’amour. Elle se fait des films, réfléchit à plein de scénarios possibles….qui ne se réalisent jamais et au final, elle rêve sa vie plus qu’elle ne la vit. Néanmoins, elle va profiter de sa rencontre avec Jérémy pour changer un peu ses perspectives et revoir ses plans. Quand à Julian et Jérémy, les deux prétendants, ils sont à l’opposé l’un de l’autre. Julian séduit Rose en étant prévenant et en essayant de jouer la partition du petit ami parfait…. tout en laissant une part de mystère qui m’a longtemps intriguée. Jérémy, quand à lui, a sa réputation de « coureur de jupons » qui le précède et il part donc avec un handicap dans sa conquête de la jeune femme. Il va donc se rapprocher en jouant le rôle de l’ami, du confident et en avançant petit à petit. Au fil des pages, on constate que les premières impressions ne sont pas forcément les bonnes et on va voir ces trois personnages évoluer au fil de leurs interactions. Petite mention spéciale pour la meilleure amie Laure qui m’a beaucoup plu par sa fraîcheur, sa détente et son écoute vis-à-vis de Rose.

Ce livre est le premier d’Elise Picker que je lis et j’ai été conquise par sa plume fluide et dynamique. Les chapitres sont courts, ce qui donne du rythme à la lecture, et chacun est accompagné d’une musique qui donne le ton ! La plupart de l’histoire est racontée du point de vue de Rose et quelques chapitres le sont de la part de Julian et Jérémy. J’ai trouvé cela malin mais sous-exploité car j’aurais aimé, par moment, en savoir plus sur nos protagonistes masculins et leur ressenti. Pour moi, le dénouement est un peu rapide, j’aurais voulu en savoir plus sur le malchanceux ainsi que sur l’évolution de Rose et de son amoureux. Par contre, le gros point positif de ce roman est qu’il aborde des thèmes divers et variés, comme l’impact d’une maladie sur une famille, les bouleversements liés à l’entrée dans la vie professionnelle, le déracinement des provinciaux qui montent à Paris et la difficulté d’aller au-delà de certains préjugés.

Vous l’aurez compris, je me suis régalée lors de cette lecture qui est parfaite pour la période qui s’annonce, pleine de bonne humeur et d’optimisme. La plume de l’autrice est efficace et envoutante. Nul doute qu’après cette lecture, vous aurez, vous aussi, envie de voir la vie en Rose !!

 

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Retrouvez ce roman sur le site des Plumes du Web

Retrouvez le également sur Amazon

LES LIONNES DE VENISE, tome 1 de Mireille Calmel.

 
[ ROMAN HISTORIQUE / AVENTURE – 2017 ]
XO ÉDITIONS
pour la présente éditions FRANCE LOISIRS
352 pages
Tome : 1/2
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure…
Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s’enfonce dans les arrière-cours des palais.
Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l’amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots.
 » Espionnage, amour, ruses et pouvoir : rien ne manque à ce trépidant roman vénitien.  » Amélie Cordonnier – Femme actuelle.

Mon avis :

 

J’avais entendu parler de Mireille Calmel lors d’un reportage en septembre, me semble-t-il. Une auteure que je ne connaissais point comme me l’a fait remarqué sensiblement mon mari ( ajouté à ses mots tout le sarcasme qu’il avait en stock). Remarque judicieuse qui n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde puisqu’aujourd’hui je vous parle de ce roman qui te transporte directement au 17e siècle dans les ruelles de Venise où le clapotis mélodieux de la lagune t’envoute. Enfin… pas que !

 

 
Ce roman historique est juste sensationnel et je ne regrette absolument pas qu’il fasse parti désormais de ma bibliothèque.

 

Aventure, passion, complot, manipulation, amour viennent résonner puissamment dans une histoire qui ne laisse aucun répit à sa lectrice.

 

Lucia, fille d’imprimeur, a une vie paisible. Amoureuse de l’apprenti de son père, elle vaque à ses occupations tout en veillant au confort de son père. Lorsque ce dernier reçoit une commande, les ennuis commencent. Cette gravure qu’il doit reproduire recèle un secret que bon nombre de hauts dignitaires rêvent de découvrir. Seulement, les convoitises sont nombreuses et les hostilités débutent par l’incendie du vieux atelier. Le sang et les larmes coulent et Lucia, désarmée, prend la fuite. Le danger la guette, les ruelles ne sont d’aucune sécurité. Animée par un vif sentiment de vengeance, elle part en guerre. Les forces invisibles qui mènent à la baguette ce complot démentiel sont inatteignables. De rencontres en rencontres, qu’elles soient mauvaises ou bonnes, la vie de Lucia sera dorénavant faite de peur, de doute et de vengeance. A cela se rajoute une jolie note de romance.

 

Très vite j’ai été envoutée par cette histoire. Trépidante et passionnelle, une histoire que j’ai dévorée. Un roman de capes et d’épées dans une Venise où les grands palais cachent dans leurs boudoirs des secrets et des complots, où les corps s’échauffent dans la quête d’une information.

 

La plume de Mireille Calmel est juste exquise. Elle mène avec brio son histoire où la trame se veut simple agrémentée d’éléments qui respirent la traitrise, la vengeance et l’amour. Elle sait parfaitement tenir en haleine son lecteur dans un décor de rêve. Rajouter à cela des éléments historiques, rien de mieux pour satisfaire ma curiosité.

 

Je ne peux que te conseiller LES LIONNES DE VENISE, tu passeras un super moment en sa compagnie. Pour moi, je n’ai plus qu’à retourner à ma boutique France Loisirs pour m’offrir ce second tome 😉 (C’est bientôt Noël, la bonne excuse ).

 

 

 


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Vers le site de XO Éditions pour tout savoir.

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Désolée, je suis attendue d’Agnès Martin-Lugand

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Littérature française – livre sorti en poche le 6 avril 2017

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son seul moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu importe les reproches, elle a simplement fait un choix, animée d’une farouche volonté de réussir.
Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé…

 

Mon avis : Amoureuse de la plume d’Agnès Martin-Lugand, ce roman dormait dans ma PAL depuis un peu plus d’un an. En panne d’inspiration ces derniers temps, je me suis tournée vers une « valeur sûre » et je dois vous dire qu’encore une fois, je n’ai pas été déçue par cette lecture !!

Le roman tourne principalement autour du personnage de Yaël. On la découvre étudiante qui n’aime pas se prendre la tête puis dix ans plus tard en tant que working girl. En dix ans, tout a changé et elle ne vit plus que par et pour son boulot. Mais le jour où Marc ressurgit puis qu’elle perd pied au cours d’une mission de traduction, tout change pour elle et sa vie, qu’elle pensait toute tracée, ne va peut-être pas suivre le chemin prévu.

Yaël est une jeune femme surprenante. Quand on la découvre stagiaire dans une agence de traducteur, elle est nonchalante et espère profiter de la vie après son stage. Quand on lui propose un travail au sein de l’agence, elle hésite…. Pourtant, le départ de Marc et le sens persuasif de son patron vont la transformer en une femme froide, professionnelle et téméraire. Elle ne passe plus de temps avec ses proches, que ce soit ses amis ou sa famille. On comprend au fil des pages que Yaël est une femme qui a verrouillé ses sentiments suite à des déceptions et qu’elle s’est engagé corps et âmes dans son boulot pour donner du sens à sa vie. Je l’ai trouvée parfois excessive mais j’ai trouvé intéressant qu’elle évolue au fil du roman, notamment pendant ses vacances ou ensuite auprès de ses collaborateurs. Têtue, elle saura prendre en considération les remarques qu’on va lui faire et le roman est tourné sur son évolution.

Vous l’aurez compris, une nouvelle fois la plume d’Agnès Martin-Lugand a fait mouche et a su me toucher. Comme souvent, on passe du rire aux larmes en l’espace de quelques lignes et on ne peut s’empêcher de vouloir poursuivre notre lecture. C’est un roman criant de vérité, qui fait penser, à de nombreux moments, à des situations que l’on a vécu ou auxquelles on a été confrontés. L’autrice est une magicienne des mots qui, grâce à leur utilisation, nous met du baume au cœur et au moral ! J’ai également apprécié le clin d’œil à un de ses précédents romans, « entre mes doigts le bonheur se faufile ». Pour ne pas spoiler ceux qui ne l’auraient pas encore lus, sachez que Yaël va travailler avec un des protagonistes de ce roman et devenir copine avec Iris. Enfin, le titre est parfait puisque c’est la formule préférée de la protagoniste à chaque fois qu’elle veut fuir une situation…. Donc très représentatif de son état d’esprit pendant une partie de l’histoire.

Pour conclure, ce roman est un coup de cœur, dans la lignée des autres écrits par l’autrice. Comme toujours, ces pages de vie donnent l’occasion de déconnecter de notre quotidien tout en nous incitant à nous questionner sur nos pratiques et sur nos agissements. Malgré son caractère bien trempé, Yaël est une héroïne attachante car on comprend qu’elle a construit sa carapace sur des fêlures qui l’ont également aidée à évoluer et avancer dans la vie. Amateurs de romans évoquant des pages de vie, ce livre est fait pour vous et il se savoure sans aucune retenue avec plaisir et émotion.

 

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Retrouvez tout l’univers de l’autrice ici

Retrouvez ici ma chronique d' »Entre mes mains le bonheur se faufile » dont on retrouve les protagonistes ici

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket

Retrouvez également ce roman sur Amazon

 

A MALIN, MALIN ET DEMI de Richard Russo.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE – 2017]
Éditions 10/18 pour la présente édition poche de 2018
Éditions Quai Voltaire / La Table Ronde – 2017
Traduit par Jean Esch
Titre original : Everybody’s Fool, 2016

 

Format numérique (624 pages) : 16.99€
Broché : 24.00€
Poche : 10.90€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

North Bath, ancienne cité industrielle du New Jersey mal remise de la crise, continue de dépérir. Cette ville, Douglas Raymer ne l’a jamais quittée. Dégarni, enclin à l’embonpoint, il est veuf d’une femme qui s’apprêtait à le quitter. Pour qui? Voilà une question qui torture ce policier à l’uniforme mal taillé. Avec Sully, vieux loup de mer septuagénaire qui noie son diagnostic fatal dans l’alcool et la cigarette, ils sont les deux piliers branlants de cette ville bâtie de travers. Mais en quarante-huit heures, plus rien ne sera comme avant : un mur de l’usine s’effondre, les serpents envahissent les rues, les morts s’accumulent et entre catastrophes et révélations, tous les habitants de North Bath sont pris dans une sacrée tempête.
Richard Russo retrouve ici les personnages d’ Un homme presque parfait, et nous livre une symphonie humaine féroce et déjantée.

 


 

Mon avis :

 

Cette lecture était proposée au mois d’octobre comme étant une des lectures communes du groupe Facebook LE PICABO RIVER BOOK CLUB. Gagné au concours proposé par l’administratrice Léa Mainguet et avec la participation des éditions 10/18 (que je remercie à nouveau), ce roman me faisait de l’œil depuis que j’ai intégré ce groupe.

 

A première vue l’épaisseur, m’a beaucoup effrayé, en effet 700 pages, il ne faut pas se décourager.

 

Première rencontre avec un auteur que je ne connais absolument pas et dont j’ai entendu beaucoup d’éloges.

 

Je ne passerai par quatre ou cinq chemins, les débuts ont été très difficile. J’ai eu beaucoup de mal à me familiariser avec la plume de l’auteur aussi talentueuse qu’elle soit et surtout à cette façon improbable de raconter une histoire.

 

Il est rare que j’apprécie d’être un témoin passif d’un roman. J’aime me sentir à ma place auprès des personnages et au contraire m’approprier carrément l’un d’entre eux. De ce fait Richard Russo, à mon sens, n’offre pas cette perspective. Il met en scène son monde comme si c’est une pièce de théâtre. Je m’explique : chaque chapitre est consacré à un unique personnage où est décrit minutieusement l’ensemble de sa personnalité et de ses péripéties plus ou moins récentes. Doublé à cela tous les imprévus et autres manifestations personnelles. Rajoute à cela des personnages secondaires qui deviendront dans les futurs chapitres les principaux. J’ai eu cette impression imagée d’une pyramide où chacun est relié à l’intrigue principale et où en imerge d’autres secondaires. Dit comme cela on dirait que c’est brouillon mais que nenni, au contraire l’immense talent de l’auteur réside dans cette manière aléatoire et intelligentte de mettre en lumière plen de petites histoires dans la grande.

 

La grande est celle de Douglas Raymer, chef de la police, endeuillé et n’ayant pas une grande estime de lui même. Un peu niais, maladroit, froussard et loin de prendre de grandes initiatives. Empêtré dans les souvenirs de sa femme prête à le quitter pour un autre, mais qui ? et malmené par une série de catastrophes aux allures apocalyptiques qui surviennent dans sa ville North Bath. Ville tristounette où les grands malheurs ont élu domicile. En parallèle, Sully, un sacré roublard condamné à mourir dans deux ans mais vraisemblablement dans un, part en croisade contre les vilains et sa maladie qui l’asphyxie de jour en jour.

 

Après un début chaotique, plus de la moitié du roman, le déclic s’est produit. J’adore quand cela se passe ainsi, et finalement j’ai pu apprécié à sa juste valeur l’autre moitié. Richard Russo a un talent incroyable de raconter la vie des gens atypiques dans un décor surréaliste et austère. Les répliques cinglantes à l’humour noir, des scènes burlesques rythment le livre. Des personnages au summum de la caricature mais qui deviennent finalement très attachants. Des scènes de vie banale au centre de l’attention du lecteur, épicées d’une certaine dérision et enjolivées par l’essence même de l’homme.

 

Finalement, j’ai succombé et je suis heureuse d’avoir voulu persévérer.

 

A MALIN, MALIN ET DEMI est un tableau sans concession et ironique d’hommes et de femmes empêtrés dans une vie loin d’être rose.

 

A découvrir !

 

 


 

 

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Envie d’en savoir davantage, RDV sur le site Lisez.com !

Richard Russo sur Wikipédia !

 

 

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Une lecture approuvée par le PICABO RIVER BOOK CLUB.

 

 

 

L’assistant de Fleur Hana

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New romance érotique – Livre sorti le 1er avril 2017

Editions France Loisirs – Collection Piment rose

Lecture personnelle

 

Résumé : Jeune femme moderne, libre, Sarah, 28 ans, mène sa vie comme elle l’entend. Forte de son nouveau mantra :  » Je suis célibataire, je suis sexy et je peux me faire un coup d’un soir « , elle se laisse embarquer par ses amis dans un pari qui va la conduire tout droit dans les bras d’un inconnu taciturne au regard froid et distant.

Malgré ses convictions et ses belles paroles, elle va rapidement perdre le contrôle de la situation et se retrouver face à un homme aussi passionné que mystérieux. Sandro pourrait bien être celui qui chamboulera sa détermination.

 

Mon avis : Ce livre dormait dans ma bibliothèque depuis un an… et j’ai appris, voilà quelques semaines, que j’allais rencontrer Fleur Hana. Ni une, ni deux, j’ai sorti ce roman de son étagère pour le découvrir ! Et si je dois en retenir une chose, c’est que les romans de cette auteure ne méritent pas d’attendre d’être lus !!

Nous faisons ici connaissance avec Sarah, une jeune femme qui réussit très bien professionnellement mais qui a une vie sentimentale totalement désertique. Un soir, un de ses amis la met au défi de coucher avec un inconnu. Elle décide de relever le pari et allume un jeune homme mystérieux mais qui ne ressemble en rien aux hommes qu’elle drague d’habitude. Pourtant, elle est intriguée par lui et regrette presque de ne pas avoir pris son numéro. Qu’elle n’est pas sa surprise lorsque le lundi matin, elle découvre que son nouvel assistant n’est autre que son inconnu du week-end ! Très rapidement, la situation va devenir inconfortable et érotique pour ces deux personnages qui n’avaient, a priori, aucun point commun.

Sarah est une jeune femme qui a réussi dans son travail mais pas eu de chance dans sa vie personnelle. Echaudée par une précédente relation, elle vit sa vie comme elle l’entend et elle ne s’attend pas du tout à ce qu’il va lui arriver. En effet, Sandro va débouler et tout changer pour elle. A partir du moment où elle aura succombé, Sarah va se transformer en « folle de sexe insatiable » qui a envie de son amant n’importe où, n’importe quand. Faisant fi de la bienséance, elle assume ses envies avec son assistant, qui devient rapidement son partenaire sexuel. Pourtant, on la sent craintive, interrogative face à cette situation dont elle n’est pas familière. En effet, d’un côté, elle ne veut pas d’une « vraie » relation mais elle ne peut s’empêcher d’être jalouse…. Le travail qu’elle aura à faire sur elle-même va s’avérer long mais nécessaire. Quand à Sandro, c’est un personnage masculin qui donne très chaud. Italien, sûr de lui et directif dans la vie intime, je suis persuadée qu’il fait fondre le moindre sous-vêtement au premier regard. On a du mal à comprendre son ressenti au départ mais rapidement, on comprend qu’il est très complémentaire de Sarah et peut-être qu’il sera celui qui lui permettra de baisser sa garde….

Vous l’aurez compris, ce roman est un coup de cœur. J’ai adoré le personnage de Sarah, son côté un peu fofolle qui assume totalement ce qu’elle fait. On sent aussi des fragilités derrière cette assurance mais surtout, c’est une femme qui fait ce qu’il faut pour avancer. L’évolution de sa relation avec Sandro est loin d’être linéaire et on ne tombe donc jamais dans la monotonie au cours de la lecture. Parlons maintenant de la plume de Fleur Hana. Elle est incisive, directe et assez addictive. En effet, quand vous vous plongez dans le roman, impossible de savoir quand vous le reposerez !! L’histoire est agrémentée de nombreuses scènes érotiques qui font clairement monter la température et qui vous oblige à allumer le ventilateur pour ne pas risquer de mourir de combustion spontanée !! On ressent toute l’intensité du moment et toutes les sensations de l’héroïne sans tomber dans un voyeurisme malsain. Bref, vous l’aurez compris, j’ai été totalement conquise par cette lecture, ce qui me donne envie de me plonger sans attendre dans un autre de ses romans.

Pour conclure, « l’assistant », qui est également paru sous le titre « Feeling Good » chez Hugo Roman, est une romance érotique telle qu’on les aime avec de l’audace, des scènes de sexe qui font monter la température et des protagonistes hauts en couleurs. Pour ceux qui ne connaissent pas la plume de Fleur Hana, n’attendez plus pour découvrir son écriture envoutante. A l’heure où les températures baissent, « l’assistant » est votre meilleur allié pour vous réchauffer !

 

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Retrouvez tout l’univers de l’auteure ici !

Retrouvez ici la chronique d’Esméralda sur un autre roman de Fleur Hana, « NOUS DEUX A L’INFINI »

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Retrouvez-le également sur Amazon, sous le titre « Feeling Good »