Nous rêvions juste de liberté d’Henri Lœvenbruck

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Littérature française – livre paru le 29 mars 2017

Editions « J’ai lu »

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « coup de cœur »

 

Résumé : « Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.

 

Mon avis : Voilà un petit moment que j’entendais parler d’Henri Lœvenbruck. Comme j’avais envie de changements d’univers livresque, je me suis décidée à emprunter ce roman, dont le quatrième de couverture m’intriguait beaucoup. Autant vous le dire tout de suite, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai pu ressentir au cours de cette lecture !!

Nous suivons dans ce roman la vie d’Hugo, surnommé Bohem. De ses années lycées à ses années de motards, Bohem va vivre des aventures inattendues avec ses amis, des expériences inouïes, parfois violentes mais toujours dans un même but : être libre !

Hugo est un élève turbulent vivant à Providence. Arrivé dans un lycée privé, il fait connaissance de Freddy et ses amis, Alex, dit la Fouine, et Oscar, surnommé le Chinois. Ensemble, ils vont déconner et ils vont devenir motards. Mais un jour, Bohem décide de prendre la route ; Freddy ne le suit pas, les autres oui. A partir de là, un incroyable road-trip va commencer pour eux.

Comment ne pas trop en dire tellement ce voyage est incroyable !! Au cours de ce dernier, les jeunes hommes vont repousser leurs limites et ils vont tous chercher des réponses à leurs questions. Ils vont aussi se rendre compte que l’amitié ne se mesure pas de la même manière pour tous et qu’aucun acte n’est jamais innocent. Ainsi, à leurs côtés, on tremble, on rit, on est parfois écœurés mais surtout, on rêve un peu de cette vie sur les routes.

Dans ce roman, Henri Lœvenbruck nous raconte ce voyage avec une justesse incroyable et j’avais vraiment l’impression d’être aux côtés des Spitfires. J’ai beaucoup appris sur le monde des Bikers, qui est un univers sombre et très codifié. J’ai aimé la loyauté qui pouvait se dégager de cet état d’esprit mais j’ai aussi constaté que même dans ce milieu, il y a des menaces qui font tout voler en éclat. Certains ont pu trouver cette histoire lente, personnellement, j’ai beaucoup apprécié le rythme, au côté de Bohem et de sa bande, leurs quêtes, leurs espoirs et leurs désillusions. La fin m’a scotchée, je ne m’attendais pas à la claque ressentie en lisant les dernières lignes. Alors oui, je le dis, ce roman est un incontournable pour tous les amoureux de liberté mais aussi de belles histoires de vie.

Pour conclure, « Nous rêvions juste de liberté » est un roman sombre mais surtout un roman initiatique qui raconte la quête de Bohem et ses amis. Laissez-vous emporter par cette histoire unique, venez plonger dans l’univers des Bikers et constatez par vous-même à quel point la liberté, parfois, elle coûte cher !

 

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Sœurs de Bernard Minier

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Roman policier – Sortie au format poche le 21 mars 2019

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5

 

Résumé : Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes et attachées à des troncs d’arbres.
C’est la première enquête du jeune Martin Servaz qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. L’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

 

Mon avis : J’avais essayé de me lancer dans la lecture d’un roman de Bernard Minier, il y a quelques années. Si je dois être honnête, je n’avais pas tellement accroché. Pourtant, mes amies lectrices ne cessaient de me vanter les mérites de cet auteur, de ses romans, des aventures de Servaz…. Bref, j’avais l’impression de rater quelque chose. Il y a quelques semaines, ma cousine Ankya, blogueuse également, m’a proposé de lire, dans le cadre de nos challenges lecture, la dernière enquête de Martin Servaz, le roman « Sœurs » qui est paru, fin mars, au format poche. Ni une, ni deux, j’ai accepté de relever ce défi et croyez-moi, je ne le regrette absolument pas !

Au départ, nous sommes en 1993, à Toulouse. Deux cadavres sont découverts en bord de Garonne, deux sœurs habillées dans des robes de communiantes. Une est défigurée, les deux sont mortes et avaient en commun une fascination pour Erik Lang, un auteur à succès, qui entretenait avec elles une relation épistolaire étrange. Innocenté, il s’en sort mais tout cela laisse un goût d’inachevé à l’inspecteur Servaz. En 2018, la femme de cet auteur est retrouvée morte. Pour Servaz, c’est l’occasion de se replonger dans l’univers de cet homme étrange. Et si la mort de la femme de Lang était liée aux meurtres de 1993 ? Lang était-il vraiment innocent à l’époque ? Qui aurait intérêt à le remettre, ainsi, dans la lumière ?

Quand on me disait que Martin Servaz était un enquêteur de talent, j’avais du mal à le croire. Désormais, j’en suis convaincue ! C’est un professionnel acharné, volontaire, qui ne lâche rien et qui, quand il a une idée en tête, ne la laisse pas tomber avant d’être sûr de lui. J’ai beaucoup aimé ce personnage et vais de ce pas me remettre dans la lecture de ses autres aventures (car celle-ci est la cinquième dans lequel il intervient, vous savez bien que j’ai du mal à lire les séries dans l’ordre…). J’aimerais aussi vous parler de Lang, le principal suspect. Au premier abord, il est détestable car sûr de lui, prétentieux, hautain, bref, tout ce qu’on déteste. Pourtant, lorsque sa femme est retrouvée morte, on découvre un autre aspect de sa personnalité, une sensibilité dissimulée et révélée par ce drame. Tout au long de ma lecture, j’ai alterné entre interrogation, énervement et pitié pour lui. Au final, je ne vous dirai pas quel sentiment l’emporte tellement j’ai été surprise par tout ce qui peut lui arriver au fil des pages.

Ce roman a été une bonne surprise pour moi. L’auteur a du talent, une plume très addictive, très fluide, qui vous fait tourner les pages sans même vous en rendre compte. Tout au long de l’enquête, il dissémine des indices, plus ou moins pertinents, qui permettent, ou pas, de se diriger vers le dénouement final. Concernant la fin, je suis mitigée. En effet, j’ai été bluffée par de nombreux éléments et par la complexité de la conclusion de l’enquête. En revanche, je suis un peu plus perplexe sur l’ultime rebondissement qui conclut cette affaire. J’ai envie de demander : mais pourquoi ? Cet évènement ne s’imposait pas, selon moi, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai pris au cours de cette lecture. De plus, l’intrigue se déroulant à Toulouse, j’ai pris plaisir à déambuler dans ma ville au fil des pages.

Pour conclure, je vais de ce pas me lancer, dans l’ordre, dans la lecture des aventures de Servaz. « Glacé » m’attend déjà dans ma PAL, les autres devraient suivre. Concernant « Sœurs », je ne peux que recommander sa lecture à tous les amateurs de romans policiers qui aiment le suspense, les enquêtes à rebondissement et les enquêteurs charismatiques. Venez douter, chercher et être étonnés tout au long de ce livre qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’au bout !

 

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A cœurs rompus de Cindy Lia

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Romance contemporaine – livre sorti le 2 avril 2019

Editions Plumes du Web

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2019 »

 

Résumé : Six ans plus tôt, Elly fait la connaissance d’un mystérieux inconnu lors d’une soirée étudiante. Malgré sa nature douce et prudente, impossible pour elle de résister à l’attraction qui les unit. S’ils décident de ne pas offrir de lendemain à leur coup de folie, la vie, elle, ne cesse de les remettre sur le même chemin.

Luttant contre cette torride alchimie, loin de ses principes habituels, Elly tente inlassablement de fuir cette attirance pour un homme dont elle ne sait pratiquement rien. Jusqu’au jour où sa vie bascule. La seule échappatoire à sa détresse réside alors dans ses bras à lui

 

Mon avis : Lors de ma lecture du précédent roman de Cindy Lia, j’avais été scotchée. Là, dans le registre romance, je ne savais pas trop à quoi m’attendre….et bien ne faisons pas durer le suspense, la magie a de nouveau opéré et j’ai de nouveau été totalement embarquée par ma lecture !

Nous faisons ici connaissance avec Elly, une jeune fille introvertie, bonne élève, qui semble avoir un plan de vie mais aussi un fardeau sur les épaules. Un soir, obligée de participer à une soirée, elle rencontre un inconnu qui lui fait perdre la tête. Ils se retrouvent de nouveau quelques mois plus tard puis six ans après. Entre eux, toujours cette attirance mais aussi beaucoup de mystères. En effet, même si l’alchimie est là, ils ne savent rien l’un de l’autre. Pourquoi le destin les rassemble-t-il en permanence ? Cette attirance peut-elle se transformer en relation ? Quels secrets cachent-ils ?

Elly est une jeune femme sérieuse, travailleuse et qui entretient une relation ambiguë avec sa mère. Elle est docile, n’aime pas se faire remarquer et essaie toujours de faire au mieux. Décrite comme cela, on pourrait la penser faible. Au contraire, je l’ai trouvée très forte car elle est capable de s’effacer afin d’essayer de faire le bien autour d’elle. Elle subit beaucoup de malheurs tout au long de sa jeune vie et sa rencontre avec son mystérieux inconnu va être sa bouffée d’oxygène ! Ce dernier est le parfait mélange entre l’homme viril et l’homme attentionné. En effet, à chaque rencontre avec Elly, il va chercher à prendre soin d’elle et il va peu à peu essayer de faire tomber les murs de protection qu’elle a érigée autour d’elle. Peu habituée à vivre sereinement, elle a du mal à se livrer et à faire confiance. Cet homme mystérieux, je n’ai pas envie de trop en dire pour ne pas vous gâcher l’effet de surprise mais j’ai aimé son côté prévenant mais aussi ses fêlures et le poids de tout ce qu’il doit assumer.

Vous l’avez compris, je me suis régalée lors de cette lecture. Ce roman est un véritable « page-turner » addictif et impossible à poser avant de l’avoir terminé. La plume de l’autrice est efficace et vous embarque dans un tourbillon émotionnel incroyable. Au fil des pages, j’ai souri, j’ai été émue, j’ai eu la boule au ventre et j’ai même eu quelques larmes qui ont coulé. La romance est au cœur de l’histoire mais l’intrigue est développée pas à pas. Entre les protagonistes, rien n’est précipité et ils prennent le temps de construire leur relation, malgré les mystères qu’ils cachent tous deux. Cette histoire est aussi l’occasion de mettre en lumière le poids des héritages familiaux et des secrets de famille qui peuvent être dévastateurs. A aucun moment, je ne me suis ennuyée et j’ai tourné, à regret, la dernière page de ce roman.

Pour conclure, « à cœurs rompus » est, pour moi, un incontournable de la romance française. Si vous aimez les belles histoires d’amour originales, qui tiennent en haleine, n’hésitez pas à vous plonger dans l’histoire d’Elly et de son bel inconnu, je n’ai aucun doute sur le fait que vous serez conquis. Pour ma part, j’ajoute définitivement Cindy Lia dans la liste des autrices à suivre et il me tarde déjà de la relire !

 

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Chère mamie de Virginie Grimaldi

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Littérature française – livre sorti le 31 octobre 2018

Le livre de poche/Éditions Fayard

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »

 

Résumé : Chère mamie,

J’espère que tu vas bien, et surtout que tu es assise. Il y a plus d’un an, j’ai commencé à t’écrire des petites cartes sur les réseaux sociaux. Des chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant. Je ne m’attendais pas à ce que mes aventures deviennent un vrai rendez-vous… Alors une idée a germé : et si ces rires partagés devenaient utiles ? J’ai immédiatement pensé à l’association CéKeDuBonheur, dont j’aime la philosophie et l’engagement.

Dans ce livre, tu trouveras plein d’inédits. Des photos pour illustrer. Des grands bonheurs, des petits malheurs, de la vie. Tu m’as donné l’amour des mots, j’ai hâte que tu découvres ceux qui te sont destinés.
Gros bisous à toi et à papy, Ginie

 

Mon avis : Vous le savez, j’adore la plume de Virginie Grimaldi. Mais ce que j’aime encore plus, c’est la personne qu’elle est. En effet, j’ai eu l’occasion de la rencontrer à deux reprises sur des salons et je dois dire qu’elle est généreuse, spontanée et tellement attentionnée pour ses lecteurs. Lorsque j’ai entendu parler de ce livre, j’étais un peu mitigée, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Néanmoins, les choses de la vie ont fait que j’ai eu envie d’en savoir plus et je ne regrette pas du tout ma lecture !

L’autrice nous livre ici un recueil de lettres qu’elle avait posté sur son blog à destination de sa mamie. Ces clichés du quotidien sont souvent drôles, parfois émouvants mais toujours sincères. Ce que j’ai apprécié, c’est que cette lecture peut se faire en plusieurs temps, n’est pas forcément suivie et apporte immédiatement le sourire. Virginie raconte ses anecdotes avec un tel naturel, sans aucun filtre, qu’on ne peut qu’être emportée par cette lecture et se sentir proche d’elle.

Ce livre est un bel objet non seulement grâce au contenu des lettres mais aussi par leur présentation. En effet, au côté de chaque lettre, un polaroïd illustre ce qui est raconté et nous permet de nous représenter d’autant mieux certains lieux ou certains moments de vie.

La relation entretenue entre Virginie Grimaldi et sa grand-mère est intime, proche, bref une relation pleine d’amour et d’humour. Ce livre nous permet également de penser, le temps de notre lecture, à nos chères mamies et de réaliser qu’il ne faut jamais arrêter de leur confier nos petits secrets car elles sont souvent de bons conseils et elles ne sont, malheureusement, pas éternelles.

Vous l’aurez compris, « chère mamie » est une lecture coup de cœur qui m’a fait du bien au cœur et au moral. Venez découvrir les lettres rédigées par Virginie Grimaldi et rire, sourire à chacune de ses anecdotes. De plus, les bénéfices du livre sont reversés à l’association « CéKeDuBonheur » qui aide les services pédiatriques à améliorer les conditions de vie des enfants séjournant à l’hôpital, alors faites un geste pour les enfants et pour votre moral !

Souvenirs du salon de Brive 2018 où j’ai eu la chance de croiser Virginie Grimaldi et sa chère mamie.

 

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Retrouvez ici « chère mamie » sur le site du livre de poche
Retrouvez ici toutes les informations sur l’association « CéKeDuBonheur »

Les yeux couleur de pluie/Entre mes doigts coule le sable de Sophie Tal Men

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Littérature française – Édition sortie le 15 juillet 2018

France Loisirs

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable » et « coup de cœur »

 

Résumé : Étudiante en médecine, Marie-Lou est, du jour au lendemain, affectée à Brest. Autant dire le bout du monde pour celle qui n’a jamais quitté sa Grenoble natale. Une nouvelle existence commence alors, loin des siens, de ses montagnes : il va falloir s’habituer au climat, à la région, à la colocation, aux collègues… Surtout, c’est l’insouciance et la légèreté de ses vingt-cinq ans qui vont être confrontées à la dure réalité du monde hospitalier. Une nuit, elle croisera Matthieu, interne en ORL. Ce loup solitaire, mystérieux et poétique, arrivera-t-il à lui faire une place dans sa vie ?

 

Mon avis : Sophie Tal Men fait partie de cette « nouvelle » génération d’auteurs qui nous transportent dans des histoires qui peuvent trouver un écho en chacun de nous et qui nous embarquent en quelques pages dans leur univers. Séduite par cette édition France Loisirs « 2 en 1 » des premiers romans de l’autrice, j’ai eu beaucoup de mal à poser mon livre avant de l’avoir terminé.

« Les yeux couleur de pluie » : Nous faisons ici connaissance avec Marie-Lou, jeune interne en neurochirurgie qui quitte Grenoble et ses montagnes pour rejoindre Brest et son océan. Pour la jeune fille, le dépaysement est total surtout qu’elle va rencontrer des personnages hauts en couleur ! Entre Matthieu, l’interne en ORL, sexy et mystérieux, Anna, la colocataire secrète et en même temps un peu excentrique, Farah, la collègue bienveillante et le professeur Daguain, le chef de service exigeant, Marie-Lou sera bien entourée mais surtout, elle ne sera pas au bout de ses surprises ! C’est une jeune fille ambitieuse, qui sait ce qu’elle veut et qui fait ce qu’il faut pour y arriver. J’ai beaucoup aimé ce personnage, sa sensibilité, sa volonté de bien faire et son sérieux. Je me suis un peu retrouvée en elle et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ses aventures.

En commençant le roman, j’avais peur que l’histoire tourne un peu en rond ou nous donne un air de « Grey’s Anatomy » ou de « Chicago Med ». Mais pas du tout ! Adeptes des séries sur l’univers hospitalier, vous pourrez en apprendre encore beaucoup en lisant ce roman car Sophie Tal Men, neurologue de profession, nous immerge complètement dans l’univers des internes et nous montre l’envers du décor. Néanmoins, elle ne laisse pas de côté la vie personnelle des protagonistes et le dosage vie professionnelle/personnelle est parfait. On s’attache rapidement à toute cette petite bande et on rit, on tremble et on est ému avec eux. Concernant la plume de l’autrice, elle est fluide et addictive. Comme je l’ai déjà dit, impossible de poser le livre avant de savoir ce qui attendait Marie-Lou.

« Entre mes doigts coule le sable » : Quelle joie de poursuivre les aventures de Marie-Lou et ses amis ! On retrouve notre héroïne qui part faire un semestre en psychiatrie tandis que Matthieu débarque en neurochirurgie. Entre eux, la relation n’est pas un long fleuve tranquille surtout quand la mère de ce dernier ou Josic, l’ami du « Gobe-Mouche », s’en mêlent….

Marie-Lou n’a rien perdu de son optimisme et de son perfectionnisme. Elle essaie toujours d’aider tout le monde et de faire de son mieux. On découvre un peu plus Matthieu dans ce roman grâce à la double narration. On peut se rendre compte qu’il est très tourmenté, qu’il se pose beaucoup de questions et surtout qu’il n’est pas tout à fait au clair dans sa tête. J’ai aimé en savoir plus sur lui même si ses décisions sont loin d’être toutes, pour moi, rationnelles. C’est un jeune homme sensible, qui souffre de l’abandon de son père, de la maladie de sa mère et qui ne sait donc pas trop comment se situer par rapport à Marie-Lou.

Ce deuxième roman est pourtant un peu plus sombre que le premier et aborde des thèmes compliqués tels que l’abandon familial, l’alcool ou les maladies psychiatriques. En effet, en envoyant l’héroïne dans un hôpital psychiatrique, Sophie Tal-Men en profite pour nous faire découvrir ce service méconnu et la large palette de pathologies qui peuvent être rencontrées. Elle nous sensibilise aussi aux ravages de l’alcool, fléau de notre société actuelle, mais sans jamais en faire trop. Encore une fois, sa plume est fluide et agréable à lire et le choix d’alterner la narration entre Marie-Lou et Matthieu nous permet d’éviter la lassitude et d’en apprendre un peu plus sur ce loup solitaire.

Pour conclure, vous l’aurez compris, ces deux romans sont des coups de cœur pour moi. Bretonne d’origine, j’ai adoré ce voyage à Brest, cette immersion en Bretagne mais aussi dans les hôpitaux, où j’ai découvert l’envers du décor. Je me suis beaucoup attachée aux protagonistes et il me tarde de les retrouver dans « de battre la chamade », l’ultime tome des aventures de Marie-Lou et Matthieu. Si vous aimez les romans qui font du bien au moral et les jolies histoires pleines de bons sentiments, n’hésitez plus et venez découvrir la plume de Sophie Tal Men !!

 

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Retrouvez les dernières parutions de Sophie Tal Men sur le site des éditions Albin Michel
Retrouvez également ses trois premiers romans aux éditions « Le livre de poche »
Retrouvez cette magnifique édition sur le site des éditions France Loisirs

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Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

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Littérature française – livre sorti le 1er avril 2016

Editions Gallimard – Editions Folio

Lecture personnelle

Ma note : 3,5/5

 

Résumé : En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination?
Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

 

Mon avis : J’avais beaucoup entendu parler de ce livre à sa sortie et je me suis finalement décidée à le lire puisque son adaptation vient de sortir au cinéma. Coutumière de la plume de David Foenkinos, on retrouve dans ce roman tout ce qui fait sa force : une écriture fluide, une histoire prenante, des chapitres courts et rythmés.

Dans ce roman, nous faisons la connaissance avec Delphine, une jeune éditrice travaillant aux éditions Grasset. Tombée amoureuse d’un écrivain qui n’a pas trouvé son public, elle est en quête du livre qui fera décoller sa carrière. Au cours d’un séjour chez ses parents, elle découvre, dans la « bibliothèque des refusés » le manuscrit d’un roman incroyable écrit par Henri Pick, ancien pizzaïolo de la ville. Après avoir convaincu la veuve d’Henri, elle publie ce roman qui a, tout de suite, beaucoup de succès. Pourtant, les critiques s’interrogent : comment un pizzaïolo qui n’a jamais rien lu ni jamais rien écrit a-t-il pu écrire un tel chef d’œuvre ? Le journaliste Jean-Michel Rouche part à la découverte de la Bretagne et du quotidien d’Henri Pick afin d’essayer de lever ce mystère.

Ce roman présente de nombreux personnages qui ont tous leur importance dans le déroulé de l’intrigue : il y a Delphine, l’éditrice ambitieuse, Frédéric, l’écrivain en plein doute, Madeleine, la veuve déboussolée, Joséphine, la fille d’Henri Pick, blessée par la vie, Jean-Michel Rouche, le critique littéraire en mal de reconnaissance, Jean-Pierre Gourvec, le bibliothécaire passionné ou Magali, la nouvelle bibliothécaire blasée par la vie. Tous ces personnages ont des défauts, comme tout le monde, et surtout, ils n’ont pas été épargnés par la vie. Certains trouveront ça facile, moi j’ai trouvé cela réconfortant.

Cette lecture m’a beaucoup plu. En effet, j’ai aimé passer du temps avec ces personnages simples mais authentiques, avec chacun leurs histoires, leurs failles. Au fil des chapitres, on fait plus ample connaissance avec les uns, puis les autres.  Cette lecture est facile, rapide car l’écriture de l’auteur est simple et efficace, sans fioriture. En revanche, j’ai été un peu déçue par la fin. En effet, je me suis dit « tout ça pour ça… » Mais, ceci est mon ressenti et honnêtement, je ne regrette pas du tout cette lecture car le mystère Henri Pick est bien plus complexe qu’il ne semble l’être de premier abord.

Pour conclure, je recommande la lecture de ce roman à tous les amoureux de littérature française qui cherchent un roman plaisant et une histoire authentique avec des personnages tels qu’on peut en rencontrer tous les jours. Alors n’hésitez plus et venez percer « le mystère Henri Pick ».

 

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Mille femmes blanches de Jim Fergus

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Littérature américaine – roman paru le 5 mai 2011

Editions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable » et « coup de cœur »

 

Résumé : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…
« Un roman splendide, puissant et engagé. » Jim Harrison

Cet ouvrage a reçu le prix du Premier roman étranger

 

Mon avis : J’ai reçu ce livre, il y a quelques années maintenant, en cadeaux. Comme souvent, on empile les livres, on attend le bon moment….qui ne semble jamais arriver. Alors, j’ai pris comme bonne résolution cette année de faire descendre ma PAL qui ne cessait de grossir depuis 4 ans et le premier livre sorti est celui-ci. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’il me tarde d’en sortir un nouveau si j’éprouve le même plaisir à le lire !!

Dans ce roman, nous suivons May Dodd. Avec d’autres femmes, elles vont être données aux Cheyennes, afin de les « civiliser » et échangées contre des chevaux. Milles femmes blanches contre milles chevaux. Réticent au départ, le gouvernement américain finit par accepter ce marché et part donc à la recherche de femmes voulant changer de vies. May Dodd, internée depuis quelques temps pour « débauche sexuelle », voit là une porte de sortie lui permettant d’échapper à l’asile. Au fil de ses carnets, nous suivons ses aventures, du voyage jusqu’à son installation et sa vie chez les Cheyennes.

May Dodd est tombée amoureuse de la mauvaise personne, un contremaître qui travaillait sur l’exploitation familiale. Tombée rapidement enceinte, elle quitte sa famille pour vivre, hors mariage, avec Harry et son enfant. Quelques années après, un deuxième enfant arrive et le couple bat de l’aile. Un soir, May est piégée par sa famille, internée de force et aucune issue ne semble possible. Quand les émissaires du gouvernement lui proposent d’aller vivre parmi les Cheyennes, elle accepte et se fait rapidement des amies parmi les autres volontaires en se positionnant en quelques sortes en leader. Mais cette nouvelle vie ne sera pas un long fleuve tranquille pour elle et ses camarades. En effet, les us et coutumes ainsi que les mœurs indiennes diffèrent de celles qu’elles ont toujours connues et les conditions de vie sont un peu draconiennes. Néanmoins, elles vont trouver là-bas une famille, avec des valeurs de solidarité et la mise en avant de la valeur travail. Rapidement, elles vont aussi se rendre compte que les « blancs » ne tiennent pas toujours paroles et que l’avenir de leur nouveau peuple est loin d’être serein.

Ce roman m’a bouleversée. En effet, on en découvre un peu plus sur les habitudes des Cheyennes, leur mode de vie si particulier mais aussi les persécutions qu’ils ont dû subir. On entend souvent parler des « cow-boys et des indiens », mais après avoir lu ce livre, on se demande qui sont les sauvages et qui sont les hommes civilisés. Lors de ma lecture, je me suis souvent révoltée et j’ai été choquée par le comportement qu’ont pu avoir les Américains vis-à-vis du peuple indien. Certes, c’est un roman mais on ne peut s’empêcher de penser qu’une petite part de ce qui est décrit est proche de la réalité. La rédaction de ce livre, écrit sous forme de lettres, est originale et permet de cibler des moments de vie. L’écriture de l’auteur est plaisante, facile à lire et elle vous fait rentrer facilement dans l’histoire.

Pour conclure, « mille femmes blanches » est un roman incontournable que tout lecteur doit avoir dans sa bibliothèque. C’est une histoire bouleversante et révoltante qui vous fera sûrement changer de regard sur l’histoire américaine et qui donne envie d’en savoir plus. Pour ma part, « la vengeance des mères », la suite de ce roman, m’attend. Aucun doute qu’elle ne trainera pas des années sur mes étagères !!

 

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