Jules de Didier Van Cauwelaert

Jules

Littérature française – Paru en édition poche le 22 mars 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : « À trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.

 

Mon avis : Voilà le type de lecture que j’adore ! De prime abord, je ne me serais jamais tournée vers ce livre de moi-même. Tout d’abord, je dois dire que la couverture n’est pas terrible, même si elle reflète l’histoire qu’on va lire. Le résumé ? Il est pas mal mais sans plus…. Et pourtant, sans les conseils avisés d’une amie passionnée de lecture, je serais passée à côté d’un trésor !!

Dans ce livre, nous faisons connaissance avec un chien d’aveugle qui tombe en dépression suite à l’opération de sa maitresse, Alice, qui permet à cette dernière de retrouver la vue. Jules, c’est le prénom du chien, se sent donc inutile et ne sait pas comment gérer cette nouvelle situation…  Lorsque sa maitresse le confie à l’association en charge de la gestion des chiens d’aveugle, cependant, c’est le drame ! Adopté par un maitre tyrannique, Jules s’enfuit pour retrouver Zibal, ou M.Macaron, avec qui il a fait connaissance avec Alice juste avant l’opération de cette dernière. Après une entrée tonitruante dans sa vie, Jules va se donner un objectif : rassembler Alice et Zibal.

Alice est une jeune femme qui a perdu la vue suite à un accident. Bridée et handicapée pendant des années, elle va reprendre sa vie en main en même temps qu’elle recouvre la vue. Forcément, elle va beaucoup s’interroger mais son cheminement est intéressant à suivre. Quant à Zibal, c’est un vendeur de macaron le jour et un scientifique la nuit. Suite à une histoire de cœur qui a mal tourné, il s’est retrouvé du jour au lendemain sans rien. Néanmoins, ne perdant pas l’espoir de faire une découverte scientifique d’importance, Zibal dépose des brevets à tour de bras, dépensant ainsi au fur et à mesure toutes ses économies. C’est un original qui a eu un véritable coup de foudre pour Alice et qui désespère la revoir un jour. Le retour de Jules dans sa vie sera un signe du destin à ne pas laisser passer.

Ce roman est vrai feel-good comme je les aime. L’écriture de l’auteur est simple, efficace et addictive. On est rapidement pris dans l’histoire et l’écriture à deux points de vue est un vrai plus. On suit ainsi nos deux protagonistes dans leur quête. J’ai trouvé également original que le personnage central soit un chien, qui plus est un chien d’aveugle. C’est un bel hommage à ces animaux. Je ne connaissais pas du tout Jules Van Cauwelaert mais je pense que je vais me lancer sous peu dans la lecture d’un autre de ses romans. De plus, j’ai appris que « le retour de Jules » était sorti….. alors pourquoi ne pas me laisser tenter ?

 

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Entre mes mains le bonheur se faufile d’Agnès Martin-Lugand

entre mes mains le bonheur se faufile

 

Littérature française – Sortie le 7 mai 2015

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.

 

Mon avis : Même si j’avais apprécié ses deux autres romans, j’ai longuement hésité avant de lire celui-ci. La raison ? Le thème ne m’inspirait pas plus que ça…. J’ai finalement profité de mes vacances pour me lancer. Croyez moi ou non, j’ai de nouveau été frappé par le « syndrome Agnès Martin-Lugand », c’est à dire une incapacité à quitter le canapé avant de connaitre le dénouement de ce roman !!

                Ici, nous faisons connaissance avec Iris, une femme qui vivote en province. Elle travaille dans une banque et est mariée avec un médecin qui fait des horaires à rallonge. Lors d’un repas de famille, elle apprend que ses parents lui ont volé son rêve : intégrer une école pour devenir couturière. Ni une, ni deux, elle reprend son destin en main et décide de partir sur Paris pour suivre une formation de couture. Là-bas, tout son équilibre va être bouleversé tandis que Marthe et Gabriel vont modifier sa façon de vivre.

                J’ai beaucoup aimé le personnage d’Iris. Une trentenaire qui décide de dire « non » à un quotidien qui ne lui convient pas, j’ai trouvé ça très courageux. J’ai trouvé son mari faible et il représente tout ce que je déteste chez un homme en faisant tout pour ne pas soutenir son épouse. Gabriel et Marthe sont mystérieux et on en apprend plus sur eux tout au long du roman.

                Encore une fois, Agnès Martin-Lugand réussit donc son pari en nous offrant une leçon de vie. L’écriture est addictive et on suit Iris dans sa quête du bonheur et dans ses interrogations. C’est une histoire qui, une nouvelle fois, nous permet de brosser une large palette d’émotions et qui devrait vous faire vibrer, pleurer mais aussi sourire. Pour finir, profitez de vos vacances pour vous plonger dans la vie d’Iris et venez constater que le bonheur ne tient souvent…qu’à un fil !

 

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Retrouvez l’univers d’Agnès Martin-Lugand sur le site des éditions Pocket

Confess de Colleen Hoover

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Romance – Sortie en poche le 27 avril 2017

Editions Pocket

Lecture Personnelle

 

Résumé : Auburn Reed a des plans très précis pour l’avenir et ne laissera personne se mettre sur son chemin! Mais lorsqu’elle franchit la porte d’une galerie d’Art à Dallas pour un entretien qui la pousse vers Owen Gentry. L’énigmatique artiste semble avoir beaucoup de choses à cacher à tout prix. Pour tenter de découvrir ses secrets les plus intimes, Auburn va baisser sa garde pour comprendre qu’elle risque bien plus gros qu’elle ne le pensait.

Pour se construire, chacun devra tout confesser. Mais parfois, la vérité est plus douloureuse que le silence…

Mon avis : A la lecture du quatrième de couverture, j’étais un peu sceptique. Cependant, connaissant la plume de Colleen Hoover, je me suis finalement laissée tenter….. De plus, avec la sortie de l’adaptation en série aux Etats-Unis, je me suis dit que c’était le moment de me lancer.

            Au départ, nous rencontrons Auburn, une jeune femme qui semble avoir plein de problèmes et, de ce fait, une vie très compliquée. Un soir, elle accepte de faire un extra dans la galerie d’Owen Gentry. Tout de suite, une attraction est palpable entre les deux. Mais leur relation est-elle raisonnable ? Que cache Owen ? Que doit faire Auburn pour assurer son avenir auprès de son fils ?

            Auburn, malgré sa situation difficile, est une jeune femme avec une force de caractère extraordinaire. Tous ses gestes et actions sont dirigés dans un seul et unique but : protéger son fils et rester à ses côtés. Owen, quand à lui, est un artiste qui se sert des confessions déposées par des anonymes pour peindre des toiles. Cependant, il semble avoir un lourd passé et toutes ses actions vis-à-vis d’Auburn ne sont pas toujours compréhensible de prime abord. Mais, je doute que votre petit cœur résiste à ce charmant jeune homme…. qui m’a fait fondre. Concernant les personnages secondaires, j’ai détesté Lydia, la belle-mère d’Auburn et Trey, le beau-frère d’Auburn, qui va tout faire pour l’attirer dans ses filets.

            Encore une fois, la plume de Colleen Hoover fait des miracles. Elle aborde des thèmes compliqués, la pression familiale, les difficultés des jeunes mères célibataires, mais nous transporte également grâce à un tourbillon d’émotions, l’amour, la tristesse et le sens du devoir. Lors de cette lecture, je n’ai pas réussi, encore une fois, à retenir mes larmes. J’ai souffert au côté d’Owen et Auburn et me suis pendant longtemps demandée si un « happy end » était possible…. Les évènements s’enchainent sans qu’aucune lassitude n’apparaisse. Je recommande donc cette lecture à tous les amoureux de jolies histoires qui font vibrer. Ce roman est une pépite émotionnelle à sortir de vos PAL sans attendre !

 

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La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin-Lugand

la vie est facile

 

Littérature française – Sortie en poche le 2 juin 2016

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.

Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.

Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

Mon avis : très frustrée à la fin de la lecture de « les gens heureux lisent et boivent du caf », je me suis précipitée chez ma libraire préférée qui, heureusement pour elle, avait le roman dans ses bibliothèques. Une fois acheté, je me suis plongée avec plaisir dans ce roman que je n’ai pas lâché avant de l’avoir terminé.

On retrouve Diane, qui a repris sa vie en main, la gestion des « Gens heureux lisent et boivent du café » et qui, au cours d’une soirée rencontre Olivier. Diane semble de nouveau croire au bonheur et elle s’y autorise. Cependant, un évènement va venir tout perturber et elle va devoir retourner en Irlande pour soutenir un de ses amis (je ne vous donne aucun indice). Retourner là-bas va raviver des souvenirs mais aussi rouvrir la porte à des sentiments qu’elle pensait avoir enfoui.

Encore une fois, j’ai beaucoup aimé Diane, sa manière de faire face et surtout sa volonté de faire au mieux pour tout le monde. Par moment, on a juste envie de lui dire de lâcher prise…. Mais c’est Diane !! Olivier, son nouvel amoureux, est très patient et il va être une des pierres qui va l’aider à reprendre définitivement sa vie en main. J’ai également adoré retrouver Gabriel, toujours aussi déluré et fatigant par moment ! Mais n’est-ce pas le rôle des meilleurs amis d’être comme cela ? Enfin, la « famille » irlandaise m’avait manqué et j’étais heureuse de les revoir ici.

Comme dans le premier, j’ai beaucoup pleuré mais aussi ri et ai été émue pendant cette lecture. Agnès Martin-Lugand nous emporte une nouvelle fois dans son histoire. Je ne peux pas trop vous en dire car cela vous gâcherait la surprise au cours de la lecture. Sachez juste que vous n’êtes pas au bout de vos surprises et que l’auteure ne nous épargne pas sur les rebondissements. Un incontournable à ne pas laisser passer !

 

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Retrouvez ma chronique pour « Les gens heureux lisent et boivent du café » d’Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

les gens heureux lisent et boivent du café

 

Littérature française – Sortie le 5 juin 2014

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : « Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.

Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

Mon avis : Ce livre m’a pendant longtemps fait de l’œil dans les rayonnages des librairies. J’aime beaucoup ce titre, qui représente un état d’esprit qui me correspond tout à fait. Ayant reçu ce livre pour mon anniversaire, je l’ai lu avec ma cousine dans le cadre de notre challenge lecture, catégorie « Feel-good » (et oui, car malgré le thème initial, vous allez voir que c’est un livre qui fait du bien).

Dans ce roman, nous faisons donc connaissance avec Diane, une jeune femme en deuil qui vient de perdre son mari et sa fille dans un accident de voiture. Pas du tout préparée à cette perte, elle perd tout goût à la vie et délaisse le café littéraire qu’elle avait monté avec son défunt mari, « les gens heureux lisent et boivent du café ». Heureusement que son meilleur ami, Gabriel, est là pour gérer le quotidien et lui maintenir la tête hors de l’eau ! Un jour, sur un coup de tête, elle décide de partir en Irlande. Son mari souhaitait y aller, pour lui rendre hommage et pour réapprendre à vivre, elle décide donc d’entreprendre ce voyage. Là-bas, elle va se retrouver dans une maison face à un certain Edward, personnage complexe et antipathique de prime abord, et elle va trouver du réconfort grâce à Abby et Jack, les propriétaires de la maison, mais aussi Judith, la sœur d’Edward.

Vous l’aurez compris, on est ici dans une histoire de famille et de reconstruction personnelle. Diane est une femme brisée. On la suit tout au long du roman et on souffre à ses côtés. J’ai été très touchée par son personnage et me suis vraiment attachée à elle. Quand à Gabriel, le meilleur ami, j’ai beaucoup aimé son côté protecteur mais aussi complètement déluré. Enfin Edward, je vous laisse le découvrir car c’est un homme complexe, torturé et son évolution ne pourra pas vous laisser de marbre.

J’ai adoré ce roman. La plume de l’auteure est ensorcelante car il est impossible de poser le livre une fois qu’on l’a ouvert. Lu en à peine vingt-quatre heures, j’étais très frustrée par la fin car Agnès Martin-Lugand nous laisse en plan. Heureusement, elle a écrit une suite dont vous trouverez la chronique dès demain sur le blog. Dans tous les cas, malgré le point de départ triste de l’histoire, je peux vous assurer que ce livre est un vrai feel-good car on referme le livre en ayant l’impression d’avoir aidé Diane dans son chemin de vie. Une pépite à ne pas laisser passer !

 

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Sex, love in the Ring, tome 1 de Blandine C.

 

 

 

 

[ NEW ROMANCE – Nouveauté 2017 ]

Éditions LIPS & ROLL

Lecture personnelle

 


 

Résumé :

« Un jour, une personne te serrera si fort dans ses bras que tous les morceaux brisés de ton cœur se recolleront. « 

Sierra a finalement l’existence qu’elle a toujours voulue : un fiancé parfait, un travail captivant, un quotidien bien rangé.

Mais lorsqu’un événement dramatique survient et remet tout en question, c’est sa vie entière qui s’écroule.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, elle fait la rencontre de Kayden Williams. Mec à problèmes, bagarreur et tatoué, il participe à des combats de boxe clandestins et cache de lourds secrets.

Elle le trouve insupportable, pourtant il est l’unique personne en mesure de l’aider. Décidés à se venger, ils vont s’allier. Et pour cela, ils ont le plan parfait. Mais que se passe-t-il lorsque l’amour s’immisce entre eux ?

Quand le feu et la glace se rencontrent, elle fond..

 


 

Mon avis :

Ma lecture plaisir du mois de juillet que j’ai beaucoup adoré. Un univers loin des licornes à paillettes. Un univers où les combats sont plus de raisons.

Sierra est la petite amie bien sous tout rapport et même trop au point que ses œillères deviennent trop opaques. Elle vit dans son monde idéal jusqu’au jour où l’impensable et l’inévitable se produisent. La fuite est sa seule échappatoire. Un vrai supplice rempli de profonds tourments. Son monde s’écroule et ce n’est sans compter sur la rencontre de Kayden, le terrible bad boy tatoué et boxeur. Autant vous dire de suite c’est le genre de personnage que j’affectionne particulièrement : sombre, ténébreux, tatoué, méfiant, sur la défensive, colérique, instable et séduisant à se damner. Un mélange d’ingrédients qui fait son charme et qui m’a conquise indéniablement. Sierra est au début la gentille fille qui finit pas s’enhardir et se forger un caractère prêt à supporter toutes les épreuves. Elle est têtue et revancharde. Elle se cloisonne dans ce sentiment de vengeance.

Cette histoire ne serait pas remarquable, s’il n’y avait pas ce jeu de séduction et ce domptage mutuel. La naissance d’une passion irraisonnée et  tumultueuse. Deux esprits et deux corps attirées pour notre plus grand plaisir.

Je découvre pour la première fois la plume de Blandine C. Elle est simple et raffinée et transmet agréablement bien toutes les émotions que ressentent ses personnages. J’ai trouvé regrettable que le tome 1 soit aussi court (lu en une soirée), heureusement que pour me consoler la suite sort aujourd’hui !

« Sex, love in the ring » se savoure, mojito à la main pour refroidir les ardeurs 😉

 

 

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Pour tout savoir sur Les éditions Lips&Roll

 

 

 

Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

elle s'appelait Sarah

Littérature française – Sortie en 2007

Le Livre de Poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.

Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais. Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans trente-quatre pays.

 

Mon avis : je me suis plongée dans ce livre par curiosité. Tout d’abord, il m’a chaudement été recommandé par des copines lectrices. Ensuite, passionnée d’histoire et intéressée plus particulièrement par les histoires autour de la 2nde Guerre Mondiale, le quatrième de couverture de ce livre ne pouvait que me faire de l’œil.

Je me suis donc laissée tenter…..et quelle claque ! Je vous préviens, ce livre fait partie de mes coups de cœur et des incontournables de la littérature française. Il mêle à la fois l’Histoire (avec un grand H), des secrets de famille et des cas de conscience auxquels nous pourrions tous être confrontés.

D’un côté, nous avons Sarah, une petite fille de 10 ans, juive, qui vit au cœur de Paris avec ses parents pendant la 2ème Guerre Mondiale. Dans la nuit du 16 juillet 1942, elle est raflée avec ses parents et emmenée au Vel d’Hiv. D’un autre côté, nous avons Julia, journaliste américaine mariée et vivant en France depuis de nombreuses années. Deux évènements vont venir bouleverser sa vie. Tout d’abord, elle va se voir confier un article sur la rafle du Vél d’Hiv, dont on n’a, pendant très longtemps pas parlé. Ensuite, son mari fait rénover l’appartement familial afin de s’y installer avec sa femme et sa fille. Mais cet appartement renferme de nombreux secrets qui vont ressurgir à cette occasion.

Julia est une femme comme on les aime. Journaliste passionnée, elle veut aller au bout de son enquête afin d’être le plus juste possible. Malgré les découvertes qu’elle va faire, elle ne lâchera rien et pour cela, elle m’a éblouie. Nous avons aussi la petite Sarah, dont la vie va être également déroulée sous nos yeux. On ne peut pas rester insensible au destin de cette petite fille raflée, comme tant d’autres à cette époque-là.

Ce livre est impossible à lâcher avant de l’avoir terminé. L’écriture de Tatiana de Rosnay, dont j’ai lu un bon nombre de livres, est une nouvelle fois fluide et addictive. Les pages se tournent toute seule et le mystère entourant la vie de Sarah nous tient en haleine tout au long du roman. Je vous préviens, le dénouement est fort et je vous conseille de garder la boite de mouchoirs à portée de mains. J’ai également adoré ce livre car historiquement, les faits relatés ont existé pour des milliers de familles juives. Ce livre est un outil de cette mémoire qu’il faut faire vivre et il est impossible de rester de marbre face à cette histoire.

Pour information, un film avec la merveilleuse Kristin Scott Thomas est sorti en 2011. Faisant l’impasse sur des éléments du livre, je l’ai cependant trouvé très bon et également très émouvant. A ne pas regarder un jour où on n’a pas le moral cependant.

 

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Retrouvez l’univers de Tatiana de Rosnay sur son site officiel

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