DARK SHADOW de G.H. David.

51CfFsb04AL._SX317_BO1,204,203,200_

 

[DARK ROMANCE – Nouveauté 2018]

City Editions – Collection Eden

Lecture personnelle

 

 

Format numérique (304 pages) : 11.99€

Broché : 16.90€

Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

 

Le résumé :

 

Ancienne membre d’une cellule terroriste irlandaise, Jennifer a été bannie de son clan il y a vingt ans. En entretenant une relation interdite avec Sean Griffin, le capitaine d’une milice adverse, elle a brisé un tabou et a dû s’enfuir pour refaire sa vie.
Des années plus tard, Jennifer est de retour pour affronter son passé et percer le secret de la mort de sa meilleure amie, survenue pendant le conflit Nord-irlandais. Un secret que certains veulent garder enfoui… à n’importe quel prix.
Entre complots, menaces et passion, la jeune femme sortira-t-elle indemne de cette recherche de la vérité ? Rien n’est moins sûr. D’autant qu’elle retrouve Sean, son amour de jeunesse. Leur désir ne s’est jamais éteint et la passion d’autrefois se ranime en un brasier dévorant…
Un homme venu du passé. Aussi séduisant que dangereux.

 


 

Mon avis :

 

Une nouvelle fois GH David signe un roman à la hauteur de son talent. Une immersion totale dans les quartiers de Belfast pendant les conflits sanglants (« Les Troubles ») opposants au début des années 1990 les communautés protestantes et catholiques.

 

Jennifer Flannighan est la fille cadette du clan portant la bannière des catholiques républicains. Jennifer a la flamme en elle très jeune et se veut redoutable. Sans aucune pitié, les siens, sa famille et ses frères d’armes passent avant tout. L’allégeance et le combat sont une seconde nature pour elle, vital comme l’air qu’elle respire. Un combat n’épargnant personne, brisant des centaines de familles. Jennifer est redoutable, crainte et impulsive. Il en émane une force impressionnante. Arme au poing, elle combattra jusqu’à son dernier souffle. Elle s’est prise d’amitié pour une jeune fille, Dorothy. Une amitié qui n’aurait dû jamais voir le jour. Dory est fille de flic et d’unioniste protestant. Les liens s’affirment et elle devient sa sœur de cœur et Jennifer la prend sous la protection de son clan. Dory a un grand frère, Sean. Il est commandant dans une faction et qui bien évidemment se bat contre le clan de Jennifer. Mais cette dernière est tombée sous le charme de Sean. Leur amour respire la pureté et l’honnêteté. C’est celui qui met les frissons et qui fait battre le cœur à une vitesse folle. Celui qui abattra tous les murs et qui fera tomber bien nombre de personne. Il est le feu sur la poudrière. Prête à exploser et à tout détruire. Sean est enrôlé dans cette faction relativement jeune et gravit rapidement les échelons. Il forme ensuite sa propre sous faction et n’hésite pas à prendre part à des raids meurtriers. Sa rencontre avec Jennifer l’a bouleversé et ses convictions s’en trouvent chamboulées. Son amour pour elle est tout. Jusqu’où ira t-il pour le préserver ?

 

Comment vous dire que j’ai totalement « surkiffé » les personnages. La psychologie des personnages est magnifiquement maniée : je suis entrée dans les méandres de leurs douleurs, de leurs désespoirs, de leurs craintes, de leurs psychismes sombres. Il y a énormément de noirceur mais aussi beaucoup d’amour. Gh David joue parfaitement avec ces ambiguïtés et les sentiments aux antipodes. D’ailleurs sans l’un, l’autre n’existerait pas. Ils sont complémentaires mais d’une certaine manière de façon violente et anarchique. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Bobby a eu toute ma sympathie, ce vieux roublard ! Chaque personnage a une place importante et privilégiée dans le fil de l’histoire.

 

Si les personnages ont une place énorme dans mon cœur, le côté historique et réel de l’histoire remporte tous les suffrages. Il ne faut pas oublier le contexte pendant laquelle se déroule le roman : les Troubles, guerre civile qui dura une trentaine d’années, entre 1960 et 1990. Guerre qui a fait des milliers de victimes, de disparus et de blessés. La lecture est enrichie de commentaires, d’annotations et de références à cette période triste de Belfast. J’ai toujours apprécié ce genre de lecture s’enrichissant autour d’éléments historiques : tout d’abord car elle perpétue la mémoire collective et puis les ressentis sont décuplés (car je me dit oui des personnes ont du vivre ça) et finalement le poids du symbolisme et du message sont d’autant plus importants.

 

GH David nous offre une histoire de qualité et sa plume fait des merveilles. Elle nous met à rude épreuve et nous fait ressentir moult émotions : de la peine, de la haine, de l’injustice, de l’amour, de l’amitié. Son histoire nous fait navigué en plein cœur des Troubles, de l’origine, de la naissance de cette amitié et de cet amour prorogés au présent. Cette quête de la vérité fera glisser Jennifer et Sean sur des pentes vertigineuses où la seule issue ne s’ouvrira que sur des étendues de sangs. Ils se réapproprieront le passé pour faire en sorte que leur avenir ne soit pas constellé de craintes et de regrets.

 

Coup de cœur immense ! C’est un carton plein !

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site de la Collection EDEN, pour tout savoir !

Vers la page Facebook G.H. David, pour suivre son actualité !

 

 

 

Publicités

En voiture, Simone ! de Aurélie Valognes

livre Aurélie Valognes

Littérature française « feel-good » – paru le 29 mars 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

 

Résumé : Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Ce livre a été publié aux éditions Michel Lafon sous le titre « Nos adorables belles-filles ». 

Mon avis : Ce roman est le deuxième écrit par Aurélie Valognes et le troisième que je lis d’elle. J’espérais être une nouvelle fois être embarquée par son écriture et ne pas être déçue…. Et comme toujours, j’ai retrouvé tous les éléments qui font que j’adore cette auteure.

Tout d’abord, Aurélie Valognes me séduit, et séduit des millions de lecteurs, car ses livres nous parlent. Quand je dis ça, elle prend toujours des situations qui nous sont familières et des personnages que l’on pourrait côtoyer dans notre quotidien. Ici, nous faisons connaissance avec la famille de Jacques et Martine : leurs trois fils, Matthieu, Alexandre et Nicolas, leurs trois belles-filles, Laura, Stéphanie et Jeanne, et la grand-mère, Antoinette. Tout ce beau petit monde se retrouve pour le réveillon de noël chez Jacques et Martine et les chamailleries vont commencer. Entre les vacheries de Jacques, le caractère bien trempé des belles-filles et l’exaspération de Martine, tous les ingrédients sont réunis pour qu’une remise en question s’impose. Au fil des pages, on va voir tous ces personnages évoluer, s’apprivoiser et essayer vivre ensemble. Si je devais mettre en lumière quelques personnages, je choisirai de parler de Jacques, Martine et les belles-filles. Jacques est un homme proche de la retraite qui prend, semble-t-il, un malin plaisir à taquiner ses belles-filles. Malheureusement pour lui, et pour l’ambiance générale, elles ne comprennent pas son humour car il sait se montrer très très lourd….. ce qui exaspère Martine, qui souffre de la distance que prennent ses fils. De plus, Jacques n’accepte pas d’être mis peu à peu à l’écart dans son boulot et en se focalisant sur cela, il ne se rend pas compte que son mariage est menacé. Car en effet, de son côté, Martine n’en peux plus du comportement de son mari. Entre ses blagues douteuses, son incapacité à se ménager et le fait qu’il ne s’occupe plus d’elle, Martine est perdue. La seule chose dont elle est sûre, c’est qu’elle ne veut pas perdre ses fils et construire une vraie relation avec ses belles-filles. Ces dernières sont toutes les trois très différentes et en même temps, elles ont toutes les trois un caractère explosif. Stéphanie est une maman stressée, qui n’arrive jamais à lâcher prise ; Laura est végétarienne et ne comprends pas qu’on ne comprenne pas son choix ; enfin Jeanne, la dernière arrivée, est un peu perdue au milieu de cette famille folle mais aussi dans sa relation. En effet, elle se pose beaucoup de questions sur son couple et j’ai apprécié son caractère, sa manière de se remettre en question et de s’interroger. Peut-être qu’elle me ressemble un peu et que je me suis reconnue dans sa manière d’être mais j’ai clairement eu un petit coup de cœur pour elle.

Le deuxième point fort de l’auteure, c’est incontestablement son style. Son écriture est fluide et elle est percutante. En effet, on rit, on grimace, on est ému devant les situations qui nous sont décrites et qui nous parlent d’une manière ou d’une autre. Sans jamais tomber dans la caricature, on est transporté au côté de cette famille et on vibre à leur côté. Le découpage en chapitre plutôt courts donne du rythme à la lecture et ne nous aide pas à poser le livre quand on se plonge dedans.

Au final, j’ai trouvé le déroulement de l’intrigue très intéressant et j’ai adoré la manière dont Aurélie Valognes fait évoluer ses personnages. Une nouvelle fois, elle nous transporte dans son histoire qui évoque des situations du quotidien. Ce roman est un vrai feel-good car quand on arrive au bout, on ne peut qu’avoir le sourire. Certains diront que c’est une lecture « facile », moi je dis que c’est une lecture qui fait du bien. Et n’est-ce pas le but de la lecture que de passer un bon moment pour s’évader du quotidien ? Vous validez ? Alors, plongez-vous dans ce roman et en voiture Simone !

 

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez ce roman sur le site des éditions du Livre de Poche ici

Retrouvez également ce roman sur Amazon

Retrouvez ici tout l’univers d’Aurélie Valognes

DARK LOVE #1 : Hard de Nashoda Rose.

Dark Love T1 (Hard) par [Rose, Nashoda]

 

[ DARK ROMANCE – Nouveauté 2018]

CITY EDITIONS – Collection Eden

Traduction : Martine Desoille

Lecture personnelle

 

Format numérique (352 pages) : 11€99

Broché : 17€50

Ma note : 5/5

 

 

 

 

 

Le résumé :
Après avoir échappé de justesse à une agression, Emily refuse de se sentir aussi vulnérable. Décidée à apprendre à se défendre, elle fait appel à Logan, un champion d’arts martiaux sexy, pour lui donner des cours d’auto-défense.
Auprès de ce guerrier impitoyable, elle apprend à se battre et… à aimer. Car sous ses airs inflexibles, derrière l’homme autoritaire, Logan est capable d’une grande douceur. Entre Emily et lui, la passion est dévorante. Jusqu’au jour où la jeune femme est kidnappée.
Affamée, humiliée, battue, elle doit lutter férocement pour sa survie. Quand elle entend la voix de Logan, elle pense être sauvée. Mais son cauchemar ne fait que commencer, car son ravisseur c’est lui, cet homme qu’elle croyait aimer…
Il est comme une avalanche. Il frappe fort, vite et sans pitié.

 


 

Mon avis :

 

 

Une nouvelle lecture diaboliquement intense ! Si vous pensez que le résume spolie toute l’histoire, je vous arrête de suite. Vous seriez bien surprise en ouvrant ce roman. Le résumé ne raconte que le tout début et ne laisse rien entrapercevoir de ce que pourrait être la suite.

 

Une Dark romance entière, sans faux semblant, qui m’a prise aux tripes dès le départ. Je suis rentrée dans le vif du sujet dès les premières pages. Une relation de quelques semaines. Cet amour que se vouent Emily et Logan semble pur, véritable. Aucune ombre au tableau semble se profiler. C’est une liaison romantique. Logan est free fighter et musicien. Son groupe donne un concert et Emily est hyper emballée de le découvrir pour la première fois sur scène. Mais dans les toilettes du pub, elle est kidnappée.

 

A son réveil, elle est menottée dans ce qui lui apparait comme une cave. Affamée, apeurée, elle s’imagine toute sorte de scénario. Elle compte sur le soutien inconditionnel de Logan, de Matt et de Kat, ses meilleurs amis, pour venir à son secours, remuer ciel et terre pour la retrouver. La descente aux enfers ne fait que s’amorcer. Les coups de fouet s’abattent, le manque de nourriture l’affaiblisse mais le plus terrible est lorsqu’elle s’aperçoit que Logan est derrière tout ça ! Son esprit se fissure, sa haine afflue. Elle ne sait plus où donner de la tête. L’abandon sera d’autant plus facile, si Logan ne lui répétait pas de se battre pour eux, leur liberté, leur amour, de suivre à la lettre ses consignes. La résignation lui serait plus simple, mais la haine est plus facile à porter surtout que Logan semble acquiescer toute ces punitions qu’elle subit. Elle découvre le monde de l’esclavage sexuel. Ces filles vidées de leur âme, soumises dans ces jeux dégradants. Elles ne sont plus qu’ombre d’elle même. Un corps vide soumis aux pulsions de leurs terribles maîtres. Emily vit 15 jours d’enfer interminable. Les interludes nocturnes auprès de Logan lui insufflent cet espoir et s’accroche à cetet bouée de secours inespérée. Sauvée in extremis de la mort et de la vente, elle tente de se reconstruire loin de la folie humaine. Deux longues années passent lorsque il refait surface et vient chambouler à nouveau sa vie. Leurs retrouvailles annonceront-elles le pire ou le meilleur ?

 

Dès le départ Nashoda Rose attaque dans le glauque. Le lecteur est vite mis mal à l’aise, tout s’enchaine rapidement. C’est de la pure folie. A la fois douloureux et torride. Un tourbillon de sensations et d’émotions qui ne m’ont pas laissé indifférente. On y trouve la cruauté du milieu, des personnages scandaleusement outrageants sans aucune moralité. De la perversité, de la manipulation. La psychologie des personnages est parfaitement maitrisée. Tout au long des chapitres j’ai appris à connaitre les protagonistes, voir autant leurs bons côtés que leurs mauvais côtés. Les personnages secondaires apportent cette touche de fraicheur et d’insouciance. La plume de Nashoda Rose est juste sublime et hyper addictive.

 

En bref une histoire d’amour bouleversante, difficile, passionnelle, charnelle et destructrice. Si t’es une Darkeuse alors tu seras plus que conquise !!!

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site de la Collection Eden, pour tout savoir !

Vers le site officiel de Nashoda Rose !

 

 

TAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE de Norman Maclean.

51V-lk8g1tL._SY400_

 

[AUTOBIOGRAPHIE – 2017 – Littérature Nord-Américaine ]

Editions Rivages

Traduction : Marie-Claire Pasquier

Préface : Robert Redford

 

Réédition  – Broché (173 pages) : 19€00

  • – Numérique : 12€99

Version poche sous le titre  » La rivière du sixième jour »

 

 

 

 

Le résumé :
« Et au milieu coule une rivière « est plus qu’un roman autobiographique, c’est un récit imprégné d’une lumineuse nostalgie, un livre qui défend une philosophie inspirante. Norman Maclean y raconte son enfance dans les Rocheuses, au sein de paysages magnifiques dont chaque relief influence en profondeur ceux qui y vivent. Comme dans les romans de Pete Fromm, la pêche n’est pas qu’un simple loisir, c’est un art de vivre, une discipline, une chanson de geste qui apprend tout et qui poursuivra Norman dans toutes les étapes importantes de son existence. Préface de Robert Redford, metteur en scène du célèbre film inspiré du récit de Maclean.

 


 

 

Mon avis :

 

Une nouvelle lecture émouvante que je dois de nouveau au groupe Picabo River Book Club spécialement dédié à la littérature Nord-Américaine.

 

Je suis sortie de mes sentier battus pour mon plus grand plaisir. En effet le genre autobiographique est de très loin un de mes favoris. Délaissé depuis le lycée, je n’en ai plus lu depuis.

 

C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai débuté cette lecture. Petit temps d’adaptation, assez rapide toutefois. Me voici plongée dans un décor surréaliste où la nature à tous les pouvoirs. Une nature dure, verdoyante, apaisante. Début du XXe siècle, non loin des rocheuses, une famille presbytérienne voit leur vie s’écoulée aux fils des rituels : la pêche et les prières et prêches. Norman Maclean relate son enfance à l’âge adulte. Ses virées avec son frère, leurs caractères, leurs espoirs, leurs avenirs, leurs désaccords. Le récit est tellement prenant que j’ai vite oublié ce côté présomptueux de l’autobiographie. Il y est relaté les problèmes de la société, l’alcool, les mœurs. « Et au milieu coule une rivière », tel le symbole d’unification, de renouveau et de sérénité. Source de recueil, de retrouvaille, de lâcher prise. Rivière : berceau d’abondance, de pureté, de vie. Elle est à l’image de cette famille tumultueuse : colérique, calme, accueillante.

 

Tandis que les mirages de chaleur dansaient et s’entremêlaient sous mes yeux, je voyais des motifs empruntés à ma propre existence s’unir entre eux. C’est là, en attendant mon frère, que j’ai commencé à me raconter cette histoire. Pourtant, à l’époque, j’ignorais encore que les histoires vécues ressemblent plus souvent à des rivières qu’à des livres. Je savais une chose, c’est qu’une histoire avait commencé, il était une fois, dans la rumeur de l’eau. Et je pressentais qu’en continuant à avancer j’allais rencontrer quelque chose qui résisterait à l’érosion, créant ainsi un coude, des cercles concentriques, des alluvions, et le calme enfin.

 

Un ballet de mots à l’unisson, au son de cette rivière domptée par ces frères et ce père. Un ballet émouvant à l’image de cette ligne d’eau et de ces furtives mouches. Une harmonie parfaite frappée par une tragédie.
Captivée et éblouie sont les seuls mots qui me viennent à l’esprit pour décrire « et au milieu coule une rivière ».

 

 

Bien sûr, à mon âge, je ne vaux plus grand chose comme pêcheur, et bien sûr, le plus souvent, je pêche seul dans les grandes rivières, malgré mes mais qui trouvent que ce n’est guère raisonnable. Souvent, comme beaucoup de pêcheurs à la mouche de l’ouest du Montana, où les jours d’été sont d’une longueur presque boréale, j’attends la fraîcheur du soir pour commencer à pêcher. Alors, dans le demi-jour boréal du canyon, tout ce qui existe au monde s’estompe, et il n’y a plus que mon âme, mes souvenirs, les voix mêlées de la Blackfoot River, le rythme à quatre temps et l’espoir de voir un poisson venir à la surface.
A la fin, toutes choses viennent se fondre en une seule, et au milieu coule une rivière. La rivière a creusé son lit au moment du grand déluge, elle recouvre les rochers d’un élan surgi de l’origine des temps. Sur certains des rochers, il y a la trace laissée par les gouttes d’une pluie immémoriale. Sous les rochers, il y a les paroles, parfois les paroles sont l’émanation des rochers eux-mêmes.
Je suis hanté par les eaux.

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Rivages, pour tout savoir !

 

 

Hier encore, c’était l’été de Julie de Lestrange

hier encore c'était l'été

Littérature française – parution en poche le 10 mai 2017

Le Livre de Poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir apprendre à se battre pour exister. À travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous-rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera.

 

Mon avis : Dès sa sortie, ce roman m’avait intrigué. Faute de temps, je ne l’ai pas lu tout de suite mais je me suis lancée car j’ai eu la chance d’obtenir la suite en service presse et donc, il m’a bien fallu se lancer.

Ce roman, c’est un roman d’amitiés et il retrace les tranches de vie de plusieurs personnages. On suit principalement Alexandre, sa sœur Anouk, Marco, le meilleur ami d’Alexandre et Sophie, la cousine de Marco. A l’origine, deux couples ont acheté deux chalets voisins dans les Alpes. Rapidement, ils nouent des liens d’amitié et leurs enfants prennent le relais, puis les petits enfants.

Début 2000, on commence à suivre nos quatre protagonistes dans leurs premiers pas d’adultes et dans leurs premières désillusions. Le roman n’est pas linéaire mais suit successivement les différents personnages en fonction des rebondissements auxquels ils sont confrontés. Alexandre est étudiant en journalisme. Il a eu une aventure avec Sophie, dont il est resté très proche, mais il a un coup de cœur pour Marie, une amie de Sophie, idéaliste et travailleuse. C’est un jeune homme travailleur, qui tombe pour la première fois amoureux et qui va connaitre toutes les difficultés quand on devient adulte : intendance chez soi, gestion vie professionnelle/vie personnelle….

Marco est un personnage un peu plus dur à cerner car quand il est étudiant, c’est un artiste assidu mais dès qu’il a obtenu son diplôme, il devient un jeune homme qui se laisse porter par la vie, ne voulant ni s’engager professionnellement ni personnellement. Ce personnage m’a laissé perplexe pendant un temps mais finalement, il s’avère être un bon ami pour Alexandre et j’ai trouvé son évolution très intéressante.

Sophie est le personnage féminin que l’on voit le plus. Très effacée, elle se révèle être une bonne amie pour Alexandre et une cousine présente pour Marco. Elle n’a pas une vie facile mais est une jeune femme qui ne se laisse pas abattre et qui affronte les difficultés pour avancer dans sa vue d’adulte.

Anouk est peut-être le personnage que l’on voit le moins mais elle est malgré tout très présente. Petite sœur d’Alexandre, ils ont une relation qui peut paraitre un peu distante au début mais Alexandre va se révéler être un grand frère toujours prêt à faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider sa sœur. Très vite, elle va prendre son indépendance et sa vie en main et c’est une jeune femme battante, qui ne se laisse pas dicter sa conduite par quiconque.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman dont j’attendais beaucoup. Les tranches de vie de nos trois personnages m’ont conquise car je trouve que l’auteure nous parle de la vraie vie. En effet, j’ai pu retrouver chez les différents personnages des doutes, des joies qu’on a tous et toutes connus quand on avait la vingtaine. J’ai trouvé tous les personnages intéressants et attachants car ils ne sont pas lisses. Avec leurs fêlures et leurs défauts, ils ont tous quelque chose qui donne envie de les connaitre et d’en savoir plus. L’écriture de Julie de Lestrange est efficace. On n’a pas envie de lâcher le roman dès qu’on l’a commencé et on a envie d’entrer dedans pour aller soutenir ou aider les différents protagonistes. J’ai été émue, j’ai ri pendant ma lecture et les tranches de vie décrites sont authentiques, tout comme l’écriture de l’auteure. J’ai donc hâte de poursuivre les aventures de toute cette petite bande dans « danser encore ».

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amateurs de littérature française mais surtout à tous ceux qui aiment les lectures vraies, qui décrivent des tranches de vie telles que nous pouvons tous en vivre. Les personnages sont loin d’être parfaits et leurs parcours de vie feront sûrement écho à chacun d’entre nous. C’est donc une lecture sans prise de tête et pleine de surprise qui vous attend, à lire en toute saison !

 

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez ce roman sur le site du Livre de Poche

Retrouvez ce roman sur Amazon

Retrouvez l’univers de Julie de Lestrange sur sa page Facebook

64391-episode

AEGIUS – L’héritage – #2 : Déluge d’émotions de Nikki J. Jenkins.

51Vj7rkMsuL

 

 

 

[FANTASTIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions Reines-Beaux

Lecture personnelle

 

 

 

 

 

 

 

Le résumé :
Brianna Devon a été internée pendant des années. A sa sortie, elle n’a qu’un seul but : vivre une vie normale avec sa soeur. Mais quand l’évasion de cette dernière n’a pas lieu comme prévu et que les deux jeunes femmes se retrouvent poursuivies par toutes les autorités du pays, la fuite est la seule solution. Un voyage durant lequel Brianna croisera des personnes qui l’entraîneront dans les méandres du passé de sa soeur.

 

 


 

 

Mon avis :

 

Au départ j’ai eu peur et surtout j’ai pensé que ce n’était pas véritablement une suite. Un « one shot » sur d’autres personnages. Mais ce n’était sans compter sur l’imagination et surtout l’intrépidité de Nikki J. Jenkins qui a superbement préparé son coup ! Mais cela reste néanmoins très perturbant au départ. Heureusement que le final est là pour nous éclairer et sans oublié une sorte d’annexe qui resitue les éléments notamment par rapport au premier volume !

 

Dans ce second opus nous faisons la connaissance de Brianna qui sortit d’un centre pour adolescent, veut à tout prix faire s’évader sa sœur jumelle de l’hôpital psychiatrique où elle est enfermée depuis de nombreuses années. Cette sœur jumelle fortement empathique n’a pas su faire face au monde qui l’entoure et a sombré dans un certain mutisme la coupant de tout. Brianna est une jeune femme prête à tout pour la sauver et pour l’avoir a ses côtés. Téméraire et calculatrice elle va mettre au point, seule, un plan d’évasion, mais celui ci ne va pas se déroule sans embûche. La fuite au travers du pays va en être la seule échappatoire. Pendant ce périple, les deux sœurs se réapproprient de jolis moments du passé. Les liens se retissent lentement.

 

L’auteur nous plonge rapidement dans l’action et ce nouvel univers va rejoindre sur le final, celui du premier tome afin de retrouver la trame générale de cette saga. La plume de Jenkins fait un sans faute : de l’actions, des rebondissements, de l’émotions à l’état pur, des rencontres fracassantes, des larmes, des rires, du soulagement… Ce second tome est explosif et promet une suite encore plus étonnante où j’espère que l’on en sera davantage sur ce mystérieux laboratoire.

 

Nikki J Jenkins a fait un travail remarquable !

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Mon avis sur le tome 1 : « Vision nocturne  » !

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Reines-Beaux, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de Nikki J. Jenkins !

 

TAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

Le tigre de la Destinée de Eve Terrellon.

 

 

[ROMANCE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2017]

Amarante Éditions

Lecture personnelle

 


 

Résumé :

Lorsque Cynthia arrive en Inde pour rejoindre ses parents, son âme d’enfant est émerveillée par la magie des lieux. Mais lorsqu’elle comprend que son père a décidé de prendre sa destinée en mains en dépit de l’opposition de sa mère, elle déchante rapidement. Oui, elle est « différente », on le lui a assez souvent fait remarquer sur le ton de la moquerie, mais est-ce un réel handicap ? Le regard enchanteur que pose Sanjit sur elle semble prouver le contraire et Cynthia finit par se rapprocher du jeune homme. Toutefois, Sanjit est-il vraiment celui qu’il laisse paraître ?

 


 

Mon avis :

J’ai été de suite attirée par cette merveilleuse couverture avec ce tigre tout en splendeur. Son regard promettait une belle balade. Profitant de la promotion de lancement, il a aussitôt rejoint ma kindle surchargée.

Un soir de plénitude total, je me suis lancée dans cette lecture et que vous dire : j’ai été subjuguée de début à la fin. La plume magnifique de Terrellon nous fait place à un univers exotique, de milles et une couleur, où les habits flamboyants et ces saris soyeux et éclatants viennent vous éblouir. Une histoire d’amour, une histoire où la différence n’existe pas, où la tolérance et le respect ont une place royale.

Me voici plongée sur les terres de l’Inde coloniale. Cynthia est la fille d’un anglais entrepreneur et se retrouve ainsi dans la chaleur moite de ce pays. Cynthia est une jeune fille pure qui trouve le bonheur dans les choses simples de la vie. Son entourage la considère comme niaise et idiote. Au contraire, je la trouve tout simplement merveilleuse, elle adore se balader, chasser les papillons et discuter avec les servantes. Elle est touchante et splendide car ses paroles reflètent la plus douce des innocences. Dans ce palais, se trouve un mystérieux servant : il s’appelle Sanjit. Bel indien qui va prendre sous sa protection la belle Cynthia. Une histoire improbable va ainsi naître.

Cette nouvelle est juste sensationnelle et totalement exquise. J’adore ces histoires où les gens et les couleurs se mélangent ! En bref un histoire courte qui se suffit largement à elle même et où j’ai passé un super moment de lecture !

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Vers le site de Amarante éditions, pour tout savoir !

Pour tout savoir sur Eve Terrellon !