Mille femmes blanches de Jim Fergus

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Littérature américaine – roman paru le 5 mai 2011

Editions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable » et « coup de cœur »

 

Résumé : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…
« Un roman splendide, puissant et engagé. » Jim Harrison

Cet ouvrage a reçu le prix du Premier roman étranger

 

Mon avis : J’ai reçu ce livre, il y a quelques années maintenant, en cadeaux. Comme souvent, on empile les livres, on attend le bon moment….qui ne semble jamais arriver. Alors, j’ai pris comme bonne résolution cette année de faire descendre ma PAL qui ne cessait de grossir depuis 4 ans et le premier livre sorti est celui-ci. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’il me tarde d’en sortir un nouveau si j’éprouve le même plaisir à le lire !!

Dans ce roman, nous suivons May Dodd. Avec d’autres femmes, elles vont être données aux Cheyennes, afin de les « civiliser » et échangées contre des chevaux. Milles femmes blanches contre milles chevaux. Réticent au départ, le gouvernement américain finit par accepter ce marché et part donc à la recherche de femmes voulant changer de vies. May Dodd, internée depuis quelques temps pour « débauche sexuelle », voit là une porte de sortie lui permettant d’échapper à l’asile. Au fil de ses carnets, nous suivons ses aventures, du voyage jusqu’à son installation et sa vie chez les Cheyennes.

May Dodd est tombée amoureuse de la mauvaise personne, un contremaître qui travaillait sur l’exploitation familiale. Tombée rapidement enceinte, elle quitte sa famille pour vivre, hors mariage, avec Harry et son enfant. Quelques années après, un deuxième enfant arrive et le couple bat de l’aile. Un soir, May est piégée par sa famille, internée de force et aucune issue ne semble possible. Quand les émissaires du gouvernement lui proposent d’aller vivre parmi les Cheyennes, elle accepte et se fait rapidement des amies parmi les autres volontaires en se positionnant en quelques sortes en leader. Mais cette nouvelle vie ne sera pas un long fleuve tranquille pour elle et ses camarades. En effet, les us et coutumes ainsi que les mœurs indiennes diffèrent de celles qu’elles ont toujours connues et les conditions de vie sont un peu draconiennes. Néanmoins, elles vont trouver là-bas une famille, avec des valeurs de solidarité et la mise en avant de la valeur travail. Rapidement, elles vont aussi se rendre compte que les « blancs » ne tiennent pas toujours paroles et que l’avenir de leur nouveau peuple est loin d’être serein.

Ce roman m’a bouleversée. En effet, on en découvre un peu plus sur les habitudes des Cheyennes, leur mode de vie si particulier mais aussi les persécutions qu’ils ont dû subir. On entend souvent parler des « cow-boys et des indiens », mais après avoir lu ce livre, on se demande qui sont les sauvages et qui sont les hommes civilisés. Lors de ma lecture, je me suis souvent révoltée et j’ai été choquée par le comportement qu’ont pu avoir les Américains vis-à-vis du peuple indien. Certes, c’est un roman mais on ne peut s’empêcher de penser qu’une petite part de ce qui est décrit est proche de la réalité. La rédaction de ce livre, écrit sous forme de lettres, est originale et permet de cibler des moments de vie. L’écriture de l’auteur est plaisante, facile à lire et elle vous fait rentrer facilement dans l’histoire.

Pour conclure, « mille femmes blanches » est un roman incontournable que tout lecteur doit avoir dans sa bibliothèque. C’est une histoire bouleversante et révoltante qui vous fera sûrement changer de regard sur l’histoire américaine et qui donne envie d’en savoir plus. Pour ma part, « la vengeance des mères », la suite de ce roman, m’attend. Aucun doute qu’elle ne trainera pas des années sur mes étagères !!

 

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Toute la ville en parle de Fannie Flagg

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Littérature Nord-Américaine/feel-good – livre sorti le 7 février 2019

Editions le Cherche-Midi

Service Presse

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

Je remercie le Picabo River Book-Club ainsi que les éditions du Cherche-Midi qui m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : Plus qu’un roman : un appel au bonheur !

L’auteur de Beignets de tomates vertes nous conte, dans ce roman choral, l’histoire d’un petit village du Missouri, Elmwood Springs, depuis sa fondation en 1889 jusqu’à nos jours. Les années passent, les bonheurs et les drames se succèdent, la société et le monde se transforment, mais les humains, avec leurs plaisirs, leurs peurs, leurs croyances, leurs amours, ne changent guère. Et c’est la même chose au cimetière puisque, loin de jouir d’un repos éternel, les défunts y continuent leurs existences, sous une forme particulière. Au fil des décès, ils voient ainsi arriver avec plaisir leurs proches et leurs descendants, qui leur donnent des nouvelles fraîches du village. Tout irait ainsi pour le mieux dans ce monde, et dans l’autre, si d’inexplicables disparitions ne venaient bouleverser la vie, et la mort, de cette paisible petite communauté.

On retrouve dans ce roman revigorant en diable, peuplé de personnages plus attachants les uns que les autres, toute la tendresse, le charme fou et la philosophie heureuse de Fannie Flagg.

 

Mon avis : Je dois l’avouer, même si j’en avais beaucoup entendu parler, je n’avais encore jamais lu de roman de Fannie Flagg…. Honte à moi, me direz-vous !! Cette erreur est maintenant réparée et je dois dire que cette découverte fut très enthousiasmante !!

Nous suivons ici, au fil des ans, le développement et la vie dans la ville Elmwood Springs, petite bourgade du Missouri. Fondée par des migrants suédois, la ville va grandir et évoluer au fil des avancées technologiques et des évènements qui ont marqué le 20ème siècle.

Au départ, la communauté est restreinte et il est donc facile de s’attacher aux protagonistes. Le plus important est celui qui a fondé la ville, Lord Nodstrom. Célibataire endurci par les tâches qu’il a dû accomplir, il décide un jour, sous l’impulsion de la communauté, de passer une petite annonce afin de se trouver une épouse. Une jeune migrante vivant à Chicago, Katrina Olsen, décide de lui répondre afin de fuir cette vie en ville qu’elle déteste tant. Entre eux, une tendre complicité va naitre et ils resteront des personnages importants de la ville. Leurs descendants feront tout pour faire vivre leur esprit et leur mode de vie.

J’ai trouvé la vie au sein de cette communauté très sympathique à lire, que ce soit dans la ville ou au cimetière. Je n’ai pas vu défiler les 500 pages du roman et j’ai aimé voir l’impact de l’évolution du monde sur cette petite bourgade. J’ai également apprécié les valeurs mises en avant qui sont celles du respect, de la solidarité et de l’amitié sincère. La plume de l’autrice est très vive et, grâce à ses personnages hauts en couleur, on passe un très bon moment de lecture. Néanmoins, la multiplication des personnages au fil des ans m’a parfois déstabilisée et perdue dans les liens qu’il pouvait exister entre eux…

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture grâce à ce roman. La vie au sein d’Elmwood Springs offre au lecteur une bouffée d’oxygène, un moment un peu hors du temps où les valeurs traditionnelles sont encore au cœur de tout. La plume de Fannie Flagg m’a conquise et je n’hésiterai pas à me plonger prochainement dans un de ses romans, sûrement « beignets de tomates vertes », le roman qui l’a fait connaitre du grand public.

 

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Retrouvez ce roman sur le site des éditions du Cherche-Midi
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Le souffle des feuilles et des promesses de Sarah McCoy

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Littérature internationale – Sortie le 1er juin 2017

Editions Michel Lafon

Service Presse

 

Je remercie les éditions Michel Lafon, via la plateforme NetGalley, de m’avoir confié ce livre en service presse.

Résumé : Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Sous des abords arrogants et rustres, il est en fait d’une compagnie agréable.
Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de XIXème  siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer.

Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.

Commence alors un chassé-croisé, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre et la France. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens ne font que croître. Le destin les réunira-t-il enfin ?

 

Mon avis : J’ai déjà entendu parler de Sarah McCoy grâce à son roman « un goût de canelle et d’espoir », qui est dans ma PAL depuis un moment. Lorsque NetGalley a proposé ce roman en service presse, je n’ai pas hésité un instant, trop curieuse de découvrir enfin la plume de cette auteure.

Nous rencontrons ici Hallie Erminie, une jeune femme qui rêve depuis toujours de devenir écrivain. Elle vient du « sud » mais décide d’aller tenter sa chance à New-York. Au cours d’une soirée, elle va rencontrer un journaliste Post Wheeler. Malgré son arrogance, Hallie apprécie sa compagnie. Mais tout s’écroule quand il part pour l’Alaska…. On va ensuite suivre Hallie et Post de la fin du 19ème siècle au début du 20ème, au cours de leurs voyages, de leurs retrouvailles et d’occasions manquées.

            Hallie Erminie est une femme décidée, qui ne recule devant rien pour devenir une auteure reconnue. Sa rencontre avec Post va la troubler et la relation qu’elle va développer avec lui va connaitre des hauts et des bas. Je regrette un peu qu’on tourne en rond par moment. Car de son côté, Post est tout aussi ambigu. Il décide de partir en Alaska suite à un problème de santé. Il ne va pas oublier Hallie mais pourtant, il va mettre du temps à reprendre contact avec elle. De nombreuses occasions manquées vont se succéder au fil des pages et elles ont entrainé des frustrations pour la lectrice que je suis.

            A l’issue de cette lecture, je suis mitigée. D’un côté, j’ai trouvé cette histoire très belle et elle permet également de découvrir une époque méconnue des Etats-Unis. En effet, l’histoire commence quelques années après la guerre de Sécession et on se rend compte que la séparation Nord/Sud est encore marquée. On constate également que déjà à cette époque, les Etats-Unis étaient un endroit où tout était possible. D’un autre côté, j’ai trouvé que l’histoire était un peu lente. Le jeu du chat et de la souris entre Post et Hallie Erminie est un peu fatigant à la longue. L’écriture à double voix est une bonne chose car elle permet de suivre l’évolution des deux personnages mais l’auto-apitoiement dont ils sont capables m’a un peu fatigué.

            Je recommande donc ce roman à tous les amoureux de belles histoires avec une héroïne qui a du caractère et qui aime les livres.

 

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Retrouvez l’univers de Sarah McCoy sur le site des éditions Michel Lafon

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