L’APPARITION DE L’OUBLI de Alexis Sukrieh.

[ LITTERATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
Editions L’ASTRE BLEU – Collection Hélium
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
À peine quelques heures après sa mort, une nouvelle perspective se dévoile. L’homme qui a été mon père devient autre que mon père, une distance s’intercale entre lui et moi, subtile, mais bien présente. Je me débarrasse d’un prisme et je regarde Raïf comme je ne l’ai encore jamais vu.
Arthur a perdu son père il y a deux ans.
Il replonge dans le film de ses dernières heures, les frontières temporelles s’effacent et les souvenirs s’enchaînent depuis sa plus tendre enfance. Son père dans le potager, son père coupant du bois pour la cheminée, son père à ses côtés dans les moments importants de sa propre vie. Les lectures partagées, sa philosophie qu’il inculquait à ses fils.
Et les vacances en Syrie où il découvre un « autre » père, attaché à ses origines.
Arthur a-t-il accordé suffisamment de place dans sa vie à cette part de son histoire personnelle ?
C’est maintenant, par son silence absolu, que Raïf lui dit tout.
« L’apparition de l’oubli » nous interroge et explore ce que la traversée du deuil change en chacun de nous.
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La mort, le deuil, la séparation irréversible, l’abandon, la douleur silencieuse et puis les souvenirs qui fluctuent comme la fameuse « madeleine » de Proust.

 

La présence de son père, bien qu’elle soit éloignée, a toujours été une chose importante aux yeux d’Arthur. Il le savait, ici et là-bas, dans son jardin, dans sa maison, en compagnie de son épouse, de ses amis, de son frère ou de ses enfants. Les kilomètres n’effaçaient en rien les liens qui unissaient Arthur et son père Raïf.

 

Et puis un jour, plus rien, ni préavis ni conciliabule, la mort est là, souveraine et dans son droit. La vie s’achève, Raïf n’est plus, juste un nom qu’on peine timidement à murmurer. Le temps passe, les blessures se pansent et, eux, ils restent.

 

Les mois s’écoulent et les souvenirs surgissent, comme un clown dans sa boîte, bourlinguant les affres du cœur. Arthur se rappelle les bons et les mauvais souvenirs, les anecdotes, ces phrases mystiques dites lors de conversations, ces moments de complicités et insolites, la lueur qu’illuminait parfois ses yeux, les vacances, un autre monde, la peine, la douleur, la colère, les cris silencieux, les larmes, le lendemain sans lui, sa vie sans lui et tous ces mots qui n’ont pas été dits. Puis jaillissent les questions sans réponses, les questions sur sa vie, les questions sur ce qu’il était, est et sera, les questions oubliées, les questions sans intérêt, les questions affectives …

 

Alexis Sukrieh dépeint avec grâce le kaléidoscope émotionnel d’un homme emprisonné dans les dédales du deuil et des souvenirs. Des mots puissants pour une histoire loin d’être banale. Une plume efficace pour une histoire touchante. Une histoire qui porte sur la famille et ses liens, sur les racines familiales et sur l’amour indéfectible. Une histoire de courage et d’humilité. Une histoire qui ne m’a pas laissé insensible. Une histoire sans chronologie particulière, juste portée par le flots des souvenirs qui s’ajoutent au fils des pensées. Un histoire en tout point émouvante.

 

Doit-on oublier pour se souvenir ?

 

Une chronique de #Esméralda

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… les site des éditions L’Astre Bleu.

… l’univers de Alexis Sukrieh.

1+1=5 … ET PLUS ENCORE ! de Gwenaelle Delange.

[ LITTERATURE SENTIMENTALE – Nouveauté 2019]
LIBRINOVA
343 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
Sophie, pétillante trentenaire à qui la vie sourit, voit son avenir bouleversé le jour où elle comprend que son désir de maternité ne deviendra jamais réalité. De la lumière, elle glisse dans la noirceur malgré son métier de professeur de français et l’amour de son mari Éric. Ses certitudes deviennent des doutes. Sa joie de vivre s’éteint. Et ses rêves meurent avant même d’avoir vécu. Alors, que faire quand Éric la bouscule avec son projet un peu fou d’ouvrir une boulangerie-pâtisserie au cœur d’un petit village auvergnat à l’agonie ? Et comment réagira-t-elle lorsque sa route croisera celle d’Alexandre, Matis et Ariane, trois enfants écorchés par la vie ?
On n’est jamais à l’abri de rencontrer le bonheur… surtout quand il s’additionne !
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Sophie et Eric forment un couple où harmonie, complicité, amour et passion règnent sans discontinuer. Ils forment un duo de tonnerre. Soutient et aide sont un atout majeur qu’ils mettent en œuvre dès qu’ils en ressentent la nécessité. Et le nouveau  combat qu’ils s’apprêtent à mener, a besoin de tout le courage du monde.

 

Sophie, professeur au collège, et Eric artisan boulanger-pâtissier, sont magnifiquement établis dans leur vie au cœur de Lyon. Professionnellement parlant il n’y a plus aucun obstacle sur leur route. Leur nid d’amour offre le sentiment de bien-être qu’ils cherchaient. Et donc tout naturellement, leur désir d’enfant devient une évidence. Alors qu’ils pensaient que rien n’allait entacher leur rêve de parentalité, voici que le coup du sort ou du destin s’abat sur nos jeunes tourtereaux. Ils ne pourront pas avoir d’enfants. Acharnement médical, moral en berne, Sophie déjante et s’enlise dans cette morosité qui lui colle à la peau. La dépression s’empare de son être, rien ne la sort de ce mal être que je comprends parfaitement. Petit à petit et avec l’aide de son mari, de sa famille et de l’extérieur, elle recolle les morceaux qui font d’elle une femme et tente d’accepter cet état. Cela lui pèse encore, son quotidien l’accapare, mais elle ne se sent plus à sa place et ne trouve aucun objectif auquel s’agripper pour avancer. Alors qu’Eric met sur la table un nouveau projet, Sophie se tourmente sur tout un tas de raisons. Elle a peur de cette nouveauté et de l’échec. Elle apparente cette nouvelle vie à un sacré saut dans le vide. Et elle finit par sauter ! Direction un petit village auvergnat, non loin de Clermont-Ferrand. Alors qu’elle pensait ne jamais s’intégrer à cette nouvelle vie, les surprises sont au rendez-vous et sa vie va prendre un tournant plutôt très inattendu !

 

Quelle histoire magnifique ! Une histoire qui raconte la vie, celle qui tourmente mais qui surprend également ! Celle qui met des bâtons dans les roues mais qui offre des souvenirs merveilleux. Le portrait de ce couple est percutant et d’une honnêteté à couper le souffle. Cette honnêteté transparait dans le profil des personnages qu’il soit de Sophie, d’Eric, d’Alexandre, de Matis et d’Ariane et des autres. La première partie du roman est douloureux et sombre. J’ai été autant plus sensible au thème qu’elle fait écho à une partie de ma vie. La seconde partie est d’une spontanéité qui fait sourire et où l’espoir illumine cette vie assez trépidante. Une histoire à la fois tendre et exaspérante, sensible et douloureuse, passionnante et déchirante. L’épanouissement individuel, l’acceptation de soi et de son environnement, l’abandon, l’attachement, la confiance, le lâcher prise et le déni sont au cœur de cette histoire bouleversante !
 
Une lecture que je peux que recommander !

 

Une chronique de #Esméralda.

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…INTERVIEW DE GWENAELLE DELANGE.

… Le site internet de Librinova.

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JE REFUSE D’Y PENSER de Lotta Elstad.

[ LITTERATURE CONTEMPORAINE NORVEGIENNE – Nouveauté 2019]
Traduit du norvégien par Aude Pasquier
EDITIONS MARABOUT – Collection La Belle Etoile
281 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Alors qu’elle vient de se faire quitter par son petit ami (si l’on peut appeler ainsi le type chez qui elle passe la nuit de temps à autre) et licencier par son employeur (ou, tout au moins, le journal qui lui commande des piges occasionnelles), Hedda Møller, 33 ans, décide de partir en vacances en Grèce. Mais l’avion à bord duquel elle a embarqué est contraint d atterrir en urgence à Sarajevo. Traumatisée par cette expérience, Hedda renonce à son voyage et préfère rentrer à Oslo en bus. Elle traverse ainsi l’Europe en sens inverse, dort dans des hôtels miteux et vit une aventure d’un soir avec Milo, rencontré sur Tinder. De retour chez elle, Hedda apprend qu’elle est enceinte. Mais tandis qu’elle croyait pouvoir facilement mettre un terme à cette grossesse, elle découvre que la législation a changé, rendant la procédure nettement plus compliquée…

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Hedda Moller, journaliste free-lance, a toujours su faire face aux aléas de la vie. Parcourir le monde, interviewer, gratter le papier, même son minuscule appartement (où la douche est accolée à la cuisinette) ont toujours été une satisfaction pour cette femme moderne. Hedda aime découvrir le monde et est toujours ouverte aux autres visions se façonnant une forte personnalité. Son intelligence n’est pas à démontrée. Sa routine quotidienne, sa vie décalée par rapport au commun des mortels et sa meilleure amie ont une place cruciale dans son monde qu’elle s’est bâtie. Hedda aime courir après cette liberté qu’il lui est chère. Et puis un jour tout bascule. Lukas, le sex-friend, met un terme à une relation qui n’avait d’importance qu’aux yeux de Hedda, et le directeur de l’agence de presse à qui elle vendait ses papiers la remercie pour ses services auxquels ils ne feront plus appel pour des raisons budgétaires. Voilà que sa vie paisible coule à pic. La fuite lui semble être l’excellent remède contre ses maux. Direction la Grèce sur un vol lowcost qui se terminera pour Hedda à Sarajevo. Décidée de renoncer à cet intermède, elle prend la décision de rejoindre Oslo par les routes européennes. Alors qu’elle fait escale en Allemagne, elle rencontre le farfelu Milo qui ne se laissera pas oublier aussi facilement.

 

Lotta Elstad signe un roman sociétal très intéressant. Ce focus sur la société norvégienne ouvre des fenêtres sur un monde qu’il nous est impossible d’appréhender. Les enjeux sont très différents d’un pays à l’autre, et les faits étalés ici le démontrent parfaitement bien. Hedda se trouve confrontée au manichéisme de la science où la volonté personnelle est bafouée par des enjeux et des attraits politiques. On observe cette scission entre ceux qui suivent un chemin tout tracé par le parti politique et ceux qui sont mis aux bancs de la société. L’argent à une place capitale dans le récit, un dualisme crucial entre la volonté et la réalité. Cette fuite entreprise par Hedda, la porte aux confins de l’abandon de soi en omettant la réalité. Ni déni ni persécution, mais une omission qui lui permet de mettre en avant ses propres considérations. Son compagnon d’infortune est aussi harassant qu’important, étant le déclencheur d’une foulée de pensées.

 

Lotta Eldtsat offre une histoire singulière où l’avortement est le moteur d’une réflexion intense. Le droit et la liberté à cet acte est remis en cause comme il devient un enjeu pour une vie qui bat de l’aile.

 

Une histoire rythmée par des chapitres courts qui nous porte d’une situation à une autre, alternant le passé et le présent. Il m’a manqué une certaine profondeur dans les propos développés. A mon sens l’autrice reste à la surface des faits et par la même occasion il m’a manqué l’intensité que j’aime ressentir dans mes lectures. Néanmoins j’ai aimé découvrir les aspects de la société norvégienne et ses aspérités, pays, qui à mes yeux est un eldorado. JE REFUSE D’Y PENSER est une très belle découverte. Une autrice qui dépeint les maux de son pays avec frénésie et honnêteté sans pour autant se laisser abattre.

 

Je savais bien que cette reconnexion au monde extérieur serait ma tragédie. Je savais bien qu’aux yeux de Lukas, ce monde extérieur était plus important que ma petite personne, et j’éprouvais le besoin de le punir pour cela, mais en femme respectable que je suis, j’ai résisté à cette envie et ravalé mon dépit en silence.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Marabout.

LE GHETTO INTÉRIEUR de Santiago H. Amigorena.

[ LITTÉRATURE BLANCHE – Nouveauté 2019 ]
Éditions P.O.L. – Collection FICTION
192 pages
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Le résumé :
« Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire. Ce roman raconte l’histoire de ce silence – qui est devenu le mien ».
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Il est bien difficile de faire la différence entre la réalité et la fiction. Une histoire si bouleversante et si vivante dans ce confinement de l’âme humaine.

 

Silence éprouvant, silence, accaparant, silence destructeur, une vie de silence, de mots oubliés dans ces pensées sombres, des non-dits avalés, des silences de mots, des mots de silence, une communion de maux. Pas à pas, Vicente s’enlise, s’enfonce et disparaît dans cette douleur, cette colère, cet abandon. Quel homme est il devenu ? La vie a t’elle fait de lui un homme lâche, sans identité ? Un homme sans mère, sans famille ? Un homme faible ? Un homme sans valeur, sans repaire ? Un homme témoin silencieux d’un drame sans nom ? Un homme déraciné ?

 

Des questions. Tant de questions pour Vicente. Trop de questions et trop réponses qui le portent vers cet abandon lancinant et vers la profusion du silence. L’abominable est innommable. Un prison de mort. Sa prison. Sa vie depuis ce jour fatidique.

 

Porté par une plume mordante, UN GHETTO INTÉRIEUR percute douloureusement. Un personnage bouleversant qui du jour au lendemain s’interroge. Son identité personnelle, son identité communautaire et sur sa vision du monde. Sa mémoire, la mémoire collective, l’héritage familiale forment un ballet pernicieux et malicieux. Un graine (mauvaise ?) qui s’installe et germe dans un esprit de plus en plus tourmenté. Des états d’âmes, la lâcheté, mouvance d’un corps qui refuse inacceptable, qui refuse d’accorder la moindre parcelle de vérité face à l’inévitable.
 
Si les mots ne se sont pas prononcés, les silences valent souvent tout l’or du monde. Le silence repousse le mal. Le silence brave l’impensable. Le silence construit  des barrières protectrices. Le silence n’est pas le néant . Le silence est trop de choses à la fois. Le silence parle de mille manières. Vicente l’a adopté, l’a magnifié dans ce qu’il a de plus sombre.

 

Je découvre pour la première fois l’univers de Santiago H Amigorena et j’en sors totalement abasourdie. C’est un roman où il faut prendre son temps, où il faut laisser les mots s’infiltrer dans chaque parcelle de son esprit où il faut leur laisser le temps de se graver pour à tout jamais. Un sujet délicat, la Shoah, un sujet essentiel, un sujet qui nous permet de ne pas oublier. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur prend en main son personnage pour le modeler, le façonnant, finalement, à l’image de ces hommes et femmes photographiés, aux yeux vides et sans vie. C’est quelque chose de bouleversant et qui vous enserre le cœur en une poignée de secondes.

 

Comment a-t-on pu vivre ensemble toutes ces années comme si le passé n’existait pas ? Comme si seuls le présent et l’avenir étaient importants ? Et maintenant, maintenant qu’il faudrait lui dire, maintenant que je devrais crier ma haine et ma peur, maintenant que je sais ce qui se passe là-bas, maintenant que je sais que jamais sans doute je ne réussirai à ce que ma mère et mon frère viennent à Buenos Aires, maintenant que je sais que jamais je ne sauverai personne, maintenant que tout me semble vide et inutile, maintenant qu’il n’y a rien d’autre qu’un vide immense qui s’étend devant moi, maintenant … est-ce que j’ai le droit de leur dire ? Est-ce que j’ai le droit de leur demande de partager ma peine ? Maintenant que je sais qu’il est mortel, est-ce que j’ai le droit de leur demander de boire une partie de ce venin qu’est ma douleur pour me soulager ?

 

Une très belle rencontre !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions P.O.L.

DANS LE ROUGE de Rémy Genet.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
LIBRINOVA
171 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
Antoine dilue sa tourmente dans un café et fonce au bureau pour ne pas broyer du noir. Il est loin, le boute-en-train multiculturel des années étudiantes ! Il a fait place à un cadre expatrié, supérieur s’il vous plaît, que ses responsabilités asservissent chaque jour un peu plus. Le burn-out guette et les hallucinations colorées d’Antoine le plongent bientôt dans le rouge, dans le pire, le regret et les choix par défaut, dans ce qui l’attend s’il ne reprend pas sa vie en main. Ne faut-il pas perdre pied pour y voir clair ? Entre satire d’entreprise et séquences oniriques, Dans le rouge suit Antoine sur le chemin de sa quête de sens et trace une nouvelle ligne de référence dans la littérature contemporaine.
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Antoine est un jeune actif dans une société qui se veut à la pointe de la technologie. Directeur de « l’avant-vente », il doit donner de sa personne afin d’acquérir le maximum de contrats dans le but de rendre son patron souriant et heureux. Antoine ne vit plus. Le bonheur de profiter seulement de la vie est un rêve qu’il ne tend plus à atteindre. Petit à petit cette folle vie le grignote. Antoine est pourtant volontaire et aguerri, mais le stress commence à l’envahir silencieusement et sournoisement. Antoine rentre dans une période de sa vie qui se veut déterminante. Nouveau contrat en perspective et nouvelles raisons de se cogner la tête contre un mur face aux exigences requises, Antoine déjante. Hallucinations, fatigue et excès, il est temps pour Antoine d’entendre sa souffrance et de se prendre en main.

 

Rémy Genet traite avec ingéniosité et franchise un sujet d’actualité. Aux travers de métaphores subliminales et un certain sens de l’ironie, Rémy Genet dissèque avec enthousiasme et réalité le monde du travail et ses exigences. Au côté d’un personnage attachant, Rémy Genet nous invite à nous questionner sur les limites de l’être humain et sur les sacrifices imposés par une société du travail qui en demande toujours plus et au-delà du raisonnable. Burn out, dépression, perte du sens de la réalité, enfermement …, tout autant de sujet que traite avec subtilité Rémy Genet.

 

Si Rémy Genet tente une approche singulière, je ressors de cette lecture charmée. L’auteur jongle magnifiquement entre les différents états de son personnage principal et la réalité du travail de ce dernier. Étape par étape, l’atmosphère se dégrade comme l’état d’Antoine. Alors que ce dernier touche le fond, l’évidence apparaît et se concrétise d’une manière inattendue. La volonté d’Antoine est un élément important qui subit tout de même différents aléas.

 

DANS LE ROUGE est un roman singulier qui marque les esprits au fer rouge !

 

Une chronique de #Esméralda

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… l’interview de Rémy Genet.

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MON MARATHON INDé de Septembre.

 
Bonjour tout le monde,

En ce dernier lundi du mois de septembre, il est temps de vous présenter les romans auto édités que je met à l’honneur pour ce nouveau rendez-vous #MonMarathonIndé.
5 romans et tout autant d’univers !
Dès demain vous pourrez retrouver les portrait chinois de chaque auteur !
Si vous désirez davantage d’informations, n’hésitez pas à cliquer sur la couverture.

Bonne balade.

 

Résumé :
Théo, trentenaire en couple avec Sonia, est mis dehors par cette dernière lorsqu’elle découvre via un reportage TV qu’une femme, qui se prétend sa compagne, le recherche et l’a signalé comme porté disparu. Elle est persuadée que Théo mène une double vie. Théo est convaincu qu’il s’agit d’une erreur, ou d’un sosie. Bien décidé à éclaircir ce mystère pour récupérer son existence, il traverse toute la France pour rejoindre l’endroit où cet homme vivrait. Mais lorsqu’il y arrive, tout le monde le prend pour le disparu.
Résumé :
Vaucluse, 1985. Léa, seize ans, est une ado rebelle. Elle fait partie du mouvement des Guides et Éclaireuses de Belgique et cette année, le camp de vacances des jeunes filles sera dédié à la rénovation d’un château français, résidence où a vécu en son temps Donatien Alphonse François de Sade, le célèbre et controversé marquis. Lorsque la route de Léa croise celle d’Éric, un écrivain de trente-cinq ans, la vie de la jeune fille s’en trouve à jamais transformée.
Résumé :
Jeune prodige de la musique baroque, Amélie est une pianiste qui a déjà une longue carrière derrière elle. Mais un jour, tout bascule. Amélie n’en peut plus et son comportement habituellement si docile et effacé change du tout au tout. Sur les conseils du médecin de famille, la jeune femme va se reposer à l’Institut Montcalm, en Suisse, un lieu administré par Kurt Von Ebrennac, psychiatre. Amélie retrouvera-t-elle la santé dans ce lieu privilégié ?


Résumé :
Elise Nogard, une jeune femme de trente ans, revient de Normandie où elle a passé les fêtes de Noël en famille. Dans le train du retour vers Paris, elle rencontre Raphaëlle Lefebvre, normande elle aussi, avec qui elle sympathise. Une histoire d’amitié naît entre ces deux femmes qui se complètent. Elise est réservée, rêveuse et raisonnable ; Raphaëlle, excentrique, provocatrice et entreprenante. Son arrivée dans la vie d’Elise la chamboule. Elle change. D’abord par ses tenues vestimentaires, puis par l’assurance qu’elle gagne, et le grain de folie qu’elle peut mettre dans sa vie. Pourtant, Raphaëlle est parfois mystérieuse. Son comportement semble étrange à certains moments. Elise est persuadée que son amie a un passé douloureux et elle se donne tous les moyens pour la mettre en confiance. Elise la présente aux personnes qui lui sont chères et l’intègre à son quotidien. Sa vie en sera transformée.
Résumé :
Antoine dilue sa tourmente dans un café et fonce au bureau pour ne pas broyer du noir. Il est loin, le boute-en-train multiculturel des années étudiantes ! Il a fait place à un cadre expatrié, supérieur s’il vous plaît, que ses responsabilités asservissent chaque jour un peu plus. Le burn-out guette et les hallucinations colorées d’Antoine le plongent bientôt dans le rouge, dans le pire, le regret et les choix par défaut, dans ce qui l’attend s’il ne reprend pas sa vie en main. Ne faut-il pas perdre pied pour y voir clair ? Entre satire d’entreprise et séquences oniriques, Dans le rouge suit Antoine sur le chemin de sa quête de sens et trace une nouvelle ligne de référence dans la littérature contemporaine.


 
A bientôt pour mes avis !
#Esméralda

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REFRAIN de Mathilde Roux.

[ LITTÉRATURE BLANCHE – Nouveauté 2019 ]
Éditions EDISTART
188 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
A la mort de son grand-père, Camille retourne vivre dans le château familial, cerné par les forêts épineuses de la montagne Noire. Avec sa mère, Roxane, et son petit garçon, Jack. Un bien curieux trio que cette famille-là. Conteuse un peu lunaire, la jeune femme se sent comme une princesse inutile dans un monde trop cohérent. Elle décide pourtant d’affronter les démons de son enfance. Pour s’inventer une nouvelle vie. Nouvelle vie ou nouvelle mort ? Récit aux notes allégoriques, Refrain questionne l’amour maternel, la quête d’émancipation et la parentalité. Il oscille entre humour et gravité, servi par une nouvelle plume, nerveuse et mordante. Le roman d’un amour obsessionnel, comme la trame d’un conte, le souffle du vent, le refrain d’une chanson.

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Balade nocturne sur une mélodie sans fausse note, REFRAIN dénote par les thèmes abordés. Des thèmes forts et poignants qui interrogent silencieusement sur notre identité face à ce monde cynique et noir. Des thèmes percutants sur l’indésirable, sur le bonheur, sur le malheur et sur la perte qui a de nombreux visages à la fois mélancolique, narcissique et heureux.

 

Roxanne, Camille et Jack : un trio qui danse sur une musique loin d’être accordée. Roxane, un brin autoritaire et protectrice. Camille, bohème et douce rêveuse. Et Jack éternel petit garçon au rôle évocateur et primordial. Trois mondes éclectiques cohabitant pour le mieux.

 

Un château et ses mystères enflent les douces mélopées émanant de la forêt noire. Entre légendes et rumeurs, la vie s’écoule dans un autre espace temporel. Château charismatique pour un grand-père exceptionnel. Des pièces imposantes et des murs silencieux témoins de tant de choses dont l’amour et la folie. Une dernière pièce de théâtre doit s’y jouer et si le final semble jouer d’avance, l’imprévu l’ébranlera.

 

Mathilde Roux signe un premier roman déstabilisant. Un roman emplit de douceur, de bienveillance et de candeur au sein d’une atmosphère malsaine. Ces demi-mots et ces demi-prières frappent cette fatalité apprivoisée mais qui tend à redevenir sauvage. Conte espiègle où l’identité est au cœur d’une libération trop longtemps cherchée.

 

Plume poétique, verbe enjôleuse, un roman auquel il est difficile de résister. Accaparée par ce trio informe, l’histoire se forme et se déforme pour en créer une autre épique et fusionnelle. Si la redondance du passé semble réconfortant, l’avenir est précieux à celui qui va le chercher et brise ainsi ce cercle vicieux.

 

Une lecture formidable que je vous invite à découvrir.

 

Chaque semaine, la même route. Mais qui aujourd’hui ne se ressemblait pas. Le récit était différent. Les maisons jaugeaient es intrus qui passaient sur la route et leur voulaient du mal. Des phares au loin allaient vous croiser, vous éblouir, peut-être vous percuter, peut-être volontairement. On pouvait aussi être seuls dehors. Les arbres alors nous menaceraient, le vent hurlerait. Fouet obsédant. Le jour, c’est la vie des êtres et la nuit, c’est la vie des choses, avait raconté certain conte. C’était un monde qu’il ne fallait donc déranger sous aucun prétexte. Mickaël s’abandonnait ainsi à son imagination. Le petit garçon devait ressentir ses incertitudes. Et c’était flou. Et c’était large comme l’océan.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Edistart.

… l’univers de Mathilde Roux.