BOOM de Julien Dufresne-Lamy.

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[LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2018]
Éditions ACTES SUD Junior – Collection d’Une seule voix.
Lecture personnelle

 

Format numérique (110 pages) : 7.49€
Broché : 9.80€
Ma note : 5/5 mentions « à découvrir » et « coup de cœur »

 

 

 

Le résumé :
« Si vite, tu es devenu mon meilleur ami. Mon meilleur pote, à la vie à la mort. Indécent de dire ça. Pendant trois ans, tu m’apprends mille trucs. T’es Robinson, MacGyver, Dora l’exploratrice combinés. Tu me montres comment rafistoler un grille-pain, allumer un feu, faire des noeuds marins. Tu m’apprends même à conduire. Trois ans de confidences, de joie, de gueule de bois. Trois ans de gueule de joie, c’est ça. » Timothée était le gentil, le bien éduqué. Etienne le fêtard, l’incorrigible. Une amitié fusionnelle, jusqu’à ce voyage scolaire à Londres. Jusqu’à ce que Timothée soit fauché par un fou de Dieu sur le pont de Westminster. Depuis, Etienne cherche les mots. Ceux du vide, de l’absence. Etienne parle à son ami disparu en ressassant les souvenirs, les éclats de rire.

 


 

Mon avis :

 

Certes je ne fais pas parti du public visé par le nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy, mais peu importe je voulais absolument l’avoir. Même mon fils, de presque 9 ans, a voulu le lire, mais je ne l’ai pas autorisé à le prendre. Dans quelques années je lui donnerai et on parlera de ce roman génial.
Ce n’est pas à proprement parlé d’un roman épistolaire, mais je l’ai perçu comme tel. Une lettre ouverte, un témoignage éprouvant, un mea culpa déchirant. Etienne décrit cette amitié forte et immuable. Celle qui s’est bâtie pendant trois années. Trois années de fou rire, de délires, de soirées, de questions. Ils sont devenus de jeunes adultes, ensemble. Des projets communs, de l’ambition. Etienne est désinhibé alors que Timothée a la tête sur les épaules. L’un réfréne l’autre. L’autre le pousse. Deux identités complémentaires mais aux antipodes.
Ce laïus fait suite au décès de Timothée « fauché par un fou de Dieu ». Etienne se remémore et nous narre cette amitié insensée. Les remords, la peine, la douleur entrecoupés par l’euphorie et la douce folie de l’adolescence, tiennent une place primordiale.
Loin du monde d’être frustrée par la longueur de ce magnifique roman, j’ai vécu cette lecture comme un voyage bouleversant et intense. La plume de Dufresne-Lamy est efficace, poignante et chargée en émotions. Dufresne-Lamy narre un des fléau actuel avec beaucoup humilité. En mettant en scène ces deux adolescents pleins de vie, il touche irrémédiablement le lecteur qui soit ado, jeune adulte, adulte, parents et grands-parents.

 

Une sensibilité à toute épreuve qui te prend littéralement aux tripes.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Dans l’appartement, tu me laisses entrer le premier alors que tu portes les sacs de course. Tu me reparles de tes analyses spectrales-je-sais-pas-quoi et de ton exposé barbant sur les ondes. J’avance jusqu’au couloir. Tu es derrière moi. Tu pousses une gueulante par ce que ta mère a fermé les volets en partant ce matin. On est dans le noir complet. J’appuie sur l’interrupteur du salon et tout le lycée est là devant moi, à hurler SURPRISE;
J’ai l’air idiot.
Ils sont tous là, même les figurants à qui on ne dit pas un mot. Face aux troupes, je ris nerveusement. Je bafouille des mercis grotesques et tu m’agrippes chaleureusement par la nuque en me criant, Joyeux anniversaire, bichon. Dans mon dos, tu as tout préparé. Le buffet. Les banderoles suspendues aux tringles. L’éclairage, le set de latines et la petite famille de bouteilles pour trinquer. Tu n’es pas allé en cours cet après-midi. Tu m’as menti et tu t’en excuses parce que tu n’as jamais mentir. Tu n’as pas suivi les trois heures de TP physique-chimie dont tu me rebattais les oreilles. Tu as préparé la soirée dans le plus grand secret et on l’a fêté comme il se doit, cet anniversaire, tous les deux, jusqu’au bout du jour, avec la voix éraillée et la chemise blanche trempée de sueur. Mon dernier anniversaire avec toi.

 

 

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Retrouve mon avis sur un autre roman de Julien Dufresne-Lamy :  » Deux cigarettes dans le noir ».

 

 

 

 

 

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ROUGE DE SOI de Babouillec.

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[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2018 
Éditions Rivages
Préface Julie Bertucelli
Format numérique (142 pages) : 11.99€
Broché : 15.00€

 

 

Le résumé :
Je m’appelle Eloïse Othello. Je cours contre l’idée de la perte de l’identité individuelle au bénéfice de l’identité collective. En clair, être soi-même et non une identité manufacturée dans la chaîne de l’identité sociale.

 


 

Mon avis :

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Eloïse est allongée les pieds en éventail sur le sofa mauve et le souvenir de Moshé brouille un instant sa joie. Elle se ressaisit en apercevant l’image de Tonio, le monde de Tonio. Elle laisse échapper un soupir, Bordel, c’est compliqué la vie.
Les belles illusions de la Belle au bois dormant s’endorment. Tout devient comme le guet-apens de la Belle endormie aux abois. Je vous raconte une vie sans histoire, sortie des fables sans fontaines pour éponger la soif des assoiffés d’histoires des comptes affables.
L’histoire de Miss Othello.
Eloïse nous raconte l’histoire interdite des êtres communicants, enfermés dans l’œuvre du monde écrite par les hommes méritants selon l’œuvre du mérite. Cultiver l’alternatif permet d’apercevoir les racines oubliées, laissées pour compte. Le nombril en expédition, fabriqué made in culture géométrie de l’intérieur fermé. L’origami certifié conforme.On
On libère des joies mystérieuses nécrosées dans le voyage apocalyptique de l’évidence.

 

Comment parler d’un livre qui est inqualifiable ? Comment mettre ses propres mots sur « Rouge de soi » ? Exercice compliqué tant les mots me manquent et dont je ne maîtrise pas. Comment rendre à sa juste valeur, un roman qui bouleverse, transcende ?

 

 

Ma première rencontre avec « Rouge de soi » s’est faite sur les réseaux sociaux (béni les dieux (pour une fois) qui ont su insufflés aux hommes la création des réseaux sociaux). Cette vidéo qui a attiré mon regard et là j’ai vu et j’ai regardé. Babouillec en pleine création ! Cette joie de vivre en communiquant avec ces lettres. Ce regard, loin d’être éteint mais au contraire plein de malice. La fascination m’a de suite frappée. Et j’ai voulu absolument connaître l’immensité de Babouillec. Celle contenue dans cette bulle qui ne demande qu’à être explorée.
Et puis j’ai voulu ouvrir ce roman par ce que je suis maman d’un petit garçon (qui sera un adulte un jour) qui présente des troubles du spectre autistique. Un combat de tous les jours sans relâche.

 

 

« Rouge de soi » c’est l’histoire de nous, de vous, d’eux, d’elle et de Miss Othello. C’est l’histoire dans l’histoire ! Une place dans la place de la société. C’est l’identité individuelle dans l’identité collective. Un monde, une bulle dans l’anarchie organisée de notre société. C’est tout un tas de questions, de remises en questions, de vagabondages dans les multitudes, des prises de consciences, des insouciances, des rêveries, des réalités, des créations. C’est ultime, renversant. C’est une bulle d’où tu explores chaque recoin qui n’existe pas mais qui fait parti d’une réalité tragique incompréhensible. C’est l’acceptation de la différence mais qui n’est pas en même temps une différence. C’est comprendre cette différence. Miss Othello t’ouvre son monde, sa bulle, sans en être vraiment une. T’enfiles avec elle, ta tenue de scaphandrier et tu plonges dans le tumultueux de l’océan. Tu découvres des trésors enfouis et quand tu lèves la tête de cette profondeur, tu rencontres l’immensité noire des étoiles, de la vie. C’est cosmique ! C’est le bing bang !

 

Babouillec ne gribouille pas. Elle narre, elle philosophie, elle raconte son immensité, elle ouvre les esprits étriqués. Elle joue avec les mots parfois avec beaucoup d’humour, elle s’amuse. Elle te parle.

 

 

Je termine mon petit billet modeste par les mots de Julie Bertucelli :

 

« Plus je lis Babouillec, plus je suis émue et pense profondément qu’elle est l’une des plus grandes poétesses-écrivaines-autrices du XXIème siècle avec sa fulgurante écriture, ses questions intarissables surgissant des profondeurs, sa soif d’élucidation enthousiasmante, ses paroles inouïes, ses histoires uniques et de plus en plus concrètes, toujours différentes, ses dialogues ciselés, son humour renversant et sa pensée qui voyage et nous transporte si loin. Elle nous ouvre la vie en grandissime, en multidimensionnel, en ultrasensible, en surpassionnant, en infiniméthaphysique, en extrapoétique… Je ne la remercierai jamais assez d’être ce qu’elle est et d’être venue sur terre pour nous rencontrer ! »

 

 

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En aparté :

Hélène Nicolas, dite « Babouillec autiste sans paroles », est une jeune femme de trente ans, autiste diagnostiquée très déficitaire.

Jamais scolarisée, elle n’a, selon ses propres mots, « pas appris à lire, à écrire, à parler ». Elle n’a pas accès à la parole; son habilité motrice est insuffisante pour écrire. elle réussit pourtant, après vingt ans de silence, à écrire à l’aide de lettres en carton disposés sur une page blanche, des œuvres d’une grande force poétique.

« Algorithme éponyme et autres textes » recueillent ses principaux ouvrages, dont deux font l’objet de multiples représentations théâtrales, notamment au festival d’Avignon, et bientôt au théâtre de la Ville (février 2017).

 

 

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SI ON DANSAIT … de Rachel Joyce.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018 ]
XO Éditions
Traduction : Rémi Bonnard
Masse Critique Privilégiée Babelio

 

Format numérique (374 pages) : 12.99€
Broché : 19.90€
Ma note : ♥♥♥♥♥ mention « à découvrir »

 

 

Je remercie Babelio et les éditions XO pour leur confiance.

 


 

 

Le résume :

 

À Londres, au bout d’une impasse délabrée, Frank n’est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie.
Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin…
C’est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s’être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l’aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l’excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.
Lui qui ne croit plus en l’amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s’écroule, il disparaît.
C’est sans compter, pourtant, sur l’extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n’est jamais trop tard pour faire renaître l’espoir et réapprendre à danser…

 


 

Mon avis :

 

-La musique, c’est une histoire de silence, lui dit-elle dans la maison blanche près de la mer. […]
-La musique sort du silence et elle y retourne toujours. C’est un voyage. Tu comprends ?

 

 

« Si on dansait … » est le quatrième roman de l’anglaise Rachel Joyce. Je découvre son univers dans ce roman tout aussi agréable qu’une balade musicale.

 

« Si on dansait… » a ce quelque chose d’extraordinaire, envoutant et harmonieux. Ce voyage auprès de cet homme, Franck élevé par une femme atypique et créatrice au doux son des vinyles d’où émanent ces silences et ces notes, est merveilleux. Comprendre les gens, les écouter, les voir tout simplement et savoir quelle chanson les guérira de leurs maux passagers ou ancrés. Franck aux premiers abords semble être un homme sauvage mais si tu t’en approches et tu oses lui poser la bonne question alors tu découvres un homme doux, attentionné, pédagogue, tout simplement humain. Le vinyle entre ses mains est un trésor authentique. Heureux celui qui en prend soin et qui sait tendre l’oreille pour écouter. Heureux celui qui se laisse envouter par la mélodie. Le vinyle n’a pas de frontière, l’âme et le corps unis pour une découverte sensorielle, sensitive et délicieuse. The Pistols, Aretha Franklin, Bob Marley, Alléluia, Bach, Beethoven, Vivaldi…

 

« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck, sa vie, son enfance, sa crainte, ses amours interdits. Tu te rends compte que sa vie est une mélodie atypique, lente et rapide, transie et passionnée, des anicroches, des silences. Une musique à l’image de l’enfant qu’il a été et de l’homme qui l’est devenu. C’est passionnel, touchant, chaotique, déchirant, transcendant. Franck est un farouche défenseur à la protection et à la survie du vinyle.
« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck dans son magasin situé dans cette rue multi ethnique. Une rue, Unity Street, mouvementée et où la vie résonne de maintes manières. Il y a Maud, la tatoueuse acariâtre et jalouse. Le Père Anthony vendeur de bibelots religieux mais qui n’est plus curé. Kit, l’employé, l’éternel maladroit et gaffeur, qui veut devenir un quelqu’un. Les jumeaux, gérants des pompes funèbres. Le boulanger polonais. La vieille Madame Roussos et son petit chien. Le bar et ses habitués. La solidarité les lie tous pour le meilleur et le pire.
« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck et de cette femme au manteau vert, à l’écharpe, portant toujours des gants et arborant une coiffure coiffée-décoiffée. Elle c’est Lisa Brauchmann, ressortissante allemande, venue tenter sa chance à Londres. Une femme mystérieuses aux doigts d’or. Une femme merveilleuse, attachante, douce. Une femme qui fait battre le cœur de pierre de Franck. Petit à petit leur attachement mutuel se renforce. La musique les enveloppe dans cette bulle silencieuse. D’eux deux émane quelque chose de puissant et d’immuable. C’est véritable. Mais les secrets et les non dits font mettre à mal Franck.

 

Ce roman est une très très belle découverte. Il va trotter longtemps dans un coin de ma mémoire. La plume de Rachel Joyce est sublime et déconcertante. Elle narre avec beaucoup d’honnêteté ses personnages et leurs vies. Et puis j’adore cette touche d’humour à l’anglaise qui s’imbrique dans le scénario. C’est drôle, c’est touchant ! La musique virevolte de pages en pages. C’est juste fantastique ! Il y a également ce côté combatif pour le vinyle certes mais aussi pour ce quartier désœuvré et puis pour l’amour. Le caractère social est très présent. Une touche romantique vient fleurir les scènes intimistes. Cette histoire recèle en elle des petits bijoux.

 

C’est juste une magnifique et belle histoire !

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Il lui raconta donc l’histoire de Beethoven et de son élève, Julia, tout comme Peg l’avait fait avant lui.
-Quand j’écoute le Clair de lune, je le vois assis près d’elle au piano. Il lui joue une lettre d’amour et il attend qu’elle lui montre qu’elle a compris. La musique démarre lentement, doucement. Il a l’âge d’être son père, il vit toujours des amours impossibles, mais cette femme est si belle et hors de sa portée. La musique monte en puissance puis redescend, mais elle ne fuit jamais, elle attends. Les notes les plus aiguës vont plus haut, toujours plus haut, pendant que les graves répètent le même motif, en disant : « oui, oui… » On dirait deux voix qui se demandent l’une à l’autre si elles ressentent la même chose, sans utiliser de mots. Mais, soudain, Beethoven renverse les rôles. Les notes aiguës mènent la danse, comme s’il était devenu Julia et que Julia ait pris sa place. Ce qu’il fait est tellement intime qu’on croirait qu’il est en train de faire l’amours avec sa belle élève.
-Faire l’amour ? dit-elle en changeant d’expression. Beethoven ?
-Ou, en tout cas, des préliminaires assez poussés.
Faire l’amour ? Des préliminaires ? Qu’il ait pu prononcer ces mots le glaça. Il prit sa tasse de thé et en but une deuxième gorgée, glacée elle aussi.

 

 

 

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Rachel Joyce vit en Angleterre, dans une ferme du Gloucestershire, avec sa famille. Elle a été pendant plus de vingt ans scénariste pour la radio, le théâtre et la télévision, et comédienne de théâtre, récompensée par de nombreux prix.

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… est son premier roman.

 

 

 

 

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Origines de Kirsteen Duval

origines

Littérature contemporaine – Sortie le 19 janvier 2017

Auto-édition

Service Presse

 

Je remercie Kirsteen Duval de m’avoir confié son livre en service presse.

Résumé : Andrew et Kate, jeunes new-yorkais, viennent de se marier. Ils sont jeunes, riches, l’avenir leur sourit. Pour leur lune de miel ils décident de se rendent en Amazonie, d’où Andrew est originaire.

Ce qui devait être un voyage d’agrément, un retour aux sources pour Andrew, va se transformer en une expérience bouleversante dont ils ressortiront métamorphosés…

Inspiré d’une légende brésilienne, celle du boto, le dauphin rose d’Amazonie, Origines vous emmènera au cœur de la jungle brésilienne et vous fera découvrir les odeurs et saveurs de ce merveilleux pays qu’est le Brésil, ainsi que les menaces qui pèsent sur le poumon de notre planète.

Mon avis : le livre s’ouvre sur une scène étrange où Kate, la narratrice, est « mise de côté » par une autre femme. On repart ensuite trois mois en arrière afin de comprendre la relation entre Andrew et Kate et comment ils en sont arrivés là. Andrew et Kate sont jeunes, beaux, et viennent de se marier. Andrew a été adopté bébé. Il est originaire d’Amazonie mais ne sait rien sur ses parents. Pour leur voyage de noce, Kate décide donc de l’emmener en Amazonie, au plus près de ses racines. Au début réticent, il va finalement accepter ce voyage.

Mais une fois arrivés là-bas, tout va changer. Les certitudes du passé ne sont plus là, Andrew va peu à peu se métamorphoser au contact de cette terre qui l’a vu naître. Il va aller de surprise en surprise et essayer de découvrir la vérité sur ses « origines ».

Ce livre est un petit bijou. Kirsteen Duval nous embarque dans une histoire qui oscille entre amour, suspense, légendes amazoniennes et protection de l’environnement. En effet, ce livre est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur cette région du monde qu’on connait tous et toutes de nom mais dont on sait finalement peu de choses. L’auteur met un coup de projecteur sur cette région menacée alors qu’elle est le premier poumon de notre planète.

J’ai trouvé justement que cet appel écologique est subtilement lié à la découverte des populations traditionnelles vivant là-bas. Le tout se mêle à la quête d’Andrew et aux bouleversements que va connaître Kate. Ce livre ne nous laisse pas le temps de souffler. A chaque chapitre, on ne sait jamais à quoi s’attendre et jusqu’à la fin, on doute de la manière dont va se terminer ce livre.

Je recommande ce livre à tous les amoureux de la planète mais aussi à tous les amoureux de légendes traditionnelles et les fans d’histoires d’amour.

 

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Retrouvez Kirsteen Duval par ici!

Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – NOUVEAUTÉ 2017]

ÉDITIONS MICHEL LAFON

SERVICE PRESSE

 

Je remercie les éditions Michel Lafon ne m’avoir accordée ce service presse via Netgalley.

 

Résumé :

Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.

Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.

Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

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Mon avis :

Une lecture pétillante où l’humour, la dérision, le drame et la joie vont vous envoyer pour un aller simple sur votre nuage de plénitude.

Je vous avoue que le résumé est un peu trompe-œil, je m’attendais à une lecture mélancolique et grave où les larmes viendraient mouiller mes petits yeux. Et bien non, non et renon !! C’est une histoire où la mort et une promesse nous amènent sur une aventure pittoresque. Une vertigineuse descente où le lâché prise devient synonyme d’espoir. Une véritable histoire d’amitié qui perdure outre tombe.

Marie est l’incarnation même de la joie de vivre. Elle est loufoque, rigolote et attachante même sur son lit de mort, elle a cette dynamique de vous refiler le sourire et une patate d’enfer. L’histoire débute sur cette mort tragique qui vous arrache les tripes face à l’injustice de la vie. Mais, voilà Marie ne l’entend pas de cette oreille, elle sera présente aux côtés de sa meilleure amie ( qu’elle considère comme sa sœur) Molly, d’une manière peut conventionnelle, mais après tout pourquoi la mort devrait-elle être une barrière ? Voici Molly qui se retrouve avec douze enveloppes suspicieuses. Ne tenant plus, elle ouvre la première : et débute ainsi un drôle de périple qui va l’amener à se découvrir et vivre.

J’ai été tout de suite emballée par cette histoire : le thème, le contexte et les personnages m’ont charmée. Les filles sont aux antipodes l’un de l’autre : Marie est fofolle alors que Molly a ce besoin de sécurité, elle est réservée alors que son amie est une explosion de bonne humeur. Bref des filles que vous aimerez avoir à vos côtés pour de bons délires. Elles sont tellement vraies qu’on ne peut pas les oublier.

Je ne connaissais pas cette auteure et je suis ravie d’avoir découverte sa plume. En toute légèreté, elle vous transmet toutes les émotions de ses personnages. D’une situation délicate, elle arrive à donner à son histoire une dimension humaine et chaleureuse.

Bon Dieu qu’est ce que j’ai pu rire !!!!!

« Tu as promis que tu vivrais pour moi » est a dévoré sans modération, sur un transat avec un Mojito. Vous serez ravie de rencontrer Molly et Marie et vous vous délecterez de cette véritable histoire d’amitié qui va vous refilez le sourire jusqu’aux oreilles.

Ps : éclats de rire assurés, ne vous étonnez pas si on vous regarde bizarrement, surtout si vous êtes à la plage !  🙂 🙂 😉

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Pour tout savoir sur Carène Ponte et les éditions Michel Lafon : c’est par ICI !

 

 

 

Une Ombre Chacun de Carole Llewellyn.

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[ LITTÉRATURE GÉNÉRALE – NOUVEAUTÉ 2017]

ÉDITIONS BELFOND

SERVICE PRESSE

 

Je remercie les éditions Belfond de m’avoir permis de découvrir ce merveilleux roman via le service presse de Netgalley.

 

Résumé :

 » Il n’y avait dans ma mort aucune injustice. Je l’avais vue arriver jusqu’à moi avec une froide évidence. « 

Rescapée d’un enlèvement quand elle était enfant, Clara, 30 ans, mène désormais à Paris une vie confortable avec son mari, Charles. Pourtant, lorsqu’il lui demande un enfant, elle décide de partir sans laisser de trace.
Homme d’affaires occupé, Charles loue les services de Seven Smith, un ancien Marine, afin de retrouver son épouse. Pour le soldat américain, que la fin de la guerre a laissé sans but, la quête de cette femme disparue est une occasion inespérée d’exister à nouveau.
À travers l’Europe, Clara et Seven vont partir à la recherche de vérités sur eux-mêmes qui altéreront pour toujours le sens de leurs vies.

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Mon avis :

Une nouvelle découverte émouvante et touchante.

Une lecture intense où chaque parcelle d’émotions est décrite, sublimée par des mots empreints d’une force à la fois magnifique et cruelle. Une lecture où les sentiments s’affrontent : se mêlent, se démêlent, s’intensifient et se perdent dans les profondeurs de la conscience. Un duel acharné entre passé et présent.

Clara et Seven : deux êtres abîmés par la vie. Leurs enfances, leurs vies actuelles, leurs craintes, leurs espoirs, les rassemblent même si la distance les séparent. Leurs histoires s’inscrivent dans la réalité d’aujourd’hui : terrorisme, dépression post-traumatique, guerre, pression imposée par la société actuelle et familiale. Leurs besoins sont remisés dans ce placard sombre, les envies de leurs entourages sont bien plus importantes. Ils évoluent dans cette société individualiste, où le sens du mot « couple » est associé à trahison et infidélité. Jusqu’au jour où cette brèche leur est offerte sur un plateau d’argent : prendre leur vie en main et enfin décidé le meilleur pour eux.

Clara et Seven partent et abandonnent tout. Je ne considère pas leurs voyages personnels comme un road-trip mais je l’associe bien plus à un chemin de croix. Il se retrouvent avec eux-même et leurs désarrois. Nous suivons leurs cheminements individuels et nous replongeons avec eux dans leurs passés. Ce processus enclenché, telle une psychanalyse, leur consentira à accepter l’effroyable et surtout ce qu’ils sont devenus.

Pour ce premier roman, la plume de Carole Llewellyn est juste parfaite et exceptionnelle. Elle nous bouleverse, émeut et nous incite silencieusement à se questionner sur nous même. Aux travers de ses mots, elle nous insuffle la douleur et l’optimisme.

« Chacun son ombre », dans sa singularité porte ce fardeau de tout à chacun !

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Pour tout savoir sur Carole Llewellyn et les éditions Belfond : c’es par ICI !

 

 

La Vie en Rosalie de Nicolas Barreau

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Littérature contemporaine – Sortie le 1er février 2017

Livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Rosalie, jeune propriétaire d’une jolie papeterie au cœur de Saint-Germain-des-Prés, passe ses journées à peindre les vœux des autres sur des cartes postales en attendant que les siens se réalisent. Jusqu’au jour où Max Marchais, le célèbre auteur jeunesse, débarque dans sa boutique pour lui proposer d’illustrer son nouvel album, Le Tigre bleu. Rosalie est comblée ! Mais c’était compter sans l’irruption d’un professeur de littérature américain qui assure que ce conte lui appartient. Commence alors une enquête haletante pour démêler le mystère qui entoure le manuscrit.
Une promenade savoureuse et romantique dans un Paris littéraire où le destin et l’amour s’écrivent à l’encre bleue.

Mon avis : j’ai découvert Nicolas Barreau par hasard il y a deux ans. Dans son premier roman « Le sourire des femmes », j’avais été attirée par la couverture et par le fait que l’héroïne s’appelait Aurélie. Complètement emballée, j’attends maintenant tous les ans la sortie de son ouvrage en poche.

Ici, encore une fois, le roman se passe à Paris. Vous me trouverez peut-être un peu ringarde mais j’adore les histoires qui se déroulent à Paris. Malgré tout ce qu’on peut dire, Paris reste, pour moi, la capitale du romantisme. J’ai beaucoup aimé le personnage de Rosalie. Elle est une éternelle optimiste, une amoureuse de la vie qui croit encore aux petits bonheurs du quotidien. Un jour, elle rencontre Max Marchais, un auteur qui fait appel à elle pour illustrer son nouvel album. Rosalie ne peut pas être plus heureuse jusqu’à la visite de Robert Scherman, un professeur américain de littérature, qui débarque et accuse Max Marchais de plagiat. Rosalie va alors accepter de l’aider à découvrir la vérité et à explorer des pans inconnus de son passé. Une fois les présentations passées, Robert va vite devenir un personnage très attachant et il va former un excellent binôme avec Rosalie.

J’ai lu ce livre pendant mes vacances et je dois dire qu’il n’a pas duré longtemps. C’est le genre de livre qu’on ne veut pas lâcher tellement on est pris dans l’histoire. On s’attache rapidement aux personnages et c’est avec un petit pincement au cœur qu’on referme le roman. Encore une fois, la fluidité de la plume de Nicolas Barreau fait mouche et il nous embarque aux quatre coins de Paris.

J’aime beaucoup ces lectures qui permettent de lâcher prise pendant quelques heures. Mais surtout, c’est un livre plein d’optimisme qui nous aide à croire aux petits miracles du quotidien.

Retrouvez l’univers de Nicolas Barreau sur le site de « Livre de Poche »