OLYA de Michel Louyot.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]
ATELIERS HENRY DOUGIER – Collection Littérature
221 pages
Ma note : 3/5
Lien Kindle
 
Le résumé :
Une quête entre Orient et Occident
 » À elle seule, elle est la revenante, l’initiatrice, le rêve, le cauchemar, la trame de l’histoire, l’Eurasie, Éros et Agapé réconciliés. « 
Yoshi san est en révolte contre son père, un haut dignitaire japonais. Alors qu’il sombre dans la marginalité, il se perd dans les quartiers de plaisir d’une grande ville du sud-ouest du Japon où il rencontre une hôtesse de bar, Olya. D’origine russe, cette jeune femme à la fois sensuelle et énigmatique va bouleverser sa vie et l’entraîner dans une quête haletante des origines entre la Corée, la Chine, la Russie et la France.
Un roman initiatique, une méditation politique sur les rapports passionnels entre l’Orient et l’Occident
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"

 

Blanches les chevilles, je ne vois qu’elles, souples, déliées, quand elle danse seule et quasi nue dans le bar, deux ailes de papillon qui flottent et volent devant moi comme pour me guider, m’entraîner vers la chambre.

 

Marqué au fer rouge, par un père indifférent et une mère partie bien trop tôt, Yoshi san grandit dans un monde où sa présence est manifestement qu’une erreur. Un père bien trop stricte qui l’oblige à suivre une ligne de conduite toute autant rigoureuse et une grand-mère qui lui apprend à s’écouter à travers le monde qu’il l’entoure. Yoshi san rêve et est attiré par un monde aux antipodes de son éducation. La Russie et le communisme, deux mots à bannir de ses ambitions. Yoshi san, homme dénaturé, voguant sur les affres d’un mal-être grandissant et accaparant cette volonté qui fait marcher tout un peuple à la baguette. Sombrant davantage dans un monde décrépi, fade, où ses chimères l’emprisonnent et l’empoissonnent. Vie hachée et désordonnée, Yoshi san se cherche, se trouve et se perd. Pourtant, un soir, un mystérieux papillon se prénommant Olya va le prendre sous son aile.

 

Sublime voyage désordonné, Yoshi san m’a transportée dans cette vie qui se joue sur de nombreux tableaux : le Japon, la Corée, la Russie et Paris. Cette quête toute aussi initiatique que révélatrice pousse les confins d’un homme perdu. Mirages, chimères ou rêves, ternis par de sombres pensées. Esclave des non-dits et des secrets et emmuré dans ce silence morbide, Yoshi san se révèle aux côtés de cette beauté énigmatique.

 

Si j’ai été impressionnée par la force que dégage la plume de Michel Louyot, j’ai cependant été perturbée par les premiers chapitres. En effet, les changements de lieux et de temps sont nombreux et nécessite une concentration que je n’avais malheureusement pas. Je suis passée à côté de nombreux points cruciaux et je n’ai pas réussi à m’imprégner de l’atmosphère que dégage le roman dans sa première partie. Pourtant la littérature blanche est un genre que j’affectionne particulièrement pour les envolées lyriques, métaphores et bien autres effets de style.

 

OLYA est une ode puissante et ténébreuse où les femmes ont un rôle mystique. Un homme fragile qui suit les pas d’un passé révolu mais ouvert sur son futur dont il aura la force de s’octroyer.

 

Une chronique de #Esméralda

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… les site des Ateliers Henry Dougier.

Publicités

UNPUR de Isabelle Desesquelles.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
Rentrée littéraire 2019 – Sortie le 22 Août
Éditions BELFOND – Collection Pointillés
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
224 pages
Lien Kindle
 
Le résumé :
Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
Garder ce qui disparaît, c’est l’œuvre d’une vie. C’est notre enfance.
Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c’est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel il va choisir.
Quarante ans plus tard s’ouvre le procès du ravisseur, il n’est pas sur le banc des accusés, et c’est sa victime que l’on juge.
Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
De l’Italie – Bari et Venise – au Yucatán et ses rites maya ancestraux se déploie ici l’histoire d’un être dont on ne saura jusqu’au bout s’il a commis l’impardonnable.
À sa manière frontale et poétique, Isabelle Desesquelles joue avec la frontière mouvante entre la fiction et le réel, et éclaire l’indicible.
Roman de l’inavouable, UnPur bouscule, envoûte et tire le fil de ce que l’on redoute le plus.

Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"

 

La mer des Caraïbes ne fait de vagues. Le soir tombait, je restais en elle bras écartés, visage renversé vers un ciel sur le point d’être enténébré. Il était mon ciel du Yucatán toutes les routes menant nulle part. Le corail remué au fond évoquait un sablier qui s’écoule, il me berçait. Au procès, Julien, tu as décrit ta collection de bouteilles pleines de sable, elles te bercent, toi aussi ? A Tulum, je découvre les bains de nocturne, je me couche dans la dans la mer, immanquablement les poissons finissaient par me mordiller, drôles de chatouilles. Je guette les étoiles qui s’enfuient, elles ne me déçoivent pas, il y en a toujours une pour griller le ciel. Quand l’haleine du vent me perce, nous sommes pris la mer et moi d’un même frisson, il me souffle « Il est l’heure maintenant ». La quiétude que maman trouvait à s’éloigner dans la mer, je l’éprouve à y rester, mais vient le moment où il faut en sortir.
Bataille de polochons, rires fugaces éternellement éclatant, jalousie passagère, regard malicieux et sourire en coin, chatouilles chatouilleurs, câlins rassurant, bras réconfortant, complicité hors norme, Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, deux étoiles suprêmes dans un univers unique. Des rêves de grandeur dans cette vie brisée.

 

Chaos instantané, froid engourdissant, bruit récurrent, odeur démoniaque, ombre sinistre d’un avenir sordide. Un traître de ceinturon, un tapis moelleux engloutissant toute dignité, une chambre satyre et une vie décharnée. Un super héros désillusionné qui ne compte plus rien. L’espoir a fui, le soleil s’est terni, les abysses sont son nouveau terrain de jeu.

 

Le temps s’écoule. L’enfant grandi, objet abjecte d’un néant destructeur, façonné par une main experte, détruisant peu à peu une imparfaite pureté. Les souvenirs vacillent, l’espoir s’est fait la malle laissant la peur bien droite dans ses bottes. Pourtant un jour, la fuite vient toquer à sa porte. Voyages insondables vers une fuite, la rédemption à l’autre bout du monde. Des rencontres, des secrets inavoués et tordus, un homme brisé qui tente encore d’échapper à l’enfant volé et souillé qu’il est devenu.

 

Isabelle Desesquelles, plume fine où la subtilité poétique parachute dans un monde désœuvré, décharné et dépourvu de bonté. Mots cachant l’insoutenable dans un souffle peinant et encombrant de tant de vérités à jamais tus. Mots fous et perturbés dans une illusion qui n’a plus de limite. Mots crachés, venimeux, haranguant la colère contenue. Mots espérés et choyés d’un pardon bien trop irrévocable.

 

Isabelle Desesquelles aime bousculer, aime déranger dans cet étrange ballet où les paradoxes et l’âme humaine mettent sur table leurs plus beaux atouts comme leurs plus redoutables. Amourachée et éberluée devant une histoire qui ne peut que questionner sur un impossible dont il est inenvisageable de penser. Foudroyée par cette osmose aussi magique que destructrice délivrant ce message de douleur, de recueil, de reconstruction, de rédemption et de pardon. Secouée par la vivacité de cette plume intransigeante qui percute sans aucune concession. Abasourdie par ce cycle macabre sonnant le glas de tout espoir.

 

Isabelle Desesquelles signe un nouveau roman bouleversant et émouvant.

 

Une chronique de #Esméralda

 

L’avis de #Lilie :
20190822_204916
J’ai eu la chance, moi aussi, d’obtenir ce roman en service presse. J’en profite pour remercier les éditions Belfond et l’autrice pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en avant-première.
 
Ce roman, c’est l’histoire de Benjamin, arraché à sa mère et à son jumeau Julien lors d’un séjour à Venise. Ce roman, ce sont les épreuves qu’il a subit, auxquelles il a survécu, la manière dont il a essayé de se reconstruire. Ce roman, c’est un coup en plein cœur, une écriture qui vous prend aux tripes, une noirceur qui fait frémir et un rythme haletant.
 
On suit Benjamin dans son enfance, son adolescence puis sa vie d’adulte. Tout est dit à demi-mot, suggéré, laissant au lecteur le choix d’imaginer ou de comprendre ce qui a pu lui arriver. Honnêtement, je ne connaissais pas du tout la plume d’Isabelle Desesquelles et je dois dire que j’ai été totalement emportée par sa manière d’écrire et de nous plonger au cœur de cette histoire bouleversante. De Bari au Mexique, on le voit grandir et essayer de surmonter mais pourra-t-il y arriver ? Tout est l’enjeu de ce magnifique roman qui ne passera pas inaperçu. Avant de terminer, je voudrais souligner le jeu de mot autour du titre, « UnPur » en un mot, ce qui laisse, là aussi, la place à l’interprétation de chacun.
 
Pour conclure, ce livre est une belle découverte. Plein de sensibilité et de poésie, cette histoire est d’une noirceur incroyable et elle vous plonge dans les tréfonds de l’âme humaine. Véritable claque pour moi, je m’ajoute le nom d’Isabelle Desesquelles dans la liste des autrices à suivre.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… Ils en parlent sur Lisez.com.

… mon avis sur le précédent roman de Isabelle Desesquelles. (Clique sur la photo).

CETTE MINUTE OU TOUT A BASCULE… de Elowen Maé.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
287 pages
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Lien Kindle
Lu dans le cadre du RDV #MonMarathonIndé de Juillet
 
Le résumé :
Contre toute attente, Yuna décide de partir loin de chez elle et de sa famille pour faire ses études d’infirmière à Lannion, la ville où elle est née, voilà bientôt 18 ans. Elle organise son départ et décide de s’installer chez Marie, une mamie moderne de 78 ans, qui recherche une compagnie en échange d’une chambre à l’étage de sa charmante maison. Sa mère, Katell, d’abord frileuse à l’idée de voir partir sa fille, finit par accepter son choix.
Cependant, Yuna n’a pas été complètement honnête vis-à-vis de sa mère et de son beau-père, Marc, quant à la véritable raison de son retour en terre Trégoroise. Elle souhaite en effet revoir sa grand-mère paternelle, Jeanne, qu’elle n’a pas vue depuis l’été de ses dix ans. Elle compte sur cette dernière pour dénouer les fils de son passé et pour comprendre le conflit familial dont sa mère refuse catégoriquement de lui parler.
Mais ces retrouvailles, depuis longtemps espérées par Yuna et longtemps refusées par sa mère, Katell, ne vont pas se passer comme prévu ! La réaction étrange de sa grand-mère va entraîner Yuna, et sans le savoir sa mère, dans un dédale de questions jusqu’à apprendre la terrible vérité
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Aujourd’hui c’est « coup de cœur » pour cette lecture bouleversante, intrigante et captivante. Une histoire qui déchire les âmes. Une histoire qui instille de l’espoir. Une histoire lumineuse.

 

Yuna est une jeune femme qui rentre enfin dans le monde des adultes. Alors qu’elle n’a pas soufflé ses dix-huit bougies, elle entre en première année à l’école d’infirmière. Elle quitte la Loire-Atlantique pour rejoindre sa Bretagne natale avec les rêves plein la tête et les étoiles qui scintillent dans ses yeux. Yuna est une jeune femme introvertie qui n’aime pas spécialement se mettre en avant. Curieuse, gentille, intelligente, avenante, elle a pris la décision de s’installer en colocation avec Marie, une mamie moderne avec qui le feeling passe de suite. En échange de quelques services, le premier étage de la grande maison familiale, désormais vide, est à sa disposition monnayant un modique loyer. Une entente parfaite qui l’épanouit. Et cela ne serait rien sans ces incroyables petits enfants qui l’on acceptée sans rechigner dans leur bande de bras cassé. Si Yuna est une étudiante sérieuse, elle n’oublie pas que son exil a pour but également de renouer des liens avec sa grand-mère paternelle. Retrouvaille périlleuse qui soulève de nombreuses questions et doutes. Intriguée et malheureuse de se rejet, elle se confie à sa mère Katell. Deux femmes en quête de vérité, résisteront-elles au déferlement de réponses ?

 

Contre toute attente, j’étais à des années lumières de soupçonner que l’histoire allait prendre cette tournure. Un sujet sensible et bouleversant, certes maintes fois développer en littérature et en cinématographie, mais qui a su me surprendre. Elowen Maé maîtrise à la perfection toute cette intrigue. Alors bien évidemment j’ai pu pressentir quelques éléments, mais la fin reste quand même une surprise intense et destructrice. Elle m’a scotchée littéralement. L’autrice prend le temps d’instiller cette ambiance malsaine. Si elle débute avec légèreté et enthousiasme, tout au long des chapitres cette atmosphère s’étiole. La personnalité de chaque personnage est importante et l’autrice prend le temps de les développer. Les petits détails sont cruciaux, tout comme les fêlures de chacun. La plume de l’autrice dégage une belle énergie que j’ai beaucoup apprécie. Une plume simple, délicate et enjouée, instillant ici et là des petites notes d’humour qui s’efface au fil de la lecture pour être remplacée par une plume plus nerveuse et noire.

 

Les chapitres courts et le changement de point de vue (Yuna/Katell) m’ont vite embarquée dans une histoire trépidante. Des émotions à gogo, des questions, des doutes, tout autant d’éléments qui rendent accro. Un décor de rêve, où la Bretagne est mise en avant.

 

Un premier roman mené avec succès. Une magnifique histoire bouleversante et une autrice qui a indéniablement une plume captivante.

 

Une chronique de #Esméralda

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… l’interview de Elowen Maé.

IMG_20180426_160220_117

UNE VIE INFINIE de Julian Baurges.

 [ ROMAN INITIATIQUE – Nouveauté 2019 ]
195 pages
Ma note : 3/5
Lien Kindle
Lu dans le cadre du RDV #MonMarathonIndé de juillet
 
Le résumé :
Roman initiatique contemporain, sur le modèle de l’Alchimiste de Paulo Coelho.
Décrit par ses amis comme sympathique et attachant, Tom est un jeune adulte urbain, cadre d’une structure à caractère social, en quête de repères sur le plan personnel et de renouveau professionnel.
Un ensemble de circonstances l’incite à prendre un aller simple pour une île (imaginaire) des Caraïbes. Bien qu’il ne connaisse pas cet endroit, le choix de la destination ne doit rien au hasard. Son père, originaire de l’île est mort depuis peu. Tom ne l’a pas connu. Cette escapade exotique représente à la fois une bouffée d’oxygène et l’occasion de découvrir ses racines d’outremer. Mais son périple ira bien au-delà de ce qu’il imaginait.
Au terme d’un parcours atypique, jalonné de rencontres originales, d’amitiés, de complications et de rivalités tenaces, le jeune aventureux fera deux découvertes essentielles.
Thèmes visités au fil du récit :
Centraux : la quête de sens, de liberté et d’harmonie ; la découverte et l’exotisme ; l’amitié, l’amour et l’humour ; l’immersion en pleine nature, les paysages Caribéens (Antilles, caraïbes) ; le parcours initiatique, la découverte de soi ; l’attachement versus le lâcher prise, la sobriété heureuse…
Périphériques : la culture et la tradition ; l’héritage culturel et le métissage ; le vivre ensemble ; la mémoire, les traumas de l’histoire ; l’agriculture biologique ; les thérapies alternatives, la méditation, la recherche spirituelle (spiritualité, pleine conscience, éveil, réalisation)..
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Tout à chacun s’est vu se poser ces questions existentielles : qui suis-je ? D’où je viens ? Vers où je vais ?

 

Tom est dans cette phase à la recherche d’un lui abandonnée qui se sent en décalage dans le monde dans lequel il évolue. Un travail certes intéressant, des amis, une petite amie mais une vie qui ne le satisfait pas entièrement. Sac à dos sur les épaules, et un avion plus tard, le voici sur l’île de son père décédé depuis peu. Muni d’un appareil photo et d’un peu d’argent, le voici débarquant une île qu’il ne connait pas. Un pas après l’autre, une rencontre mystérieuse, il s’engage dans une aventure initiatique qu’il aura du mal à oublier. De rencontre à rencontre, de boulots éreintants à de rudes escapades, Tom se cherche, se trouve, expérimente et ouvre son cœur à la liberté et au bonheur.

 

Un roman initiatique émouvant et éprouvant. Une quête dans la profondeur de l’âme humaine. Un roman embarquant où chaque mot est pesé pour toucher en plein cœur le lecteur. Une balade exotique où les couleurs explosent le banal des grandes villes, où le bruit assourdissant devient une comptine et les amitiés des piliers indestructibles. Entre méditation, travail et exploration Tom s’épanouit dans cette vie rustre et s’affranchit des liens de monde moderne. Liberté et bonheur, un duo qui peut parfois jouer des tours, plongeant Tom dans des situations périlleuses.

 

J’aime beaucoup les romans initiatiques, ces épreuves à endurer pour devenir un homme ou une femme fidèle à ses valeurs. Cette ouverture vers d’autres possibilités. Celui-ci est teinté de paragraphe sur le développement personnel, notamment en ce qui concerne la méditation et ce qui s’en rapproche. Ce qui est intéressant dans ce genre de lecture, est la manière dont on envisage de se projeter dans cette aventure et/ou ce que l’on en retient. Chaque aspect de l’histoire raisonne en nous, avec nos failles, nos blessures et nos qualités, soit on en sert pour développer nos capacités et/ou soit on les abandonne car il ne nous correspond pas.

 

J’ai vraiment été charmée par cette lecture, même si dans la manière, les messages véhiculés, ne s’accorde pas à mes principes et objectifs. Une plume entraînante, joviale et poétique qui s’infiltre tout au long de la lecture et qui m’a portée vers un étonnant final qui la conclut à merveille. J’ai été séduite par les décors exotiques, la complexité de l’homme et la façon dont Tom choisit de faire face à tous les aléas en s’appropriant le meilleur pour mieux s’élever spirituellement et atteindre ses objectifs. Une lecture forte intéressante par tous les détails (autour de la méditation et spiritualité) et les descriptions. Si vous êtes fan de ce genre de lecture, alors je ne peux que vous le conseiller.

 

Une chronique de #Esméralda.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… l’univers de Julian Baurges.

IMG_20180426_160220_117

LA BOITE A OUTILS de Gérard Besnier.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE FRANÇAISE – Nouveauté 2019 ]

Éditions FRANÇOIS BOURIN – Collection Littérature

352 pages

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

Lien Kindle

 
Le résumé :
Lorsque Nicolas Dédacin Amoraus quitte précocement les bancs de l’école, son père le félicite : le voilà digne d’hériter de la noble boîte à outils familiale ! Et le jeune héros d’emporter fièrement ce berceau, ce « cercueil » comme disent les ouvriers, dans la campagne normande des années 1970, où fleurissent des utopies de travail « alternatif »… Nicolas s’apprête donc à soigner son apprentissage auprès de bons gars biberonnés au travail vrai ! À moins que ces autoproclamés professionnels de génie ne soient que de doux dingues, plus enclins à refaire le monde par les mots que par les actes ? Jugez vous-même : un mécano donneur de leçons, un « menuisier » roublard, un ouvrier agricole au patois incompréhensible, un séminariste illuminé… Sans parler de ces jeunes femmes au féminisme intransigeant ! De rencontres hasardeuses en catastrophes, les tribulations de Nicolas dessinent un étonnant parcours initiatique, déjanté et émouvant. Et pour tracer sa propre route, peut-être devra-t-il se détourner du testament qu il avait accepté.
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Quelle est bien singulière cette boîte à outils ! Symbole transgénérationnel de la passation d’un savoir-faire qu’il ne faut pas prendre à la légère, cette boite à outils alourdit par le poids des mots et des gestes est bien vide dans les mains de Nicolas Dédacin Amoraus. Pourtant il en mesure la beauté, la délicatesse, l’assemblage des pièces de bois et la décoration. Il en est bien fier de sa boîte à outils. L’avoir à bout de bras, se trimballer dans les rues avec, il en ressort un certain prestige et des œillades convenues. Cette fichue boîte à outils est le ticket gagnant pour afin mettre un pieds dans la vie active des adultes. Sans manuel, cette boîte semble encombrante. Dans un premier temps,  elle trône au fin fond du casier d’un garage de bus où Dédacin est laveur de cars la nuit. Elle attend patiemment son heure de gloire alors que Dédacin se décarcasse à faire rutiler ces cars d’école et de tourisme. Il s’épanouit, grandit et découvre l’amour au milieu de ces cars. Jusqu’au jour où les catastrophes rattrapent le valeureux et d’un coup de pichenette se retrouve sans rien. Débute alors un étonnant chemin de croix où rencontres hasardeuses et épineuses font parfaire un homme en quête de reconnaissance qu’elle soit liée au travail ou à sa personne. Et toujours accompagné de sa bienheureuse boîte à outils.

 

Gérard Besnier a l’art et la manière de la prose. Une plume singulière qui aime jouer avec les mots et surtout les mettre en valeur d’une exquise manière. Son premier roman met en scène un personnage qui ne peut que devenir attachant au fil des pages. Certes, niais, sa volonté farouche à devenir quelqu’un est un puissant moteur qui facilite cette quête initiatique dans un monde où les crocodiles mordent en premier. Encombré de cette boîte à outils, héritage empoissonné auquel le personnage de Dédacin est lié sans équivoque, se pourfend dans une vie résolument pas faite pour lui. Chaque étape est un questionnement intense, chaque rencontre ouvre de nouvelles portes, chaque catastrophe est un poids de plus à supporter, jusqu’à l’ultime rencontre, jusqu’à l’ultime catastrophe. Évoluant dans les années 70, où les restaurants bars faisaient l’animation du village, où le garagiste du coin était encore le seul allier, où les associations d’un nouveau genre apparaissaient et étaient regardé d’un œil suspicieux et où les femmes pouvaient se targuer d’être féministe car elles maniaient les outils comme les hommes. Un décor d’un autre temps mais qui peut parfaitement faire écho à celui de maintenant.

 

Une nouvelle fois je sors de ma zone de confort avec cette dernière lecture. Une sacrée découverte où j’ai pu apprécier la manière narrative loufoque et intéressante qui titille le lecteur à se poser de nombreuses questions, le personnage et son évolution, un décor et des personnages secondaires où caricatures et clin d’œil bon enfant sont un pur ravissement. Les longues descriptions et introspectives m’ont peu dérangée car la dynamique présente ne m’enlisait pas.

 

C’est un livre idéal à découvrir pendant ses vacances d’été où le temps n’a plus d’importance et pourquoi pas se lancer dans cette histoire d’un autre genre.

 

#Esméralda

Je remercie les éditions François Bourin et Nadia pour leur confiance.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des Editions François Bourin.

Gerard Besnier parle de son roman.

LE PISSEUX de Damienne Lecat.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]

Éditions ACADEMIA – Collection Évasion.

120 pages

Ma note : 5/5 mention « Incontournable 2019 »

Lien Kindle

 
Le résumé :
Belle-doche, salope ! Eric, gamin sensible et intelligent, invective ainsi en secret sa belle-mère qui ne rate pas une occasion de le maltraiter. Son père se voile la face, sa grande soeur Anne essaie de le protéger. Encore une qui va me faire chier ! Cinquante ans plus tard, Eric, misanthrope reclus dans son appartement, ne supporte ni Prune, sa nouvelle voisine qui essaie de s’immiscer dans sa vie, ni sa soeur qui l’entoure toujours de ses attentions. Un même personnage, une alternance de deux époques, un dénouement parallèle pour un drame psychologique caustique, non dénué d’humour et de poésie.

Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"

Encore une qui va me faire chier, se dit Eric en la voyant par la fenêtre débarquer de sa vieille Kangoo garée en double file, les quatre clignotants allumés. Il n’a pas tort. Les seins à l’air, mais le cul presque invisible sous un large pantalon, une bonne femme dépose deux poufs, un narguilé et une plante verte qu obstruent l’entrée de l’immeuble, puis, sa,s la moindre gêne, elle s’en va au volant, sans doute à la recherche d’une place de parking dans le quartier. Elle revient à pied une demie-heure plus tard. Tout ce temps pour un simple créneau ! Le chat tigré qui passait par là a eu le temps d’exercer ses griffes sur le pouf de droite et de marquer son territoire sur celui de gauche, ce qui rend Eric presque guilleret. Elle vase marrer dans le quartier, la gamine !
(Premières lignes)
Eric depuis sa fenêtre côtoie le monde. Un monde qu’il dénigre et qu’il ose affronter à l’occasion de quelques sorties d’une absolue nécessité. Eric n’est pas agoraphobe mais les relations sociales l’horripilent. Il aime passer ses journées selon un rituel bien précis. Il aime vagabonder entre ses quatre murs. Chaque pas, chaque odeur, chaque grincement, chaque jeu de lumières, chaque élément à leur place précise lui rappellent des souvenirs douloureux. Eric n’a jamais su guérir ses blessures qui au fil des années l’ont emmuré dans un cercueil de rancœur, de haine, de colère et d’injustice. Il répudie les femmes, même sa sœur n’a pas droit à un traitement de faveur. Eric est un homme hautain, mal-aimable, détestable et goujat. Le portrait d’un parfait misanthrope. Un homme des cavernes, un ours mal léché, un grinch tout autant de comparaisons qui sont loin d’être à la hauteur de cet homme.

L’arrivée de la nouvelle voisine va bouleverser le quotidien bien rangé d’Eric. Un harcèlement bon enfant qui va ouvrir la boite de Pandore. Pour le meilleur, Eric va devoir se confronter à quelques vérités et découvrir une réalité macabre et pour le pire, peut-être, ouvrir son cœur. Le petit pisseux qu’il est n’a qu’à bien se tenir !

Damienne Lecat signe un roman où surprise et déconvenue vont de paire avec horreur et drame. Si dans un premier temps le personnage d’Eric à de quoi rebuter et horripiler, de fil en aiguille, le lecteur découvre les raisons qui ont amené ce petit garçon à devenir l’adulte du présent. Comme la madeleine de Proust, l’environnement proche d’Eric déclenche la résurgence des souvenirs. Entre passé et présent, le lecteur devient le témoin de cette vie insoutenable. J’ai ainsi pu comprendre cet homme, le rendant, pour l’occasion, attachant dans son désœuvrement, dans sa peine, dans cette blessure qui n’a jamais cicatrisée. Sans l’espoir, le grand Eric a perdu la foi dans l’avenir, vivant abattu dans sa coquille d’escargot. Damienne Lecat touche un sujet sensible. Elle l’aborde d’une manière que j’ai beaucoup apprécié : un ton grave et sobre emprunt d’une petite note de légèreté. Petit à petit, les éléments s’emboîtent pour parfaire un tableau où la tristesse prédomine et où les ombres anéantissent le peu de lumière qui reste. Damienne Lecat m’amène alors vers ce final inattendue qui lève le voile sur cette promesse.

J’ai été subjugué par la plume de Damienne Lecat. Une plume délicate qui met en valeur les tourments de l’âme. Une plume franche qui ose des mots crus et insensés. Une plume caustique et efficace. Ce drame psychologique m’a tenue en haleine tout au long des pages. Une lecture que je vous invite vivement à découvrir !

#Esméralda

 
Je remercie les éditions Academia pour leur confiance.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des éditions Academia.

NIQUE TA MÈRE LA MORT de Marion Lecoq.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]
ATELIERS HENRY DOUGIER – Collection Littérature
148 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Un homme, deux femmes, qui veulent être heureux ici et surtout maintenant. Alors nique ta mère le malheur et passe ton chemin…
Un homme, sauvage et solitaire, écorché par la vie.
La première fois dans sa jeunesse avec le rire perdu d’un frère.
La seconde fois par son métier, militaire.
Et une obsession, ce bruit incessant des hélicoptères.
Dans son monde rude et éprouvant, deux femmes surgissent, s’interposent.
Il y a Annette, la nouvelle voisine. Elle a un trou dans la gorge et une voix de robot, mais elle ne lâche rien et profite de chaque heure que la vie lui offre encore.
Et puis Nadège, la soeur de son pote FX, que la vie a chassée de son foyer et qui cherche un nouveau départ.
Une urgence les relie, peut-être la même, être heureux ici et surtout maintenant. Alors nique ta mère le malheur et passe ton chemin.

Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"

 

Je marche vite, pour semer derrière moi le bruit des hélicoptères et le sourire de mon frère. Pour semer mes larmes et ma colère. Me purifier dans l’effort, dans le silence habité de la nature, dans la beauté minérale des aiguilles rocheuses.
J’aime le désert de cailloux de la dernière partie de la randonnée, moi qui déteste le désert de sable de mes missions. J’aime l’eau qui ruisselle et les petites fleurs coriaces qui poussent entre les pierres.
 
Déglingué et dézingué par la guerre et la mort, entre deux Opex, il tente de croquer la vie comme il se devrait. Lui c’est peut être ton voisin, ton cousin, ton frère, ton mari, ton père. Lui c’est tout ces hommes là, ce qu’ils représentent, ce qu’ils les unissent.

 

Minimaliste, intègre, soucieux, impulsif, téméraire, il court après une vie qu’il lui a été enlevée. Après cet espoir que tout aurait pu continuer comme avant. Il court après la mort, pour la narguer, lui faire une pichenette, la contrôler. La mort, une compagne bien trop sournoise qu’il tente de déjouer et d’apprivoiser. Le rire, la joie, la sérénité sont partis depuis bien trop longtemps. Désertion ! Se les réapproprier ? Pourquoi ? Dans quel but ? Et si cette réponse se trouvait dans l’inattendue, la solidarité, le respect, l’amitié, la folie que représentent Annette et Nadège.

 

Deux femmes, deux destins pas folichons mais deux envies de se battre pour prendre ce que la vie à de meilleur à offrir.

 

Ce roman court écrit dans un style direct sans froufrou et compagnie, a illuminé ma soirée de lecture. Une plume incisive, une trame dynamique et des émotions à la pelle et pas de demie-mesure. Des chapitre très courts (dans le style script) et une énergie débordante. Un rythme affolant où le temps à son importance. Pas de repos, le tempo assure la lecture. Un homme sombre qui se cherche, se perd dans les bruits d’ailleurs, se pose quelques minutes et tente d’écouter le silence de la vie qui ne vient pas . Une course effrénée contre le tic-tac de la montre où la trotteuse cavalcade comme une folle.

 

Marion Lecocq explore les sentiments humains, les décortique et les reconstruit dans le tumulte de la vie et de la mort. Une plume entrainante, intense et habile.

 

NIQUE TA MÈRE LA MORT délivre un magnifique message d’espoir. Une ode à la vie aussi simple qu’importante, un beau pied de nez à la mort.

 

Je fais faire demi-tour sec à l’Audi et je fonce dans l’autre sens. Le compteur monte, FX se marre, l’adrénaline se décharge dans mes veines. Je savoure. Je me sens vivant, vivant à en crever. Je voudrais continuer toujours tout droit, ne jamais m’arrêter, ne jamais redescendre. Je ferme les yeux.
 
#Esméralda

 

 
Je remercie les Ateliers Henry Dougier pour leur confiance.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des Ateliers Henry Dougier.

… l’univers de Marion Lecoq.