Mon désir le plus ardent de Pete Fromm

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Littérature Nord-Américaine – Sortie format Totem le 2 mai 2019

Editions Gallmeister

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2019 »

 

Résumé : Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Et puis elle rencontre Dalt, et plus rien ne compte. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour absolue et explosive. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, ils vivent leur passion à cent à l’heure et partent créer leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Très vite, ils décident de fonder une famille. Mais l’enfant qu’ils désirent de tout leur cœur tarde à venir. Un jour, alors que Dalt est en expédition en Mongolie, Maddy apprend une nouvelle qui bouleverse son existence.

 

L’avis de #Lilie : Je remercie Léa du Picabo River Book Club pour avoir proposé ce livre en « poche du mois » car elle m’a, une nouvelle fois, permis d’explorer un nouvel univers littéraire et de découvrir un roman rempli d’amour et d’émotions.

Nous faisons ici connaissance avec Maddy. Passionnée de nature, elle ne s’intéresse pas aux garçons de son âge, jusqu’à sa rencontre avec Dalton. A partir de là, leurs vies vont être bouleversées et ils vont tout faire à deux. Pourtant, l’enfant désiré tarde à venir et Maddy se sent, au fil des jours, de plus en plus diminuée. Que va-t-il lui arriver ? Leur vie de couple surmontera-t-elle les épreuves que la vie va leur imposer ?

Le personnage de Maddy est un peu atypique. Ce n’est pas une héroïne « classique » dans la mesure où sa passion, c’est la nature. Son amour pour Dalton va la transformer mais elle ne perdra jamais ni son franc-parler ni sa fierté. J’ai trouvé qu’elle était très attachante malgré une apparence un peu rude car c’est une femme qui veut s’assumer et qui a du mal à admettre quand ça ne va pas. Forte tête, elle peut paraître excessive mais personnellement, j’étais assez admirative de sa force de caractère. Quand à Dalton, on le découvre au fil des pages. Lui aussi passionné de nature, il ferait tout pour sa famille. Éperdument amoureux, il a parfois du mal à communiquer avec son épouse. Pourtant, on le sent entier, intègre, travailleur et cherchant toujours à faire au mieux pour ses proches. J’ai été touchée par ce personnage et par ce couple, dont l’amour transparait au fil des pages.

Avec ce roman, je suis passée à deux doigts du coup de cœur à cause de la narration, un peu particulière. En effet, c’est une narration qui part souvent dans des digressions, ou dans des phrases très longues, et qui, parfois, fait perdre le fil de l’histoire. Après un petit temps d’adaptation, je me suis néanmoins régalée et j’ai eu beaucoup de mal à poser le livre. Les personnages sont touchants et l’émotion transparaît entre les lignes. Leur parler vrai est également un point fort, qui peut être dérangeant pour certains, mais pour ma part, cela donnait une dose de sincérité supplémentaire à l’histoire. J’ai également trouvé l’écriture très visuelle car je me suis retrouvée en plein cœur des États-Unis, le long des rivières. Enfin, je dois dire que ce roman est une belle histoire d’amour, loin des clichés, juste un bel amour, vrai, entre deux personnes avec un tempérament de feu.

Pour conclure, « Mon désir le plus ardent » est un roman nord-américain que je recommande à tous les amateurs de romans d’amour et d’histoires bouleversantes. Ici, vous serez propulsés en plein cœur du Wyoming avec deux protagonistes sincères, touchants et haut en couleur. De mon côté, j’ajoute Pete Fromm à la liste des auteurs à suivre car cette première lecture m’a largement convaincue !

 

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Retrouvez ce roman sur le site des éditions Gallmeister
Retrouvez-le également sur Amazon

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STUDIO 6 de Lisa Marklund

[ THRILLER SUÉDOIS – Réédition 2019]
Une enquête de Annika Bengtzon
Éditions HLAB
444 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
Annika Bengtzon est chargée de répondre aux appels de la Hot Line de La Presse du soir, quotidien suédois à sensation où elle est stagiaire. Un jour, un anonyme lui livre un scoop : le corps nu d’une jeune fille a été découvert dans un cimetière de Stockholm. Elle a visiblement été étranglée. C’est le meurtre de l’été ! Le rédacteur en chef met Annika sur le coup. La victime s’appelait Josefin, elle n’avait que dix-neuf ans et travaillait au Studio Sex, une boîte de nuit porno. Contre toute attente, son enquête la conduit à un ministre.
Comment s’est-il retrouvé impliqué dans cette affaire sulfureuse ? Quels secrets cache-t-il ? Pour devenir journaliste, Annika va devoir le découvrir. Mais à quel prix ?

« Recommandez Marklund aux fans de Jussi Adler-Olsen et Camilla Lackberg »  Booklist 

« Bengtzon fait preuve d’une éthique irréprochable et son sens de la justice en fait une figure phare dans les rangs des enquêteurs scandinaves » New York Times

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Après quelques expériences désastreuses de lecture de thriller scandinaves, je me replonge doucement dans ce genre et cette lecture a été une vraie bouffée d’air.

 

Annika Bengtzon, journaliste de son état, fait ses armes pendant quelques semaines dans les locaux du prestigieux La presse du soir. Intérimaire stagiaire, elle est chargée de répondre à la Hot Line du journal. Rien de glorieux entre les illuminés, les monomaniaques, et les hystériques, les appels n’offrent rien de particulier et surtout d’intéressant. Mal an bon an, elle est tout de même très fière d’être ici à la capitale. Un seul coup de téléphone va changer la donne et la plongée au cœur d’une enquête qui se révèle ardue et dangereuse.

 

Le corps d’une jeune femme dénuée est retrouvé dans un cimetière de la capitale. Les hématomes marquent son corps, un de ses doigts a été sectionné, les yeux grands ouverts sur un ciel appesanti par la chaleur et des marques de strangulation. Annika assiste a sa première scène de crime et dire qu’elle est choquée est un euphémisme. Pourtant, elle a enregistré le moindre détail qu’il lui est apparu. Remise de ses émotions, elle plonge dans cette enquête avec une énergie effroyable. Telle une obsédée, elle va à la pêche aux informations, appelant différent protagonistes ou témoins, recoupant toutes les informations. Elle fait un travail formidable, peut-être trop même, et les retombées sont destructrices pour ce petit bout de femme.

 

Lisa Marklund m’a plongée dans l’univers du journalisme avec ces petits détails et ces personnages secondaires qui ont tous l’air de requins affamés. Une ambiance très suffocante et méprisante où les tensions augmentent au fil du temps. Une enquête avec de nombreux éléments à prendre en compte et qui prend une tournure plutôt inattendue. D’une intrigue initiale s’en rajoute une autre en parallèle qui celle ci s’oriente vers les grandes sphères de la politique suédoise. Lisa Marklund maîtrise avec une perfection innée tout ce petit monde. J’ai été très vite embarquée dans enquête. Elle a su me surprendre à de nombreux points mais surtout j’ai été subjuguée par la personnalité d’Annika Bengtzon. Une jeune femme qui a de la suite dans ses idées et qui est têtue, revêche, fonceuse et caractérielle. Mais sous cette apparence impressionnante, se cache une femme meurtrie et on ne le comprend qu’à la fin. J’ai beaucoup apprécié l’interaction entre l’inspecteur Q et Annika : une complicité évidente qui j’espère se prolonge par la suite.

 

J’ai vraiment été transportée par cette lecture : des intrigues, une atmosphère inquiétante, un personnage principal étonnant et une plume qui m’a accaparé dès le départ. Beaucoup de détails mais ils n’alourdissent pas le texte, bien au contraire. Je suis vraiment heureuse de mettre lancée dans cette lecture et un soulagement d’avoir pu la mener jusqu’au point final. MEURTRE EN PRIME TIME, une autre enquête d’Annika Bengtzon, a rejoint ma tablette, j’ai hâte d’avoir le temps de le lire et de voir ce qu’Annika nous réserve.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions HLAB.

…l’univers de Lisa Marklund

La PAL « vacances en Croatie » de #Lilie

20190717_094801Contrairement à #Esméralda, je ne vous présenterai pas ma PAL de l’été en vidéo. Comme je me sens plus à l’aise derrière mon clavier, je viens donc vous présenter, dans cet article, ma sélection de livres pour mes 11 jours de séjour en Croatie. Certains penseront que je suis optimiste de prendre tout ça…. J’ai envie de vous dire, quand je pars en vacances, j’aime avoir le choix dans mes lectures et en plus, j’ai tendance à avaler les livres, que ce soit sur la plage ou sur un transat après une journée de visite ! De plus, je n’aime pas prendre ma liseuse car j’ai toujours peur de l’abimer ou de l’oublier quelques part…. donc je remplis mon sac à dos de livres de poche qui m’ont fait de l’œil pendant toute l’année 🙂

 

Voici donc ma sélection :

Les romances :

après toi« Après toi » de Jojo Moyes, éditions Milady. Pendant longtemps, j’ai refusé de lire ce roman car « Avant toi » m’avait tellement bouleversé que je ne voulais pas connaître l’après. Finalement, ma curiosité a fini par reprendre le dessus lors d’un revisionnage du film, il y a quelques semaines. Voici le résumé : Un an et demi après avoir exaucé le vœu de Will, qui souhaitait bénéficier du suicide assisté, Lou quitte sa ville natale où elle est la cible de critiques. Elle commence une nouvelle vie à Londres, mais elle a du mal à se conformer aux dernières volontés de Will qui lui recommandait de profiter de la vie.

 

l'honneur de Preston« L’honneur de Preston » de Mia Sheridan, éditions Hugo Poche. Mia fait partie des autrices que j’aime lire l’été. Ses romances sont souvent magnifiques, bouleversantes et assez addictives. Je continue donc ma découverte de son univers avec celui-ci, qui s’annonce très prenant ! Résumé : Peut-on jamais guérir des blessures du passé ?

Annalia Del Valle rentre chez elle, elle semble torturée sans qu’on en connaisse encore la raison. Elle arrive en ville remplie d’appréhension et se retrouve en face de Preston Sawyer, un des deux jumeaux qu’elle a aimé pendant son adolescence.
Preston est le frère responsable qui se fait un point d’honneur de respecter la promesse qu’il a faite à son frère jumeau : celle d’oublier le profond amour qu’il ressent pour Annalia. Mais une nuit, le cours de leur vie est bouleversé.Leur sera-t-il possible de revenir en arrière ?
 » Ils étaient deux frères – jumeaux – je les aimais tous les deux, mais mon âme n’appartenait qu’à l’un d’entre eux. « 

 

7 bonnes raisons de rester célib« 7 bonnes raisons de rester célibataire (ou pas) » de Cécile Chomin, éditions J’ai lu, collection « j’ai lu pour elle ». La nouvelle comédie romantique de cette autrice est parfaite comme lecture d’été car je suis quasi-sûre de passer, une nouvelle fois, un moment rafraichissant avec ce livre. J’ai eu l’occasion de lui acheter lors du salon du livre de Limoges, il me tarde de pouvoir enfin lui donner mon avis !! Résumé : Elles sont sept, sept filles qui se connaissent depuis la fac et qui partent en Italie pour enterrer la vie de jeune fille de l’une d entre elles, Juliette. Après quelques couacs dans l’organisation du voyage, elles posent enfin leurs valises dans un hôtel au bord du lac de Côme. Alors que le séjour débute sous les meilleurs auspices, Juliette disparaît. Coup de tête, coup de foudre ? Elles ne seront pas trop de six pour élucider le mystère ! Entre road movie déjanté et roman initiatique, Cécile Chomin nous offre une comédie jubilatoire, un hymne à l’amitié plein de finesse et de bienveillance.

 

rencontre ds l'upper east side« Rencontre dans l’Upper East-Side » de Sarah Morgan, éditions Harlequin, collection &H. Sarah Morgan fait partie également de ces autrices avec qui on sait qu’on va passer un bon moment ! Ce tome 1 de la saga « From New-York with love » s’annonce savoureux ! Résumé : Voici Molly. Rédactrice au courrier du cœur à New York, elle se considère comme une experte en relations amoureuses. Enfin, seulement celles des autres. Car pour elle, le grand amour de sa vie, c’est son dalmatien.
Et voici Daniel. Avocat spécialiste des divorces, il est bien placé pour savoir que les relations amoureuses sont à éviter à tout prix. Pourtant, un beau matin, il se retrouve à faire des pieds et des mains pour emprunter un chien… tout ça dans le but de provoquer une rencontre avec la mystérieuse joggeuse qu’il croise quotidiennement à Central Park avec son dalmatien…
Molly et Daniel ont un avis bien arrêté sur les relations amoureuses. Leur rencontre risque de tout bouleverser…

 

 La sélection « Nord-Américaine » grâce au Picabo River Book Club :

mon désir le plus ardent« Mon désir le plus ardent » de Pete Fromm, traduit par Juliane Nivelt. Le Picabo River Book Club est un groupe sur Facebook d’amoureux de la littérature nord américaine et tous les mois, Léa nous propose des livres du mois en partenariat avec des éditeurs. Comme je suis dépassée par toutes mes lectures, je lis donc maintenant un des romans proposés pour les poches du mois de mai. Résumé : Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Et puis elle rencontre Dalt, et plus rien ne compte. A vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour absolue et explosive. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, ils vivent leur passion à cent à l’heure et partent créer leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Très vite, ils décident de fonder une famille. Mais l’enfant qu’ils désirent de tout leur coeur tarde à venir. Un jour, alors que Dalt est en expédition en Mongolie, Maddy apprend une nouvelle qui bouleverse son existence.

 

nous irons tous au paradis« Nous irons tous au paradis » de Fannie Flagg, traduit par Jean-Luc Piningre, éditions Pocket. J’ai enfin pu découvrir cette autrice grâce à un partenariat organisé par le Picabo River Book Club. Je poursuis donc ma découverte avec ce roman qui s’annonce très sympa. Résumé : Elmwood Springs, Missouri. Elner Shimfissle, pétillante octogénaire, dérange un essaim de guêpes en cueillant des figues dans son arbre, se fait piquer et tombe de l’échelle. À l’hôpital, elle est déclarée morte. La nouvelle se propage vite dans la communauté. Tous ou presque évoquent cette femme d’un incroyable optimisme, toujours prête à rendre service. Son décès brutal pousse également ses proches à s’interroger sur le sens de la vie en général, et de la leur en particulier. C’est peut-être Elner elle-même qui, contre toute attente, détient les réponses à leurs questions. Revenue inopinément d’entre les morts, à la grande surprise des médecins et de sa famille, elle rapporte en effet des souvenirs de son bref passage dans l’au-delà. Ceux-ci vont bouleverser l’existence de cette petite ville jusqu’ici bien tranquille.

 

Lectures d’été, qui donnent envie de voyager :

il est grand temps de rallumer les étoiles pox« Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi, éditions le livre de Poche. Virginie Grimaldi est une autrice dont j’ai découvert la plume l’été dernier et depuis, j’ai eu la chance de la rencontrer à deux reprises. Ses romans sont savoureux, positifs, donc parfaits pour m’accompagner dans mon road-trip Croate. Résumé : Anna, trente-sept ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée.
À dix-sept ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Lily, du haut de ses douze ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

 

cartes postales de Grèce« Cartes postales de Grèce » de Victoria Hislop, éditions le livre de Poche. J’ai connu Victoria Hislop il y a quelques années, avec son premier roman « l’île des oubliés« , qui se passait sur l’île de Spinalonga. Ses romans ont toujours à la fois un cadre historique réel et passé et au niveau géographique, un cadre méditerranéen. J’ai beaucoup aimé ses trois premiers romans mais n’ai pas réussi à entrer dans son quatrième… Je retente ma chance avec ce roman se déroulant en Grèce, comme ses premiers, en espérant qu’il m’embarque dans une folle histoire. Résumé : Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d’une simple initiale : A. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l’expéditeur ? Portant l’éclat du ciel grec et l’eau cristalline de la mer, ces cartes sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, les envois cessent cependant. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d’oxygène qui la faisait voyager. Elle prend alors une décision : découvrir la Grèce par elle-même. Le matin de son départ, elle reçoit un carnet par la poste. Le parcours du fameux A. y est raconté. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses anecdotes se dessine le portrait d’un homme blessé.

 

Alors, en avez-vous déjà lu certains d’entre eux ? Comment êtes-vous quand vous partez en vacances ? Plutôt liseuse ou livre papier ? Grosse PAL ou pas le temps de lire pendant vos séjours? Je veux tout savoir et je vous donne rendez-vous à mon retour pour vous rendre compte de mes lectures !

LE MARS CLUB de Rachel Kushner.

 
[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE ÉTRANGÈRE – 2018 ]
Editions STOCK – Collection La Cosmopolite
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sylvie Schneiter
480 pages
Ma note : 4/5 mention « incontournable 2019 »
Lien Kindle
 

 

 

Le résumé :

 

Romy Hall, 29 ans, vient d’être transférée à la prison pour femmes de Stanville, en Californie. Cette ancienne stripteaseuse doit y purger deux peines consécutives de réclusion à perpétuité, plus six ans, pour avoir tué l’homme qui la harcelait. Dans son malheur, elle se raccroche à une certitude : son fils de 7 ans, Jackson, est en sécurité avec sa mère. Jusqu’au jour où l’administration pénitentiaire lui remet un courrier qui fait tout basculer.
Oscillant entre le quotidien de ces détenues, redoutables et attachantes, et la jeunesse de Romy dans le San Francisco de années 1980, Le Mars Club dresse le portrait féroce d’une société en marge de l’Amérique contemporaine.
 
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Je suis sortie de ma zone de confort avec cette dernière lecture. Je n’ai pas été de suite à l’aise avec l’univers, les codes, la plume de Kushner et la trame. Comme je ne me laisse jamais abattre par les difficultés. J’ai pris le temps de savourer les pages quitte à revenir sur certain passage, attendant religieusement que la magie opère. Ma patience  a été récompensée par ce fameux déclic et enfin j’ai pu apprécier ce roman qui mérite largement toute votre attention.

 

Kushner dépeint à travers une héroïne non conventionnelle cette société mise à part et méjugée. Celle qui court la nuit et survit le jour. Celle qui se détruit à feu lent. Celle qui fait du bruit. Celle qui se retrouve derrière les barreaux par inadvertance ou par justice. Romy Hall a 29 ans mais a déjà vécu mille et une vie. Elle aurait pu avoir un autre avenir, si la rue ne coulait pas à flot dans ses veines. Depuis l’âge de ses 11-12 ans elle est livrée à elle même. Une mère dépressive et inexistante. La rue est sa famille et tous les vices ses compagnons de route. Comme une destinée prédite, comme si tout les petits cailloux parcheminant son chemin l’avait conduite dans cette sinistre demeure. Privée de liberté, Jackson (son fils) dernière et seule attache d’un monde qu’il la condamne pour avoir voulu se protéger de son harceleur, d’un détraqué.

 

Rachel Kushner dépeint avec honnêteté et sans entrave le quotidien, la vie, les événements décisifs qui ont marqué son héroïne. Il y a une certaine cruauté, un sentiment de malaise, une profonde gêne à s’immiscer dans cette vie. Mais il y a aussi cette terrible vérité foudroyante qui immerge telle une lumière rédemptrice. Et puis il y a les autres, ces hommes, ces femmes qui racontent un morceau d’eux.

 

La plume implacable de Kushner délivre une véritable force. Ce voyage insouciant et inconscient dans un univers glauque, méritant et intransigeant. Un voyage où il est difficile de s’en sortir indemne. Il vous broie. Il vous détruit. L’humanité est une chose abstraite remaniée mais unique solution salvatrice et libératrice.

 

LE MARS CLUB est une claque monumentale. Celle qui déstabilise, celle qui m’a noyée dans un tourbillon infini où la beauté à un autre visage.

 

#Esméralda

 

Je remercie les éditions Stock et la plateforme NetGalley pour leur confiance.

 

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… le site des éditions Stock.

 

Une lecture approuvée par les membres du PICABO RIVER BOOK CLUB

 

 

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Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

LAIT ET MIEL de Rupi Kaur.

[ POÉSIE – 2017 ]
LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – illustrations
Éditions Pocket – Éditions Charleston
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sabine Rolland
208 pages
Ma note : 5/5 mention ‘incontournable 2019″
Lien Kindle
 

 

Le résumé :
voici le voyage d’une
survie grâce à la poésie
voici mes larmes, ma sueur et mon sang
de vingt et un ans
voici mon cœur
dans tes mains
voici la blessure
l’amour
la rupture
la guérison

 

– rupi kaur –
 » lait et miel est un recueil poétique que toutes les femmes devraient avoir sur leur table de nuit ou la table basse de leur salon. Accompagnés de ses propres dessins, ses poèmes, d’une honnêteté et d’une authenticité rares, se lisent comme les expériences collectives et quotidiennes d’une femme du XXIe siècle.  » Erin Spencer –​ Huffington Post
 

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A mes yeux, en lecture, il n’y a pas d’occasion ratée, il n’y a que ces moments intimistes entre les mots et moi. Ce recueil me faisait de l’œil depuis sa sortie, 2 ans auparavant. Il était là gravé dans un coin perdu de mon cerveau et ce qu’il y a de génial c’est que les libraires sont là pour vous rappeler pendant votre balade (où vous faite en sorte de pas ruiner votre compte en banque et mettre en rogne votre mari), que ce livre vous fait de l’œil depuis belle lurette et qu’il est temps de le lire.

 

Je ne suis pas une grande fan de poésie. Je trouve cela difficile de saisir le sens caché et surtout la poésie reste celle que j’ai été obligée d’apprendre par cœur à l’école et à laquelle je ne pigeais que dalle ( oui j’ai été traumatisée par la poésie !).

 

Bref après cet aparté d’aucune utilité, LAIT ET MIEL de rupi kaur a quelque chose de magique, de majestueux et de splendide.

 

Ce recueil de poésie est axé sur quatre émotions, quatre états d’âme et est illustré merveilleusement bien. Ces émotions transpirent d’honnêteté : celle qui pique, celle qui passionne, celle qui déchire et celle qui réconcilie. A travers le style propre de rupi kaur et ses illustrations, j’ai voyagé d’un état à l’autre me laissant portée par ce flot musical unique et où ricoche tant de chose au travers de ces mots percutants. Chaque femme trouvera un écho à sa propre expérience et existence et c’est en cela qu’il est majestueux : il réunit.

 

Cette expérience de lecture est magique et grandiose à mes yeux. Ces mots m’ont scotché, tétanisé, ému, transcendé, apaisé. LAIT ET MIEL fait parti maintenant de ces livres que je lirai encore et encore et encore.

 

Voici à présent quelques extraits :

 

SOUFFRIR (page 15)
on
t’as appris
que tes suisses
sont un arrêt au stand
pour les hommes qui ont
besoin d’un lieu où se reposer
un corps vacant assez vide
pour accueillir des hôtes
mais où personne
ne souhaite
demeurer

 

AIMER (page 63)
je mentirais si je disais
que tu me laisses sans voix
en vérité tu rends ma
langue si défaillante qu’elle oublie
dans quelle langue parler

 

ROMPRE (page 134)
la nuit après ton départ
je me suis réveillée si brisée
le seul endroit où mettre les morceaux
était les poches sous mes yeux
 
GUERIR (page 202)
tu dois
vouloir passer
le reste de ta vie
avec toi-même
d’abord

 

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de lire ce recueil ?
 
#Esméralda

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… le site de Rupi Kaur.

LA PLACE DU MORT de Jordan Harper.

 

[ ROMAN NOIR – Nouveauté 2019]
Éditions ACTES SUD – Collection Actes Noires
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Clément Baude
Titre original : She Rides Shotgun
272 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
Lien Kindle

 

Le résumé :
Polly McClusky a onze ans le jour où son père Nate, fraîchement sorti de prison, vient la récupérer à la sortie du collège. Elle ne sait pas encore que sa mère a été assassinée, ni que sa tête et celle de son paternel ont été mises à prix. C’est le début d’une cavale violente et sanglante à travers la Californie. Et la naissance d’une complicité, affective et criminelle. Un premier roman sombre, nerveux et plein d’humanité sur la famille, le sacrifice et la rédemption.
 

 

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Lorsque Polly revint du magasin d’un pas calme et lent, comme la conduite de son père, les sacs en plastique rebondissaient sur ses jambes. Elle leva les yeux vers la nuit pleine d’étoiles. La plupart du temps, dans l’Inland Empire, les étoiles étaient cachées. Ils étaient suffisamment loin de tout pour en voir des centaines. Polly savait qu’elles se trouvaient à des millions de kilomètres, si lointaines, qu’elles étaient peut-être déjà mortes et que la lumière n’étaient sue le passé rattrapant la Terre. Elle se demanda s’il y avait vraiment d’autres planètes là-haut, des planètes où tout était pareil qu’ici, mais un peu différent. Elle se demanda s’il existait un monde, un seul, où elle aurait l’air normale.

 

Polly, qui vient de Vénus (elle en est sûre), voit sa vie basculer, lorsque son père, cet homme racé, tatoué aux yeux d’un bleu indescriptible, l’attend nonchalamment à la sortie de l’école. Polly ne l’a plus vu depuis de nombreuses années. La prison les a séparés et puis il faut dire qu’il n’a jamais été un père attentif, protecteur et attentionné. Malgré tout c’est son père qu’elle a devant elle. Ses yeux croient à un mirage. Doit-elle le suivre ? Doit-elle s’enfuir en courant ?

 

Polly est une jeune fille de 11 ans. Entre deux âges ; c’est une grande et encore une petite fille innocente. Polly est très intelligente et elle a une façon d’appréhender le monde unique aussi pure que candide tout en percevant cette réalité dure et impitoyable des adultes. Polly a « des yeux de tueuses, comme son père ». Tel un funeste présage, la vie qui se profile à l’horizon va lui donner raison.

 

Polly petite fille dans le corps d’une grande fille. Accompagnée de son fidèle compagnon, nounours, elle part main dans la main avec un père qui sera prêt à tout pour déjouer la mort. Cette mort qui ne le lâche pas d’une semelle, ancrée dans la peau comme sur ce fichu papier signant l’arrêt de mort. La Force aryenne a les crocs et seul le sang peut soulager cette douleur tenace. Les chiens sont lâchés. La course peut commencer !

 

Polly et Nate duo incroyable et improbable, un Bonnie et Clyde, sans foi ni loi. Polly n’a plus le choix, elle doit apprendre à survivre. Nounours devient spectateur d’une métamorphose qui se fait dans la douleur, les cris et les coups. Mais Polly a des yeux d’une tueuse comme son père, et pour lui, pour elle, elle est prête à tout endurer. Elle devient une petite pro, écoute, apprend, anticipe, prévoit comme les grands. Alors Nate découvre au travers sa fille un aspect qu’il ne pensait jamais pouvoir effleurer du doigt : l’amour. L’amour qui porte se couple atypique, l’amour qui les lie aux plus forts des situations périlleuses. L’amour qui les transporte au delà de la mort. L’amour a transformé Nate. La mort transforme Polly.

 

Jordan Harper signe un premier roman d’une rare et puissante beauté. Immersif, percutant, poignant, destructeur et douloureux sont les termes que j’emploie pour décrire ce roman. La violence est omniprésente. Elle est là tapie dans l’ombre, prête à mordre au moindre faux pas. Elle respire, dirige, meurtrit ceux qui s’y frottent de trop près. Serpent mortel qui attend juste son heure. Si Nate est à la place du mort, cela n’induit pas qu’il se laissera faire.

 

Jordan Harper m’a littéralement scotchée. J’ai dévoré ce roman noir inouï. Une plume nerveuse qui sait parfaitement mettre en valeur les sentiments de ses protagonistes, les émotions ambivalentes qui se dégagent des différentes situations. Il dépeint avec hargne un univers violent et intransigeant aux codes intraitables. En contre partie, il y a cet amour aussi violent que tendre qui explose tout.

 

LA PLACE DU MORT est un roman noir nerveux, ambivalent, tendre, violent. Un meltingpot de sensations et d’émotions qui m’ont assaillie et bouleversée.

 

Un incontournable 2019 ! A découvrir sans hésitation !

 

Quand vous entrez dans un débit de boissons, un pistolet à la main et le visage masqué, vous arrachez le couvercle du monde. Le temps fait vraiment des trucs à la Einstein. Il s’étire ; il se rétracte.
Une seconde après avoir franchi le seuil, et avant même que les premiers oh merde oh merde oh merde aient effleuré l’esprit du vendeur, Nate eut le temps de se rappeler le soir où Polly était née. Il avait reçu un coup de fil d’Avis, la voix apeurée. Elle lui avait dit qu’elle était en travail. Le bébé allait sortir. Est-ce que Nate serait là ? Est-ce qu’il allait la retrouver à l’hôpital ?
Nate avait dit qu’il serait là. Il avait raccroché. Regardé Nick, sur le siège conducteur. Nick tenait le pistolet dans sa main, son masque de ski sur les cuisses. Il avait son sourire diabolique.
« Tout va bien ? » avait demandé Nick. Nate avait simplement hoché la tête et enfilé son propre masque.

 

#Esméralda

 


 

Une lecture en partenariat avec le PICABO RIVER BOOK CLUB et les éditions Actes Sud. Je vous en remercie infiniment.

 

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… le site des éditions Actes Sud.

… l’avis Les Jolis Moustachus

 

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L’ENVOL DU MOINEAU de Amy Belding Brown.

 

[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – ROMAN HISTORIQUE – Nouveauté 2019 ]
CHERCHE MIDI Éditeur – Collection Ailleurs
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cindy COLIN KAPEN
Titre original : Flight of the sparrow
464 pages
Ma note : 5/5 mentions « incontournable 2019 »
Lien Kindle

 

 

Le résumé :

 

D’après des faits réels, le superbe portrait d’une femme découvrant la liberté au milieu des Indiens.
Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière. Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces  » sauvages  » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s’accoutumer d’un retour  » à la normale « , dans une société blanche dont l’hypocrisie lui est désormais insupportable ?
Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la  » civilisation  » s’est efforcée d’anéantir.
 » Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au cœur sombre de l’Amérique puritaine du xviie siècle et ne le lâche plus jusqu’à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d’une histoire vraie, c’est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre cœur bat au rythme de celui de l’héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin.  » Jim Fergus

 

 

 

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Êtes-vous déjà tombés amoureux d’un livre ? Juste comme ça en apercevant  la couverture ? Que les frissons vous parcourent la moindre parcelle de peau partant du plus petit cheveu jusqu’au petit doigt d’orteil ? Et bien pour moi c’est ce qui s’est réellement passé. Un coup de foudre, littéralement, sans savoir pourquoi ni comment. Comment si l’alchimie avait déjà opéré un tour de force. J’ai eu peur d’ouvrir ce roman et d’affronter ses mots. Peur de me prendre un râteau. Inquiète de découvrir une histoire qui pourrait me bouleverser.
 
L’ENVOL DU MOINEAU est à mes yeux un roman d’une rare beauté, celle qui vous tatoue à jamais, celle qui s’infiltre, vous happe et vous emmène vers un ailleurs.
 
Direction la Nouvelle-Angleterre, 1675. Boston n’est alors qu’un gros village entouré de murailles en bois. Les colonies se répandent peu à peu aux alentours, prônant les voix impénétrables du Seigneur. Des colonies dirigeaient par des pasteurs intransigeants. La vie des colons est réglée aux millimètres près. Pas de faux pas sinon c’est le pilori. Le Seigneur veille, dicte les règles. Ses paroles sont d’or, bienveillantes, généreuses, autoritaires. Bienvenue au cœur de la société puritaine où les femmes au coiffe blanche sont sous l’autorité de leurs maris ; où les bons sentiments envers les enfants sont blasphématoires ; où tout geste de miséricorde, de bienveillance et de bonté envers des esclaves ou inféodés sont punis ; où la rigueur, les prières, le travail sont le cœur d’une vie aussi riche que démunie.
 
Mary Rowlandson est un de ces femmes parmi tant d’autres. Bonne épouse, bonne mère, elle donne l’image parfaite que l’on souhaite d’elle. Si Mary écoute avec passion les mots du Seigneur telle que l’on lui a toujours apprise, elle ne peut s’empêcher de les braver. Aider à mettre au monde le bébé d’une jeune fille inféodée amoureuse d’un esclave noir est tout sauf recommander par Lui. Mary a cette flamme en elle, celle qui la pousse à voir le monde d’une manière différente de son mari. Un monde qui serait à l’image de ce moineau offert par le père de la jeune fille en guise de remerciement, un monde magique, merveilleux, coloré et libre. Mary à ce quelque chose d’incontestable et de lumineux : découvrir et apprendre.
 
Sa vie bascule lorsque le village attaqué par les Indiens, elle est faite prisonnière avec ses enfants et tant d’autre gens de la communauté. Mary courageusement va défendre bec et ongle la vie de sa fille Sarah, mourante. Elle crie de douleur, d’incompréhension, d’effroi. Sa captivité est un terrible et long chemin sinueux qui lui meurtrisse l’âme. Une épreuve qui pourtant va lui permettre de connaître un certain apaisement. Pendant des semaines, elle est l’esclave d’un sachem aussi bienveillant que méchant. Ses pas, son regard découvrent une vie difficile où l’amour, le partage, la communion avec la nature, les pleurs, les rires, les repas frugaux, les enfants, les sourires, la confiance ont une toute autre signification. Elle contemple, elle respire, elle foule cette liberté. Une communion, une osmose parfaite et idéale. Ce peuple la fascine autant qu’elle le répudie. Une confrontation nécessaire à cet épanouissement libératoire. Les jours défilent, le temps s’apprivoise, le froid tue, Mary malgré la disette, les maladies, la mort, rayonne, respire. Elle rencontre cet indien converti James qui lui confère ce sentiment inexplicable de bien-être. Comme si le tout, la nature s’accordait avec les yeux et les bras chaleureux de ce puissant guerrier.

 

Cette épopée tel un rêve bien trop éphémère se dissolve dans cette réalité sournoise. Le retour à cette vie « normale » est une nouvelle épreuve. Les griffes acérées, les mots blessants, les regards noirs déstabilisent une femme qui alors ne sait plus à quel monde elle appartient.

 

Amy Belding Brown signe ici un ouvrage fascinant, incroyablement fascinant ! J’ai été happée par cette histoire d’un autre monde, celui où les chevaux étaient contraints à la guerre, où un peuple se devait d’être de véritable sauvage pour survivre sur leurs terres, terres volées par ces colons porteurs d’une vie sans liberté, sans accord avec la nature, dépourvue de tout sentiment. Mary, femme emblématique, tiraillée par ce que l’on attend d’elle et ce qu’elle apprit sur elle. Amy Belding Brown m’a transportée dans un monde intransigeant, violent mais où l’amour, la fraternité ont un poids considérable. D’actions en actions, de questions en questions, mon cœur a fini par chavirer.

 

Je pourrai écrire encore de nombreuses lignes pour vous prouver de A à Z que ce roman est juste incroyable. Incroyable ! Envoutant ! Terrible ! Poignant ! Fascinant ! Percutant ! Humain ! Un diaporama bouleversant et éreintant de la folie humaine. Un tableau grandiose d’un peuple anéanti, déraciné et meurtrit.

 

#Esméralda
 

 


 
Une lecture en partenariat avec le PICABO RIVER BOOK CLUB et CHERCHE MIDI Éditeur. Je vous en remercie infiniment.

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… l’avis du blog Une vie toute simple.

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