DANS LA VALLÉE de Hannah Kent.

 
[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – 2018]
Éditions LES PRESSES DE LA CITE – Romans étrangers
Traduit de l’anglais (Australie) par Karine Reignier-Guerre
480 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
 

 
Le résumé :

 

 » Certains êtres sont différents. Ils sont nés comme ça, sur le bord du monde. Ils savent voir ce que d’autres ne voient pas. Pour eux, les rivières ne coulent pas de la même façon. « 
Le temps semble s’être arrêté dans ce village du sud de l’Irlande égaré dans la vallée et battu par la famine. Nóra Leahy a perdu son mari et sa fille et se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, Nóra s’en souvient : quelques années plus tôt, Micheál marchait et commençait déjà à parler. Que lui est-il arrivé ? A-t-il été changé, remplacé pendant la nuit par les fées qui auraient posé une autre créature dans le berceau ? Est-ce à lui que la vallée doit la malédiction qui la frappe ? Mary, la jeune servante que Nóra vient d’engager, se laisse impressionner par les commérages du village et les rapporte à sa maîtresse. Ensemble, les deux femmes se mettent
en quête de la seule personne en mesure de sauver Micheál : une originale, qui vit seule dans la lande et parle le langage des plantes. Car, même si tout le monde s’en méfie, on sait que la vieille Nance Roche a le don. Qu’elle communique avec le peuple invisible. Et qu’il n’y a qu’elle pour faire revenir ceux qui ont été enlevés…

 
Mon avis :

 

DANS LA VALLEE est une extraordinaire découverte. Une de celle qui marque au plus profond de soi. Après un début très compliqué, je suis sortie de cette lecture abasourdie et ébahie.

 

DANS LA VALLEE s’inscrit dans ces romans intemporels. Ceux qui relatent avec passion, réalisme et honnêteté la vie oubliée des contrées lointaines. Hannah Kent plonge le lecteur au cœur d’un village désœuvré d’une Irlande démunie. Un village où survie et bravoure se côtoient impitoyablement. Un village niché dans une vallée battue par les vents où le soleil écrasant alterne avec l’hivers rigoureux, entouré de montagnes. Des champs à perte de vue, des chemins de terres, des chaumières de terres et de joncs, des feux de tourbes, des vaches, des jardins de pommes de terre, un puits, ô lieu de rencontre féminine, un forgeron, une église, une guérisseuse. Tableau loin d’être idyllique d’un monde rural et rude. Les médecins sont quasi inexistants et sont véritablement hors de prix. Lorsque la maladie frappe, les paysans s’en remettent à l’Eglise où alors vont voir en toute discrétion la guérisseuse. Nance Roche vit à l’extérieur du village avec sa chèvre et ses poules. Sa chaumière est à l’image de sa propriétaire : ordonnée, propre et accueillante. Des herbes, fleurs et plantes sèchent et diffusent une agréable odeur. L’herboriste connaît méticuleusement les plantes qui doivent être associer aux maux. Nance Roche, vieille femme aux yeux voilés par les années et la dureté de la vie, possède également le don. Un don aussi étrange que nécessaire : celui de comprendre le monde caché où vivent les Fairies, les Bonnes Gens. Les croyances et les légendes peuplent les rituels, le quotidien et les soirées autour du feu. C’est un monde craint de tous. Les arbres d’aubépines sont leur royaume, les nuits leur monde, les rivières, les arbres leur terrain de jeux et les humains leur pitance. Ils s’en prennent aux mortels en leur jouant de mauvais tours et peuvent également  s’en prendre aux plus petits d’entre eux en les enlevant et en mettant à leur place des êtres curieux et abominables, des changelin.

 

C’est ce que croit dur comme fer Nora Leahy au sujet de son petit fils de quatre ans. Micheal était un petit garçon tout à fait normal lorsque petit à petit il a arrêté de parler et de marcher. Ses jambes se sont peu à peu atrophiés. Ses nuits sont devenus le berceau de cris épouvantables. Un monstre ! Un être abominable ! Un changelin ?! Nora est convaincue que ce n’est plus son petit fils et les Fairies l’ont emporté dans leur royaume laissant à sa place cette chose. Aidée de sa servante Mary qui s’occupe du petit Micheal, Nora décide de faire appel à Nance dans le but de retrouver son enfant. Nance lui assure qu’après plusieurs méthodes, elle le retrouvera tel qu’il était quelques années plus tôt.

 

Entre superstition et réalité, le gouffre est immense. Le danger guette. Les rumeurs circulent. Le curé éructe. Les aléas et la pauvreté malmènent un village qui ne sait plus où donner de la tête. Tous les maux semblent provenir de Nora et sa famille et de Nance Roche. Qu’en sera t’il des conséquences ? Désastreuses ou merveilleuses ?

 

Hanna Kent de sa plume poétique et exigeante transporte le lecteur aux côtés de ces villageois qui mènent une vie loin de tout repos. Elle relate avec audace ses vies aussi extraordinaires qu’éprouvantes et désobligeantes. De descriptions en descriptions, d’événement en déconvenues, des drames à l’espoir, ce roman est une pure merveille. Celle où la réalité joue avec la frontière de l’irréel, celle où l’horreur remplace l’irrationnel, celle où l’espoir donne un but ultime : la normalité. La normalité dans un monde emprunt de rites et de croyances d’un autre âge. Ce monde en confrontation perpétuel avec la modernité qui règne dans les plus grandes villes. Un monde méconnu qui n’est plus. Un monde cruel et effrayant. Un monde inquiétant.

 

DANS LA VALLEE est un livre choc. Ne pas y être insensible est impensable. J’ai vite été embarquée dans un univers aussi étrange que prenant. Cette virée dans ce monde m’a bouleversée.

 

#Esméralda
 

 
Je remercie les éditions Les Presses de la Cité pour leur confiance via la plateforme NetGalley.
 
image-principale-page-liens-utiles

 

Vers le site Lisez.com pour tout savoir.

Vers le site d’Hannah Kent pour découvrir son univers.

 

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

Publicités

LA MÈRE PARFAITE de Aimee Molloy.


[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]
LES ESCALES Éditions – Collection Les Escales Noires
Traduit par Emmanuelle Aronson
Titre original : The perfect mother, 2018
400 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle


Le résumé :


Un thriller électrisant – lorsqu’un enfant disparaît les masques tombent au sein d’une communauté paisible de Brooklyn.
Nell, Francie et Colette font partie d’un groupe de jeunes mères de Brooklyn qui ont fait connaissance pendant leur grossesse. Le soir du 4 Juillet, pour échapper quelques heures à leur quotidien, elles décident d’organiser une virée dans un bar : un répit bienvenu en ce premier mois d’été caniculaire. Elles parviennent même à convaincre Winnie, la mère célibataire du groupe, de confier son nouveau-né à une baby-sitter. Mais lorsque Winnie rentre chez elle et découvre que son fils a disparu, la soirée tourne au drame.
Dans un Brooklyn étouffant, alors que l’enquête piétine et que la police accumule les erreurs, Nell, Francie et Colette se lancent dans une course effrénée pour retrouver l’enfant.
Jusqu’à ce que les médias s’emparent de l’affaire et fassent de leurs vies, en apparence si parfaites, le centre de toutes les attentions…
En faisant exploser le vernis d’existences bien ordonnées, Aimee Molloy livre une critique grinçante des pressions subies par les mères dans notre société. un roman rare, à la fois captivant et pertinent.
Un best-seller du New York Times dès sa première semaine de parution.


Mon avis :


Aimee Molloy signe son premier roman avec « The perfect mother ». Un thriller décapant et bien plus.


Brooklyn, un été assez caniculaire, le groupe des mamans de mai (soutien et échange entre mamans d’enfants nés en mai), et parmi tout cela Nell, Francie, Colette et Winnie. Quatre femmes réunis pour le meilleur et surtout le pire. Quatre femmes réunis par la maternité et un terrible événement : la disparition du bébé de Winnie.


Aimee Molloy m’a vraiment fait gamberger. Et je dois avouer que j’ai adoré et que la surprise a véritablement eu du poids lorsque le dénouement éclate. Tour à tour, ses personnages prennent la parole autour de cet enlèvement. Molloy peaufine à merveille les trait psychiques de ses personnages, les enfonçant scandaleusement dans leurs tourments, leurs secrets et passés. Une véritable chute en enfer qui a eu le mérite de me donner de nouveaux cheveux blanc. Je dois dire que Molloy est très maligne et sait parfaitement jouer avec les faux semblant. Elle embobine et embobine encore pour nous plonger dans le quotidien de ces mamans qui s’épuisent à démêler le faux du vrai. La paraître a alors une importante place dans une situation cocasse.


Les personnages sont très différents et se complètent à merveille. Nell la fonceuse, Francie la persévérante, Collette la patiente et Winnie la maman déplorée. Elles vont vivre ensemble une terrible épreuve où elles auront une place importante dans le final. Mais à côté de cette intrigue parfaitement menée, Molloy a choisi de dépeindre le portrait de ces mamans modernes où la société leur demande d’être des mamans parfaites. D’ailleurs j’ai trouvé ce portrait hyper honnête sans métaphore enjoliveuse dans lequel je me suis retrouvée. Aucun renvoi de bébés, ni tâche due à une montée de lait, ou cheveux en bataille et cernes innommables n’auront paru aussi réalistes. Molloy a su inclure avec ingéniosité un aspect de société dans une intrigue mordante.


Un thriller psychologique menée d’une main de maître. Un premier roman qui en prédise d’autre, je l’espère vivement. Je me suis régalée. La plume de Molloy a su me convaincre dès les premières pages. Ses personnages ont su me faire vivre une étonnante aventure et leur côté « maman » a su m’attendrir. Une trame sensationnelle pour une chute explosive !


A découvrir !

#Esméralda 


Je remercie les éditions Les Escales ainsi que Nadia pour leur confiance et leur patience.


image-principale-page-liens-utiles


Sur Lisez.com pour tout savoir !

Vers le site d’Aimee Molloy pour découvrir son univers.


LES FUREURS INVISIBLES DU COEUR de John Boyne.

[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE IRLANDAISE – Nouveauté 2018]
Éditions JC LATTES – Collection Littérature Étrangère
Traduit par Sophie Aslanides
Titre original : The heart’s invisible furies.
580 pages
Ma note : 4,5/5 mention « pépite »
Lien Kindle


Le résumé :
Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.
Dans cette œuvre sublime, John Boyne fait revivre l’histoire de l’Irlande des années 1940 à nos jours à travers les yeux de son héros. Les Fureurs invisibles du cœur est un roman qui nous fait rire et pleurer, et nous rappelle le pouvoir de rédemption de l’âme humaine.


Mon avis :

Quand John Boyne parle de son Irlande, on ne peut que ressentir son attachement à ces terres. Rudes, intransigeantes, inhospitalières, violentes, malgré cela il en résulte un sentiment de bienveillance.


John Boyne que je découvre est un auteur extraordinaire. Il insuffle une dose de magie dans un univers, dans une Irlande rigoriste et dirigée d’une main de maître.


Alors que l’actualité irlandaise annonce la légalisation de l’avortement, John Boyne, lui, nous fait découvrir l’enfer d’un jeune homme orphelin, Cyril Avery, qui ne peut pas assumer sa véritable personnalité. Etre homosexuel est alors considéré (et peut être encore de nos jours) comme étant une maladie mentale. Les passages à tabac, les meurtres sont tout simplement impunis quant les agresseurs sont adulés et innocentés. Cyril Avery est élevé par une père et une mère qui n’assume pas tellement leur rôle de parent. Tel une sorte de trophée pour parachever l’image d’une famille normale. Cyril grandit et s’interroge. Ses pulsions deviennent incontrôlables le mènent sur des chemins dangereux. Il souffre de son incapacité à être normal, se morfond, s’isole, s’imagine même être une bête. Survivre dans une Irlande catholique où l’Eglise dirige tout, le pousse à s’afficher avec la gente féminine, notamment avec la sœur de Julian Woodbead qui subira de plein fouet les remords de Cyril. Julian incarne l’homme idéalisé. Cyril ne peut rien lui refuser et est prêt à tout pour garder au moins son amitié. Julian est un homme à femmes, trop de femmes et cela lui sera fatal. Caricature parfaite du bon vivant, Julian détonne par son caractère nonchalant et bienheureux.


Cyril est un homme d’une gentillesse extrême et innée, bienveillant, certes un peu perdu mais tout au long de l’histoire il va s’affirmer et assumer toutes ses erreurs. 


LES FUREURS INVISIBLES DU COEUR est une pépite, de celle qui témoigne des difficultés dues à l’ignorance et à la différence. John Boyne avec tact, humour et honnêteté relate l’histoire d’un homme qui en aime d’autres, qui se cherche, se trouve et se perd. Un homme qui doit fuir, se reconstruire et aimer. La pureté de l’amour entre deux personnes est si belle. Un amour qui prend une dimension significative et sensible dans les différents voyages qui prennent alors la dimension de la quête initiatique, de soi, de l’autre. Un quête contre l’ignorance, les préjugés et contre la maladie. Celle qui foudroie, qui intrigue et qui subjugue. Une quête rédemptrice. Si John Boyne ne tombe pas dans le mélodramatique, il insuffle une dose d’optimisme et d’humour à bien de scènes. Les dialogues pimpants et ingénieux viennent contrecarrer les monologues déprimants. John Boyne confronte la haine et le pardon. Les murs sont si difficiles à abattre.


Après un début difficile car je suis sortie de ma zone de confort, la suite a été un véritable délice. Les aventures de Cyril sont à la fois émouvantes et déconcertantes. La vie et son sens de l’humour s’invitent dans un décor sinistre et violent. Comment ne pas succomber et apprécier à sa juste valeur le dernier roman de John Boyne ? Une pure merveille tout simplement à dévorer !

#ESMERALDA



Je remercie les éditions JC Lattés pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

image-principale-page-liens-utiles


Vers le site des éditions JC LAttès pour tout savoir.

Vers Wikipédia pour tout découvrir sur John Boyne.


Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

A MÊME LA PEAU de Lisa Gardner.


[ POLICIER – A paraître le 2 janvier 2019]
Éditions ALBIN MICHEL
Traduction : Cécile Deniard
Titre original : Fear nothing, 2014.
512 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

Le résumé :


Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose.
L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis.
Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ?
Une plongée stupéfiante au coeur d’un enfer familial : Lisa Gardner s’impose définitivement comme une virtuose du thriller psychologique.

Mon avis :


Je découvre pour la toute première fois la plume extraordinaire de Lisa Gardner. Effectivement, si ce nom  me revenais souvent aux oreilles, je n’ai jamais ouvert un de ses romans. Maintenant que le problème est résolu et bien cette rencontre a été formidable, éprouvante et majestueuse.


Je ne sais pas si son meilleur roman, en tous cas il m’a donné envie de découvrir ses précédentes parutions en les rajoutant dans ma wish-list.


D.D. Warren est ce genre de personnage que j’adore. Déterminée, têtue, courageuse, teigneuse, survoltée, passionnante, intelligente et super flic, D.D. est un sacré bout de femme qui ne se laisse pas déstabiliser et qui fonce droit dans les problèmes. Un personnage aux traits de caractères forts et impressionnants. On est loin de ces personnages fades qui se laissent porter par les flots. Non, D.D. fonce, réfléchit, suppose et questionne. Dit comme cela, on dirait une super héroïne, oui mais D.D. est aussi une femme avec ces faiblesses et ses fragilités, une maman inquiète et protectrice et une épouse qui ne faut pas chatouiller.


J’ai adoré suivre ses péripéties, surtout que l’auteur ne l’épargne rarement et joue avec ces nerfs. Cette nouvelle enquête sur « le tueur de la rose », n’a rien d’évident, surtout quand le passé, une psychiatre insensible à la douleur (Adeline) et une prisonnière (Shana) s’en mêlent. Le point commun : Harry Day, papa de Shana et Adeline et accessoirement tueur en série qui séquestrait des femmes et découpait leur peau. Quand deux meurtres rappellent ceux d’il y a quarante ans, c’est la panique à bord.


Lisa Gardner a le talent incroyable de narrer une histoire totalement sensationnelle avec des personnages qui à travers leurs qualités et leurs nombreux défauts arrivent à subjuguer. Elle parfait un tableau aussi horrifiant que réel, incluant le poids incommensurable d’un héritage sanguinaire. Un thriller mené avec brio et ingéniosité où Lisa Gardner ne cède absolument pas à la facilité. Une intrigue où règne un suspense qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Les personnages attirent l’attention. J’ai lu ce thriller d’une traite. L’auteur m’a immergée dans son monde avec une certaine facilité. La trame dénote par son intensité et les implications. Les doutes assaillent souvent les personnages et outre le fait de découvrir qui est ce tueur à la rose, D.D., Adeline et Shana devront faire face à ce qu’elles ont de plus personnel : leur identité.


Quel thriller éprouvant ! Dans la lignée de Karine Giebel, Lisa Gardner a le talent et l’audace de faire vivre une lecture « tourbillonesque » !


#ESMERALDA


Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio pour la découverte de ce super roman.


image-principale-page-liens-utiles



Vers le site des éditions Albin Michel pour tout savoir.

Vers Wikipédia pour découvrir l’univers de Lisa Gardner.

DE LA NATURE DES INTERACTIONS AMOUREUSES de Karl Iagnemma.

20181108_161639

[ RECUEIL DE NOUVELLES – LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Nouveauté 2018]
Éditions Albin Michel – Collection Terres d’Amérique
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marina Boraso
Titre orignal : On the nature of human romantic interaction, 2003
Ma note : 3/5 mention « à découvrir »
  Lien Amazon

 

 


Le résumé :

 

« Mon inventaire de l’amour se résume à peu près à Alexandra, alors que le sien se partage entre moi-même et d’autres ». Face à ce constat amer, Joseph, un jeune scientifique, imagine une série d’équations pour contraindre son amoureuse volage à n’aimer que lui. Mais peut-on soumettre l’alchimie des sentiments aux lois de la science ?
C’est la question, drôle et grave, que pose Karl Iagnemma dans ces nouvelles délicieusement ironiques où mathématiciens, universitaires et chercheurs tentent de rationaliser le domaine des sens, abordant de manière insolite l’adage de Pascal selon lequel  « le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas ». Quitte à se heurter à d’autres énigmes, bien plus insolubles…
 « Le premier recueil d’un scientifique de haut vol qui sait malgré tout que le coeur humain est aussi important que les mathématiques. Son talent est fulgurant et n’a pas fini de nous étonner. » Kirkus Reviews.

 

 


Mon avis :

 

Mathématiques et amour, il ne m’en valait pas plus pour vouloir découvrir ce recueil de huit nouvelles assez différentes des unes et des autres. Voici les titres de ces nouvelles :

 

De la nature des interactions amoureuses
Le rêve du phrénologue
Le théorème de Zilkowski
L’approche confessionnelle
L’agent des Affaires indiennes
Règne, ordre, espèce
La femme du mineur
Les enfants de la faim

 

Je ne vais pas te parler de chacune de ses nouvelles, mais plus généralement. La plume de Karl Iagnemma est un vrai délice. L’auteur évoque avec beaucoup de malice ce sentiment d’amour extrême dans le milieu scientifique. L’intelligence n’est pas gage d’aisance en matière de sentiments amoureux. Leurs péripéties offrent souvent de belles scènes de désolation, de naïveté mais aussi de déchainements et de passion.

 

Dans chaque nouvelle, le ou la scientifique en est le personnage principal : on retrouve le scientifique à lunette caché chaque nuit derrière son écran, le phrénologue, les mathématiciens universitaires, l’artisan du bois, l’agent des Affaires indiennes, la scientifique arboricole, le mineur et le docteur. Il évoluent à la fois dans un cadre bucolique, intransigeant, glacial au grés des époques. Que ca soit courant du XIXe siècle ou fin du XXe siècle, l’amour est un moteur essentiel dans cette quête. Cette dernière peut se poursuivre dans des équations, dans la recherche du crane parfait de la femme parfaite, dans l’abandon, dans la persévérance, dans la passion, dans les entrailles.

 

Certaines nouvelles m’ont charmée par cette manière farfelue d’aller en la rencontre de l’amour. « Le rêve du phrénologue », profession que je ne connaissais pas qui consiste à étudier la morphologie de la boite crânienne et en déduire grâce à un cryptage compliqué l’avenir de leur propriétaire et de leur trait de caractères. A l’heure actuelle on prendrai cela pour du charlatanisme mais cela était assez convaincant au cours du XIXe siècle. Ensuite, « Les enfants de la faim » dans lequel un médecin étudie sur un sujet vivant le fonctionnement de l’estomac. La passion y est si dévorante que finalement l’amour n’a plus aucun sens.

 

D’autres m’ont touché par leur sensibilité. « Règne, ordre, espèce », où une jeune femme scientifique est totalement fascinée par la nature et son fonctionnement. A tel point quel déclame à ses amoureux successifs son amour, par le biais d’une longue tirade tirée d’un bouquin scientifique sur le sujet, qui est loin de laissé de marbre ces prétendants. Son obsession est de découvrir et rencontrer l’auteur de ce bouquin. « La femme du mineur » est une très belle ode à l’amour celui qui se mérite, celui qui dévore les âmes. Etre mineur n’est pas la panade, mais il est un des rares moyens de subsistance lorsqu’on est émigrant. Ce mineur est un passionnée d’arithmétique et tente de démontrer et créer en cachette la faisabilité que la surface d’un cercle peut être identique à celui d’un carré. Sa femme aimante croit alors qu’il est possédé par un démon quand elle découvre ces feuilles gribouillés de signes inconnus. Mais la persévérance et l’amour vont les mener sur le bon chemin.

 

Ce recueil offre huit nouvelles uniques par leur originalité. Les interactions humaines y sont décrites avec beaucoup d’honnêteté, de subtilité. L’ironie, la désillusion, la passion, la culpabilité viennent parachever ces histoires sublimes. Les personnages y sont dépeints dans toute leur complexité. La nature y est beaucoup présente, si le décor change et que les années défilent, j’ai eu l’impression que ces huit histoires se déroulent dans les mêmes lieux et environnement. Point que j’éclaircirai lors d’une prochaine lecture.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture en compagnie du recueil de Karl Iagnemma. C’est un vrai délice de se laisser balader au grès « de la nature des interactions amoureuses ».

 

 


Lecture dans le cadre de la Masse Critique de Babelio en partenariat avec Les éditions Albin Michel, merci beaucoup !

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Vers le site des éditions Albin Michel, pour tout savoir !

Vers le site de Karl Iagnemma !

 

received_257092058249322

 

Une lecture proposée par le Picabo River Book Club.

 

 

 

 

A MALIN, MALIN ET DEMI de Richard Russo.

20181106_154717

 

 

[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE – 2017]
Éditions 10/18 pour la présente édition poche de 2018
Éditions Quai Voltaire / La Table Ronde – 2017
Traduit par Jean Esch
Titre original : Everybody’s Fool, 2016

 

Format numérique (624 pages) : 16.99€
Broché : 24.00€
Poche : 10.90€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Amazon

 


 

Le résumé :

 

North Bath, ancienne cité industrielle du New Jersey mal remise de la crise, continue de dépérir. Cette ville, Douglas Raymer ne l’a jamais quittée. Dégarni, enclin à l’embonpoint, il est veuf d’une femme qui s’apprêtait à le quitter. Pour qui? Voilà une question qui torture ce policier à l’uniforme mal taillé. Avec Sully, vieux loup de mer septuagénaire qui noie son diagnostic fatal dans l’alcool et la cigarette, ils sont les deux piliers branlants de cette ville bâtie de travers. Mais en quarante-huit heures, plus rien ne sera comme avant : un mur de l’usine s’effondre, les serpents envahissent les rues, les morts s’accumulent et entre catastrophes et révélations, tous les habitants de North Bath sont pris dans une sacrée tempête.
Richard Russo retrouve ici les personnages d’ Un homme presque parfait, et nous livre une symphonie humaine féroce et déjantée.

 


 

Mon avis :

 

Cette lecture était proposée au mois d’octobre comme étant une des lectures communes du groupe Facebook LE PICABO RIVER BOOK CLUB. Gagné au concours proposé par l’administratrice Léa Mainguet et avec la participation des éditions 10/18 (que je remercie à nouveau), ce roman me faisait de l’œil depuis que j’ai intégré ce groupe.

 

A première vue l’épaisseur, m’a beaucoup effrayé, en effet 700 pages, il ne faut pas se décourager.

 

Première rencontre avec un auteur que je ne connais absolument pas et dont j’ai entendu beaucoup d’éloges.

 

Je ne passerai par quatre ou cinq chemins, les débuts ont été très difficile. J’ai eu beaucoup de mal à me familiariser avec la plume de l’auteur aussi talentueuse qu’elle soit et surtout à cette façon improbable de raconter une histoire.

 

Il est rare que j’apprécie d’être un témoin passif d’un roman. J’aime me sentir à ma place auprès des personnages et au contraire m’approprier carrément l’un d’entre eux. De ce fait Richard Russo, à mon sens, n’offre pas cette perspective. Il met en scène son monde comme si c’est une pièce de théâtre. Je m’explique : chaque chapitre est consacré à un unique personnage où est décrit minutieusement l’ensemble de sa personnalité et de ses péripéties plus ou moins récentes. Doublé à cela tous les imprévus et autres manifestations personnelles. Rajoute à cela des personnages secondaires qui deviendront dans les futurs chapitres les principaux. J’ai eu cette impression imagée d’une pyramide où chacun est relié à l’intrigue principale et où en imerge d’autres secondaires. Dit comme cela on dirait que c’est brouillon mais que nenni, au contraire l’immense talent de l’auteur réside dans cette manière aléatoire et intelligentte de mettre en lumière plen de petites histoires dans la grande.

 

La grande est celle de Douglas Raymer, chef de la police, endeuillé et n’ayant pas une grande estime de lui même. Un peu niais, maladroit, froussard et loin de prendre de grandes initiatives. Empêtré dans les souvenirs de sa femme prête à le quitter pour un autre, mais qui ? et malmené par une série de catastrophes aux allures apocalyptiques qui surviennent dans sa ville North Bath. Ville tristounette où les grands malheurs ont élu domicile. En parallèle, Sully, un sacré roublard condamné à mourir dans deux ans mais vraisemblablement dans un, part en croisade contre les vilains et sa maladie qui l’asphyxie de jour en jour.

 

Après un début chaotique, plus de la moitié du roman, le déclic s’est produit. J’adore quand cela se passe ainsi, et finalement j’ai pu apprécié à sa juste valeur l’autre moitié. Richard Russo a un talent incroyable de raconter la vie des gens atypiques dans un décor surréaliste et austère. Les répliques cinglantes à l’humour noir, des scènes burlesques rythment le livre. Des personnages au summum de la caricature mais qui deviennent finalement très attachants. Des scènes de vie banale au centre de l’attention du lecteur, épicées d’une certaine dérision et enjolivées par l’essence même de l’homme.

 

Finalement, j’ai succombé et je suis heureuse d’avoir voulu persévérer.

 

A MALIN, MALIN ET DEMI est un tableau sans concession et ironique d’hommes et de femmes empêtrés dans une vie loin d’être rose.

 

A découvrir !

 

 


 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Envie d’en savoir davantage, RDV sur le site Lisez.com !

Richard Russo sur Wikipédia !

 

 

received_257092058249322

Une lecture approuvée par le PICABO RIVER BOOK CLUB.

 

 

 

LE POIDS DU MONDE de David Joy.

 

[ LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – ROMAN NOIR – Rentrée littéraire 2018]

Éditions SONATINE

Traduit de l’anglais ( États-Unis) par Fabrice Pointeau

Titre original : The weight of this world, 2017

 

Format numérique (320 pages) : 14.99€

Broché : 21.00€

Ma note : 4/5

 

 

 


 

Le résumé :

 

 » Un roman parfait, qui va rester dans toutes les mémoires.  » Donald Ray Pollock
Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?
Après Là où les lumières se perdent (Sonatine Éditions, 2016), unanimement salué par la critique, David Joy nous livre un nouveau portrait saisissant et désenchanté de la région des Appalaches, d’un réalisme glaçant. Un pays bien loin du rêve américain, où il est devenu presque impossible d’échapper à son passé ou à son destin. Plus encore qu’un magnifique  » rural noir « , c’est une véritable tragédie moderne, signée par l’un des plus grands écrivains de sa génération.

 


 

Mon avis :

 

 

Du roman noir, bien serré, bien corsé, y a qu’à demander David Joy. Alors je ne connais pas cet auteur, mais son roman à de quoi remuer les tripes dans tous le sens. Une première rencontre qui ne m’a pas entièrement convaincue et pourtant je l’ai dévoré !

 

Personnages désœuvrés !

 

David Joy attaque très fort dès les premières lignes, uns scène avec de la cervelle en bouilli sur le mur et un petit garçon traumatisé à vie par cette image inqualifiable. Aiden est tout jeune et n’a pas d’autre famille, s’ensuit pour lui l’expérience de l’orphelinat qui ne trouve pas grâce à ses yeux. Une fuite plus tard, errant dans les montagnes des Appalaches, une nouvelle rencontre qui déterminera le restant de sa vie, Thad. Ce dernier vit dans un mobil-home au fond de son jardin. Il n’a que 7-8 ans et déjà mis à la porte par son père adoptif et une mère résignée qui a perdu toute volonté de se rebiffer. Thad est un petit farfelu, il se dit fils d’indien, se roule dans la boue et fume. Petits délinquants à venir, ce duo forme une famille. Plus que les liens du sang, cette amitié c’est pour la vie et la mort, même devant les portes de l’enfer. Un lien puissant, indéfectible, intemporel. Ils grandissent deviennent des hommes, des délinquants. Thad part pour la guerre durant deux années et Aiden devient un ouvrier du bâtiment méritant. Tout semble aller pour le mieux pour nos deux héros, mais c’est si peu dire. LA réalité est souvent si sournoise, imprévisible et malsaine.

 

Poids de l’héritage ?

 

Il ne va s’en dire qu’Aiden et Thad ont grandi dans un environnement familial qui n’a rien à voir avec la famille Higalls. Alcool, violence, manipulation sont leur quotidien. Se libérer de ses chaines destructrices aussi jeune est certainement infaisable et impensable. Cette violence est une seconde peau qui s’infiltre laissant les âmes dépérir à petit feu. La drogue devient alors la seule solution pour masquer cette désillusion. Thad veut oublier la guerre, Aiden veut oublier les montagnes sinistres et le fait qu’il ne mérite aucune famille. La drogue est dans ces moments là liée à l’argent et avec les conséquences néfastes qui en découlent. Toujours dans leur mobil-home, ancre irréelle dans un monde qui ne veut pas d’eux, qui ne leur laisse aucune chance. Ces montagnes oppressantes deviennent destructrices de rêves. Même si April, la maman de Thad, veille sur son petit protégé (Aiden) depuis la maison en haut de la colline. Cette figure maternelle, cougar, n’a rien d’une lumière qui transperce l’obscurité. La famille, les secrets, les non-dits et les souvenirs emprisonnent nos deux héros dans un drame continuel et perpétuel.

 

Une nature hostile.

 

Si le nom d’Appalaches évoque les grands espaces subjuguant et merveilleusement éblouissant. Ici il n’a rien de féérique. La terre devient cercueil. La pluie ne lave plus les pêchers. Les rochers sont aussi aiguisés que des lames. Little Canada n’a rien de paradisiaque. L’atmosphère semble terne, dépourvue de couleurs. Les mobil-home sont tels des verrues surgissant dans un paysage désertique de toutes âmes. L’air semble nauséabond. Le ciel n’évoque que le gris. Et c’est montagne des geôliers. Cette nature contribue à forger des personnages s’enfonçant davantage dans les limbes.

 

De l’espoir contre du noir.

 

Je ne suis pas une adepte du roman noir. Si j’ai bonne mémoire, je pense que c’est le second que je lis. Je ne maîtrise pas les codes dans sa globalité. Du roman noir intransigeant et dur, rien de mieux pour sortir de mes lectures habituelles. Les personnages désœuvrés face à une réalité médiocre. Les souvenirs de la guerre en fond sonore. De la violence, du sang, des cris, des plaintes, des pleurs, des comportements influencés par la drogue. Rien n’est beau. Le sordide dans toute sa splendeur. Le macabre dégouline le long des mots, ensevelit le lecteur. Le néant devient maître d’un monde fou, en perte d’haleine. Oppressant. Déstabilisant. Effrayant. Sans nom. Un monde confiné, sans échappatoire.

 

Le final… quel final !

 

En y regardant de plus près, le final est à la fois génial et décevant. Ce dernier a fait pencher la balance. D’une part, il y a ce final grandiose. Cette église impératrice d’une foi destructrice, témoin d’un fin et d’un début. Un boucle bouclée. Scène violentée par la cruauté humaine d’où en viendra le salut. Pour moi, il y a ce quelque chose de majestueux dans cette presque dernière image. Et puis d’autre part, il y a cet autre final qui m’a laissée sur ma faim. Il est vrai que je privilégie souvent les fins neutres, mais ici c’est le couteau sous la gorge. Je maudis Joy pour de nombreuses raisons. Que faire de ça ???? Je devais avoir l’air d’une folle furieuse arrivant au point final cherchant frénétiquement si il n’y avait pas un autre chapitre. (Nom d’une pipe, c’est terrible … terrible !).

 

 

En bref.

 

Une lecture qui m’a mi-convaincue à cause de cette fin … (je ne reviens pas dessus). L’auteur a eu l’intelligence d’une narration à deux voix, incluant même sur la fin celle d’April (qui fait figure de porte de sortie). Une plume efficace et terriblement honnête. L’auteur n’épargne en rien son lecteur. De la cruauté volontaire, il fait naître une angoisse permanente. Tout devient stressant et insupportable. Le lecteur broie du noir, c’est le cas de le dire. Il va s’en dire que l’ai dévoré et j’ai été impressionnée par ce tableau cruel où la noirceur règne telle une impératrice.

 

 

 

David JOY

Crédit photo: ©Ashley Evans

 

 

David Joy est un jeune auteur américain né en 1983 à Charlotte en Caroline du Nord. Titulaire d’une licence d’anglais obtenue avec mention à la Western Carolina University, il y poursuit naturellement ses études avec un master spécialisé dans les métiers de l’écrit. Il a pour professeur Ron Rash qui l’accompagnera et l’encouragera dans son parcours d’écrivain. Après quelques années d’enseignement, David Joy reçoit une bourse d’artiste du conseil des Arts de la Caroline du Nord. Il se met à écrire pour le Crossroads Chronicle et pour lui-même. Son premier roman, Là où les lumières se perdent, remporte un franc succès et est finaliste du prix Edgar du meilleur premier roman en 2016.
David Joy est également l’auteur d’essais. Growing Gills: A Fly Fisherman’s Journey a été finaliste de deux prix littéraires : le Reed Environmental ainsi que le Ragan Old North State for Creative Non Fiction. Il vit aujourd’hui à Webster en Caroline du Nord au beau milieu des Blue Ridge Mountains et partage son temps entre l’écriture, la chasse, la pêche et des travaux manuels. (Source Lisez.com)

 

 


 

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance via la plateforme Netgalley.
Une lecture approuvée par le PICABO RIVER BOOK CLUB.

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site Lisez.com, pour tout savoir !

Vers le site de David Joy, pour en savoir davantage.

 

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clechreceived_257092058249322