A MÊME LA PEAU de Lisa Gardner.


[ POLICIER – A paraître le 2 janvier 2019]
Éditions ALBIN MICHEL
Traduction : Cécile Deniard
Titre original : Fear nothing, 2014.
512 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :


Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose.
L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis.
Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ?
Une plongée stupéfiante au coeur d’un enfer familial : Lisa Gardner s’impose définitivement comme une virtuose du thriller psychologique.

Mon avis :


Je découvre pour la toute première fois la plume extraordinaire de Lisa Gardner. Effectivement, si ce nom  me revenais souvent aux oreilles, je n’ai jamais ouvert un de ses romans. Maintenant que le problème est résolu et bien cette rencontre a été formidable, éprouvante et majestueuse.


Je ne sais pas si son meilleur roman, en tous cas il m’a donné envie de découvrir ses précédentes parutions en les rajoutant dans ma wish-list.


D.D. Warren est ce genre de personnage que j’adore. Déterminée, têtue, courageuse, teigneuse, survoltée, passionnante, intelligente et super flic, D.D. est un sacré bout de femme qui ne se laisse pas déstabiliser et qui fonce droit dans les problèmes. Un personnage aux traits de caractères forts et impressionnants. On est loin de ces personnages fades qui se laissent porter par les flots. Non, D.D. fonce, réfléchit, suppose et questionne. Dit comme cela, on dirait une super héroïne, oui mais D.D. est aussi une femme avec ces faiblesses et ses fragilités, une maman inquiète et protectrice et une épouse qui ne faut pas chatouiller.


J’ai adoré suivre ses péripéties, surtout que l’auteur ne l’épargne rarement et joue avec ces nerfs. Cette nouvelle enquête sur « le tueur de la rose », n’a rien d’évident, surtout quand le passé, une psychiatre insensible à la douleur (Adeline) et une prisonnière (Shana) s’en mêlent. Le point commun : Harry Day, papa de Shana et Adeline et accessoirement tueur en série qui séquestrait des femmes et découpait leur peau. Quand deux meurtres rappellent ceux d’il y a quarante ans, c’est la panique à bord.


Lisa Gardner a le talent incroyable de narrer une histoire totalement sensationnelle avec des personnages qui à travers leurs qualités et leurs nombreux défauts arrivent à subjuguer. Elle parfait un tableau aussi horrifiant que réel, incluant le poids incommensurable d’un héritage sanguinaire. Un thriller mené avec brio et ingéniosité où Lisa Gardner ne cède absolument pas à la facilité. Une intrigue où règne un suspense qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Les personnages attirent l’attention. J’ai lu ce thriller d’une traite. L’auteur m’a immergée dans son monde avec une certaine facilité. La trame dénote par son intensité et les implications. Les doutes assaillent souvent les personnages et outre le fait de découvrir qui est ce tueur à la rose, D.D., Adeline et Shana devront faire face à ce qu’elles ont de plus personnel : leur identité.


Quel thriller éprouvant ! Dans la lignée de Karine Giebel, Lisa Gardner a le talent et l’audace de faire vivre une lecture « tourbillonesque » !


#ESMERALDA


Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio pour la découverte de ce super roman.


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Vers le site des éditions Albin Michel pour tout savoir.

Vers Wikipédia pour découvrir l’univers de Lisa Gardner.

DE LA NATURE DES INTERACTIONS AMOUREUSES de Karl Iagnemma.

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[ RECUEIL DE NOUVELLES – LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Nouveauté 2018]
Éditions Albin Michel – Collection Terres d’Amérique
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marina Boraso
Titre orignal : On the nature of human romantic interaction, 2003
Ma note : 3/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

« Mon inventaire de l’amour se résume à peu près à Alexandra, alors que le sien se partage entre moi-même et d’autres ». Face à ce constat amer, Joseph, un jeune scientifique, imagine une série d’équations pour contraindre son amoureuse volage à n’aimer que lui. Mais peut-on soumettre l’alchimie des sentiments aux lois de la science ?
C’est la question, drôle et grave, que pose Karl Iagnemma dans ces nouvelles délicieusement ironiques où mathématiciens, universitaires et chercheurs tentent de rationaliser le domaine des sens, abordant de manière insolite l’adage de Pascal selon lequel  « le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas ». Quitte à se heurter à d’autres énigmes, bien plus insolubles…
 « Le premier recueil d’un scientifique de haut vol qui sait malgré tout que le coeur humain est aussi important que les mathématiques. Son talent est fulgurant et n’a pas fini de nous étonner. » Kirkus Reviews.

 

 


Mon avis :

 

Mathématiques et amour, il ne m’en valait pas plus pour vouloir découvrir ce recueil de huit nouvelles assez différentes des unes et des autres. Voici les titres de ces nouvelles :

 

De la nature des interactions amoureuses
Le rêve du phrénologue
Le théorème de Zilkowski
L’approche confessionnelle
L’agent des Affaires indiennes
Règne, ordre, espèce
La femme du mineur
Les enfants de la faim

 

Je ne vais pas te parler de chacune de ses nouvelles, mais plus généralement. La plume de Karl Iagnemma est un vrai délice. L’auteur évoque avec beaucoup de malice ce sentiment d’amour extrême dans le milieu scientifique. L’intelligence n’est pas gage d’aisance en matière de sentiments amoureux. Leurs péripéties offrent souvent de belles scènes de désolation, de naïveté mais aussi de déchainements et de passion.

 

Dans chaque nouvelle, le ou la scientifique en est le personnage principal : on retrouve le scientifique à lunette caché chaque nuit derrière son écran, le phrénologue, les mathématiciens universitaires, l’artisan du bois, l’agent des Affaires indiennes, la scientifique arboricole, le mineur et le docteur. Il évoluent à la fois dans un cadre bucolique, intransigeant, glacial au grés des époques. Que ca soit courant du XIXe siècle ou fin du XXe siècle, l’amour est un moteur essentiel dans cette quête. Cette dernière peut se poursuivre dans des équations, dans la recherche du crane parfait de la femme parfaite, dans l’abandon, dans la persévérance, dans la passion, dans les entrailles.

 

Certaines nouvelles m’ont charmée par cette manière farfelue d’aller en la rencontre de l’amour. « Le rêve du phrénologue », profession que je ne connaissais pas qui consiste à étudier la morphologie de la boite crânienne et en déduire grâce à un cryptage compliqué l’avenir de leur propriétaire et de leur trait de caractères. A l’heure actuelle on prendrai cela pour du charlatanisme mais cela était assez convaincant au cours du XIXe siècle. Ensuite, « Les enfants de la faim » dans lequel un médecin étudie sur un sujet vivant le fonctionnement de l’estomac. La passion y est si dévorante que finalement l’amour n’a plus aucun sens.

 

D’autres m’ont touché par leur sensibilité. « Règne, ordre, espèce », où une jeune femme scientifique est totalement fascinée par la nature et son fonctionnement. A tel point quel déclame à ses amoureux successifs son amour, par le biais d’une longue tirade tirée d’un bouquin scientifique sur le sujet, qui est loin de laissé de marbre ces prétendants. Son obsession est de découvrir et rencontrer l’auteur de ce bouquin. « La femme du mineur » est une très belle ode à l’amour celui qui se mérite, celui qui dévore les âmes. Etre mineur n’est pas la panade, mais il est un des rares moyens de subsistance lorsqu’on est émigrant. Ce mineur est un passionnée d’arithmétique et tente de démontrer et créer en cachette la faisabilité que la surface d’un cercle peut être identique à celui d’un carré. Sa femme aimante croit alors qu’il est possédé par un démon quand elle découvre ces feuilles gribouillés de signes inconnus. Mais la persévérance et l’amour vont les mener sur le bon chemin.

 

Ce recueil offre huit nouvelles uniques par leur originalité. Les interactions humaines y sont décrites avec beaucoup d’honnêteté, de subtilité. L’ironie, la désillusion, la passion, la culpabilité viennent parachever ces histoires sublimes. Les personnages y sont dépeints dans toute leur complexité. La nature y est beaucoup présente, si le décor change et que les années défilent, j’ai eu l’impression que ces huit histoires se déroulent dans les mêmes lieux et environnement. Point que j’éclaircirai lors d’une prochaine lecture.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture en compagnie du recueil de Karl Iagnemma. C’est un vrai délice de se laisser balader au grès « de la nature des interactions amoureuses ».

 

 


Lecture dans le cadre de la Masse Critique de Babelio en partenariat avec Les éditions Albin Michel, merci beaucoup !

 

 

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Vers le site des éditions Albin Michel, pour tout savoir !

Vers le site de Karl Iagnemma !

 

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Une lecture proposée par le Picabo River Book Club.

 

 

 

 

A MALIN, MALIN ET DEMI de Richard Russo.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE – 2017]
Éditions 10/18 pour la présente édition poche de 2018
Éditions Quai Voltaire / La Table Ronde – 2017
Traduit par Jean Esch
Titre original : Everybody’s Fool, 2016

 

Format numérique (624 pages) : 16.99€
Broché : 24.00€
Poche : 10.90€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

North Bath, ancienne cité industrielle du New Jersey mal remise de la crise, continue de dépérir. Cette ville, Douglas Raymer ne l’a jamais quittée. Dégarni, enclin à l’embonpoint, il est veuf d’une femme qui s’apprêtait à le quitter. Pour qui? Voilà une question qui torture ce policier à l’uniforme mal taillé. Avec Sully, vieux loup de mer septuagénaire qui noie son diagnostic fatal dans l’alcool et la cigarette, ils sont les deux piliers branlants de cette ville bâtie de travers. Mais en quarante-huit heures, plus rien ne sera comme avant : un mur de l’usine s’effondre, les serpents envahissent les rues, les morts s’accumulent et entre catastrophes et révélations, tous les habitants de North Bath sont pris dans une sacrée tempête.
Richard Russo retrouve ici les personnages d’ Un homme presque parfait, et nous livre une symphonie humaine féroce et déjantée.

 


 

Mon avis :

 

Cette lecture était proposée au mois d’octobre comme étant une des lectures communes du groupe Facebook LE PICABO RIVER BOOK CLUB. Gagné au concours proposé par l’administratrice Léa Mainguet et avec la participation des éditions 10/18 (que je remercie à nouveau), ce roman me faisait de l’œil depuis que j’ai intégré ce groupe.

 

A première vue l’épaisseur, m’a beaucoup effrayé, en effet 700 pages, il ne faut pas se décourager.

 

Première rencontre avec un auteur que je ne connais absolument pas et dont j’ai entendu beaucoup d’éloges.

 

Je ne passerai par quatre ou cinq chemins, les débuts ont été très difficile. J’ai eu beaucoup de mal à me familiariser avec la plume de l’auteur aussi talentueuse qu’elle soit et surtout à cette façon improbable de raconter une histoire.

 

Il est rare que j’apprécie d’être un témoin passif d’un roman. J’aime me sentir à ma place auprès des personnages et au contraire m’approprier carrément l’un d’entre eux. De ce fait Richard Russo, à mon sens, n’offre pas cette perspective. Il met en scène son monde comme si c’est une pièce de théâtre. Je m’explique : chaque chapitre est consacré à un unique personnage où est décrit minutieusement l’ensemble de sa personnalité et de ses péripéties plus ou moins récentes. Doublé à cela tous les imprévus et autres manifestations personnelles. Rajoute à cela des personnages secondaires qui deviendront dans les futurs chapitres les principaux. J’ai eu cette impression imagée d’une pyramide où chacun est relié à l’intrigue principale et où en imerge d’autres secondaires. Dit comme cela on dirait que c’est brouillon mais que nenni, au contraire l’immense talent de l’auteur réside dans cette manière aléatoire et intelligentte de mettre en lumière plen de petites histoires dans la grande.

 

La grande est celle de Douglas Raymer, chef de la police, endeuillé et n’ayant pas une grande estime de lui même. Un peu niais, maladroit, froussard et loin de prendre de grandes initiatives. Empêtré dans les souvenirs de sa femme prête à le quitter pour un autre, mais qui ? et malmené par une série de catastrophes aux allures apocalyptiques qui surviennent dans sa ville North Bath. Ville tristounette où les grands malheurs ont élu domicile. En parallèle, Sully, un sacré roublard condamné à mourir dans deux ans mais vraisemblablement dans un, part en croisade contre les vilains et sa maladie qui l’asphyxie de jour en jour.

 

Après un début chaotique, plus de la moitié du roman, le déclic s’est produit. J’adore quand cela se passe ainsi, et finalement j’ai pu apprécié à sa juste valeur l’autre moitié. Richard Russo a un talent incroyable de raconter la vie des gens atypiques dans un décor surréaliste et austère. Les répliques cinglantes à l’humour noir, des scènes burlesques rythment le livre. Des personnages au summum de la caricature mais qui deviennent finalement très attachants. Des scènes de vie banale au centre de l’attention du lecteur, épicées d’une certaine dérision et enjolivées par l’essence même de l’homme.

 

Finalement, j’ai succombé et je suis heureuse d’avoir voulu persévérer.

 

A MALIN, MALIN ET DEMI est un tableau sans concession et ironique d’hommes et de femmes empêtrés dans une vie loin d’être rose.

 

A découvrir !

 

 


 

 

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Envie d’en savoir davantage, RDV sur le site Lisez.com !

Richard Russo sur Wikipédia !

 

 

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Une lecture approuvée par le PICABO RIVER BOOK CLUB.

 

 

 

LE POIDS DU MONDE de David Joy.

 

[ LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – ROMAN NOIR – Rentrée littéraire 2018]

Éditions SONATINE

Traduit de l’anglais ( États-Unis) par Fabrice Pointeau

Titre original : The weight of this world, 2017

 

Format numérique (320 pages) : 14.99€

Broché : 21.00€

Ma note : 4/5

 

 

 


 

Le résumé :

 

 » Un roman parfait, qui va rester dans toutes les mémoires.  » Donald Ray Pollock
Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?
Après Là où les lumières se perdent (Sonatine Éditions, 2016), unanimement salué par la critique, David Joy nous livre un nouveau portrait saisissant et désenchanté de la région des Appalaches, d’un réalisme glaçant. Un pays bien loin du rêve américain, où il est devenu presque impossible d’échapper à son passé ou à son destin. Plus encore qu’un magnifique  » rural noir « , c’est une véritable tragédie moderne, signée par l’un des plus grands écrivains de sa génération.

 


 

Mon avis :

 

 

Du roman noir, bien serré, bien corsé, y a qu’à demander David Joy. Alors je ne connais pas cet auteur, mais son roman à de quoi remuer les tripes dans tous le sens. Une première rencontre qui ne m’a pas entièrement convaincue et pourtant je l’ai dévoré !

 

Personnages désœuvrés !

 

David Joy attaque très fort dès les premières lignes, uns scène avec de la cervelle en bouilli sur le mur et un petit garçon traumatisé à vie par cette image inqualifiable. Aiden est tout jeune et n’a pas d’autre famille, s’ensuit pour lui l’expérience de l’orphelinat qui ne trouve pas grâce à ses yeux. Une fuite plus tard, errant dans les montagnes des Appalaches, une nouvelle rencontre qui déterminera le restant de sa vie, Thad. Ce dernier vit dans un mobil-home au fond de son jardin. Il n’a que 7-8 ans et déjà mis à la porte par son père adoptif et une mère résignée qui a perdu toute volonté de se rebiffer. Thad est un petit farfelu, il se dit fils d’indien, se roule dans la boue et fume. Petits délinquants à venir, ce duo forme une famille. Plus que les liens du sang, cette amitié c’est pour la vie et la mort, même devant les portes de l’enfer. Un lien puissant, indéfectible, intemporel. Ils grandissent deviennent des hommes, des délinquants. Thad part pour la guerre durant deux années et Aiden devient un ouvrier du bâtiment méritant. Tout semble aller pour le mieux pour nos deux héros, mais c’est si peu dire. LA réalité est souvent si sournoise, imprévisible et malsaine.

 

Poids de l’héritage ?

 

Il ne va s’en dire qu’Aiden et Thad ont grandi dans un environnement familial qui n’a rien à voir avec la famille Higalls. Alcool, violence, manipulation sont leur quotidien. Se libérer de ses chaines destructrices aussi jeune est certainement infaisable et impensable. Cette violence est une seconde peau qui s’infiltre laissant les âmes dépérir à petit feu. La drogue devient alors la seule solution pour masquer cette désillusion. Thad veut oublier la guerre, Aiden veut oublier les montagnes sinistres et le fait qu’il ne mérite aucune famille. La drogue est dans ces moments là liée à l’argent et avec les conséquences néfastes qui en découlent. Toujours dans leur mobil-home, ancre irréelle dans un monde qui ne veut pas d’eux, qui ne leur laisse aucune chance. Ces montagnes oppressantes deviennent destructrices de rêves. Même si April, la maman de Thad, veille sur son petit protégé (Aiden) depuis la maison en haut de la colline. Cette figure maternelle, cougar, n’a rien d’une lumière qui transperce l’obscurité. La famille, les secrets, les non-dits et les souvenirs emprisonnent nos deux héros dans un drame continuel et perpétuel.

 

Une nature hostile.

 

Si le nom d’Appalaches évoque les grands espaces subjuguant et merveilleusement éblouissant. Ici il n’a rien de féérique. La terre devient cercueil. La pluie ne lave plus les pêchers. Les rochers sont aussi aiguisés que des lames. Little Canada n’a rien de paradisiaque. L’atmosphère semble terne, dépourvue de couleurs. Les mobil-home sont tels des verrues surgissant dans un paysage désertique de toutes âmes. L’air semble nauséabond. Le ciel n’évoque que le gris. Et c’est montagne des geôliers. Cette nature contribue à forger des personnages s’enfonçant davantage dans les limbes.

 

De l’espoir contre du noir.

 

Je ne suis pas une adepte du roman noir. Si j’ai bonne mémoire, je pense que c’est le second que je lis. Je ne maîtrise pas les codes dans sa globalité. Du roman noir intransigeant et dur, rien de mieux pour sortir de mes lectures habituelles. Les personnages désœuvrés face à une réalité médiocre. Les souvenirs de la guerre en fond sonore. De la violence, du sang, des cris, des plaintes, des pleurs, des comportements influencés par la drogue. Rien n’est beau. Le sordide dans toute sa splendeur. Le macabre dégouline le long des mots, ensevelit le lecteur. Le néant devient maître d’un monde fou, en perte d’haleine. Oppressant. Déstabilisant. Effrayant. Sans nom. Un monde confiné, sans échappatoire.

 

Le final… quel final !

 

En y regardant de plus près, le final est à la fois génial et décevant. Ce dernier a fait pencher la balance. D’une part, il y a ce final grandiose. Cette église impératrice d’une foi destructrice, témoin d’un fin et d’un début. Un boucle bouclée. Scène violentée par la cruauté humaine d’où en viendra le salut. Pour moi, il y a ce quelque chose de majestueux dans cette presque dernière image. Et puis d’autre part, il y a cet autre final qui m’a laissée sur ma faim. Il est vrai que je privilégie souvent les fins neutres, mais ici c’est le couteau sous la gorge. Je maudis Joy pour de nombreuses raisons. Que faire de ça ???? Je devais avoir l’air d’une folle furieuse arrivant au point final cherchant frénétiquement si il n’y avait pas un autre chapitre. (Nom d’une pipe, c’est terrible … terrible !).

 

 

En bref.

 

Une lecture qui m’a mi-convaincue à cause de cette fin … (je ne reviens pas dessus). L’auteur a eu l’intelligence d’une narration à deux voix, incluant même sur la fin celle d’April (qui fait figure de porte de sortie). Une plume efficace et terriblement honnête. L’auteur n’épargne en rien son lecteur. De la cruauté volontaire, il fait naître une angoisse permanente. Tout devient stressant et insupportable. Le lecteur broie du noir, c’est le cas de le dire. Il va s’en dire que l’ai dévoré et j’ai été impressionnée par ce tableau cruel où la noirceur règne telle une impératrice.

 

 

 

David JOY

Crédit photo: ©Ashley Evans

 

 

David Joy est un jeune auteur américain né en 1983 à Charlotte en Caroline du Nord. Titulaire d’une licence d’anglais obtenue avec mention à la Western Carolina University, il y poursuit naturellement ses études avec un master spécialisé dans les métiers de l’écrit. Il a pour professeur Ron Rash qui l’accompagnera et l’encouragera dans son parcours d’écrivain. Après quelques années d’enseignement, David Joy reçoit une bourse d’artiste du conseil des Arts de la Caroline du Nord. Il se met à écrire pour le Crossroads Chronicle et pour lui-même. Son premier roman, Là où les lumières se perdent, remporte un franc succès et est finaliste du prix Edgar du meilleur premier roman en 2016.
David Joy est également l’auteur d’essais. Growing Gills: A Fly Fisherman’s Journey a été finaliste de deux prix littéraires : le Reed Environmental ainsi que le Ragan Old North State for Creative Non Fiction. Il vit aujourd’hui à Webster en Caroline du Nord au beau milieu des Blue Ridge Mountains et partage son temps entre l’écriture, la chasse, la pêche et des travaux manuels. (Source Lisez.com)

 

 


 

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance via la plateforme Netgalley.
Une lecture approuvée par le PICABO RIVER BOOK CLUB.

 

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Vers le site de David Joy, pour en savoir davantage.

 

 

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LA MAISON DE RUINES de Ruby Namdar.

 

[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE CONTEMPORAINE – Rentrée littéraire 2018]

Éditions Belfond – Collection littérature étrangère

Traduit par Sarah Tardy

Titre orignal : The ruined house, 2017.

 

 

Format numérique (560 pages) : 15.99€

Broché : 23.00€

Ma note : 4/5 mention « pépite »

 

 

 


 

Le résumé :

 

Foisonnant, érudit, baroque, évoquant rien moins que Saul Bellow, Tom Wolfe ou Philip Roth, un roman tout en excès et en humour, qui s’attaque aux épineuses questions de l’identité et de la religion, avec en fond une critique grinçante de l’Amérique d’aujourd’hui. Couronnée par le prix Sapir, une œuvre puissante, jubilatoire, mystique, un véritable morceau de bravoure littéraire.
Souvent, Andrew Cohen se dit qu’il est au zénith de sa vie. Séduisant professeur d’université, ce quinquagénaire fringant fascine ses élèves avec de piquants essais – La critique de la culture ou la culture de la critique ? – et devrait bientôt obtenir la promotion qu’il espère tant. Il mène une vie épatante, entre réceptions chics dans son bel appartement de l’Upper West Side et vernissages dans les galeries de Manhattan ; il n’est que tendresse pour son ex-femme et leurs deux jolies filles et passe des soirées torrides avec Ann Lee, sa sublime maîtresse de vingt-cinq ans.
Mais…
C’est d’abord cette promotion qui lui échappe ; un gros malentendu avec son ex-femme ; les nuits avec Ann Lee qui se font trop sages ; cette soirée caritative décadente où tout l’écœure soudain.
Et puis ces flashs dans sa tête, ces visions terrifiantes : violence, pillages, la destruction du Temple de Jérusalem, l’Holocauste.
Le professeur Cohen est en train de perdre pied.

 


 

Mon avis :

 

En ouvrant ce roman, je sors complétement de ma zone de confort. Loin de me déplaire, j’adore prendre des risques, et ce dernier s’avère une incroyable surprise.

 

LA MAISON DE RUINES est sans contexte un chef d’œuvre de la littérature.

 

Après les difficultés liés à une immersion compliqué due aux premiers chapitres, petit à petit j’ai pu apprécier la teneur incroyable que révèle ce roman. Je n’en mène par large derrière mon écran, moi, modeste lectrice, parler de cette œuvre va être un tantinet ardu.

 

Le roman est principalement axé sur un unique personnage : Andrew P. Cohen. Imminent professeur de l’université de New York. Rédacteur, dans de prestigieux journaux, il est une figure emblématique du New York guindé aristo-culturel. De confession juive, il évolue dans un milieu ultra fermé, aux codes et exigences parfois démesurés. Andrew a choisi cette vie. Il a désiré profondément. Issu d’une famille loin d’être pratiquante, sa mère ne rêvait qu’une chose qu’il épouse une goy.

 

Père de famille, divorcé, la cinquantaine pimpante, Andrew est bien dans son esprit et dans son corps. Sa vie est rythmée par les cours, les soirées mondaines, les soirées privées où il se transforme en cuisinier émérite, le sport et les diners en amoureux. Ainsi tout va pour le mieux. Andrew commence à perdre pied un jour, sans cérémonie, sans préméditation. C’est spontané, c’est irréel. Et puis, peu à peu, il sombre et le chaos s’installe.

 

Des visions, des hallucinations, des envies paradoxales, des odeurs, la page blanche, des incommodités, l’attirance qui s’enfuit, l’absence de résultats, des souvenirs deviennent son quotidien. Burn out ou psychose ou autre se confondent. Andrew, homme enjoué, devient l’ombre de lui même. Les bas instincts dictent sa conduite. Les souvenirs l’assaillent. Les nuits deviennent blanches. Un homme se détruisant.

 

Dans cette descente en enfer, Ruby Namdar confond la destruction du Temple de Jérusalem à la vie d’Andrew. D’ailleurs on pourrait croire à la réincarnation, même si l’auteur explore cette idée, elle aussi vite mise de côté. Ce personnage présent silencieusement est le Grand Prêtre Aaron du second Temple de Jérusalem. En parallèle dans les visions ou cauchemars, le lecteur découvre ce plan de l’histoire de ce peuple. Namdar « confronte » le judaïsme classique au judaïsme réformé. Les pans historiques de ce peule migrateur est exploré, sans oublier les mentions à l’holocauste.

 

Malgré un début à demi teinte, je me suis accrochée à ce personnage me demandant ce qu’il allait advenir de lui. Un personnage qui va se métamorphoser par ses craintes, ses peurs, ses angoisses exacerbées, ses souvenirs, ses questions. Une multitude de détails rend ce personnage d’une authenticité à toute épreuve. Les descriptions grandiloquentes prennent une place importante dans cette évolution humaine au cœur d’une ville qui ne pardonne aucun faux pas. Un tumultueux sans nom, bouleverse le lecteur.

 

LA MAISON DE RUINES soulève de nombreuses questions, notamment celle du poids de l’héritage religieux dans ce monde où tout est étiqueté et malmené, où la force de la communauté devient un moteur puisant dans la montée sociale. Justement une société qui périclite dans l’abstrait malheureux d’hommes et de femmes qui perdent leur identité, leur valeur, leur morale, leur unicité. Une société qui évolue dans le paraître et non dans l’être.

 

Un récit intransigeant auréolé de mysticisme, de philosophie et d’humanité.

 

Un roman qui doit absolument figurer dans ta bibliothèque.

 

 

 

Ruby NAMDAR

 

Ruby Namdar est né et a grandi à Jérusalem, dans une famille juive iranienne. Son premier livre, Haviv (2000), a remporté le Israeli Ministry of Culture’s Award for Best First Publication. La Maison de ruines, son premier roman traduit en français, est lauréat du Sapir Prize, le plus prestigieux prix littéraire israélien.
Ruby Namdar vit actuellement avec sa femme et leurs deux filles à New York, où il enseigne la littérature juive. C’est un spécialiste des textes bibliques et talmudiques.

 

 


 

Je remercie les éditions Belfond de m’avoir permis de découvrir ce roman via la plateforme Netgalley.

 

 

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Vers le site de Ruby Namdar, pour en savoir davantage !

 

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

L’ASSASSIN DE MA SŒUR de Flynn Berry.

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[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – THRILLER – Rentrée littéraire 2018]
Éditions PRESSES DE LA CITE – Collection Sang d’encre
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Valérie Malfoy.
Titre original : Under the Harrow

 

Format broché ( 272 pages) : 20.90€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 


 

Le résumé :

 

« Imaginez la série policière Broadchurch écrite par Elena Ferrante. » Claire Messud
Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

 


 

Mon avis :

 

Premier roman de Flynn Berry et déjà en lice pour être adapter par la Paramount ! Et en refermant ce thriller décapant, je n’en suis pas du tout étonnée.

 

Nora n’a rien d’une super héroïne. Ce n’est pas une super nana aux pouvoirs bluffant. Une femme lambda qui voue pourtant une admiration sans faille à sa sœur, Rachel. En y regardant de plus près, cette relation s’avère très vite toxique. Nora a découvert sa sœur assassinée. Témoin du dernier soupire de Rachel, Nora va se battre pour que la police découvre le meurtrier.

 

Très vite, je me suis sentie acculée. Une chape de plomb m’écrasant littéralement. Un roman noir flirtant avec le thriller ou l’inverse. L’immersion dans la problématique est très rapide et par la suite il n’y aucun temps de répit.

 

La personnalité de Nora se fait plus précise au fil des chapitres : le personnage frôle la névrose et la paranoïa, accaparé par la nervosité et le chagrin. La suspicion et la vengeance deviennent un leitmotiv très puissant. Le lecteur suit les pérégrinations d’une femme abandonnée, orpheline où le passé effrayant resurgit de plus belle. Le lecteur se balade au grès de flash back, de la réalité induite par le présent et des songes sur un avenir bienheureux qui se présentait.

 

Flynn Berry a le don incroyable de balader son lecteur. Elle l’incite avec une incroyable facilité à prendre les mauvais chemins et lui inonde le cerveau avec une multitude de détails faussant le final. Personnellement tous les personnages ont été des suspects. Il est rare que je fasse autant de conjonctions.

 

L’ASSASSIN DE MA SOEUR est sans contexte une sacrée découverte. Il m’a manqué tout de même ce petit frisson pour en faire un coup de cœur. Auteur à suivre au talent de conteuse hors paire qui dans un proche avenir, j’espère, fera vivre de belles heures de lecture tourmentée.

 

 


 

 

Je remercie Babelio et Presses de la cité pour leur confiance lors de la masse critique privilégiée.

 

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ONZE JOURS de Lea Carpenter.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE ]
RENTRÉE LITTÉRAIRE 2018
Éditions Gallmeister – Collection America
Traduit (de l’américain) par Anatole Pons
Titre original : Eleven days, 2013
Format numérique (266 pages) : 14.99€
Broché : 22.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 

 


 

Le résumé :

 

Pennsylvanie, mai 2011. Sara apprend que son fils unique Jason, parti combattre avec les forces spéciales américaines, est porté disparu en Afghanistan. Femme forte et indépendante, familière des hautes sphères politiques, Sara, qui a élevé seule Jason après le décès de son père, se retrouve pour la première fois de sa vie impuissante face au destin. Confrontée à l’interminable attente, assiégée par les journalistes, elle plonge dans ses souvenirs et relit les lettres envoyées par Jason durant son entraînement, espérant se rapprocher de ce fils disparu et comprendre les raisons de son engagement. Au bout de neuf jours, des nouvelles arrivent.
Le premier roman de Lea Carpenter est le portrait sensible d’une mère et de son fils, dont les choix bouleversent leurs deux vies à tout jamais.

 


Mon avis :

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Ce qui s’est passé ce jour de 2005  dans la province de Kunar est bien connu au sein de la communauté de la NSW ; c’est une nouvelle histoire d’héroïsme, de bataille et de courage, une histoire sur la manière dont on se bat aujourd’hui contre des ennemis qui n’ont pas toujours l’air de menaces, dans des endroits où vous n’auriez pas envie de passer votre lune de miel. Elle est aussi emblématique du fait que les opérateurs ne laissent jamais leurs hommes derrière eux. Cette journée-là fut une tragédie qui comportait un enseignement moral. Parmi les SEAL, les gars discutent et analysent encore l’histoire des chevriers et de leurs chèvres, où les opérateurs – ils n’étaient que quatre – durent décider s’il fallait égorger les chèvres et leurs gardiens, ou bien les laisser partir et prendre le risque qu’ils parlent et trahissent la présence des SEAL auprès des talibans. Le vote alla en faveur de la bonne conscience. Il alla en faveur des chevriers, qui étaient des civils. Vous ne pouvez pas tuer des civils.
Les chevriers ne tinrent pas le secret.

 

 

Décidément ce mois de septembre est riche en découverte. Lea Carpenter signe avec ELEVEN DAYS, son tout premier roman qui divise, vraiment, la blogosphère.

 

Carpenter traite un sujet actuel et intergénérationnel. Un sujet qui apporte son lot de polémiques et qui divise largement les Etats-Unis. La guerre contre le terrorisme est acclamée par les chants patriotiques et drapeaux flottants pavoisant de nombreuses maisons et autant dénigrée par les détracteurs.

 

Au travers de l’histoire de Sara et de son fils Jason, Carpenter décrit avec honnêteté, précision et bienveillance le quotidien de deux êtres qui ont pris le parti de veiller l’un sur l’autre quelque soit le chemin qu’ils prennent. De ne pas juger et surtout porter un regard objectif et respectueux de leurs choix. Sara, mère célibataire mais soutenu par le papa David, est une douce rêveuse, idéaliste dans un monde où les mots virevoltent. Une mère aimante et protectrice. Son fils Jason a grandit au rythme de son imagination débordante. Un père parti trop tôt, avec touts ses secrets. Un silence pesant où est abstenu toute sorte d’histoire héroïque. Le 11 septembre 2011, date charnière d’une nouvelle ère, éclate alors qu’il est un jeune homme en quête de son futur. Comme parmi tant d’autres, il rejoint les rangs de l’armée américaine.

 

Sara vit au jour le jour, quotidien ritualisé, entre son travail de correctrice, de correspondance avec son fils, de ses recherches sur des essais politiques et sur l’armée. La peur de le perdre est là, tapit dans l’ombre. Ingrate, moqueuse, narguant avec force la tranquillité de Sara. Car Jason poursuit son engagement, ses entrainements et rejoint le SEAL ( Sea, Air, Land (mer, air, terre). L’acronyme signifie également « phoque » en anglais ; il désigne la polyvalence des forces spéciales de l’US Navy. Note de l’auteur). L’excellence de l’armée américaine.

 

Carpenter, forte de sa plume authentique délivre dans son récit l’immuabilité qui unit une mère et un fils parti au front. Tout à tour, elle donne la voix à Sara et puis à Jason. Carpenter m’a bouleversée par le discours de Sara qui délivre sa peine, sa joie, ses craintes, ses espoirs, ses attentes. Elle met en exergue cette foule de sentiments en brandissant fièrement la pancarte : « je suis fière de mon fils, mais je n’accepterai pas sa mort éventuelle ». Le paradoxe est saisissant et c’est sur ce point de vue que Carpenter tire la force de son roman. D’un autre côté, dans les pas de Jason, j’ai découvert un univers inaccessible pour le commun des mortels, celui des SEAL. Dans ces moments là, le récit est nettement plus technique. A la fois documentaire et récit d’action, j’ai découvert qui sont ses hommes anonymes qui défendent la liberté de tous. Ces portraits sont tour à tour émouvants et effroyables.

 

ONZE JOURS m’a littéralement chamboulée. Il est difficile de se dire que c’est une pure fiction tant tout  semble réel. Quelque part dans un pays qui m’est inconnu, des mères, des pères, des frères, des sœurs, des familles entières, des soldats sont concernés. J’ai aimé que Carpenter ne prenne pas position dans ce conflit et que son roman est , ici, pour montrer la pure réalité. Elle donne la chance à son lecteur via toutes les informations concrètes de se forger sa propre opinion.

 

Hommes, héroïsme, bravoure, force, patience, sentiments, amour … animent avec brio une histoire poignante !

 

 


 

photo auteur

 

Focus sur Lea Carpenter

 

 

Lea Carpenter est née en 1972 dans le Delaware. Diplômée de Princeton et de Harvard, elle a été éditrice du magazine de Francis Ford Coppola, Zoetrope. Elle partage son temps d’écriture entre scénarios et œuvre romanesque. Onze jours est son premier roman, qu’elle a commencé à écrire après la mort de son père, espion dans l’Army Intelligence en Chine et en Birmanie pendant la Seconde Guerre mondiale. Lea Carpenter vit à New-York.

 


Je remercie les éditions Gallmeister et Léa du Picabo River Book Club de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

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MADE IN TRENTON de Tadzio Koelb.

 

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2018]

Éditions BUCHET CHASTEL

Traduction (anglais ; États-Unis) : Marguerite Capelle

 

Format numérique (256 pages) : 12.99€

Broché : 19.00€

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

New Jersey, 1946. Alors que le monde sort tout juste des horreurs de la guerre, travailler dans l’industrie florissante de Trenton est une des clés de l émancipation pour les classes populaires de la côte est des États-Unis. Le rêve américain fonctionne à plein, et le mystérieux Abe Kunstler, nouveau venu à l’usine, semble déterminé à en tirer parti. Travailleur obstiné, bon camarade, buveur émérite, Abe est l archétype du col bleu : sauf qu Abe est un mirage, un imposteur qui cache un terrible secret. De l’après-guerre au Vietnam, l histoire de Kunstler nous montre combien ce rêve américain est une machine implacable qui broie tous ceux qui ne sont pas nés dans la bonne classe, le bon corps, la bonne peau. Confronté à une société américaine au conformisme impitoyable, empêtré dans une vie de mensonges et menacé de voir son secret révélé, jusqu où Abe Kunstler sera-t-il prêt à aller pour préserver l existence qu il a tenté de se forger ?

 


 

Mon avis :

 

Tadzio Koelb signe ici son premier roman. Un roman extrêmement poignant mettant en évidence le tumulte de ces américains entre deux guerres.

 

Trenton est la capitale du New Jersey, ville côtière de l’est. Après la seconde guerre mondiale, l’industrie florissante en fait une ville attractive.Un Eldorado où la population en quête d’une meilleure vie est prête à tout.

 

Au travers de l’histoire et du terrible secret d’Abe Kunstler, Koelb décrit une ville sans dessus-dessous. Des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants qui battent le pavé dans l’espoir de s’enrichir. L’après guerre (1946) apporte son lot de blessés qui tentent de se réintégrer dans la société. Koelb attire son lecteur dans la vraie vie, celle de la rue. Ni dorure ni luxure. Un monde sans pitié où l’alcool, les bagarres, la débrouille, les escroqueries et le sexe règnent en maître. Un monde défait où les rêves sont tels des anges déchus. Des familles pauvres vivotant de tout et de rien. La bravoure des ces travailleurs acharnés forcent le respect. Ses usines apparaissent comme des mangeuses d’hommes.

 

Abe Kunstler est au centre de toute cette histoire. Son secret ne laisse place à aucun doute mais il est intéressant de voir évoluer cette situation malsaine. Dans une première partie, le lecteur suit la progression du plan machiavélique. Koelb n’hésite pas à intercaler des passages par une mise en lumière sur la position de son personnage principal. Il fait d’ailleurs appel à notre moralité et induit à son lecteur à prendre position. Tout au long des chapitres, la pression monte sans pour autant inquiéter sur les conséquences possibles. Comme si se secret ne pouvait nullement avoir aucune répercussion sur ce fil de vie semblant tout tracé.

 

Dans la seconde partie et finale, Koelb change de tout au tout son point de vue. Un nouveau personnage rentre en jeu en relation directe avec Abe Kunstler. Nous sommes en pleine période de la guerre au Vietnam. Une jeunesse inquiète d’être envoyée sur le front. L’essor du mouvement hippie apporte une nouvelle manière de vivre. Son anticonformiste face à ce gouvernement pro guerre fait de nombreux émules.  Cette partie du roman est beaucoup plus rythmée. Tous les éléments s’emboitent parfaitement pour un final certes connu, mais assez tonitruant. Le contraste est saisissant et impressionnant.

 

MADE IN TRENTON est manifestement un très bon livre, s’adressant à un lectorat bien précis et connaisseur. Koelb est un auteur en devenir qui je suis sûre marquera la littéraire Nord Américaine par sa plume efficace. Il joue parfaitement avec les codes du roman noir en l’agrémentant de sa touche personnelle. Malheureusement pour moi, cette lecture ne m’était pas adressée. Quelque peu décontenancée par la manière dont l’auteur traite sa trame. J’ai eu l’impression de tourner en rond. Malgré cela, je ne m’arrête pas à ce tout premier roman, je serais au rendez-vous pour son prochain roman qui peut être j’apprécierai davantage.

 

MADE IN TRENTON est un grand livre qui marque cette rentrée littéraire 2018. Une peinture parfaite d’un monde sans pitié.

 

 

 

Tadzio Koelb

 

 

Focus sur Tadzio Koelb :

 

 

 

Tadzio Koelb, est un auteur, journaliste et traducteur américain. Ses articles sont publiés par The New York Times et The Times Literary Supplement, entre autres prestigieux journaux. Il enseigne à l’université Rutgers et vit à New York. Made in Trenton est son premier roman.

 

 


 

Je remercie les éditions Buchel Chastel pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 

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DANS LA CAGE de Kevin Hardcastle.

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[LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2018]
Roman noir
Éditions Albin Michel
Collection Terres d’Amérique dirigée par Francis Geffard
Traduction (Canada) par Janique Jouin-de Laurens
Titre original : IN THE CAGE
Format numérique (352 pages) : 14.99€
Broché : 22.00€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

Ancien champion de boxe et de free fight, Daniel a raccroché les gants après une blessure grave et dire adieu à ses rêves de gloire. Devenu soudeur, il mène aujourd’hui une vie tranquille avec sa femme et sa fille, âgée de douze ans, à Simcoe,  petite ville d’Ontario dont il est originaire. Difficile pourtant, dans une région minée par le chômage, de joindre les deux bouts. Aussi Daniel accepte-t-il de se mettre au service de Clayton, un caïd de seconde zone qu’il a connu dans son enfance, le temps de se renflouer. Mais vite écoeuré par la violence de ce milieu, il décide de s’affranchir et de remonter sur le ring. Sans se douter que, telle l’araignée prise dans sa toile, il ne pourra se libérer de l’influence néfaste de son ami…
Premier roman tout  en tension et en émotion, porté par un magnifique personnage digne d’une tragédie antique, Dans la cage révèle un jeune auteur canadien à suivre, dans la lignée de Donald Ray Pollock et Craig Davidson.
« Un livre nerveux dans lequel s’exprime la toxicité amère de ce que le roman noir offre de plus beau. »
Kirkus Reviews
« Imaginez un poing qui se serre lentement, phalange après phalange, et vous aurez un aperçu de la façon dont ce jeune écrivain construit son récit, avec une précision tout à la fois sombre, hypnotique, bouleversante et humaine. »
The Globe and Mail

 


 

Mon avis :

 

 

∞∞ LES PREMIERS LIGNES ∞∞
La première fois que Daniel avait combattu dans la cage, c’était le jour de son vingt-septième anniversaire. Jusque-là, il avait boxé chez les amateurs et son palmarès était de 22-2, dont vingt victoires par K.-O. Les défaites avaient toujours été sur décision de l’arbitre et il n’avait été blessé qu’à une seule occasion, mais il n’en avait jamais parlé à personne. IL n’aimait pas la boxe, et avant qu’on ne tente de le pousser à passer professionnel, son entraineur avait été envoyé à la prison de Fernbrook à cause de son activité avec le club de bikers du coin. Il n’était jamais revenu. Daniel avait cessé d’aller au gymnase, et en regardant un combat de boxe thaï à la télé, il avait décidé de passer à autre chose ? Au bout d’un an, il avait disputé douze combats de kick-boxing selon les règles nord-américaines et les avait tous gagnés par K.O. Il avait combattu au Québec, en Alberta et sur des réserves indiennes ; certains de ces combats n’avaient jamais été portés à son palmarès et d’autres s’étaient déroulés à la thaïlandaise, avec de pathétiques tapis de ring tachés et retachés par le sang des hommes.

 

 

Kevin Hardcastle signe avec IN THE CAGE son premier roman. Un roman noir si corsé qu’il est bien difficile d’en sortir indemne.

 

Violence, sang, haine, domination, manipulation, acharnement, désespoir, peur… tout autant d’éléments conférant une atmosphère quasi angoissante.

 

Malgré un départ en dent de scie, l’adaptation au milieu dans lequel évolue ce roman a été quelque peu difficile. Le monde de la boxe, du free fight est bien détaillé. Les notions techniques m’ont quelque peu donné le tournis. Heureusement, Monsieur Miss Chocolatine qui maitrise le sujet, c’est fait un plaisir de me faire une démonstration-explication. Je conçois que les novices pourront être déstabilisés par toutes ces données, il est préférable de prendre le temps de jouer au curieux, on en apprécie bien mieux la teneur du récit.

 

Daniel est le fils a son père. Il n’a rien d’un héros, un homme ordinaire. Une enfance heureuse. Daniel suit sa voie, son chemin sur lequel il rencontre Sarah qui devient son pilier, lorsque le glas des combats sonne. De retour dans sa ville natale Ontario, il fait vivre sa famille grâce à des petits boulots sur de gros chantiers de construction.  Survivre devient alors un sacrifice primordial. Il se fait embrigader par Clayton, un copain de toujours, et tient le rôle de négociateur dans les affaires scrupuleuses du pseudo boss. Ne supportant plus son rôle, il décide alors de tout arrêter. Le danger s’insinue alors silencieusement au sein de sa famille. Jusqu’à quel prix ?

 

J’ai adoré la trame de ce roman. Insidieusement, l’histoire m’a pris aux tripes. Si le rythme est assurément lent la quasi totalité des chapitres, les derniers m’ont donné de vraies sueurs froides. L’atmosphère pesante prend de l’ampleur au fil des pages. La pression est telle que j’ai ressenti cette lame aiguisée s’insinuant dans les plis de la gorge donnant les pires frayeurs. Kevin Hardcastle n’épargne à aucun moment son lecteur. Il insuffle dans les traits psychologiques précis, cette ambiance malsaine, défigurant les valeurs morales de l’Homme. La haine, la désolation, les coups bas s’infiltrent de page en page. Un engrenage perfide de la condition humaine. Kit de survie défaillant ou roue de la malchance, certainement des deux. Les poings tombent, les larmes coulent, la colère gagne. Rien n’est épargné et encore moins le lecteur.

 

Je ne suis pas une habituée du roman noir, et loin de m’en déplaire, j’ai trouvé ce dernier d’une intensité totalement incroyable. L’instrumentalisation des dialogues est assez magnifique. Répliques courtes et acerbes. En apparence, le silence et les non dits en disaient davantage. Malgré le fait que j’ai eu l’impression de tourner en rond dans cette cage tourmentée de la vie de Daniel, je l’ai perçu plutôt comme étant le percuteur prêt à être amorcer à l’instant T et adéquat. Et c’est sur cette attente là que Kevin Hardcastle excelle.

 

Ce premier roman est une très belle découverte. Pas de coup de cœur, mais j’attend avec beaucoup d’impatience son prochain roman. Comme une intuition : cet auteur peut offrir bien davantage. Affaire à suivre, donc !

 

 

 


 

Je remercie Monsieur Geffard pour sa confiance et Carol.

 

 

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NUIT SANS FIN, une enquête de l’inspecteur Pendergast de Preston & Child.

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[POLAR – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel – Collection L’Archipel suspense
Traduction : Sebastian Danchin

 

Format numérique (374 pages) : 16.99€
Broché : 24.00€
Audio : gratuit
Ma note : 4/5

 

 


 

Le résumé :
À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE…
Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe… ?
Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.
Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide…
… PENDERGAST POURRAIT BIEN Y PERDRE LA SIENNE !
Selon quels critères le criminel choisit-il ses victimes ? Vincent d’Agosta, du NYPD, et l’agent spécial Pendergast, du FBI, sont sur les dents. D’autant que ce dernier pourrait bien être la prochaine cible du tueur.
Une enquête constellée de fausses pistes où intelligence et sens de la déduction seront des atouts capitaux !

 

 


 

Mon avis :

 

Aloysius Pendergast est un agent spécial du FBI, très spécial. Un homme peu bavard qui n’utilise la parole que pour soulever des questions pertinentes. Tout se passe dans sa tête, endroit qui semble assez chaotique ou du moins, où le lecteur ne peut pas percevoir la logique chaotique de son raisonnement. Pendergast, modèle unique et figure exceptionnelle d’un inspecteur au talent hors norme. Figure spectrale et fantomatique d’une vie chaotique où rigueur et rituel rythment un quotidien morne mais loin d’être banal. Pendergast est un mystère total. Son manteau recèle des choses bien étrange, éprouvettes, pince à épiler, sachets et autres éléments complétant sa panoplie d’enquêteur sensationnel.  Pendergast est un sacré personnage et accompagné par Vincent d’Agosta du NYPD, ce duo de choc va être mis à mal par cette nouvelle enquête.

 

Cette enquête va les mener par le bout du nez pendant un très long moment. Pas de témoins, pas d’indices significatifs, pas de mobiles qui tiennent la route ; rien de probant à part des questions où les réponses se font attendre. Des corps, sans tête. Du sang. Un meurtrier insaisissable et dont le portrait ne semble rentrer dans aucune case des profilers. Une enquête au point mort, qui piétine. Si seulement les habitants de New York ne portaient pas leur attention sur eux, sur cette enquête, sur cette vendetta pointant du doigt les 1% des riches de la ville, malveillants et manipulateurs. Le coupable serait-il un super héros ? Agosta et Pendergast arriveront-ils à déchiffrer les méandres du cerveau de ce mystérieux tueur à temps ? D’ailleurs un tueur ou des tueurs ?

 

Cette enquête est la 17eme de l’inspecteur Pendergast. Mais ne t’en fais pas, tu peux tout de même te plonger dans cette dernière. Un one shot saisissant et impertinent. Le résumé laisse présumer des scènes sanguinolentes, alors qu’à mon goût il n’en ai rien. Rien de scabreux ou de dégoutant. Les scènes sont même teintées d’un certain humour certes macabre mais bien senti. Alors rien d’horrible et qui surtout pourrait te choquer. Une très grande partie du livre laisse place aux portraits des différents personnages. Procédé bien maitrisé et intéressant puisqu’il a pour but de perdre le lecteur sous moult informations qui te noient à bon escient pour mieux te surprendre dans la dernière partie. Et c’est celle ci qui a le mérite de rehausser le ton du livre. Une dernière partie très surprenante où le rythme adéquat apporte un final de dingue.

 

En toute honnêteté, je ne pense pas que ce nouveau roman de Pretson & Child soit un des meilleurs. Il m’a manqué un je-ne-sais-quoi, pour faire palpiter mon cœur et dire ah-ouais-quand-même-ça-déchire ! Le potentiel est là, mais… ! Ca reste tout de même une sacré découverte et pourquoi pas me lancer dans les 16 autres enquêtes afin d’approfondir le personnage de Pendergast et son univers. Un quatre mains qui m’a subjugué par sa qualité, sa mise en scène minutieuse et ses personnages insaisissables.

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Dans un chuintement à peine audible, la tête de ce dernier se détacha et roula sur la table avec un bruit mat avant de s’immobiliser en se balançant lentement, les yeux gris de L. implora silencieusement Pendergast.
Au même instant, la lumière s’éteignit et un ricanement triomphant s’éleva dans l’obscurité.

 

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour leur confiance dans ce nouveau partenariat.

 

 

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