Quand la pâtisserie s’en mêle de Marylin Masson

Feel-good book – livre sorti le 27 juin 2019

Les nouveaux auteurs

Service presse

Ma note : 3,5/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier « les nouveaux auteurs » pour la découverte de ce roman.

Résumé : Eva se morfond profondément dans son job et se verrait bien devenir pâtissière, l’un des plus beaux métiers du monde. Elliott, pâtissier averti, guette lui aussi un changement de vie. Nos deux héros vont voir leur vie chamboulée, grâce à leur passion commune pour le langage des papilles. Sauront-ils surmonter leurs peurs et croire en leurs rêves ? À déguster sans modération.

 

L’avis de #Lilie : Amatrice de « feel-good book », je suis toujours curieuse de découvrir de nouveaux noms de ce genre littéraire. J’aime l’effet « doudou » que me procurent ces romans et celui-ci n’a pas failli à sa mission.

Nous faisons ici connaissance avec Eva, une jeune femme qui a envie de remettre en question son quotidien, et Elliott, un chef pâtissier marqué par la vie. Tous les deux sont à un tournant de leurs vies mais seront-ils prêts à tenir compte des signaux que le destin leur envoie ? Et si leur vie sentimentale était, elle aussi, sur le point de basculer ?

Eva travaille dans une grande entreprise de cosmétique. Elle s’ennuie dans ce métier où mesquineries et coups bas sont permis. Passionnée de pâtisserie, elle hésite à sauter le pas. Elle n’a pas du tout confiance en elle ni en ses capacités. On sait très peu de choses sur son passé mais on sent de nombreuses fêlures et un perfectionnisme exacerbé. Lorsque son ami Vincent lui offre des cours de pâtisserie, elle espère tenir là le signal pour changer de vie. Là-bas, elle rencontre Elliott, un pâtissier marqué par un drame et qui essaie, tant bien que mal, de continuer à avancer. C’est un homme têtu, passionné mais qui survit plutôt qu’il ne vit. Eva et Elliott présentent des similitudes de caractère et ont une touche d’originalité, comme tous les grands pâtissiers. A noter l’importance de Vincent, le meilleur ami d’Eva, et d’Adam, le frère d’Elliott qui viennent mettre, de temps en temps, leur grain de sel mais aussi jouer les Jiminy Cricket pour nos deux protagonistes. 

J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman. Au fil des pages, j’ai souri, j’ai ri, j’ai aussi été émue mais surtout, j’ai refermé le livre avec un grand sourire et une bouffée d’optimisme. Néanmoins, malgré la légèreté apparente, l’autrice met en lumière la difficulté à vivre après un deuil et les doutes liés à un changement de vie. La plume de l’autrice est efficace, entraînante et on ne repose cet ouvrage qu’une fois qu’on l’a terminé. La double narration est aussi un bel atout qui nous permet de suivre le cheminement des deux protagonistes. Pourtant, je mettrai deux petits bémols. Tout d’abord, on sait l’essentiel sur Eva et Elliott mais il m’a manqué du feed-back sur eux, leurs passés, des anecdotes pour qu’ils aient un peu plus de profondeur. Ensuite, j’ai trouvé le rythme un peu irrégulier. En effet, l’histoire s’emballe puis à quelques chapitres de la fin, tout s’écroule… Une fois le dénouement arrivé, j’ai été un peu frustrée de la rapidité de la conclusion, un petit épilogue n’aurait pas été de trop.

Pour conclure, « Quand la pâtisserie s’en mêle » est un roman feel-good qui relève parfaitement sa mission de détente et que l’on referme avec le sourire aux lèvres et une envie de gourmandises !

 

Retrouvez ce roman sur le site des Nouveaux Auteurs

ET LA VIE REPRIT SON COURS de Catherine Bardon.


LA SAGA LES DERACINES
Après Les Déracinés et L’Américaine, découvrez le troisième tome de la superbe fresque historique imaginée par Catherine Bardon. Au cœur des Caraïbes, en République dominicaine, la famille Rosenheck ouvre un nouveau chapitre de son histoire.
Jour après jour, Ruth se félicite d’avoir écouté sa petite voix intérieure : c’est en effet en République dominicaine, chez elle, qu’il lui fallait poser ses valises.
Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l’héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth – tout comme Arturo et Nathan – sème les graines de sa nouvelle vie. Jusqu’au jour où Lizzie, son amie d’enfance, retrouve le chemin de Sosúa dans des conditions douloureuses.
Roman des amours et de l’amitié, Et la vie reprit son cours raconte les chemins de traverse qu’emprunte la vie, de défaites en victoires, de retrouvailles en abandons.
Guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King, chute de Salvador Allende… Catherine Bardon entrelace petite et grande histoire et nous fait traverser les années 1960 et 1970. Après Les Déracinés, salué par de nombreux prix, et le succès de L’Américaine, elle poursuit sa formidable fresque romanesque.

Saga familiale intense et émouvante, Catherine Bardon nous entraîne au cœur d’une famille généreuse malgré les souffrances traversées.
Ruth a décidé de rentrer au pays. La République Dominicaine, havre de paix et de souvenirs merveilleux et parfois douloureux. Et sa vie s’en trouvera changée à tout jamais.
Ce roman se lit comme un journal intime qui s’étoffe au fil des événements politiques, des guerres, des aléas de la vie, des joies et des peines. Un condensé de souvenirs, le passé lié au présent, où le futur s’écrit au fil des pages silencieusement. Une généreuse catharsis, touchante et révélatrice d’un temps qui s’efface. Une héroïne attendrissante qui prend la mesure de son héritage familiale et crée ainsi le sien.

 

L’amour, l’amitié, la famille sont le moteur essentiel de cette histoire captivante et émouvante.

 

Catherine Bardon écrit la vie. Celle qui fut, celle qui est, celle qui sera. Avec vivacité, attention et courage, elle nous emporte au cœur d’un univers aux mille couleurs.

 

Ruth, Gaya, Lizzie, Almah, Arturo, Nathan, Domingo… vous les aimerez tous. Pour leur simplicité, leur manière de croquer la vie, de s’interroger, de poser un regard différent sur leur entourage et sur leur manière de braver les impromptus de la vie et de ce qu’elle peut offrir de plus sombre.

 

Une fresque familiale à découvrir et tant qu’à faire en lisant Les Déracinés et L’Américaine disponible au format poche.

 

Son absence devint pour moi une matière malléable qui prenait moult significations au gré de mes humeurs, car ce que le destin a fait nôtre ne peut être perdu.
Et, peu à peu, la vie reprit son cours.
 
Une chronique de #Esméralda

CLAIRE OBSCURE de Sylvie Mouchon.


Depuis la fin de son adolescence, Claire souffre de narcolepsie. Dans le bus, dans la rue, au travail, elle s’endort n’importe où, n’importe quand, au point de ne plus distinguer la réalité du rêve. Comment construire sa vie quand les contours du réel sont si flous ?
Infirmière en cardiologie dans une clinique parisienne, elle n’a pas le droit à l’erreur. Le jour où un patient décède pendant sa garde, elle est mise à pied et sombre dans la dépression.
Face à cette épreuve, ses proches se mobilisent. Son père, un homme bienveillant, sa tante, une excentrique espagnole, et Ali, le joyeux oiseau de nuit du bar voisin, devront faire preuve d’acharnement pour lui prouver que le bonheur est possible.
Un premier roman, entre rire et larmes, qui parle de notre époque, tiraillée entre activité frénétique et désir d’authentique.

La vie de Claire est un sacré casse tête. La narcolepsie rend son quotidien dangereux. Elle peut s’endormir à tout moment pendant plusieurs minutes sans s’en rendre compte. Ces minutes d’égarement la plongent dans un monde où la réalité côtoie les songes, laissant sur son passage un goût amer, de situations cocasses et d’effrois.
Claire est une battante et ne veut pas se laisser abattre et dépérir. Armée de son portable, elle gère le temps à coup d’alarme. Dans son boulot elle s’impose des mesures drastiques. Alors quand un de ses patients perd la vie au cours de sa garde, le doute pernicieux s’invite dans sa vie. Le remord, les doutes, les questions la poursuivent inlassablement, la plongeant dans un marasme sans fin. Son père, sa tante, son voisin déjanté l’aident pour le mieux. Mais le mal est là et envahit son être.

 

Un combat silencieux, ponctué de rire et d’espérance. L’amitié, le cocon familial sont des moteurs essentiels à son rétablissement. Et si la vérité sur sa maladie se trouvait ailleurs ? Et si son passé recelait un secret immense et abject ? Est ce que la vie de Claire serait aussi obscure ?

 

Avec tact, honnêteté, Sylvie Mouchon nous propose une histoire touchante et merveilleusement intense. Des personnages profondément attachants dont leurs parcours ne peuvent que nous émouvoir. Une héroïne blessée, combative et souvent abattue. Un récit plein d’espoir, chaloupé par de nombreux rebondissements. Le sujet de la maladie et de ces conséquences sont le moteur de cette histoire, mais il me semble qu’il est important de vous signifier le parcours chaotique vers la résilience qu’emprunte Claire. Souvent douloureux, parfois salvateur, ce chemin est important et va la porter vers cette femme qu’elle rêve d’être.

 

Un premier roman prometteur qui laisse présager de nombreux autres tout aussi savoureux.

 

Une chronique de #Esméralda

A la lumière du petit matin d’Agnès Martin-Lugand

Littérature française/feel-good – Livre sorti le 29 mars 2018

Editions Michel Lafon

Lecture personnelle

Ma note : 4/5

 

Résumé : À l’approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l’âme qu’elle refuse d’affronter. Jusqu’au jour où le destin la fait trébucher… Mais ce coup du sort n’est-il pas l’occasion de raviver la flamme intérieure qu’elle avait laissée s’éteindre ?

 

L’avis de #Lilie : Agnès Martin-Lugand fait partie de ces autrices que j’adore lire et dont j’essaie d’avoir toujours un roman à portée de mains. Rarement déçue, je me suis pourtant lancée dans cette lecture en espérant retrouver la pointe d’optimisme qui fait le charme de ses romans et qui m’avait manqué lors de son précédent.

Nous faisons ici connaissance avec Hortense. Professeure et passionnée de danse, elle a une vie assez routinière, dénuée de passion et d’imprévue. Lorsqu’elle se blesse gravement à la cheville, elle a l’impression d’étouffer dans sa vie parisienne et décide d’aller s’installer à la Bastide, en Provence, dans sa maison familiale, le temps d’y voir plus clair. Cette blessure ne serait-elle pas un signe du destin ? 

Hortense est une héroïne comme je les aime. Rêveuse, passionnée, elle s’est laissée, pendant trop longtemps, enfermer dans une routine dans laquelle elle se complaisait. Folle amoureuse d’Aymeric, elle accepte de n’être que la seconde, la femme de l’ombre et souffre en silence de le voir rejoindre sa famille après chacune de leurs entrevues. Sa blessure va être l’occasion de faire le point sur sa vie, ses envies et la direction qu’elle souhaite donner à son futur. Aymeric, son amoureux, est un homme sûr de lui, de son charme, qui semble profondément amoureux d’Hortense mais qui ne quittera sûrement jamais sa femme. Il est parfois ambivalent et c’est un personnage que j’ai pris plaisir à détester. Notre héroïne est également entourée par ses amis danseurs, Bertille et Sandro, ainsi que Cathie et Mathieu, ses amis du Sud. Tous seront une aide et un point d’ancrage pour Hortense, de véritables phares dans cette période un peu sombre. Enfin, je ne peux terminer ce tour des personnages sans mentionner Elias, un résidant de la Bastille, bien mystérieux et qui semble cacher de grandes fêlures sous son masque de tristesse.

Je retrouve là tout ce qui me plaît dans les romans d’Agnès Martin-Lugand. Tout d’abord, j’ai aimé tous les personnages, même Aymeric. Ils avaient tous quelque chose d’attachant et une ressemblance avec quelqu’un qu’on connaît ou qu’on côtoie. Ainsi, on peut se projeter certaines situations, avec une impression de moments déjà vécus ou déjà-vus. Ensuite, ce que j’apprécie, c’est de ressentir, au travers de ma lecture, des ondes positives. En effet, l’héroïne passe par des moments difficiles, et ce n’est pas la seule, mais on ressort de cette lecture avec le sourire car après chaque épreuve, quelque chose de positif finit par arriver. Certains diront que l’histoire est niaise, j’ai envie de leur répondre qu’on a le droit d’aimer les romans qui font juste du bien au moral et qui permettent de ne pas se faire des nœuds au cerveau. Un petit bémol, car je suis perfectionniste, sur la fin….. J’aurais aimé en savoir plus, ça finit un peu brutalement pour moi. La porte ouverte sur une suite, peut-être ?

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman d’Agnès Martin-Lugand. Amateurs de lecture qui donnent le sourire, laissez-vous séduire par l’histoire d’Hortense, une danseuse dont la blessure va lui permettre de faire un point sur sa vie et de la reprendre en main.

 

Retrouvez ce roman sur le site d’Agnès Martin-Lugand

JACKPOT ! de Stéphane Boudy.


Un obscur petit fonctionnaire, sur les conseils d’un curieux marchand de biens franco-chinois, se lance dans l’achat et la rénovation d’appartements. Au fil de ses acquisitions, surfant sur la bulle immobilière de la capitale, accompagné d’un fidèle homme à tout faire qui réhabilite à la perfection ses logements, le jeune homme se retrouve rapidement à la tête d’une véritable fortune.
Gérer un tel jackpot va s’avérer délicat… D’autant que la mort accidentelle d’une ex-employée envoie les deux hommes à la prison de la Santé. Depuis leur cellule, qu’ils retapent de fond en comble, le duo entreprend de déradicaliser les détenus. Le succès de cette dernière entreprise remonte jusqu’à l’Élysée. Le gouvernement engage alors ces drôles de missionnaires à exporter leur méthode explosive jusqu’en Indonésie…
Une fresque insolente et iconoclaste sur le monde actuel et ses contradictions. Mondialisation, islamisation, manipulation sont les maîtres-mots de cette fantaisie littéraire politiquement très incorrecte.

 
Jackopt ! est aussi surprenant que déstabilisant. Drôlement désopilant. Un conte moderne où humour et drame poussent le lecteur à prendre tout au second degré.
Loïc Nicolas est en somme un homme tout simple. Premier de sa famille à atteindre les hautes sphères de la fonction publique, issu d’une famille communiste, suit son chemin tel qu’il se dessine. Une vie banale où le moindre coup de folie serait d’office inquiétant. Métro, boulot, dodo, voilà à quoi se résume la vie de Loïc Nicolas. La vie parisienne n’a rien d’exaltant. La vie d’ouvrier de ses parents étaient paramétrés suivant des gestes conditionnés mais la sienne n’est guère revalorisante. Et puis un jour, tel un coup de baguette magique de la bonne fée, un coup de téléphone résonne tel le vacarme venant de l’enfer. Son banquier qui lui propose un prêt enfin d’investir dans l’immobilier. D’abord hésitant, Loïc Nicolas, se rend finalement à ce rendez-vous. Suivant les conseils de son banquier, il s’empresse de trouver le logement de ces rêves. Un chambre de bonne fera l’affaire. Monsieur Ping, bonimenteur excellentissime le prend sous son aile et lui enseigne l’art et la manière de devenir riche. Une rencontre plus tard avec l’homme à tout faire, voici qu’il revêt le costume de l’apprenti investisseur. Adieu le petit fonctionnaire, bonjour l’homme qui achète, rénove et vend des appartements.

 

De fil en aiguille, son affaire prospère et les ennuis se cumulent. Impayés, secrets et magouilles en tout genre avec les banques et un meurtre plus tard, sa vie devient un véritable charivari. Le temps court et lui avec, accompagné pas son compagnon d’infortune. Jusqu’au moment où le passé les rattrape et les envoie directement à la case prison où l’irraisonnable devient le moteur de leurs vies.

 

Conte moderne ou pamphlet de notre société, avec humour et déraison Stéphane Boudy dépeint les incongruités burlesques de ses dérives. Rien n’échappe à l’œil et à la plume acérés de Stéphane Boudy qui avec emphase et une verve dramatiquement incorrecte font de cette histoire, un livre impitoyable. Œil de sphinx qui décortique avec mordant une société à deux vitesses qui s’enlisent dans les idéaux capitalistes et religieux.

 

Une lecture étrangement déstabilisante au ton parfois moqueur et sérieux. Rien n’est à prendre à la légère mais tout est essentiel. Une lecture vive et déconcertante.

 

A découvrir absolument !

 

Les première lignes.
C’est au lendemain du 11 septembre 2001 que la vie de Loïc Nicolas changea. Trente-deux ans, employé de bureau à l’hôtel de ville de Paris depuis six ans, le quotidien de Loïc Nicolas passait. Il n’avait jamais été un jeune homme plein d’ambition. Fils d’un cheminot et d’une femme de ménage de Rennes, le goût de l’ambition n’avait jamais été élu dans sa famille où l’on préférait se réjouis du goût de la nourriture quand elle se trouvait là, rarement abondante.
Un lièvre aux raisins et olives noires faisait la joie de cette famille communiste qui ne jurait que par le Parti et les bons moments de convivialité qu’elle pouvait parfois trouver le dimanche quand les assiette étaient pleines. Le jeune Loïc Nicolas, fils unique, peu rompu aux mathématique, avait obtenu son baccalauréat, série littéraire. Ce succès avait tout de même illuminé les cœurs d’une famille sont la plus haute distinction n’avait jamais été que le certificat d’études du père, Lucien Nicolas.
 
Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site des éditions Lajouanie

… mon avis sur autre roman de Stéphane Boudy (clique sur la couverture pour le lire).

Chien-Loup de Serge Joncour

Littérature française – Edition poche sortie le 21 août 2019

Editions J’ai Lu

Lecture personnelle

Ma note : 4/5 mention « lecture dépaysante »

 

Résumé : Franck et Lise avaient décidé de passer l’été au calme, dans une maison perdue dans le Lot. Ils ignoraient qu’elle avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale, et qu’une bête, entre chien et loup, les y attendait. Franck croyait encore que la nature n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières.
Ça, c’était en arrivant.
Serge Joncour déterre un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain où la sauvagerie est toujours prête à surgir au cœur de nos existences civilisées, tel un chien-loup.

 

L’avis de #Lilie : Dès sa sortie, ce livre a fait grand bruit. Pourtant, il a fallu attendre l’automne 2019, et une rencontre avec l’auteur, dans une librairie toulousaine, pour que je me laisse tenter. 

Ce roman est divisé en deux histoires, l’une se passant au début de la 1ère guerre mondiale, l’autre pendant l’été 2017. Le point commun entre ces deux histoires ? Le mont d’Orcières et sa maison, isolée de tout. Pourquoi personne ne monte là-haut ? Quelles légendes entourent cette maison ? Lise et Franck sont-ils en sécurité là-haut ?

Lors de l’été 1914, tous les hommes sont réquisitionnés pour partir au front. Les femmes doivent s’organiser pour continuer à faire vivre la terre et maintenir un quotidien correct pour les enfants. Dans le même temps, un dompteur allemand emménage sur le mont d’Orcières avec ses huit fauves. A partir de là, craintes et soupçons ne cesseront de peser sur cet homme qui a fuit le front pour protéger ses animaux.

Lise et Franck sont en couple. Ils vivent à Paris et évoluent dans le milieu du cinéma. Lise a besoin de couper pendant ses vacances et elle décide de louer cette maison loin de tout, en zone blanche, pour se retrouver et se ressourcer. Franck est soupçonneux et méfiant, pourtant, il n’imagine pas à quel point ce séjour va le faire évoluer et l’aider dans sa réflexion sur sa vie.

Ce qui est marquant dans ce roman, c’est le paradoxe entre le silence qui règne en haut du mont et l’agitation qui règne en bas. Par moment, on est presque oppressé par cette absence de bruit mais on est aussi apaisé. Ce livre est un hymne à la nature, au retour aux choses simples et à l’essentiel. La plume de l’auteur est simple, sans fioriture mais très visuelle. Dès les premières pages, on est plongé en plein cœur du Lot et on a l’impression de voyager tout en restant dans son canapé. Le découpage en deux histoires, à deux époques, est original et m’a beaucoup plu. Enfin, concernant le « chien-loup », je n’en dirai rien. A vous d’être curieux et d’aller à sa rencontre.

Pour conclure, « Chien-Loup » est un beau roman dépaysant et ressourçant. Deux histoires pour un même lieu, deux destins qui basculent sur le Mont d’Orcières et un chien-loup qui se balade dans les environs. Laissez-vous tenter et découvrir cette histoire peu banale.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions J’ai Lu

AMÈRE de Angélique Maurin.


 
Amère est une histoire de femmes. De femmes intenses et passionnées jusqu’à l’obsession. Diane et Edmée ne sont pas les seules protagonistes de ce roman, mais leurs personnalités troubles, sans concessions, tour à tour émouvantes ou détestables le construisent.
Contraires, opposées, ces deux héroïnes dramatiques n’ont en apparence rien d’autre en commun que cette filiation effective qu’elles refusent toutes deux avec tant de force. Et pourtant… Pourtant leurs destins vont irrémédiablement se croiser, se mêler, dans une valse douloureuse et cruelle où les amours de leurs vies ne seront que d’adorables et d’adorés pantins.

 
 
Un roman sensible où les non-dits engendrent sur des générations un mal-être puissant et des questionnements existentiels.
Angélique Maurin dépeint ici une fresque familiale intense. De génération en génération on voit apparaître ces blessures intenses, profondément marquées par des actes ou des mots. Comme un funeste héritage, chacune de ses femmes vont prendre à leur niveau des résolutions qui comme un effet boomerang font se percuter sur la génération suivante. Les tragédies funestes vont marquer ses vies au fer rouge. Pourtant, s’ouvre cette porte où résilience et pardon offrent une échappatoire salutaire et impitoyable.

 

Edmée a toujours été la fille chérie à son papa. Une enfant choyée par un père l’admirant sans limite. Edmée est vite devenue le vilain petit canard. Une maman qui la délaisse au profit de la fille ainée qui est à l’image même de cette maman délicate et austère. Edmée, enfant roi, ne supporte pas la frustration et a toujours obtenu ce qu’elle désirait. Edmée, grandit dans cette configuration-là. Alors que sa grande sœur découvre l’amour, elle tombe amoureuse du fiancé. Un amour partagé et incompris, fou et impétueux, toxique et ravageur. Edmée met au point un plan machiavélique qui va finalement se retourner contre elle. La naissance de cette fille aurait dû l’unir sa famille. Mais au contraire elle est confrontée au rejet et à l’abandon. Cette fille, Diane, est confiée à sa grand-mère maternelle qui l’élèvera dans le bonheur et une atmosphère apaisante.

 

Diane, enfant rejetée, grandit avec cette ombre à son tableau. L’abandon est un acte terrible que tout enfant ne devrait pas subir. Malgré tout l’amour de sa mamie, Diane doit faire face à ce trou béant remplit de haine et de colère. Carapace après carapace, sa froideur, sa peur des sentiments, sa peur de l’amour, Diane devient hermétique. Pourtant un homme rentre dans sa vie. Son amour pour elle est immense, pur et foudroyant. Il l’apprivoise peu à peu mais doit faire à un obstacle de taille et pas des moindres.

 

Louma, la petite dernière, sera le trait d’union de toutes ces vies détruites. Louma sera le symbole de cette errance, le symbole de la fin, d’une belle fin.

 

AMÈRE est un très joli roman. Une plume qui m’a emportée dans ses destins croisés où la douleur, la peine, l’amour, l’amitié se combinent pour ces histoires hors du commun. Cependant je regrette que l’écriture soit identique à tous les personnages. Il n’y a pas vraiment de différence à ce niveau-là même si les traits psychologiques sont propres aux protagonistes. Une écriture soutenue qui casse un peu la fluidité et qui ne colle pas parfois au conteste du roman. Ceci dit, j’ai passé un agréable moment de lecture, Angélique Maurin décrypte les tourments de ces femmes.

 

Une chronique de #Esméralda.

DÉBUTANTS de Catherine Blondeau.


Juillet 2004. L’inauguration du musée national de Préhistoire réunit en Dordogne Nelson Ndlovu, archéologue sud-africain invité aux cérémonies, Peter Lloyd, traducteur anglais installé là depuis quinze ans, et Magda Kowalska, jeune femme polonaise qui tient une maison d’hôtes dans le village.
L’été voit naître entre eux un grand rêve d’amour et d’amitié. La gaité de Magda, les silences de Peter et la flamboyance de Nelson recèlent pourtant bien des secrets. Lutte anti-apartheid et migrations forcées, violence des héritages et désirs de liberté, peur de l’enfantement et poids des attachements. Les récits s’entrecroisent et les vies se répondent dans cette fresque haletante où l’Histoire n’épargne personne.
Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige un théâtre. Débutants est son premier roman.
 

 
Roman choral, intimiste, sur ces vies qui se sont construites sur des mensonges et faux-semblants. Roman terriblement intimidant et profondément humain.

DÉBUTANTS n’est pas un roman qu’il faut lire à la va vite. C’est une lecture qui demande beaucoup d’attention. Un roman vibrant où la vie de ces hommes et de cette femme se croise et se décroise, laissant un parfum parfois d’amertume, d’espièglerie, d’amour fraternel, d’amour charnel.

Voyages dans le temps, vagabondages émotionnels de ce temps qui marque l’esprit et l’âme à jamais façonnant des êtres sensibles à la quête de leurs vérités.

Peter, homosexuel, anglais, éperdument fou des mots et de musique, narre sa vie et ses tourments, son amour pour un homme libre et sa peine lorsque ce dernier rend son dernier souffle. Il conte ses rêves, sa liberté, son amour fidèle, ses craintes et ses désillusions.

Nelson a connu l’Apartheid grâce aux mots de sa mère, fervente militante. Il raconte cette période horrible de son peuple comme si il y avait vécu. Exilé à Paris alors qu’il n’était qu’un petit garçon, il se prend d’affection pour ce mouvement militant. Articles, lectures croisées, tout est bon pour se documenter. Étudiant il veut absolument renouer avec ses racines. De retour à Johannesburg, il se passionne pour l’histoire de son pays et ses dérives. Et puis ce point d’interrogation crucial et vital : ce père inconnu et impliqué dans les combats. Une quête sur cette vérité à la recherche de cette partie inexistante d’un homme aux abois.

Magda est polonaise. Elle est née dans cet état où le prolétariat régné. Son enfance, elle en garde un souvenir lumineux : ces heures à jouer dans la rue, ces heures à écouter sa grand-mère parler de la France, ces heures à cuisiner, ces heures à biner et désherber le jardin. Magda est devenue une jeune femme solaire, avide de liberté. Elle narre son « tour du monde des hommes », ses secrets, ses rencontrer et sa peine. Celle d’avoir été abandonnée. Ce trou béant qui lui a enlevé une partie de son être.

Nelson, Peter et Magda forment ce trio où les liens intrinsèques sont une évidence.

Catherine Blondeau nous offre un premier roman remarquable. Des histoires portées par cette volonté inépuisable de défaire les non-dits et de révéler le meilleur comme le pire de l’humanité. La mort, la vérité, les mensonges, l’avidité d’autres choses, l’amour, l’amitié se déchaînent dans un ballet formidable. Elle met en évidence les fêlures de ses personnages et les dépeint avec frénésie.

Un roman à dévorer avec passion et lenteur pour se laisser porter par la beauté parfois cruelle de ces vies.

Oui, le peuple noir avait livré un noble combat pour se soustraire à l’oppression d’un pouvoir blanc inique. Mais chaque témoin, chaque récit, chaque douleur finissait par égratigner une histoire qu’on aurait rêvé plus belle, par fragiliser la grande fresque é^pique de la libération qu’on aurait voulu pouvoir se raconter sans arrière-pensée. La mythologie héroïque de la lutte menaçait chaque jour un peu plus de se dissoudre dans le grand chaudron de la confession.
 
Une chronique de #Esméralda

ET TOUJOURS LES FORETS de Sandrine Colette.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – A paraître le 2 janvier 2020 ]
Éditions JC LATTES – Collection Littérature Française
368 pages
Lien Kindle
 
Le résumé :
Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.
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Apocalyptique !!
 
Sandrine Collette fidèle à elle-même, dépeint avec emphase et réalité ombrageuse la survie d’un homme et d’une femme. Une immersion sans limite dans l’obscurantisme névrotique qui court après une vie anéantie.

 

Une histoire en noir et blanc où l’âme humaine se perd dans les confins de la recherche haletante et obsessionnelle d’une lumière vaine. Une histoire débordante d’énergie où les sentiments deviennent quelque chose de dérisoire. Une histoire où l’image même de l’homme est cloisonnée à celle d’un objet programmé pour effectuer les tâches. Se lever, couper du bois, regarder la désolation du monde, manger, effectuer quelques menus travaux, se réchauffer, regarder la désolation du monde, imaginer, rêver, se souvenir et faire des enfants. Un quotidien robotisé, dénué d’un certain plaisir et confort. Faire avant de disparaître, dompter la mort, dompter le silence, dompter le néant, dompter le rien du tout pour se sentir vivre, pour se sentir survivre et ne pas oublier que quelque part l’espoir puisse exister, pour ne pas oublier que la vie ne doit pas être abstraite. Que peut-il sortir du néant ?

 

Dévastateur !!

 

Ambiance et atmosphère noires. Écriture sans fioriture où le sombre et le mauvais se côtoient dans une splendeur désuète. Personnage livide, personnage angoissé, personnage rêveur, personnage bouleversant. Qui sommes-nous ? Que devenons-nous ? Cris silencieux, colère sourde sur  cette incompréhension, hargne désespérée, sont les moteurs de cette vie fantomatique.

 

Sandrine Collette signe un nouveau roman explosif ! Un roman intransigeant qui met inévitablement le lecteur mal à l’aise. Un roman sombre, noir et nauséabond où le néant règne. Balade cruelle sur les terres noires, tableau machiavélique où chaque respiration rappelle la perte totale. Chaque page avalée fait souffrir. Chaque ligne lue sème un peu d’espoir. Chaque chapitre catapulte dans un autre monde.

 

Une lecture difficile dans le sens où le thème touche tout le monde. Un sujet duquel il est impossible de se défiler. Une histoire fortement impressionnante. Une lecture à la limite de la folie. Une lecture où l’intérêt morbide me pousse à tourner les pages. Sandrine Collette frappe fort et bien !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions JC Lattès.

… mon avis sur le roman « Il reste la poussière » (clique sur la photo).

LE MONDE N’EXISTE PAS de Fabrice Humbert.

[ LITTERATURE BLANCHE – A paraître  le 3 janvier 2020 ]
Éditions GALLIMARD – Collection Blanche
256 pages
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Le résumé :
« Autrefois, j’avais un ami. Je l’ai rencontré il y a bien longtemps, par un jour d’hiver, sautant de sa voiture et grimpant quatre à quatre les marches du lycée Franklin. C’est le souvenir le plus vivace que j’aie de lui, une impression inégalable d’éclat et de beauté. Figé sur les marches, rempli d’admiration et de honte, j’étais égaré dans ma condition de « nouveau », égaré en moi-même. Il m’a sauvé – des autres, de ma propre jeunesse. Des années plus tard, alors que cet homme était devenu une image détestée, j’ai tenté de le sauver. J’aurais aimé qu’on sache qui il était vraiment ». Lorsque Adam Vollmann, journaliste au New Yorker, voit s’afficher un soir sur les écrans de Times Square le portrait d’un homme recherché de tous, il le reconnaît aussitôt : il s’agit d’Ethan Shaw. Le bel Ethan, qui vingt ans auparavant était la star du lycée et son seul ami, est accusé d’avoir violé et tué une jeune Mexicaine. Refusant de croire à sa culpabilité, Adam retourne à Drysden, où ils se sont connus, pour mener l’enquête. Mais à mesure qu’il se confronte au passé, toutes ses certitudes vacillent… Roman haletant et réflexion virtuose sur la puissance du récit, Le monde n’existe pas interroge jusqu’au vertige une société aveuglée par le mensonge, où réalité et fiction ne font qu’un.
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Plonger dans le passé tout en s’agrippant au présent. Plonger dans la douloureuse tempête des souvenirs, des coups et des mots qui blessent. Puis se rappeler cette lumière qui lui a un tant soit peu sauvé. Une lumière aussi insaisissable et intrigante. Une lumière vive qui camouflait les ombres de l’âme égaré. Ethan Shaw est un Dieu. Celui qui exige, celui qui prend, celui qui jette. Le monde à ses pieds, les filles, les garçons, les femmes et les hommes, il règne par sa froideur et son aura. Adam Vollmann ne l’a jamais oublié. Une présence fantôme, une ancre solide, celle qui relie le passé cauchemardesque à son présent choisi. Adam est devenu journaliste par dépit, première étape avant de devenir un écrivain célèbre dit-il. Une routine banale où morosité et absence d’ enthousiasme se taillent la part du beefsteak. Et puis ce jour fatidique, il apparaît sur tous les écrans. Là, présence figée où les mots volcaniques l’assassinent. Partant à la quête de la vérité, Adam plonge dans le tourbillon de l’apparence. Réalité ou illusion ? Le combat est engagé.
 
Fabrice Humbert explore avec agilité les méandres du paraître. Fake ou pas, le contrôle des médias, le contrôle du psychique, le contrôle de tout, plongent le narrateur sur un territoire où le vrai et le faux s’associent. Un couple diabolique qui ne laisse aucun répit. Il n’y a aucune indulgence. La peur, la colère, la haine, le mensonge, la vérité forment une entité à part entière qui noie sans aucun remord un héros qui perd pied. Fabrice Humbert interroge subtilement sur cette croyance omniprésente, sur les conséquences qu’elle engendre, sur le comportement de tout en chacun. Croyance morale ou immorale, l’Homme la façonne à son image et à son égoïsme. Métaphore sournoise, salie, illusoire, ce kaléidoscope accapare la perte des sens. Rien n’est vrai. Tout est faux. Où est la vérité ?

 

Ce que j’ai apprécié dans cette lecture, c’est la manière dont l’auteur se saisi de son sujet et pousse dans les retranchements un homme qui n’est ni fou ni sage. Un homme qui part à la quête d’une vérité qui le pousse sur un chemin ardu et révélateur. La part noire de l’homme est mise en exergue d’une façon subtile. Elle peut être, tour à tour, dérangeante ou attachante. Francis Humbert aime jouer avec le ressenti du lecteur. Je n’ai pas su sur quel pieds dansé. Il m’a obligée à me remettre en cause. J’ai perdu pied car l’auteur le souhaitait. LE MONDE N’EXISTE PAS est à mes yeux un très bon roman. Un roman qui interpelle. Un roman qui secoue. Un roman où l’illusion fomente une intrigue captivante. Et si le monde n’était qu’un scénario et, nous, les marionnettes ?

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Gallimard.