LA BOITE A OUTILS de Gérard Besnier.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE FRANÇAISE – Nouveauté 2019 ]

Éditions FRANÇOIS BOURIN – Collection Littérature

352 pages

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

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Le résumé :
Lorsque Nicolas Dédacin Amoraus quitte précocement les bancs de l’école, son père le félicite : le voilà digne d’hériter de la noble boîte à outils familiale ! Et le jeune héros d’emporter fièrement ce berceau, ce « cercueil » comme disent les ouvriers, dans la campagne normande des années 1970, où fleurissent des utopies de travail « alternatif »… Nicolas s’apprête donc à soigner son apprentissage auprès de bons gars biberonnés au travail vrai ! À moins que ces autoproclamés professionnels de génie ne soient que de doux dingues, plus enclins à refaire le monde par les mots que par les actes ? Jugez vous-même : un mécano donneur de leçons, un « menuisier » roublard, un ouvrier agricole au patois incompréhensible, un séminariste illuminé… Sans parler de ces jeunes femmes au féminisme intransigeant ! De rencontres hasardeuses en catastrophes, les tribulations de Nicolas dessinent un étonnant parcours initiatique, déjanté et émouvant. Et pour tracer sa propre route, peut-être devra-t-il se détourner du testament qu il avait accepté.
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Quelle est bien singulière cette boîte à outils ! Symbole transgénérationnel de la passation d’un savoir-faire qu’il ne faut pas prendre à la légère, cette boite à outils alourdit par le poids des mots et des gestes est bien vide dans les mains de Nicolas Dédacin Amoraus. Pourtant il en mesure la beauté, la délicatesse, l’assemblage des pièces de bois et la décoration. Il en est bien fier de sa boîte à outils. L’avoir à bout de bras, se trimballer dans les rues avec, il en ressort un certain prestige et des œillades convenues. Cette fichue boîte à outils est le ticket gagnant pour afin mettre un pieds dans la vie active des adultes. Sans manuel, cette boîte semble encombrante. Dans un premier temps,  elle trône au fin fond du casier d’un garage de bus où Dédacin est laveur de cars la nuit. Elle attend patiemment son heure de gloire alors que Dédacin se décarcasse à faire rutiler ces cars d’école et de tourisme. Il s’épanouit, grandit et découvre l’amour au milieu de ces cars. Jusqu’au jour où les catastrophes rattrapent le valeureux et d’un coup de pichenette se retrouve sans rien. Débute alors un étonnant chemin de croix où rencontres hasardeuses et épineuses font parfaire un homme en quête de reconnaissance qu’elle soit liée au travail ou à sa personne. Et toujours accompagné de sa bienheureuse boîte à outils.

 

Gérard Besnier a l’art et la manière de la prose. Une plume singulière qui aime jouer avec les mots et surtout les mettre en valeur d’une exquise manière. Son premier roman met en scène un personnage qui ne peut que devenir attachant au fil des pages. Certes, niais, sa volonté farouche à devenir quelqu’un est un puissant moteur qui facilite cette quête initiatique dans un monde où les crocodiles mordent en premier. Encombré de cette boîte à outils, héritage empoissonné auquel le personnage de Dédacin est lié sans équivoque, se pourfend dans une vie résolument pas faite pour lui. Chaque étape est un questionnement intense, chaque rencontre ouvre de nouvelles portes, chaque catastrophe est un poids de plus à supporter, jusqu’à l’ultime rencontre, jusqu’à l’ultime catastrophe. Évoluant dans les années 70, où les restaurants bars faisaient l’animation du village, où le garagiste du coin était encore le seul allier, où les associations d’un nouveau genre apparaissaient et étaient regardé d’un œil suspicieux et où les femmes pouvaient se targuer d’être féministe car elles maniaient les outils comme les hommes. Un décor d’un autre temps mais qui peut parfaitement faire écho à celui de maintenant.

 

Une nouvelle fois je sors de ma zone de confort avec cette dernière lecture. Une sacrée découverte où j’ai pu apprécier la manière narrative loufoque et intéressante qui titille le lecteur à se poser de nombreuses questions, le personnage et son évolution, un décor et des personnages secondaires où caricatures et clin d’œil bon enfant sont un pur ravissement. Les longues descriptions et introspectives m’ont peu dérangée car la dynamique présente ne m’enlisait pas.

 

C’est un livre idéal à découvrir pendant ses vacances d’été où le temps n’a plus d’importance et pourquoi pas se lancer dans cette histoire d’un autre genre.

 

#Esméralda

Je remercie les éditions François Bourin et Nadia pour leur confiance.

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… le site des Editions François Bourin.

Gerard Besnier parle de son roman.

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NIQUE TA MÈRE LA MORT de Marion Lecoq.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]
ATELIERS HENRY DOUGIER – Collection Littérature
148 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Un homme, deux femmes, qui veulent être heureux ici et surtout maintenant. Alors nique ta mère le malheur et passe ton chemin…
Un homme, sauvage et solitaire, écorché par la vie.
La première fois dans sa jeunesse avec le rire perdu d’un frère.
La seconde fois par son métier, militaire.
Et une obsession, ce bruit incessant des hélicoptères.
Dans son monde rude et éprouvant, deux femmes surgissent, s’interposent.
Il y a Annette, la nouvelle voisine. Elle a un trou dans la gorge et une voix de robot, mais elle ne lâche rien et profite de chaque heure que la vie lui offre encore.
Et puis Nadège, la soeur de son pote FX, que la vie a chassée de son foyer et qui cherche un nouveau départ.
Une urgence les relie, peut-être la même, être heureux ici et surtout maintenant. Alors nique ta mère le malheur et passe ton chemin.

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Je marche vite, pour semer derrière moi le bruit des hélicoptères et le sourire de mon frère. Pour semer mes larmes et ma colère. Me purifier dans l’effort, dans le silence habité de la nature, dans la beauté minérale des aiguilles rocheuses.
J’aime le désert de cailloux de la dernière partie de la randonnée, moi qui déteste le désert de sable de mes missions. J’aime l’eau qui ruisselle et les petites fleurs coriaces qui poussent entre les pierres.
 
Déglingué et dézingué par la guerre et la mort, entre deux Opex, il tente de croquer la vie comme il se devrait. Lui c’est peut être ton voisin, ton cousin, ton frère, ton mari, ton père. Lui c’est tout ces hommes là, ce qu’ils représentent, ce qu’ils les unissent.

 

Minimaliste, intègre, soucieux, impulsif, téméraire, il court après une vie qu’il lui a été enlevée. Après cet espoir que tout aurait pu continuer comme avant. Il court après la mort, pour la narguer, lui faire une pichenette, la contrôler. La mort, une compagne bien trop sournoise qu’il tente de déjouer et d’apprivoiser. Le rire, la joie, la sérénité sont partis depuis bien trop longtemps. Désertion ! Se les réapproprier ? Pourquoi ? Dans quel but ? Et si cette réponse se trouvait dans l’inattendue, la solidarité, le respect, l’amitié, la folie que représentent Annette et Nadège.

 

Deux femmes, deux destins pas folichons mais deux envies de se battre pour prendre ce que la vie à de meilleur à offrir.

 

Ce roman court écrit dans un style direct sans froufrou et compagnie, a illuminé ma soirée de lecture. Une plume incisive, une trame dynamique et des émotions à la pelle et pas de demie-mesure. Des chapitre très courts (dans le style script) et une énergie débordante. Un rythme affolant où le temps à son importance. Pas de repos, le tempo assure la lecture. Un homme sombre qui se cherche, se perd dans les bruits d’ailleurs, se pose quelques minutes et tente d’écouter le silence de la vie qui ne vient pas . Une course effrénée contre le tic-tac de la montre où la trotteuse cavalcade comme une folle.

 

Marion Lecocq explore les sentiments humains, les décortique et les reconstruit dans le tumulte de la vie et de la mort. Une plume entrainante, intense et habile.

 

NIQUE TA MÈRE LA MORT délivre un magnifique message d’espoir. Une ode à la vie aussi simple qu’importante, un beau pied de nez à la mort.

 

Je fais faire demi-tour sec à l’Audi et je fonce dans l’autre sens. Le compteur monte, FX se marre, l’adrénaline se décharge dans mes veines. Je savoure. Je me sens vivant, vivant à en crever. Je voudrais continuer toujours tout droit, ne jamais m’arrêter, ne jamais redescendre. Je ferme les yeux.
 
#Esméralda

 

 
Je remercie les Ateliers Henry Dougier pour leur confiance.

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… l’univers de Marion Lecoq.

 

Chère mamie de Virginie Grimaldi

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Littérature française – livre sorti le 31 octobre 2018

Le livre de poche/Éditions Fayard

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »

 

Résumé : Chère mamie,

J’espère que tu vas bien, et surtout que tu es assise. Il y a plus d’un an, j’ai commencé à t’écrire des petites cartes sur les réseaux sociaux. Des chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant. Je ne m’attendais pas à ce que mes aventures deviennent un vrai rendez-vous… Alors une idée a germé : et si ces rires partagés devenaient utiles ? J’ai immédiatement pensé à l’association CéKeDuBonheur, dont j’aime la philosophie et l’engagement.

Dans ce livre, tu trouveras plein d’inédits. Des photos pour illustrer. Des grands bonheurs, des petits malheurs, de la vie. Tu m’as donné l’amour des mots, j’ai hâte que tu découvres ceux qui te sont destinés.
Gros bisous à toi et à papy, Ginie

 

Mon avis : Vous le savez, j’adore la plume de Virginie Grimaldi. Mais ce que j’aime encore plus, c’est la personne qu’elle est. En effet, j’ai eu l’occasion de la rencontrer à deux reprises sur des salons et je dois dire qu’elle est généreuse, spontanée et tellement attentionnée pour ses lecteurs. Lorsque j’ai entendu parler de ce livre, j’étais un peu mitigée, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Néanmoins, les choses de la vie ont fait que j’ai eu envie d’en savoir plus et je ne regrette pas du tout ma lecture !

L’autrice nous livre ici un recueil de lettres qu’elle avait posté sur son blog à destination de sa mamie. Ces clichés du quotidien sont souvent drôles, parfois émouvants mais toujours sincères. Ce que j’ai apprécié, c’est que cette lecture peut se faire en plusieurs temps, n’est pas forcément suivie et apporte immédiatement le sourire. Virginie raconte ses anecdotes avec un tel naturel, sans aucun filtre, qu’on ne peut qu’être emportée par cette lecture et se sentir proche d’elle.

Ce livre est un bel objet non seulement grâce au contenu des lettres mais aussi par leur présentation. En effet, au côté de chaque lettre, un polaroïd illustre ce qui est raconté et nous permet de nous représenter d’autant mieux certains lieux ou certains moments de vie.

La relation entretenue entre Virginie Grimaldi et sa grand-mère est intime, proche, bref une relation pleine d’amour et d’humour. Ce livre nous permet également de penser, le temps de notre lecture, à nos chères mamies et de réaliser qu’il ne faut jamais arrêter de leur confier nos petits secrets car elles sont souvent de bons conseils et elles ne sont, malheureusement, pas éternelles.

Vous l’aurez compris, « chère mamie » est une lecture coup de cœur qui m’a fait du bien au cœur et au moral. Venez découvrir les lettres rédigées par Virginie Grimaldi et rire, sourire à chacune de ses anecdotes. De plus, les bénéfices du livre sont reversés à l’association « CéKeDuBonheur » qui aide les services pédiatriques à améliorer les conditions de vie des enfants séjournant à l’hôpital, alors faites un geste pour les enfants et pour votre moral !

Souvenirs du salon de Brive 2018 où j’ai eu la chance de croiser Virginie Grimaldi et sa chère mamie.

 

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Retrouvez ici « chère mamie » sur le site du livre de poche
Retrouvez ici toutes les informations sur l’association « CéKeDuBonheur »

LE CRÉPUSCULE DES RONCES de Michel Philippo.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2018]
Éditions Marivole – Collection Marivole Romans
134 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Deux couples, deux histoires parallèles qui disent les trahisons, les échecs et les fêlures de nos vies ordinaires ; deux récits qui s’imbriquent et se superposent, témoignant par cette architecture de la tragique complexité des rapports humains. Lorsque l’illusion des amours éternelles se fracasse au mur du quotidien, lorsque les ruptures sont consommées sans retour, lorsque la défaite des corps vaincus ne peut plus être ignorée, peut-être reste-t-il alors le socle inébranlable de l’amitié que partagent Fanch et Mike, unis par leur soif de poésie et par le même regard désabusé et lucide porté sur le monde. Du Bruxelles de Tour et Taxi, au Lyon de la Croix Rousse, en passant par l’âpre beauté des Monts d’Arrée et des rivages d’Armor, c’est à la reconquête d’un impossible bonheur qu’ils vont se lancer, en cette ultime tentative d’échapper à l’absurdité de l’existence. La littérature, en dépit de tout, aura le dernier mot.
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Aussi magnifique qu’exigeante, cette découverte a été durement méritée. C’est ce qui arrive lorsqu’on sort de sa zone de confort. Et en toute honnêteté, j’ai été confrontée à des faux départs, dans l’attente que le bon moment se présente enfin.

 

Michel Philippo a l’art et la manière de narrer son histoire. Une plume poétique, honnête qui ne fait pas cas de la difficulté et qui demande de l’attention. Une plume exigeante qui vogue sur les douces mélodies de l’âme humaine. Elle dépeint avec force les sentiments humains, les désillusions, les liens indéfectibles qui s’unissent pour le meilleur et le pire tout au long d’une vie qui sur le papier promettait monts et merveilles et qui dans la réalité est tout autre.

 

Franck et Mike ont roulé leur bosse. Liés par la poésie et l’amour de la littérature, ces deux là ne se sont jamais quittés. A l’aube de ce grand changement qui intervient dans la vie de Mike, Franck ne peut que l’accompagner dans cette quête, non pas initiatique, mais celle qui est dédiée à la vie. Ce voyage providentiel offre un souffle inattendu dans leur vie mal en point. Une vieille camionnette, deux vieux copains qui à chaque souffle, chaque pas, savourent tout et rien, le silence et le vacarme, la mer et le vent, l’air et la pluie.

 

LE CRÉPUSCULE DES RONCES est une découverte époustouflante certes exigeante, mais qui saura ravir les lectrices et lecteurs amateurs de littérature blanche. Un roman poignant, merveilleux. Une ode à la vie, à l’amitié, au bonheur simple et à la magie des mots.

 

#Esméralda

 
Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance.

 

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DANSER AU RYTHME DES SAISONS de Rebecca Di Giusto.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]
Éditions Spinelle
229 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :

Arrivée à l’automne de sa vie, Françoise se remémore, ses bonheurs, ses peines. Souvenir familial, sur quatre générations de femmes, liées par un secret de famille et souvenir d’un amour qui la conduira au bout du monde ! Mais le chemin de la passion et de la liberté sera semé d’embûches : pertes, revers, désillusions…
Tabou, deuil, divorce, maladie, psychologie mais aussi amour, amitié, courage, positivisme, espérance… transforment ce récit littéraire en roman sociologique, teinté d’événements historiques en filigrane et d’une promesse d’évasion et de dépaysement, sur fond de nature australienne et autres îles du Pacifique.

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Nous sommes bien souvent l’accumulation de paradoxes que la vie a mis sur notre chemin. Nous sommes le résultat de ce qui nous est arrivé et nous avançons toujours chargés de ce qui nous a défini, de ce dont nous avons manqué, de ce que nous avons voulu sans avoir pu l’obtenir, de ce que nous trouvé et perdu.
 
En ces premiers jours du printemps, ce roman est juste idéal. Rebecca Di Giusto m’a fait voyagé dans les profondeurs de l’âme humaine où les sentiments, les aléas de la vie, l’espoir et le désespoir s’entrechoquent.

 

Rebecca transcrit la vie d’une femme charismatique,Françoise. Françoise a bâti sa vie en Australie. Alors étudiante à Paris, elle rencontre son futur mari à Londres. Leur histoire est un coup de foudre : il est beau, impressionnant, intelligent, séducteur, cultivé, futur chirurgien. L’homme idéal en quelque sorte. Françoise voit son avenir dans ses bras mais loin de sa France natale.

 

Ses premiers pas en Australie est un échec cuisant. Sa belle famille se montre austère et l’Australie sous ces paysages magnifiques et grandioses se cachent une population désœuvrée. Françoise n’est pas une femme qui se laisse abattre facilement. Bon an mal an, elle construit un foyer accueillant et fonde une famille au grand désespoir de son mari.

 

Fis des tracas quotidien, Françoise devient une véritable femme au foyer. Aidée par sa mère, elle s’épanouit. Mais le sort, le destin ou le karma frappe ! La mort sourit de toutes ses dents et s’incruste dans la vie de Françoise. Le désespoir, la tristesse, la dépression s’impriment sur ses traits ravissants. La famille s’effrite peu à peu et l’image soudée qu’elle laissait apparaître s’effondre. Le néant, l’incompréhension, la solitude deviennent un combat inlassable. Les années passent. Le bonheur se reconstruit peu à peu. Des rencontres, l’amour, la joie renaissent. Mais tel un cycle infernal, la rechute devient inéluctable.

 

Rebecca Di Giusto peint le portrait d’une femme attachante qui à vécu mille vies dans une.  Ces péripéties d’une vie s’échelonnent au grès des saisons. Le bonheur, la mort, l’espérance et la solitude forment une toile d’araignée contraignante et détenant prisonnière, Françoise. Prisonnière d’une vie morose ou idyllique, d’un bonheur factice ou pur, de tourments du passé et du présent.
Suivre ce chemin sinueux est un véritable parcours du combattant. L’endurance, la confrontation, les péripéties, les aléas sont des telles épreuves.

 

Avec honnêteté, sans embellissement, ce roman est magnifique et poignant. Les descriptions, les réflexions personnelles, les interrogations parachèvent un récit tonitruant. Je regrette les longueurs un peu trop présente à mon goût. Parfois je me suis perdue dans le fil de l’histoire. Il en ressort tout de même une histoire bouleversante, un voyage unique qui nous mène des profondeurs de l’âme humaine à la lumière de la sérénité. L’amitié, l’amour, la famille, le bonheur sont les éléments centraux de ce récit.

 

#Esméralda

 


 
Je remercie Rebecca Di Giusto pour sa confiance et sa patience.

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… le site auteur de Rebecca Di Giusto.

TROIS FOIS LA FIN DU MONDE de Sophie Divry.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2018]
Éditions Noir Sur Blanc – Collection NOTABILIA
240 pages
Ma note : 4/5 mentions « à découvrir » et « pépite »
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Le résumé :

 

Après un braquage avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal est jeté en prison. Gardes et détenus rivalisent de brutalité, le jeune homme doit courber la tête et s’adapter. Il voudrait que ce cauchemar s’arrête. Une explosion nucléaire lui permet d’échapper à cet enfer. Joseph se cache dans la zone interdite. Poussé par un désir de solitude absolue, il s’installe dans une ferme désertée. Là, le temps s’arrête, il se construit une nouvelle vie avec un mouton et un chat, au cœur d’une nature qui le fascine.
Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l’histoire revisitée d’un Robinson Crusoé plongé jusqu’à la folie dans son îlot mental. L’écriture d’une force poétique remarquable, une tension permanente et une justesse psychologique saisissante rendent ce roman crépusculaire impressionnant de maîtrise.
« Au bout d’un temps infini, le greffier dit que c’est bon, tout est en règle, que la fouille est terminée. Il ôte ses gants et les jette avec répugnance dans une corbeille. Je peux enfin cacher ma nudité. Mais je ne rhabille plus le même homme qu’une heure auparavant. »
Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier et vit actuellement à Lyon. Elle a publié cinq romans – La cote 400 ; Journal d’un recommencement ; La Condition pavillonnaire ; Quand le diable sortit de la salle de bain et Trois fois la fin du monde ainsi qu’un essai, Rouvrir le roman.

 

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Comment réagirez-vous à la fin du monde au sens propre comme au sens figuré ? Accepteriez-vous ce que cela implique psychologiquement et physiquement ? 
A quoi seriez-vous prêts ?

 

TROIS FOIS LA FIN DU MONDE est une fiction spectaculaire ! Aussi éprouvante que contraignante, ce roman m’a plongée dans un état aussi sceptique que mystique. Un voyage au bout de soi, au bout du monde, un exil forcé, magique.

 

Joseph Kamal n’a jamais été destiné à être un voyou. Au mauvais moment au mauvais endroit, sa vie bascule dans l’horreur lorsqu’il se trouve menotté et endeuillé par la mort tragique de son frère exécuté froidement, Tonio. C’est un gentil garçon, serviable et brave, vivotant de boulot en boulot et d’intérim en intérim. Il n’a jamais rien demandé à la vie. Il s’en est contenté tout simplement. Tonio était le vilain garçon qu’il l’a embarqué dans ce mauvais tour de passe-passe. Au mauvais endroit au mauvais moment, il échoue dans ce monde inconnu, la prison. Îlot exclusif de privation de libertés. Dégradant, humiliant, il se sent tel ces déchets qui pourrissent dans ce tas d’immondices au milieu de la cour. Il devient un rat, un nuisible. Il s’adapte tant bien que mal à coup de coups de poings et de pieds. Il n’est plus rien, un reflet parmi tant d’autre d’une vie qui s’est échappée en quelques secondes. Il tient bon à coup de pompes et de routine. La fin de sa vie d’homme libre n’aura pas sa peau.

 

Puis un jour l’Homme a du déserté ces terres pourris par l’avarice et la convoitise humaine. Boummmm ! Plus rien ! Plus de femmes, d’hommes, d’enfants ! Le chaos instantané ! Joseph est un survivant de cette fin prématurée. Il court loin, s’enfuit. Il se réfugie sur ces terres arides faites de cailloux qui semblent narguer le moindre vivant. Il est là. Il respire. Il vie. Mais il doit tout réapprendre. Un nouveau né dans un monde qui ne voulait plus de lui. Il crapahute. Il visite ces propriétés privées, privaient de vie. Il vie la nuit. Il vit le jour. Construire devient alors sa branche de salut. Il reconstruit une vie simple rythmée de calculs, de musique, du soleil et de la lune. Un mouton, une chatte, des compagnons providentiels témoins de la renaissance d’un homme savourant la solitude et le simplisme.

 

Comme un renouveau barbare, la fin approche. Que reste t-il à Joseph ? Des traits blancs dans le ciel bleu.

 

J’apprécie de plus en plus ce genre de lecture axée sur la création littéraire où les émotions, les personnages atypiques et la profondeur des sens s’unissent et se complaisent dans un texte poétique. C’est aussi envoutant qu’intriguant. La force des mots, des gestes du personnage, de ses pensées, de ses doutes, de ses craintes prennent une dimension spéciale et précise. C’est un drôle de tête à tête, entre moi-même, l’auteur et son personnage. Je me suis interrogée. J’ai également questionné ce personnage étrange et improbable. C’est un voyage extravagant entre l’irréel et le réel. C’est drôle, touchant, mais aussi horrible et poisseux.

 

TROIS FOIS LA FIN DU MONDE est audacieux et pertinent !

 

#Esméralda

 

Je remercie les éditions Noir sur Blanc pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 

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Vidéo : Sophie Divry présente son roman Trois fois la fin du monde

 

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

LES FEMMES FORMIDABLES A L’HEURE DU CHOIX de Alex Riva.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2018]
One shot – Tome 3/?
Éditions DENOEL
320 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :

 

Lorsque vous aviez fait la connaissance d’Emma, Alice, Andréa et Chloé, elles traversaient la fameuse crise de milieu de vie, fatiguées de tout gérer pour tout le monde tout le temps. Partir une semaine en Grèce avait été leur « grève des femmes formidables » et leur avait permis de mieux comprendre ce qui les avait conduites à cette situation, ce dont elles avaient envie et ce sur quoi elles pouvaient agir. A leur retour à Paris, l’imprévu avait décidé de s’en mêler. Pendant les mois qui avaient suivi, chacune avait tenté de mettre en place ses bonnes résolutions tout en intégrant Laurence à leur quatuor. Deux années se sont désormais écoulées, leurs vies ont évolué, pas toujours comme elles l’auraient souhaité, mettant à mal leur amitié et leurs projets. Toutes femmes formidables qu’elles sont, elles vont découvrir à leurs dépens qu’elles ne peuvent pas tout avoir et se retrouver à l’heure des choix. Choix conjugal, choix professionnel, choix familial, rien ne leur sera épargné !
 
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Je découvre pour la première fois l’univers trépidant d’Alex Riva et de ses femmes formidables. Un roman cocasse où les femmes ont la place centrale. Un roman moderne où la plume d’Alex Riva pointe avec humour et sérieux (aussi) les petits et grands tracas de ces femmes qui rêvent en grand.

 

Je prends en cours de route cette saga « les femmes formidables ». Même si je n’ai pas du tout été perdue, je pense qu’il est judicieux et préférable de lire le premier et le second tome afin d’apprécier l’évolution de ces copines de choc. Ce n’est pas grave, les « one-shot » sont faits pour être lus dans l’ordre que l’on souhaite !

 

Emma, Alice, Andréa (la sœur de Chloé), Chloé et Laurence sont des femmes formidables. Des mères de famille exceptionnelles, des femmes de foyers, des working-girls de tonnerre et des femme simples avec leurs envies et leurs craintes. Ce ne sont pas des super women du plumeau, mais des femmes entières qui prennent à cœur l’évolution de leur projet commun ou du bon fonctionnement de leur entreprise. Emma et Chloé sont associées dans l’entreprise gérée par l’ex mari d’Emma qui, elle, a décidé de s’expatrier à San Francisco avec son nouveau mari. Alice, Andréa et Laurence (la petite dernière du groupe) s’occupe de gérer trois restaurants « Ma Cantine » et de faire péricliter leur business via la création de franchises. Cinq femmes dans la fleur de l’âge qui donne tout à leur travail mais également à leur famille ou enfants. Ces cinq personnalités s’accommodent assez bien, malgré quelques débordements qui sont vite gérés. Tout va donc pour le mieux dans leur monde routinier où tout semble s’emboiter à la perfection. Mais voilà, il suffit d’un accro dans leur vie bien rangée pour que tout parte en cacahouète.

 

L’élément déclencheur est l’accident de vélo d’Andréa qui reste dans le coma pendant une semaine. De nouveau réunies dans cette catastrophe, les comportements de certaines vont révéler quelques failles dans une machine pas si bien réglée que ça. L’heure des choix arrive ! Entre tracas, amitié, amour et réussite quel sera le grand vainqueur ?

 

J’ai très vite été intriguée par ces cinq femmes de caractère. D’abord par leurs vécus respectifs qu’Alex Riva n’oublie pas de préciser et puis par les situations dans lesquelles elles se trouvent actuellement. J’ai suivi leur évolution pas à pas, leurs tourments, leurs questions, leurs doutes, leurs craintes, leurs espoirs, leurs colères, leurs passion, leurs sentiments refoulés et bien d’autres. Derrière ses femmes d’action se cachent des femmes sensibles, bouleversées et à fleur de peau. J’ai senti l’atmosphère s’alourdir et crépiter de non-dits jusqu’au point de non-retour. Je me suis vite attachée à certains personnages alors que d’autres m’ont hérissé le poil. Leur histoire est à la fois touchante et rocambolesque. J’ai été peinée par les épreuves qu’elles doivent traverser et rassurée de voir que tout ou presque tout peut s’arranger.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture aux côtés de ces cinq femmes formidables qui affrontent comme tout un chacun les péripéties et les conséquences de choix antérieur. Il est facile de se projeter et de se trouver quelques ressemblances avec nos cinq héroïnes. Elles font échos à nos propres problèmes et choix.

 

Le final qui n’en est pas proprement un, laisse penser qu’une suite verra le jour et je l’espère vivement. En attendant je vais me procurer les deux premiers tomes de cette saga formidable !
 
#Esméralda

 

Je remercie Alex Riva et les éditions DENOEL pour leur confiance et patience.

 

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… l’univers d’Alex Riva.

… le site des éditions DENOEL.

 

Tome 1
Quand l'imprévu s'en mêle, nouveau livre d'Alex Riva
Tome 2