A LA RECHERCHE DE MARY EASTERWAY de Kristof Mishel.


En 1987, la jeune Mary Easterway rencontre trois étudiants en littérature qui affirment être en mesure de donner vie au contenu d’un livre, en empruntant les chemins de traverse de l’écriture.
Vingt-huit ans plus tard, Mary est devenue célèbre. Aux yeux de tous, elle est l’écrivaine Mary Easterway, auteure d’un des plus grands romans de l’histoire de la littérature. Mais un soir, elle est retrouvée assassinée dans sa maison fermée de l’intérieur. Son meurtrier, lui, semble s’être volatilisé.
Mary laisse à son fils un cadeau posthume. Une boîte contenant un paquet de photos, un carnet de souvenirs et le manuscrit éblouissant d’un auteur anonyme. En ouvrant au jeune Gary Easterway les portes du succès, le manuscrit va l’obliger à se confronter au passé trouble d’une mère qui l’a abandonné quand il avait huit ans. Gary va suivre de curieux signes de piste qui vont le mener de Paris à New York, de Seattle à Vancouver, de La Nouvelle-Orléans aux plaines du Minnesota. S’il va comprendre certaines choses, il va aussi voir se multiplier les énigmes.
L’œuvre des quatre a pris naissance. L’ombre avance sans bruit. Tapie derrière la dernière porte, la vérité a tissé sa trame en attendant qu’on la délivre.

Aujourd’hui je viens vous parler d’une très belle découverte. Un thriller aussi palpitant que ténébreux où le suspense s’égrène au fil des pages. Une fiction que j’ai dévoré tout simplement.
Mary Easterway est une auteure de talent. Son imagination est sa force, son exutoire d’une vie maussade dont elle parle très peu. Mary part rapidement à la dérive. La tentative de meurtre sur son beau-père lui vaut une mise à l’épreuve. Pendant deux ans elle devra suivre les cours de littérature à l’université d’Oxfield et ne faire aucune vague. Enchantée par cette voie qu’on lui offre, elle devient rapidement la meilleure de sa promotion. Elle y rencontre trois autres étudiants avec qui elle tisse des liens qui perdureront au-delà des études. Cid, Jonathan et Marvin trois personnalités étonnantes. Cid, le nécrophile, Jonathan le fougueux et Marvin le timide. Une rencontre improbable, une amitié indestructible où bon nombre de mystères régentent leurs nouvelles vies. Les années défilent au rythme des succès littéraires. Mais les ombres s’approchent, la mort s’infiltre laissant à Gary, fils de Mary, une ultime énigme.

 

Gary est ce jeune homme un peu déboussolé, détraqué par la vie. Abandonnée par sa mère aux bons soins de sa grand-mère à huit ans, il se construit en éprouvant une véritable haine envers elle. De retour en France, le contact avec Mary est difficile, voire inconcevable. Pourtant les remords de sa mère semblent sincères. Depuis son accident, Gary est différent. Au prise avec ses tourments, les drogues et le sexe deviennent son refuge inhibant toutes douleurs. Il ne rêve qu’à une seule chose : devenir un grand écrivain. Rentrer dans la cour des grands sans être affublé de « le fils de ». Il hérite à la mort de sa mère d’une étrange boîte contenant des photos, un carnet à moitié vide et un manuscrit anonyme qui le rend, enfin, célèbre. Mais les doutes s’installent peu à peu. La peur que le véritable auteur se révèle, Gary part à sa recherche et pour cela il doit plonger dans le passé de Mary. Une porte qu’il ouvre dans son seul, unique et propre intérêt. Il ne fait pas cas aux indices pourtant ils délivreront la vérité.

 

Voici un thriller totalement original et addictif. Plus de 600 pages d’immersion au cœur de la vie de Mary et de ses turpitudes. Une plongée dans le passée désarmante et parfois métaphorique où l’illusion peut prendre le pas sur la réalité. Une quête de la vérité aux allures de jeux de pistes souvent sanglantes. L’auteur est un sacré pro de la mise en scène et de l’intrigue qu’il distille avec tact et sournoiserie. Une histoire à laquelle j’ai relativement vite accroché. Un style simple et efficace porté par une plume ensorcelante. Le scénario se construit jusqu’au point final ne pouvant que vous laissez stoïque. J’ai tout aimé que ce soit les personnages et leurs mystères, la construction du  récit, les petits clins d’yeux au monde littéraire, l’intrigue et, sans surprise me direz-vous, le final. La mise en scène n’est pas novatrice en soi, mais je ne vous cache pas que j’adore cet effet immersif dans un passé évolutif où, finalement, les éléments s’emboitent et portent vers ce quelque chose d’inattendu que je n’ai pu qu’attendre. Une lecture que je recommande fortement ! J’espère que vous adorerez autant que moi !

 

Une chronique de #Esméralda

LE CŒUR DE L’OCÉAN de Céline Musmeaux.


★ Amour ★ Passion ★ Sirène
« Que se cache-t-il dans les profondeurs de l’océan ? »
Voir l’océan, un rêve que nourrit Alizée depuis l’enfance. C’est en héritant de la petite maison de son arrière-grand-mère qu’elle le découvre pour la première fois.

À peine installée, l’odeur des embruns l’appelle et la pousse à rejoindre la plage en contrebas. Comme attirée par le bruit des vagues, Alizée se jette à l’eau, mais se fait rapidement surprendre par la force du courant.
Malmenée par les flots, elle voit sa vie sauvée par un inconnu sorti de nulle part. Dès qu’elle croise son regard lui rappelant le bleu de l’océan, Alizée sait qu’elle n’oubliera jamais cette rencontre. Qui est-il ? Pourquoi nageait-il près de sa propriété ? Des questions auxquelles l’avenir devra répondre…
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Alizée est une jeune femme qui suit son chemin faisant fi de son entourage. Quelques ami.e.s, pas du tout de relation amoureuse sérieuse et une relation mère-fille houleuse. Alizée est une femme déterminée et autodidacte. Un caractère un brin énervant mais qui démontre à merveille son entêtement.
Venant d’hériter de la maison de son arrière-grand-mère, Alizée se rend à cette dernière pour faire avant tout le point sur sa vie. L’océan bordant la propriété, elle ressent dès les premières minutes de son arrivée, un étrange sentiment d’apaisement. L’océan, elle le voit pour la première fois. Elle a toujours été attirée par cette grande étendue d’eau sans jamais la voir n’y mettre les pieds. Elle ne résiste pas bien longtemps avant de s’immerger complétement dans les eaux troubles et étranges. Le contentement, le bonheur laissent place rapidement à l’émerveillement puis à l’horreur. Entraînée par les courants, elle  s’éloigne rapidement du rivage. L’épuisement se fait sentir, l’abattement aussi. La mort lui tend les mains. Le noir absolu l’engloutit dans un dernier sursaut de survie.

 

Sauvée in extremis par un bel inconnu, Alizée va vite découvrir que son sauveur est le gardien de la maison de son arrière-grand-mère. Océan de son (vrai) prénom, est un jeune homme tout à fait déstabilisant. Charismatique, sportif et énigmatique, la belle Alizée ne tarde pas à succomber à son charme. Sera-t-elle faire face quand les mystères qui rôdent autour d’Ocean se révéleront ? Sa vie est sur le point de prendre un virage radical et les choix qui vont se présenter à elle, seront multiples, que choisira-t-elle ?

 

LE CŒUR DE L’OCÉAN est la première soft romance que je lis de l’auteure. La couverture m’a de suite charmée et le résumé a finalement fini de me convaincre. Je découvre ainsi une plume très fluide et addictive. Je me suis laissée prendre par une histoire où suspense, action et amour se côtoient pour le pire et le meilleur. Un texte rythmé par les nombreux dialogues et quelques particularités que l’auteure emploie au fil des chapitres. Une très belle surprise pour ma part. J’étais loin de me douter que Céline Musmeaux aller revisiter une des plus vieilles légendes du monde. Les personnages sont à la hauteur parfois arrogants, souvent déstabilisants, mélancoliques, cachotiers, fusionnels. Ce premier tome de cette duologie est vraiment captivant.

 

Une chronique de #Esméralda

VERMINES de Mantis V.


Ce livre n’est pas une confession, jamais je ne me repentirai de mes actes. Je ne m’attends pas à être compris. Comment pourriez-vous me comprendre, vous qui nagez à la surface ? Je sais que je fais partie de l’humanité, comme une cellule cancéreuse fait partie d’un corps
Jusqu’à présent, j’avançais masqué parmi vous, craignant d’être découvert, vivant dans l’angoisse d’être fustigé si par malheur mon masque venait à tomber.
Aujourd’hui je n’ai plus peur. Je sais maintenant que je suis porteur de forces dont la nature nous dépasse tous. Désormais, je serai qui je suis, un mélanome de l’humanité voulu par l’Univers, et voici mon témoignage.

Ceci  est l’une des histoires les plus tourmentées que j’ai pu lire. Entrer dans la noirceur de l’âme humaine a de quoi déstabiliser. Très vite l’effroi prend les tripes tant cette frontière entre réel et irréel est bien trop mince. Mantis V a de quoi vous chambouler. Avis aux amateurs de thriller à sensation !
Lui, c’est personne. Un homme d’une vingtaine d’année qui vie avec ses démons depuis ses 10 ans. La mort, la vie, l’abomination, les drogues, le sexe, un cocktail explosif entre les mains de cet adolescent qui va se construire à la force de ses peurs et de ses désirs inavouables. Psychopathe en puissance, son règne il le vit au travers de fantasmes sexuels qu’il infligerait à des femmes. Mais pas n’importe lesquelles. Sa nouvelle proie est tout son contraire. Blonde, la peau diaphane, des pieds à damner, une voie irrésistible, le piège va se fermer peu à peu. Rien ne le distingue des fous furieux. Il est devenu un homme de la société qui assoit sa puissance en toute impunité !

 

Mantis V. n’a pas peur de vous effrayer. Au contraire il est le garant de vos peurs, de vos faiblesses, de vos plus bas instincts. Entre passé et présent, le scénario se construit. Je découvre un homme qui n’a plus rien d’humain. Son psychisme est glauque à souhait. A la limite de l’étouffant, du scandaleux, de l’immoral, cette lecture a eu le mérite de me foutre carrément les jetons. Par moment c’est insoutenable. Avant de se lancer dans cette lecture, il faut vraiment que vous aimiez les thrillers corsés et sombres.

 

Une chronique de #Esméralda.

CUPCAKES & CO(WORKING) de Fleur Hana.


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Comment suis-je passée de la farine au LSD ?
Au départ, je voulais juste déguster une glace sur la Croisette. J’aurais dû me douter que ça ne serait pas aussi simple. Surtout depuis que le lieutenant Vasseur s’est tapé l’incruste dans ma vie, il y a un an. On devait se promener, profiter du soleil…
Enfin ça, c’était la théorie.
La pratique ? Aujourd’hui, me voilà sous couverture, à fumer des joints et chanter du Didier Barbelivien sur un yatch en Méditerranée, pendant que ma tortue dépressive et mon poney nain se font un remake de Prison Break !
Respire, Charlie, ça ne peut pas être pire, non ?
Découvrez la suite des aventures de Charlotte Monroe, Maxence Vasseur, Jolly Jumper, T-Rex et bien sûr Gina !

Sacrée Charlie. Il n’y en a pas deux comme elle ! Mauvais karma, simple poise ou fée farceuse qui aurait abusé de mojito avant de se pencher sur son berceau, toutes hypothèses sont bonnes à prendre et à méditer. Charlie est la reine des entourloupes non préméditées, chaque sortie vaut son pesant d’or !
Charlie et son lieutenant Vasseur, c’est toute une histoire rocambolesque ! Une sorte de Yin et de Yang qui tente de s’équilibrer bon an mal an. Charlie toujours fidèle à elle-même, (surtout elle ne le fait vraiment pas exprès), va une nouvelle fois faire des siennes. Infiltration dans la société chic et dorée, à se pavaner toute la journée et à ne se préoccuper que des choses essentielles, shopping et bien-être. Notre pâtissière adorée est à fond dans son rôle. Verbe distinguée, port vestimentaire adéquat, manière maniérée … plus rien ne l’arrête. Une expérimentation a rajouté sur son CV qui se remplit à vue d’œil. Charlie se lâche : fumette, karaoké … mais c’est pour la bonne cause, débusqué le plus gros dealer de LSD. Est-ce que vous voyez arriver le gros bazar ? Et bien je puis vous assurer qu’il est grandiose !

 

Je retrouve avec plaisir Charlotte, un personnage haut en couleur et atypique. Une jeune femme peu ordinaire qui doit faire face à des péripéties venues d’une autre galaxie. Un personnage quelque peu différent du premier tome notamment au niveau de sa répartie pimentée. Une évolution évidente de son caractère qui se trouve malgré tout contenu par le lieutenant Vasseur. On découvre une jeune femme protectrice envers les gens qu’elle adore. Une lecture cadencée par de nombreux rebondissements évoluant dans une atmosphère où se côtoient humour et drame. Un esprit bon enfant et bienveillant se développe en filigrane portant au récit une nouvelle aura qui se transforme peu à peu par l’arrivée de nouveaux personnages. Ce second tome se veut différent du premier et cela ne m’a guère gêné. J’aime quand une auteure ne suit pas une ligne fixe où finalement l’évolution des personnages n’a pas sa place. J’aime découvrir de nouvelles facettes. L’esprit léger présent au premier tome se poursuit également ici. Une comédie romantique qui fait son effet ! Une lecture à dévorer pendant ses vacances ! Je suis certaine que vous allez adorer les aventures de Charlie et de son nouveau gang ! Sans oublier Jolly Jumper et T-Rex qui vous saluent bien depuis leur jardin !

 

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… d’autres romance de Fleur Hana (ici) et mon avis sur le 1er tome (clique sur la photo)

THE CUPIDON BROTHERS, tome 1 : Éros de Estelle Every.


« Je suis un ange ! Ce n’est pas une petite brindille telle que Daphné qui me dira quoi faire !
Sa frêle silhouette se dessine devant moi, ses grands yeux marron lui mangent le visage.
Elle semble fragile mais une grande force émane d’elle… »
Daphné, coordinatrice en intimité, intègre les studios de tournage d’un célèbre show à Los Angeles.
Dès son arrivée, elle est confrontée à l’acteur star, Éros Angel, le fantasme de la ménagère américaine.
L’objectif de Daphné est clair : apprendre à Éros à respecter les autres et les limites à ne pas franchir.
La jeune femme a des idéaux et des valeurs, pour commencer, elle ne mélange pas travail et plaisir…
Mais quand l’ange, aussi borné que sexy, se met en tête de la séduire, Daphné voit ses valeurs remises en question et sa perception de la réalité voler en éclat.

Résistera-t-elle à l’appel de l’ange ou saura-t-elle redéfinir ses propres limites ?

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Daphné a un drôle de métier. Coordinatrice en intimité sur les plateaux de tournage a de quoi décontenancé. Gérer les humeurs des uns et des autres. Créer une certaine complicité entre acteurs et actrices. Définir les actions qui peuvent mettre mal à l’aise. Tout un programme complexe que Daphné gère avec une grande expertise.
Elle a quitté la côte ouest pour venir s’installer auprès de sa sœur qui a été victime d’une agression. Elle connaît très peu les mœurs liées au cinéma et stars en tout genre. C’est avec une certaine appréhension qu’elle débute son nouveau travail au cœur d’un plateau surmené et survolté. Il faut dire que l’acteur principal déroute beaucoup et ses caprices sont légendaires. Éros a, ce que l’on peut qualifier, une grosse tête. Un brin mégalo associé à une arrogance sans limite et une silhouette à mourir d’une crise cardiaque, l’acteur sait jouer de son charme et de tout un attirail qui lui est propre. Son attitude hautaine pourrait en choquer plus d’un mais Daphné a plus d’un tour dans son sac et aussi charismatique qu’il soit, il se pliera à ses conditions malgré la nuée de papillons qui prend possession de son corps dès qu’elle pose les yeux sur lui.

 

Daphné est le genre de femme à s’obstiner pour ce qu’elle entreprend. Elle ne laisse quiconque la détourner de son chemin qu’elle s’est tracée. La main sur le cœur et son empathie la rendent de suite sympathique.

 

Éros et Daphné sont la poudre et l’explosif. Ensemble, ils défient toutes les lois et complots en tout genre.

 

Ce premier tome met allégrement l’eau à la bouche. Une romance fantastique à la fois épicée et addictive. Estelle Every revisite la mythologie grecque façon conte contemporain. Des personnages aux antipodes qui s’apprivoisent au fil des pages tout en devant faire face à de nombreuses péripéties. Un rythme addictif et alléchant porté par une plume qui a su capturer mon cœur de lectrice passionnée. Éros figure mythique de la Grèce antique est considéré comme étant le dieu de l’amour et du désir amoureux. Estelle Avery lui rend toute sa prestance au détours de descriptions dithyrambiques. Entre attirance et résolution ferme, ce jeu de séduction tient en haleine. Un premier tome réussi qui met l’eau à la bouche pour les 6 prochains à paraître (pour le second tome) dès le mois d’octobre.

 

The Cupidon Brothers est définitivement à mettre dans vos bibliothèques 😉

 

Une chronique de #Esméralda

LES PAPILLONS SE CACHENT PENDANT LA PLUIE de Danielle Guisiano.


Le hameau de Sivergues n’est pas un lieu comme les autres. Il répare les ailes froissées des papillons après la pluie. Blanche est loin de se douter que le chaos de sa vie la dirige vers une rencontre décisive. Si elle a quelqu’un à découvrir, c’est avant tout elle-même. Quant à Eddy, son taciturne voisin, il trace son chemin, solitaire. Le destin va réunir ces deux âmes à vif.
Entre passé et avenir, leurs vieux démons s’agitent. Rien ne sera facile, pourtant le moment est venu d’ouvrir les ailes pour s’envoler

 
Bouleversant est le premier mot qui me vient à l’esprit. Danielle Guisiano a fait battre mon cœur pendant ces quelques heures de lecture d’une manière déraisonné. Une magnifique histoire toute en émotion.
Dès son plus jeune âge, Blanche a dû faire face aux moqueries, notamment sur son poids. Portée par un père exigeant, très vite, elle apprend à se protéger de toutes remarques acerbes. Son objectif principal est d’atteindre la première place dans tout ce qu’elle entreprend. Bien des années plus tard, cette manière de vivre est devenue un mantra qu’elle met en œuvre au quotidien. Sa vie se résume à son boulot et à son meilleur copain. Elle y trouve entière satisfaction. Si touts ses faits et gestes sont en accord avec ses principes, son corps lâche peu à peu. Repos forcé, elle se rend dans le Luberon où elle a hérité de la maison de sa tante Elvira dont elle en connaît très peu. Sivergues, petit village isolé au charme désuet, accueille une petite communauté d’une quarantaine de personnes où l’entre aide est primordial. La jovialité est le moteur essentiel à ce groupe de personnes isolées. Blanche déteste la solitude et l’isolement. Elle aime quand la vie trépigne autour d’elle, elle se sent vivre. Ici, rien ! Le silence, une amie en devenir, Constance, des moutons, des soirées loin des bars branchés et un voisin un tantinet taciturne. Les premiers jours sont terribles pour la citadine et puis suite à de regrettables rebondissements, Blanche va prendre goût à cette atmosphère doucereuse. Peut-être qu’Eddy y est pour quelque chose ?!

 

Eddy n’est pas un berger ordinaire. Sa mélancolie, sa morosité et cette manière dont il repousse les gens est désarmante. Cet homme est aussi mystérieux qu’attirant. L’apprivoiser semble une aventure épineuse et pourtant Blanche y mettra toute sa conviction et sa force pour parvenir à le séduire.

 

Un parcours qui semblait tout tracé si ce n’est que les aléas de la vie viennent le pimenter d’une manière effroyable.

 

Un sacré coup de cœur pour cette romance hors norme portée par des personnages terriblement et profondément blessés. Danielle Guisiano les mène sur un chemin ardu vers la résilience et l’acceptation de soi et du bonheur. Sous couvert de la dépression et grâce à l’amitié et à l’amour, ce combat se révèle être une nécessité absolue. Il véhicule l’espérance face au désespoir sournois et latent. LES PAPILLONS SE CACHENT PENDANT LA PLUIE bouleverse et chamboule. La tristesse côtoie la solitude, les moments de questionnements et la joie simple. Portée par une plume sublime et émouvante qui crescendo m’a faite pleurer et rire. Cette romance demeure une des plus belles que j’ai pu lire. L’ambiance, les tenants, les personnages, le scénario, tout m’a conquis. C’est une explosion de sentiments ambivalents. Tour à tour je me suis sentie submergée par ces vagues d’une force incommensurable.

 

A découvrir de toute urgence !

 

Une chronique de #Esméralda

 


LES PORTES DU SOLEIL, tome 2 : Le dernier été de Jacinthe Canet.


L’été est revenu, mais ce sera le dernier…
Adolescente, Sam vivait pour les deux mois d’été. Lorsque la pension de ses parents était complète et dansait au rythme du piano, que les orages menaçaient, et que la famille Rivera posait enfin ses valises.
12 ans après, tout a changé. Quand ses pas la conduisent à nouveau aux Portes du soleil, les étincelles dans ses yeux se sont déjà éteintes. Rien n’a la même saveur. Ni la maison de son enfance, ni ses amis et surtout pas son amour de jeunesse.
Elle ne veut pas oublier. Elle refuse de se souvenir.
Samia s’accroche aux filaments de ce qui était et cherche la jeune fille qu’elle a abandonnée derrière le portail rouge pour suivre son rêve.
Lorsque le présent est figé dans le passé, comment croire aux promesses de futur ?

Sortez les mouchoirs car ce second et dernier tome est un sacré moment de lecture où les larmes jaillissent sans vous prévenir. Enfin, ça, c’est pour moi. Je crois n’avoir jamais autant pleuré au cours d’une lecture.
12 longues années se sont écoulées. 12 longues années passées sur les routes à la recherche du bonheur. 12 longues années à tenter d’oublier ses paroles. 12 longues années à fuir cet amour fusionnel. 12 longues années qui la portent devant Les Portes du Soleil. Paradis sur terre, gardien de ses souvenirs, de ses espoirs, de ses doutes, de ses larmes. Mais les souvenirs n’ont plus le même goût. Marcher sur les graviers n’a plus le même bruit. Se baigner n’a plus la même saveur. Les années se sont écoulées emportant avec elle, les personnes qu’elle aime.

 

Mélancolie, peine, tristesse se mêlent pour une seconde partie déchirante. Pourtant Sam se raccroche à ces vieux moments d’insouciance où tout semblait possible, où tout était merveilleux. Et dans chacun, elle va y puiser de la force pour dompter ses peurs et sa solitude de maintenant.

 

Avec véhémence et bonté, Jacinthe Canet parle de deuil, d’amitié et d’amour. Avec toujours ce petit grain de folie qui lui est propre, Jacinthe Canet nous fait vivre un moment de lecture d’une intensité incroyable. Déstabilisantes, tristes, charmantes, les scènes se suivent et ne se ressemblent pas. Les Portes du Soleil deviennent le théâtre de rires, de pleurs et de retrouvailles. Une histoire d’une intensité émotionnelle à vous couper le souffle et les jambes. Une histoire que l’on vit pleinement. Une histoire qui nous fait  vibrer d’une manière inconditionnelle. Tout est fait pour vous chambouler. J’en ai encore le cœur qui bat la chamade !

 

Une magnifique histoire à découvrir absolument !!
 
Une chronique de #Esméralda

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LE MESSAGER IMPÉRIAL de Léa Northmann.


Au cœur de la Cité Impériale, un enfant court, pourchassé par des gardes armés.
Venez découvrir comment un jeune orphelin devient le plus grand Messager de l’Empire du Dragon d’Or.
Des forêts primaires du Pays de Saâba aux quatre grands duchés du Royaume d’Argalh, le Messager Impérial vous entraine dans des voyages remplis d’aventures et de combats.
L’amitié et l’amour seront-ils assez forts pour l’aider à traverser les épreuves qui l’attendent…

 
Préquel aux aventures d’Elea, ce dernier est un pur ravissement. On replonge avec délice dans cet univers de mille et une couleurs où l’aventure est au cœur de cette histoire sensationnelle.
Le jeune Githil est orphelin. Il a grandi au cœur des couloirs du château impérial de l’île de l’Empire du Dragon d’Or. Fin observateur, petit génie, il apprend vite et dans le secret. Être le fils de la dame de compagnie de la regrettée épouse de l’empereur n’ouvre pas du tout les portes à l’éducation. Pourtant il se fait repérer pour sa vivacité et son intelligence.Les années passent et son esprit s’en trouve davantage aiguisé. Les missions qu’on lui confie sont plus ardues et surtout ont une très grande importance. Et la dernière doit assurer la paix au Royaume d’Argahl.

 

Léa Northmann nous plonge, une dernière fois, avec délice dans son monde où courage, honneur et bravoure sont au cœur d’une aventure pittoresque. Un parcours du combattant jalonné de nombreuses épreuves toutes aussi périlleuses des unes des autres. Le jeune homme s’en trouvera métamorphosé. Outre le fait de découvrir des nouveaux peuples, de nouvelles coutumes et de nouveaux paysages, Githil va également se découvrir. Découvrir l’amour, découvrir de nouvelles manières de communiquer, découvrir la guerre, découvrir la médecine et des trésors inestimables.

 

Léa Northmann m’a fait vivre une histoire tumultueuse. Une plume vive et entraînante. Un univers fantasy totalement maîtrisé et des personnages aux profils attachants. Je me suis posée la question de savoir si ce préquel est à lire avant la trilogie Elea. En toute honnêteté je dirais qu’il est bien plus intéressant de le découvrir après la trilogie. Le lire en premier,il m’aurait certainement manqué ce quelque chose d’important : la mise en contexte. Cette lecture ravive rapidement les souvenirs de la lecture d’Elea et c’est en cela qu’il est d’autant plus appréciable. Je ne peux que vous inviter à découvrir les romans de Léa Northmann. Un univers riche, de l’érotisme, du dépaysement, des chevaux et de très nombreux rebondissements. Et surtout de l’intensité à gogo !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… Mes avis sur les trois tomes (clique sur les photos pour les lire)

MON ÉTOILE DANS LA NUIT de Agneta G.


« Avait-il essayé de me dire quelque chose, ou bien était-ce juste une phrase parmi d’autres ?
Je m’étais fait une raison, nous ne serions jamais rien l’un pour l’autre, simplement car il ne le voulait pas, et j’avais accepté cet état de fait. Du moins je le croyais. Mais le fait d’apprendre qu’il quittait le lycée me plongeait dans un profond désarroi. Trop de questions se bousculaient dans ma tête. Il me fallait des réponses.
Je ne pouvais pas le laisser partir sans lui dire au moins au revoir. L’angoisse était maintenant là, pesante, impérieuse, me poussant à marcher de plus en plus vite, puis à bifurquer et enfin à courir vers la maison d’Ethan. Je ne pouvais pas m’en empêcher. Je savais que c’était sans doute trop tard, qu’il était sûrement parti, mais je ne me contrôlais plus. L’urgence, voilà ce que je ressentais sans avoir su la nommer quelques instants plus tôt. L’urgence de le voir une dernière fois, l’urgence de savoir, de comprendre peut-être. L’urgence de lui dire ce que je ressentais pour lui. Il m’avait plusieurs fois montré qu’il tenait à moi, mais j’avais fait semblant de ne rien comprendre. »

Annabelle est une jeune fille qui a déjà connu le pire dans sa vie, perdre sa maman à cause de la maladie. De longues années ont été nécessaires afin de surmonter ce deuil et encore aujourd’hui cela est souvent difficile de vivre avec.
Habituée à la vie fabuleuse qu’offre San Francisco, Annabelle est fort démunie face à Fairbanks. Ce déménagement fait suite à la mutation de son père, mais si elle aurait pu choisir, elle ne serait pas ici. Cette ville lui semble morose, son quartier et triste voire sinistre. Elle ne se sent pas à sa place. Annabelle est timide et souvent angoissée. Cette nouvelle rentrée lui apparaît comme un moment délicat. Il y a très peu de jeunes de son âge et surtout qui lui semblent accessible. Ils sont tous grandis ensemble et être la petite nouvelle n’est vraiment pas l’idéal. Son seul contact, ce garçon muet qui l’a aidée à porter ses cartons de déménagement.

 

Ne se laissant pas abattre et prête à tenter le tout pour le tout, Annabelle s’arme de tout son courage pour ce premier jour de rentrée. Elle sympathise rapidement avec deux filles qui vont lui faire découvrir les coulisses du lycée. Les jours passent mais rapidement elle est prise à parti par une autre fille de sa classe. Le harcèlement prend forme et s’envenime. En parallèle Annabelle rencontre Ethan, le fameux qui l’a aidée pour ses cartons. Peu bavard, il se confie rarement. La seule chose qui lui répète est de ne pas s’attacher à lui. Mais Annabelle se sent attirer par lui pour des raisons encore inconnues. Alors quand elle sait qu’il ne reviendra plus au lycée, elle court le rejoindre. Acceptera-t-elle d’entendre la cruelle vérité.

 

Agneta G met au cœur de son roman le harcèlement scolaire, l’amitié, la maladie et les prémices de l’amour. Pas tout à fait adulte et plus tout à fait adolescent, cette période charnière est celle où les questions fleurissent au grès des événements du quotidien. L’auteure les met en évidence avec subtilité et fait vivre à ses personnages de plein fouet ce chemin chaotique. Un condensé d’émotions. Je ne suis pas totalement convaincue par cette histoire tout simplement car je pense que l’auteure a le potentiel d’offrir à ses lecteurs quelque chose de meilleur. Certains passages sont redondants comme les états d’âmes des personnages alors que d’autres méritent davantage de développement. C’est une histoire qui a beaucoup de potentiel et où j’ai pris plaisir à la découvrir. Il y ce quelque chose de fort et de percutant voire même de douloureux à suivre cette aventure. Mais il y a aussi ce quelque chose de tendre qui demande à s’épanouir.

 

Un roman young adult qui pourra vous charmer. Pour ma part il m’a manqué ce plus.

 

Une chronique de #Esméralda

SEASON SONG, tome 1 : Summertime de Fleur Hana et de Jacinthe Canet.


Un road-trip dans la lignée de Thelma et Louise…« On est libres. Il n’y a plus rien qui nous retient. »
Lou-Ann…
Elle n’a jamais quitté son quartier de Perpignan, travaille depuis toujours dans le même bar et retourne chaque soir auprès de sa mère alcoolique.
Son rêve ? Aller à Paris.
Sixtine…Elle a abandonné des études prestigieuses, n’a aucune perspective d’avenir et fuit l’univers doré de ses parents.
Son rêve ? Quitter Paris.
Elles n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant, elles vont faire route ensemble, affronter leurs peurs côte à côte et se lancer le défi de vivre.
Cap ou pas cap d’embarquer dans Summertime, un road trip estival autant qu’une ode à la vie ?

 
Il est impossible de résister à cette histoire de toute beauté. Un quatre mains grandiose qui va vous porter au cœur d’un road trip qui va révéler les deux héroïnes.
Lou-Ann a toujours vécu dans le quartier le plus pauvre de Perpignan, le quartier St-Jacques. Elle a grandi dans ses ruelles rythmées par les différentes communautés installées. Livrée à elle même avec son grand frère, elle survie aux côtés d’une mère alcoolique qui ne lui a jamais accordée un soupçon de tendresse et de bienveillance. Lou-Ann est une jeune femme volontaire, un peu casse-cou, débrouillarde et généreuse qui ne souhaite qu’une seule chose, quitter son quartier pour vivre à la capitale. Elle n’a jamais osé franchir ce cap et pas. Son grand frère a toujours veillé sur elle malgré la situation déplorable dans laquelle elle se trouve. Une ancre essentielle.

 

Sixtine avait une vie toute tracée où dorure et paraître en étaient les maîtres mots. La richesse ne fait parfois pas tout, et Sixtine étouffait derrière toutes ces exigences d’un monde qui n’est pas à son image. Sixtine a plié bagage et au bout de quelques semaines, s’est retrouvée dans ce squat. Devenue le petite amie d’un dealer charismatique, elle vaque à ses occupations entre le squat et son nouveau boulot de serveuse. Rêveuse, idéaliste, la tête dans les étoiles, elle croque cette liberté avec envie. Elle pensait se sortir de ce bouge et reprendre la route pour réaliser son rêve quand la vie a décidé de lui jouer un sacré vilain tour.

 

Une blonde, une brune, deux mondes opposés réunis dans une vieille totote où les doutes, les questions, la crainte et la peur de l’avenir empreignent l’atmosphère. Prémices à la découverte d’une grande amitié, la route va les révéler au grès de leurs arrêts, de leurs découvertes et de leur jeu favori Cap ou pas cap, déliant, au fur et à mesure de leur road trip déjanté, leurs chaînes. L’amour va s’y inviter d’une manière assez incongrue.

 

Fleur Hana et Jacinthe Canet signent une magnifique et merveilleuse aventure placée sous les signes de la découverte, de l’amitié et des révélations. Hilarante, touchante, sensible, cette histoire est un sacré bijou addictif. Un road trip émotionnellement intense, autant pour nous les lectrices et les héroïnes. L’alchimie qui se dégage des deux héroïnes est captivante et saisissante. Une histoire bouleversante, parfois déchirante, parfois lumineuse. Une histoire tout simplement prenante ! Impossible de la lâcher. Arriver au point final devenait une évidence cruciale et salvatrice. J’ai pu tout au long des chapitres imaginer toutes sortes de conclusions. Un final qui se termine d’une manière surprenante et osée. Tout comme bon road trip qu’il se doit, ce dernier permet aux héroïnes de se révéler. Les autrices ont choisi de l’exprimer au travers de ce jeu puéril et fantasque. Mais cela marche tellement bien qu’on s’y laisse vite prendre.

 

Une histoire exquise que j’ai croquée avec envie et délicatesse ! Vivement la suite j’en redemande !

 

Une chronique de #Esméralda