Les Amazones de Jim Fergus

Littérature Nord-Américaine – Livre sorti le 19 septembre 2019

Editions du Cherche-Midi

Service Presse

Ma note : 4,5/5

 

Je remercie les éditions du Cherche-Midi ainsi que le Picabo River Book Club qui m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

 

Résumé : Mille femmes blanches : L’héritage

1875 : Un chef cheyenne propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens, au moment où commencent les grands massacres des tribus.

1876 : Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue « civilisation » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.

Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus mêle avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l’oppression, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l’épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu’inoubliables.

 

Mon avis : Les deux premiers volets de cette trilogie avaient été éprouvants émotionnellement. Je me demandais si ce dernier roman allait, lui aussi, me transporter au côté des Amérindiens et me faire revivre des émotions fortes… Autant le dire tout de suite, Jim Fergus a réussi son pari et même s’il est un peu différent des précédents, ce dernier tome conclut parfaitement cette saga.

Nous retrouvons ici Molly Mc Gill, que nous avions découvert dans « La vengeance des mères », May Dodd, découverte dans « Mille femmes blanches » et Molly Standing Bear, une indienne vivant à notre époque, découverte également dans « La vengeance des mères ». Au fil des chapitres, les trois narratrices se succèdent, les deux premières pour continuer de nous décrire leurs quotidiens, la troisième pour nous éclairer sur certains points ou nous expliquer comment ces cahiers sont arrivés jusqu’à nous. Ce troisième volet ne peut pas se lire, ni même être pleinement apprécié, si on n’a pas lu les deux premiers volets. En effet, il répond à des questions laissées en suspens et l’immersion au sein de la tribu est beaucoup plus rapide que dans les romans précédents. En plus, cette histoire est d’avantage orientée vers les croyances indiennes et certains phénomènes paranormaux et termine de nous immerger dans cette culture si différente de la nôtre. Pour ma part, j’ai beaucoup appris lors de ces lectures et j’ai un regard nouveau sur les Indiens d’Amérique.

Au niveau de la construction, on est toujours sur la même structure que dans le deuxième ; en effet, on alterne entre les journaux de May et ceux de Molly Mc Gill. La seule différence réside dans l’intervention de Molly Standing Bear qui vient donner des éclaircissements sur les conditions de vie des Amérindiens de nos jours et la difficulté de leur vie aux Etats-Unis, de nos jours. La plume de l’auteur est toujours aussi visuelle, efficace et j’ai de nouveau ressenti de nombreuses émotions lors de cette lecture. J’ai repoussé le moment où j’allais terminer cette trilogie car j’ai ressenti un vrai pincement au cœur à l’idée de laisser ces protagonistes.

Pour conclure, si vous êtes intéressés par la culture amérindienne, n’hésitez pas à vous plonger dans la saga des « Mille femmes blanches ». Cette histoire incroyable est certes une pure fiction mais elle apporte un nouvel éclairage sur la relation Américains/Indiens et elle permet de faire connaitre les difficultés auxquelles les autochtones sont toujours confrontés.

 

Retrouvez ici mon avis sur « Mille femmes blanches »
Retrouvez ici mon avis sur « La vengeance des mères »
Retrouvez ce roman sur le site des édition du Cherche-Midi

 

La vengeance des mères de Jim Fergus

Littérature Nord-Américaine – livre sorti en poche le 21 septembre 2017

Editions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4/5

 

Résumé : 1875. Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.

Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

 

L’avis de #Lilie : Captivée par « Mille femmes blanches », j’étais ravie d’apprendre qu’il existait une suite à ce merveilleux roman. Nous suivons ici les sœurs Kelly, dont nous avons fait connaissance dans la précédente histoire, qui ont soif de vengeance. En parallèle, nous rencontrons de nouvelles blanches, qui ont rejoint le programme FBI juste avant qu’il soit stoppé. Capturées par les Lakotas, ces femmes vont, elles aussi, faire la découverte du monde des Indiens et de leur civilisation.

Margaret Kelly écrit dans des registres afin de garder une trace de ce qui leur arrive, suivant le modèle de May Dodd dans « Mille femmes blanches ». Après avoir tout perdu, elle décide, avec sa sœur, de rester parmi les Indiens afin de venger la mort de leurs maris et de leurs enfants. Toujours aussi pestes, elles deviennent néanmoins un guide pour les nouvelles « recrues ». Parmi elles, on en sait plus sur Molly Mc Gill qui a un profil assez similaire à celui de May. Ayant tout perdu, elle s’est portée volontaire pour le programme FBI afin de prendre un nouveau départ. Caractérielle, fière, forte, Molly n’a pas l’habitude qu’on lui dise ce qu’elle a à faire.  

Encore une fois, Jim Fergus a fait mouche avec son roman. Cette histoire, tout droit sortie de son imagination, est aussi percutante que la précédente. Encore une fois, on est en totale immersion au sein de tribus indiennes, découvrant leurs us et coutumes et les voyants vivre au jour le jour. On a souvent été bercés par le mythe du gentil cow-boy et de l’indien sanguinaire. En lisant ces histoires, on se rend compte qu’encore une fois, la réalité est déformée par le prisme de celui qui la raconte et on découvre des Indiens pris au dépourvu, voulant se défendre et demandant juste à continuer à vivre dans des conditions décentes, sur les terres de leurs ancêtres. Attention, je ne dis pas que les Indiens étaient des enfants de cœur mais il est établi qu’ils ont été chassés sans ménagement de leurs terres par les « hommes blancs » et ces romans sont l’occasion de mettre en lumière cet état de fait. La plume de l’auteur est toujours aussi efficace même si le style d’écriture des journaux de Margaret m’a un peu dérangée. Ce dernier est raccord avec la personnalité de la narratrice mais il était, parfois, un peu difficile à suivre. Néanmoins, l’écriture de l’auteur est toujours aussi visuelle et j’étais plongée au cœur des plaines américaines, au côté de ces valeureuses tribus qui défendaient leur honneur. J’ai frissonné lors des assauts, parfois fermé les yeux lors des batailles mais j’ai surtout beaucoup appris sur les Indiens et leur quotidien.

Pour conclure, même s’il a attendu longtemps pour l’écrire, Jim Fergus a bien fait de nous donner des nouvelles des sœurs Kelly et de Little Wolf. J’ai été une nouvelle fois totalement happée par cette histoire qui ne peut laisser personne indifférent tant les scènes décrites sont réalistes et tant la cause défendue est noble. Il me reste maintenant à me tourner vers « les Amazones », point final de cette trilogie, afin de connaitre le dénouement de cette fresque historique. Néanmoins, ces romans sont l’occasion de mettre en lumière les Indiens d’Amérique et d’attirer notre attention sur le sort qui leur est réservé, même encore de nos jours.

 

Retrouvez ici mon avis sur « Mille femmes blanches » de Jim Fergus
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket

UN MARIAGE AMÉRICAIN de Tayari Jones.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE – Nouveauté 2019]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère
Éditions PLON – Collection Feux Croisés
432 pages
Ma note : 18/20
Lien Kindle
 
Le résumé :
Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s’apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain… à ceci près qu’ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu’il est innocent, mais la justice s’empresse de le condamner.
Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d’épouse modèle jusqu’au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d’Andre, son ami d’enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée…
Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d’amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s’attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d’un grand roman.
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Être noir dans un pays de blanc, c’est tout un challenge. A l’heure où les champs de coton ne sont plus d’actualité et ou l’émancipation de la communauté noire reste un enjeu crucial, Celestial et Roy ont grandi avec un certain héritage.

 

Celestial a vu le jour dans une famille aisée. Fille unique et enfant chérie, elle devient une jeune femme déterminée, farouche et surtout elle respire la liberté. Une liberté animée par la créativité. Une liberté qu’elle retrouve dans la simplicité du quotidien. Une liberté qu’elle cultive et surtout aime. Celestial n’a rien d’une bourgeoise endimanchée. Elle est elle même juge de ce qui est bénéfique ou non pour sa propre vie.

 

Celestial et Roy, c’est l’improbable. C’est un conte, un rêve de gosse à l’image de La Princesse et la grenouille.

 

Roy a grandit dans une famille qui s’est battu pour lui offrir un avenir meilleur. Chaque centime était économisé.Chaque sacrifice était sacralisé. Roy est devenu un de ces play boy qui se la racontent. Séducteur mais avec des principes, il devient un homme éperdument amoureux lorsqu’il croise Celestial. Un coup de foudre (pas sur Nothing Hill), mais une rencontre fracassante une de celle qui reste gravée à tout jamais dans chaque cellule.

 

Celestial et Roy ont tout pour s’aimer : de l’ambition, des projets, de l’argent, du soutien et de l’inventivité. Seule ombre au tableau parfait : ils sont noirs et Dieu seul sait qu’en une seconde leur vie peut basculer en enfer. Roy victime de l’injustice et du temps, voit sa vie partir en lambeaux auxquels il se raccroche désespérément. Des années défilent et l’espoir perdure comme une étoile scintillant au dessus de cette cellule grivoise, témoin d’une longue et douloureuse agonie.

 

Portrait intimiste d’un couple bravant d’éprouvants aléas, UN MARIAGE AMÉRICAIN m’a séduite. Entre passé, présent et futur, Tayari Jones met sa plume au service d’une cause judicieuse et nécessaire. Racisme et injustice se confrontent à l’amour, la passion et au temps. Ce temps qui s’effiloche emportant ces graines semées le jour de la cérémonie de mariage. Ce temps qui s’inscrit dans chaque ride, témoin de cette décrépitude. Le respect et la famille sont au cœur d’un déchirement profond.

 

Pamphlet d’une histoire mélodramatique ravageant les liens puissants d’une famille, d’amis et d’une femme. Ce sentiment d’impuissance et d’inutilité face aux mépris, à l’abandon et la à résignation. Ce sentiment éprouvant que les mots frappent, endurent, crient toute la rage, le désespoir et l’espoir dans un souffle brûlant. 

 

Si les branches de cet arbre (sur la couverture) représentent une multitude d’avenir, le tronc, lui, le mariage, les racines, eux, le passé et la coupure le présent. (Comment résister à cette symbolique ?).

 

J’ai succombé à la plume de Tayari Jones. Toute à la fois délicate et éprouvante, elle m’a touchée en plein cœur. J’ai dévoré chaque mot, chaque ligne, chaque paragraphe, chaque chapitre. Un livre où il est difficile d’être insensible. Un thème puissant porté par cette volonté de magnifier le bouleversant en lumineux.

 

Il y a trop de mystères qui nécessitent des explications. c’est en substance ce qui me dit Big Roy en me coupant les cheveux, ce lundi après-midi. N’ayant pas de tondeuse, il employait la méthode traditionnelle : peigne et ciseaux. Le claquement des lames résonnait dans mes oreilles, me rappelait le temps où j’ignorais qu’un garçon pouvait avoir plus d’un père. Un temps où les noms sur la page de garde de notre bible racontaient toute l’histoire, un temps où  nous formions une famille de trois personnes
Roy (page 254)

 

 

J’avais trouvé un moyen pour ne pas sentir la douleur : je pensais à Celestial et moi. Nous nous étions crus capables de surmonter cette calamité. Nous avions cru pouvoir nous en sortir par la discussion, par le raisonnement. Mais, de même que Roy avait payé pour ce qui était arrivé à cette femme, quelqu’un allait devoir payer pour ce qui était arrivé à Roy. Il y a toujours quelqu’un qui passe à la caisse. On dit qu’une balle ne porte pas de nom de sa victime. Eh bien, je pense qu’on peut en dire autant de la vengeance. Et peut-être de l’amour. C’est une tornade mortelle qui frappe au hasard.
Andre (page 377).
 
Une chronique de #Esméralda
 

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… sur le site Lisez.com.

ICI N’EST PLUS ICI de Tommy Orange.

[ LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2019 ]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Stéphane Roques
Éditions ALBIN MICHEL – Collection Terres d’Amérique
352 pages
Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2019 »
Lien Kindle
 
Le résumé :
À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux.
Débordant de rage et de poésie, ce premier roman, en cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, impose une nouvelle voix saisissante, véritable révélation littéraire aux États-Unis. Ici n’est plus a été consacré « Meilleur roman de l’année » par l’ensemble de la presse américaine. Finaliste du prix Pulitzer et du National Book Award, il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses dont le PEN/Hemingway Award.

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Cela fait depuis quelques temps que je pense à me lancer dans les chroniques vidéos. Et aujourd’hui je saute dans le vide. Je ne le ferrais pas tous les jours, mais je me donne comme objectif une fois par mois (je vais rester raisonnable). Je tenais toutefois à laisser mes doigts courir le clavier et en quelques lignes décrire mon ressenti. Vous pouvez néanmoins regarder la vidéo (support IGTV) à vos risques et périls, je ne suis pas certaine d’être compréhensible et je vous l’accorde je suis loin d’être à l’aise.

 

ICI N’EST PLUS ICI laisse pantois. Difficile de mettre les mots adéquats sur ce roman choral, le premier de Tommy Orange. Un roman choral particulièrement prenant où les mots fusent telles des balles accaparant le lecteur dans une tornade infernale. ICI N’EST PLUS ICI n’a rien de merveilleux. Portrait d’une communauté désenchantée, engloutie par l’égoïsme et l’arrogance de l’homme blanc. Les désillusions ont pris possession de ces femmes et de ces hommes arrachés à leur croyance, à leur vies et à leurs espérances depuis des décennies. Massacre consensuel et voulu, tout en silence, d’un art de vivre en adéquation avec la nature et les esprits.

 

12 personnages, 12 vies intrinsèques qui portent aux nues le désarroi incommensurable de tout un peuple. Alcool, violence, abandon, dépression, tout autant de maux qui trouvent leurs sources dans cet héritage arraché. Pourtant l’espoir perce dans ces petits trucs de rien du tout : un enfant qui enfile un costume et qui ne cesse de danser, un tambour qui résonne, des chants, un homme et sa caméra qui capturent ses instants dérisoires et le grand pow-wow, rassemblement de souvenirs. Un héritage qui persiste et dure, un héritage nécessaire quand les mots disparaissent d’une génération à l’autre ou quand cet héritage est bien trop lourd à porter.

 

Un roman puissant porter par les mots poétiques et judicieux d’un auteur hors norme.

 

Nous sommes l’ensemble des souvenirs que nous avons oubliés, qui vivent en nous, que nous sentons, qui nous font chanter et danser et prier comme nous le faisons, des sentiments tirés de souvenirs qui se réveillent ou éclosent sans crier gare dans nos vies, comme une tache de sang imbibe la couverture à cause d’une blessure faite par une balle qu’un homme nous tire dans le dos pour récupérer nos cheveux, notre tête, une prime ou simplement pour se débarrasser de nous. […]
Être indien en Amérique n’a jamais consisté à retrouver notre terre. Notre terre est partout ou nulle part. […]
Mais pour les Autochtones de ce pays, partout aux Amériques, se sont développés sur une terre ancestrale enfouie le verre, le béton, le fer et l’acier, une mémoire ensevelie et irrécupérable. Il n’y a pas de là, là : ici n’est plus ici.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Albin Michel (vidéo et extraits).

… le Picabo River Book Club.

 

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Un grand merci à Léa et au Picabo River Book Club.

Mon désir le plus ardent de Pete Fromm

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Littérature Nord-Américaine – Sortie format Totem le 2 mai 2019

Editions Gallmeister

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2019 »

 

Résumé : Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Et puis elle rencontre Dalt, et plus rien ne compte. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour absolue et explosive. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, ils vivent leur passion à cent à l’heure et partent créer leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Très vite, ils décident de fonder une famille. Mais l’enfant qu’ils désirent de tout leur cœur tarde à venir. Un jour, alors que Dalt est en expédition en Mongolie, Maddy apprend une nouvelle qui bouleverse son existence.

 

L’avis de #Lilie : Je remercie Léa du Picabo River Book Club pour avoir proposé ce livre en « poche du mois » car elle m’a, une nouvelle fois, permis d’explorer un nouvel univers littéraire et de découvrir un roman rempli d’amour et d’émotions.

Nous faisons ici connaissance avec Maddy. Passionnée de nature, elle ne s’intéresse pas aux garçons de son âge, jusqu’à sa rencontre avec Dalton. A partir de là, leurs vies vont être bouleversées et ils vont tout faire à deux. Pourtant, l’enfant désiré tarde à venir et Maddy se sent, au fil des jours, de plus en plus diminuée. Que va-t-il lui arriver ? Leur vie de couple surmontera-t-elle les épreuves que la vie va leur imposer ?

Le personnage de Maddy est un peu atypique. Ce n’est pas une héroïne « classique » dans la mesure où sa passion, c’est la nature. Son amour pour Dalton va la transformer mais elle ne perdra jamais ni son franc-parler ni sa fierté. J’ai trouvé qu’elle était très attachante malgré une apparence un peu rude car c’est une femme qui veut s’assumer et qui a du mal à admettre quand ça ne va pas. Forte tête, elle peut paraître excessive mais personnellement, j’étais assez admirative de sa force de caractère. Quand à Dalton, on le découvre au fil des pages. Lui aussi passionné de nature, il ferait tout pour sa famille. Éperdument amoureux, il a parfois du mal à communiquer avec son épouse. Pourtant, on le sent entier, intègre, travailleur et cherchant toujours à faire au mieux pour ses proches. J’ai été touchée par ce personnage et par ce couple, dont l’amour transparait au fil des pages.

Avec ce roman, je suis passée à deux doigts du coup de cœur à cause de la narration, un peu particulière. En effet, c’est une narration qui part souvent dans des digressions, ou dans des phrases très longues, et qui, parfois, fait perdre le fil de l’histoire. Après un petit temps d’adaptation, je me suis néanmoins régalée et j’ai eu beaucoup de mal à poser le livre. Les personnages sont touchants et l’émotion transparaît entre les lignes. Leur parler vrai est également un point fort, qui peut être dérangeant pour certains, mais pour ma part, cela donnait une dose de sincérité supplémentaire à l’histoire. J’ai également trouvé l’écriture très visuelle car je me suis retrouvée en plein cœur des États-Unis, le long des rivières. Enfin, je dois dire que ce roman est une belle histoire d’amour, loin des clichés, juste un bel amour, vrai, entre deux personnes avec un tempérament de feu.

Pour conclure, « Mon désir le plus ardent » est un roman nord-américain que je recommande à tous les amateurs de romans d’amour et d’histoires bouleversantes. Ici, vous serez propulsés en plein cœur du Wyoming avec deux protagonistes sincères, touchants et haut en couleur. De mon côté, j’ajoute Pete Fromm à la liste des auteurs à suivre car cette première lecture m’a largement convaincue !

 

liens utiles

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Gallmeister
Retrouvez-le également sur Amazon

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La PAL « vacances en Croatie » de #Lilie

20190717_094801Contrairement à #Esméralda, je ne vous présenterai pas ma PAL de l’été en vidéo. Comme je me sens plus à l’aise derrière mon clavier, je viens donc vous présenter, dans cet article, ma sélection de livres pour mes 11 jours de séjour en Croatie. Certains penseront que je suis optimiste de prendre tout ça…. J’ai envie de vous dire, quand je pars en vacances, j’aime avoir le choix dans mes lectures et en plus, j’ai tendance à avaler les livres, que ce soit sur la plage ou sur un transat après une journée de visite ! De plus, je n’aime pas prendre ma liseuse car j’ai toujours peur de l’abimer ou de l’oublier quelques part…. donc je remplis mon sac à dos de livres de poche qui m’ont fait de l’œil pendant toute l’année 🙂

 

Voici donc ma sélection :

Les romances :

après toi« Après toi » de Jojo Moyes, éditions Milady. Pendant longtemps, j’ai refusé de lire ce roman car « Avant toi » m’avait tellement bouleversé que je ne voulais pas connaître l’après. Finalement, ma curiosité a fini par reprendre le dessus lors d’un revisionnage du film, il y a quelques semaines. Voici le résumé : Un an et demi après avoir exaucé le vœu de Will, qui souhaitait bénéficier du suicide assisté, Lou quitte sa ville natale où elle est la cible de critiques. Elle commence une nouvelle vie à Londres, mais elle a du mal à se conformer aux dernières volontés de Will qui lui recommandait de profiter de la vie.

 

l'honneur de Preston« L’honneur de Preston » de Mia Sheridan, éditions Hugo Poche. Mia fait partie des autrices que j’aime lire l’été. Ses romances sont souvent magnifiques, bouleversantes et assez addictives. Je continue donc ma découverte de son univers avec celui-ci, qui s’annonce très prenant ! Résumé : Peut-on jamais guérir des blessures du passé ?

Annalia Del Valle rentre chez elle, elle semble torturée sans qu’on en connaisse encore la raison. Elle arrive en ville remplie d’appréhension et se retrouve en face de Preston Sawyer, un des deux jumeaux qu’elle a aimé pendant son adolescence.
Preston est le frère responsable qui se fait un point d’honneur de respecter la promesse qu’il a faite à son frère jumeau : celle d’oublier le profond amour qu’il ressent pour Annalia. Mais une nuit, le cours de leur vie est bouleversé.Leur sera-t-il possible de revenir en arrière ?
 » Ils étaient deux frères – jumeaux – je les aimais tous les deux, mais mon âme n’appartenait qu’à l’un d’entre eux. « 

 

7 bonnes raisons de rester célib« 7 bonnes raisons de rester célibataire (ou pas) » de Cécile Chomin, éditions J’ai lu, collection « j’ai lu pour elle ». La nouvelle comédie romantique de cette autrice est parfaite comme lecture d’été car je suis quasi-sûre de passer, une nouvelle fois, un moment rafraichissant avec ce livre. J’ai eu l’occasion de lui acheter lors du salon du livre de Limoges, il me tarde de pouvoir enfin lui donner mon avis !! Résumé : Elles sont sept, sept filles qui se connaissent depuis la fac et qui partent en Italie pour enterrer la vie de jeune fille de l’une d entre elles, Juliette. Après quelques couacs dans l’organisation du voyage, elles posent enfin leurs valises dans un hôtel au bord du lac de Côme. Alors que le séjour débute sous les meilleurs auspices, Juliette disparaît. Coup de tête, coup de foudre ? Elles ne seront pas trop de six pour élucider le mystère ! Entre road movie déjanté et roman initiatique, Cécile Chomin nous offre une comédie jubilatoire, un hymne à l’amitié plein de finesse et de bienveillance.

 

rencontre ds l'upper east side« Rencontre dans l’Upper East-Side » de Sarah Morgan, éditions Harlequin, collection &H. Sarah Morgan fait partie également de ces autrices avec qui on sait qu’on va passer un bon moment ! Ce tome 1 de la saga « From New-York with love » s’annonce savoureux ! Résumé : Voici Molly. Rédactrice au courrier du cœur à New York, elle se considère comme une experte en relations amoureuses. Enfin, seulement celles des autres. Car pour elle, le grand amour de sa vie, c’est son dalmatien.
Et voici Daniel. Avocat spécialiste des divorces, il est bien placé pour savoir que les relations amoureuses sont à éviter à tout prix. Pourtant, un beau matin, il se retrouve à faire des pieds et des mains pour emprunter un chien… tout ça dans le but de provoquer une rencontre avec la mystérieuse joggeuse qu’il croise quotidiennement à Central Park avec son dalmatien…
Molly et Daniel ont un avis bien arrêté sur les relations amoureuses. Leur rencontre risque de tout bouleverser…

 

 La sélection « Nord-Américaine » grâce au Picabo River Book Club :

mon désir le plus ardent« Mon désir le plus ardent » de Pete Fromm, traduit par Juliane Nivelt. Le Picabo River Book Club est un groupe sur Facebook d’amoureux de la littérature nord américaine et tous les mois, Léa nous propose des livres du mois en partenariat avec des éditeurs. Comme je suis dépassée par toutes mes lectures, je lis donc maintenant un des romans proposés pour les poches du mois de mai. Résumé : Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Et puis elle rencontre Dalt, et plus rien ne compte. A vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour absolue et explosive. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, ils vivent leur passion à cent à l’heure et partent créer leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Très vite, ils décident de fonder une famille. Mais l’enfant qu’ils désirent de tout leur coeur tarde à venir. Un jour, alors que Dalt est en expédition en Mongolie, Maddy apprend une nouvelle qui bouleverse son existence.

 

nous irons tous au paradis« Nous irons tous au paradis » de Fannie Flagg, traduit par Jean-Luc Piningre, éditions Pocket. J’ai enfin pu découvrir cette autrice grâce à un partenariat organisé par le Picabo River Book Club. Je poursuis donc ma découverte avec ce roman qui s’annonce très sympa. Résumé : Elmwood Springs, Missouri. Elner Shimfissle, pétillante octogénaire, dérange un essaim de guêpes en cueillant des figues dans son arbre, se fait piquer et tombe de l’échelle. À l’hôpital, elle est déclarée morte. La nouvelle se propage vite dans la communauté. Tous ou presque évoquent cette femme d’un incroyable optimisme, toujours prête à rendre service. Son décès brutal pousse également ses proches à s’interroger sur le sens de la vie en général, et de la leur en particulier. C’est peut-être Elner elle-même qui, contre toute attente, détient les réponses à leurs questions. Revenue inopinément d’entre les morts, à la grande surprise des médecins et de sa famille, elle rapporte en effet des souvenirs de son bref passage dans l’au-delà. Ceux-ci vont bouleverser l’existence de cette petite ville jusqu’ici bien tranquille.

 

Lectures d’été, qui donnent envie de voyager :

il est grand temps de rallumer les étoiles pox« Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi, éditions le livre de Poche. Virginie Grimaldi est une autrice dont j’ai découvert la plume l’été dernier et depuis, j’ai eu la chance de la rencontrer à deux reprises. Ses romans sont savoureux, positifs, donc parfaits pour m’accompagner dans mon road-trip Croate. Résumé : Anna, trente-sept ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée.
À dix-sept ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Lily, du haut de ses douze ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

 

cartes postales de Grèce« Cartes postales de Grèce » de Victoria Hislop, éditions le livre de Poche. J’ai connu Victoria Hislop il y a quelques années, avec son premier roman « l’île des oubliés« , qui se passait sur l’île de Spinalonga. Ses romans ont toujours à la fois un cadre historique réel et passé et au niveau géographique, un cadre méditerranéen. J’ai beaucoup aimé ses trois premiers romans mais n’ai pas réussi à entrer dans son quatrième… Je retente ma chance avec ce roman se déroulant en Grèce, comme ses premiers, en espérant qu’il m’embarque dans une folle histoire. Résumé : Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d’une simple initiale : A. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l’expéditeur ? Portant l’éclat du ciel grec et l’eau cristalline de la mer, ces cartes sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, les envois cessent cependant. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d’oxygène qui la faisait voyager. Elle prend alors une décision : découvrir la Grèce par elle-même. Le matin de son départ, elle reçoit un carnet par la poste. Le parcours du fameux A. y est raconté. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses anecdotes se dessine le portrait d’un homme blessé.

 

Alors, en avez-vous déjà lu certains d’entre eux ? Comment êtes-vous quand vous partez en vacances ? Plutôt liseuse ou livre papier ? Grosse PAL ou pas le temps de lire pendant vos séjours? Je veux tout savoir et je vous donne rendez-vous à mon retour pour vous rendre compte de mes lectures !

Rencontre avec Jenny Zhang

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Cette année, à Toulouse, ce sont les États-Unis qui sont mis à l’honneur dans le cadre du Marathon des Mots. Mais qu’est-ce que c’est que cet évènement ? Créé en 2005 par Olivier Poivre d’Arvor, le Marathon des Mots met à l’honneur des écrivains et des artistes. Régulièrement salué par les médias pour son foisonnement et son inventivité, le Marathon des mots, programmé et dirigé par Serge Roué et Dalia Hassan, invite des écrivains et des intellectuels du monde entier pour des lectures, des rencontres et des forums où se conjuguent littérature et sciences humaines. L’originalité du Marathon des Mots est qu’il n’est pas centralisé à un endroit en particulier mais sur plusieurs sites dans Toulouse et sa région. Rencontres littéraires, lectures et débats sont au cœur de cet évènement.

La librairie « Au fil des Mots » de Blagnac a eu la chance de recevoir, le jeudi 27 juin 2019, l’autrice Jenny Zhang. Américaine, elle est née en Chine mais a dû la quitter quand elle était enfant pour suivre son père à New-York. Elle a écrit de très belles poésies contemporaines, qui ne sont, pour le moment, pas traduites en français. Son premier roman de fiction est « Âpre cœur », son seul ouvrage traduit en français. Il est sorti en 2017 et c’est un recueil de sept nouvelles qui sont liées entre elles, ce qui une originalité marquante pour ce type d’ouvrage. Elle nous a expliqué qu’elle avait commencé à écrire ce roman quand elle avait 19 ans et c’est seulement à la fin de l’écriture qu’elle s’est demandé comment les organiser et les lier entre elles pour que cela ait du sens.

Une de ses nouvelles parle de la relation entre un frère et une sœur. C’est la nouvelle préférée de la libraire et la plus personnelle pour Jenny Zhang. Elle nous a avoué que c’était la première qu’elle avait écrit et qu’elle trouvait un écho chez elle étant donné qu’elle a également un petit frère plus jeune.

20190627_183336Elle a ensuite été interrogée sur l’édition de son roman. Elle a ainsi confirmé qu’il n’avait pas été facile de trouver un éditeur qui accepte de l’éditer car son roman parle de la communauté chinoise, de la solidarité qui existe à l’intérieur de celle-ci, mais aussi des difficultés qu’ils rencontrent aux USA. Ce roman n’est d’ailleurs pas traduit en chinois et ne le sera, selon elle, sûrement jamais. Néanmoins, s’il devait l’être, elle est convaincue qu’il serait en partie censuré car il est toujours interdit de parler de la révolution culturelle en Chine.

Jenny Zhang a insisté sur le fait qu’il était difficile d’être une femme, d’autant plus de couleur, de nos jours. Il y a beaucoup d’attentes vis-à-vis des femmes et au final,  on n’est jamais perçue telle que l’on est vraiment.

Elle a ensuite été interrogée  sur le rêve américain et les désillusions qui y sont lié, étant donné qu’elle est considérée comme une des nouvelles voix de la littérature américaine. Elle nous a avoué que finalement, cet « american dream » n’est pas pour tout le monde et que désormais beaucoup de personnes aux États-Unis, les gens ne s’attendent plus à réussir mais à échouer (nombreux sont les américains qui vivent tard chez leurs parents car ils ne s’en sortent pas !)

Enfin, dernière information, une adaptation d’« Âpre cœur » est prévue au cinéma. Jenny Zhang s’est rapprochée d’un réalisateur sino-américain et, pour elle, la difficulté est de mettre des images sur des écrits personnels et réussir à montrer de belles choses à l’écran.

Comme je suis curieuse, je me suis permis de lui poser deux questions (en anglais bien sûr !). Je lui ai tout d’abord demandé si elle avait toujours eu envie d’écrire. Elle m’a alors expliqué que l’écriture avait, très tôt, était un refuge pour elle. En effet, quand elle est arrivée aux États-Unis, elle faisait des fautes à l’oral et parfois, on se moquait d’elle. Elle s’est alors réfugiée dans l’écrit et devenir autrice était une évidence pour elle. C’était un moyen de s’exprimer et se livrer sans aucune barrière.

Je l’ai ensuite interrogée sur son état d’esprit lorsqu’elle avait appris qu’elle serait traduite en français. Très spontanément, elle s’est exclamée « Wahou !! » ! En effet, pour elle, être traduit dans la langue de Molière était très excitant car elle adore la France et elle sait que les lecteurs français sont très exigeants mais aussi de grands lecteurs. L’appréhension n’a pas pris le pas sur son enthousiasme et sur sa joie à l’idée de rencontrer le public français.

J’ai donc pu faire dédicacer son livre qui m’accompagnera sûrement pendant l’été. Je ne manquerai pas de partager mon avis avec vous et ressors ravie de cette rencontre qui met du baume au cœur.

 

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Je vous invite enfin à découvrir l’univers de la librairie « au fil des mots »