FRÈRE D’ÂME de David Diop.

 
[ LITTÉRATURE FRANÇAISE – 2018 ]
Éditions LE SEUIL – Collection Cadre Rouge
PRIX GONCOURT DES LYCÉENS 2018
176 pages
Ma note : 4/5 mention « pépite »
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Le résumé :

Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne.

Né à Paris en 1966, David Diop a grandi au Sénégal. Il est actuellement maître de conférences à l’université de Pau.

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Je suis loin de lire les livres qui ont reçu tel ou tel prix, même si je suis toujours l’actualité littéraire. Donc c’est une grande première et suite aux recommandations de ma bibliothécaire préférée que j’ai ouvert le dernier roman ayant reçu le prix Goncourt des lycéens, 2018.

 

Même si je suis loin d’avoir eu un « coup de cœur », je dois admette que ce roman est une sacrée pépite. Je suis heureuse de m’être laissée embarquer par cette magnifique histoire. C’est un roman court au rythme soutenu par des chapitres courts. La plume de David Diop maîtrise à la perfection son sujet et surtout, elle dégage une certaine nonchalance et légèreté tout en contraste sur un sujet douloureux, difficile et réel.

 

Direction 1ere guerre mondiale, les tranchées, la boue, la peur, la désolation rongée par les rats. Les blessés, les estropiés, les morts s’agglutinent dans le ballet macabre et rythmé par les coups de sifflet, véritable ode à la mort. Le soleil qui fuit, la pluie qui s’infiltre annonciatrice du malheur. Et là, parmi tant d’autres uniformes, il y a Mademba Diop et Alfa Ndiaye, tireurs sénégalais. Débute alors, un voyage magnifique sur ces liens fraternels bien plus puissants que ceux de l’amitié. Commence ainsi la grande Histoire dans la grande Histoire. Celle qui pourtant ne prend que deux lignes dans les manuels scolaires associés à cette première publicité de Banania, qui si je me souviens, avait pour but premier d’habituer la population à la présence d’hommes noirs dans les rangs de l’armée. 

 

C’est donc l’histoire bouleversante d’un homme détruit par la guerre, par la perte, par la folie que nous conte avec éloquence et sincérité David Diop. Une histoire aussi fracassante qu’assourdissante. Une histoire où rien n’est laissé au hasard où le passé resurgit pour contrer la noirceur tel un sauveteur incongru. Où le présent amoindrit l’homme à l’état du néant, se débattant avec son esprit, souillant ses mains, s’emparant les cris des morts aux viscères fumantes, dans le but ultime de survivre et de faire renaitre l’âme de son frère.

 

C’est un roman emprunt de tragédie et de tourment. C’est le roman d’un homme et de tant d’autres. D’un souvenir oublié. C’est aussi magnifique que terrible.

 

 
Alors, par la vérité de Dieu, je ne comprends pas. Non, je ne comprends pas pourquoi j’ai un beau jour insinué à Mademba Diop qu’il n’était pas courageux, que ce n’était pas un guerrier. Penser par soi-même ne veut pas dire forcément tout comprendre. par la vérité de Dieu, je ne comprends pas pourquoi un beau jour de bataille sanglante, sans rime ni raison, alors que je ne voulais pas qu’il meure, alors que j’espérais qu’on rentre sains et saufs lui et moi à Gandiol après la guerre, j’ai tué Mademba Diop par mes paroles. Je ne comprends pas du tout.

 

#Esméralda

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…Sur le site des éditions Le Seuil.

… L’interview de David Diop.

MON PETIT MARATHON SPÉCIAL « INDE » D’OCTOBRE.

 

Cher abonnée, cher abonné,

 

Il est temps pour moi de reprendre en main mes lectures consacrées à l’auto-édition. Rappelle-toi, il y a quelques mois en arrière, un mois sur deux était dédié uniquement à la lecture de romans indés. J’ai revu mon processus, car il devenait évident pour moi, que je ne pourrais jamais tenir le rythme et que je devais m’adapter à toutes les demandes que je reçois.
Donc voici un nouveau RDV mensuel : MON PETIT MARATHON SPÉCIAL INDE !
Où je lirai entre 3 et 4 romans auto-édités à la fin de chaque mois .

 

Trêve de bavardage, je présente maintenant, mes 3 lectures du mois d’Octobre.

 


 

 

La clef des portails (Akalie t. 1) par [Phaeton, Jupiter]

 

 

 

LA CLEF DES PORTAILS, Tome 1 : Akalie O’Lys de Jupiter Phaeton – Fantasy paranormale

 

 

 

 

J’ai beaucoup aimé LA DERNIÈRE EMPATHE et je suis ravie de pouvoir découvrir ce nouveau roman de l’auteur.

 

De quoi ça parle :

 

Je m’appelle Anna et je vis depuis 4 ans dans le village de Sona, sûrement le plus calme et tranquille du monde depuis l’ouverture des portails. Enfin, ça c’était jusqu’à ce que Vlad, un fichu chevalier – oui, je les déteste – décide de venir mourir sur mon pas de porte. Bien sûr que je n’ai pas pu le laisser rendre son dernier souffle. Mais peut être aurais-je mieux fait ? Avec lui, les ennuis ont débarqué : en plus d’avoir des mercenaires aux fesses, Ersera, la servante des dieux, ne me lâche plus. Je n’ai plus le choix, je dois retourner à Washington. Si j’avais su que fuir cette ville m’aurait ramené à elle dix ans plus tard…
Fichu karma.
Fichu passé.
Une héroïne sarcastique, de l’action, de la magie : en bref, un roman d’urban fantasy où l’ennui n’a pas sa place !

 


 

Et soudain la vie bascule ! par [Marche, Perrine]

 

 

 

ET SOUDAIN LA VIE BASCULE ! de Perrine Marche – Littérature contemporaine – young adult

 

 

 

 

De quoi ça parle :

 

Maeva est une jeune adolescente de treize ans pleine de vie. Elle déborde d’énergie et pratique intensément le sport depuis quelques années. Elle a commencé à l’âge de cinq ans. Emplie de motivation et talentueuse, elle a intégré une section sport-études ayant pour objectif d’accéder au plus haut niveau, c’est-à-dire le pôle France. Ses disciplines de prédilection sont le hand-ball, et l’athlétisme, et, surtout, c’est bien plus qu’une passion, c’est sa raison de vivre. Un jour, elle surprend une conversation entre sa mère et sa grand-mère qui va la bouleverser. Elle quitte le domicile précipitamment et — en une fraction de seconde — sa vie, ainsi que sa famille, va voler en éclat.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’INTÉGRALE – LES CLÉS DE LA LIBERTÉ de ELLINE BAUDRY – Romance contemporaine

 

J’ai découvert la plume de l’auteur dans son précédent roman « L’AMOUR, NOTRE MEILLEUR MILLÉSIME « , et j’ai été charmée par sa plume et sa belle histoire d’amour.

 

 

De quoi ça parle :
Tome 1 :
Laure et Hugo ont deux vies aux antipodes l’une de l’autre.
Elle jouit de toute sa liberté alors que lui, au contraire, l’a perdue.
Elle a grandi au sein d’un milieu privilégié pendant qu’il affrontait les premiers tourments marquants de son existence.
Il a suffit d’une rencontre accidentelle, d’un regard plus fascinant que n’importe quel autre pour que leurs vies basculent définitivement.
Quel courage faut-il avoir pour se confronter à un monde inconnu, ou de choisir de se préparer à une vie nouvelle?
Celle où elle l’attend de l’autre côté…
Tome 2 :
Deux ans se sont écoulés durant lesquels la vie carcérale de Hugo n’a cessé d’évoluer doucement. Une vie constellée de problèmes qu’il lui faut surmonter sans se rebeller, mettant sa volonté à rude épreuve.
Laure et Hugo avancent côte à côte, se préparant pour le jour J, sans avoir la certitude que cette échéance passée, leurs destins seront encore liés. Tout pourrait être si simple s’ils osaient exprimer librement leurs sentiments.
Pourquoi Hugo refuse-t-il de laisser s’épanouir ce lien particulier qui les unit? Qu’est-ce qui le retient encore?
Laure parviendra-t-elle de nouveau à lui montrer le chemin à suivre? Celui de l’espoir et du bonheur auxquels elle croit tant.

 

 


 

A présent voici les romans d’auteurs indés que je lirai et chroniquerai d’ici la fin de l’année.

 

 

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ILLUSIONS PARALLÈLES de Florence Duquesne.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2016 ]
Auto-édition
Format numérique (154 pages) : 2.99€
Broché : 6.11€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :
Égérie « grunge » ou mère « parfaite » selon l’espace dans lequel elle évolue, Valérie glisse de miroir en miroir et de génération en génération. Mais quelle image d’elle-même laissera-t-elle à sa fille pour se construire?
Sur fond de réussite sociale et d’arrivisme acharné, de vie de couple ratée et de sexualité assistée, ce roman explore le non-dit et le caché mais aussi le non-vécu et le fantasmé.

 


 

Mon avis :

 

Quel étrange roman ! Univers psychédélique ou réel ? Univers terrifiant, intransigeant, mordant. Univers menant à la réflexion torturée des âmes égarées, effarées, en peine. Univers chaleureux, sensuel, métaphorique, trépidant de concessions et de rêves fantasmagoriques. Univers malléable, froid, usé, décharné. Univers déstabilisant, explosif, profond.

 

As-tu déjà rêver à une autre vie ? Plus reluisante ? Plus satisfaisante ? Question délicate n’est ce pas ?

 

Florence Duquesne explore un monde en deux par le biais de son extravagant personnage Valérie Domenech. Valérie femme accomplie en tant que maîtresse de maison. Soucieuse de son apparence, manipulatrice charmeuse Valérie détonne par ses qualités. Maman exemplaire, amante rafraichissante et innovante, elle a la main mise sur tout, amplifiant ce sentiment d’étouffement vis à vis de son mari et sa fille. Elle contrôle la moindre parcelle d’elle même et de son entourage. Valérie est belle, grande telle une impératrice joueuse, maniaque.

 

Valérie n’est qu’une continuation d’un inconscient insouciant et boulimique rêveur. Valérie est le prolongement de la vie chaotique de Maud Lyne, chanteuse rock populaire grunge. Elles ne font qu’une, passerelle entre deux mondes parallèles. Deux mondes ouverts sur le bouleversement, sur l’inquiétude du parfait, sur la propension à se projeter, sur l’avenir inquiétant et bienheureux, sur la tranquillité illusionnée, sur le devenir d’une mère et d’une femme, sur l’acceptation de l’être.

 

Florence Duquesne a l’art et la manière de mettre en évidence les tourments des femmes. Fine psychologue, elle a crée un récit intense, tumultueux et sans fausse note. Cette création littéraire esquisse un tableau parfait sans filtre de la femme face aux changements naturels et biologiques induits par la grossesse. Elle y expose les doutes, les craintes et les enjeux. Un socle stable qui petit à petit, au fil des ans, s’effrite car les espérances en cet avenir ne sont qu’illusions. La notion temporelle est floutée. Et cette manière subjective de chronologie n’y est plus rendant l’atmosphère totalement irréelle.

 

Je ne peux que conclure que ce roman est une sacré découverte que sauront apprécier les amateurs de jolis mots.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Il n’est point de futur qui gomme le passé sans laisser de trace. La feuille légèrement froissée aux lignes partiellement effacées s’envole et franchit la muraille qui la sépare de l’avenir. De l’autre côté elle voyage et semble s’égarer. Un matin, on la retrouve tachée de terre et de sang. On pleure sur elle, mais il n’est plus temps. L’avenir est devenu le passé. Il est l’heure de se retourner. Alors la muraille s’écroule et les points se précipitent de l’autre côté qui disparaît pour se fondre à l’avant, à l’après, qui ne forment plus qu’un désormais.
page 89

 


 

Je remercie Laure Rebois pour l’envoi et sa confiance.

 

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Vers le site de Florence Duquesne, pour suivre son actualité !

 

 

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HUMANA, Au nom de la liberté de Yves Terrancle.

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[LITTÉRATURE – Nouveauté 2018]

Éditions ACADEMIA

Service presse

 

Format broché (282 pages) : 21.00€

Ma note : 4.5/5

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions Academia et Anne pour m’avoir confié ce service presse.

 


 

Le résumé :
1834. Dans une Amérique rongée par les ségrégations et les barrières sociales, une nouvelle vie voit le jour entre des mains tremblantes et couvertes de sang. Un si petit être pour une si grande destinée. . . Notre histoire ne s’est écrite que par les pas de quelques grands hommes. . . L’auteur nous invite à suivre le chemin de William Stendford, que tous sur sa terre d’Afrique appelaient Humana, dans son insatiable combat pour la liberté.

 


 

Mon avis :

 

En ce jour si particulier, je voulais vous parler de ce roman. Une très belle découverte. Un roman choc qui pourtant trouve encore aujourd’hui écho. Un combat qu’à mener Martin Luther King tout au long de sa vie et qui a trouvé la mort en ce jour par la main d’un homme rempli de haine.

 

HUMANA est une magnifique histoire, celle qui poignarde par l’évidence de la cruauté, celle qui vous noue la gorge par l’insensibilité et l’égoïsme de la supériorité blanche, celle qui malgré tout, vous met les étoiles dans les yeux, car l’espoir est là tapi dans les ombres.

 

HUMANA est le surnom qu’on lui a donné sur sa terre natale, le Cameroun. Derrière ce nom atypique mais extrêmement représentatif, se cache, William Stendford. Né sur les terres de son maître, cette condition d’esclave, il a toujours connu. Il en connaît toutes les règles, l’inconfort et l’injustice. Dès sa jeune enfance, la curiosité l’a mené sur des terrains inaccessibles. Les livres ont toujours été pour lui des trésors inestimés, lisant des romans ou  découvrant le monde au travers de cartes d’autres livres. Son horizon s’élargit auprès d’eux et se pose d’innombrables questions. Pourquoi sa couleur de peau serait préjudiciable ? L’incompréhension et la haine prennent peu à peu place dans son cœur épris de liberté. Elle est à son summum lorsque la survie de sa mère est en jeu. Toute sa hargne se rejoint dans un geste de folie menant l’ennemi à la mort. La fuite devient alors sa seule chance de vivre. Une longue errance sur les terres des Etats du Sud des Etats-Unis où maintes rencontres font, tour à tour, lui sauver la vie ou le mettre danger, lui apprendre le combat, l’espoir et à se maitriser. L’apprentissage de sa vie d’homme ne se ferra pas sans accro, mais ce parcours initiatique le portera sur les traces de sa chère liberté tant espérée. Une rencontre lui fera traverser l’océan pour découvrir un monde tout aussi intransigeant que celui qu’il vient de quitter : la traite des noirs n’a pas de frontière. Il posera les pieds sur la terre de ses parents, pour ainsi mieux repartir afin de tenir cette promesse faite à sa mère et ainsi conquérir cette liberté.

 

Si William est l’héros de ce roman, le narrateur est l’homme qui a vu la vie briller dans ses yeux, entendu son premier cri et la vu s’éteindre. Ted Forman témoigne de la gloire de ce jeune homme sans oublier tous ces travers, son entêtement, et ses erreurs. Un homme juste avec des qualités indéniables d’humanité sans faille et un homme avec ses défauts. Ted Forman relate tous ces moments qui ont échelonné cette vie atypique, cette vie bancale et qui joue avec la mort. Une vie exceptionnelle sans aucun doute. Cette fiction est ancrée par des moments historiques importants : l’abolition de l’esclavage le 18 décembre 1865 par le président Abraham Lincoln, l’énonciation du triangle d’or ( commerce au cours du 19e siècle), la guerre de sécession (1861-1865), le chemin de fer clandestin (underground railroad)…

 

Ce roman est sans conteste une merveilleuse découverte, fort de son symbolisme. Un roman qui s’inscrit dans les mémoires. Un roman fort, poignant et déchirant où la liberté à un prix indéfini. Je voudrai terminer sur cet extrait qui ne peut qu’exprimer, en ce jour, ce combat qui perdure, malgré tout, encore de nos jours.

 

EXTRAIT

LIBERTE

Tu es mon plus bel amour et, lorsque pour la première fois je t’ai vue, j’ai compris mon futur.
J’ai su soudain que mon parcours serait celui qui me permettrait de te serres dans mes bras. Timide, insaisissable, tu m’approchais quelquefois et par ce bien-être qui envahissait brutalement  mon cœur, tu me donnais la force d’avancer, d’aller au-delà des obstacles, des barrières, de l’interdit, et même des lois, parfois. Rien ne semblait inaccessible, hormis ta présence permanente à mes côtés. Tu es légère comme le vent qui porte le parfum d’une fleur, belle comme le rouge qui se mêle à la lumière d’un soleil qui échappe, là-bas, aux confins d’un horizon que nul ne peut atteindre, tu es le chant de l’oiseau perché sur la cime d’un chêne et que la folie su monde indiffère, tu brises les chaînes du captif, délies la langue des lâches, permets à l’homme le plus faible de se dresser face aux montagnes. Pour tout cela, vois-tu, je t’aime et je sais qu’en mon cœur épris tu as trouvé un écho, car, maladroite, tu te trouves bien trop souvent au-devant de mes pas. Je me dis que tu me cherches ou bien que tu te plais à m’admirer. Je sais qu’il est prétentieux de le penser, mais l’esprit amoureux gonfle le torse et s’en va dans les rues, certain d’être la perfection pour laquelle son amour n’aura d’yeux.
Alors, lorsque que tu m’arrachais aux bancs austères de l’école pour m’amener en des endroits verdoyants de nature, lorsque tu me faisais prendre des décisions du risque qui façonnaient l’homme que je suis, lorsque je disais non, tout simplement, et que mon cœur se soulageait ainsi, lorsque ma route était celle qui me menait à toi au lieu de me trouver sur des chemins convenus, je me disais sue ton amour était mien.
Je sais que nous sommes faits l’un pour l’autre et, crois-le ou non, mais au delà des difficultés, des jalousies et des incertitudes, un jour nous serons unis, Liberté.

 

 

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J’ai quelque chose à te dire d’Anne de Bourbon-Siciles

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Littérature française – Livre paru le 5 juillet 2017

Edition Archi-Poche

Masse critique Babelio

 

Je remercie les éditions Archi-Poche et Babelio, via l’opération Masse Critique, pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

Résumé : New York, 1970. Greta, 20 ans, fille d’un émigré autrichien, professeur à Columbia, et d’une Irlandaise, galeriste bohème, s’apprête à entrer à l’université. Elle rencontre alors John, issu d’une famille fortunée et promis à un brillant avenir.

Quoique très différents, ils se fiancent ; mais, quelques jours avant leur mariage, ils sont victimes d’un accident de la route. À son réveil, Greta apprend qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfant. Quand à John… il s’est volatilisé.

Pour Greta, tout est à recommencer. Elle découvrira l’effervescence de la vie parisienne, la violence de la passion sur les rives du Bosphore et la fausse quiétude des paysages du lac Léman.
Surtout, prisonnière d’un secret, Greta aura-t-elle le courage de s’en libérer ?

Mon avis : Tout d’abord, quelques mots sur l’auteure. Anne de Bourbon-Siciles est une ancienne rédactrice de mode, chargée de relations publiques pour des grandes maisons de couture et cousine du roi d’Espagne. On sent bien ses relations avec le jet-set et une famille royale dans son roman, cela apporte une touche de réalisme à son récit.

Revenons à ce roman. Nous suivons Greta, une jeune américaine, tout au long de sa vie. Greta a, culturellement parlant, un grand héritage : fille d’un juif autrichien et d’une irlandaise catholique, elle a grandi avec des valeurs d’ouverture d’esprit et d’acceptation de l’autre. C’est ce qui va la guider dans sa vie et l’amener à faire des choix, parfois difficiles mais nécessaire.

Greta est une jeune femme qui va réussir sa vie professionnelle en devenant journaliste de mode, tout d’abord à New-York puis à Paris. Cependant, elle va avoir beaucoup moins de chance dans sa vie amoureuse où elle va accumuler les échecs. La raison ? Elle choisit des hommes avec un ego surdimensionné et surtout loin de ses valeurs. Néanmoins, il est intéressant de voir, à chaque fois, son cheminement et ses réflexions sur ses aventures.

Je ne connaissais pas du tout la plume d’Anne de Bourbon-Siciles. J’ai été séduite par l’écriture fluide et la facilité de lecture. Les descriptions, sans être étouffantes, sont précises et transmettent de belles émotions. On est transportés à New-York, Paris, dans le Périgord, à Istanbul…. Et j’ai adoré voyager grâce à ce roman.

C’est une très belle histoire de vie qui nous est ici contée. Ce roman aborde de nombreux thèmes difficiles : la maladie d’Alzheimer, la question de la fin de vie, le calvaire des femmes ne pouvant pas avoir d’enfants… pourtant, ce n’est pas la gravité qui ressort principalement de cette lecture. J’ai été très enthousiasmée de suivre Greta dans son chemin de vie, dans tous ses choix. C’est une jeune femme pleine de vie, qui assume ses choix et surtout qui ne renonce jamais à ses valeurs ni ses convictions.

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de ce roman. Je pense relire bientôt un roman de cette auteure car j’ai été transportée au côté de Greta. J’ai souffert, je me suis enthousiasmée et j’ai ressenti beaucoup de fierté lors de ses réussites.

 

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Retrouvez ce roman sur le site d’Archipoche

Retrouvez ce roman sur Amazon

 

Essences de La Marquise de Carabas.

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[ POESIE – NOUVEAUTE 2017]

EVIDENCE EDITIONS – COLLECTION ELECTRONS LIBRES

SERVICE PRESSE

 

 

Je remercie Evidence Editions pour ce service presse.

 

Résumé :

Parce que l’intime est ce qui nous lie, nous relie, à nous-même, à l’autre, à ce qui est vibrant, désirable, brûlant et lumineux en nous.

Voici quelques essences, d’êtres, de corps, de cœur. Entre deux murmures, le temps d’un baiser.

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Mon avis :

Soyons honnête : moi et la poésie, nous n’avons jamais su nous entendre. Soit à cause de la technicité qui casse la fluidité, soit à cause de l’incompréhension. Bref la poésie n’a jamais été faite pour moi et j’en étais convaincue jusqu’à que je lise ce bel ouvrage. Même si l’hésitation était bien et belle présente, je me suis laissée tenter par cette merveilleuse couverture et cet intriguant synopsis.

L’immersion fut totale dès les premières pages, m’entraînant dans un univers sensuel où chaque gestes, mots, caresses prennent une autre dimension érotique. Tout est d’une volupté surprenante et merveilleuse. Tout est doux et langoureux. Tout est une invitation à l’amour et aux plaisirs charnels.

Sans technicité apparente ( vous savez les rimes, les alexandrins … et compagnies), la plume La Marquise de Carabas, est unique et envoutante. Je me suis laissée entrainer aux fils de pages et me suis mise à imaginer que je me promenais dans une sorte de musée et où à chaque recoins d’un couloir je me trouvais en face d’un tableau dont l’auteure me narrait et décrivait dans ses poèmes. J’ai eu ce sentiment étrange de ressentir toutes les émotions qui y étaient dépeintes. C’est tellement exquis et bouleversant !

Ces poèmes sont une ode à l’amour, quel qui soit : solitaire, à deux ou à trois ; entre femmes, entre hommes ; et à n’importe quel âge ; dans un décor naturel où sont présents les quatre éléments.

Je peux vous affirmer que ce fut une belle découverte et un élégant voyage !

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Pour tout savoir sur La Marquise de Carabas et Evidence Editions : c’est par ICI !