SI ON DANSAIT … de Rachel Joyce.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018 ]
XO Éditions
Traduction : Rémi Bonnard
Masse Critique Privilégiée Babelio

 

Format numérique (374 pages) : 12.99€
Broché : 19.90€
Ma note : ♥♥♥♥♥ mention « à découvrir »

 

 

Je remercie Babelio et les éditions XO pour leur confiance.

 


 

 

Le résume :

 

À Londres, au bout d’une impasse délabrée, Frank n’est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie.
Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin…
C’est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s’être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l’aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l’excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.
Lui qui ne croit plus en l’amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s’écroule, il disparaît.
C’est sans compter, pourtant, sur l’extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n’est jamais trop tard pour faire renaître l’espoir et réapprendre à danser…

 


 

Mon avis :

 

-La musique, c’est une histoire de silence, lui dit-elle dans la maison blanche près de la mer. […]
-La musique sort du silence et elle y retourne toujours. C’est un voyage. Tu comprends ?

 

 

« Si on dansait … » est le quatrième roman de l’anglaise Rachel Joyce. Je découvre son univers dans ce roman tout aussi agréable qu’une balade musicale.

 

« Si on dansait… » a ce quelque chose d’extraordinaire, envoutant et harmonieux. Ce voyage auprès de cet homme, Franck élevé par une femme atypique et créatrice au doux son des vinyles d’où émanent ces silences et ces notes, est merveilleux. Comprendre les gens, les écouter, les voir tout simplement et savoir quelle chanson les guérira de leurs maux passagers ou ancrés. Franck aux premiers abords semble être un homme sauvage mais si tu t’en approches et tu oses lui poser la bonne question alors tu découvres un homme doux, attentionné, pédagogue, tout simplement humain. Le vinyle entre ses mains est un trésor authentique. Heureux celui qui en prend soin et qui sait tendre l’oreille pour écouter. Heureux celui qui se laisse envouter par la mélodie. Le vinyle n’a pas de frontière, l’âme et le corps unis pour une découverte sensorielle, sensitive et délicieuse. The Pistols, Aretha Franklin, Bob Marley, Alléluia, Bach, Beethoven, Vivaldi…

 

« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck, sa vie, son enfance, sa crainte, ses amours interdits. Tu te rends compte que sa vie est une mélodie atypique, lente et rapide, transie et passionnée, des anicroches, des silences. Une musique à l’image de l’enfant qu’il a été et de l’homme qui l’est devenu. C’est passionnel, touchant, chaotique, déchirant, transcendant. Franck est un farouche défenseur à la protection et à la survie du vinyle.
« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck dans son magasin situé dans cette rue multi ethnique. Une rue, Unity Street, mouvementée et où la vie résonne de maintes manières. Il y a Maud, la tatoueuse acariâtre et jalouse. Le Père Anthony vendeur de bibelots religieux mais qui n’est plus curé. Kit, l’employé, l’éternel maladroit et gaffeur, qui veut devenir un quelqu’un. Les jumeaux, gérants des pompes funèbres. Le boulanger polonais. La vieille Madame Roussos et son petit chien. Le bar et ses habitués. La solidarité les lie tous pour le meilleur et le pire.
« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck et de cette femme au manteau vert, à l’écharpe, portant toujours des gants et arborant une coiffure coiffée-décoiffée. Elle c’est Lisa Brauchmann, ressortissante allemande, venue tenter sa chance à Londres. Une femme mystérieuses aux doigts d’or. Une femme merveilleuse, attachante, douce. Une femme qui fait battre le cœur de pierre de Franck. Petit à petit leur attachement mutuel se renforce. La musique les enveloppe dans cette bulle silencieuse. D’eux deux émane quelque chose de puissant et d’immuable. C’est véritable. Mais les secrets et les non dits font mettre à mal Franck.

 

Ce roman est une très très belle découverte. Il va trotter longtemps dans un coin de ma mémoire. La plume de Rachel Joyce est sublime et déconcertante. Elle narre avec beaucoup d’honnêteté ses personnages et leurs vies. Et puis j’adore cette touche d’humour à l’anglaise qui s’imbrique dans le scénario. C’est drôle, c’est touchant ! La musique virevolte de pages en pages. C’est juste fantastique ! Il y a également ce côté combatif pour le vinyle certes mais aussi pour ce quartier désœuvré et puis pour l’amour. Le caractère social est très présent. Une touche romantique vient fleurir les scènes intimistes. Cette histoire recèle en elle des petits bijoux.

 

C’est juste une magnifique et belle histoire !

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Il lui raconta donc l’histoire de Beethoven et de son élève, Julia, tout comme Peg l’avait fait avant lui.
-Quand j’écoute le Clair de lune, je le vois assis près d’elle au piano. Il lui joue une lettre d’amour et il attend qu’elle lui montre qu’elle a compris. La musique démarre lentement, doucement. Il a l’âge d’être son père, il vit toujours des amours impossibles, mais cette femme est si belle et hors de sa portée. La musique monte en puissance puis redescend, mais elle ne fuit jamais, elle attends. Les notes les plus aiguës vont plus haut, toujours plus haut, pendant que les graves répètent le même motif, en disant : « oui, oui… » On dirait deux voix qui se demandent l’une à l’autre si elles ressentent la même chose, sans utiliser de mots. Mais, soudain, Beethoven renverse les rôles. Les notes aiguës mènent la danse, comme s’il était devenu Julia et que Julia ait pris sa place. Ce qu’il fait est tellement intime qu’on croirait qu’il est en train de faire l’amours avec sa belle élève.
-Faire l’amour ? dit-elle en changeant d’expression. Beethoven ?
-Ou, en tout cas, des préliminaires assez poussés.
Faire l’amour ? Des préliminaires ? Qu’il ait pu prononcer ces mots le glaça. Il prit sa tasse de thé et en but une deuxième gorgée, glacée elle aussi.

 

 

 

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Rachel Joyce vit en Angleterre, dans une ferme du Gloucestershire, avec sa famille. Elle a été pendant plus de vingt ans scénariste pour la radio, le théâtre et la télévision, et comédienne de théâtre, récompensée par de nombreux prix.

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… est son premier roman.

 

 

 

 

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B.O.A. Tome 1 : Loterie funeste de Magali Laurent.

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[DYSTOPIE / JEUNESSE – Nouveauté 2018]
Éditions De Mortagne (Canada)
Service presse – Masse Critique Babelio Privilégiée

 

Format numérique (460 pages) : 16€17
Broché : 15€00
Ma note : 5/5 mention « à dévorer »

 

 

Je remercie les éditions de Mortagne et Babelio pour m’avoir permis de découvrir ce fantastique roman !

 


 

Le résumé :
Une loterie inhumaine. Six immortels à gagner. Dans un monde post-apocalyptique, l’humanité a été réduite à quelques milliers d’individus. Les humains sains sont réduits à l’état de bétail-ouvrier dans des camps de travail ou à celui de citoyen de seconde zone vivant dans la misère à Liberté, une terre promise aujourd’hui totalement dénaturée, dirigée par les B.O.A*. Dans ce monde, quand les citoyens achètent des billets pour la loterie annuelle, ce n’est pas pour gagner de l’argent. Les BOA espèrent remporter des Sacs à sang. Des esclaves. Des êtres humains auxquels ils pourront s’abreuver pour subsister. Jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais, cette année, la loterie est différente : six adolescents sont en jeu, rendus immortels par un processus révolutionnaire. Destinés à offrir leur sang à leurs futurs propriétaires, ils sont condamnés à souffrir éternellement, car même la mort ne pourra les délivrer. S’ils résistent, ils seront transformés en créatures terrifiantes. En Charognards. Des bêtes voraces. S’ils obéissent, ils seront perdus pour toujours. *B.O.A : nommés ainsi en référence aux groupes sanguins, ces êtres, qui n’ont plus qu’une infime part d’humanité, doivent s’abreuver de sang humain pour survivre.

 

 


 

 

Mon avis :

 

Allez, je vous annonce de but en blanc, ce roman est juste remarquable. Je lis très peu de dystopie car presque chaque fois, je tombe sur des romans qui ne me convenaient pas forcément et surtout où j’avais du mal avec l’univers proposé. Mais là je suis absolument conquise par ce que nous propose Magali Laurent !

 

Monde apocalyptique !
Un monde dévasté par un virus, faisant muté les êtres humains en Charognard. Etre dénué de toute humanité, à l’instinct primitif et cannibale. Pour faire face à cette épidémie, un vaccin a été crée, mais mis à la disposition des plus fortunés. Seulement le procédé laisse à désirer et les transforme en BOA, humain à la peau très blanche, yeux bleus et qui ne peut survivre qu’en buvant le sang d’humain non contaminé. Certains humains ont survécu à ce fléau et se sont réunis sur une île portant le nom de Liberté. La guerre entre les clans a fait de nombreuses victimes mais un consensus entre les BOA et les humains a été trouvé. Mais ça, c’était il y a de très nombreuses années.

 

Qu’en est il aujourd’hui ?
Les BOA ont pris le pouvoir sur les humains. Les soumettant à leur férocité. Les humains n’ont la seule considération que de garde manger. Leur sang est vital. Les bébés sont vendus au Cellier Inc.. Véritable usine humaine, où chacun a des taches définies, où leur sang est prélevé, leur temps chronométré. Une véritable prison où aucune liberté n’est accordée, les contacts surveillés. On les surnomme les Sacs à sang. Ils ne connaissent rien du monde extérieur, n’ont aucune identité à part ce code barre et un prénom. Ils ne savent pas d’où ils viennent. Malgré les histoires et les rumeurs qui circulent la vérité n’est jamais de mise. Oxana, Alex, son frère jumeau, Denys, Sam et Kim sont des Sacs à sang. On les reconnaît grâce à ce diadème perçant leur boite crânienne, portant le virus qui les transformera en Charognard s’ils tentent de s’enfuir. Une expérience menée par les BOA les ont rendu immortels et de ce fait deviennent une denrée rare mise à prix lors de la loterie annuelle organisée par les riches BOA. Leur présumé liberté va les mener droit vers dans un monde inconnu, manipulateur, sournois, horrible et où les sentiments n’ont plus aucune place. Chance ou malédiction, les cinq Sacs à sang devront montrer que leur force réside dans les liens tissés entre eux. Ils vont découvrir un monde où la liberté ne signifie rien. Se joint à eux, Cléo, également immortelle par le même procédé. Elle est un produit de La Sang et Prestige Inc.. Elevée en autarcie totale depuis c’est 5 ans, elle est vouée à être vendu aux riches BOA, pour la subtilité de son sang. Elle est choisie pour être gagné à la loterie. Malgré tous les préceptes acquis pendant sa « détention », elle découvre un monde néfaste. Les six réunis vont former les trois lots à gagner. Ensemble ils devront affronter bien de nombreuses épreuves.
Mais dans l’ombre se cache un groupuscule qui tente de rétablir un certain ordre. Formés par des humains, se trouve parmi eux un jeune BOA, Kael, qui répudie le système actuel.

 

 

Magali Laurent a mis la barre très haute.
De par son univers extrêmement riche, l’auteure nous offre ici, un pur moment de lecture ! Son histoire est parsemée de moments très intenses. Les petits détails et les descriptions vont de son récit étonnamment complet. Je ne me suis ennuyée à aucun moment. Redoutant les événements à venir et me montrant soucieuse quant à l’avenir de ces six adolescents. Je les ai suivi tout au long de cette macabre marche les menant à leur funeste avenir. De nombreux rebondissements m’ont laissé espérée comme d’autres m’ont anéantie. Les personnages sont subtils, hargneux, téméraires et courageux. Chacun avec leur personnalité font devoir faire face à leur destin.

 

 

Les fans de dystopie vont beaucoup, beaucoup, beaucoup apprécier ce page-turner incontournable ! J’attends le tome 2 avec beaucoup d’impatience !

 

 

 

 

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LES BLESSURES DU SILENCE de Natacha Calestrémé.

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[ POLICIER – Nouveauté 2018 ]
Une nouvelle aventure de Yoann Clivel
Editions Albin Michel
En partenariat avec Babelio

 

Format numérique (352 pages) : 13€99
Broché : 19€90
Ma note: 5/5 mention « coup de cœur »

 

 

 

Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel de m’avoir permis de découvrir ce roman lors d’une Masse Critique Privilégiée.

 


 

Le résume :

 

Amandine Moulin a disparu. Son mari évoque un possible suicide. Ses parents affirment qu elle a été tuée. Ses collègues pensent qu’elle s est enfuie avec un amant. Une succession de témoignages contradictoires qui ne collent pas avec la description qui est faite de cette mère de trois petites filles. Qui croire ? Qui manipule qui ? Connaît-on vraiment la personne qui vit à ses côtés ?

 


 

Mon avis :

 

Je découvre pour la toute première l’univers de Calestrémé et une des aventures de Yoann Clivel, policier et personnage principal d’une saga. Composé de one shot, ces aventures se comptent à l’heure actuelle à trois histoires : « Le testament des abeilles » (2011), « Le voile des apparences » (2015) et « Les racines du sang » (2016), parus aux éditions Albin Michel. Même si il est possible de les lire indépendamment, maintenant que je sais à quoi m’attendre, je vais m’empresser de lire ces trois romans. Pour cerner davantage ce personnage, approfondir l’univers de Calestrémé (dans ce genre de saga, j’aime bien voir si l’auteur innove dans son scénario ou alors reste sur le même plan fonctionnel).

 

« Les blessures du silence » m’a plongée dans l’enfer quotidien d’une femme méprisée, violentée psychologiquement, détruite, consommée par des années de mariage. Sa seule ancre dans cette vie morose ce sont ses deux jeune filles. Amandine est une de ces femmes qui parmi tant d’autres sont asphyxiées par un mari manipulateur et narcissique. Les mots comme arme destructrice. Les mots qui cisaillent les âmes et les anéantissent au grès des années. Pourtant le bonheur était bien présent, elle a vécu six mois d’amour intense et fabuleux et puis un jour, sournoisement, tout bascule dans ce néant, ce silence morbide. Elle a bien espoir, qu’un jour ils pourraient être de nouveau heureux, ensemble. Elle bataille pour y remédier, quitte à lui trouver toute sorte d’excuses qui ne tiennent pas la route. Amandine est cette femme que vous croisez dans la rue, dans les couloirs de vos boulots, dans les magasins ou peut être est-ce vous ! La détresse de ces femmes ne se voit pas, mais si vous preniez le temps d’écouter, vous y découvrirez cette souffrance silencieuse.

 

Yoann Clivel est inspecteur de police de la Police Judiciaire de Paris. Il est le meilleur de la brigade. Un instinct et un flair hors pair. Il résout bon nombre d’enquêtes. Yoann est un homme bien sympathique, jamais taciturne, une répartie bien sentie. Il est rare qu’il soit toujours dans les clous, mais l’essentiel, pour lui est de résoudre les enquêtes. Amoureux éconduit, sa vie sentimentale est un peu laborieuse, mais cette nouvelle enquête va lui remettre du plomb dans la cervelle et mettre sa fierté de côté pour reconquérir, Alisha, celle qu’il n’oublie plus. La disparition d’Amandine va lui donner du fil à retordre. Il découvre que les apparences sont parfois illusoires et que la violence conjugale n’est pas toujours associée aux coups et blessures. Arrivera t-il à temps pour la sauver dans ce monde l’aveuglement et la non reconnaissance priment ?

 

Ce polar aura eu le mérite de me retourner les boyaux. Amandine a su me toucher. Désespérée, triturée par son avenir, accablée, moralement effondrée, désemparée. Le lecteur suit étape par étape les moments clés d’Amadine. L’apitoiement, la désapprobation, le renoncement, la prise de conscience, l’espoir, la reconstruction et puis le jour où tout bascule dans l’horreur. Et en alternance, on suit l’enquête de Yoann Clivel. La trame de ce roman est très éprouvante : la violence conjugale est loin d’être un sujet banal. Qu’elle soit silencieuse ou visible, elle est reste néanmoins tabou. Prise de conscience ou révélation, ce roman tend à libérer la parole, à réconforter et à aider. Des conseils sont égrenés au fil des pages. Des méthodes ou descriptions complètent le tableau. La technicité appuie l’argumentaire. Je trouve que c’est par ailleurs nécessaire d’éluder les points cruciaux dus au contexte.

 

Les traits psychologiques des personnages sont sublimés par la plume talentueuse de Calestréme. Précise, torturée, sincère sont les mots qui la qualifierait  à sa juste valeur. Tous les personnages ont une place importantes dans le déroulement du scénario. Chaque pierres posées finissent par former un tout sensationnel.

 

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Emue, chamboulée par la réalité. Prise au piège dans ce cercle vicieux. J’ai soutenu Amandine, j’ai essayé de la bousculé, je lui ai crié de prendre garde, je l’ai accompagné dans ses abysses. Je l’ai pleuré, je l’ai regardé s’effondrée sans rien pouvoir faire. Je lui ai souri et dit que tout aller s’arranger. Je lui ai tendu la main. Elle se relèvera j’en suis persuadée.

 

Quelle belle découverte, je suis plus que conquise !!

 

 

 

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