Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-Joo

Littérature coréenne – Livre sorti le 2 janvier 2020

Editions Nil

Service presse

Ma note : 4/5 mention « à lire! »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Nil qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ?
En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d’une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. Mais qu’on ne s’y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée – elle est le miroir de la condition féminine tout court.

 

L’avis de #Lilie : J’ai beaucoup entendu parler de ce roman au moment de sa sortie, que ce soit grâce au Hanbo(o)k Club, un groupe consacré à la lecture asiatique, ou grâce à ma libraire qui me l’a rapidement chaudement recommandé. Quand les éditions Nil l’ont proposé via la plateforme Netgalley, je n’ai pas hésité à me lancer dans l’aventure, tout en sachant que j’étais totalement novice dans la littérature asiatique.

Nous faisons ici connaissance avec Kim Jiyoung. Elle vit en Corée du Sud, est mariée et a une petite fille. Un jour, elle se met à parler avec la voix d’autres femmes. Devient-elle folle ? Telle est la question… L’autrice revient alors en arrière et retrace le parcours de la jeune femme en découpant sa vie en six périodes, correspondant à des tranches de vie marquantes mais aussi à des moments de changements dans la société coréenne. On va ainsi suivre son évolution et celle de la Corée du Sud, en parallèle.

Kim Jiyoung est la deuxième fille de sa famille. Elle vit avec ses parents, sa grand-mère, sa grande sœur et son petit frère. Très vite, elle va comprendre que les filles et les garçons ne sont pas traités de la même manière et que leurs places ne sont pas les mêmes au sein de la société. C’est une petite fille qui grandit assez tranquillement, en observant ce qui se passe autour d’elle mais sans jamais faire de vagues. Arrivée à l’adolescence, elle se rend compte à quel point les garçons se sentent supérieurs aux filles et à quel point elles sont considérées comme des objets. Adulte, elle réalise que la société est loin d’être égalitaire, contrairement à ce que les gouvernants voudraient faire croire. Mariée, elle se retrouve dans le dilemme de savoir si elle doit privilégier ses envies ou sa vie de famille, un véritable dilemme moral qui fait mal au cœur.

J’ai beaucoup appris en lisant ce livre. En effet, je ne pensais pas que les femmes étaient aussi peu considérées. Malgré les évolutions législatives, qui sont mentionnées tout au long de l’histoire, la Corée reste une société très patriarcale, avec une place prépondérante des hommes dans les postes à responsabilité et un véritable culte voué aux petits garçons. Même si elles ont de plus en plus de voix, les femmes sont encore victimes de violences, bien souvent morales, et ce roman donne l’occasion de penser à cela et se rendre compte que le chemin de l’égalité est encore bien long. Concernant la plume de l’autrice, elle est entraînante et se laisse lire très facilement. C’est une histoire forte qui délivre un message poignant et qui ne peut laisser le lecteur complètement insensible. 

Pour conclure, ce roman est une belle découverte et mérite le bandeau commercial de « phénomène ». Il est instructif et permet d’en savoir plus sur la condition de la femme en Corée du Sud. C’est une lecture qui m’a également donné envie de prolonger ma découverte de la littérature asiatique, un genre dont je suis peu coutumière.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Nil

 

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Confronte-moi de Léna Forestier

Nouvelle/Romance Contemporaine – Sortie le 12 février 2020

Editions Harlequin – Collection HQN

Service Presse

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui m’ont confié, via la plateforme NetGalley, cette nouvelle en service presse.

Résumé : Face au désir, peuvent-ils seulement lutter ?
Mallaury n’avait pas prévu de reprendre la salle de boxe de son père, à seulement vingt-deux ans. Mais, quand celui-ci se retrouve plongé dans le coma à la suite d’un accident, elle n’a pas le choix. Se battre sur un ring, elle sait faire. Gérer un club et son personnel, c’est une autre histoire, surtout quand elle rencontre Enzo, l’homme que son père a embauché pour l’épauler. Tatoué et tout en muscles, cet excellent boxeur devient très mystérieux dès lors qu’il s’agit de parler de son passé… Mallaury n’a aucune confiance en lui, et encore moins en ses propres réactions : la façon dont Enzo la regarde la trouble beaucoup trop… 

 

L’avis de #Lilie : Lorsque j’ai sollicité ce service presse, je ne savais pas que c’était une nouvelle. Peu adepte du genre, je me suis lancée dans cette lecture avec une grande curiosité car Léna Forestier fait partie des autrices dont j’avais envie de découvrir la plume depuis un moment. 

Nous faisons ici connaissance avec Mallaury. Elle vient à Marseille pour rendre visite à son père, qui est hospitalisé, et pour prendre sa relève à la salle de boxe, en attendant qu’il aille mieux. En arrivant à la salle, elle tombe sur Enzo, le nouvel employé. Sexy et mystérieux, que cache Enzo derrière son sourire ? Peut-elle lui faire confiance ?

Mallaury est une jeune femme moderne. En effet, elle suit des études mais n’hésite pas à les mettre entre parenthèse pour venir s’occuper de la salle familiale. Elle est dynamique, souriante, sportive et n’a pas l’habitude de se laisser dicter sa conduite. Au départ, elle ne sait pas trop quoi penser d’Enzo. Beau, musclé, travailleur, elle n’arrive pourtant pas à lui faire confiance…. ou peut-être que c’est à elle qu’elle ne fait pas confiance ?? Enzo, de son côté, entretient le mystère autour de son passé et de sa personne. Se livrant peu, il est néanmoins à 100% dans son travail et ne compte pas ses heures. Entre les deux, l’attraction est immédiate mais sont-ils faits pour être ensemble ?

Comme je l’ai dit plus haut, je ne suis pas adepte, en temps normal, du format « nouvelle ». Je trouve souvent que ça va trop vite et cela donne l’impression que l’histoire a été bâclée. Là, je dois dire que j’ai été très agréablement surprise ! En effet, en 59 pages, l’autrice a réussi le pari d’écrire un récit où les actions s’enchaînent sans précipitation et en toute fluidité. L’intrigue se déroule de manière construite et nous permet de découvrir, en partie, le milieu de la boxe. Le choix de la narration alternée entre Mallaury et Enzo est un gros plus pour moi car cela permet d’être immergée dans l’histoire et de suivre leurs réflexions et leurs pensées.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture avec « Confronte-moi ». Si vous êtes adeptes des romances se déroulant dans le milieu de la boxe, n’hésitez pas à vous lancer dans cette nouvelle qui se lit très vite et très bien. Pour ma part, j’ajoute Léna Forestier à la liste des autrices à suivre !

 

Retrouvez cette nouvelle sur le site des Editions Harlequin

 

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Le bruissement du papier et des désirs de Sarah McCoy

Littérature Américaine – Livre sorti le 21 février 2019

Editions Michel Lafon

Service Presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier les éditions Michel Lafon qui, via la plateforme Netgalley, m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : 1837, île du Prince-Édouard, au large du Canada. Marilla Cuthbert, 13 ans, mène une vie tranquille dans le cadre enchanteur de la campagne, avec ses parents et son frère aîné, Matthew. À la mort brutale de sa mère adorée, Marilla se jure de veiller toujours sur son père et son frère.

Cette décision va entraîner sa vie entière. Désormais, elle se consacrera aux autres. Sacrifiant son amour pour John Blythe, elle décide de se battre auprès des plus démunis, les orphelins en particulier. Visionnaire, elle se révolte contre les mœurs de son temps et rejoint les rangs d’anciens esclaves affranchis afin que soit abolie la traite des Noirs. Mais ce combat pour la liberté a un prix : l’hostilité croissante de l’ordre établi. Chaque jour qui passe fait courir à Marilla un danger sans cesse plus grand.

 

L’avis de #Lilie : J’avais découvert la plume de Sarah McCoy avec « le souffle des feuilles et des promesses ». Cette lecture m’ayant plu, je n’ai pas hésité avant de replonger dans l’univers de l’autrice avec ce livre.

Ce roman est en fait un préquel au roman de Lucy Maud Montgomery « La maison aux pignons verts », dont a également été tiré une série télé (qui est désormais dans ma liste de série à visionner). Nous découvrons ici, les vies de Marilla, John Blythe et Mattew lorsqu’ils sont jeunes. Sarah McCoy imagine leurs passés et les choix qui les ont mené à être ce qu’ils sont dans l’histoire de Lucy Maud Montgomery. Marilla est une jeune fille loyale, intelligente, proche de sa famille et un peu maladroite par moment. Elle vit à la ferme avec son frère Mattew et ses parents. Au fil du temps, elle devient la maitresse de maison et doit gérer son quotidien. Si je devais lui trouver un défaut, je dirai que Marilla s’occupe beaucoup trop des autres et pas assez d’elle. En effet, elle est généreuse, avec un coeur en or et des préoccupations toujours nobles. Pourtant, elle pense toujours aux autres, à sa famille, mais rarement à elle. Elle est loin d’avoir une vie facile pourtant, elle ne se plaint pas et fait toujours de son mieux pour rendre service, quand elle le peut. Pour moi, elle est le personnage central de cette histoire car on va la suivre, au fil des ans, la voir évoluer, changer, s’interroger, et j’ai été un peu triste de la quitter à la fin de ce roman. 

Encore une fois, je suis facilement rentrée dans l’histoire proposée par l’autrice. Sa plume est fluide, efficace et très visuelle. Elle en profite également pour nous distiller des informations historiques comme la fuite des esclaves noirs des Etats-Unis vers le Canada et le traitement qui leur était réservé… J’ai été un peu abasourdie par les moeurs de l’époque et ai été ravie d’apprendre que certains s’étaient engagés pour les aider à se reconstruire une nouvelle vie.

Pour conclure, « le bruissement du papier et des désirs » est un beau roman retraçant le parcours de personnages attachants et entiers. Désormais, je vais me tourner vers la série qui raconte la suite de leurs aventures car j’ai bien envie de savoir ce qu’ils deviennent !

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon

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Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? d’Avery Flynn

New romance – Livre sorti le 2 octobre 2019

Editions Harlequin – Collection &H

Service Presse NetGalley

Ma note : 3/5 mention « déception »

 

Résumé : Selon l’expression consacrée, Gina est ce qu’on appelle une « crevette » : chez elle, tout est bon… sauf la tête. Car, si la nature lui a offert un corps à faire fantasmer Cara Delevingne, son visage, lui, ne correspond pas vraiment aux normes habituelles de la beauté. Après une adolescence difficile, Gina s’est endurcie et a appris à assumer son physique. Enfin ça, c’est ce qu’elle croyait jusqu’à ce qu’un jeu l’oblige à embrasser Ford, un policier ultra-sexy et visiblement sous son charme, lors d’une fête de mariage. Aussitôt, les complexes reviennent en force, et elle se demande ce qu’un mec comme Ford peut bien trouver à une fille comme elle… 

 

L’avis de #Lilie : A la lecture du résumé, j’ai placé beaucoup d’espoir dans cette histoire. En effet, même si on rencontre souvent des romans où les héroïnes ont un complexe physiques (mais d’un autre côté, ne sommes-nous pas toutes complexées par une partie de notre corps ?), j’ai senti qu’une grande originalité pouvait être exploitée ici… Pourtant, je suis désappointée à la fin de ma lecture car ce roman ne m’a pas du tout emmenée là où je pensais aller…. et j’ai été déçue !

En effet, dès le début, on rencontre les deux protagonistes qui se retrouvent dans une situation embarrassante. Gina, organisatrice de mariage, a installé une kiss-cam lors de la réception d’un couple de jeunes mariés. Malheureusement, elle s’arrête sur elle et un jeune policier. Mal à l’aise, ils finissent par échanger un baiser qui va les chambouler tous les deux. Pourtant, la jeune femme va refuser d’assumer cette attirance en repoussant Ford. Par un coup du sort, le jeune policier va réussir à retrouver Gina et il va tout faire pour essayer de gagner sa confiance. Mais ses intentions sont-elles bonnes ? Pourra-t-il aller au-delà du physique de Gina ? Et cette dernière est-elle prête à laisser tomber ses barrières ?

Gina est membre d’une famille d’origine italienne liée à la mafia. Ses deux frères trempent dans des histoires troubles et sa rencontre avec Ford va lui faire craindre pour eux. Complexée par son nez qui la dévisage, elle a longtemps souffert de cette difformité. Néanmoins, elle ne veut pas changer et espère trouver quelqu’un qui l’acceptera comme elle est. Je l’ai trouvée très paradoxale car, dans ses paroles, elle semble s’assumer totalement. Pourtant, au niveau des actes, elle fuit souvent les situations embarrassantes et ne peut s’empêcher de tout remettre en cause à la moindre contrariété. Il est normal qu’elle se protège mais je n’ai trouvé l’héroïne aussi forte que le bandeau sur la couverture le laisse penser.

Ford est policier, contrairement à tous les autres hommes de sa famille qui sont tous… pompiers ! Il passe un peu pour le vilain petit canard de la tribu en préférant les forces de l’ordre aux soldats du feu. C’est un homme plein de principes, qui respecte les règles et qui n’aime pas faire souffrir ceux qu’il apprécie. Avec Gina, il va de suite sentir une connexion spéciale avec elle. Pourtant, cela ne va pas l’empêcher de lui mentir, par omission. Néanmoins, il ne sera pas rebuté par son apparence physique et aura bien du mal à la convaincre du bien fondé de sa démarche… La relation entre les deux protagonistes avance sur « courant alternatif », c’est-à-dire que par moment, c’est tout feu, tout flamme et ensuite, c’est lent, un peu trop lent… Je suis mitigée sur leur couple car je n’ai pas toujours compris leurs réactions, leurs attentes, et j’en suis très frustrée…

Concernant l’autrice et sa plume, j’ai apprécié sa plume, que j’ai trouvé fluide et agréable à lire. Le fait d’utiliser un double narrateur, qui passe de l’un à l’autre nous permet d’avoir tous les éléments mais se révèle aussi, par moment, très frustrant. C’est une histoire qui se lit facilement mais qui a un petit goût d’inachevé pour moi.

Pour conclure, je suis un peu désappointée en tournant la dernière page de ce roman qui s’annonçait prometteur. La romance décomplexée annoncée n’était pas au rendez-vous et j’ai eu bien du mal à m’attacher à l’héroïne qui m’a, finalement, plus exaspérée qu’autre chose. Une pointe de déception persiste malgré la fluidité de la plume et un Ford sexy à souhait.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

 

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Mission Mojito d’Emilie Riger

Littérature française – livre sorti le 21 aout 2019

Editions BMR

Service presse

Ma note : 3,5/5

 

Je remercie les éditions BMR qui, via la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir ce roman et me l’a confié en service presse.

 

Résumé : On dit souvent que les amitiés du lycée durent toujours. Erica, Mélanie, Megan et Chloé n’échappent pas à la règle, malgré des caractères et des choix de vie radicalement différents.
Alors quand l’une d’elles est sur le point de sombrer, elles n’hésitent pas une seconde et se lancent dans une mission sauvetage.

Et les voilà parties sur la route, pour ce qui pourrait bien être le road trip de leur vie …

 

L’avis de #Lilie : Sensible à la plume d’Emilie Riger, j’ai été ravie qu’elle sorte, cet été, un nouveau roman. Celui-ci m’a beaucoup surpris car je ne m’attendais pas du tout à ce que j’allais découvrir. En effet, je pensais lire un roman « feel-good », très léger, sur un road-trip entre copines. J’étais loin d’imaginer que des sujets très sensibles seraient évoqués et que l’histoire serait, finalement,  si sombre.

Nous faisons connaissance d’Erica, Mélanie, Megan et Chloé, qui sont quatre femmes très différentes les unes des autres. Un jour, Chloé vient se réfugier chez Erica, dans un état mutique. Se laissant complètement aller, ses amies décident de l’entrainer pour un séjour d’une semaine afin de l’aider à remonter la pente. Ce séjour aidera-t-il Chloé ? Quelles conséquences sur leurs vies et sur leur amitié se séjour va-t-il avoir ?

Les quatre jeunes femmes se sont connues au lycée et, malgré leurs choix de vie, elles ont réussi à maintenir un lien entre elles. Erica est perfectionniste, organisée et grâce, ou à cause, de son métier d’avocate, elle a tendance à ne pas se laisser envahir par ses émotions. Megan aime la vie, s’amuser, avait des rêves d’artiste et se retrouve finalement peintre en bâtiment. Mélanie a une vie de famille assez compliquée ; mère de quatre enfants, travaillant à plein temps, elle n’a plus de temps pour elle, d’autant plus que son mari ne s’implique pas dans leur foyer. Enfin Chloé est une belle jeune femme, avec une tête bien faite, mais qui semble avoir rangé ses rêves aux oubliettes pour travailler comme caissière dans un supermarché. Pourtant, le jour où elle va avoir besoin de ses copines, elles vont répondre présent et vont monter un voyage, une opération « mojito » pour l’aider. Leur amitié fait plaisir à voir car c’est une amitié sincère, où les filles n’hésitent pas à se dire les choses.

Comme je le disais en introduction, en lisant le quatrième de couverture, je m’attendais à une lecture légère. Pourtant, dès les premières pages, j’ai ressenti une atmosphère pesante et je me suis dit que j’allais sûrement avoir une lecture exigeante. En effet, l’autrice fait le choix d’aborder dans ce roman des thèmes d’actualité et pourtant si difficiles : la charge mentale des femmes, le regard que les femmes ont sur elles mais aussi le poids du regard de la société sur elles. Ils sont traités tout au long de l’histoire et mettent en lumière une réalité qui est encore, trop souvent, occultée ou ignorée. Ainsi, même si la force de l’amitié est mise en avant, l’autrice en profite pour pointer des clichés ou des préjugés sociétaux et pour, d’une certaine manière, les dénoncer. La plume de l’autrice est très efficace, fluide, et émotionnellement prenante. Au fil de l’histoire, on rit, on pleure, on a le ventre qui se serre et on se prend d’affection pour ces quatre copines qui ressemblent, pour beaucoup, à celles qu’on peut avoir dans notre entourage.

Pour conclure, j’ai été une nouvelle fois séduite par la plume d’Emilie Riger et cette « Mission Mojito » m’a fait ressentir de nombreuses émotions. Loin d’être une lecture légère, ce roman est néanmoins un hymne à l’amitié et un manifeste mettant en lumière des préjugés et des états de fait sur la condition des femmes dans notre société actuelle.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions BMR
Retrouvez également ce roman sur Amazon

 

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La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Littérature anglaise – livre sorti en avril 2017

Editions Préludes

Service Presse

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

Je remercie les éditions Préludes qui, via la plateforme NetGalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?
Après le succès de La Meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan revient avec un roman vibrant.

 

L’avis de #Lilie : Voilà un roman qui présente tout ce qu’il faut pour me faire passer un bon moment : un secret de famille, une partie de l’intrigue pendant la seconde guerre mondiale… ce roman s’annonçait très prometteur !

Nous faisons ici connaissance avec Lucy. Trompée par son mari, elle ne se sent plus à sa place à Londres. Elle décide donc de retourner dans les Cornouailles pour être auprès de sa grand-mère et de sa mère. Arrivée là-bas, elle va se rendre compte que cet endroit cache de nombreux secrets et que les apparences ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Lucy est une jeune femme combative qui, contrairement à ce que l’on peut craindre au départ, ne va pas se laisser abattre et mener les combats qui s’imposent. Elle a de nombreux points communs avec sa grand-mère Maggie, que l’on suit pendant son adolescence, dans les années 40. Indépendante, fière, croquant la vie à pleine dent, Maggie va vivre une adolescence passionnée et rythmée par ses coups de cœur et ses envies. Pourtant, à cette époque, la condition des jeunes femmes n’est pas celle de maintenant et Maggie, qui rêve de grandes choses, va l’apprendre à ses dépens…. Le troisième personnage important de cette histoire est Alice. Réfugiée dans la ferme de la famille de Maggie, Alice sort tout juste de l’enfance et voue une admiration pour cette ainée à qui tout semble réussir. Pourtant, entre les deux filles, rien ne sera simple et cette relation particulière va nous tenir en haleine.

Ce roman est une belle fresque familiale. Au fil des chapitres, nous faisons des vas-et-viens entre passé et présent, ce qui est très prenant et, en même temps, très frustrant. La plume de l’autrice est vive, très visuelle et elle m’a transportée au cœur des Cornouailles et de la campagne anglaise. Je me suis attachée à tous les protagonistes et je trouve que l’autrice fait une place de choix à ses héroïnes, en leur donnant du caractère et en les dépeignant comme des battantes, attachées à leurs valeurs et en même temps tellement modernes. Ce livre est aussi l’occasion de mettre en lumière les difficultés que connaissent les agriculteurs de nos jours et les efforts qu’ils sont obligés de fournir afin de se renouveler et de sauver leurs exploitations.

Pour conclure, je me suis régalée lors de la lecture de « la ferme du bout du monde ». Ce roman est une bouffée d’oxygène qui vous emportera sur les côtes anglaises et vous vous laisserez, sans nul doute, séduire par cette jolie famille qui cache, sous son apparent sourire, de nombreux secrets.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Préludes
Retrouvez également ce roman sur le site des éditions « le livre de poche »

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La librairie des rêves suspendus d’Emily Blaine

la librairie des rêves suspendus

Romance contemporaine – Livre sorti le 5 juin 2019

Editions Harlequin – Collection &H

Service Presse

Ma note : 3,5/5

 

Je remercie les éditions Harlequin et la plateforme NetGalley pour m’avoir permis de découvrir ce roman au moment du « Challenge NetGalley ».

Résumé : Entrez dans un monde où tout devient possible…
Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu  : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de bad boy que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier…
Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir  : celui de vivre leurs rêves. 

 

L’avis de #Lilie : Emily Blaine fait partie des autrices qui, depuis quelques années maintenant, m’accompagne tous les étés avec ses romances. Son dernier roman n’a pas fait exception à la règle même si, pour une fois, le coup de cœur n’a pas été au rendez-vous.

Nous faisons ici connaissance avec Sarah, jeune libraire charentaise, en proie à de grosses difficultés financière. Alors qu’elle envisage de mettre la clé sous la porte, un ami lui propose d’accueillir Maxime, un acteur au tempérament de feu, qui doit effectuer des travaux d’intérêts généraux suite à un énième débordement. Entre ces deux protagonistes que tout oppose, comment va se passer la cohabitation?

Sarah est une amoureuse des livres. Toujours en train d’en acheter pour sa librairie ou à essayer d’attirer de nouveaux lecteurs, elle se réfugie dans cet univers de papier pour éviter d’affronter la réalité et ses difficultés. Sérieuse, idéaliste, rêveuse, elle est aussi profondément gentille et fait passer ses livres avant tout ! A l’inverse, Maxime est un écorché vif, qui vit sur les chapeaux de roue et qui n’a pas l’habitude de nouer facilement des relations humaines. Il a peu d’amis et ne souhaite pas faciliter la cohabitation avec la jeune libraire. Pourtant, elle va rapidement prendre un tour inattendu.

Cette année, cette romance n’a pas totalement réussi à faire mouche avec moi. Pourquoi ? La première raison, c’est que les personnages, même s’ils sont attachants, sont un peu trop caricaturaux pour moi. La romance est là pour nous faire rêver mais là, j’ai eu du mal à croire à leur histoire et à l’évolution de leur relation. Malgré cela, la plume d’Emily Blaine fait toujours des miracles car comme toujours, quand on commence son roman, on a du mal à le poser et on a des petits papillons dans le ventre à de nombreuses reprises. La double narration nous permet d’avoir les points de vue des deux protagonistes et de mieux comprendre leur cheminement et certaines de leurs réflexions. Enfin, ce roman est un manifeste pour la défense des petites librairies, qui sont des commerces qui ont parfois du mal à survivre mais qui sont des havres de paix où tout un monde de rêve et d’imaginaire et à notre portée de mains.

Pour conclure, « La librairie des rêves suspendus » est une romance contemporaine plaisante. Elle nous permet de passer un bon moment de lecture et de s’évader. Pour ma part, ce roman a manqué de piquant et de surprises et ne m’a pas permis d’atteindre mes rêves suspendus.

 

liens utiles

Retrouvez tout l’univers d’Emily Blaine ici
Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin
Retrouvez également ce roman sur Amazon

 

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