LES CHRONIQUES DE L’UNIVERS, tome 1 : La thrombose du Cygne de Marazano et Römling.


Dans un futur lointain, la Terre est en paix dans une société démocratique universelle, et la science a rendu le voyage dans le temps et la connaissance des civilisations extraterrestres possibles. Mais les Terriens ont décidé de rester cachés des Aliens, préférant envoyer des émissaires secrets estimer leur niveau de menace éventuel. Un jour, un groupe d’étudiants de cette Académie disparait alors qu’il explore une galaxie jusque-là inconnue, précipitant ses membres à la recherche des « Chroniques de l’Univers », un ouvrage légendaire qui contiendrait l’ensemble de l’histoire des civilisations de l’univers…

Vous ne le croirez peut-être pas, mais la science-fiction est l’un de mes genre de prédilection. J’adore me perdre dans dans des mondes imaginés au delà de toutes notions scientifiques actuelles. Le résumé alléchant a fini de me convaincre à découvrir cette nouvelle bande dessinée.
Une bande de jeunes étudiants accompagnés d’un professeur hors norme et atypique dérive au delà des galaxies. Tout en se rapprochant de l’étoile du Cygne, un phénomène étrange et unique se produit, une thrombose, envoyant le vaisseau spatiale sur une planète à l’intérieur de l’étoile. Curieux et quelque peu déstabilisés par ce rebondissement, ils décident de visiter ce qui ressemble à un temple. Leur découverte est des plus étranges et leurs vies en danger.

 

Ce premier tome pose des bases spectaculaires pour une histoire qui à première vue va dégommer. Une bande de jeunes fougueux et ivre d’apprendre. Leurs caractères s’entrechoquent souvent. Un professeur énigmatique et un passager curieux. Une aventure aux nombreux rebondissements. Et une découverte qui annonce bon nombre de déconvenues. Les illustrations sont parfaites pour l’ambiance créée. Dans les tons sombres et énergiques qui évoluent au fil des cases. Un scénario hypnotisant à tel point que j’en regrette les 56 pages. J’en attends beaucoup de la suite qui je l’espère sera dans le même état d’esprit et pourquoi pas davantage explosive. Un univers incroyable qui n’a pas encore dévoilé son potentiel. Affaire à suivre donc ! Si vous aimez cette atmosphère, cette BD est faite pour vous.

 

Une chronique de #Esméralda

My Bad Roméo de Lina Hope

Romance contemporaine – Livre sorti le 17 juin 2020

Editions Harlequin – Collection &H

Service presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui, via la plateforme Netgalley, m’ont permis de découvrir ce roman.

Résumé : Parviendront-ils à s’aimer sans se détruire ?
Sa vie n’est que ténèbres. Du moins, c’est ce dont Romeo est persuadé. De retour à New York après avoir tenté de fuir ses démons, il remonte sur la scène mythique du Roxy, à la tête de son groupe. Seule la musique peut encore donner un sens à sa vie. La musique, et cette fille au regard océan, qui bouleverse son monde du jour au lendemain…
Lorsque Juliet aperçoit Romeo Black sur scène alors qu’elle sort fêter son anniversaire, le regard du beau brun l’électrise immédiatement. Il émane de lui une aura sauvage et ténébreuse, qui l’envoûte, et il la fixe avec une telle intensité qu’elle en oublierait presque les avertissements de la gérante du bar : cet homme torturé n’est pas pour elle. Pourtant, ce soir, pour ses 21 ans, Juliet n’a pas envie d’être raisonnable… 

 

L’avis de #Lilie : Une romance dans le milieu de la musique ? Voilà un petit moment que je ne m’étais pas plongée dans cet univers là. Tentée par un résumé efficace, je me suis plongée avec joie dans ce roman qui m’a procurée des émotions incroyables !

Nous faisons d’abord connaissance avec Roméo. Leader du groupe les Nyx, il a fuit New-York suite à la mort de sa petite amie et cherche désormais du réconfort en se droguant. Lors de son retour, il fait la connaissance de Juliet, une artiste torturée, qui cherche juste à s’amuser. Mais seront-ils capables de seulement s’amuser ? Roméo est-il prêt à tourner la page ? Et Juliet, que cache-t-elle derrière ses pinceaux et son sourire ?

Juliet est une étudiante en arts. Elle a fuit Londres et s’est installée dans la grosse pomme pour prendre un nouveau départ. Grâce à sa coloc Nikka, elle a trouvé un petit boulot au Roxy pour arrondir les fins de mois. Juliet est une femme forte, mais fragile aussi, et qui a de belles valeurs.  Quand elle croise Roméo, elle pense d’abord à s’amuser mais essaie ensuite de l’aider, du mieux qu’elle peut. La tâche va s’annoncer difficile car Roméo est un homme brisé, qui a perdu toutes ses certitudes et qui a bien du mal à croire en l’avenir. Il se réfugie dans la drogue pour fuir ses pensées noires et il ne veut plus s’attacher. Pourtant, Juliet va avoir un effet inattendu sur lui mais osera-t-il reprendre le risque de s’attacher ? 

Tous les deux, ils vont jouer au chat et à la souris pendant une bonne partie de l’intrigue. Néanmoins, je ne me suis pas lassée et j’ai vécu de véritables montagnes russes émotionnelles lors de cette lecture. En effet, on passe du sourire à la colère en l’espace de quelques lignes et certaines scènes font même monter les larmes aux yeux tant l’autrice nous embarque totalement dans cette histoire. Sa plume est visuelle, addictive et il est difficile de lâcher ce roman une fois que vous l’avez commencé. Autour du couple « vedette », il y a de nombreux autres protagonistes qui ont tous un caractère bien affirmé et qui seront là pour les épauler. Les autres membres des Nyx et Nikka sont des personnages qui ont encore beaucoup à nous révéler et j’espère les retrouver ultérieurement, pourquoi pas dans des spin-offs ? Le seul bémol que je mettrais est sur la fin, que je trouve un peu rapide et aussi car j’en aurais voulu encore plus !!

Pour conclure, « My bad Roméo » est une belle romance contemporaine où se côtoient drogue, sexe et rock. Juliet et Roméo sont deux personnages complexes, avec des fêlures et vous verrez que leur histoire n’est pas forcément ce qu’on appelle un conte de fées. Néanmoins, ils sauront vous rendre accro à eux et vous aurez bien du mal à les quitter, une fois cette histoire terminée.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

               

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R. J. Ellory

Uchronie/thriller – Livre sorti le 4 juin 2020

Editions Sonatine

Service Presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier les éditions Sonatine qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : La vérité est plus forte que tout.
C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s’aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine.
Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative, à mi-chemin entre 22/11/63 de Stephen King et les thrillers paranoïaques des années 1970, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?

 

L’avis de #Lilie : J’ai eu la chance de rencontre R.J. Ellory à l’automne dernier. A cette occasion, il avait évoqué son nouveau roman qui venait de sortir en version originale et il avait expliqué aux lecteurs présents qu’il avait voulu parler de Kennedy car, selon lui, les européens ont une image un peu biaisée de lui. Il voulait donc, dans son nouveau roman, apporter un nouvel éclairage sur la personnalité de l’ancien Président et il avait voulu imaginer ce qui aurait pu se passer s’il n’avait pas été assassiné en novembre 1963.

Ce roman est donc une uchronie, c’est à dire une réécriture de l’histoire en modifiant un événement du passé. On découvre que Kennedy est toujours en vie en juillet 1964. Il prépare la convention des démocrates pendant laquelle il espère obtenir la possibilité de briguer un second mandat. Pourtant, cette possibilité n’est pas une évidence. Pourquoi ? Qui est l’homme derrière l’image du Président ? Est-il celui qu’il semble être ?

En parallèle, le lecteur fait connaissance avec Mitch Newman. Photographe free-lance, il vivote et n’a pas de véritable objectif dans sa vie. Un jour, il apprend que son ex petite-amie, Jean, s’est suicidée. Intrigué, il se rend chez elle et comprend très vite que ce suicide n’en est peut-être pas un. Que va découvrir Mitch ? Quelle était la dernière « enquête » de Jean  ? Qu’est-ce qui pourrait expliquer son geste ?

Mitch a tout du reporter paumé. Pourtant, quand on lui annonce la mort de Jean, il prend les choses en main et replonge, la tête la première, dans le frisson de l’investigation. Il est persévérant, débrouillard, un peu tête brûlée mais aussi un homme sensible, avec des valeurs qui souhaite, plus que tout, que la vérité éclate. Au fil de ses investigations, qui l’entraîneront de Washington à Dallas, il va mettre le doigt sur des choses qui le dépassent mais il ne lâchera rien tant qu’il n’aura pas toutes les réponses à ses questions. L’autre protagoniste majeur du roman, c’est John Fitzgerald Kennedy. On découvre ici un autre aspect du président qui a, il faut bien l’avouer, une image de « Golden boy ».  Derrière son grand sourire, on découvre un homme avec une vie pas si parfaite, ponctuée par ses infidélités et de nombreux problèmes de santé. Il est également fragilisé politiquement car sa réélection est loin d’être acquise et on entraperçoit tous les rouages qui se mettent en marche pour essayer de l’emmener vers la victoire.

C’est la première fois que je lis un roman de RJ Ellory. Ainsi, je ne peux pas comparer celui-ci avec ses romans plus noirs mais je dois dire que j’ai passé un excellent moment de lecture. Tout d’abord, il nous livre ici une uchronie sur fond de thriller politique qui est palpitante. En effet, on en apprend plus sur l’entourage du Président et sur tous les services qui ont pu l’aider dans sa fonction. L’enquête menée par Mitch est intéressante, pleine de rebondissements et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.  Ensuite, j’ai été captivée par la plume de l’auteur. Très documentée, en prenant appui sur des personnes ayant existé, il livre ici une autre réalité et aussi un nouveau regard sur JFK. Les chapitres s’enchaînent, passent de protagonistes en protagonistes et loin de nous perdre, cette technique nous embarque dans une course folle dont la conclusion est surprenante. 

Je recommande donc « le jour où Kennedy n’est pas mort » à tous les amateurs d’uchronie et de thrillers politiques. Ce roman est une belle réussite qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’à la fin même s’il écorne, sans aucun doute, l’image quasi-parfaite que l’on pouvait avoir de JFK.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Sonatine

 

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Ceux qu’on aime de Victoria Hislop

Littérature anglaise – Livre sorti le 10 octobre 2019

Editions Les Escales

Service Presse

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions « Les Escales » qui, via la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir le roman de Victoria Hislop.

Résumé :Une odyssée familiale puissante et passionnante.
Le grand retour de Victoria Hislop à la saga historique.

Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l’occupation allemande, la Grèce fait face à de violentes tensions internes. Confrontée aux injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s’engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, au nom de la liberté. Arrêtée et envoyée sur l’île de Makronissos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.
Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté,
consciente qu’il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir.

 

L’avis de #Lilie : J’ai connu Victoria Hislop lors de mon voyage en Crète, en 2013. Elle venait de sortir son premier livre, « l’île des oubliés », qui évoquait l’île de Spinalonga que je venais de visiter. De retour en France, je me suis précipitée en librairie pour acquérir ce roman que j’ai dévoré en un rien de temps. Depuis, j’attends toujours avec impatience la sortie de ses nouveaux romans.

Ce roman se déroule à Athènes entre 1930 et nos jours. On découvre la vie de Thémis, une grand-mère grecque qui décide, suite à une réception chez elle, de raconter ce qu’elle a vécu à ses petits-enfants. Grand-mère aimante et taiseuse, Thémis cache en elle le poids des souffrances vécues sous l’occupation, le feu de son engagement auprès des communistes et les sacrifices qu’elle a dû accepter de faire par amour pour ses enfants.  Avec, en toile de fond, la vie politique grecque, Thémis raconte tout pour que la mémoire de ses combats perdure après elle.

Au début du roman, Thémis est une petite fille. Très vite, elle a appris à se taire face aux disputes de ses deux grands frères, Panos et Thanasis, et les persécutions de sa grande sœur Margarita. En grandissant, elle se forge des idées assez nettes, en opposition avec « la barbarie » de l’extrême droite et elle s’enrôle dans l’armée communiste. Là-bas, au nom de ses idéaux, elle va découvrir la face cachée de cette idéologie et faire des rencontres qui vont changer son destin. Elle va vivre avec le poids de ses expériences tout au long de sa vie et gardera tout cela pour elle. Thémis est une femme forte, de valeur, idéaliste et qui essaie de faire passer sa famille avant tout le reste. Son grand frère Panos est un homme de conviction, en perpétuelle opposition avec Thanasis qui a fait le choix d’adhérer à la pensée collective. Ce dernier va connaitre un destin assez tragique et son évolution est intéressante. Contrairement à ce que je pensais au début, je me suis attachée à lui car malgré son apparente dureté, il est très attaché à sa famille et ne supporte pas les injustices. 

Ce que j’aime chez Victoria Hislop, c’est qu’elle ancre toujours ses histoires dans un contexte historique réel. Ici, on suit en trame de fond les rebondissements et les révolutions qui ont secoué la Grèce de 1940 à 1981. Comme toujours, on apprend beaucoup de choses tout en se passionnant pour le destin des différents protagonistes qu’elle met en scène. J’adore découvrir des pans de l’Histoire qui me sont inconnus et ainsi mieux comprendre, parfois, ce qui se joue de nos jours. La plume de l’autrice est très visuelle et émotionnellement forte. En effet, on est en totale immersion, en plein cœur de la Grèce que l’on prend plaisir à découvrir au fil des pages. Les personnages ont du caractère, mais sans jamais tomber dans la caricature, on s’attache à eux, et j’ai tremblé, souri au côté de Thémis. 

Pour conclure, si vous aimez les histoires qui se passe dans un contexte historique réel, je ne peux que vous recommander les romans de Victoria Hislop. « Ceux qu’on aime » nous entraîne à la découverte du destin de Thémis, une petite fille qui deviendra une femme pleine de convictions et de secrets, pour le bien de sa famille. Un destin touchant et une lecture entraînante qui ne vous laisseront sûrement pas de marbre.

 

 

Retrouvez ce roman sur le site « Lisez »

 

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Not made for love d’Alfreda Enwy

Romance contemporaine – Ebook sorti le 22 avril 2020

Editions Harlequin – Collection &H

Service Presse

Ma note : 5/5 mentions « coup de coeur » et « Incontournable »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour leur confiance et pour m’avoir permis de découvrir ce roman grâce à la plateforme Netgalley.

Résumé : Elle n’est pas prête à aimer, mais il est là pour lui apprendre.

L’amour, Avery y a renoncé. Elle ne peut donner à un homme ce qu’il désire, elle le sait. Alors quand Wade, le canon que la fac lui assigne comme tuteur, se dit prêt à tout pour la séduire, elle le prévient aussitôt qu’il perd son temps. Personne, pas même ce séduisant étudiant en art, ne peut changer celle qu’elle est devenue. Pourtant, avec son regard bleu océan qui rend dingues toutes les autres filles, il est loin de la laisser indifférente. Et, quand il propose de lui donner des cours particuliers à l’approche des partiels, elle sent combien il lui sera difficile de s’en tenir à sa résolution. Ça tombe mal : Wade ne reculera devant rien pour la faire craquer…

 

L’avis de #Lilie : Sensible à la plume d’Alfreda Enwy, j’attendais, avec un mélange d’excitation et d’appréhension, ce spin-off de « Ne crois pas que tu m’aimes » consacré à Avery, la petite sœur d’Autumn. Je vous rassure, les doutes se sont envolés au bout de quelques lignes et j’ai été, une fois encore, totalement conquise par cette histoire.

Ce roman se déroule en parallèle de « Ne crois pas que tu m’aimes ». Avery est entrée à la fac et fuit de plus en plus la maison familiale. Elle ne s’y sent plus à l’aise et veut tout mettre en oeuvre pour réussir ses études. En difficulté en histoire de l’art, elle décide de faire appel à un tuteur et rencontre Wade. Aussi insupportable qu’irrésistible, le jeune homme arrivera-t-il à percer la carapace de cette jeune étudiante méfiante ? Pourquoi tient-elle tant à mettre les gens à distance ? 

Avery a été traumatisée par l’épreuve subie quelques années auparavant. Elle fuit la gent masculine et ne se sent pas digne d’être aimée. Manquant totalement de confiance en elle, elle se réfugie dans la lecture et le dessin pour fuir le monde réel. Ainsi, quand Wade commence à s’intéresser à elle et lui demande de lâcher prise, elle va passer par de nombreuses phases de doute mais elle ne sera pas seule pour y faire face. Tout d’abord, sa sœur sera un soutien inconditionnel et l’aidera à ouvrir les yeux. Ensuite, Wade va se révéler être un homme sensible, à l’écoute et totalement en phase avec elle. Ils ont tous les deux les mêmes valeurs, beaucoup de centres d’intérêt commun et surtout, il saura se montrer patient. Enfin, elle peut aussi compter sur Robin, sa meilleure amie, extravagante mais aussi capable de poser les choses pour les remettre à plat. J’ai adoré tous les protagonistes de l’histoire car ils amènent tous leur pierre à l’édifice et cela permet de ne pas être tout le temps auto-centrer sur « le couple star ».

Encore une fois, cette romance d’Alfreda Enwy a fait mouche ! Sa plume addictive et visuelle m’a touchée en plein cœur. En effet, impossible de retenir quelques larmes en voyant Avery douter ou raconter le calvaire qu’elle a vécu. On rit également, on a le cœur qui se serre par moment, bref, émotionnellement parlant, ce roman est une véritable montagne russe qui vous emporte à fond la caisse. L’évolution de la relation entre les deux personnages principaux est mignonne, elle ne va ni trop vite, ni trop lentement, et leur permet de poser des bases solides pour une histoire à long terme. Je me suis laissée totalement happée par l’intrigue qui nous parle, au-delà de l’histoire d’amour, des difficultés de se reconstruire et qui interroge aussi sur les violences faites aux femmes.

Pour conclure, « Not made for love » est un excellent spin-off de « Ne crois pas que tu m’aimes ». Une nouvelle fois, la plume d’Alfreda Enwy m’a complètement happée et j’ai adoré découvrir la jolie histoire entre Wade et Avery, deux étudiants en arts qui se rencontrent par hasard et qui vont devoir s’apprivoiser s’ils espèrent vivre une belle histoire.

 

Retrouvez ici mon avis sur « Ne crois pas que tu m’aimes »
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

Les demoiselles du Cap Fréhel – Indomptable Anne de Léna Forestier

Romance historique – Livre sorti le 1er avril 2020

Editions Harlequin – Collection Aliénor

Service presse

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui, via la plateforme Netgalley, m’ont permis de découvrir ce premier roman de leur nouvelle collection Aliénor.

Résumé : Manoir de Keroual, Bretagne, An II (1794)
Ses lèvres étaient tièdes et soyeuses, au point qu’Anne eut envie d’y mordre doucement. Envie d’être audacieuse, en cette période de troubles qui faisait de demain un horizon incertain. Demain avait de toute façon une saveur d’interdit, tout comme Malo Jakez, cet homme incroyable, ancien corsaire du roi et conteur émérite à qui elle mentait depuis leur rencontre houleuse sur la lande. Car Malo incarnait tout ce qu’elle exécrait et portait le flambeau d’une République qui avait ruiné les siens. Un homme à qui elle ne pourrait jamais se lier, à moins de vouloir en perdre la tête pour crime de chouannerie…

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert la plume de Léna Forestier récemment. Lorsque j’ai appris qu’une romance historique écrite par elle sortait, la première de la nouvelle collection « Aliénor », je me suis laissée tenter alors que je ne suis pas une grande lectrice de ce type de romance.

L’histoire se déroule pendant la Révolution Française, dans une période d’instabilité politique et sociale. En Bretagne, les Chouans se révoltent contre la République et ne digèrent pas que les révolutionnaires aient guillotiné Louis XVI et Marie-Antoinette. Malo Jakez est envoyé par la Convention pour trouver et faire exécuter les têtes pensantes du mouvement royaliste. Mais en ce baladant près des falaises, il rencontre Anne de Keroual qui va faire vaciller son cœur et ses certitudes. Ancienne noble, Anne est-elle prête à se rapprocher d’un révolutionnaire ? Mystérieuse, est-elle celle qu’elle paraît être ? Et Malo est-il prêt à tout pour aller au bout de ses projets ?

Anne de Keroual est une ancienne noble qui a perdu ses titres avec l’abolition des privilèges du 3 août 1789. Avec ses frères, ils ont pu conserver leur domaine et ils ont conservé une certaine aura dans la région. Anne est une femme qui ne croit plus à l’amour mais qui a des idées et qui entend bien les défendre. Même si elle ne souhaite pas un retour à l’ancien régime, elle est farouchement opposée à toute la répression violente exercée par les membres du Comité de Salut Public. Lorsqu’elle rencontre Malo, une alchimie immédiate se fait sentir. Pourtant, quand elle apprend qu’il est là pour servir le gouvernement révolutionnaire, elle veut s’éloigner… mais en sera-t-elle capable ? Malo a grandi près de Keroual et après avoir navigué pendant des années, il s’est investi dans le mouvement révolutionnaire pour défendre l’égalité et la liberté. Bercé par les philosophes des Lumières, il incarne l’idéal révolutionnaire et espère voir naître une société où tous les citoyens pourront être libres et égaux. Lorsqu’il voit Anne sur la lande, il est ébloui par cette femme qui s’habille comme un homme et qui ne ressemble à aucune autre. Entre eux, les barrières et les obstacles seront omniprésents mais l’amour sera-t-il le plus fort ? J’ai aimé les deux protagonistes car malgré leur antagonisme apparent, ce sont deux personnes qui rêvent d’une société basée sur les droits, le mérite et la liberté.

Je ne suis pas une grande lectrice de romance historique mais je suis une passionnée d’histoire. Tout cela est bien paradoxal et cette lecture me prouve que j’ai bien tort de négliger ces romances. Ce que j’ai vraiment aimé ici, c’est l’imprégnation dans le contexte historique et les nombreuses références à tout ce qui a pu se passer pendant la Révolution Française. On est aussi plongé au cœur de la révolte Chouans et on a l’impression d’y être! La plume de l’autrice est vive, efficace et très visuelle. En effet, on est propulsé sur les côtes bretonnes, on peut voir les vagues s’écraser sur les falaises et sentir l’air iodé nous fouetter le visage. Émotionnellement, Léna Forestier ne nous ménage pas et elle nous fait trembler, sourire et même pleurer. J’ai bien eu du mal à poser ma liseuse avant d’avoir vu le point final tant l’intrigue est prenante et riche en rebondissements. L’histoire d’amour est présente mais elle n’écrase ni les intrigues familiales, ni les intrigues liées au contexte historique. En bref, j’ai été conquise !

Pour conclure, ce premier roman de la collection Aliénor des Editions Harlequin est une belle réussite. Cette histoire d’amour entre deux protagonistes que tout semble opposer est palpitante et vous entraînera en plein cœur de la révolte Chouans. 

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

 

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Est-ce que Maxence embrasse bien ? de Christelle Da Cruz

Romance sentimentale/chick-lit – Ebook sorti le 6 mai 2020

Editions Harlequin – Collection HQN

Service presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour leur confiance et pour m’avoir permis de découvrir ce roman en avant-première grâce à la plateforme Netgalley.

Résumé : Trentenaire, célibataire… mais pas encore désespérée !
Se faire larguer après dix ans de relation et emménager seule pour la première fois de sa vie ? Ce n’est pas tout à fait ce que Caroline avait imaginé pour ses trente ans. Perdue au milieu des cartons (et dans sa vie), elle tombe sur son vieux journal intime et y redécouvre les questions qu’elle se posait quand elle avait quinze ans.
Est-ce que tu es heureuse ?
Est-ce que Love Actually est aussi bien que tu l’espérais ?
Est-ce que Maxence embrasse bien ?
Justement, elle n’a rien de prévu dans les prochains mois, si ce n’est sortir avec ses amis pour oublier son ex. Alors pourquoi ne pas en profiter pour chercher une réponse à toutes ces questions ?

 

L’avis de #Lilie : J’avais découvert Christelle Da Cruz avec sa duologie dystopique « Matriochka » et j’avais été conquise par la vivacité de sa plume. Lorsque j’ai appris qu’elle sortait une romance, je me suis précipitée dessus, en espérant ne pas être déçue….et je ne l’ai pas été !

Nous faisons ici connaissance avec Caroline qui vient de se faire plaquer par Thomas. Après 10 ans de vie commune, elle se retrouve seule et en rangeant ses cartons, elle retombe sur son journal intime dans lequel la Caroline adolescente s’interrogeait. Malheureusement, elle n’avait jamais pris le temps de répondre à ces questions et elle va donc se donner pour mission, avec ses amis, de trouver les réponses à ces interrogations. De pari en défi, Caroline va ouvrir une nouvelle page de sa vie totalement inattendue. Réussira-t-elle à mener à bien ces missions ? Arrivera-t-elle à se reconstruire sans Thomas?

Caroline est la protagoniste principale de l’histoire. C’est une héroïne comme je les aime, attachante, un peu naïve et fidèle dans tous les domaines. Elle est aussi optimiste, positive, et elle essaie toujours de faire au mieux pour ne pas faire souffrir qui que ce soit. Assistante sociale à l’hôpital, on la sent impliquée auprès de ses patients et soucieuse de bien faire. Quand Thomas la quitte, elle a un temps de flottement avant de se reprendre et de repartir de l’avant. J’ai beaucoup aimé ce personnage solaire et positif. Avec ses amis Lydia, Louise et Guillaume, ils forment un groupe soudé et plein de ressources. Ils se soutiennent, s’encouragent et sont toujours là les uns pour les autres. Leur amitié fait plaisir à voir et on aimerait faire parti de ce groupe pour partager leurs fous-rires et leurs délires.

Cette romance sentimentale est une jolie réussite. En effet, l’intrigue est originale malgré un point de départ assez banal et on est surpris jusqu’au bout. Le journal intime rythme la vie de Caroline, l’aide  à se poser et à s’interroger sur ce qu’elle veut vraiment pour le futur. Émotionnellement, la plume de l’autrice nous fait passer du rire aux larmes en l’espace de quelques pages et on s’attache rapidement aux personnages, comme s’ils faisaient partis de nos amis. Ce roman est résolument positif, même si des épreuves attendent Caroline et ses amis, et j’ai aimé être attendrie et refermer ce livre avec un grand sourire.

Pour conclure, « Est-ce que Maxence embrasse bien? » est une romance sentimentale qui m’a conquis. Venez découvrir Caroline, jeune trentenaire fraîchement célibataire et franchement décidée à aller de l’avant. C’est joyeux, tendre et pleins de bons sentiments, c’est tout ce dont on a besoin pour passer un bon moment de lecture !

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

 

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Life is short, Love is rare d’Alana Scott

Romance new adult – Livre sorti le 4 mars 2020

Editions Harlequin – Collection &H

Service presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : L’amour s’impose toujours quand on ne l’attend pas
Six ans d’exil, voilà ce que Robin a choisi pour fuir le secret qui le ronge. Six ans à surfer sur les plages du monde entier, loin de son Pays basque natal. Sauf que le meilleur moyen de se libérer de son passé, c’est de lui faire face. Lorsqu’il le comprend, Robin décide de revenir à Bidart, bien déterminé à reprendre le contrôle de sa vie. Mais une rencontre avec une fille à la repartie explosive va à nouveau bousculer ses plans…
Pauline est à un tournant. Bac en poche, elle doit choisir la voie qui l’orientera toute sa vie, et pour cela rien ne doit influer sur son choix. Rien, et surtout pas ce surfeur aussi insupportable qu’irrésistible, rencontré pendant ses vacances à Bidart.

 

L’avis de #Lilie : J’avais eu l’occasion de découvrir la plume d’Alana Scott avec son premier roman édité aux éditions Harlequin qui s’intitulait « Good girls love bad boys » et que j’avais beaucoup aimé. Ainsi, lorsque j’ai appris qu’elle sortait un nouveau livre, je me suis laissée tenter car il s’annonçait prometteur et avait pour cadre le pays basque, une région chère à mon cœur.

Nous faisons ici connaissance avec Robin qui revient chez lui, à Bidart, après 6 ans d’absence. Il retrouve avec joie sa maman et sa soeur Naia, qui lui en veut d’être parti. Dans les allées du camping, il rencontre, par hasard, Pauline, une jeune étudiante venue passer quelques jours avec ses amis. Entre réparties cinglantes et taquineries, ces deux-là ne sont-ils pas fait pour s’entendre ? Pourront-ils se contenter d’une aventure de vacances ? 

Robin a quitté Bidart suite à un drame familial. Il revient, rongé par son passé, mais aussi avec l’envie de retrouver ses racines et rattraper le temps perdu. Surfeur professionnel, il a tout pour plaire : gentil, beau, serviable et avec beaucoup de principes. Pourtant, il a beaucoup de mal à faire la paix avec son passé et, du coup, à avancer. Heureusement, il va pouvoir compter sur son meilleur ami, Greg, et sa sœur Naia. Ils seront tous les deux très présents pour soutenir notre héros et aussi, parfois, pour l’aider à forcer le destin. Concernant Pauline, c’est une étudiante parisienne qui, une fois le bac en poche, est venu se ressourcer au Pays Basque avant d’entamer un job d’été dans la boite de son père. Elle est naturelle, pleine de vie et n’aime pas se laisser marcher sur les pieds. Lorsqu’elle rencontre Robin, les premiers échanges sont houleux ! Pourtant, rapidement et naturellement, ils vont passer du temps ensemble et s’apprivoiser. Ils forment un beau couple et leur alchimie fait plaisir à voir. Rien ne leur sera épargné mais cela rend l’histoire d’autant plus intéressante !

Cette romance est une belle réussite. Tout d’abord, la plume de l’autrice est efficace et addictive. En effet, on rentre très vite dans le vif du sujet et les rebondissements sont nombreux. L’intrigue est cohérente et très prenante. On s’attache rapidement à tous les protagonistes et on vibre à leurs côtés tout au long de la lecture. Émotionnellement, j’ai ressenti de l’amour, de la jalousie, de l’envie mais aussi beaucoup de tristesse. En effet, il est impossible de rester de marbre en lisant ce roman qui prend littéralement aux tripes. La narration à double voix permet d’être au plus près des deux protagonistes et de les accompagner tout au long de cette aventure. Enfin, mention spéciale pour le cadre principal de l’histoire. En effet, pour une fois, l’intrigue ne se déroule pas dans une grande métropole mais dans le sud-ouest de la France, dans une petite commune typique, assez peu connue, et j’ai pris plaisir à redécouvrir Bidart et sa région, qui ont été les lieux de mes vacances pendant de très nombreuses années.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture avec le nouveau roman d’Alana Scott. Les amateurs de romance y trouveront leur compte. En effet, les personnages sont attachants, l’intrigue prenante et les émotions ressenties, au fil des pages, vous feront alternativement sourire et verser quelques larmes. Néanmoins, on termine le roman le cœur léger et avec l’impression d’avoir pris un bol d’air frais.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

 

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Je viens d’Alep de Joude Jassouma et Laurence de Cambronne

Témoignages – Livre sorti le 23 mars 2017

Allary Editions

Service presse

Ma note : 4/5

 

Résumé : Juin 2015, Alep sombre dans le chaos. Comme des centaines de milliers de civils, Joude Jassouma décide de fuir avec sa femme Aya et leur petite fille Zaine.

Depuis trois ans, la Syrie a basculé dans la guerre civile. Les affrontements entre l’armée de Bachar al-Assad et les forces rebelles emmenées par les djihadistes du Front al-Nosra et de l’État islamique deviennent quotidiens. Joude, jeune professeur de français au lycée, refuse de choisir son camp dans un conflit qui n’est pas le sien. Avec sa famille, il se cache, déménage quatre fois pour éviter les bombardements. Puis se résout à l’exil.

Des rives du Levant aux côtes bretonnes, en passant par Istanbul et les camps de refugiés de l’île de Leros, ce livre raconte l’exode d’un enfant des quartiers pauvres d’Alep, amoureux de Flaubert et d’Éluard. L’odyssée d’un héros anonyme qui, au péril de sa vie, a traversé la mer Égée à bord d’un canot en plastique en quête d’une terre d’asile.

Pour la première fois, la plus importante crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale nous est racontée de l’intérieur, à travers le regard d’un réfugié ordinaire.

 

L’avis de #Lilie : La guerre en Syrie, on en entend beaucoup parler à la télévision et en même temps, on en sait pas grand chose. Seule certitude,ça fait des années que ça dure, de nombreux sites historiques ont été détruits et on ne voit pas vraiment comment cela va se terminer. Comme toujours, au moment d’une guerre, ce sont les civils qui sont les premières victimes et qui se retrouvent dans l’impossibilité de poursuivre sereinement le cours de leurs vies.

Nous découvrons ici le témoignage de Joude Joussouma qui a fuit Alep en juin 2015. Il nous raconte sa vie avant la guerre, une vie assez différente de notre vie occidentale. Etudiant en français, il doit se consacrer à ses études mais aussi participer financièrement à la vie familiale. On suit, avec lui, le début du conflit, les premiers bombardements puis la dégradation des conditions de vie. Jeune papa, il décide, avec son épouse, de partir pour tenter sa chance en Europe. Le trajet ne sera pas de tout repos mais au bout, ils auront, ils l’espèrent, une vie meilleure.

Quand on lit ce récit, on ne peut qu’être sonné par la difficulté logistique et émotionnelle que représente un départ. En effet, la route vers l’Occident n’est pas simple à atteindre et la vie des réfugiés ne tient souvent qu’à un fil. Dans le cas de Joude Joussouma, tout s’est plutôt bien enchaîné et il a rejoint sans encombre la Grèce. Là-bas, il a su faire le bon choix, se montrer patient avant d’être sélectionné pour rejoindre l’hexagone. Arrivé en France, il va découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture mais aussi une nouvelle vie à laquelle il ne s’attendait pas.

Ce qui m’a touché dans ce livre, c’est le style assez direct du témoin. En effet, que ce soit dans la joie ou la difficulté, il nous raconte ce qu’il ressent à ce moment-là, sans faux semblant. On le sent attaché à ses racines mais en même temps incapable retourner dans son pays. Tout est trop difficile, tout est détruit, rien ne sera plus comme avant, jamais. D’un autre côté, il trouve peu à peu sa place dans la société française et rêve de s’intégrer totalement. Son histoire est celle de nombreux réfugiés et pourtant, elle est loin de l’image qu’on a souvent d’eux. Pour lui, rien n’est plus important que de mettre ses compétences au service de son nouveau pays.

Enfin, j’ai apprécié les nombreuses annexes à la fin qui permettent d’en savoir plus sur la guerre en Syrie, sur le pays en lui-même et sur les courants religieux existant là-bas. J’ai été ravie de combler ces lacunes dans ma culture personnelle car même si on lit ou on entend beaucoup de choses, ce ne sont pas des thèmes qui sont souvent approfondis dans les médias ou même lors de nos études.

Pour conclure, « Je viens d’Alep » est un témoignage qui se lit vite mais qui laisse des traces. Impossible de rester insensible face à tant de courage et de ténacité mais aussi face à la bêtise humaine qui a, une nouvelle fois, détruit des millions de vie et des traces du passé au nom d’une guerre qui semble sans issue.

 

Retrouvez ce roman en format broché ici
Retrouvez ce roman en format poche ici

 

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Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-Joo

Littérature coréenne – Livre sorti le 2 janvier 2020

Editions Nil

Service presse

Ma note : 4/5 mention « à lire! »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Nil qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ?
En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d’une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. Mais qu’on ne s’y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée – elle est le miroir de la condition féminine tout court.

 

L’avis de #Lilie : J’ai beaucoup entendu parler de ce roman au moment de sa sortie, que ce soit grâce au Hanbo(o)k Club, un groupe consacré à la lecture asiatique, ou grâce à ma libraire qui me l’a rapidement chaudement recommandé. Quand les éditions Nil l’ont proposé via la plateforme Netgalley, je n’ai pas hésité à me lancer dans l’aventure, tout en sachant que j’étais totalement novice dans la littérature asiatique.

Nous faisons ici connaissance avec Kim Jiyoung. Elle vit en Corée du Sud, est mariée et a une petite fille. Un jour, elle se met à parler avec la voix d’autres femmes. Devient-elle folle ? Telle est la question… L’autrice revient alors en arrière et retrace le parcours de la jeune femme en découpant sa vie en six périodes, correspondant à des tranches de vie marquantes mais aussi à des moments de changements dans la société coréenne. On va ainsi suivre son évolution et celle de la Corée du Sud, en parallèle.

Kim Jiyoung est la deuxième fille de sa famille. Elle vit avec ses parents, sa grand-mère, sa grande sœur et son petit frère. Très vite, elle va comprendre que les filles et les garçons ne sont pas traités de la même manière et que leurs places ne sont pas les mêmes au sein de la société. C’est une petite fille qui grandit assez tranquillement, en observant ce qui se passe autour d’elle mais sans jamais faire de vagues. Arrivée à l’adolescence, elle se rend compte à quel point les garçons se sentent supérieurs aux filles et à quel point elles sont considérées comme des objets. Adulte, elle réalise que la société est loin d’être égalitaire, contrairement à ce que les gouvernants voudraient faire croire. Mariée, elle se retrouve dans le dilemme de savoir si elle doit privilégier ses envies ou sa vie de famille, un véritable dilemme moral qui fait mal au cœur.

J’ai beaucoup appris en lisant ce livre. En effet, je ne pensais pas que les femmes étaient aussi peu considérées. Malgré les évolutions législatives, qui sont mentionnées tout au long de l’histoire, la Corée reste une société très patriarcale, avec une place prépondérante des hommes dans les postes à responsabilité et un véritable culte voué aux petits garçons. Même si elles ont de plus en plus de voix, les femmes sont encore victimes de violences, bien souvent morales, et ce roman donne l’occasion de penser à cela et se rendre compte que le chemin de l’égalité est encore bien long. Concernant la plume de l’autrice, elle est entraînante et se laisse lire très facilement. C’est une histoire forte qui délivre un message poignant et qui ne peut laisser le lecteur complètement insensible. 

Pour conclure, ce roman est une belle découverte et mérite le bandeau commercial de « phénomène ». Il est instructif et permet d’en savoir plus sur la condition de la femme en Corée du Sud. C’est une lecture qui m’a également donné envie de prolonger ma découverte de la littérature asiatique, un genre dont je suis peu coutumière.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Nil

 

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