POWER GAMES, tome 2 : Angie, ris ! de Lia Rose.

 
[ ROMANCE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]
Tome 2/3 ou 4
BLACK INK Editions
420 pages
Ma note : 6/5 mention « méga coup de cœur »
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Le résumé :
 
L’univers entier se ligue contre Angie : son merveilleux petit-ami est en fait marié, le job de ses rêves lui passe sous le nez et elle risque l’expulsion pour loyers impayés.
Karma désastreux ? Bienvenue dans la vie d’Angie.
Aussi lorsque le manager de son frère Bo, chanteur d’un groupe célèbre mais avec qui elle a coupé tout contact, lui propose un deal inespéré, elle n’a pas trop le choix.
Sa mission ? Redorer l’image de Bo, salement écornée par son comportement destructeur.
Comment ? En se faisant passer pour la nouvelle conquête de son propre frère.
Glauque vous avez dit ?
Comme si ça ne suffisait pas, elle devient coach de vie auprès de l’ennemi juré de Bo, le rappeur hautement sexy Astro Conti.
Accro à l’adrénaline, bagarreur, ingérable, As cache ses fêlures derrière une façade provocatrice. L’ultime revanche serait de mettre la craquante « copine » de Bo dans son lit !
Tiraillée entre son attirance indécente pour As et sa loyauté pour son frère, un jeu de dupes s’installe dont personne ne sortira indemne.

 
Mon avis :

 

Il est temps que je te parle de ma dernière lecture qui m’a fait vibrer pendant des heures. Une lecture intense où j’ai vécu et ressenti tous les mots. Une lecture puissante et bouleversante où chaque émotion est un uppercut. Une lecture magnifique où l’amour et la haine se côtoient dans un ballet grandiose. Chaque sensations, chaque vibration, chaque douleur, chaque peine, chaque doute, chaque baiser, chaque cri, chaque caresse m’ont plongée dans une histoire d’amour où je n’en suis pas sortie indemne. Au fils des pages, l’intensité m’a prise à la gorge, elle m’a broyée, elle m’a secouée, elle m’a fait pleurer et rire ; j’ai encore toutes ces émotions tapis au creux de mon ventre.

 

Immersion dans le monde du rap, de ses codes. Un monde intransigeant ou manipulation et affrontement par média interposé rythment un quotidien pas glamour. Le rap c’est pour certain malsain, cru et violent. Mais le rap c’est aussi cette magie unique où la poésie rencontre la violence des sentiments et la cruauté de la vie. Le rap peut être merveilleux à celui qui veut se donner la peine d’écouter. Pendant que j’écris, Nekfeu résonne dans mes oreilles, Nekfeu muse de Lia Rose pour son roman. Et c’est sur ce fond musical que je redécouvre Astro Conti, héros malgré lui.

 

Astro ou As, casquette visée sur la tête. Bad boy jusqu’au bout des ongles et tombeur de ses dames. Violent, incontrôlable, coléreux mais extrêmement doué avec les mots. As, c’est la tentation, le diable en personne. C’est un cœur meurtri par la vie. Ce sont des yeux perçants, voilés par la rage de vivre, celle de vivre au travers du danger, des coups et du sang. Cette liberté bravée et interdite, une liberté qui lui coûte le bonheur.

 

Yeux noirs illuminés par la malice et le combat, crinière d’ébène, une physique angélique, Angie, sacrée petit bout de femme au caractère bien trempé, se retrouve sur le chemin d’As. Rencontre foudroyante et épique. Rencontre bouleversante. Angie a traversé tout un continent et un océan pour retrouver son grand frère, rappeur également à Paris, qui s’est fait la malle trois ans plus tôt sans donner aucune explication. Angie a souffert de cette séparation et lui en veut terriblement. Angie est venue remettre sur les rails son grand frère mais le contrat prévoit bien d’autres surprises. Coach de vie, elle va devoir gérer la vie d’As. Insidieusement et avec ténacité, elle va découvrir un homme ravagé, un homme avec des principes et un cœur gros comme un chamallow.

 

Quand le diable rencontre sa diablesse, le combat s’avère ardu. Pas de gagnant et pas de perdant, juste un homme et une femme qui face à face font se mettre à nu.

 

Lia Rose est une auteure que je recommande fortement à toutes les lectrices fan de romance. Sa plume est d’une addictivité à toute épreuve. Sa fluidité, sa manière de jouer avec les émotions et les mots ont été pour moi un pur délice et incroyablement incroyable et stupéfiant. Ce n’est pas une romance toute lisse : des personnages écorchés, une menace en sourdine, des éclats, des cris, des larmes, de la passion, du danger, des moments de plénitude, des amitiés, de la manipulation, des mensonges … Lia Rose manie avec dextérité la psychologie de ses personnages fascinants, les rebondissements donnant à son histoire du mordant et du piquant.

 

Cette romance est mon premier méga coup de cœur. Une histoire qui ne m’a laissé aucun répit, qui m’a transcendé.

 

J’attends le prochain opus avec impatience.
#Esméralda

 
Je remercie l’équipe de Blak Ink Éditions pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

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Mon avis sur le tome 1 : « Jardin d’Eden ».

Vers le site de Black Ink éditions pour tout savoir.

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POURQUOI IL NE FAUT PAS TUER (TOUT DE SUITE) SON VOISIN de Laure Allard-d’Adesky et de Fanny Bernard.

 
[ ROMANCE CONTEMPORAINE ÉPISTOLAIRE – Nouveauté 2019]
Éditions Harlequin – Collection HQN
176 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :

 

Chère voisine, je vous rappelle que vous ne vivez pas seule dans cet immeuble.
Le voisin est un être râleur, intolérant et, dans le pire des cas, aigri  : c’est un fait avéré et bien connu de tous. Le nouveau voisin de Sylvie, lui, est un spécimen particulièrement désagréable. Resté à l’état sauvage, cet individu n’a visiblement jamais appris les bases élémentaires de tout être civilisé. Déjà, il communique avec elle par lettres alors qu’un seul étage les sépare. Ensuite, il la traite de pachyderme et propose de lui offrir en cadeau de bienvenue… une paire de charentaises. Ça tombe bien, car Sylvie n’est pas vraiment une voisine comme les autres elle non plus…

 
Mon avis :

 

Rien de meilleur qu’un titre accrocheur au sens de l’humour, non dissimulé, pour titiller ma curiosité. En effet qui n’a jamais eu envie de tuer son voisin aussi sexy qu’il soit (afin ça dépend, il ne l’est pas toujours ou souvent), quand il met la musique à fond, pile au moment où tu t’endors (pour ne citer qu’un exemple).

 

Sylvie, resplendissante cinquantenaire, était loin de se douter du malotru que pouvait être son voisin de dessous. Insupportable, hautain, enquiquineur de première, tout du vieux garçon insatisfait par sa vie et qui décide de s’en prendre à sa voisine du dessus. Les talons de 10 cm qui claquent à pas d’heure, de la musique d’une autre époque qui retentit à n’importe quelle heure, cette femme a tout pour mettre les nerfs à vifs du voisin désagréable. Ce dernier décide de sa plus belle plume, d’écrire une lettre de bienvenue bien sentie où l’humour noir et bien corsé va ébranler Sylvie. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, car Sylvie telle une boxeuse va rendre coup pour coup et elle ne manque pas d’idées pour se faire entendre.

 

Débute ainsi une correspondance tonitruante et épicée entre deux individus qui ne démordent pas d’un centimètre. Chacun, fier, campe sur ses positions et points de vues, se titillant un manifeste et secret intérêt pour la vie de l’un et de l’autre. Sous couvert de ces échanges épistolaires, une relation très atypique débute et aux périls de leurs santés mentales va bouleverser tant de choses.

 

Lorsque j’ai débuté cette lecture, j’étais loin de me douter que cette romance serait la coéquipière d’échanges épistolaires. Je ne suis pas une très grande adepte du genre et j’ai eu quelques difficultés à m’imprégner dès le départ de l’atmosphère que souhaite les auteures. Rien de mal en cela, car cet aspect est vite compensé par les histoires personnelles des deux protagonistes. Les auteures n’hésitent pas à partager quelques flash back tout en faisant évoluer leur histoire. Très vite, je me suis attachée à ces deux voisins qui ont vécu mille tracas et désillusions. Leurs forces de caractère s’entrechoquent pour des duels de feu de dieu. L’humour n’est jamais trop loin adoucissant les rigueurs de la vie. 

 

Ce quatre mains est un pur enchantement. J’ai été très sensible au fait que cette romance a osé mettre en scène des personnages matures et, surtout, que finalement les secondes chances ne font pas cas de l’âge. Cette histoire est à la fois bouleversante, prenante et révoltante par moment, je l’avoue. Mais il y a ce côté attendrissant qui ne peut que faire chavirer notre cœur. Dans un monde où la modernité règne et que la communication se fait uniquement par machine interposée, j’ai trouvé agréable ces échanges de lettres où une fois de plus prouvent que les mots ont ce pouvoir magique de réunir davantage et de créer des liens insoupçonnables.

 

Te voilà prévenu, avant de tuer ton voisin, tente (ou pas) de lui envoyer, couchées sur un papier, toutes tes rancœurs, qui sait peut être seras-tu surpris du résultat final !?

 


 
Je remercie les éditions Harlequin pour leur confiance.

 

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Vers le site des éditions Harlequin pour tout savoir.

 

 

FAUX AMIS de Linwood Barclay.

[ POLICIER – 2018]
Tome 2/3
Éditions BELFOND – Collection Belfond Noir
Traduit par Renaud Morin
496 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Plume acérée, personnages inquiétants et humour noir : après Fausses promesses, Linwood Barclay livre un nouvel opus riche en suspense pour conter les secrets et mystères d’une bourgade américaine pas si tranquille.
La ville de Promise Falls est sous le choc. L’écran du drive-in vient de s’effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident ? Acte malveillant ? L’impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l’heure de l’explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d’autres crimes non élucidés…
De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d’Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol… Qui apparaissait sur ces films ? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ?
Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l’heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d’unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s’être donné rendez-vous ?

 
Mon avis :

 

Me voici de nouveau dans les rues trépidantes de Promises Falls. Ville à l’apparente tranquillité mais qui depuis de nombreuses semaines, le sort semble s’acharnait sur elle. Ville maudite où le vengeur inconnu sous le couvert du numéro 23 fait régner un chaos sans nom.

 

Nouveaux problèmes, nouveaux soucis et nouveaux tracas. Tous liés ? Alors que le cinéma plein-air fête sa dernière diffusion, à 23h23, son écran se désagrège suite à une explosion faisant quatre victimes. Panique à bord et conjectures de tout horizon fleurissent. L’inspecteur Duckworth, fin limier à la main légère sur les beignets, suit son instinct quant à l’énigme de ce fameux nombre 23. Alors que sa précédente enquête lui trotte toujours dans la tête avec de nombreuses questions non élucidées, il avance tant bien que mal dans cette ville qui ressemble à une véritable jungle. Surtout quand les morts jouent avec les vivants.

 

Pendant ce temps là, la fille d’une des quatre victimes fait appel au détective Cal Weaver, ancien flic de Promises Falls, aucune enquête lui fait peur. Cette nouvelle mission va pourtant le mettre à mal, surtout quand l’honnêteté n’est pas de rigueur et que les mensonges semblent fleurir à tout bout de champs pour finalement un résultant étonnant et effarant.

 

Les deux enquêtes en parallèle finissent par se rejoindre et l’inspecteur et le détective devront mettre en commun leurs efforts pour résoudre une énigme palpitante.

 

Promise Falls devient alors le théâtre d’un désordre sans nom : un bus en feu qui roule sans chauffeur au milieu de la ville et pleine nuit, une tentative d’enlèvement, un meurtre en préparation, des manipulations, de la jalousie … et bien d’autres pour une course à la montre effrénée au cœur d’une course poursuite qui n’annonce rien de bon.

 

Ce second tome est à mon goût bien plus intéressant que le premier. De suite, j’ai retrouvé l’ambiance chère à Promise Falls, une ambiance calfeutrée comme si cette ville était isolée du monde. Des personnages qui ont la patate et aussi caricaturaux qu’il sont, ont cette attrait magnétique. Je retrouve les personnages du premier tome qui continuent leur petit bout de chemin et qui je pense n’ont pas dit leurs derniers mots. Cette nouvelle enquête se rajoute à l’intrigue principale qui est de démasquer qui agit sous le couvert du numéro 23.

 

Lindwood Barclay excelle dans ses mises en scène qui s’entrecroisent et se décroisent, et qui mettent à leur centre ses personnages haut en couleurs où les surprenants rebondissements ont le mérite de créer un suspense haletant. J’aime beaucoup sa plume. Car si le polar se veut rigoureux et noir, la plume de l’auteur à cette légèreté voire humoristique. Un contraste étonnant et épatant !

 

J’ai hâte de découvrir le dénouement de cette trilogie. Y a pas à dire Lindwood Barclay sait mettre l’eau à la bouche.
 

 
Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

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Découvre mon avis sur le premier tome de la trilogie « FAUSSES PROMESSES ».

Vers le site de Lisez.com, pour tout savoir.

Découvre le site officiel de Lindwood Barclay.

 

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DANS LA VALLÉE de Hannah Kent.

 
[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – 2018]
Éditions LES PRESSES DE LA CITE – Romans étrangers
Traduit de l’anglais (Australie) par Karine Reignier-Guerre
480 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

 » Certains êtres sont différents. Ils sont nés comme ça, sur le bord du monde. Ils savent voir ce que d’autres ne voient pas. Pour eux, les rivières ne coulent pas de la même façon. « 
Le temps semble s’être arrêté dans ce village du sud de l’Irlande égaré dans la vallée et battu par la famine. Nóra Leahy a perdu son mari et sa fille et se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, Nóra s’en souvient : quelques années plus tôt, Micheál marchait et commençait déjà à parler. Que lui est-il arrivé ? A-t-il été changé, remplacé pendant la nuit par les fées qui auraient posé une autre créature dans le berceau ? Est-ce à lui que la vallée doit la malédiction qui la frappe ? Mary, la jeune servante que Nóra vient d’engager, se laisse impressionner par les commérages du village et les rapporte à sa maîtresse. Ensemble, les deux femmes se mettent
en quête de la seule personne en mesure de sauver Micheál : une originale, qui vit seule dans la lande et parle le langage des plantes. Car, même si tout le monde s’en méfie, on sait que la vieille Nance Roche a le don. Qu’elle communique avec le peuple invisible. Et qu’il n’y a qu’elle pour faire revenir ceux qui ont été enlevés…

 
Mon avis :

 

DANS LA VALLEE est une extraordinaire découverte. Une de celle qui marque au plus profond de soi. Après un début très compliqué, je suis sortie de cette lecture abasourdie et ébahie.

 

DANS LA VALLEE s’inscrit dans ces romans intemporels. Ceux qui relatent avec passion, réalisme et honnêteté la vie oubliée des contrées lointaines. Hannah Kent plonge le lecteur au cœur d’un village désœuvré d’une Irlande démunie. Un village où survie et bravoure se côtoient impitoyablement. Un village niché dans une vallée battue par les vents où le soleil écrasant alterne avec l’hivers rigoureux, entouré de montagnes. Des champs à perte de vue, des chemins de terres, des chaumières de terres et de joncs, des feux de tourbes, des vaches, des jardins de pommes de terre, un puits, ô lieu de rencontre féminine, un forgeron, une église, une guérisseuse. Tableau loin d’être idyllique d’un monde rural et rude. Les médecins sont quasi inexistants et sont véritablement hors de prix. Lorsque la maladie frappe, les paysans s’en remettent à l’Eglise où alors vont voir en toute discrétion la guérisseuse. Nance Roche vit à l’extérieur du village avec sa chèvre et ses poules. Sa chaumière est à l’image de sa propriétaire : ordonnée, propre et accueillante. Des herbes, fleurs et plantes sèchent et diffusent une agréable odeur. L’herboriste connaît méticuleusement les plantes qui doivent être associer aux maux. Nance Roche, vieille femme aux yeux voilés par les années et la dureté de la vie, possède également le don. Un don aussi étrange que nécessaire : celui de comprendre le monde caché où vivent les Fairies, les Bonnes Gens. Les croyances et les légendes peuplent les rituels, le quotidien et les soirées autour du feu. C’est un monde craint de tous. Les arbres d’aubépines sont leur royaume, les nuits leur monde, les rivières, les arbres leur terrain de jeux et les humains leur pitance. Ils s’en prennent aux mortels en leur jouant de mauvais tours et peuvent également  s’en prendre aux plus petits d’entre eux en les enlevant et en mettant à leur place des êtres curieux et abominables, des changelin.

 

C’est ce que croit dur comme fer Nora Leahy au sujet de son petit fils de quatre ans. Micheal était un petit garçon tout à fait normal lorsque petit à petit il a arrêté de parler et de marcher. Ses jambes se sont peu à peu atrophiés. Ses nuits sont devenus le berceau de cris épouvantables. Un monstre ! Un être abominable ! Un changelin ?! Nora est convaincue que ce n’est plus son petit fils et les Fairies l’ont emporté dans leur royaume laissant à sa place cette chose. Aidée de sa servante Mary qui s’occupe du petit Micheal, Nora décide de faire appel à Nance dans le but de retrouver son enfant. Nance lui assure qu’après plusieurs méthodes, elle le retrouvera tel qu’il était quelques années plus tôt.

 

Entre superstition et réalité, le gouffre est immense. Le danger guette. Les rumeurs circulent. Le curé éructe. Les aléas et la pauvreté malmènent un village qui ne sait plus où donner de la tête. Tous les maux semblent provenir de Nora et sa famille et de Nance Roche. Qu’en sera t’il des conséquences ? Désastreuses ou merveilleuses ?

 

Hanna Kent de sa plume poétique et exigeante transporte le lecteur aux côtés de ces villageois qui mènent une vie loin de tout repos. Elle relate avec audace ses vies aussi extraordinaires qu’éprouvantes et désobligeantes. De descriptions en descriptions, d’événement en déconvenues, des drames à l’espoir, ce roman est une pure merveille. Celle où la réalité joue avec la frontière de l’irréel, celle où l’horreur remplace l’irrationnel, celle où l’espoir donne un but ultime : la normalité. La normalité dans un monde emprunt de rites et de croyances d’un autre âge. Ce monde en confrontation perpétuel avec la modernité qui règne dans les plus grandes villes. Un monde méconnu qui n’est plus. Un monde cruel et effrayant. Un monde inquiétant.

 

DANS LA VALLEE est un livre choc. Ne pas y être insensible est impensable. J’ai vite été embarquée dans un univers aussi étrange que prenant. Cette virée dans ce monde m’a bouleversée.

 

#Esméralda
 

 
Je remercie les éditions Les Presses de la Cité pour leur confiance via la plateforme NetGalley.
 
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Vers le site Lisez.com pour tout savoir.

Vers le site d’Hannah Kent pour découvrir son univers.

 

 

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LE SANG DES SAUVAGES, #2 : Le Prix d’Alcibiade de Farah Anah.

[ DARK FANTASY – 2018]
Tome 2/?
BLACK INK Editions
327 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Le retour de Sanaé à Celestia s’accompagne de nombreux questionnements.
Son séjour chez les « Sauvages » a profondément ébranlé ses convictions.
Le danger rôde, Sanaé ne sait plus en qui placer sa confiance. Éloignée de Leith, sa détermination à découvrir les secrets de Celestia ne faiblit pas, mais est-elle prête à sacrifier ses compagnons d’armes dans ce combat ?
Entre sa loyauté envers son peuple, sa quête de vérité et ses sentiments contradictoires, Sanaé devra traverser l’horreur pour frayer son chemin.
Son Sauvage lui a prouvé qu’il possédait de multiples facettes. Sanaé découvrira de la pire des façons jusqu’où la souffrance peut exacerber la cruauté d’un homme.
Est-elle armée pour supporter tout ce que le destin lui réserve ?
Et si son pire ennemi n’était autre que Leith ?
Avertissement : Cet ouvrage comporte des scènes susceptibles de heurter la sensibilité de certains lecteurs.

 
Mon avis :

 

Sacrée Sanae, la voici une fois de plus empêtrée dans les problèmes et cette fois ci jusqu’au cou. Sanae est de retour à Celestia avec une mission bien précise qui s’avère, par ailleurs, bien plus ardue que prévue. Très vite Sanae se rend compte que la confiance est un bien précieux qui ne faut pas accorder au premier venu. Seule, désemparée, soucieuse accaparé par des sentiments contradictoires et des émotions brouillons, Sanae, captive malgré elle, étouffe dans une ville dirigée par un roi malhonnête. La rage bouillonne, l’envie de tout écraser se fait pressante, Sanae vit un véritable cauchemar entre l’amour pour un rival de son peuple et son peuple qui n’a pas plus de bonnes manières. Assisse entre deux chaises, sa force de persuasion devient alors sa meilleure arme.

 

Sanae connaît de nombreux aléas, renoue avec son terrible passé dont les secrets éclaboussent son apparente tranquillité. Son grand amour pour Leith est véritablement malmené. Le chaos règne partout. Le ciel s’obscurcit, les morts s’amoncellent et la guerre n’annonce rien de bon. Quel va être le prix à donner pour retrouver la sérénité ?

 

Ce second tome n’a rien d’une idylle paradisiaque. Farah Anah plonge son lecteur dans les profondeurs du mal, de la manipulation et de la combativité. L’auteur ne laisse rien au hasard et prive ses personnages de tendresse. Tout est alors question d’urgence, de survie et de stratagème. Une course effrénée et éreintante pour une guerre qui ne laissera aucun répit. La violence se fait reine, le sang se fait prince et la douleur la pire des compagnes. Tortures et sévices n’épargneront personne. Si je trouvais Sanae détestable dans le premier tome par son côté versatile, il n’en ai plus rien ici. Les traits psychologiques de son personnage sont approfondis et j’ai découvert une jeune femme aussi téméraire que courageuse et animée par de véritables sentiments purs. Une magnifique lumière au milieu des ténèbres. Alors que je reprochais la presque absence de Leith (dans la narration), ici, il a droit à la parole, je découvre un homme aux fortes convictions animait par un rage sanguinaire mais qui porte malgré sa noirceur, un véritable amour pour Sanae. Il est très maladroit quand il doit parler de sentiments et ne sait pas du tout comment gérer les émotions qu’il ressent. Son créneau est sans contexte la guerre, le sang, la hache, les couteaux, les poings, le combat…

 

Cette suite a tous les ingrédients pour me séduire : une trame riche, des personnages hauts en couleur, un univers trépidant. Une dark fantasy explosive et riche en émotions.

 

Réside toutefois une question finale : suite ou pas suite ? Parce que, je veux pas dire, mais la dernière phrase titille ma curiosité et pas qu’un peu !

 

#Esméralda
 

 
Je remercie Blak Ink Editions pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 

 

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Découvre mon avis sur le premier tome : « Savage Task ».

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LES FUREURS INVISIBLES DU COEUR de John Boyne.

[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE IRLANDAISE – Nouveauté 2018]
Éditions JC LATTES – Collection Littérature Étrangère
Traduit par Sophie Aslanides
Titre original : The heart’s invisible furies.
580 pages
Ma note : 4,5/5 mention « pépite »
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Le résumé :
Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.
Dans cette œuvre sublime, John Boyne fait revivre l’histoire de l’Irlande des années 1940 à nos jours à travers les yeux de son héros. Les Fureurs invisibles du cœur est un roman qui nous fait rire et pleurer, et nous rappelle le pouvoir de rédemption de l’âme humaine.


Mon avis :

Quand John Boyne parle de son Irlande, on ne peut que ressentir son attachement à ces terres. Rudes, intransigeantes, inhospitalières, violentes, malgré cela il en résulte un sentiment de bienveillance.


John Boyne que je découvre est un auteur extraordinaire. Il insuffle une dose de magie dans un univers, dans une Irlande rigoriste et dirigée d’une main de maître.


Alors que l’actualité irlandaise annonce la légalisation de l’avortement, John Boyne, lui, nous fait découvrir l’enfer d’un jeune homme orphelin, Cyril Avery, qui ne peut pas assumer sa véritable personnalité. Etre homosexuel est alors considéré (et peut être encore de nos jours) comme étant une maladie mentale. Les passages à tabac, les meurtres sont tout simplement impunis quant les agresseurs sont adulés et innocentés. Cyril Avery est élevé par une père et une mère qui n’assume pas tellement leur rôle de parent. Tel une sorte de trophée pour parachever l’image d’une famille normale. Cyril grandit et s’interroge. Ses pulsions deviennent incontrôlables le mènent sur des chemins dangereux. Il souffre de son incapacité à être normal, se morfond, s’isole, s’imagine même être une bête. Survivre dans une Irlande catholique où l’Eglise dirige tout, le pousse à s’afficher avec la gente féminine, notamment avec la sœur de Julian Woodbead qui subira de plein fouet les remords de Cyril. Julian incarne l’homme idéalisé. Cyril ne peut rien lui refuser et est prêt à tout pour garder au moins son amitié. Julian est un homme à femmes, trop de femmes et cela lui sera fatal. Caricature parfaite du bon vivant, Julian détonne par son caractère nonchalant et bienheureux.


Cyril est un homme d’une gentillesse extrême et innée, bienveillant, certes un peu perdu mais tout au long de l’histoire il va s’affirmer et assumer toutes ses erreurs. 


LES FUREURS INVISIBLES DU COEUR est une pépite, de celle qui témoigne des difficultés dues à l’ignorance et à la différence. John Boyne avec tact, humour et honnêteté relate l’histoire d’un homme qui en aime d’autres, qui se cherche, se trouve et se perd. Un homme qui doit fuir, se reconstruire et aimer. La pureté de l’amour entre deux personnes est si belle. Un amour qui prend une dimension significative et sensible dans les différents voyages qui prennent alors la dimension de la quête initiatique, de soi, de l’autre. Un quête contre l’ignorance, les préjugés et contre la maladie. Celle qui foudroie, qui intrigue et qui subjugue. Une quête rédemptrice. Si John Boyne ne tombe pas dans le mélodramatique, il insuffle une dose d’optimisme et d’humour à bien de scènes. Les dialogues pimpants et ingénieux viennent contrecarrer les monologues déprimants. John Boyne confronte la haine et le pardon. Les murs sont si difficiles à abattre.


Après un début difficile car je suis sortie de ma zone de confort, la suite a été un véritable délice. Les aventures de Cyril sont à la fois émouvantes et déconcertantes. La vie et son sens de l’humour s’invitent dans un décor sinistre et violent. Comment ne pas succomber et apprécier à sa juste valeur le dernier roman de John Boyne ? Une pure merveille tout simplement à dévorer !

#ESMERALDA



Je remercie les éditions JC Lattés pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

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Vers le site des éditions JC LAttès pour tout savoir.

Vers Wikipédia pour tout découvrir sur John Boyne.


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LA RIVIÈRE DE L’OUBLI de Cai Jun.

 
[ THRILLER – Nouveauté 2018]
XO Éditions
Traduit par Claude Payen
484 pages
Ma note : 2,5/5
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Le résumé :

Chine du Nord, juin 1995. Shen Ming, jeune et brillant professeur, est suspecté d’avoir assassiné une lycéenne.

Quelques jours après, il est poignardé près de l’école, dans une usine désaffectée.
Neuf ans plus tard, le mystère s’épaissit. Les présumés meurtriers du professeur sont envoyés, eux aussi, au royaume des morts.
La rumeur se répand alors : et si Shen Ming avait traversé la rivière de l’oubli pour se réincarner et se venger ?

Maître du suspense, Cai Jun nous réserve un final stupéfiant.
Il signe un thriller aux confins du réel, tout en brossant un portrait saisissant de la Chine d’aujourd’hui.
La Rivière de l’Oubli est le roman de la vie après la mort, de la vengeance parfaite, mais aussi de cette lueur qui, toujours, finit par transpercer l’obscurité.

Surnommé « le Stephen King chinois », Cai Jun a 40 ans et vit à Shanghai. Ses romans se sont vendus à plus de 13 millions d’exemplaires.

Mon avis :

 

J’ai de suite été séduite par la quatrième de couverture. Elle annonce un thriller haletant. La comparaison avec Stephen King, bien évidemment m’a mis l’eau à la bouche. Malheureusement pour moi, la mayonnaise n’a pas du tout prise, mais pas du tout.

 

Malgré le fait que la trame est intéressante, je n’ai absolument pas su m’imprégner de l’atmosphère.

 

Shen Ming est un jeune enseignant réputé et honoré. Il enseigne la littérature chinoise et au delà de son métier c’est une véritable passion. Enseignant émérite et talentueux, sa réputation est salie lorsqu’il se trouve impliquer dans la mort d’une jeune lycéenne. Les soupçons l’ont vite accablé. L’inspecteur en charge de l’enquête démêle rapidement le vrai du faux. Mais le mal est déjà fait. Les fiançailles de Shen Ming sont rompues. Il lui est interdit d’exercer sa profession et est rejeté par la société. Alors seule, l’optique de la vengeance est et reste la solution à ses maux. Lorsque sa cible est déterminée, son assassinat devient le but ultime, mais qui croyait prendre et pris, et devient à son tour victime d’un assassinat. Partant dans les limbes de la mort, traversant la rivière de l’oubli et vomissant la soupe de Mengpo, il revient sur Terre dans l’ultime but de découvrir qui est son meurtrier. Complexe, intriguant, une intrigue qui aurait pu largement me séduire si plusieurs points n’avaient pas fait pencher la balance.

 

Premier point : je n’ai absolument pas adhérer au style de l’auteur. Une plume austère et froide conférent au texte un rudesse malvenue. Créant ainsi une atmosphère glaciale que même les relations amicales ou familiales n’ont pas su réchauffer. Second point : les personnages sont d’une extrême inflexibilité. Malgré quelques percées sentimentales, rien ne vient bousculer un personnage principal obsédé par sa vengeance. Troisième point : le final m’a totalement désarçonnée. Incompréhension totale. Peut être que je n’étais pas assez concentrée ou alors ce n’était vraiment pas le bon moment pour moi.
 
Malgré tout il en ressort du positif. Notamment la trame qui plonge le lecteur dans les confins de la vie et de la mort. Cai Jun joue admirablement bien avec l’espace temporel. Le lecteur n’est aucunement perdu et peut ainsi apprécier tous les éléments qui s’emboitent pour parfaire l’intrigue. Pour une fois je n’ai absolument pas été effrayée par la multitude des personnages et pourtant tu sais que moi et les personnages trop nombreux sont parfois de source de problème. Et puis j’ai beaucoup apprécie tout ce qui a attrait à la culture chinoise, que ce soit au niveau des traditions, de la société et de la religion.
 
Malgré le fait que je n’ai pas du tout accroché à cette lecture,peut être que tu seras séduit(e) par ce thriller.

 

 

 


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