CLAIRE OBSCURE de Sylvie Mouchon.


Depuis la fin de son adolescence, Claire souffre de narcolepsie. Dans le bus, dans la rue, au travail, elle s’endort n’importe où, n’importe quand, au point de ne plus distinguer la réalité du rêve. Comment construire sa vie quand les contours du réel sont si flous ?
Infirmière en cardiologie dans une clinique parisienne, elle n’a pas le droit à l’erreur. Le jour où un patient décède pendant sa garde, elle est mise à pied et sombre dans la dépression.
Face à cette épreuve, ses proches se mobilisent. Son père, un homme bienveillant, sa tante, une excentrique espagnole, et Ali, le joyeux oiseau de nuit du bar voisin, devront faire preuve d’acharnement pour lui prouver que le bonheur est possible.
Un premier roman, entre rire et larmes, qui parle de notre époque, tiraillée entre activité frénétique et désir d’authentique.

La vie de Claire est un sacré casse tête. La narcolepsie rend son quotidien dangereux. Elle peut s’endormir à tout moment pendant plusieurs minutes sans s’en rendre compte. Ces minutes d’égarement la plongent dans un monde où la réalité côtoie les songes, laissant sur son passage un goût amer, de situations cocasses et d’effrois.
Claire est une battante et ne veut pas se laisser abattre et dépérir. Armée de son portable, elle gère le temps à coup d’alarme. Dans son boulot elle s’impose des mesures drastiques. Alors quand un de ses patients perd la vie au cours de sa garde, le doute pernicieux s’invite dans sa vie. Le remord, les doutes, les questions la poursuivent inlassablement, la plongeant dans un marasme sans fin. Son père, sa tante, son voisin déjanté l’aident pour le mieux. Mais le mal est là et envahit son être.

 

Un combat silencieux, ponctué de rire et d’espérance. L’amitié, le cocon familial sont des moteurs essentiels à son rétablissement. Et si la vérité sur sa maladie se trouvait ailleurs ? Et si son passé recelait un secret immense et abject ? Est ce que la vie de Claire serait aussi obscure ?

 

Avec tact, honnêteté, Sylvie Mouchon nous propose une histoire touchante et merveilleusement intense. Des personnages profondément attachants dont leurs parcours ne peuvent que nous émouvoir. Une héroïne blessée, combative et souvent abattue. Un récit plein d’espoir, chaloupé par de nombreux rebondissements. Le sujet de la maladie et de ces conséquences sont le moteur de cette histoire, mais il me semble qu’il est important de vous signifier le parcours chaotique vers la résilience qu’emprunte Claire. Souvent douloureux, parfois salvateur, ce chemin est important et va la porter vers cette femme qu’elle rêve d’être.

 

Un premier roman prometteur qui laisse présager de nombreux autres tout aussi savoureux.

 

Une chronique de #Esméralda

WILD DANDY BOY de Daph K. Travis.


Cavannah Rainbow, célèbre top model semblant tout droit issu de la Factory d’Andy Warhol, est victime d’un accident de la route qui le plonge dans un profond coma. À son réveil, son existence vole en éclats, entre les cauchemars récurrents où il se voit tuer et une traque sans pitié menée par son jumeau envieux de son succès.
Tandis que les cadavres s’amoncellent autour de Cavannah, il fait la rencontre de Sharlette, une sans-abri d’à peine dix-sept ans, dont la sensualité le mènera malgré lui au crime le plus sordide…
Au coeur de cet univers de pop stars, de glam-rock et de champagne coulant à flots, où se situe la frontière entre rêve et réalité ?

Ce thriller psychologique est décapant par son style atypique. C’est une histoire à vous hérisser le plus petit poil que vous auriez.
Daph K Travis est sans contexte un auteur hors du commun à la plume irréaliste et envoûtante qui m’ait été permis de lire.
Accrochez bien votre ceinture !

 

AC/DC et autres groupes mythiques de rock, musique en fond sonore, le rythme est donné. Rock attitude pour une star hors du commun. Mannequin, icône, sa différence est son atout. Une vie de paillette où champagne, drogue et femmes circulent sans restriction. Une vie emplie de solitude, aussi. Une vie en noir et blanc, négatif de souvenirs, de mystères, d’illusions.

 

L’histoire de Canvanah intrigue, passionne. Réalité ou irréalité, mince frontière qui aime se jouer des convenances. Actions, rêves ou réalités, un shifumi enivrant et rocambolesque. La subjectivité est la maîtresse incontestée de ce thriller original. Forme atypique d’un roman qui vous prend les tripes. Mille scénarios et aucun plausible. Mille manières de nous semer dans ce décor figé dans lequel évolue cet homme peu ordinaire. Folie ou conscience, démesure ou triste réalité, vérité ou mensonge, ne pas perdre pied est un véritable parcours du combattant.

 

Daph K. Travis signe un thriller détonnant et étonnant par sa forme. Si la subjectivité est loin d’être mon dada, ce thriller n’est régi par aucunes des règles établies, et rien que pour cela il mérite toute votre attention.

 

Une chronique de #Esméralda

MON ÉTOILE DANS LA NUIT de Agneta G.


« Avait-il essayé de me dire quelque chose, ou bien était-ce juste une phrase parmi d’autres ?
Je m’étais fait une raison, nous ne serions jamais rien l’un pour l’autre, simplement car il ne le voulait pas, et j’avais accepté cet état de fait. Du moins je le croyais. Mais le fait d’apprendre qu’il quittait le lycée me plongeait dans un profond désarroi. Trop de questions se bousculaient dans ma tête. Il me fallait des réponses.
Je ne pouvais pas le laisser partir sans lui dire au moins au revoir. L’angoisse était maintenant là, pesante, impérieuse, me poussant à marcher de plus en plus vite, puis à bifurquer et enfin à courir vers la maison d’Ethan. Je ne pouvais pas m’en empêcher. Je savais que c’était sans doute trop tard, qu’il était sûrement parti, mais je ne me contrôlais plus. L’urgence, voilà ce que je ressentais sans avoir su la nommer quelques instants plus tôt. L’urgence de le voir une dernière fois, l’urgence de savoir, de comprendre peut-être. L’urgence de lui dire ce que je ressentais pour lui. Il m’avait plusieurs fois montré qu’il tenait à moi, mais j’avais fait semblant de ne rien comprendre. »

Annabelle est une jeune fille qui a déjà connu le pire dans sa vie, perdre sa maman à cause de la maladie. De longues années ont été nécessaires afin de surmonter ce deuil et encore aujourd’hui cela est souvent difficile de vivre avec.
Habituée à la vie fabuleuse qu’offre San Francisco, Annabelle est fort démunie face à Fairbanks. Ce déménagement fait suite à la mutation de son père, mais si elle aurait pu choisir, elle ne serait pas ici. Cette ville lui semble morose, son quartier et triste voire sinistre. Elle ne se sent pas à sa place. Annabelle est timide et souvent angoissée. Cette nouvelle rentrée lui apparaît comme un moment délicat. Il y a très peu de jeunes de son âge et surtout qui lui semblent accessible. Ils sont tous grandis ensemble et être la petite nouvelle n’est vraiment pas l’idéal. Son seul contact, ce garçon muet qui l’a aidée à porter ses cartons de déménagement.

 

Ne se laissant pas abattre et prête à tenter le tout pour le tout, Annabelle s’arme de tout son courage pour ce premier jour de rentrée. Elle sympathise rapidement avec deux filles qui vont lui faire découvrir les coulisses du lycée. Les jours passent mais rapidement elle est prise à parti par une autre fille de sa classe. Le harcèlement prend forme et s’envenime. En parallèle Annabelle rencontre Ethan, le fameux qui l’a aidée pour ses cartons. Peu bavard, il se confie rarement. La seule chose qui lui répète est de ne pas s’attacher à lui. Mais Annabelle se sent attirer par lui pour des raisons encore inconnues. Alors quand elle sait qu’il ne reviendra plus au lycée, elle court le rejoindre. Acceptera-t-elle d’entendre la cruelle vérité.

 

Agneta G met au cœur de son roman le harcèlement scolaire, l’amitié, la maladie et les prémices de l’amour. Pas tout à fait adulte et plus tout à fait adolescent, cette période charnière est celle où les questions fleurissent au grès des événements du quotidien. L’auteure les met en évidence avec subtilité et fait vivre à ses personnages de plein fouet ce chemin chaotique. Un condensé d’émotions. Je ne suis pas totalement convaincue par cette histoire tout simplement car je pense que l’auteure a le potentiel d’offrir à ses lecteurs quelque chose de meilleur. Certains passages sont redondants comme les états d’âmes des personnages alors que d’autres méritent davantage de développement. C’est une histoire qui a beaucoup de potentiel et où j’ai pris plaisir à la découvrir. Il y ce quelque chose de fort et de percutant voire même de douloureux à suivre cette aventure. Mais il y a aussi ce quelque chose de tendre qui demande à s’épanouir.

 

Un roman young adult qui pourra vous charmer. Pour ma part il m’a manqué ce plus.

 

Une chronique de #Esméralda

SAVE ME FROM YOU de Lana M.


Elle vit dans une prison, et il en est la clé.
Fuir. C’est tout ce dont Mila a toujours rêvé. Fuir ce ghetto de Los Angeles où elle est née, la guerre de gangs impitoyable qui y fait rage et les innombrables lois auxquelles elle doit se soumettre. Car Mila appartient au gang des Hispanos.
Et si, jusque-là, elle s’est efforcée d’obéir sagement aux ordres de ses frères, elle refuse de se plier à leur dernière exigence : choisir son futur mari parmi les membres du gang. Mais elle ne leur en a pas donné la vraie raison : Mason. Ce mec canon qui pourrait avoir n’importe quelle fille et qui préfère pourtant passer des heures avec elle à la bibliothèque. Sauf qu’il appartient lui aussi à un gang, celui des Ladgers, leur ennemi juré. Et l’aimer serait la pire des trahisons envers son clan… ou sa seule échappatoire.

Roméo et Juliette n’ont cas allé se rhabiller, leur histoire fait figure pâle face à celle de Mila et Mason. Amour et trahisons sous fond de trafic et de gang. Le gun comme seul moyen de discuter.

 

Je plante le décor !
Los Angeles, loin des frasques hollywoodiennes, direction les quartiers sud, ceux où il ne fait pas bon d’y mettre un pied. Les gangs sèment la terreur à ceux qui envahissent leurs territoires. Trafics en tout genre, prostitution et autre malversation, Mila a grandi au milieu des cris, des pleurs et des balles qui fussent. Fille d’une des têtes bien pensantes du gang des hispanos, elle sait à quoi s’en tenir. La mort a pris ses quartiers parmi eux et pourtant Mila pense qu’un autre avenir est possible et cela passe en premier lieu par l’école. Le lycée est un terrain neutre où toutes bagarres relevant des rivalités inter gang sont bannies. Même si les tensions sont plus ou moins visibles, le lycée offre un environnement  propice à ceux et celles qui veulent s’échapper de leurs conditions. Mila se donne tous les moyens pour briller et obtenir une bourse pour rentrer à l’université afin de devenir avocate. Sa dernière année est la dernière ligne droite avant une certaine liberté. Une liberté chèrement payée mais qui vaut de nombreux sacrifices.

 

Mais son grand frère, leader du gang, a décidé que sa petite sœur doit se marier. Si la sœur jumelle de Mila accueille cela avec envie et joie, Mila est consternée et en colère. Forcée de choisir un homme parmi ceux du gang, Mila va devoir la jouer fine pour obtenir sa liberté et quitter le quartier. Un plan presque parfait sauf qu’un certain Mason va rentrer dans la course.

 

Mason est le plus populaire des garçons. Membre de l’équipe de foot, sa carrure imposante ne passe pas inaperçue. Jeune homme modeste, et sans ego, il adore passer du temps auprès de Mila. La bibliothèque, les cours, le stade de foot, tout est prétexte pour l’y admirer. Et puis un  jour contre toute attente l’amour s’invite entre eux.

 

Un amour foudroyant, passionnelle et surtout interdit car Mason fait parti du gang des Ladgers.

 

Pourtant ils prennent ce risque sachant qu’à tout moment, l’horreur peut se pointer. Et quand il se pointe les choix vont s’imposer.

 

Lana M. m’a faite vibrer tout au long de son histoire haletante. Si ce genre d’histoire fleurisse sur le petit écran, je n’en avais jamais lu sur ce sujet. Sa romance est explosive, hallucinante, rocambolesque et déchirante. Une atmosphère glaçante induite par les gangs mais où l’amour arrive à s’infiltrer. Les personnages sont hyper attachants, déterminés et surtout rongés par leur appartenance à leurs gangs respectifs. L’espoir, même s’il est malmené, est omniprésent par petite touche. Un rythme percutant ne laisse aucun temps mort à cette romance bouleversante. Une lecture qui sort des sentiers battus mais qui surtout met en ligne de mire un sujet lourd et des émotions impressionnantes.

 

Une chronique de #Esméralda

LE CHANT DE CORBEAU de Lee Maracle.


L’épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l’ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf. Les humains appellent ça des catastrophes.
Ce sont juste des naissances. »
Traduit de l’anglais par Joanie Demers

Un roman immersif et terriblement captivant. Un voyage inouï au confins d’une communauté stigmatisée, décharnée, abandonnée, parquée, déshumanisée. Bien plus qu’un combat Lee Maracle raconte la vie absolue au travers des yeux d’une jeune femme tiraillée entre l’avenir, du blanc, et le passé, des siens.
Stacey vit de l’autre côté du pont. Frontière, malgré lui, de deux mondes, celui des blancs et du clan des Loups. Stacey le franchit tous les jours pour se rendre à l’école des blancs où elle tente de se fondre dans la masse et surtout comprendre leur monde, leurs lois, leurs coutumes. Au grès des années qui défilent, des discussions avec son amie, des repas pris à ses côtés, Stacey s’interroge toujours autant. Elle admire leur confort, leur technologie et leur médecine. Alors quand l’épidémie éclate au sein de sa communauté, sa confiance envers eux est malmenée. Personne n’a passé le pont pour leur en venir en aide.

 

Entre légendes, prophéties, visions, Lee Maracle nous entraîne dans une fiction dont le réel ne peut que nous surprendre. Minutieusement, elle nous imprègne de ce monde inconnu, de cette simplicité auto suffisante à vivre l’instant présent, de ses douleurs fulgurantes où cris et larmes fusent et de ses bonheurs infinis. Stacey croit infiniment que le monde des blancs peut apporter quelque chose à leur communauté, notamment l’enseignement dont elle prend le parti. Et à contrario que ce monde là est bien loin de ses valeurs et préceptes, de sa nature. Ce duel perdure tout au long du roman menant vers cette finalité loin des rêves.

 

Si les premières pages m’ont apeurée, les suivantes m’ont captivée. Un magnétisme puissant se dégage des mots de Lee Maracle mettant au centre de son histoire cette dualité cruelle. Si je me suis accrochée à tous ces moments de bonheur, la tristesse est, malgré tout, le sentiment qui m’a accompagnée en fermant LE CHANT DE CORBEAU. Une histoire poignante où les petites détails en font une grande, où l’Homme devient son pire ennemi.

 

Un roman à découvrir sans aucun doute, les adeptes de la Littérature des Premières Nations, je pense, seront conquis. De mon côté, je continue mon exploration de ce monde hypnotique.

 

Une chronique de #Esméralda.

MYRINA HOLMES, tome 2 : Cadavres exquis de Anna Triss.


Tome 2/3
Mon nom est Myrina Holmes. Mes (rares) amis me surnomment « Myri », mes (nombreux) ennemis « l’Amazone ». Mon job ? Traquer de féroces créatures surnaturelles à l’aide de mes pouvoirs et de mes armes.
On ne va pas se mentir : ces derniers temps, ma vie ressemble à un mauvais film de série B. Une sœur succube à la rancune tenace, une carrière de Traqueuse en crocs de scie, une marque démoniaque qui m’empêche de faire des folies de mon corps et un ex-amant devenu Fédérateur des Pécheurs qui m’irrite fortement les écailles. Alors quand un mystérieux virus aussi contagieux que mortel se propage sur Infernum, ça commence sérieusement à empester le démon grillé !
Le symptôme le plus éloquent de la Démonacide ? Quelques jours avant leur décès, les infectés se transforment en bêtes sanguinaires qui attaquent les vivants pour les dévorer, comme des Sans-Âmes ! L’Apocalypse risque de se pointer plus tôt que prévu à ce rythme…
Pour ma part, je suis naturellement immunisée grâce à mon sang d’hybride, mais ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.
Lorsqu’un de mes proches tombe malade, je n’ai pas d’autre choix que de m’engager dans une course contre la montre pour mettre la patte sur les responsables de l’épidémie et dénicher le remède salutaire.
Et croyez-moi, vu mon état d’esprit, ma Plume aiguisée ne fera pas dans la dentelle.

 
On reprend les même, on shake tout ça, on rajoute quelques nouveaux personnages et une nouvelle intrigue démoniaque, et, nous voilà avec un second tome explosif qui nous en met plein les mirettes.
Anna Triss est une sacrée tornade, son histoire, ENCORE UNE FOIS, est une pure tuerie.

 

Myrina Holmes est un tantinet sur les nerfs. Il faut dire que sa sœur à la rancune tenace et que cette fichue marque l’empêche de fricoter. Sa dernière enquête l’a mise sur les nerfs et les révélations qui s’en sont suivies l’ont abattue. Myrina n’est pas le genre de démone à se morfondre éternellement, prenant le taureau (enfin le démon) par les cornes, elle se remet vite sur pied. Et rien de mieux qu’une enquête pour se défouler. Sauf que cette dernière est un poil effrayante. Voir ses compatriotes se transformer en monstre diabolique affamé couvert de pustules verdâtres est quelque chose d’assez incongrue pour la Traqueuse. Une nouvelle course effrénée se profile à l’horizon et celle-ci va s’avérer très tordue.

 

Une nouvelle aventure loin d’être une sinécure. Au contraire, le temps joue contre elle et puis son cœur a quelques dératés. Un beau ténébreux se la joue beau chevalier sur sa licorne et un beau blondinet se rajoute à l’équation. Sans oublier les Révoltés qui se révoltent pour de bon. Bref, sur Infernum c’est l’Apocalypse. Rien ne va plus, faites vos jeux. Dommage vous allez perdre ! Anna Triss est une vile tentatrice qui adore frustrée ses lectrices.

 

Tentation, doutes, questions, révélations, mensonges, amour, passion, fougue, danger … non vous n’êtes pas dans un soap opéra, mais bien dans le deuxième tome de Myrina Holmes. Une suite explosive, sensationnelle, addictive, folle, méga génialissime. La plume d’Anna Triss est juste envoûtante, rythmée et le scénario est un pur bijou. Une claque phénoménale, je suis restée scotchée, obnubilée, estomaquée …

 

Une trilogie d’Urban fantasy à découvrir (depuis le début) absolument !!!

 

Une chronique de #Esméralda

 

… Lien Kindle

… le site de Black Ink Editions

… le site d’Anna Triss

… Mon avis sur le premier tome de Myrina Holmes (clique sur l’image pour le lire)

SEASON SONG, tome 1 : Summertime de Fleur Hana et de Jacinthe Canet.


Un road-trip dans la lignée de Thelma et Louise…« On est libres. Il n’y a plus rien qui nous retient. »
Lou-Ann…
Elle n’a jamais quitté son quartier de Perpignan, travaille depuis toujours dans le même bar et retourne chaque soir auprès de sa mère alcoolique.
Son rêve ? Aller à Paris.
Sixtine…Elle a abandonné des études prestigieuses, n’a aucune perspective d’avenir et fuit l’univers doré de ses parents.
Son rêve ? Quitter Paris.
Elles n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant, elles vont faire route ensemble, affronter leurs peurs côte à côte et se lancer le défi de vivre.
Cap ou pas cap d’embarquer dans Summertime, un road trip estival autant qu’une ode à la vie ?

 
Il est impossible de résister à cette histoire de toute beauté. Un quatre mains grandiose qui va vous porter au cœur d’un road trip qui va révéler les deux héroïnes.
Lou-Ann a toujours vécu dans le quartier le plus pauvre de Perpignan, le quartier St-Jacques. Elle a grandi dans ses ruelles rythmées par les différentes communautés installées. Livrée à elle même avec son grand frère, elle survie aux côtés d’une mère alcoolique qui ne lui a jamais accordée un soupçon de tendresse et de bienveillance. Lou-Ann est une jeune femme volontaire, un peu casse-cou, débrouillarde et généreuse qui ne souhaite qu’une seule chose, quitter son quartier pour vivre à la capitale. Elle n’a jamais osé franchir ce cap et pas. Son grand frère a toujours veillé sur elle malgré la situation déplorable dans laquelle elle se trouve. Une ancre essentielle.

 

Sixtine avait une vie toute tracée où dorure et paraître en étaient les maîtres mots. La richesse ne fait parfois pas tout, et Sixtine étouffait derrière toutes ces exigences d’un monde qui n’est pas à son image. Sixtine a plié bagage et au bout de quelques semaines, s’est retrouvée dans ce squat. Devenue le petite amie d’un dealer charismatique, elle vaque à ses occupations entre le squat et son nouveau boulot de serveuse. Rêveuse, idéaliste, la tête dans les étoiles, elle croque cette liberté avec envie. Elle pensait se sortir de ce bouge et reprendre la route pour réaliser son rêve quand la vie a décidé de lui jouer un sacré vilain tour.

 

Une blonde, une brune, deux mondes opposés réunis dans une vieille totote où les doutes, les questions, la crainte et la peur de l’avenir empreignent l’atmosphère. Prémices à la découverte d’une grande amitié, la route va les révéler au grès de leurs arrêts, de leurs découvertes et de leur jeu favori Cap ou pas cap, déliant, au fur et à mesure de leur road trip déjanté, leurs chaînes. L’amour va s’y inviter d’une manière assez incongrue.

 

Fleur Hana et Jacinthe Canet signent une magnifique et merveilleuse aventure placée sous les signes de la découverte, de l’amitié et des révélations. Hilarante, touchante, sensible, cette histoire est un sacré bijou addictif. Un road trip émotionnellement intense, autant pour nous les lectrices et les héroïnes. L’alchimie qui se dégage des deux héroïnes est captivante et saisissante. Une histoire bouleversante, parfois déchirante, parfois lumineuse. Une histoire tout simplement prenante ! Impossible de la lâcher. Arriver au point final devenait une évidence cruciale et salvatrice. J’ai pu tout au long des chapitres imaginer toutes sortes de conclusions. Un final qui se termine d’une manière surprenante et osée. Tout comme bon road trip qu’il se doit, ce dernier permet aux héroïnes de se révéler. Les autrices ont choisi de l’exprimer au travers de ce jeu puéril et fantasque. Mais cela marche tellement bien qu’on s’y laisse vite prendre.

 

Une histoire exquise que j’ai croquée avec envie et délicatesse ! Vivement la suite j’en redemande !

 

Une chronique de #Esméralda