A LA RECHERCHE DE MARY EASTERWAY de Kristof Mishel.


En 1987, la jeune Mary Easterway rencontre trois étudiants en littérature qui affirment être en mesure de donner vie au contenu d’un livre, en empruntant les chemins de traverse de l’écriture.
Vingt-huit ans plus tard, Mary est devenue célèbre. Aux yeux de tous, elle est l’écrivaine Mary Easterway, auteure d’un des plus grands romans de l’histoire de la littérature. Mais un soir, elle est retrouvée assassinée dans sa maison fermée de l’intérieur. Son meurtrier, lui, semble s’être volatilisé.
Mary laisse à son fils un cadeau posthume. Une boîte contenant un paquet de photos, un carnet de souvenirs et le manuscrit éblouissant d’un auteur anonyme. En ouvrant au jeune Gary Easterway les portes du succès, le manuscrit va l’obliger à se confronter au passé trouble d’une mère qui l’a abandonné quand il avait huit ans. Gary va suivre de curieux signes de piste qui vont le mener de Paris à New York, de Seattle à Vancouver, de La Nouvelle-Orléans aux plaines du Minnesota. S’il va comprendre certaines choses, il va aussi voir se multiplier les énigmes.
L’œuvre des quatre a pris naissance. L’ombre avance sans bruit. Tapie derrière la dernière porte, la vérité a tissé sa trame en attendant qu’on la délivre.

Aujourd’hui je viens vous parler d’une très belle découverte. Un thriller aussi palpitant que ténébreux où le suspense s’égrène au fil des pages. Une fiction que j’ai dévoré tout simplement.
Mary Easterway est une auteure de talent. Son imagination est sa force, son exutoire d’une vie maussade dont elle parle très peu. Mary part rapidement à la dérive. La tentative de meurtre sur son beau-père lui vaut une mise à l’épreuve. Pendant deux ans elle devra suivre les cours de littérature à l’université d’Oxfield et ne faire aucune vague. Enchantée par cette voie qu’on lui offre, elle devient rapidement la meilleure de sa promotion. Elle y rencontre trois autres étudiants avec qui elle tisse des liens qui perdureront au-delà des études. Cid, Jonathan et Marvin trois personnalités étonnantes. Cid, le nécrophile, Jonathan le fougueux et Marvin le timide. Une rencontre improbable, une amitié indestructible où bon nombre de mystères régentent leurs nouvelles vies. Les années défilent au rythme des succès littéraires. Mais les ombres s’approchent, la mort s’infiltre laissant à Gary, fils de Mary, une ultime énigme.

 

Gary est ce jeune homme un peu déboussolé, détraqué par la vie. Abandonnée par sa mère aux bons soins de sa grand-mère à huit ans, il se construit en éprouvant une véritable haine envers elle. De retour en France, le contact avec Mary est difficile, voire inconcevable. Pourtant les remords de sa mère semblent sincères. Depuis son accident, Gary est différent. Au prise avec ses tourments, les drogues et le sexe deviennent son refuge inhibant toutes douleurs. Il ne rêve qu’à une seule chose : devenir un grand écrivain. Rentrer dans la cour des grands sans être affublé de « le fils de ». Il hérite à la mort de sa mère d’une étrange boîte contenant des photos, un carnet à moitié vide et un manuscrit anonyme qui le rend, enfin, célèbre. Mais les doutes s’installent peu à peu. La peur que le véritable auteur se révèle, Gary part à sa recherche et pour cela il doit plonger dans le passé de Mary. Une porte qu’il ouvre dans son seul, unique et propre intérêt. Il ne fait pas cas aux indices pourtant ils délivreront la vérité.

 

Voici un thriller totalement original et addictif. Plus de 600 pages d’immersion au cœur de la vie de Mary et de ses turpitudes. Une plongée dans le passée désarmante et parfois métaphorique où l’illusion peut prendre le pas sur la réalité. Une quête de la vérité aux allures de jeux de pistes souvent sanglantes. L’auteur est un sacré pro de la mise en scène et de l’intrigue qu’il distille avec tact et sournoiserie. Une histoire à laquelle j’ai relativement vite accroché. Un style simple et efficace porté par une plume ensorcelante. Le scénario se construit jusqu’au point final ne pouvant que vous laissez stoïque. J’ai tout aimé que ce soit les personnages et leurs mystères, la construction du  récit, les petits clins d’yeux au monde littéraire, l’intrigue et, sans surprise me direz-vous, le final. La mise en scène n’est pas novatrice en soi, mais je ne vous cache pas que j’adore cet effet immersif dans un passé évolutif où, finalement, les éléments s’emboitent et portent vers ce quelque chose d’inattendu que je n’ai pu qu’attendre. Une lecture que je recommande fortement ! J’espère que vous adorerez autant que moi !

 

Une chronique de #Esméralda

BLACK FIDELITY, tome 2 : Bad Trip de Shelby Kaly.


Avec le retour de l’ex de Jett dans sa vie et la menace omniprésente de son passé, l’existence de Lynn se transforme en cauchemar. Elle doit tenir ses engagements et partir en tournée avec le groupe Black Fidelity.
La cohabitation s’avère électrique et Jett semble replonger dans ses pires tourments. Une spirale infernale entraîne Lynn dans les affres de la souffrance et un événement vient bouleverser son équilibre déjà précaire.
Mensonges, haine et jalousie rythment le quotidien du couple sulfureux. Quand les médias s’en mêlent, tout vole en éclats et la descente aux enfers s’amorce.
Le chanteur à la dérive saura-t-il à son tour protéger Lynn de ses démons ?

Ce second et dernier volet s’ouvre sous de mauvais augures. La merveilleuse idylle qui avait débuté entre Lynn et Jett se trouve chambouler par l’arrivée impromptue de la méchante ex. Très vite l’enfer s’installe où cris et larmes anéantissent le peu d’espoir qui aurait pu subsister. Le malheur, l’effondrement, leur vie devient un drame.

Pourtant Lynn se doit d’honorer son contrat. Malgré le cœur en miette et l’âme en peine, cette décision lui permettra de mettre un point final à cette histoire. Pourtant quand elle croise ses yeux, quand elle lit le désespoir et le désarroi sur son visage, quand ses gestes sont emprunts de douceur et d’envie, Lynn ne sait plus où donner de la tête. Entre le froid et le chaud, entre l’attirance et le dégoût, entre l’envie et la réalité, ce jeu malsain s’installe entre les deux amoureux maudits. Lynn doute, espère, maudit. Alors que Jett retombe dans ses travers pour oublier ce qu’il a perdu, pour oublier son bonheur, pour oublier ses yeux, sa vie se délite, s’effondre au grès des manipulations dont ils sont le sujet.

 

Sauront-ils affronter leurs enfers ? Arriveront-ils à se retrouver ?

 

Shelby Kaly nous offre un final sombre et dramatique. A l’opposé du premier qui révéler les personnages dans un épanouissement amoureux, celui s’apparente à la destruction. Celle qui pourrait abolir tous sentiments, tous espoirs. J’ai donc découvert le côté obscur des personnages. Ça tord les tripes, s’est affligeant et déchirant. Il subsiste tout de même ce fil rouge, cette légende d’amoureux maudits, qui laisse entrevoir une infime possibilité d’apaisement, de retrouvaille. La plume de Shelby Kaly est un pur délice. A la fois tourmentée, romantique, apaisante, déchirante, envoûtante, colérique, elle chamboule sans concession. BLACK FIDELITY est une romance remarquable et addictive. Des personnages attachants, attirants aux prises avec un amour pur et puissant et à la manipulation, à la jalousie et à l’égoïsme. Une histoire qui met en exergue la puissance des sentiments, la puissance des actes et des mots. Destruction, attirance, amour tout autant de sentiments qui jouent à allumer le feu et à tout ravager !

 

A mettre dans vos tablettes et bibliothèques, les fans de romance seront charmées.

 

Une chronique de #Esméralda

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… Mon avis sur le premier tome (clique sur la couverture pour le lire)

MYRINA HOLMES, tome 3 : Possessions immatérielles de Anna Triss.


La trahison du démon que j’aime est sans conteste la pire épreuve de ma vie d’hybride.
Je suis anéantie dans un monde en proie au chaos depuis que Kel m’a abandonnée sans la moindre explication, comme si je n’avais jamais existé.
Pourtant, mon instinct de Traqueuse me souffle que la vérité m’échappe… et mon cœur de femme se révolte, incapable de se résigner.
Qu’à cela ne tienne, je suis prête à affronter les terribles dangers qui planent pour élucider cette nouvelle affaire. Je n’hésiterai pas à botter des culs écailleux au passage. Je traquerai mon connard d’Hybresang dans les Limbes s’il le faut !
Quitte à sombrer moi-même au cœur des ténèbres afin de pouvoir espérer trouver la lumière qui s’y cache.

Un troisième tome bluffant et sensationnel, Anna Triss sait nous faire saliver, flipper et devenir dingue. Un dernier tome à la hauteur de cette trilogie démoniaque. Romance fantastique ou urban fantasy, je vous laisse choisir, ce tome 3 est un pur moment de lecture.
Le dernier tome se finissait sur une scène vraiment pas gaie du tout, du tout. Style revirement du situation il y avait du lourd. Donc pour ce tome ci je savais à quoi m’attendre, mais en fait pas du tout. Ce dernier tonne sonne les trompettes et annonce dès le départ que ce dernier sera combatif, voire mélodramatique et explosif (pour ne pas changer, mais c’est une bonne chose). J’ai trouvé que l’auteure prenait plus le temps pour décrire les scènes pour les faire ressentir. C’était beaucoup moins speed, à mon sens. Une langueur qui prend son sens dans l’abandon, le désespoir, l’incompréhension, la peur et le doute. Puis une autre se rajoute se concentrant sur le désir, les sentiments et les émotions. Et une toute autre qui se trouve dans l’urgence, le désappointement et la désillusion. Anna Triss arrive avec une efficacité effarante à nous faire vivre mille et une choses en total accord avec ses personnages. C’est une explosion de tout que l’on ne peut accueillir qu’avec stupeur et envie. Une aventure addictive, folle et enivrante.

 

Ce dernier tome ne se contente pas de nous rendre chèvre. Les personnages ont pris du grade et de nouveaux apparaissent pour un tableau final complet. Kel a donné sa langue au diable et se montre davantage sentimental. Myrina prend en maturité et fait preuve souvent de bon sens tout en continuant de foncer tête première dans les ennuis. On la retrouve plus féroce et un tantinet susceptible. Une évolution tout à fait appréciable d’autant plus qu’Anna Triss ne change rien à leur verbe pimentée et acérée. Ce duo est si touchant, accaparant, sensationnel et parfois emmerdant (oui c’est vrai). Un vrai paradoxe entre eux mais qui fonctionne merveilleusement bien.

 

Cette trilogie est à croquer sans se priver. Une auteure sadique mais qui nous le rend bien. Démentielle, l’histoire de Myrina et de Kel est un sacré coup de cœur que je classe dans mes incontournables 2020. J’ai tellement accroché à tout que ce soit les personnages, l’univers (surtout) et l’intrigue que je ne peux que vous dire FONCEZ !

 

Une chronique de #Esméralda
 

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… Mes avis sur les deux précédents tomes (clique pour les lire).

L’HOMME QUI TUA CHRIS KYLE – Une légende américaine de Nury et Brüno.


Chris Kyle est un héros. Ancien sniper chez les Navy Seals durant la deuxième guerre d’Irak, il a tué plus de 160 « cibles ». Au faîte de sa gloire (Clint Eastwood a même acheté les droits de son autobiographie, bestseller aux États-Unis, pour en faire un film – ce sera « American Sniper »), Chris Kyle dédie sa vie à aider ses anciens camarades de combats marqués aussi bien physiquement que mentalement par la guerre. Eddie Ray Routh est l’un d’entre eux. Le 2 février 2013, l’inconnu EDDIE RAY ROUTH abat la Légende Chris Kyle. Ce livre raconte l’histoire raconte le crime – et ses conséquences.

Chris Kyle est outre-Atlantique une légende élevée au Panthéon de ses hommes et femmes qui marquent l’Histoire d’une nation. Chris Kyle est le meilleur tireur d’élite des Navy SEALS. Le patriotisme aux États-Unis est quelque chose qu’ici en France nous ne considérons pas de la même manière.
Pour ma part c’est assez effroyable de considérer la valeur d’un homme, d’un héros par le nombre des personnes tuées en temps de guerre et autre (car oui il aurait tué sur le territoire américain, notamment après le passage de l’ouragan Katrina). Un homme assez déstabilisant qui sérieusement me fait froid dans le dos.

 

Cette bande dessinée retrace l’avant, le pendant et l’après l’assassinat de Chris Kyle et de son ami. La mise en bouche se réalise avec une succincte biographie de Chris Kyle. S’en suit par une rapide présentation d’Eddie Ray Routh menant au meurtre. Pour finalement se consacrer sur l’après au travers des média, du cinéma et de la veuve.

 

La bande dessinée en elle-même est assez stricte. Des bulles et des illustrations rigides aux couleurs sombres et dures. Des dialogues qui vont droit au but. Il y a très peu de mouvements dans les cases. Brüno fige ses illustrations dans le but peut être d’immortaliser les instants. Le point de vue de Nury, le scénariste, est neutre. Il interroge surtout le lecteur au fil des pages. Il n’est pas question de faire l’apologie des armes à feu, de mettre en avant Chris Kyle et Eddie Ray Routh. Il se contente de délivrer l’information telle quelle.

 

C’est une histoire totalement hollywoodienne telle qu’aime les concevoir les américains et américaines. Il y a un tel engouement que s’en est déstabilisant.

 

Je dois vous avouer que je ne connaissais pas du tout ce fait divers mis certainement en avant d’une manière très efficace par Clint Eastwood au cinéma. Honnêtement, lire uniquement la BD, sans connaître un minimum est très frustrant. J’en viens à la conclusion que c’est une lecture idéale si vous avez au moins vu le film et/ou lu la biographie de Chris Kyle paru aux éditions Nimrod. Pour ma part cette lecture a éveillé ma curiosité et dans la foulée je me suis procurée cette biographie. La bande dessinée est une manière originale de mettre en avant ce fait divers mais il restreint trop les informations par sa forme.

 

L’HOMME QUI TUA CHRIS KYLE est sans contexte une excellente lecture aux caractéristiques qui m’évoquent la pure tradition américaine quant à la célébration de ses héros. Une lecture efficace et sans superflu.

 

Une chronique de #Esméralda

LES COULOIRS DÉMONIAQUES de Jean-Marc Dhainaut.


Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l’enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible.
Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d’un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui.
A-t-il oublié la menace qui y rôde ?
Une enquête d’Alan Lambin – Tome 4

Nom d’une pipe ! Y a pas à dire les aventure d’Alan Lambin, elles ont de quoi vous remuer le sang ! Jean-Marc Dhainaut confirme son talent hors pair, son nouveau thriller fantastique est une sacrée bombe ! Et à découvrir depuis le tome 1, s’il vous plaît !
Le temps à filer au doux son d’une promesse silencieuse. Depuis sa dernière affaire dans les affres d’une mine, Alan a littéralement tout abandonné. A part quelques conférences ici et là et la promotion de ses livres, Alan n’a plus touché à ses gadgets et fourni la paix aux nombreux foyers qui auraient pu en nécessiter. 15 années se sont écoulées ainsi dans une certaine quiétude loin de ces nuits à la chasse aux fantômes. Mais certaines promesses faites à une petite fille à la poupée étêtée s’en souvient. Et elle l’appelle de tout son cœur. Marie n’a plus rien à perdre, son âme, on lui a prise quand elle n’avait pas toutes ses dents dans cet hôpital sinistre non loin d’une mine.

 

Son meilleur ami et partenaire ainsi que sa compagne veulent lui remettre le pieds à l’étrier et cette nouvelle affaire a tout pour le séduire car il a connu ces lieux quinze ans plus tôt.

 

Couloirs sombres, portes qui claquent, morgue effrayante, enfants démoniaques, des cris, du sang, des pleurs, des phénomènes paranormaux, un shadow-man, des visions, et tant d’autres rythment une histoire hors du commun. Un suspense omniprésent et haletant qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. Ce tome ci est de loin mon préféré avec La Maison bleu horizon. On retrouve un Alan confronté avec ses plus vielles peurs et ses doutes. Cette mission il n’en voulait pas, mais peu à peu l’obligation se fait pressante et puis vient l’abnégation et le désœuvrement face à ses forces inattendues et bien plus féroces. L’héritage qu’il a reçu de sa grand-mère maternelle et celui à venir clôt à merveille, telle une boucle bouclée. Ce tome se présente comme la fin de quelque chose d’inédit et le legs d’un flambeau qui se doit de continuer. En tout cas je l’espère fortement ! Il n’y a pas à dire j’ai passé un pur moment de lecture ! De l’intensité, une bonne dose de peur et un auteur qui sait parfaitement vous mener par le bout du nez et le tour est joué ! Un thriller fantastique totalement époustouflant que je vous recommande vivement !

 

Une chronique de #Esméralda

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… mes avis sur les précédents titres (clique sur la photo pour les lire).

LE CŒUR DE L’OCÉAN de Céline Musmeaux.


★ Amour ★ Passion ★ Sirène
« Que se cache-t-il dans les profondeurs de l’océan ? »
Voir l’océan, un rêve que nourrit Alizée depuis l’enfance. C’est en héritant de la petite maison de son arrière-grand-mère qu’elle le découvre pour la première fois.

À peine installée, l’odeur des embruns l’appelle et la pousse à rejoindre la plage en contrebas. Comme attirée par le bruit des vagues, Alizée se jette à l’eau, mais se fait rapidement surprendre par la force du courant.
Malmenée par les flots, elle voit sa vie sauvée par un inconnu sorti de nulle part. Dès qu’elle croise son regard lui rappelant le bleu de l’océan, Alizée sait qu’elle n’oubliera jamais cette rencontre. Qui est-il ? Pourquoi nageait-il près de sa propriété ? Des questions auxquelles l’avenir devra répondre…
TOME 1/2

Alizée est une jeune femme qui suit son chemin faisant fi de son entourage. Quelques ami.e.s, pas du tout de relation amoureuse sérieuse et une relation mère-fille houleuse. Alizée est une femme déterminée et autodidacte. Un caractère un brin énervant mais qui démontre à merveille son entêtement.
Venant d’hériter de la maison de son arrière-grand-mère, Alizée se rend à cette dernière pour faire avant tout le point sur sa vie. L’océan bordant la propriété, elle ressent dès les premières minutes de son arrivée, un étrange sentiment d’apaisement. L’océan, elle le voit pour la première fois. Elle a toujours été attirée par cette grande étendue d’eau sans jamais la voir n’y mettre les pieds. Elle ne résiste pas bien longtemps avant de s’immerger complétement dans les eaux troubles et étranges. Le contentement, le bonheur laissent place rapidement à l’émerveillement puis à l’horreur. Entraînée par les courants, elle  s’éloigne rapidement du rivage. L’épuisement se fait sentir, l’abattement aussi. La mort lui tend les mains. Le noir absolu l’engloutit dans un dernier sursaut de survie.

 

Sauvée in extremis par un bel inconnu, Alizée va vite découvrir que son sauveur est le gardien de la maison de son arrière-grand-mère. Océan de son (vrai) prénom, est un jeune homme tout à fait déstabilisant. Charismatique, sportif et énigmatique, la belle Alizée ne tarde pas à succomber à son charme. Sera-t-elle faire face quand les mystères qui rôdent autour d’Ocean se révéleront ? Sa vie est sur le point de prendre un virage radical et les choix qui vont se présenter à elle, seront multiples, que choisira-t-elle ?

 

LE CŒUR DE L’OCÉAN est la première soft romance que je lis de l’auteure. La couverture m’a de suite charmée et le résumé a finalement fini de me convaincre. Je découvre ainsi une plume très fluide et addictive. Je me suis laissée prendre par une histoire où suspense, action et amour se côtoient pour le pire et le meilleur. Un texte rythmé par les nombreux dialogues et quelques particularités que l’auteure emploie au fil des chapitres. Une très belle surprise pour ma part. J’étais loin de me douter que Céline Musmeaux aller revisiter une des plus vieilles légendes du monde. Les personnages sont à la hauteur parfois arrogants, souvent déstabilisants, mélancoliques, cachotiers, fusionnels. Ce premier tome de cette duologie est vraiment captivant.

 

Une chronique de #Esméralda

VERMINES de Mantis V.


Ce livre n’est pas une confession, jamais je ne me repentirai de mes actes. Je ne m’attends pas à être compris. Comment pourriez-vous me comprendre, vous qui nagez à la surface ? Je sais que je fais partie de l’humanité, comme une cellule cancéreuse fait partie d’un corps
Jusqu’à présent, j’avançais masqué parmi vous, craignant d’être découvert, vivant dans l’angoisse d’être fustigé si par malheur mon masque venait à tomber.
Aujourd’hui je n’ai plus peur. Je sais maintenant que je suis porteur de forces dont la nature nous dépasse tous. Désormais, je serai qui je suis, un mélanome de l’humanité voulu par l’Univers, et voici mon témoignage.

Ceci  est l’une des histoires les plus tourmentées que j’ai pu lire. Entrer dans la noirceur de l’âme humaine a de quoi déstabiliser. Très vite l’effroi prend les tripes tant cette frontière entre réel et irréel est bien trop mince. Mantis V a de quoi vous chambouler. Avis aux amateurs de thriller à sensation !
Lui, c’est personne. Un homme d’une vingtaine d’année qui vie avec ses démons depuis ses 10 ans. La mort, la vie, l’abomination, les drogues, le sexe, un cocktail explosif entre les mains de cet adolescent qui va se construire à la force de ses peurs et de ses désirs inavouables. Psychopathe en puissance, son règne il le vit au travers de fantasmes sexuels qu’il infligerait à des femmes. Mais pas n’importe lesquelles. Sa nouvelle proie est tout son contraire. Blonde, la peau diaphane, des pieds à damner, une voie irrésistible, le piège va se fermer peu à peu. Rien ne le distingue des fous furieux. Il est devenu un homme de la société qui assoit sa puissance en toute impunité !

 

Mantis V. n’a pas peur de vous effrayer. Au contraire il est le garant de vos peurs, de vos faiblesses, de vos plus bas instincts. Entre passé et présent, le scénario se construit. Je découvre un homme qui n’a plus rien d’humain. Son psychisme est glauque à souhait. A la limite de l’étouffant, du scandaleux, de l’immoral, cette lecture a eu le mérite de me foutre carrément les jetons. Par moment c’est insoutenable. Avant de se lancer dans cette lecture, il faut vraiment que vous aimiez les thrillers corsés et sombres.

 

Une chronique de #Esméralda.

CUPCAKES & CO(WORKING) de Fleur Hana.


TOME 2
Comment suis-je passée de la farine au LSD ?
Au départ, je voulais juste déguster une glace sur la Croisette. J’aurais dû me douter que ça ne serait pas aussi simple. Surtout depuis que le lieutenant Vasseur s’est tapé l’incruste dans ma vie, il y a un an. On devait se promener, profiter du soleil…
Enfin ça, c’était la théorie.
La pratique ? Aujourd’hui, me voilà sous couverture, à fumer des joints et chanter du Didier Barbelivien sur un yatch en Méditerranée, pendant que ma tortue dépressive et mon poney nain se font un remake de Prison Break !
Respire, Charlie, ça ne peut pas être pire, non ?
Découvrez la suite des aventures de Charlotte Monroe, Maxence Vasseur, Jolly Jumper, T-Rex et bien sûr Gina !

Sacrée Charlie. Il n’y en a pas deux comme elle ! Mauvais karma, simple poise ou fée farceuse qui aurait abusé de mojito avant de se pencher sur son berceau, toutes hypothèses sont bonnes à prendre et à méditer. Charlie est la reine des entourloupes non préméditées, chaque sortie vaut son pesant d’or !
Charlie et son lieutenant Vasseur, c’est toute une histoire rocambolesque ! Une sorte de Yin et de Yang qui tente de s’équilibrer bon an mal an. Charlie toujours fidèle à elle-même, (surtout elle ne le fait vraiment pas exprès), va une nouvelle fois faire des siennes. Infiltration dans la société chic et dorée, à se pavaner toute la journée et à ne se préoccuper que des choses essentielles, shopping et bien-être. Notre pâtissière adorée est à fond dans son rôle. Verbe distinguée, port vestimentaire adéquat, manière maniérée … plus rien ne l’arrête. Une expérimentation a rajouté sur son CV qui se remplit à vue d’œil. Charlie se lâche : fumette, karaoké … mais c’est pour la bonne cause, débusqué le plus gros dealer de LSD. Est-ce que vous voyez arriver le gros bazar ? Et bien je puis vous assurer qu’il est grandiose !

 

Je retrouve avec plaisir Charlotte, un personnage haut en couleur et atypique. Une jeune femme peu ordinaire qui doit faire face à des péripéties venues d’une autre galaxie. Un personnage quelque peu différent du premier tome notamment au niveau de sa répartie pimentée. Une évolution évidente de son caractère qui se trouve malgré tout contenu par le lieutenant Vasseur. On découvre une jeune femme protectrice envers les gens qu’elle adore. Une lecture cadencée par de nombreux rebondissements évoluant dans une atmosphère où se côtoient humour et drame. Un esprit bon enfant et bienveillant se développe en filigrane portant au récit une nouvelle aura qui se transforme peu à peu par l’arrivée de nouveaux personnages. Ce second tome se veut différent du premier et cela ne m’a guère gêné. J’aime quand une auteure ne suit pas une ligne fixe où finalement l’évolution des personnages n’a pas sa place. J’aime découvrir de nouvelles facettes. L’esprit léger présent au premier tome se poursuit également ici. Une comédie romantique qui fait son effet ! Une lecture à dévorer pendant ses vacances ! Je suis certaine que vous allez adorer les aventures de Charlie et de son nouveau gang ! Sans oublier Jolly Jumper et T-Rex qui vous saluent bien depuis leur jardin !

 

Une chronique de #Esméralda

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… le site de Fleur Hana

… d’autres romance de Fleur Hana (ici) et mon avis sur le 1er tome (clique sur la photo)

IL EST ENCORE TEMPS ! de Jean-Philippe Blondel.


Pourquoi rester assise à étudier dans une classe alors que dehors le monde court à sa perte ? À quoi bon parler d’écologie et de développement durable si l’on ne fait rien ? Cette prise de conscience du péril climatique plonge Lou dans une grande anxiété, un désespoir qui lui ôte le goût de vivre.
Heureusement un déclic va se produire : la lycéenne découvre l’activisme de la militante suédoise Greta Thunberg. On peut agir ! Avec deux camarades, Lou se lance un défi : alerter les esprits autour d’elle, mobiliser les jeunes comme les plus vieux, et organiser dans sa ville une grande manifestation pour le climat. Un récit engagé, mordant, rempli d’optimisme et de foi dans la jeunesse. Le portrait touchant d’une pasionaria du quotidien.

Un roman, sans aucun doute dans l’ère du temps. Révélateur de la conscience collective face à un enjeu majeur. La préservation de la planète, de la vie dans toute sa diversité, Jean-Philippe Blondel pose cartes sur table à vous de vous en saisir pleinement. Loin du discours moralisateur, J-P Blondel au travers de son héroïne déclare avec ardeur l’urgence.
Lou est une lycéenne lambda. Loin d’être populaire et looseuse, elle vivote tant bien que mal parmi la foule de jeunes adultes. Son mal a débuté lors de sa dernière année au collège. Là, foudroyant, paralysant, angoissant.  La fenêtre ouverte sur une réalité omnisciente et pressante, l’avenir. Malaise catatonique d’un mal-être puissant et destructeur. Un parcours du combattant pour se raccrocher à une évidence feinte et illusoire. Que deviendra notre génération ? Les mots bloqués, les mots-épées qui épinglent un avenir apocalyptique. Pourtant Lou ne s’avoue pas vaincue, cherche, se questionne, s’intéresse. C’est lors d’une rencontre hasardeuse que l’éclaircie s’opère. Une vidéo de Greta Thunberg, jeune femme activiste, fondatrice d’un mouvement auquel la jeunesse s’accroche. Une révélation pour Lou, un apaisement, elle n’est pas seule. Point de départ d’une aventure hasardeuse et pourfendeuse de nouvelles amitiés. Un projet à la hauteur de son espérance de voir enfin le peuple scandé la triste réalité et de réunir.

 

Le nouveau roman de Jean-Philippe Blondel est sans contexte une bombe ! J’invite tout le monde à le découvrir et à se questionner sur nous, sur nos gestes au quotidien, sur l’avenir des générations suivantes. Au travers de son héroïne attachante, cette quête de la vérité, la découverte de soi au travers du prisme indéformable de la société, il pointe du doigt les aberrations d’une société qui va droit au casse-pipe. Cette jeunesse envieuse d’un monde meilleur se détache des valeurs transmissent par les générations de parents issus de l’ère consommatrice de l’après-guerre. Sans être alarmiste mais avec une honnêteté piquante, IL EST ENCORE TEMPS ! est un roman sensationnel à mettre dans toutes les mains.

 

-Je mate une vidéo sur la gamine, là.
La phrase reste en suspens quelques secondes entre nous et pendant ce court laps de temps, j’imagine le pire – une vidéo d’une gamine victime de harcèlement, d’une gamine battue par ses parents, d’une gamine ridiculisée par ses vieux qui lui font croire qu’ils vont lui offrir un cadeau alors que non, d’une gamine qui se défenestre, d’une gamine atteinte d’une maladie incurable qui nous fixe avec ses grands yeux creux et murmure : « Pourquoi ? » YouTube et les réseaux sociaux nus ont habitués à tout ça. Devant les images, nous nous effarons, nous crions, nous pleurnichons, nous sourions, nous lançons de grands éclats de rire, bref, nous réagissons, mais superficiellement, parce que deux minutes après, nous passons à autre chose. Notre existence est de venue un grand zapping de milliers d’instants que nous dirigeons vers la corbeille de la mémoire en un clic de souris.

 

Une chronique de #Esméralda

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… Mon avis sur un autre roman de Jean-Philippe Blondel (clique sur la photo pour le découvrir).

BLACK FIDELITY, tome 1 : Overdose de Shelby Kaly.


Quand Lynn, assistante personnelle renommée de Los Angeles, est engagée par le manager du célèbre Jett Campbell, elle n’imagine pas le chaos qui l’attend.
Le leader charismatique des Black Fidelity a pour devise « sexe, drogue & provocations » sans se soucier des répercussions de sa vie sur le groupe.
Leur rencontre va être explosive et la tension à son comble alors que des sentiments et des désirs contradictoires s’ajoutent à l’équation.
Entre mensonges, jalousie et son passé qui ressurgit, Lynn pourra-t-elle sauver la rockstar de ses tourments ?

 
En règle générale je lis très peu de romance axée sur les groupes de musique car souvent et en général c’est plus ou moins la même chose. J’ai voulu avec ce premier casser mes préjugés tout en espérant que ce serait la bonne lecture. Et là BINGO !
Lynn n’aime pas les paillettes. Pourtant elle évolue dans un monde où le moindre faux pas peut anéantir une carrière. Assistante personnelle, son professionnalisme est reconnu par une multitude de célébrités de tout bord. Son empathie, sa manière de concevoir la vie, son hygiène de vie et sans oublier sa personnalité à la fois douce et pimpante, Lynn est une jeune femme attachante et persévérante. On lui réclame fréquemment ses services et c’est tout à son honneur. Lynn est une végan accomplie qui prend soin d’elle par le sport et loin des excès en tout genre. Alors quand son nouveau contrat la mène auprès du dernier groupe de musique à la mode, Lynn ne peut qu’être ahurie face à cette déchéance carrément apocalyptique. Engagée pour requinquer le célèbre chanteur Jett Campbell, figure emblématique des Black Fidelity, elle devra user de touts ses moyens pour accomplir un heureux miracle.

 

Jett est un homme abîmé qui se noie allègrement dans les excès multiples. Alcool, sexe à outrance et drogue, Jett n’est plus qu’une âme en peine à la recherche d’une rédemption qui ne veut guère de lui. Égoïste, parfait manipulateur, un franc parler acerbe, un comportement désagréable qui en déroute plus d’un.

 

Leur première rencontre a tout du scénario du bad trip. Pourtant le « quelque chose » se produit. Une alchimie qui va les porter sur le chemin difficile de la résilience. Deux âmes en peine qui s’unissent au diapason de leurs tourments. Une idylle naissante, foudroyante et miraculeuse car les démons du passé n’attendent que la faille pour s’immiscer et rallumer le feu de l’enfer.

 

Shelby Kaly nous offre une overdose d’émotions qui s’épanouit et s’autodétruit. Une plume hyper addictive qui m’a fait vivre quelques heures tumultueuses avec cette aisance que j’adore trouver dans les romances. Les pages s’avalent et défilent au rythme d’une histoire où les rebondissements nous tordent les tripes, nous font pleurer, nous font rire, nous font s’alanguir. Shelby Kaly frappe formidablement bien avec une histoire qui sort légèrement des sentiers battus. L’atmosphère se veut tendue à souhait où quelques rares moments de plénitude arrivent à s’infiltrer. Les personnages sont captivants, à la fois rustres et tendres. Un premier tome qui en jette bien plus que je ne l’aurais cru. Un final totalement tonitruant qui laisse présager une suite aussi mystérieuse que torride. Je suis curieuse de savoir quels risques a pris l’auteure.

 

Une romance qui mérite largement votre attention ! A découvrir sans faute et à croquer avec envie !

 

Une chronique de #Esméralda

.. Lien Kindle

… le site de Black Ink Editions

… mon avis sur un autre roman de Shelby Kaly (clique sur l’image pour le lire)