L’ÉTOILE D’ORION de Aymeric Janier.


SPECTRE
Derrière cet acronyme se cache une organisation
aussi redoutable que mystérieuse, née sur la sol américain,
en réaction à « l’incident du 20 janvier 1986 ».
Ses agents, recrutés dans le plus grand secret,
au terme d’une sélection draconienne,
lui sont inféodés corps et âme.
Sous couvert d’éliminer les menaces extérieures,
l’organisation, tentaculaire, nourrit
en réalité un tout autre dessein.
Face à ce monstre aux multiples visages
va se dresser un improbable trio.
Trois individus pris dans une toile mondiale
et qui vont se débattre pour faire éclater la vérité,
au péril de leur vie.
– Contenu numérique exclusif ! –

Et si tout ce que vous connaissiez, n’était qu’une vaste machination. Manipulation, assassinat et infiltration sont au cœur d’un polar qui va en défriser certain.

 

Le monde, 1988, disputé par deux mégas puissances, l’URSS et les Etats-Unis. La guerre froide est déclarée, chacun retient son souffle face aux pions avancés d’une part et d’autre.
Alors que les pays du Moyen et Proche orient tentent de se défaire du communisme russe, ils trouvent une aide précieuse , matérielle et financière, auprès des Etats-Unis. Au cœur de cette instabilité, la religion détourne peu à peu les véritables raisons et instaure insidieuse les préceptes du « djihadisme moderne ».

 

Alors que l’URSS semble au plus mal, le jeune colonel Alexeï Loulikov met en garde sa hiérarchie contre les décisions prise dans l’avenir en Afghanistan. Dérouté et remisé, Alexeï est mis sur la touche. Rien ne lui paraissait plus judicieux que son honnêteté. Et ce sont bien bien des années plus tard que son pressentiment tend à se légitimer.

 

Aaron Sydner est un jeune soldat aguerri et reconnu par ses pairs. Sa force psychique, ses valeurs et ses préceptes patriotiques font de lui un soldat parfaitement intègre. Passé à tabac et enlevé, son entrée dans l’agence top secrète « L’étoile d’Orion » est digne des plus grands films cinématographiques d’action. Un recrutement ardu et machiavélique où la mort ne l’attendait pas très loin. Agent SPECTRE, sa mission se rendre au Pakistan, déloger la tête pensante du groupe « le sabre noir » et le tuer. Une mission parfaite pour cet homme sur de lui et arrogant. Un espion qui va pourtant s’interroger et tomber sur une révélation qui va tout chambouler.

 

Phyllis Danbury est la journaliste par définition rare et méticuleuse. Prédestinée à obtenir le prix Pulitzer, elle ne compte pas les heures à enquêter, analyser et à rédiger. Son travail, elle a dans la peau. Belle et intelligente elle fait de nombreux émules et jaloux. Envoyée à Zurich par son rédacteur en chef pour prendre la température concernant le nouveau rebondissement entre l’Afghanistan et l’URSS, c’est une toute autre affaire qu’elle va révéler.

 

Le danger rôde de toute part et les indices accablants s’accumulent, une course contre le temps est lancée, mais que faire quand la plus grande puissance au monde met tout en œuvre pour étouffer cette affaire. Coûte que coûte leur survie à tous les trois ne tient qu’à un fil ténu. Arriveront-ils à faire éclater la terrible et édifiante vérité ?

 

Le premier polar d’Aymeric Janier est un véritable petit bijou. Une immersion dans un monde anxiogène où le monde politique façonne d’une certaine manière le côté historique riche. Basé sur des faits réels, la fiction ouvre une parenthèse où l’action est au cœur d’un polar d’espionnage intense. Le contenu numérique accessible via un Code QR met en évidence le côté historique du roman sans toutefois interférer dans le déroulement du récit. Ce dernier est rythmé entre les phases d’action et d’autres propices aux réflexions intellectuelles. Les personnages évoluent dans la précipitation. Il se dégagent d’eux une certain attachement malgré l’aversion du départ notamment pour celui d’Aaron. L’intrigue s’enrichit au fil des chapitres sans toutefois dévoiler le grand jeu. Pris dans la tourmente des mots d’Aymeric Janier, ce polar se lit d’une traite. Captivant et addictif, le dénouement devient le principal objectif du lecteur. Je regrette malgré tout cette fin un peu trop succincte. L’essentiel ne s’y trouvant pas, éclairant juste sur les points non développés du départ. (Je sais parfois je suis trop exigeante, voire machiavélique mais pas insatisfaite). Néanmoins les points forts de ce polar se trouvent dans le contexte géopolitique et historique. Une fiction portée par un scénario retentissant et entraînant. Des personnages dont leurs forces se trouvent dans l’inattendu. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

LES OMBRES DU MAL de Céline Spreux.


Juillet 2017, région des 3 frontières en France. Alors que l’été s’annonce caniculaire, un corps est découvert dans un Clos. La brigade de gendarmes de Briey va se retrouver confrontée à un tueur en série dont la créativité n’a d’égale que la cruauté. À leurs côtés, Erin MacMillan, profileuse du Département des Sciences Comportementales à la réputation borderline, aura la lourde charge de les seconder dans cette chasse sans répit. Et elle est loin d’imaginer en débarquant à Briey à quel point la noirceur des événements va faire écho à ses propres ténèbres…

 
Un polar sombre où l’on va de surprise en surprise. Une atmosphère hollywoodienne et des personnages qui cachent bien leur jeu et emplis de doutes. Une lecture haletante où le couperet final est à tomber.
La brigade de recherche de Briey est composé de Paul Royer (capitaine), de Enzo Ritoni (lieutenant), de Marina Alvarez (sous-lieutenant) et de Thomas Massole. Un groupe de joyeux trublions où les caractères de chacun se complètent à merveille. L’humoriste à l’accent italien détend l’atmosphère, Marina est la mama du groupe qui les goinfre de toutes sortes de gourmandises, Paul la tête sur les épaules les mène d’une main de fer et Thomas qui joue le héro solitaire au détriment des autres. Une brigade qui ne ménage pas leurs efforts pour arrêter les meurtriers. Contacté par le procureur de la République, Paul se rend sur une scène de crime. Une jeune femme est retrouvée nue, pendue, écorchée vive et les tripes à l’air et fait troublant ses tétons sont manquants. Un début de casse-tête qui de jour en jour va empirer car de nouveaux corps apparaissent. La situation s’enlise dans les conjectures. Erin MacMillian rejoint le groupe de recherche. Profileuse mise à pied suite au dérapage de sa dernière enquête, elle rend service à la brigade. Elle fait figure dans son milieu d’être la meilleure, mais son caractère borderline fait souvent très peur.

 

Céline Spreux joue la transparence dès le départ mais là où elle va vous surprendre c’est dans le déroulement et l’avancement de l’enquête. L’atmosphère qui s’installe se veut peu à peu glaçante. Les réminiscences du passé d’Erin surgit au travers de rêves qui nous en apprend davantage sur sa personnalité. Un polar qui nous plonge dans les méandres et le fonctionnement d’un tueur en série. Les motivations, les phases d’euphorie, de colère, de doutes sont mises subtilement en valeur. Une immersion dans le mal, le plus pur. Les surprises et les rebondissements sont captivants.

 

Un polar qui se lit d’une traite tant j’ai été captivé par l’intrigue et les personnages qui soient principaux ou secondaires. Une superbe intrigue qui ne vous laissera pas insensible et puis cette atmosphère particulière qu’insuffle Céline Spreux est idéale pour ce mettre dans l’ambiance. Un très bon moment de lecture que je vous recommande. J’espère retrouver Paul et Erin (surtout) dans de nouvelles aventures car il réside encore de quelques mystères.

 

Une chronique de #Esméralda

BLESSURES INVISIBLES de Isabelle Villain.


Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.
La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.

Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.
Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !

 
Isabelle Villain a l’art et la manière de maîtriser avec perfection le suspense. Cette nouvelle enquête a eu le mérite de me faire tourner la tête et je me dois de le mentionner.

Rebecca de Lost remonte doucement la pente depuis la dernière enquête. Des conséquences bien trop lourdes et insurmontables, des nuits blanches succèdent aux cauchemars et à ce sentiment d’impuissance qui la bouffe littéralement. Pourtant Rebecca de Lost a tout de la guerrière mais sa dernière affaire l’a profondément bouleversée. Depuis ses congés forcés, elle reprend peu à peu du service et son équipe aussi. L’affaire « le tueur au marteau » est sur toutes les lèvres, malgré le silence de ce dernier. Plus aucune victime depuis 6 mois.

 

Dépêchée sur une scène qui ne ressemble que très peu à un suicide, Rebecca se plonge dans cette nouvelle affaire. Indices, confrontations, découvertes, peu à peu l’affaire s’étoffe et tout mène à un seul coupable. Qui de la grande famille des militaires ou de la famille proche de la victime est le coupable ? De Lost et son équipe font devoir être attentif à tous les éléments en leur possession et surtout se méfier des apparences.

 

En parallèle de cette enquête, le mystérieux « tueur au marteau » refait son apparition. Les victimes sont de retour et en un laps de temps très court. Toute l’équipe est sur le qui-vive et de Lost émet certain soupçons. Des lettres et des messages lui mettent une grande pression. Richard, le procédurier, met le doigt sur un indice capital. Une course poursuite s’engage, arriveront ils à mettre la main sur ce psychopathe ?

 

Isabelle Villain signe un nouveau polar totalement hallucinant. J’ai été accaparée par ces deux enquêtes. Isabelle Villain n’y va pas de main morte. Deux intrigues totalement indépendantes pour deux fois plus de suspense. Je dois dire que je me suis prêtée au jeu et l’autrice a réussi à me balader et ça je l’apprécie énormément. Je me suis fait bananée ! Outre le côté polar, Isabelle Villain approfondit la personnalité de Rebecca. Je retrouve une femme blessée qui fait tout pour sortir la tête de sous l’eau. Son côté persévérant, entêté et colérique est omniprésent. Côté sentimental c’est le grand flou. Son cœur voudrait tant continuer cette histoire avec Tom et sa tête lui dicte le contraire. Isabelle Villain met l’accent sur deux autres personnages, Cyril, l’ancien procédurier, et Mélina la dernière arrivée. J’ai aimé découvrir leurs personnalités respectives et leurs secrets.

 

Isabelle Villain signe un polar excellent et addictif. Deux intrigues, des personnages cabossés, une atmosphère oppressante portés par une plume qui ne ménage pas son lecteur. Et un final qui laisse sur les genoux. Je pense avoir le droit de dire que Blessures invisibles est un super page turner !

 

Une chronique de #Esméralda.

… le site des éditions Taurnada.

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… Mon avis sur le précédent roman de Isabelle Villain (clique sur la photo pour le découvrir)

SACRIFICES de Ellison Cooper.

[ POLICIER- Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cindy Colin Kapen
CHERCHE MIDI Éditeur

448 pages
Ma note : sensationnel
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Le résumé :
Après Rituels, le retour de Sayer Altair.
Neuroscientifique, spécialiste du comportement des psychopathes, Sayer Altair est appelée d’urgence par le FBI. On vient de retrouver des ossements humains dans une grotte perdue du parc national de Shenandoah. Un tueur semble y déposer ses victimes depuis des décennies. Lorsque l’affaire est reliée à la disparition inquiétante d’une femme et de sa petite fille quelques mois auparavant, une course contre la montre s’engage pour les retrouver avant l’issue fatale.
Alors que l’enquête semble au point mort, un psychopathe anonyme dont Sayer étudie le profil, le Sujet 037, lui propose son aide. Mais peut-elle vraiment lui faire confiance ?
Ellison Cooper revisite ici toutes les lois du genre avec une efficacité et une maîtrise rares. Elle tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, au fil d’une intrigue machiavélique, jusqu’au coup de théâtre final, qui place le livre au niveau des plus grandes réussites du genre.
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Lire SACRIFICES, c’est plongé dans les affres humaines, celles que l’on redoute. Celles qui effrayent. Celles qui poussent dans les retranchements.

 

Sayer Altair est dans son domaine une experte. Après les déboires de ses premières aventures (que je suppose être dans le premier volume « Rituels » que je n’ai pas encore lu), Sayer reprend du service. Une nouvelle mission où le temps est compté. Une région éloignée de tout, un ancien terrain minier, des excavations cachées et des os, beaucoup d’os. Un travail de fourmi est entrepris et les premiers indices les mettent sur une voie ardue. Des noms apparaissent, un fantôme, des faits recoupés, une étrange lame et une légende. Voici de quoi pour Sayer et son équipe de bras cassés à brainstormer ! Si seulement cela était aussi simple, Sayer ne ménage pas ses efforts et surtout elle doit faire face maintenant à une nouvelle menace, celle qui grandit dans l’ombre. Son ange gardien, le sujet 037 psychopathe, veille au grain. Affaire à suivre !

 

SACRIFICES est un policier incroyablement efficace. Une intrigue finalement très simple mais qui a le mérite de vous accaparer dès les premières pages. Un rythme effréné, une plume dynamique, des personnages attachants et nous voilà embarqués dans une enquête trépidante. Sayer Altair est un de ces personnages qui sous son apparence de bon flic cache beaucoup de blessures. Elle se remet sans cesse en question sans pour autant douter de sa confiance. C’est une femme prise par ses propres tourments et peurs qui en même temps que son enquête doit se reconstruire pour son avenir qui toque à la porte. Elle déborde d’énergie et de motivations qui la poussent au-delà de ses limites. Héroïne moderne et accablée, elle se bat pour ses convictions et ses valeurs au sein du FBI.

 

Un page turner sans foi ni concession porté par une figure féminine combative et déterminée. Un page turner terriblement diabolique ! Ellison Cooper a dans sa botte une myriade de surprises !

 

Une chronique de #Esméralda

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… sur le site Lisez.com !

Entre deux mondes d’Olivier Norek

Polar – livre sorti le 08/11/18

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »

 

Résumé : Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds. Un assassin va profiter de cette situation. Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

 

L’avis de #Lilie : Comme nombre de lecteurs avertis, j’ai beaucoup entendu parler d’Olivier Norek ces dernières années, que ce soit sur la blogosphère, dans les salons littéraires ou en librairie. Ainsi, pour faire connaissance avec sa plume et son écriture, j’ai décidé de me laisser tenter par un de ses one-shot, son quatrième roman qui, même s’il a été primé, a fait débat parmi ses lecteurs. Pour ne rien vous cacher, j’étais loin d’imaginer ce que j’allais ressentir lors de cette lecture…. Quelle claque ! Quelle découverte !

Dans ce livre, nous faisons, d’un côté, connaissance avec Adam, qui a fuit la guerre et qui espère retrouver sa femme et sa fille dans la jungle de Calais. Là-bas, il fait connaissance avec Kilani, un petit garçon isolé, et ils se rendent compte qu’au cœur du pays des droits de l’Homme, la jungle est une zone de non-droit. D’un autre côté, nous allons suivre Bastien, un policier français qui vient d’arriver à Calais et qui va découvrir les us et coutumes du secteur. Pourquoi ces deux hommes vont-ils avoir besoin l’un de l’autre ? Adam va-t-il retrouver sa famille ? Comment Kilani va-t-il bouleverser son quotidien ?

Une des forces du roman est, selon moi, le charisme dégagé par les protagonistes. Il y a tout d’abord Adam, ancien flic en Syrie qui décide de fuir son pays et qui découvre, à Calais, une jungle où la loi du plus fort est la seule manière de s’imposer ; il y a ensuite Bastien, le flic français, qui découvre qu’à Calais, on fait ce qu’on peut mais surtout que les migrants, c’est à la fois le problème de tout le monde et le problème de personne. Et enfin, il y a Kilani, ce petit bonhomme sauvé par Adam, qui cache au fond de lui bien des secrets, des secrets très lourds pour un enfant de son âge. Entre eux trois, un lien va se créer, des valeurs communes vont se dégager et d’une manière un peu inattendue, leurs destins vont être liés.

Ce livre m’a beaucoup marqué. Tout d’abord, cela faisait un petit moment que je n’avais pas trouvé une histoire qui me captive autant. Certes, le sujet est lourd, la violence est présente au fil des pages et pourtant, dès que je le pouvais, je n’avais qu’une envie, me replonger dedans afin d’en savoir plus. La plume de l’auteur est efficace, vive et très visuelle. Ainsi, on est plongé au cœur du régime syrien puis de la jungle de Calais et je vous préviens, aucun détail ne vous sera épargné. Ce livre a un côté dérangeant, à cause du thème abordé. Pourtant, pour ma part, j’ai trouvé qu’il était magistralement traité car l’auteur arrive à nous décrire ce qui se passait dans cette jungle sans prendre vraiment parti. En effet, on aurait pu tomber dans des clichés larmoyants ou extrêmement revendicatifs…. Là, tel un journaliste, il montre à travers sa plume un état de fait et amène le lecteur à s’interroger… ou pas ! Je dois avouer que quelques scènes m’ont scotchée et j’ai dû poser le livre pour reprendre mon souffle et sécher quelques larmes qui me montaient aux yeux. Alors oui, Olivier Norek met les pieds dans le plat avec ce livre qui a su trouver son public… mais aussi de nombreux détracteurs. Mais dans tous les cas, je pense qu’on ne ressort pas indemne de cette lecture car elle est très prenante émotionnellement parlant et ne laisse personne indifférent.

Pour conclure, vous l’aurez compris, je recommande chaudement la lecture d’ « Entre deux mondes » à tous ceux qui ne connaissent pas encore la plume de l’ancien flic du 93 devenu écrivain. En abordant le thème des migrants, il a pris un risque mais pour moi, ce roman est surtout l’occasion de s’interroger justement sur notre société et sur notre manière de gérer les flux humains qui devraient, malheureusement, augmenter au fil des ans et au gré du réchauffement climatique. Âmes sensibles s’abstenir, ce roman est un vrai coup de poing émotionnel qui vous marquera à coup sûr !

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket

LOSING LEAH de Sue Welfare.

[ POLAR – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Anne Confuron
Éditions DE SAXUS
332 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.
Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café.
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas…
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ?
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl’ et « La fille du train’.
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Par une glaciale matinée, Leah s’est envolée. Aucune trace, aucun témoin, aucune piste, rien, nada. Seul un mari désemparé, apeuré, inconsolable et en colère contre les enquêteurs, hurle son désarroi. Chris, bientôt à la retraite, doit subir les interrogatoires et relater leur vie commune, leur quotidien, leur vie conjugale, leur vie en société et leur vie professionnelle. Tout doit être passé à la loupe ! Chris est le genre d’homme attachant. Sa bonhomie, sa manière de parler, sa façon d’être et son aura font de lui un homme honnêteté, un voisin charmant, empathique, toujours là pour aider. En quelques minutes la vie de Chris a été réduite au néant. Il crie son amour pour sa femme et sa folie à être séparé d’elle. Qui ne le ferait pas, quel homme ne remuerait pas ciel et terre pour retrouver son épouse ? Quel homme ne ferait fi des conseils des enquêteurs pour foncer sur le terrain ? Chris est à bout. Chris dépéri. Il veut retrouver sa femme. Il veut retrouver sa vie. Il veut retrouver son quotidien. Il veut la liberté. Effectivement, toute enquête sur la disparition d’une personne, la famille proche est suspectée jusqu’à temps que les faits prouvent le contraire. Ni Mel Davey, ni Harry Baker ne vous diraient le contraire. Et ces deux là devront affronter des révélations surprises qui éclateront au fur et à mesure que l’enquête avance. Le pire n’est pas derrière eux il est à venir, et remuer les secrets inavouables vont ouvrir les portes d’un enfer tragique.

 

Sue Welfare signe un premier roman totalement dingue. Un thriller psychologique incroyable (c’est classé comme étant un thriller mais pour ma part c’est davantage un polar, mais comme je ne suis pas parole d’évangile, je garde ce terme !) qui m’a mené par le bout du nez pendant un très long moment. J’espère de tout cœur que c’est le premier d’une longue série car il y a vraiment matière à explorer notamment avec les enquêteurs Mel Davey et Harry Baker. Ce dernier donne l’impression d’être un sacré roublard, un petit génie de la police qui a tout vu tout entendu, et évidement, c’est le meilleur. Mel Davey, c’est une femme, est la novice du service avec quelques années à son actif dans la police. Elle apprend encore les ficelles du métier et son mentor est un bon enseignant. Cependant je regrette que l’autrice ai choisi de développer avec parcimonie la vie privée de Mel. Elle l’aborde mais cela reste superficiel et j’aurais aimé en apprendre davantage sur elle. C’est pour cela que j’espère que ce thriller est le premier d’une longue série. Sue Welfare a su crée une atmosphère digne des grands polars avec d’un côté ce qui a attrait à l’enquête véritable (technique, interrogatoire, enquête sur le terrain …. ) et d’un autre celui confère à l’aspect psychologique. Une alchimie incroyable en ressort. J’ai vraiment été captivée par cette lecture. Les rebondissements ne sont pas foudroyants mais ils amènent tous vers un dénouement terrible et explosif. Le scenario tient magnifiquement la route, la psychologie des personnages est maîtrisée et suffisante pour vous accrocher en un claquement de doigt.

 

Êtes vous prêts à partir à la recherche de Leah ? Oui ? Alors faites gaffe, garder un œil ouvert car l’effroyable vous attrapera bien plus vite que vous le pensiez !

 

Un excellent thriller que vous allez adorer !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… la page Facebook des éditions DE SAXUS.

LE COUTEAU de Jo Nesbo.

[ POLICIER – Nouveauté 2019 ]
Traduit du Norvégien par Céline Romand-Monnier – Tome 12 
Éditions GALLIMARD – Collection Série Noire
608 pages
Ma note : 16/20
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Le résumé :
Harry Hole a réintégré la police criminelle d’Oslo, mais il doit se contenter des cold cases alors qu’il rêve de remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur en série qu’il avait arrêté il y a une dizaine d’années et qui vient d’être libéré.
Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque cet homme qui l’obsède. Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes du sang d’un autre.
C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.
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Direction Oslo pour une virée aux côtés de l’intrigant et insaisissable inspecteur Harry Hole. Roublard et génie des scènes de crime, je découvre également un homme portant mille et une blessures. Un homme qui a du affronter tout un tas de situations, façonnant l’homme taciturne qu’il est devenu. Il dégage une certaine prestance mais à laquelle il est difficile d’y accordé sa confiance. Pourtant derrière son côté abrupt, il est animé par une certaine empathie et une foi en la vérité et la justice.

 

Soûlard et nerveux, la vie d’Harry Hole n’est pas un grand terrain de jeu. Les derniers événements l’ont percuté d’une telle force que la seule solution évidente à tous ses maux et l’auto destruction. Bagarre et alcool pleuvent pour le plus grand des malheurs de son entourage. Et quand le chaos survient, c’est la descente en enfer assurée. Les cris silencieux, les larmes qui ne coulent pas et les cauchemars récurrents sont ses derniers motifs pour cette dernière balade qui le portera aux confins de la douleur. Alors que la vérité se révèle, le glas a sonné. Justice doit être faite et il sera sa main vengeresse.

 

Première rencontre avec Harry Hole et je suis heureuse que la magie est aussi bien opérée. Dire le contraire serait vous mentir mais je ne peux que maintenir le fait que découvrir un personnage aussi emblématique qu’au bout du douzième tome à un petit goût amer. Vous le savez déjà j’aime connaître toutes les aspérités de la psychologie d’un personnage surtout de l’envergure d’Harry Hole.

 

Je ne vais pas vous cacher également, que j’ai du prendre les rames et ramer longtemps avant d’être emportée par les flots puissants. La plume de Jo Nesbo a ce quelque chose de captivant, d’éblouissant et surtout elle vous emporte dans un scenario (ou piège) totalement diabolique. Construit comme un roman choral (mais qui n’en est pas un), Jo Nesbo adore nous faire emprunter tout un tas de chemins tourmentés pour nous mener vers un final tonitruant et déchirant. Abasourdie et médusée, voilà dans l’état où j’étais quand l’intrigue explose. Alors oui, il y a des passages longs et pas forcément nécessaires faisant traînés en longueur et en langueur si je puis dire. En effet, ils le sont (à mes yeux) pour renforcer la psychologie de notre cher Harry Hole. Il y a cet aspect qui crescendo renforce l’anéantissement et la culpabilité de notre héros et en contre partie on a vraiment l’impression que l’atmosphère s’appesantit et s’étiole vers cette oppression destructrice.

 

Ce n’est pas le meilleur thriller que j’ai pu lire mais je reconnais que Jo Nesbo sait y faire en matière de scénario totalement dingue et captivant. Je n’ai malheureusement pas été embarqué dès les premières pages et surtout je regrette (encore une fois) de découvrir ce personnage charismatique au bout du douzième tome. Même si je conviens que les tomes peuvent se lire indépendamment des uns des autres, il m’a manqué cette intimité nécessaire à comprendre ses petits clins d’œils et autres qui lient tous les personnages.

 

Il bougea le verre vide qui était entre eux. « Tu peux tromper la douleur pendant un temps, mais ensuite elle te retrouve. Quand tu baisses la garde, quand ta tête dépasse à peine du bord de la tranchée. En attendant, on a le droit de ne pas trop ressentir.
-Engourdi, déclara Oleg. Je suis juste engourdi. Tout à l’heure, je me suis rendu compte que je n’avais rien mangé de la journée, alors je me suis acheté un hot-dog au chili. Je l’ai noyé sous la moutarde la plus forte juste pour sentir quelque chose. Et tu sais quoi ?
-Oui. Je sais. Rien.
-Rien, répéta Oleg en clignant des yeux pour chasser une poussière.
-La douleur viendra. Tu n’as pas besoin de chercher. Elle te trouvera. Toi et tous les trous de ta cuirasse.
-Et toi, elle t’a trouvé ?
-Je dors. j’essaie de ne pas me réveiller.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Gallimard.

… le site officiel de Jo Nesbo.

DANSE MACABRE de L A Bailey.

[ POLAR – 2017]
LES ENQUÊTES D’HUGO DELATOUR – Tome 1
128 pages
Ma note : 4/5
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Lu dans le cadre du Rdv #MonMarathonIndé de mai
 
Le résumé :
« QUAND LA MORT DANSE AVEC LES VIVANTS, IL N’Y A PLUS DE LUMIÈRE. SEULEMENT L’OBSCURITÉ. »La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte postale de vacances idéales ! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse Macabre » ? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.
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Hugo Delatour est un vieux de vieille, un roublard qui a roulé sa bosse en tant que flic. Les enquêtes, ça le connaît parfaitement et il peut même se vanter qu’il adore s’asseoir derrière un bureau, étaler les dossier, trouver le moindre indice et recouper les informations. Il a ça dans le sang, fouiner. Hugo a connu maintes péripéties et celles-ci débutent dès sa plus jeune enfance. Le bonheur il le traque, le trouve et parfois il se fait la malle sans prévenir. Hugo remonte doucement la pente depuis les derniers événements terribles. Sa fille l’aide tant bien que mal, mais le moral reste dans les chaussettes.

 

Direction Shrewsbury, petite ville anglaise, où sa grande sœur l’accueille pour des vacances bien méritées et un dossier important : découvrir l’assassin de Jennifer Barnes. Peu emballé, les paroles de sa sœur vont toutefois éveiller sa curiosité. Et les documents en sa possession, il découvre un tatouage. La machine est en route et plus rien n’arrêtera Hugo Delatour à part la mort.

 

Le voici parcourant la ville, partant à la rencontre des personnes de l’entourage de la victime. Un baby doctor, un flic anglais pas sympathique, des personnages suspects, un SDF mort retrouvé dans une église, une application « Hunter », un pseudonyme « danse macabre ». Delatour tient le bon bout, mais qui y trouvera t-il ?

 

DANSE MACABRE est un polar, assez court, que j’ai dévoré. Le personnage d’Hugo Delatour est intéressant de part ses fêlures mais aussi par ce côté fonceur. Hugo est intuitif, courageux et n’hésite pas à défier ce tueur. Il a ce petit côté « tête brûlé » que j’adore. A chaque rencontre successive, j’ai vu renaître ce détective qui était abattu par les aléas de la vie. L’intrigue de L A Bailey est judicieusement menée, me portant vers un final totalement inattendu et complètement fou. Ce premier tome met un accent particulier sur la personnalité d’Hugo Delatour et sur ses traits psychologiques. Cela ma permis de le cerner au plus juste. Pour l’insatiable que je suis, il m’a manqué quelques développements, mais cela ne m’a pas empêché de passer un super moment de lecture. J’aime beaucoup cette ambiance à l’anglaise. Une atmosphère brumeuse où les éléments se dévoilent peu à peu. Le suspense est présent tout au long des pages, accompagné par intermittence par des moments plus légers.

 

DANSE MACABRE est une belle découverte et j’ai hâte de découvrir les nouvelles enquêtes de ce détective pas comme les autres.

 

Θ
La mort danse avec les vivants, riches ou pauvres, hommes ou femmes. La vie n’est qu’une somme de vanités.
Voici deux indices. A vous maintenant de découvrir ce qui les unit !

 

#Esméralda

 
Je remercie L A Bailey pour sa confiance.

 

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… L’interview de L A Bailey.

Découvrez l’univers de LA BAILEY.

LA BAILEY et Les Plumes Indépendantes.

 

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LE DERNIER MYSTÈRE DE LA PIÈCE ROUGE de Louis-E Metan.

 
[ POLAR – Nouveauté 2019]
193 pages
Ma note : 3/5
Lu dans le cadre de Mon Marathon Indé de mai
Lien Kindle
 
Le résumé :
Un vendredi noyé sous les caprices de l’hiver, le jeune Louis se rend dans un ancien manoir pour faire le service. Mais ce qui devait être un simple week-end d’affaire entre gens aisés, se transforme peu à peu en une cérémonie mortuaire préméditée. Personnages mystérieux et souvenirs lointains, ils devront tous, enfermés dans ce manoir durant trois jours, se confronter à un invisible mais ingénieux tueur à mesure que les cadavres se succèdent.J’invite celui d’entre vous qui s’en sent capable, à résoudre le dernier mystère de la pièce rouge.Roman policier/thriller de poche, se déroulant en huis clos.
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Ambiance tamisée, flocons de neige à volonté, manoir austère, isolé et lugubre et une réunion peu commune juste avant les fêtes de Noël. Louis, jeune étudiant en droit et passionné de polar, a répondu à cette annonce dans le but de payer ses études. Confiant et optimiste, il est loin de se douter de la tragédie qui va se dérouler entre ses murs.

 

Digne d’un Agatha Christie et du célèbre jeu le Cluedo, ce court roman m’a replongée dans mes premiers amours : une enquête, un huis clos, une énigme, un mobile, une arme et des personnages potentiellement tous coupables.

 

Ce premier roman est une véritable réussite malgré quelques couacs et peut être le manque de développements, j’ai adoré l’ambiance et les traits psychologiques de tous les personnages à qui bien évidemment ont leur confierai le bon dieu. Après l’effroi de cette terrible découverte du premier corps, les esprits abattus se ressaisissent rapidement. Suspicion et crainte émergent doublées par l’incompréhension totale. L’inquiétude les envahit lorsque le deuxième corps est trouvé. Les échanges houleux résonnent dans la bâtisse et l’énervement est à son comble. Coincés pendant trois jours sans pouvoir joindre quiconque par le téléphone, la fatigue et les nerfs à vif se ressentent largement. Louis se reprend de son abattement et décide de plonger son nez dans cette affaire et de regrouper tous les éléments en sa possession. Et la finalité a de quoi largement surprendre.

 

LE DERNIER MYSTÈRE DE LA PIÈCE ROUGE est une très belle découverte. Un premier roman qui tient la route et surtout une trame complexe que Louis-E Metan maitrise à la perfection. Ce court roman se dévore avec envie et l’ambiance cosy hyper inquiétante a eu l’audace de titiller la curiosité. Du 100% enquête !

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Louis-E Metan pour sa confiance et sa patience.

 

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DIS-MOI QUEL AUTEUR INDé ES-TU CYRILLE THIERS ?

 
Troisième interview de la semaine.

 

Aujourd’hui, c’est au tour de Cyrille Thiers de passer sous ma loupe. Son premier roman, ON A TOUTE LA VIE POUR MOURIR est un recueil de nouvelles dans le genre polar.

 

Voici son portrait.

 

  • Que genre d’auteur es-tu ?
Ma page Facebook s’intitule « Cyrille Thiers – Raconteur d’histoires » : c’est vraiment l’expression qui me caractérise le mieux, bien plus qu’auteur ou écrivain. Mon écriture est au service de l’intrigue et uniquement de l’intrigue.

 

  • Un livre préféré ?
Je sens que si je réponds « Le trésor de Rackham le Rouge », on va me dire que je suis hors sujet, donc je dirais « L’aiguille creuse » de Maurice Leblanc (oui je sais, c’est un procédé absolument éhonté pour en donner deux…). C’est avec une fascination jamais démentie que j’ai relu plusieurs fois toute la série des Arsène Lupin. J’étais plus jeune, j’avais le temps de lire…

 

  • Un livre que tu n’as jamais pu finir ?
« Le seigneur des anneaux » : pour mes lectures, je ne suis pas du tout fantasy. Par contre, j’ai adoré les films.

 

  • Des petites manies quand tu écris ?
Je relis mon texte en permanence dans ma tête, voire à voix haute si je suis tout seul. Cela me permet de vérifier que le rythme de lecture correspond à ce que j’apprécie et surtout que je suis moi-même intéressé par ce que je lis. Bizarrement, j’ai toujours considéré que l’efficacité d’une histoire se jugeait à l’écoute. Il faudrait peut-être que j’essaie les livres audio…

 

  • Plume ou ordinateur ?
J’écris véritablement depuis seulement deux ans donc je ne me suis même pas posé la question : ordi.

 

  • Plutôt jour ou nuit ?
La nuit, par obligation : quand j’ai fini ma journée de boulot et que mes enfants sont couchés. Mais même si j’avais le choix, je crois que j’écrirais quand même la nuit, car je m’y sens plus inspiré.

 

  • Auto édition par conviction ?
En débarquant, totalement inconnu, avec un recueil de nouvelles, je me suis vite rendu compte que je ne rentrais pas dans les cases des maisons d’édition classiques. Quant à être édité dans une microstructure, je n’en vois vraiment pas l’intérêt si ce n’est pour le plaisir de fanfaronner « J’ai été édité, j’ai été édité ! ». Et puis cette liberté d’indé m’a permis de solliciter André Taymans (un de mes auteurs BD favoris) pour la couverture : je n’aurais jamais pu faire ça au sein d’un cadre rigide d’éditeur. J’ai beaucoup aimé cette sensation de tout maîtriser du début à la fin.

 

  • Ton pire défaut ?
Je ne lis quasiment que des BD. C’est un peu la honte pour un auteur, non ?

 

  • Ta plus grande qualité ?
Je pense avoir une bonne faculté d’autoévaluation : lors de mes très fréquentes phases de relecture, quand je trouve qu’un passage est mauvais ou inutile pour l’histoire, je n’hésite pas à faire un gros couper-coller dans la corbeille, même si j’y ai passé des heures.

 

  • Passionné ou persévérant ?
Persévérant : je suis capable de garder un embryon d’idée dans la tête pendant de longs mois en attendant la petite étincelle qui le transformera en bonne histoire.

 

  • Tu écris …. ?
J’ai commencé par des concours de nouvelles et j’ai penché très tôt vers les intrigues noires et policières par facilité : c’est quand même plus simple de trouver la chute qui tue en exploitant ces thèmes. Mais pour mon premier roman en cours d’écriture, j’ai opté pour mes vrais genres de prédilection : l’aventure et le mystère (cf. mes livres préférés). À noter que j’ai été extrêmement surpris par certains retours dithyrambiques de la part de jeunes lecteurs (12-15 ans) qui ont adoré mes histoires et je me demande si je ne vais pas tenter de cibler davantage ce lectorat.

 

  • Ton rêve le plus fou ?
Le plus fou, vraiment ? Passer dans « On n’est pas couché » pour discuter de mon livre avec Christine Angot.

 

  • Décris en trois adjectifs ton roman que je m’apprête à lire :
Je n’ai pas encore trop triché, alors pour la dernière question, je vais faire fi de mes scrupules et plagier la chronique d’une de vos consœurs qui se reconnaîtra : « vivant, piquant, mordant ».

 


 

 

Le résumé :

J’ai rassemblé dans cet ouvrage quinze histoires très noires dont certaines ont eu l’honneur d’être primées dans divers concours. Ces récits ont en commun la mort sous toutes ses formes, jusqu’aux plus improbables. Souvent violente, parfois glauque, elle façonne minutieusement la noirceur de ces intrigues en les parsemant de cadavres, d’ossements, et même de momies. Vous aurez probablement du mal à discerner les victimes des coupables. Néanmoins, jusqu’à l’hécatombe finale, je vous garantis un plaisir aussi malsain que jubilatoire en observant les acteurs de ces tranches de vies, ou plutôt devrais-je dire … de ces vies tranchées.[Illustration de couverture : André Taymans.]

 

Lien Kindle

La page Facebook de Cyrille Thiers.

 

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