DANSE MACABRE de L A Bailey.

[ POLAR – 2017]
LES ENQUÊTES D’HUGO DELATOUR – Tome 1
128 pages
Ma note : 4/5
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Lu dans le cadre du Rdv #MonMarathonIndé de mai
 
Le résumé :
« QUAND LA MORT DANSE AVEC LES VIVANTS, IL N’Y A PLUS DE LUMIÈRE. SEULEMENT L’OBSCURITÉ. »La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte postale de vacances idéales ! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse Macabre » ? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.
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Hugo Delatour est un vieux de vieille, un roublard qui a roulé sa bosse en tant que flic. Les enquêtes, ça le connaît parfaitement et il peut même se vanter qu’il adore s’asseoir derrière un bureau, étaler les dossier, trouver le moindre indice et recouper les informations. Il a ça dans le sang, fouiner. Hugo a connu maintes péripéties et celles-ci débutent dès sa plus jeune enfance. Le bonheur il le traque, le trouve et parfois il se fait la malle sans prévenir. Hugo remonte doucement la pente depuis les derniers événements terribles. Sa fille l’aide tant bien que mal, mais le moral reste dans les chaussettes.

 

Direction Shrewsbury, petite ville anglaise, où sa grande sœur l’accueille pour des vacances bien méritées et un dossier important : découvrir l’assassin de Jennifer Barnes. Peu emballé, les paroles de sa sœur vont toutefois éveiller sa curiosité. Et les documents en sa possession, il découvre un tatouage. La machine est en route et plus rien n’arrêtera Hugo Delatour à part la mort.

 

Le voici parcourant la ville, partant à la rencontre des personnes de l’entourage de la victime. Un baby doctor, un flic anglais pas sympathique, des personnages suspects, un SDF mort retrouvé dans une église, une application « Hunter », un pseudonyme « danse macabre ». Delatour tient le bon bout, mais qui y trouvera t-il ?

 

DANSE MACABRE est un polar, assez court, que j’ai dévoré. Le personnage d’Hugo Delatour est intéressant de part ses fêlures mais aussi par ce côté fonceur. Hugo est intuitif, courageux et n’hésite pas à défier ce tueur. Il a ce petit côté « tête brûlé » que j’adore. A chaque rencontre successive, j’ai vu renaître ce détective qui était abattu par les aléas de la vie. L’intrigue de L A Bailey est judicieusement menée, me portant vers un final totalement inattendu et complètement fou. Ce premier tome met un accent particulier sur la personnalité d’Hugo Delatour et sur ses traits psychologiques. Cela ma permis de le cerner au plus juste. Pour l’insatiable que je suis, il m’a manqué quelques développements, mais cela ne m’a pas empêché de passer un super moment de lecture. J’aime beaucoup cette ambiance à l’anglaise. Une atmosphère brumeuse où les éléments se dévoilent peu à peu. Le suspense est présent tout au long des pages, accompagné par intermittence par des moments plus légers.

 

DANSE MACABRE est une belle découverte et j’ai hâte de découvrir les nouvelles enquêtes de ce détective pas comme les autres.

 

Θ
La mort danse avec les vivants, riches ou pauvres, hommes ou femmes. La vie n’est qu’une somme de vanités.
Voici deux indices. A vous maintenant de découvrir ce qui les unit !

 

#Esméralda

 
Je remercie L A Bailey pour sa confiance.

 

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… L’interview de L A Bailey.

Découvrez l’univers de LA BAILEY.

LA BAILEY et Les Plumes Indépendantes.

 

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LE DERNIER MYSTÈRE DE LA PIÈCE ROUGE de Louis-E Metan.

 
[ POLAR – Nouveauté 2019]
193 pages
Ma note : 3/5
Lu dans le cadre de Mon Marathon Indé de mai
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Le résumé :
Un vendredi noyé sous les caprices de l’hiver, le jeune Louis se rend dans un ancien manoir pour faire le service. Mais ce qui devait être un simple week-end d’affaire entre gens aisés, se transforme peu à peu en une cérémonie mortuaire préméditée. Personnages mystérieux et souvenirs lointains, ils devront tous, enfermés dans ce manoir durant trois jours, se confronter à un invisible mais ingénieux tueur à mesure que les cadavres se succèdent.J’invite celui d’entre vous qui s’en sent capable, à résoudre le dernier mystère de la pièce rouge.Roman policier/thriller de poche, se déroulant en huis clos.
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Ambiance tamisée, flocons de neige à volonté, manoir austère, isolé et lugubre et une réunion peu commune juste avant les fêtes de Noël. Louis, jeune étudiant en droit et passionné de polar, a répondu à cette annonce dans le but de payer ses études. Confiant et optimiste, il est loin de se douter de la tragédie qui va se dérouler entre ses murs.

 

Digne d’un Agatha Christie et du célèbre jeu le Cluedo, ce court roman m’a replongée dans mes premiers amours : une enquête, un huis clos, une énigme, un mobile, une arme et des personnages potentiellement tous coupables.

 

Ce premier roman est une véritable réussite malgré quelques couacs et peut être le manque de développements, j’ai adoré l’ambiance et les traits psychologiques de tous les personnages à qui bien évidemment ont leur confierai le bon dieu. Après l’effroi de cette terrible découverte du premier corps, les esprits abattus se ressaisissent rapidement. Suspicion et crainte émergent doublées par l’incompréhension totale. L’inquiétude les envahit lorsque le deuxième corps est trouvé. Les échanges houleux résonnent dans la bâtisse et l’énervement est à son comble. Coincés pendant trois jours sans pouvoir joindre quiconque par le téléphone, la fatigue et les nerfs à vif se ressentent largement. Louis se reprend de son abattement et décide de plonger son nez dans cette affaire et de regrouper tous les éléments en sa possession. Et la finalité a de quoi largement surprendre.

 

LE DERNIER MYSTÈRE DE LA PIÈCE ROUGE est une très belle découverte. Un premier roman qui tient la route et surtout une trame complexe que Louis-E Metan maitrise à la perfection. Ce court roman se dévore avec envie et l’ambiance cosy hyper inquiétante a eu l’audace de titiller la curiosité. Du 100% enquête !

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Louis-E Metan pour sa confiance et sa patience.

 

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DIS-MOI QUEL AUTEUR INDé ES-TU CYRILLE THIERS ?

 
Troisième interview de la semaine.

 

Aujourd’hui, c’est au tour de Cyrille Thiers de passer sous ma loupe. Son premier roman, ON A TOUTE LA VIE POUR MOURIR est un recueil de nouvelles dans le genre polar.

 

Voici son portrait.

 

  • Que genre d’auteur es-tu ?
Ma page Facebook s’intitule « Cyrille Thiers – Raconteur d’histoires » : c’est vraiment l’expression qui me caractérise le mieux, bien plus qu’auteur ou écrivain. Mon écriture est au service de l’intrigue et uniquement de l’intrigue.

 

  • Un livre préféré ?
Je sens que si je réponds « Le trésor de Rackham le Rouge », on va me dire que je suis hors sujet, donc je dirais « L’aiguille creuse » de Maurice Leblanc (oui je sais, c’est un procédé absolument éhonté pour en donner deux…). C’est avec une fascination jamais démentie que j’ai relu plusieurs fois toute la série des Arsène Lupin. J’étais plus jeune, j’avais le temps de lire…

 

  • Un livre que tu n’as jamais pu finir ?
« Le seigneur des anneaux » : pour mes lectures, je ne suis pas du tout fantasy. Par contre, j’ai adoré les films.

 

  • Des petites manies quand tu écris ?
Je relis mon texte en permanence dans ma tête, voire à voix haute si je suis tout seul. Cela me permet de vérifier que le rythme de lecture correspond à ce que j’apprécie et surtout que je suis moi-même intéressé par ce que je lis. Bizarrement, j’ai toujours considéré que l’efficacité d’une histoire se jugeait à l’écoute. Il faudrait peut-être que j’essaie les livres audio…

 

  • Plume ou ordinateur ?
J’écris véritablement depuis seulement deux ans donc je ne me suis même pas posé la question : ordi.

 

  • Plutôt jour ou nuit ?
La nuit, par obligation : quand j’ai fini ma journée de boulot et que mes enfants sont couchés. Mais même si j’avais le choix, je crois que j’écrirais quand même la nuit, car je m’y sens plus inspiré.

 

  • Auto édition par conviction ?
En débarquant, totalement inconnu, avec un recueil de nouvelles, je me suis vite rendu compte que je ne rentrais pas dans les cases des maisons d’édition classiques. Quant à être édité dans une microstructure, je n’en vois vraiment pas l’intérêt si ce n’est pour le plaisir de fanfaronner « J’ai été édité, j’ai été édité ! ». Et puis cette liberté d’indé m’a permis de solliciter André Taymans (un de mes auteurs BD favoris) pour la couverture : je n’aurais jamais pu faire ça au sein d’un cadre rigide d’éditeur. J’ai beaucoup aimé cette sensation de tout maîtriser du début à la fin.

 

  • Ton pire défaut ?
Je ne lis quasiment que des BD. C’est un peu la honte pour un auteur, non ?

 

  • Ta plus grande qualité ?
Je pense avoir une bonne faculté d’autoévaluation : lors de mes très fréquentes phases de relecture, quand je trouve qu’un passage est mauvais ou inutile pour l’histoire, je n’hésite pas à faire un gros couper-coller dans la corbeille, même si j’y ai passé des heures.

 

  • Passionné ou persévérant ?
Persévérant : je suis capable de garder un embryon d’idée dans la tête pendant de longs mois en attendant la petite étincelle qui le transformera en bonne histoire.

 

  • Tu écris …. ?
J’ai commencé par des concours de nouvelles et j’ai penché très tôt vers les intrigues noires et policières par facilité : c’est quand même plus simple de trouver la chute qui tue en exploitant ces thèmes. Mais pour mon premier roman en cours d’écriture, j’ai opté pour mes vrais genres de prédilection : l’aventure et le mystère (cf. mes livres préférés). À noter que j’ai été extrêmement surpris par certains retours dithyrambiques de la part de jeunes lecteurs (12-15 ans) qui ont adoré mes histoires et je me demande si je ne vais pas tenter de cibler davantage ce lectorat.

 

  • Ton rêve le plus fou ?
Le plus fou, vraiment ? Passer dans « On n’est pas couché » pour discuter de mon livre avec Christine Angot.

 

  • Décris en trois adjectifs ton roman que je m’apprête à lire :
Je n’ai pas encore trop triché, alors pour la dernière question, je vais faire fi de mes scrupules et plagier la chronique d’une de vos consœurs qui se reconnaîtra : « vivant, piquant, mordant ».

 


 

 

Le résumé :

J’ai rassemblé dans cet ouvrage quinze histoires très noires dont certaines ont eu l’honneur d’être primées dans divers concours. Ces récits ont en commun la mort sous toutes ses formes, jusqu’aux plus improbables. Souvent violente, parfois glauque, elle façonne minutieusement la noirceur de ces intrigues en les parsemant de cadavres, d’ossements, et même de momies. Vous aurez probablement du mal à discerner les victimes des coupables. Néanmoins, jusqu’à l’hécatombe finale, je vous garantis un plaisir aussi malsain que jubilatoire en observant les acteurs de ces tranches de vies, ou plutôt devrais-je dire … de ces vies tranchées.[Illustration de couverture : André Taymans.]

 

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La page Facebook de Cyrille Thiers.

 

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MON MARATHON INDé DE MAI.

Zou et re zou, c’est le dernier lundi du moi et je me mets  sur mon 31 pour vous présenter les nouveaux romans qui seront mis à l’honneur au cours de ce rdv mensuel.

 

Présentation succincte aujourd’hui et dès demain vous retrouverez le portrait de ces auteurs qui ont souhaité s’auto-éditer. La semaine prochaine sera consacrée à mes avis.

 

Six romans, six genres : du polar, de la romance, de la fantasy, et du feel- good  ! De quoi rêver pendant de nombreuses heures de lecture.

 

C’est parti ! Et surtout n’hésiter pas à partager vos lectures et vos auteurs préférés avec le tag #monmartahonindé 😉

 

Bonne découverte. (Pour plus d’info, n’hésitez pas à cliquer sur la couverture de votre choix).

 


Polar
193 pages

Le résumé :
Un vendredi noyé sous les caprices de l’hiver, le jeune Louis se rend dans un ancien manoir pour faire le service. Mais ce qui devait être un simple week-end d’affaire entre gens aisés, se transforme peu à peu en une cérémonie mortuaire préméditée. Personnages mystérieux et souvenirs lointains, ils devront tous, enfermés dans ce manoir durant trois jours, se confronter à un invisible mais ingénieux tueur à mesure que les cadavres se succèdent.J’invite celui d’entre vous qui s’en sent capable, à résoudre le dernier mystère de la pièce rouge.Roman policier/thriller de poche, se déroulant en huis clos.
Polar
338 pages

Le résumé :

J’ai rassemblé dans cet ouvrage quinze histoires très noires dont certaines ont eu l’honneur d’être primées dans divers concours. Ces récits ont en commun la mort sous toutes ses formes, jusqu’aux plus improbables. Souvent violente, parfois glauque, elle façonne minutieusement la noirceur de ces intrigues en les parsemant de cadavres, d’ossements, et même de momies. Vous aurez probablement du mal à discerner les victimes des coupables. Néanmoins, jusqu’à l’hécatombe finale, je vous garantis un plaisir aussi malsain que jubilatoire en observant les acteurs de ces tranches de vies, ou plutôt devrais-je dire … de ces vies tranchées
Laisse le souffle du vent chasser la pluie par [Luca, Emy]
Feel-good
250 pages

Le résumé :

Comment continuer à vivre lorsque l’on a perdu l’être qui comptait le plus dans notre existence ? Quand la douleur demeure insupportable malgré le temps qui passe, malgré nos efforts quotidiens pour ne pas s’effondrer ?
A 28 ans, Chloé a tout tenté pour se reconstruire. En vain. Au fil des jours, elle voit sa vie s’effriter, en proie à un mal être si profond qu’elle n’aspire qu’à une solution : mourir.
Severic, un jeune viticulteur de trente ans, connait cette même douleur sournoise et intense. Mais contrairement à la jeune femme, il a fini par choisir la vie en se jetant à corps perdu dans le travail.

Leur première rencontre aurait pu être une évidence. Pourtant, chacun préfère fuir de son côté…
Jusqu’à ce qu’un accident vienne tout bouleverser.
Laisse le souffle du vent chasser la pluie évoque la rencontre d’un homme et d’une femme, tous deux cabossés par la vie, qui se retrouvent unis par une même douleur. Chacun va tendre la main à l’autre, avec ses propres moyens, ses propres doutes et ses propres peurs mais aussi avec la furieuse envie de vivre et d’être à nouveau heureux.
C’est aussi une histoire de destins qui s’entrecroisent, de liens d’une force étonnante qui s’apprivoisent et se nouent. C’est une belle histoire d’amour au pluriel. Une ode à la vie, tout simplement.
Amoureuse du Diable par [Lanoix, Alexandra]
Romance
319 pages
Sortie le 1er juin

Le résumé :

Lilly s’octroie quelques jours de congé bien mérités à Monaco. Elle a économisé plusieurs mois sur son salaire de caissière pour s’offrir ce voyage : un break avec sa vie actuelle et… sa vie d’avant. Durant son séjour, elle croise la route de l’homme d’affaires Léo Watts, mais cette rencontre va lui valoir toute l’attention d’Interpol, qui lui demande d’infiltrer le cercle très fermé du richissime businessman. Acceptera-t-elle de jouer les taupes auprès de cet homme qui est loin d’être un ange ?
Policier
128 pages

Le résumé :

« QUAND LA MORT DANSE AVEC LES VIVANTS, IL N’Y A PLUS DE LUMIÈRE. SEULEMENT L’OBSCURITÉ. »La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte postale de vacances idéales ! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse Macabre » ? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.
La reine des elfes (Akalie t. 2) par [Phaeton, Jupiter]
Fantasy
389 pages

Le résumé :

Je suis de mauvaise humeur, c’est peu dire. Mon père est enfermé derrière des protections magiques infranchissables, Ezra n’a toujours pas pointé le bout de son nez et les elfes ont entamé une guerre civile pour savoir si je serai leur reine ou si je devais mourir d’un carreau d’arbalète dans le cœur. Pour l’instant, je constate que la deuxième hypothèse est la mieux partie, vu le nombre de tentatives d’assassinat dont je suis la cible. Nischar, le gamin-garde-du-corps-elfique-aux-cheveux-plein-de-gel, me colle aux basques pendant que Mélinda, la reine des fées, choisit toujours le meilleur moment pour apparaître et me réclamer sa faveur.
Puis il y a eu un attentat.
À Washington.
Et le portail des dieux a été ouvert.
Autant dire que je ne suis pas près de dormir…

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LE GROGNEUX, tome 1 de Iris Rivaldi.

 
[ POLAR – 2018 ]
NDB Editions
160 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l’aide à la porte la plus proche… C’est ainsi que débute ce polar avec l’entrée en scène d’un commissaire de police plus qu’atypique qui a été bercé par les grands noms de la maison Poulaga. Javert, l’inspecteur Gourrel, Colombo sont d’ailleurs ses maîtres à penser. Il ne s’est pas non plus remis de l’émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui a enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révélera aussi une personnalité sensible, un brin romantique… Le Grogneux est le héros d’un roman palpitant et rythmé où se mêlent à la fois le sordide et l’amour. De plus, l’histoire retrace le travail de ces héros du quotidien que sont les policiers d’un commissariat de province. Ces hommes et ces femmes affrontent en effet chaque jour la délinquance et la détresse, tout en sachant faire corps face à l’adversité et se montrer fraternels.
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Le grogneux a usé les semelles de ses chaussures dans les couloirs du commissariat. Un vieux de la vieille qui connait tous les rouages de sa profession, tous les aléas, toutes les péripéties, les ragots et ses collègues qu’il a vu défiler au fil des ans. Une seule véritable amitié tout au long de sa carrière, un respect bien mérité auprès de ces pairs, des envieux et une carrière cousue de fil blanc. Les petits noms bien gentils qui résonnent d’une pièce à l’autre ne l’importunent plus, au contraire. Un roublard qui a roulé sa bosse, à l’image de ces vieux films pleins de charme et d’intrigue. La grande ligne droite semble vouloir prendre fin, mais les vieilles habitudes ont la vie dure.

 

Un soir en plein hiver, une jeune femme apeurée se réfugie chez lui. Une tasse de thé et après, les mots coulent de source, ce premier contact annonce de belles heures d’échanges. Le grogneux se laissera t-il attendrir par le joli minois de la belle ? Un coup de foudre ?

 

N’empêche l’heure n’est pas à la sérénade, une chaussure à talon bleu, figée dans le froid devant chez lui, celle que la jeune femme a percuté hier soir avant de se réfugier chez lui. Une nouvelle énigme pour le commissaire chevronné. Et si il commençait par la maison fermée depuis longtemps en face de chez lui.

 

Le grogneux est un personnage assez caricatural. Les éléments s’emboitent et les idées s’enchainent dans sa tête. Un commissaire qui a roulé sa bosse mais qui en veut encore malgré tout. Il a vu  son métier évoluer pour le meilleur et le pire, la société se modifier et la violence augmenter. La sagesse a pris le pas sur l’imprudence et la témérité. Sa vie professionnel l’a blasé et celle personnelle a déjanté depuis le décès de sa femme. C’est au final un homme au charisme impressionnant.

 

Iris Rivaldi m’a transportée dans son polar à l’allure de ces vieux films en noir et blanc. De l’action, une enquête, de l’amour et une atmosphère sombre chargée en questions et doutes. J’ai passé un agréable moment en compagnie de ce polar qui se lit très vite, même peut être un peu trop. J’aime quand il y a un peu de développement et d’approfondissement. Iris Rivaldi a choisi l’action face à l’inaction. Il n’y a aucun point mort. Les chapitres courts conférent le rythme voulu. L’ambiance et un personnage charismatique sont au centre de ce polar qui met en exergue un monde aux préjugés faciles.

 

#Esméralda
 

 
Je remercie Iris Rivaldi et NBD Editions pour leur confiance et leur patience.

 

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… Le site de NDB Editions.

 

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LA MORT SELON TURNER de Tim Willocks.

 
[ POLAR – 2018]
Editions SONATINE
Traduit de l’anglais par Benjamin Legrand
PRIX LE POINT DU POLAR EUROPEEN 2019
378 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :

Après La Religion et Les Douze Enfants de Paris, le nouvel opéra noir de Tim Willocks.
Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages, tout le monde s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir des Homicides. Lorsqu’il arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation va être terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Le fauve Willocks est à nouveau lâché ! Délaissant le roman historique, il nous donne ici un véritable opéra noir, aussi puissant qu’hypnotique. On retrouve dans ce tableau au couteau de l’Afrique du Sud tout le souffle et l’ampleur du romancier, allié à une exceptionnelle force d’empathie. Loin de tout manichéisme, il nous fait profiter d’une rare proximité avec ses personnages, illustrant de la sorte la fameuse phrase de Jean Renoir :  » Sur cette Terre, il y a quelque chose d’effroyable, c’est que tout le monde a ses raisons. « 

 

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Il y a de ces polars qui vous fout les chocotte rien qu’en apercevant la couverture. Résultat : aussi interloquée et curieuse que craintive. Et puis il y a eu cette occasion à ma médiathèque, il était là, bien en vue sur son rayon à m’attendre. Vous comprenez, il m’est impossible de résister à ces signes là.  Et j’ai bien fait de succomber !

 

 

Tim Willocks, auteur anglais, inconnu au bataillon (oh quelle honte !), une plume atypique de chez atypique et qui surtout ne fait pas dans la dentelle. Vous voulez du polar bien sombre, bien corsé qui dégomme tout : ce polar est fait pour vous.

 

 

Direction l’Afrique du Sud, au Cap et sa région au nord (Cap-Nord). Turner est flic par conviction et honneur. Les rues sans dessus dessous, cache-misère, il les connaît. Il côtoie ce monde à part, le respire, le vit. Ce pays bouffé par la corruption et la discrimination, il le combat d’une manière aussi radicale que douce. Cette jeune femme allongée les tripes à l’air est comme une promesse silencieuse. Celle qu’il signifie que la pauvreté ne doit pas flancher devant la richesse et les blancs. Que la justice ne peut pas être un combat vaincu d’avance. Turner, anti héros d’un monde moderne déchu, lunette visée sur le nez, panoplie du parfait guerrier, part mener sa guerre, celle qui honore et qu’il respecte. Terres arides, paysage de désolation, soleil meurtrier, îlots de survie, mirage sans foi ni loi qui ne fait qu’une bouchée de celui qui ose braver. En ces terres reculées, les lois tangibles et malléables gouvernent un monde qui dicte la peur.

 

 

Une confrontation sans pareil, ni foi ni loi, la mort ne recule devant rien, la justice est assoiffé de sang.

 

 

-Son affaire est trop avancée maintenant. Vous n’êtes peut-être pas au courant, mais il a déjà tué. Littéralement. Je doute que vous compreniez ce que ça signifie. Disons juste que cela en fait une affaire personnelle, plus que personnelle, pour n’importe quel flic. Et il n’est pas n’importe quel flic. C’est le flic de vos cauchemars.

 

 

Le premier coup de feu a retenti, l’heure n’est plus à tricoter. La terre a soif de sang et Turner se fait l’honneur d’être l’ange de la mort, vengeur jusqu’au dernier souffle.

 

 

Crépuscule au paradis. Coucher de soleil en enfer.
Turner resta un moment. Pour savoir qu’il était là. C’était là que sa vie l’avait mené. c’était là qu’il s’était amené lui-même, en quelque sorte. Même s’il avait été conduit jusqu’ici par la force, c’étaient ses propres choix – de nombreux choix – qui étaient à l’origine de tout cela. C’était sa place, maintenant, la sienne seule. Il intégra cette vérité c’était dur, c’était amer, mais s’il ne faisait pas sienne cette dureté, il ne survivrait pas.
Turner pas le sac à dos sur ses épaules, resserra les brides et attacha la ceinture de hanches. Il s’éloigna de tout ça et avança sur la plaque de sel sans un regard en arrière.
 

 

Que vous dire de ce polar : il aussi extraordinaire que sanguinaire, aussi sombre que lumineux, aussi effroyable que honnête, aussi magistrale qu’inclassable. Une sacrée claque qui laisse chaos, pantois, bouleversé, ébahit et interloqué. Une puissante force se dégage de la plume de l’auteur. Elle agrémente les actions et les descriptions. J’ai lu la totalité en apnée. C’est prenant. C’est contrariant. C’est sanguinaire. C’est explosif. C’est intransigeant. C’est magistral.

 

 

Vous voulez découvrir ce qui se cache derrière ces lunettes de soleil, allez-y, foncez-y, mais faites gaffe de ne pas être dans le visueur de Turner, pour sur, vous allez passer un mauvais quart d’heure !

 

 

C’était la seule chose à faire. La décision la plus juste. La meilleure.

 

 

 

#Esméralda

 


 

 

 

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…. Sur Lisezsonatine.com

FAUX AMIS de Linwood Barclay.

[ POLICIER – 2018]
Tome 2/3
Éditions BELFOND – Collection Belfond Noir
Traduit par Renaud Morin
496 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Plume acérée, personnages inquiétants et humour noir : après Fausses promesses, Linwood Barclay livre un nouvel opus riche en suspense pour conter les secrets et mystères d’une bourgade américaine pas si tranquille.
La ville de Promise Falls est sous le choc. L’écran du drive-in vient de s’effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident ? Acte malveillant ? L’impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l’heure de l’explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d’autres crimes non élucidés…
De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d’Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol… Qui apparaissait sur ces films ? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ?
Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l’heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d’unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s’être donné rendez-vous ?

 
Mon avis :

 

Me voici de nouveau dans les rues trépidantes de Promises Falls. Ville à l’apparente tranquillité mais qui depuis de nombreuses semaines, le sort semble s’acharnait sur elle. Ville maudite où le vengeur inconnu sous le couvert du numéro 23 fait régner un chaos sans nom.

 

Nouveaux problèmes, nouveaux soucis et nouveaux tracas. Tous liés ? Alors que le cinéma plein-air fête sa dernière diffusion, à 23h23, son écran se désagrège suite à une explosion faisant quatre victimes. Panique à bord et conjectures de tout horizon fleurissent. L’inspecteur Duckworth, fin limier à la main légère sur les beignets, suit son instinct quant à l’énigme de ce fameux nombre 23. Alors que sa précédente enquête lui trotte toujours dans la tête avec de nombreuses questions non élucidées, il avance tant bien que mal dans cette ville qui ressemble à une véritable jungle. Surtout quand les morts jouent avec les vivants.

 

Pendant ce temps là, la fille d’une des quatre victimes fait appel au détective Cal Weaver, ancien flic de Promises Falls, aucune enquête lui fait peur. Cette nouvelle mission va pourtant le mettre à mal, surtout quand l’honnêteté n’est pas de rigueur et que les mensonges semblent fleurir à tout bout de champs pour finalement un résultant étonnant et effarant.

 

Les deux enquêtes en parallèle finissent par se rejoindre et l’inspecteur et le détective devront mettre en commun leurs efforts pour résoudre une énigme palpitante.

 

Promise Falls devient alors le théâtre d’un désordre sans nom : un bus en feu qui roule sans chauffeur au milieu de la ville et pleine nuit, une tentative d’enlèvement, un meurtre en préparation, des manipulations, de la jalousie … et bien d’autres pour une course à la montre effrénée au cœur d’une course poursuite qui n’annonce rien de bon.

 

Ce second tome est à mon goût bien plus intéressant que le premier. De suite, j’ai retrouvé l’ambiance chère à Promise Falls, une ambiance calfeutrée comme si cette ville était isolée du monde. Des personnages qui ont la patate et aussi caricaturaux qu’il sont, ont cette attrait magnétique. Je retrouve les personnages du premier tome qui continuent leur petit bout de chemin et qui je pense n’ont pas dit leurs derniers mots. Cette nouvelle enquête se rajoute à l’intrigue principale qui est de démasquer qui agit sous le couvert du numéro 23.

 

Lindwood Barclay excelle dans ses mises en scène qui s’entrecroisent et se décroisent, et qui mettent à leur centre ses personnages haut en couleurs où les surprenants rebondissements ont le mérite de créer un suspense haletant. J’aime beaucoup sa plume. Car si le polar se veut rigoureux et noir, la plume de l’auteur à cette légèreté voire humoristique. Un contraste étonnant et épatant !

 

J’ai hâte de découvrir le dénouement de cette trilogie. Y a pas à dire Lindwood Barclay sait mettre l’eau à la bouche.
 

 
Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

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Découvre mon avis sur le premier tome de la trilogie « FAUSSES PROMESSES ».

Vers le site de Lisez.com, pour tout savoir.

Découvre le site officiel de Lindwood Barclay.

 

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