DANSE MACABRE de L A Bailey.

[ POLAR – 2017]
LES ENQUÊTES D’HUGO DELATOUR – Tome 1
128 pages
Ma note : 4/5
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Lu dans le cadre du Rdv #MonMarathonIndé de mai
 
Le résumé :
« QUAND LA MORT DANSE AVEC LES VIVANTS, IL N’Y A PLUS DE LUMIÈRE. SEULEMENT L’OBSCURITÉ. »La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte postale de vacances idéales ! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse Macabre » ? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.
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Hugo Delatour est un vieux de vieille, un roublard qui a roulé sa bosse en tant que flic. Les enquêtes, ça le connaît parfaitement et il peut même se vanter qu’il adore s’asseoir derrière un bureau, étaler les dossier, trouver le moindre indice et recouper les informations. Il a ça dans le sang, fouiner. Hugo a connu maintes péripéties et celles-ci débutent dès sa plus jeune enfance. Le bonheur il le traque, le trouve et parfois il se fait la malle sans prévenir. Hugo remonte doucement la pente depuis les derniers événements terribles. Sa fille l’aide tant bien que mal, mais le moral reste dans les chaussettes.

 

Direction Shrewsbury, petite ville anglaise, où sa grande sœur l’accueille pour des vacances bien méritées et un dossier important : découvrir l’assassin de Jennifer Barnes. Peu emballé, les paroles de sa sœur vont toutefois éveiller sa curiosité. Et les documents en sa possession, il découvre un tatouage. La machine est en route et plus rien n’arrêtera Hugo Delatour à part la mort.

 

Le voici parcourant la ville, partant à la rencontre des personnes de l’entourage de la victime. Un baby doctor, un flic anglais pas sympathique, des personnages suspects, un SDF mort retrouvé dans une église, une application « Hunter », un pseudonyme « danse macabre ». Delatour tient le bon bout, mais qui y trouvera t-il ?

 

DANSE MACABRE est un polar, assez court, que j’ai dévoré. Le personnage d’Hugo Delatour est intéressant de part ses fêlures mais aussi par ce côté fonceur. Hugo est intuitif, courageux et n’hésite pas à défier ce tueur. Il a ce petit côté « tête brûlé » que j’adore. A chaque rencontre successive, j’ai vu renaître ce détective qui était abattu par les aléas de la vie. L’intrigue de L A Bailey est judicieusement menée, me portant vers un final totalement inattendu et complètement fou. Ce premier tome met un accent particulier sur la personnalité d’Hugo Delatour et sur ses traits psychologiques. Cela ma permis de le cerner au plus juste. Pour l’insatiable que je suis, il m’a manqué quelques développements, mais cela ne m’a pas empêché de passer un super moment de lecture. J’aime beaucoup cette ambiance à l’anglaise. Une atmosphère brumeuse où les éléments se dévoilent peu à peu. Le suspense est présent tout au long des pages, accompagné par intermittence par des moments plus légers.

 

DANSE MACABRE est une belle découverte et j’ai hâte de découvrir les nouvelles enquêtes de ce détective pas comme les autres.

 

Θ
La mort danse avec les vivants, riches ou pauvres, hommes ou femmes. La vie n’est qu’une somme de vanités.
Voici deux indices. A vous maintenant de découvrir ce qui les unit !

 

#Esméralda

 
Je remercie L A Bailey pour sa confiance.

 

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… L’interview de L A Bailey.

Découvrez l’univers de LA BAILEY.

LA BAILEY et Les Plumes Indépendantes.

 

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ON A TOUTE LA VIE POUR MOURIR de Cyrille Thiers.

 
[ RECUEIL DE NOUVELLES / POLICIER / ENQUÊTE – Nouveauté 2019 ]
338 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre du RDV Mon Marathon Indé de Mai
 
Le résumé :
J’ai rassemblé dans cet ouvrage quinze histoires très noires dont certaines ont eu l’honneur d’être primées dans divers concours. Ces récits ont en commun la mort sous toutes ses formes, jusqu’aux plus improbables. Souvent violente, parfois glauque, elle façonne minutieusement la noirceur de ces intrigues en les parsemant de cadavres, d’ossements, et même de momies. Vous aurez probablement du mal à discerner les victimes des coupables. Néanmoins, jusqu’à l’hécatombe finale, je vous garantis un plaisir aussi malsain que jubilatoire en observant les acteurs de ces tranches de vies, ou plutôt devrais-je dire … de ces vies tranchées.[Illustration de couverture : André Taymans.]

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Voici un recueil de quinze nouvelles aussi qu’intrigant que jubilatoire. Une atmosphère sombre, inquiétante et noire comme la nuit. Quinze nouvelles subjuguantes, quinze scènes où l’inattendu frappe sournoisement à la porte pour mieux surprendre. Cadavres dans le placard ou autres endroits incongrus, les personnages éclectiques ont du mordant et du sang sur les mains. Cyrille Thiers a le sens de la mise en scène. Un peu d’Edgar Alan Poe et un peu de Stephen King, Cyrille Thiers a su me captiver dès le départ. Une plume acérée et légèrement morbide m’a plongée dans un univers captivant, dramatique, sanglant où la logique n’est pas celle que l’on peut appréhender dans un premier temps. Mais le plus surprenant est la manière dont Cyrille Thiers s’approprie son recueil. En effet, l’auteur a eu l’ingénieuse et l’originale idée de relier ses nouvelles. Un lien intrinsèque qui se concrétise dans la dernière nouvelle.

 

Ce recueil est juste stupéfiant. J’ai tout simplement adoré. Le format « nouvelle », pour une fois, ne m’a pas du tout frustrée. Je n’ai eu à aucun moment ce sentiment où il m’en fallait plus. Ces quinze nouvelles sont de longueurs inégales mais où le sujet est exploité de manière suffisante pour assouvir ma curiosité. L’originalité est partie prenante. L’humour noir et mini intrigue sont de rigueur pour mon plus grand des plaisirs. Parmi cette diversité, j’ai apprécié toutes les nouvelles. Seule une, « Conquistadors », m’a laissé coite. Petit bonus, Cyrille Thiers nous livre à la fin de son recueil LES SECRETS DE FABRICATION, une nouvelle idée géniale afin de découvrir les coulisses d’écriture d’un recueil sensationnel.

 

Maintenant place aux nouvelles que je vous décris en quelques mots.

 

MARCHE FUNÈBRE : enterrement, vengeance, pièce cachée.
LE SAPIN DE NOËLLE : cadeau de noël, haine, tempête meurtrière
TICKET GAGNANT : avarice, jackpot, malchance
LE TUEUR AU TOURNEVIS : journaliste, enquête, corps
MOZART EST LA : secret, marchandage, pizza empoissonnée
DÉRAPAGES : dénonciation, sniper, bombe, rancœur
GENEALOGIE APPLIQUÉE : famille, héritage, argent
LE SPECTRE DE L’AUTOCAR : bandes dessinées, casse automobile, trésor
SON PETIT DOIGT M’A DIT : disparition, corps enseveli, complot
VOUS ÊTES TOUS TÉMOINS : ascenseur, meurtre, deux coupables
GENEALOGIE APPLIQUÉE – la suite : ancêtre, seconde guerre mondiale, tunnel Jenner
LA CROUTE DU SIÈCLE : peinture, Picasso dissimulé, house noire
TUEURS EN PARALLÈLE : personnage atypique, piège, violeur
CONQUISTADORS : eau, destruction, âme
JE VAIS A RIO : avion, attentat, la plupart de tous les personnages
SECRETS DE FABRICATION : le making-off, Cyrille Thiers revient sur chaque nouvelle et délivre ainsi les petites anecdotes de fabrication.

 

Je vous invite vraiment à découvrir ce recueil. Je n’ai pas été déçue par cette lecture aussi riche qu’atypique. Un univers multiple où les cadavres exquis germent ici et là au sein d’une atmosphère où le mal crépite avec vigueur.

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Cyrille Thiers pour sa confiance et sa patience.

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… l’interview de Cyrille Thiers.

La page Facebook de Cyrille Thiers.

 

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LA PETITE FILLE DU PHARE de Christophe Ferré.

 
[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – 2018]
Éditions L’Archipel – Collection suspense
448 pages
Ma note : 3,5/5
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Le résumé :
Qui a kidnappé le bébé ?
Le temps d’une soirée dans un pub tout proche de leur villa située sur la côte de granit rose de Ploumanac’h, Morgane et Elouan ont laissé la garde de leur fille de 10 jours, Gaela, à son frère adolescent, Arthur.
Mais au retour, un berceau vide les attend.
Aucune trace d’effraction, pas de demande de rançon. À la douleur de la disparition, s’ajoute la violence du soupçon de la gendarmerie. Morgane est une mère déjà éprouvée par la perte d’un enfant, Elouan, un père souvent absent…
Les pistes se multiplient mais l’enquête n’avance pas.
Pourtant, près d’un mois plus tard, le miracle : Gaela est rendue à ses parents. Le soulagement l’emporte sur l’incompréhension.
Sauf pour Arthur, convaincu que ce bébé n’est pas sa sœur..
 
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Direction la Bretagne, Côte de granit rose, petit village côtier, Ploumanac’h. Un petit coin de paradis qui va être le témoin d’un fait divers dramatique.

 

Perchée sur son promontoire de granit face à la mer, la maison familiale s’illumine sous les cris d’une mère affolée, désemparée. Morgane partie s’enquérir du sommeil de sa petite fille, Gaela, est face au berceau vide. L’inquiétude, la peur envahissent peu à peu tout les membres de la famille. Un grand frère démuni face à son impuissance, un père qui a retourné la maison et une maman accablée. Les gendarmes suivis par la police judiciaire prennent cette affaire militari. L’enquête débute : interrogatoires des parents et du grand frère, enquêtes auprès du voisinage, appels à témoin. La disparation de Gaela fait la une des journaux nationaux. Les médias s’emparent rapidement, relayant de nombreuses rumeurs et toutes sortes de scénarios.

 

Alors que la vie de cette famille sans histoires s’écroule, le monde extérieur se déchaîne. Morgane abattue, tente de faire bonne figure, mais les insinuations se font de plus en plus pressantes et oppressantes. Matricide, accident involontaire, tout autant de termes qui agissent tels des lames aiguisées. L’enfer s’invite sur la Côte de granit rose prêt à ravager la moindre parcelle de bon sens.

 

Je découvre pour la première fois la plume acérée de Christophe Ferré. Dés la sortie de ce thriller, le résumé a titillé ma curiosité. Cette intrigue familiale a eu raison de moi. Le thème évoqué ne laisse guère présager une ouverture. Le scénario et l’intrigue restent à mes yeux très simples sans être spectaculaires. Christophe Ferré met un accent particulier sur l’aspect psychologique de ses personnages avec une nette préférence pour Morgane, la maman. Car pour comprendre le présent, il faut se plonger dans le passé. Christophe Ferré maîtrise parfaitement l’art et la manière de semer le doute, d’instiller des idées qui germeront ou pas plus tard au cours des chapitres. Il joue parfaitement entre les états d’âmes, les questions, les retournements de situation, les allusions. De quoi mener son lecteur par le bout du nez. Et cela marche sans problème. Puisque j’ai eu cette impression de ramer dans la semoule, sans vraiment pouvoir saisir le détail ou l’élément qui aurait pu me mettre la puce à l’oreille. Chapeau ! Entre les paysages bucoliques et une femme qui se tire les cheveux pour connaître la vérité, il y a quelques passages longs ou redondants. La chute est bien trop rapide à mon goût, en même temps difficile d’en vouloir à l’auteur car l’essentiel est bien en amont. Je retiendrais de ma lecture tout ce qui a attrait à la psychologie des personnages, la manière dont les éléments s’imbriquent, laissent présager un début de réponse, pour ensuite faire face à un autre problème, un autre élément. Cet enchevêtrement est machiavélique et super bien étudié. J’ai beaucoup apprécié la plume nerveuse de Christophe Ferré qui peut être à la fois langoureuse dans les descriptions et prenante dans les moments où les émotions accaparent les personnages. Je ne m’en tiendrais pas uniquement à cette première rencontre avec l’univers de Christophe Ferré et ouvrirais bien volontiers un autre de ses romans.

 

LA PETITE FILLE DU PHARE est un thriller sympathique sans vraiment de grosses étincelles. Un thriller nerveux et qui tient malgré tout en haleine !

 

#Esméralda

 

 
Je remercie les éditions L’Archipel pour leur confiance et patience.

 

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… le site des éditions L’Archipel.

Christophe Ferré en parle …

L’INCONNUE DE L’ÉQUATION de Xavier Massé.

 
[ THRILLER – Nouveauté 2019 ]
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des Mots
260 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol.
Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic déjà présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes.
Accident, meurtre, ou vengeance ?
Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

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Xavier Massé signe un thriller dépotant où tout ce que vous pensez savoir s’entremêle entre rasions, désillusions et bien plus encore.

 

Quatre heures, deux femmes, trois inspecteurs, des corps et une énigme. Une énigme qui vous plonge directement dans un imbroglio d’idées où chaque élément de réponses ouvre sur de nouvelles questions. Une cascade d’énigmes, de suspicions, de doutes, tout cela fait tourner en bourrique les inspecteurs. Leur calme olympien est tout à leur honneur. Parfois les questions dérapent et les mots fusionnent, s’élèvent dans une cacophonie somme toute contrôlée.

 

Ce huit clos met en scène une grand-mère endeuillée et une flic témoin directe de la scène du drame. Chacune ignore la présence de l’autre. Les questions-réponses fusent dans un ballet tout aussi harmonieux qu’inquiétant. Le lecteur est au centre de ce ping-pong et spectateur d’une histoire qui s’enchaîne selon le point de vue des questionnées. Un sacré casse-tête pour les enquêteurs qui mettent toute leur hargne pour démêler ce drame familial. Qui a tort ? Qui se joue d’eux ? Arriveront ils à dénouer cette affaire dans les temps ?

 

Xavier Massé a l’art et la manière de vous en mettre plein les yeux, de vous balader dans tous les sens du terme et de vous faire croire que vous avez tout compris. Sauf que Xavier Massé est un petit malin sournois et qui je pense adore ce jouer de nous (bien attendu le lecteur). Une plume incisive, un rythme affriolant, une trame explosive et voici la combinaison parfaite pour vous faire perdre la tête. J’adore tout simplement ! Il n’y a aucune simplicité dans le scénario. Et, bien oui, je me suis fait avoir comme une débutante. Aucun soupçon de ma part, aucune intuition, aucun pressentiment. C’est agréable, j’avoue, d’être surprise. J’ai attendu le dénouement final avec inquiétude, méfiance et appréhension. Et voilà que le boulet de canon explose tout sur son passage, rase l’impensable. A chaque chapitre je n’ai pas su à quoi m’attendre. A chaque chapitre j’ai cru avoir compris. A chaque chapitre je remettais tout en cause. Je termine en disant que ce thriller est en tout point HALLUCINANT. Seriez-vous capable de découvrir l’inconnue de l’équation avant le couperet final ?

 

A découvrir absolument et sans hésitation !

 

#Esméralda

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance.

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La bande annonce du livre

LE GROGNEUX, tome 1 de Iris Rivaldi.

 
[ POLAR – 2018 ]
NDB Editions
160 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l’aide à la porte la plus proche… C’est ainsi que débute ce polar avec l’entrée en scène d’un commissaire de police plus qu’atypique qui a été bercé par les grands noms de la maison Poulaga. Javert, l’inspecteur Gourrel, Colombo sont d’ailleurs ses maîtres à penser. Il ne s’est pas non plus remis de l’émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui a enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révélera aussi une personnalité sensible, un brin romantique… Le Grogneux est le héros d’un roman palpitant et rythmé où se mêlent à la fois le sordide et l’amour. De plus, l’histoire retrace le travail de ces héros du quotidien que sont les policiers d’un commissariat de province. Ces hommes et ces femmes affrontent en effet chaque jour la délinquance et la détresse, tout en sachant faire corps face à l’adversité et se montrer fraternels.
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Le grogneux a usé les semelles de ses chaussures dans les couloirs du commissariat. Un vieux de la vieille qui connait tous les rouages de sa profession, tous les aléas, toutes les péripéties, les ragots et ses collègues qu’il a vu défiler au fil des ans. Une seule véritable amitié tout au long de sa carrière, un respect bien mérité auprès de ces pairs, des envieux et une carrière cousue de fil blanc. Les petits noms bien gentils qui résonnent d’une pièce à l’autre ne l’importunent plus, au contraire. Un roublard qui a roulé sa bosse, à l’image de ces vieux films pleins de charme et d’intrigue. La grande ligne droite semble vouloir prendre fin, mais les vieilles habitudes ont la vie dure.

 

Un soir en plein hiver, une jeune femme apeurée se réfugie chez lui. Une tasse de thé et après, les mots coulent de source, ce premier contact annonce de belles heures d’échanges. Le grogneux se laissera t-il attendrir par le joli minois de la belle ? Un coup de foudre ?

 

N’empêche l’heure n’est pas à la sérénade, une chaussure à talon bleu, figée dans le froid devant chez lui, celle que la jeune femme a percuté hier soir avant de se réfugier chez lui. Une nouvelle énigme pour le commissaire chevronné. Et si il commençait par la maison fermée depuis longtemps en face de chez lui.

 

Le grogneux est un personnage assez caricatural. Les éléments s’emboitent et les idées s’enchainent dans sa tête. Un commissaire qui a roulé sa bosse mais qui en veut encore malgré tout. Il a vu  son métier évoluer pour le meilleur et le pire, la société se modifier et la violence augmenter. La sagesse a pris le pas sur l’imprudence et la témérité. Sa vie professionnel l’a blasé et celle personnelle a déjanté depuis le décès de sa femme. C’est au final un homme au charisme impressionnant.

 

Iris Rivaldi m’a transportée dans son polar à l’allure de ces vieux films en noir et blanc. De l’action, une enquête, de l’amour et une atmosphère sombre chargée en questions et doutes. J’ai passé un agréable moment en compagnie de ce polar qui se lit très vite, même peut être un peu trop. J’aime quand il y a un peu de développement et d’approfondissement. Iris Rivaldi a choisi l’action face à l’inaction. Il n’y a aucun point mort. Les chapitres courts conférent le rythme voulu. L’ambiance et un personnage charismatique sont au centre de ce polar qui met en exergue un monde aux préjugés faciles.

 

#Esméralda
 

 
Je remercie Iris Rivaldi et NBD Editions pour leur confiance et leur patience.

 

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… Le site de NDB Editions.

 

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MAUVAIS GENRE de Isabelle Villain.

 
[ POLICIER / THRILLER – 2018]
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des Mots
247 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

 
Mon avis :

 

Le commandant Rebecca de Lost, femme accomplie dans un milieu quasiment masculin. Un métier auquel elle voue son temps, sa vie (parfois personnelle) et son corps. C’est une femme de caractère et de principes. Pas besoin de crier ou de taper le poing sur la table pour se faire entendre et surtout se faire respecter. Rebecca mène son monde avec fermeté et bon sens. A l’écoute de sa brigade, elle relève en grande partie les défis que sont les enquêtes. Malgré le fait que certaines de ces dernières restent sur le carreau, elle est satisfaite du résultat de son équipe. Côté vie personnelle c’est à la fois rude et exquis. Avoir une vie sentimentale avec ce métier c’est souvent mission impossible. A cinquante ans, elle a survécu à tout. Mais peut-être pas à ce qui se prépare dans l’ombre !?

 

Son enquête actuelle ne lui laisse aucun répit. La mort de cette jeune femme transsexuelle fait surgir le passé d’un petit garçon traumatisé et mal dans sa peau. En parallèle une vielle histoire de 7 ans qui paraissait élucidée, refait surface dans les rues de Paris. S’ensuit une course poursuite afin de retrouver le véritable coupable. Et dans l’ombre, une menace  veille et surveille Rebecca de Lost.

 

De quoi perdre la tête pour une équipe sur le qui-vive et à fleur de peau !

 

Il est clair que je me suis régalée pendant tout le long de ma lecture, même si j’ai trouvé qu’il manquait certains développements sur des points cruciaux du roman et des réponses à quelques questions. J’espère, sincèrement, qu’il y aura une suite à cette aventure ! (Sinon je fais un -petit- malheur.) Isabelle Villain met le lecteur de suite dans le bain avec deux scènes d’une violence sans nom. Un petit garçon et une jeune adolescente confrontés à la cruauté d’adultes n’ayant aucune morale et once d’humanité. Les années défilent pour arriver au moment de l’histoire avec un dénouement plutôt inattendu. Les intrigues et le suspense sont menés avec ingéniosité. Les personnages sont impressionnants par leur force de caractère et leurs aspirations. Ils sont malmenés par différents rebondissements.

 

MAUVAIS GENRE est un super thriller qui prend très vite à la gorge. L’addiction est telle que je me suis laissée embarquer dans une aventure qui file à toute allure au grès d’une belle plume qui sait surprendre à point nommé.
#Esméralda

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et sa patience.
 
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Vers le site des éditions Taurnada pour tout savoir.

 
 
Découvre la bande-annonce du thriller

BULL MOUNTAIN de Brian Panowich

 
[ ROMAN NOIR – réédition poche 2019]
ACTES SUD – Collection Actes Noirs
Traduit par Laure Manceau
336 pages
Ma note : 5/5 mention « à dévorer »
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Lecture commune de janvier avec le PICABO RIVER BOOK CLUB

 
Le résumé :
Chez les Burroughs, on est hors-la-loi de père en fils. Depuis des générations, le clan est perché sur les hauteurs de Bull Mountain, en Géorgie du Nord, d’où il écoule alcool de contrebande, cannabis et méthamphétamine jusque dans six Etats, sans jamais avoir été inquiété par les autorités. Clayton, le dernier de la lignée, a tourné le dos à sa fratrie en devenant shérif du comté. A défaut de faire régner la loi, il maintient un semblant de paix. Jusqu’au jour où débarque Holly, un agent fédéral décidé à démanteler le trafic des montagnards. Clayton se résout alors à remonter là-haut pour proposer un marché à son frère. Il sait qu’il a une chance sur deux de ne pas en redescendre. Ce qu’il ignore, c’est que Holly en a fait une affaire personnelle, et que l’heure des pourparlers est déjà passée. Roman noir rural et déchirant salué par bon nombre d’auteurs fameux, à commencer par James Ellroy, Bull Mountain se lit comme l’histoire de Cain et Abel dans un Sud plus poisseux que jamais.

 
L’avis d’#Esméralda :
L’histoire aurait pu commencer par « il était une fois, une jolie montagne où vivait une gentille famille » et se terminer par « ils eurent beaucoup d’enfant ». Cela aurait pu se passer de cette manière, si la montagne n’était pas Bull mountain et si la gentille famille n’était pas celle des Burroughs. En ce qui concerne les enfants, et bien ma foi, c’est la stricte vérité.
Bull Mountain, no man’s land, de l’état de l’Oregon a vu grandir des générations de Burroughs. Famille patriarcale, pure et dure, les fils sont élevés aux coups de feu et au sang qui coule. Pas de pitié et pas de manière, la famille Burroughs sont des durs à cuire aux quels il vaut mieux ne pas se frotter. Famille paria et crainte, elle règne sans concession sur sa montagne. Si tu arrives à avoir un pass-droit, tu verras que cette montagne ne cache pas le paradis mais l’enfer. Elle devient le terrain de jeux favoris pour l’alcool de contrebande, la culture du cannabis et laboratoire de méthamphétamine. L’honneur et le respect prévalent sur toutes formes d’amitiés, si tu prêtes allégeance à la famille Burroughs c’est pour des générations.
Sacrée famille Burroughs ! Personnages aussi effroyables qu’extravagants liés par les liens du sang et un honneur à toute épreuve. Perpétuer la « tradition » et le business est l’unique but des hommes Burroughs. Pas de quartier et pas de sommation, le moindre écart et la gâchette déraille accidentellement.  
La dernière génération des Burroughs ne fait pas dans la dentelle. Alors que le frère cadet, Clayton, décide pour les beaux yeux de sa femme, Kate, de se présenter au poste du shérif du comté qui réussit à obtenir haut la main et par un heureux hasard, les deux grands frères, Halford et Buckley, font prospérés l’affaire familiale. Mais ce qui devait arriver, arriva :
Si Clayton était le bon, et Halford la brute, alors Buckley était le truand. Ca ne l’avait pas surprise – ça n’avait surpris personne – d’apprendre qu’il avait été tué par balles au cours d’échanges de coups de feu avec la police. Il était du genre à tirer sans réfléchir, et probablement qu’il méritait tout ce qui lui était arrivé, mais il n’en demeurait pas moins le frère de Clayton. Il faisait partie de la famille, et Clayton avait le droit de lui rendre hommage, malgré ce que Halford et sa clique en pensaient.
 
Les années s’écoulent patiemment sans heurts insurmontables. La vie suis son court sur la montagne et dans la vallée. Tranquillement et sans précipitations. Jusqu’au moment où un hurluberlu attifé d’un costard nickel vient jouer les cadors avec sa proposition aussi alléchante qu’inquiétante.
Les choses sérieuses débutent maintenant ! Qui y laissera des plumes ?
Voilà un roman noir efficace à 200% ! Pas de quartier et pas de sentiments, Brian Panowich décrit à merveille ce que la famille a de plus sombre à exiger. Ces liens intrinsèques et puissants qui condamnent ces hommes à une prédestinée malsaine et sans concession et contestation. Une famille qui se détruit peu à peu, s’étiole et se braque. Une famille qui s’embourbe mais qui tend à survivre dans un dernier souffle. Brian Panowich ne laisse aucun répit à son lecteur et l’immerge immédiatement dans une spirale infernale où les éléments se déchainent. Le passé se confronte au présent pour un futur des plus sombres. Les points de vue et les narrateurs s’enchainent pour une histoire qui sans relâche ne présage rien de bon. La tension monte crescendo pour un final à couper le souffle. Un final où l’enfer se défoule dans un ballet chaotique. Ce roman noir rural est hypnotique et addictif. Les chapitres défilent au point crucial où je me suis exclamée : »oh bordel! ».
Ce roman est à dévorer littéralement ! La suite paraitra dans quelques semaines.
 
 
L’avis de #Lilie :
Ce livre est très loin de ma zone de confort de lecture. Désigné comme « lecture commune » du Picabo River Book Club ce mois-ci, j’ai longuement hésité…… avant de me lancer. Laissez-moi vous dire que ce roman m’a mis une claque monumentale et m’a procuré un plaisir à lire incroyable !
Dans ce roman, nous faisons connaissance avec une partie de la famille Burroughs : Clayton, le shérif, et ses frères Halford et Buckley, leur père Gareth, leur grand-père Cooper et leur grand-oncle Riley. Chez les Burroughs, la Montagne est leur domaine et personne n’ose venir mettre son nez dans leurs affaires. Clayton, qui a choisi de devenir shérif, laisse ses frères vivre de leur trafic mais il ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour eux. Lorsque Holly, un agent fédéral, débarque dans son commissariat pour tenter de mettre fin à ces pratiques, le shérif sera pris en tenaille entre esprit de famille et l’accomplissement de son devoir. De nombreux personnages sont présentés au fil des chapitres et permettent d’en apprendre davantage sur la lignée des hommes de Bull Mountain. Par ailleurs, l’auteur a fait le choix de mettre en lumière à chaque chapitre un protagoniste différent, ne vivant pas forcément à la même époque. Au départ, j’ai été déstabilisée de changer de période et de personnage aussi souvent. Pourtant, au fil des pages, cette gymnastique devient addictive et très enrichissante dans la mesure où cela nous permet de suivre l’évolution de la famille Burroughs, de leurs affaires et aussi de mettre en lumière des choix qu’ils ont pu faire au cours de leur vie.
Brian Panowich livre ici un roman noir, plein de rebondissements et qui ne laisse aucun répit au lecteur. En effet, son écriture est addictive et l’intrigue tellement bien ficelée qu’on ne peut s’empêcher de vouloir en apprendre davantage. On se demande surtout jusqu’où il va nous amener et je dois avouer que j’ai, à de nombreuses reprises, hurler de stupeur et été prise à contrepied car je ne m’attendais pas à de tels rebondissements. Sous couvert d’une histoire de famille, l’auteur met également en lumière les trafics qui peuvent exister dans les contrées reculées  des Etats-Unis et l’impact du poids de l’histoire familiale dans ces régions. 
Pour conclure, ce roman est une très belle découverte. Roman noir, roman familial, « Bull Mountain » est un livre addictif, surprenant qui ne vous laissera ni répit ni indemne en arrivant à la fin. Je viens d’apprendre que la suite devait paraître sous peu, j’ai hâte de m’y plonger !

 

 


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