L’ÉTRANGER DANS LA MAISON de Shari Lapena.

 

[ THRILLER DOMESTIQUE – Nouveauté 2019]
Traduit de l’anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec
Titre original : A stranger in the house
Presses de la Cité
304 pages
Ma note : 3,5/5
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Le résumé :

 

 » Comment te sens-tu ?  » Elle voudrait répondre  » terrifiée « . À la place, elle dit, avec un faible sourire :  » Heureuse d’être à la maison. « 
Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d’avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Alors qu’il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d’ordinaire jamais les pieds. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d’amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est
décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison…

 

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Direction une banlieue de l’État de New York, quartier cossu et paisible. Maisons alignées, jardins impeccables, sourires de façade polis, mots aimables. La vie parfaite du rêve américain. Le mari bosseur qui rentre tard le soir et la femme soucieuse du bon maintien de son foyer tout en travaillant.Les chaussettes au bon emplacement dans le tiroir, le repas fumant sur la table, le grain de poussière éliminé et balayé, les voitures brillantes devant de la maison.

 

Le décor parfait pour planter une intrigue à la hauteur d’un thriller domestique qui malgré un début sensationnel n’a finalement pas tenu ses promesses.

 

Le couple, Karen et Tom, vit le parfait amour depuis deux ans. Lui comptable dans une grande boîte et elle assistante comptable au pompes funèbres, couple modèle de la perfection et heureux. Une vie bien rangée, quelques connaissances, une amie, mais pas de chien. Tout aller pour le mieux, jusqu’au jour où Karen explose sa voiture en pleine ville dans un quartier malfamé, non loin d’un corps sans vie et perd la mémoire. Ainsi débute une intrigue qui s’intensifie crescendo.

 

Passé, présent, doutes, investigation, manipulation, chantage tout y passe. Tom se trouve au milieu d’une enquête qui va mettre à mal l’image de sa femme. Elle est au centre de nombreuses questions qui restent une bonne partie du roman sans réponse. Les éléments s’imbriquent doucement de sorte à piéger le lecteur dans un flou indescriptible. L’intrigue s’égrène sereinement au fil des chapitres courts. Ce n’est pas tant les rebondissements ou autres actions à gogo qui vont créer la dynamique de la lecture, mais la psychologie des personnages. Chaque question, chaque crainte, chaque aspect des personnages vont être les éléments déclencheurs d’une autre série de questions et ainsi de suite. Tous les petits détails finissent par s’emboiter pour mener à un épilogue assez surprenant et qui m’a fait tiquer. Je m’attendais tant à un épilogue explosif, je le sentais là au bout des mots, mais il n’arrive pas. C’est peut être remettre en cause tout ce qui fait de ce thriller, mais les personnages secondaires auraient pu être tellement mieux utiliser. La voisine psychopathe et manipulatrice (son mari inexistant), le flic suspicieux mais qui n’effleure que la réponse du bout du doigt, l’avocat avare, le frère trop peu présent, un mort qui parle trop, un Tom trop malléable et une Karen à qui on confesserait le bon Dieu. Je pense avoir imaginer tous les scénario possibles effleurant parfois le dénouement, me doutant de quelque chose. Mais la fin reste pour moi trop banale, sans éclat et qui ne remet rien en cause. Je déteste parfois être aussi exigeante. Par ce que tout est là : une plume hyper entrainante, un scénario explosif, des personnages aux traits psychologiques bien prononcés ; tout est là sauf l’épilogue qui m’a laissé un gout amer. Arfffff !

 

Ce second roman de Shari Lapena n’a pas tenu toutes ces promesses. « Le voisin d’à côté » m’avait beaucoup plus pour son côté atypique, mais pour son second thriller, le charme n’a malheureusement pas opéré. Un thriller trop linéaire à mon goût et où le coup de bluff n’est pas au rendez-vous. Je ne m’arrêterai pas à cette première déception et laisse donc une nouvelle chance à Shari Lapena 😉

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Anne des éditions Presses de la Cité pour sa confiance.

 

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… Mon avis sur un autre roman de Shari Lapena : « Le couple d’à côté ». 

… les informations utiles sur le site Lisez.com.

… le site de Shari Lapena

 

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Une lecture proposée sur le groupe (FB)

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DANS LA VALLÉE de Hannah Kent.

 
[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – 2018]
Éditions LES PRESSES DE LA CITE – Romans étrangers
Traduit de l’anglais (Australie) par Karine Reignier-Guerre
480 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

 » Certains êtres sont différents. Ils sont nés comme ça, sur le bord du monde. Ils savent voir ce que d’autres ne voient pas. Pour eux, les rivières ne coulent pas de la même façon. « 
Le temps semble s’être arrêté dans ce village du sud de l’Irlande égaré dans la vallée et battu par la famine. Nóra Leahy a perdu son mari et sa fille et se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, Nóra s’en souvient : quelques années plus tôt, Micheál marchait et commençait déjà à parler. Que lui est-il arrivé ? A-t-il été changé, remplacé pendant la nuit par les fées qui auraient posé une autre créature dans le berceau ? Est-ce à lui que la vallée doit la malédiction qui la frappe ? Mary, la jeune servante que Nóra vient d’engager, se laisse impressionner par les commérages du village et les rapporte à sa maîtresse. Ensemble, les deux femmes se mettent
en quête de la seule personne en mesure de sauver Micheál : une originale, qui vit seule dans la lande et parle le langage des plantes. Car, même si tout le monde s’en méfie, on sait que la vieille Nance Roche a le don. Qu’elle communique avec le peuple invisible. Et qu’il n’y a qu’elle pour faire revenir ceux qui ont été enlevés…

 
Mon avis :

 

DANS LA VALLEE est une extraordinaire découverte. Une de celle qui marque au plus profond de soi. Après un début très compliqué, je suis sortie de cette lecture abasourdie et ébahie.

 

DANS LA VALLEE s’inscrit dans ces romans intemporels. Ceux qui relatent avec passion, réalisme et honnêteté la vie oubliée des contrées lointaines. Hannah Kent plonge le lecteur au cœur d’un village désœuvré d’une Irlande démunie. Un village où survie et bravoure se côtoient impitoyablement. Un village niché dans une vallée battue par les vents où le soleil écrasant alterne avec l’hivers rigoureux, entouré de montagnes. Des champs à perte de vue, des chemins de terres, des chaumières de terres et de joncs, des feux de tourbes, des vaches, des jardins de pommes de terre, un puits, ô lieu de rencontre féminine, un forgeron, une église, une guérisseuse. Tableau loin d’être idyllique d’un monde rural et rude. Les médecins sont quasi inexistants et sont véritablement hors de prix. Lorsque la maladie frappe, les paysans s’en remettent à l’Eglise où alors vont voir en toute discrétion la guérisseuse. Nance Roche vit à l’extérieur du village avec sa chèvre et ses poules. Sa chaumière est à l’image de sa propriétaire : ordonnée, propre et accueillante. Des herbes, fleurs et plantes sèchent et diffusent une agréable odeur. L’herboriste connaît méticuleusement les plantes qui doivent être associer aux maux. Nance Roche, vieille femme aux yeux voilés par les années et la dureté de la vie, possède également le don. Un don aussi étrange que nécessaire : celui de comprendre le monde caché où vivent les Fairies, les Bonnes Gens. Les croyances et les légendes peuplent les rituels, le quotidien et les soirées autour du feu. C’est un monde craint de tous. Les arbres d’aubépines sont leur royaume, les nuits leur monde, les rivières, les arbres leur terrain de jeux et les humains leur pitance. Ils s’en prennent aux mortels en leur jouant de mauvais tours et peuvent également  s’en prendre aux plus petits d’entre eux en les enlevant et en mettant à leur place des êtres curieux et abominables, des changelin.

 

C’est ce que croit dur comme fer Nora Leahy au sujet de son petit fils de quatre ans. Micheal était un petit garçon tout à fait normal lorsque petit à petit il a arrêté de parler et de marcher. Ses jambes se sont peu à peu atrophiés. Ses nuits sont devenus le berceau de cris épouvantables. Un monstre ! Un être abominable ! Un changelin ?! Nora est convaincue que ce n’est plus son petit fils et les Fairies l’ont emporté dans leur royaume laissant à sa place cette chose. Aidée de sa servante Mary qui s’occupe du petit Micheal, Nora décide de faire appel à Nance dans le but de retrouver son enfant. Nance lui assure qu’après plusieurs méthodes, elle le retrouvera tel qu’il était quelques années plus tôt.

 

Entre superstition et réalité, le gouffre est immense. Le danger guette. Les rumeurs circulent. Le curé éructe. Les aléas et la pauvreté malmènent un village qui ne sait plus où donner de la tête. Tous les maux semblent provenir de Nora et sa famille et de Nance Roche. Qu’en sera t’il des conséquences ? Désastreuses ou merveilleuses ?

 

Hanna Kent de sa plume poétique et exigeante transporte le lecteur aux côtés de ces villageois qui mènent une vie loin de tout repos. Elle relate avec audace ses vies aussi extraordinaires qu’éprouvantes et désobligeantes. De descriptions en descriptions, d’événement en déconvenues, des drames à l’espoir, ce roman est une pure merveille. Celle où la réalité joue avec la frontière de l’irréel, celle où l’horreur remplace l’irrationnel, celle où l’espoir donne un but ultime : la normalité. La normalité dans un monde emprunt de rites et de croyances d’un autre âge. Ce monde en confrontation perpétuel avec la modernité qui règne dans les plus grandes villes. Un monde méconnu qui n’est plus. Un monde cruel et effrayant. Un monde inquiétant.

 

DANS LA VALLEE est un livre choc. Ne pas y être insensible est impensable. J’ai vite été embarquée dans un univers aussi étrange que prenant. Cette virée dans ce monde m’a bouleversée.

 

#Esméralda
 

 
Je remercie les éditions Les Presses de la Cité pour leur confiance via la plateforme NetGalley.
 
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Vers le site Lisez.com pour tout savoir.

Vers le site d’Hannah Kent pour découvrir son univers.

 

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

L’ASSASSIN DE MA SŒUR de Flynn Berry.

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[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – THRILLER – Rentrée littéraire 2018]
Éditions PRESSES DE LA CITE – Collection Sang d’encre
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Valérie Malfoy.
Titre original : Under the Harrow

 

Format broché ( 272 pages) : 20.90€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 


 

Le résumé :

 

« Imaginez la série policière Broadchurch écrite par Elena Ferrante. » Claire Messud
Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

 


 

Mon avis :

 

Premier roman de Flynn Berry et déjà en lice pour être adapter par la Paramount ! Et en refermant ce thriller décapant, je n’en suis pas du tout étonnée.

 

Nora n’a rien d’une super héroïne. Ce n’est pas une super nana aux pouvoirs bluffant. Une femme lambda qui voue pourtant une admiration sans faille à sa sœur, Rachel. En y regardant de plus près, cette relation s’avère très vite toxique. Nora a découvert sa sœur assassinée. Témoin du dernier soupire de Rachel, Nora va se battre pour que la police découvre le meurtrier.

 

Très vite, je me suis sentie acculée. Une chape de plomb m’écrasant littéralement. Un roman noir flirtant avec le thriller ou l’inverse. L’immersion dans la problématique est très rapide et par la suite il n’y aucun temps de répit.

 

La personnalité de Nora se fait plus précise au fil des chapitres : le personnage frôle la névrose et la paranoïa, accaparé par la nervosité et le chagrin. La suspicion et la vengeance deviennent un leitmotiv très puissant. Le lecteur suit les pérégrinations d’une femme abandonnée, orpheline où le passé effrayant resurgit de plus belle. Le lecteur se balade au grès de flash back, de la réalité induite par le présent et des songes sur un avenir bienheureux qui se présentait.

 

Flynn Berry a le don incroyable de balader son lecteur. Elle l’incite avec une incroyable facilité à prendre les mauvais chemins et lui inonde le cerveau avec une multitude de détails faussant le final. Personnellement tous les personnages ont été des suspects. Il est rare que je fasse autant de conjonctions.

 

L’ASSASSIN DE MA SOEUR est sans contexte une sacrée découverte. Il m’a manqué tout de même ce petit frisson pour en faire un coup de cœur. Auteur à suivre au talent de conteuse hors paire qui dans un proche avenir, j’espère, fera vivre de belles heures de lecture tourmentée.

 

 


 

 

Je remercie Babelio et Presses de la cité pour leur confiance lors de la masse critique privilégiée.

 

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LA FEMME A LA FENÊTRE de A.J. Finn.

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[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions Presses de la Cité

Traduction : Isabelle Maillet

Service presse

 

 

Format numérique (528 pages) : 14.99€

Broché : 21.90€

Ma note : 5/5 mention « à dévorer »

 

 

 

 

Je remercie Presses de la Cité pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 


 

Le résumé :

 

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?
Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

 


Mon avis :

 

Une nouvelle idée lecture suggérée par le groupe Picabo River Book Club, dédié à la littérature Nord-Américaine. D’ailleurs, ce thriller psychologique a conquis bon nombre de membres. Du coup j’ai été ravie lorsque ma sollicitation a été acceptée.

 

Contexte
Une maison qui fut jadis de toutes beauté, semble délaisser. Un porche inquiétant, tel un sas de pressurisation qui protège l’unique habitante de ces lieux. Une demeure victorienne, 3 étages, un sous sol, une terrasse envahit par les herbes folles, une verrière de toute beauté mais fragilisée, du salpêtre qui s’infiltre, de la pénombre, beaucoup de pénombre, des bouteilles vides qui s’entassent, une femme, une femme à la fenêtre qui regarde le monde derrière son Nikon. Une femme qui connaît chaque habitants de sa rue. Une fenêtre protectrice. Et une rue.
Une cheminée, une cuisine, des chambres fantômes, un bureau-bibliothèque, un ordinateur, une salle de bain, des toilettes rouges, des toilettes bleues, un parquet aux tâches innombrables, un cutter, un escabeau, un chat, des DVD, et elle. Anna est atteinte d’agoraphobie suite à un traumatisme. Son traitement : une, voire deux bouteilles de vin par jour accompagnées de psychotropes. Sacré cocktail ! Son monde se résume à ces éléments. Un monde enfermé. Un monde qui la protège.  Un monde salvateur et pansement. Un monde calme sans interférence. Son psy, sa kiné et son locataire du sous sol l’aident. Des voisins dont elle connaît les secrets, dont elle admire leur vie trépidante, dont elle respire au travers de leur poumon l’air vicié de la ville. Des voisins dont elle semble aussi proche qu’éloignée.
Tel qu’un Cluedo, A.J. Finn installe finement ses pions dans un décor sombre. Maintenant il est l’heure à Anna de faire entendre sa voix : elle a assisté à un meurtre et sait qui est le coupable, le voisin. Mais tout joue en sa défaveur. Personne ne la croit !

 

 

1,2,3… je me lance !
Dès les premiers chapitre, j’ai été captivée. Une héroïne acculée par bien des malheurs, recluse, voyeuse, renfermée et en plus agoraphobe. Même si elle laisse rentrer ses voisins, l’extérieur la terrifie largement. Un personnage décrit avec beaucoup de précisions et d’honnêteté. Usant parfois de redondance, tel que des tocs, pour amplifier son état (le vin, les films, les taches, la fenêtre, le nikon…) . Un personnage ayant conscience de son trouble, puisqu’elle est pédopsychiatre, et qui cherche donc malgré ses soins médicaux, à réguler d’elle même ses peurs, notamment en aidant en ligne d’autres personnes dans le besoin. Anna est une femme troublante mais tellement attachante. Lorsque son monde serein part en vrille, on la découvre courageuse, déterminée et têtue. A.J. Finn joue parfaitement avec son personnage. Il n’hésite pas à la désorienter et à la manipuler et surtout à la faire douter. Il a crée un univers clos où l’atmosphère s’appesanti au fil des chapitres, tel ces films et polar en noir et blanc qu’il cite tout au long du roman. Mettant en doute la réalité d’Anna, l’auteur s’insinue pour mieux la tourmenter.
Le lecteur est vite acculé par tout ce contexte riche en problèmes épineux. Les chapitres courts confèrent à la lecture un rythme effréné : une idée, un chapitre ; un événement, un chapitre ; un rebondissement, un chapitre. Comme si l’auteur voulait contrôler ta respiration, pour mieux te surprendre. Le roman se déroule sur une quinzaine de jours que tu suis pas à pas, comme si tu lisais un journal intime. Je t’assures que l’effet est vraiment à la hauteur. Le roman se construit petit à petit et dévoile beaucoup d’informations mais au compte goutte. Ce principe est vraiment sensationnel et je ne parle même pas de la plume de A.J. Finn qui est sincèrement très efficace. J’ai du établir une dizaine de scénario avec des « et si… », sans toutefois toucher du doigt la finalité qui s’avère finement jouer.

 

 

« La femme à la fenêtre » est écrit d’un main de maître conservant l’art et la manière du thriller psychologique traditionnel. Mais quel régal, vraiment, c’est un pur régal !

 

 

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Le couple d’à côté de Shari Lapena.

 

[POLAR – Nouveauté 2017]

Éditions Presses de la Cité

Traduction : Valérie Le Plouhinec

Service presse

 

 

Je remercie Presses de La Cité pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

Ne vous fiez pas au bonheur de façade…

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.

Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est-ce que l’enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

 


 

Mon avis :

Bébé enlevé, famille effondrée, maitre chanteur, argent …Bref des éléments déjà exploités, mais le plus surprenant dans ce polar ci, c’est la manière dont l’auteure va apporter les rebondissements et dont les détails vont venir s’imbriquer au fur et à mesure et enfin dévoiler l’intrigue.

D’ailleurs c’est très surprenant cette façon d’aborder le polar et même innovant. En général, le schéma abordé est plus ou moins le même quelque soit les auteurs : détails et indices qui aboutissement à la résolution. Et bien ici, tenez-vous bien, car on sait pratiquement tout dés le départ (enfin il faut lire plusieurs pages pour que cela apparaisse). Déroutant, déstabilisant, le lecteur est de suite ébranlé :  » et bien oui maintenant, que je sais de quoi il en retourne, il ne va plus rien se passer ? » Et bien détrompez vous car Shari Lapena va bien vous surprendre. Et c’est là que ce roman a cette particularité : faire tout à l’envers pour mieux vous retournez par la suite !

Je ne vais pas vous faire un topo sur le déroulement de l’histoire car ne servirait strictement à rien, non pas qu’il n’y rien à dire, mais vous spolier, non merci !

Focus sur les personnages : Shari Lapena a l’art et la manière de tourmenter ses personnages et d’amplifier leurs traits psychologiques à merveille.

  • Les parents de Cora (le bébé enlevé) : Anne et Marco. Parents dévoués, Cora est leur première fille. Qualifiée de bébé difficile, cette dernière mène la vie dure à ses parents. Marco, père aimant et mari attentionné est complétement effondré lorsqu’elle disparait. On le voit sombrer dans une mélancolie profonde et ne trouve plus sa place dans cette cellule familiale déchirée. En tant que patriarche, il se doit d’être protecteur et de tout faire pour rééquilibrer le courant de leur vie. Mais rien ne se déroule comme prévu. Désorienté et perdu, il va vite déjanter ! Mais on note tout de même un esprit vif et une intelligence à toute épreuve et vous verrez ce dernier point à sa plus grande importance. Anne, fille unique, souffre de ce qu’on appelle : déprime post-natale. Rien d’anodin n’est ce pas ! Je vous laisse imaginer ce que tout cela va impliquer dans l’enquête en cours. Personnages attendrissants et touchants dans leur désespoir.
  • Les grands parents (parents de Anne) : déstabilisants dès le départ par leur froideur et leur non dits. Toujours soupçonneux, ils plombent l’atmosphère avec leurs sous-entendus.  On leur donne le bon dieu tout de même, du moment, qu’ils sont prêts à lâcher des millions de dollars aux ravisseurs.
  • L’inspecteur de police : il est génial ! Inspecteur un peu borderline ! Ses analyses sont d’une extrême finesse !
  • les voisins d’à côté ( Graham et Cynthia ) : les voisins farfelus aux mœurs controversés !
  • Les journalistes : les paparazzis assoiffés de sang et  de chairs fraiches !

Shari Lapena nous offre un excellent polar, faisant état tout de même des difficultés des relations familiales dans un contexte horrible. Intrigue très bien ficelé avec d’innombrables rebondissements vous emmenant sur différents chemins pour mieux vous perdre ! Et une fin splendide qui vous laisse le loisir d’en imaginer la suite !

En bref : « Le couple d’à côté » n’est pas celui que vous croyez ! Tordu et machiavélique vous allez l’adorer !

 

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Vers le site Presses de la Cité !

Le site officiel de Shari Lapena !

 

Du Feu de l’Enfer de Sire Cédric.

 

 

[ THRILLER PSYCHOLOGIE – NOUVEAUTÉ 2017]

PRESSES DE LA CITE

SERVICE PRESSE

 

 

Je remercie Presses de la Cité pour ce service presse via Netgalley.

 

Résumé :

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

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Mon avis :

Me voici de nouveau plongée dans les affres ténébreuses que nous offrent Sire Cédric. Dès les premières pages, je ne peux que m’exclamer : « ça va être sanguinaire ». Et l’auteur tient cette promesse silencieuse jusqu’à la dernière page.

Nous faisons la connaissance de Manon, thanatopractrice et d’Ariel, son frère, dont ce dernier vivote grâce à des boulots pas très catholique. Si vous pensez que ce dernier est le gros bras de la famille, et bien pas du tout. Manon est LE pilier bien que trop nécessaire à son goût. Mais après tout, c’est son frère. Même si elle arrive à le détester au plus haut point, elle ne pourrait jamais le laisser sans défense et dans la mouise la plus profonde. Car pour s’attirer des ennuis, il est le premier à y mettre les deux pieds dans le plat. Et encore cette fois-ci, il n’a pas fait dans le demi mesure. Complice d’un vol, il est pourchassé par des personnes qui ne font pas du tout dans le tricotage ! Les corps mutilés s’amoncellent autour d’eux. Ainsi va commencer une traque sans merci.

Tout ce qui caractérise les personnages est magnifiquement maîtrisé : les doutes, les espoirs, l’angoisse, la peur, le désir, l’amour fraternel, la haine, la vengeance, la curiosité… Tout autant de points qui vous permettent de vous immerger dans cette histoire. Les personnages sont à la fois attachants et détestables. On se confond aisément en eux. On se les approprie sans anicroches. Toute cette atmosphère s’appesantit au fur et à mesure des pages et vous mène allégrement vers cet inconnu qui nous effraye. De chapitre en chapitre, cette noirceur commence à envahir votre espace personnel, vous étouffe et vous ne voulez plus qu’une seule chose : échapper au plus vite de l’inévitable et de l’innommable. Ce qui se passe sous ces masques ensanglantés et horribles, vous menace inlassablement et vous fout une trouille d’un pas possible. Vous voici embarquez dans une enquête hors du commun. L’auteur vous embrouille votre cerveau avec finesse et vous ne pouvez que sursauter quand vous vous attendiez le moins. ( Il ne manque plus que la musique macabre qui annonce le pire en sourdine). Sire Cédric m’a étonnée et surprise, encore une fois. Totalement envoutée dans son univers où se mêlent magie noir, démons, enquête et course contre la montre. Les chapitres courts donnent un rythme effréné à cette quête qui se veut être autant sur les valeurs que nous accordons à la famille que sur l’intrigue elle même. Une dualité maîtrisée qui ancre ce roman une fois de plus dans la réalité. Et le point incroyable qu’il ne faut absolument pas négligé : son inspiration est basée sur des faits et œuvres réelles. Comme je suis une petite fouineuse, j’ai mené mon enquête :

 Voici ce que j’ai trouvé et dont l’auteur s’est peut être inspirer. Le Hell Fire Club a bien existé et ainsi que la plupart des références citées tout au long des pages. Personnellement de savoir que ceci a existé me fout encore plus les jetons ! Mais en même temps quand on lit du Sire Cédric c’est qu’on aime avoir peur !

Je ne vous ai pas parlé du décor. Cette fois ci, nous sommes amenés dans l’arrière pays montpelliérain. Je peux vous assurer que les descriptions sont fidèles une fois de plus à la réalité. Il a très bien su percer les charmes de cet environnement et s’en ai servi à sa manière pour rendre ce paysage lugubre et inquiétant.

Ce roman est diaboliquement surprenant, sanguinaire à souhait et confirme une fois de plus du talent de Sire Cédric. Ce dernier se renouvelle et nous offre un roman unique glauque à souhait, ne reprenant pas les codes et schémas de ces derniers livres.

Même si à mon goût la fin est plutôt tranquille, j’espère qu’elle présage une suite où j’aurais peut être la réponse à une seule question qui me brûle les lèvres depuis que j’ai refermé ce livre : Hadès avait-il raison au sujet de Manon ?

Nouveau COUP DE COEUR pour ce fabuleux roman !

Et vous, oseriez-vous affronter les ténèbres ?

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Pour tout savoir sur Sire Cédric et Presses de la Cité : c’est par ICI !

 

Une autre chronique sur un de ses ouvrages : « Avec tes yeux »

 

Une autre chronique sur un de ses ouvrages : « L’enfant des cimetières »

 

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