Une coccinelle dans le cœur d’Angie Le Gac

une coccinelle dans le coeur

Littérature blanche – livre sorti le 3 mars 2018

Auto-édition

Service presse – Prix des Auteurs Inconnus

Ma note : 4,5/5

 

Ce roman concourt dans la catégorie « littérature blanche » pour la deuxième édition du Prix des Auteurs Inconnus.

Résumé : Elena est jeune. Elena est belle. Elena est malade. Parfois, elle a envie de mourir… Mais la plupart du temps elle veut vivre haut et fort, de plus en plus vite, comme sur un immense manège de fête foraine.

Entre ses séjours en clinique et sa vie professionnelle, elle essaie de se construire jour après jour et de trouver sa propre voie vers le bonheur.

Aidée de Simon, son homme-talisman, elle tutoie les anges. Mais la vie en a décidé autrement. Il lui faudra énormément de courage pour surmonter les épreuves qui émaillent son parcours et retrouver peut-être le chemin de la félicité.

Entre romance et drame, découvrez l’histoire d’Elena.

 

Mon avis : Lors de la présélection des romans, celui-ci avait attiré mon attention. Dernier roman de la sélection de cette année que je lis, je suis ravie de clôturer cette session sur un roman qui m’a remuée.

Nous faisons ici connaissance avec Elena. Elle est mannequin, elle profite de la vie mais un jour tout s’écroule. Elena est hospitalisée, et à sa sortie, elle doit se reconstruire et reprendre sa vie en main. Un jour, elle rencontre Simon, elle espère alors que les ennuis sont derrière elle et que seuls de bons moments l’attendent. Mais quand le destin décide de vous mener la vie dure, il ne vous lâche pas…

Malade, Elena alterne les périodes où tout va bien et où elle broie du noir. Personnage haut en couleur, elle est attachante et on souffre à ses côtés au fil des épreuves qu’elle supporte. Je l’ai par moment, malgré tout, trouvée un peu puérile dans la mesure où elle connaît le mal dont elle souffre et qu’elle décide volontairement de ne plus suivre son traitement. N’étant pas une spécialiste des maladies mentales, peut-être est-ce quelque chose de fréquent chez les personnes atteintes de certaines pathologies. Quand à Simon, c’est un musicien de renom qui a fait le choix d’être hospitalisé pour surmenage. Lors de sa rencontre avec Elena, c’est une évidence pour tous les deux ! Je regrette un peu que tout ce qu’on apprend sur lui, c’est à travers les yeux ou des situations partagées avec l’héroïne. J’aurais aimé avoir son ressenti sur des moments ou les épreuves qu’il traverse, que ce soit seul ou auprès de sa bienaimée. Je trouve cela d’autant plus dommageable que l’autrice a fait le choix d’un narrateur omniscient, qui parle à la troisième personne, mais il ne se focalise que sur Elena et ses épreuves. J’ai néanmoins beaucoup aimé le couple qu’ils forment et cette bulle de bonheur qu’ils vont se construire ensemble.

Si je dois être honnête, je suis passée à deux doigts du coup de cœur avec ce roman. Cette histoire est poignante et vous prend aux tripes. La plume de l’autrice est efficace, rythmée grâce à des phrases et des chapitres courts qui donnent envie de tourner les pages. Elle vous prend aux tripes et à plusieurs moments, j’ai eu le cœur serré pendant ma lecture tellement j’avais l’impression d’être aux côtés d’Elena et de souffrir avec elle. Des thèmes lourds sont abordés ici et j’ai appris pas mal de choses sur les maladies mentales, et leurs effets « pervers », mais aussi sur les services sociaux en Grande-Bretagne, avec leur pragmatisme « so british » et tellement déshumanisé.

Pour conclure, je me suis régalée lors de cette lecture qui n’est pourtant pas facile vu les thèmes abordés. Laissez-vous emporter par l’histoire d’Elena et venez souffrir, rire et espérer à ses côtés. Quant à l’autrice, que je ne connaissais pas du tout, je me note dans un carnet les titres de ses autres romans afin de continuer à la découvrir.

 

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chroniqueur du pai

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Alron Gems – Le bal des scorpions de Manuel Bénétreau

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Littérature blanche – livre sorti le11 juin 2018

Auto-édition

Service Presse – Prix des Auteurs Inconnus

Ma note : 3,5/5

 

Résumé : Alron Gems est le chasseur de pierres précieuses le plus célèbre, mais aussi le plus… mystérieux de la planète. Il n’en est pas moins un baroudeur prêt à jouer du coup de poing ou à utiliser les armes pour satisfaire ses riches et exigeants clients.

Alors, quand on lui confie la mission de retrouver le fameux collier du Bal des Scorpions et ses rubis inestimables, de réconcilier deux familles ennemies et de donner un avenir au Rajasthan, une des régions les plus pauvres de l’Inde, son sang ne fait qu’un tour…

Surtout qu’il prend pour nouvelle assistante, une jeune femme aux capacités hors normes, choisie depuis longtemps pour des raisons secrètes, et qui va vivre là une première expérience très mouvementée.
Entourés par une « drôle » d’équipe, ils vont se confronter à des forces politiques, économiques et religieuses prêtes à tout pour les arrêter.

Et nous permettre d’entrer dans les coulisses d’un monde envoûtant mais souvent impitoyable, celui des gemmes et de la joaillerie de luxe !

 

Mon avis : Lors des présélections pour la session 2018/2019 du Prix des Auteurs Inconnus, dans la catégorie « littérature blanche », les premières pages de ce roman m’avaient bousculée. Je me suis donc lancée avec enthousiasme dans ma lecture, qui n’a malheureusement pas répondu à toutes mes attentes.

Au début de ce roman, Carole va passer un entretien d’embauche dans l’entreprise d’Alron Gems, un chasseur de diamant réputé et mystérieux. Dès son embauche, Carole comprend que sa vie ne sera plus jamais la même. En effet, avec son nouveau patron, elle va découvrir un aspect du métier palpitant mais aussi effrayant. De l’Inde à la Turquie, en passant par Londres ou Hong-Kong, la chasse au « collier du bal des scorpions » est lancée !

Pour les besoins de son nouvel emploi, Carole va devenir Lia. Entière, dévouée, compétente et courageuse, Lia est une jeune femme pleine de ressources et qui sait ce qu’elle veut. Sa relation avec Alron va évoluer au fil de l’histoire et des rebondissements qu’ils vont vivre ensemble. Ce dernier est très mystérieux mais on découvre, peu à peu, son histoire et les raisons pour lesquelles il agit comme cela. Passionné par son boulot, il ne laisse rien au hasard et sait s’entourer des meilleurs. Leur duo fonctionne très bien et la confiance mutuelle qu’ils se font est plaisante à voir.

Au niveau du style, je dois avouer que ce roman est très dynamique. La plume de l’auteur est vive et nous laisse peu de répits tant les rebondissements auxquels sont confrontés les protagonistes sont nombreux. Malheureusement, j’ai parfois eu l’impression qu’il leur arrivait trop d’épreuves et je n’ai pas été vraiment embarquée dans le périple qu’ils vivent. J’ai également regretté, par moment, le manque de sensations lors de ma lecture. En effet, autant les scènes d’actions sont prenantes et, parfois, un peu angoissantes, autant les descriptions des lieux visités ou monuments découverts ne m’ont pas transportée et je n’ai pas eu ce parfum de voyages auquel je m’attendais. Néanmoins, je me dois de noter que l’auteur a, très intelligemment, ancré son roman dans la réalité, notamment en permettant  à certains personnages de rencontrer des personnes réelles. J’ai également beaucoup apprécié la mise en lumière d’un projet écologique qui permettrait d’apporter de l’eau dans les régions désertiques. L’idée décrite semble un peu folle… je me suis donc documentée et je me suis rendue compte que ce projet existe vraiment et est en cours d’implantation sur plusieurs continents. Merci à l’auteur de m’avoir permis de le découvrir.

Pour conclure, je regrette de ne pas avoir été plus embarquée dans la quête d’Alron Gems et du collier du bal des scorpions. Cette histoire, sans temps mort, a été une lecture plaisante mais elle m’a, un peu, laissée sur ma faim. Je n’ai néanmoins aucun doute sur le fait que les amateurs d’histoire d’aventure seront conquis et passeront un bon moment lors de cette quête incroyable.

 

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Devine qui est mort ? de Frédérique Hoy

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Littérature blanche – livre paru le 30 avril 2018

Auto-édition

Prix des Auteurs Inconnus 2019

Ma note : 5/5

 

Je remercie les organisateurs du Prix des Auteurs Inconnus pour leur confiance et pour me permettre, pour la deuxième année consécutive, de participer à cette aventure et de découvrir des romans incroyables dans la catégorie littérature blanche.

 

Résumé : La flûtiste renommée Albane de Morange a tout pour être heureuse : un homme qui l’aime et qui partage sa passion, un appartement chic à Paris, une vie réglée comme du papier à musique. Si elle n’a pas d’enfant, c’est pour une raison bien précise : cette raison même qui fait qu’elle a rompu avec la famille de Morange il y a plusieurs années.

Le jour où, en plein concert, la musicienne frôle la mort, son monde intérieur est bouleversé. Albane éprouve le besoin de renouer les liens, et surtout de régler ses comptes avec les acteurs de ce passé douloureux qu’elle n’a jamais eu le courage d’affronter.

 

Mon avis : Lors de la présélection des titres pour le Prix des Auteurs Inconnus 2019, les dix premières pages de ce roman m’avaient intriguée. Au final, ce livre renferme beaucoup plus de mystères et de secrets qu’il n’y parait et j’ai été très surprise lors de ma lecture.

Ce roman raconte la vie d’Albane de Morange. Suite à un AVC, elle souffre d’amnésie partielle. A cette occasion, elle va renouer avec sa famille avec qui elle avait coupé les ponts des années auparavant. Cette rupture est due à des secrets cachés lors de l’adolescence de la jeune femme et dont elle ne s’est toujours pas remise.

Adolescente, Albane tombe amoureuse du jardinier Akash. Quelques semaines plus tard, elle est obligée de quitter le domicile familial. A son retour chez elle, plus rien ne sera comme avant et peu à peu elle se coupe de sa famille pour se plonger dans le monde de la musique.

Albane « profite » de son AVC pour reprendre sa vie en main. C’est une femme déterminée qui souffre d’avoir subie, pendant trop d’années, le poids des « on-dit » et du « qu’en dira-t-on ». Sa quête déterminée montre sa force de caractère et sa volonté de remettre de l’ordre dans sa vie.

Ce roman est incroyable. La justesse de la plume de l’autrice est remarquable, utilisant un vocabulaire riche et précis. Cette histoire est surprenante jusqu’au bout et on n’a aucun moment de répit. Cette quête menée par Albane m’a tenue en haleine jusqu’à la fin et surtout, à aucun moment je ne me suis doutée de la manière dont elle s’achèverait. Ce livre est aussi l’occasion pour l’autrice de dénoncer des pratiques réelles, qui ont eu lieu entre 1950 et 1980 dans les Flandres. Même si ce roman est une fiction, il met en lumière un scandale qui a pendant trop longtemps été passé sous silence.

Pour conclure, je ne m’attendais pas du tout à autant de rebondissements au cours de cette lecture. L’histoire d’Albane est une quête personnelle qui ne vous laissera sûrement pas de marbre et qui vous entrainera au plein cœur des secrets de famille et des convenances qui avaient cours dans les familles aristocratiques dans les années 1970.

 

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L’utopie des fous d’Anthony Boucard

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Littérature française – livre sorti en juin 2018

IS Editions

Service presse

Ma note : 4/5

 

Je remercie les organisateurs du Prix des Auteurs Inconnus qui m’ont permis de découvrir ce roman sélectionné dans la catégorie « littérature blanche ».

Résumé : « Il faut que je me souvienne encore et encore de ce que nous avons été, de ce jour où tout a basculé et de ce que nous sommes devenus. Il faut que je me rappelle, pour que les belles choses me donnent la force et que les mauvaises me condamnent. »

Si Roméo et Juliette avaient vécu au vingtième siècle, ils se seraient appelés Jules et Jeanne.

Tous deux ont grandi dans un petit village du Sud Touraine durant la Seconde Guerre mondiale. Jeanne est issue d’une famille résistante, Jules vit quant à lui dans la collaboration avec l’ennemi allemand.

Et c’est dans cet univers d’affrontement et de règlement de compte que les deux enfants vont devoir s’aimer. Mais à quel prix ?

Pour continuer de vivre leur amour impossible, les deux jeunes amants ne choisissent ni le couteau, ni le poison, mais la folie pour armure, et l’hôpital psychiatrique comme refuge… Ainsi pourront-ils vivre l’un près de l’autre malgré les lourds secrets qui rongent Jules.

Ce roman raconte leur folle utopie.

 

Mon avis : Lors de la présélection des romans pour la session 2018-2019 du Prix des Auteurs Inconnus, « l’utopie des fous » m’avait intrigué mais n’avait pas fait partie de mon top 5. Finalement sélectionné, je suis contente de l’avoir lu car ce roman est une belle découverte.

Ce roman à plusieurs voix nous permet de suivre Jules/Marius, Jeanne et Angèle. Jules et Jeanne se sont connus enfants, se sont aimés pendant la Seconde Guerre Mondiale puis ont été séparés. Ils se retrouvent des années plus tard dans un hôpital psychiatrique où Jules se fait appeler Marius et se fait passer pour un simplet. Angèle est infirmière dans cet hôpital et elle est étrangement proche du couple. Que cache-t-elle ? Pourquoi Jules et Jeanne ont-ils été séparés à l’issue de la guerre ? Pourquoi Jules a-t-il dû fuir son village ? Pourquoi Jeanne a-t-elle perdue la tête ?

Jules et Jeanne sont des adolescents qui s’aiment. Malheureusement, le père de Jeanne ne veut pas entendre parler de cet amour car il en veut au père de Jules, qu’il pense être un « collabo ». Obstiné, têtu, Jules est fou amoureux de Jeanne et il sera prêt à tout pour vivre son histoire avec elle. Quant à elle, elle est coincée dans un dilemme entre son amour pour Jules et sa loyauté envers sa famille. Internée à l’issue de la guerre alors que Jules a pris la fuite, il la retrouve des années plus tard et se fait interner à son tour sous le nom de Marius. Les raisons de ce changement d’identité sont distillées peu à peu mais on comprend rapidement qu’il est rongé par les remords. Quand à Jeanne, devenue amnésique et atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle va pourtant chaque jour retomber amoureuse de Marius et ils vont ainsi pouvoir vivre côte-à-côte. Quand à Angèle, c’est une infirmière adoptée à la naissance qui vit pour son travail. Mariée à un homme insupportable, elle se donne corps et âmes pour ses patients et elle trouve un confident en Marius. J’avoue avoir rapidement compris pourquoi et découvert son secret assez facilement.

Le roman est écrit de manière originale. En effet, les chapitres alternent entre le passé de Jules et Jeanne au moment de la 2nde Guerre Mondiale, la vie de Jules après la guerre et le point de vue d’Angèle. Cela m’a beaucoup déstabilisée au départ et finalement, au fil des chapitres, cela donne du rythme et donne l’envie de tourner les pages de plus en plus vite. L’écriture de l’auteur est très plaisante et précise ; il utilise un vocabulaire riche et soutenu, ce qui nous permet d’enrichir le nôtre. J’ai trouvé ses descriptions percutantes et je me suis retrouvée en plein cœur de l’action lors de nombreuses scènes. Le seul reproche que je pourrais lui faire est l’utilisation de phrases parfois longues et de chapitres denses. Néanmoins, j’ai pris beaucoup de plaisir lors de cette lecture et n’hésiterai pas à replonger dans un de ses romans.

Ce livre aborde le thème de la France durant la 2nde Guerre Mondiale et du dilemme entre collaboration et résistance. Certaines scènes vous glacent le sang mais sont assez représentatives de ce qu’ont pu vivre les populations à cette époque. Les autres thèmes abordés sont ceux de la vieillesse, la vie dans un hôpital psychiatrique et les remords.  Tout cela n’est pas très léger mais est abordé avec émotions et nous amène à réfléchir.

Pour conclure, ce roman est une belle découverte assez inattendue pour moi. Foncez découvrir les vies de Jules, de Jeanne et d’Angèle, qui ont tous les trois un destin assez incroyable. Les thèmes abordés font que la lecture est loin d’être légère mais elle est très prenante et vous laissera sûrement sans voix.

 

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chroniqueur du pai

Le rêve dévoré de Jo Rouxinol

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Littérature française/drame – Livre sorti le 11 décembre 2017

Auto-édition

Service presse

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

Je remercie les organisateurs du Prix des Auteurs Inconnus d’avoir organisé, cette année, un book-club pour nous proposer de découvrir des romans non-sélectionnés. « Le rêve dévoré » de Jo Rouxinol est celui qui a ouvert le bal, et quel beau roman pour démarrer cette nouvelle aventure !

Résumé : « Avant j’étais une vieille âme endolorie enfermée dans un corps d’enfant, dans une famille, dans une vie dont chaque contour me blessait toujours plus, jour après jour. En partant j’ai éclaté les parois de ma prison, la rage a guéri d’elle-même, je la sens encore palpiter parfois mais de manière tellement inoffensive, si vous saviez, ce n’est plus qu’une ombre de colère qui dort au fond de mes souvenirs. Avant je ne voyais que les murs, ils étaient hauts, ils étaient gris, il n’y avait ni portes ni fenêtres, rien qu’une boîte sans ciel et sans air, voilà ce que vous m’offriez, un cercueil dans lequel je ne pouvais que hurler en griffant les parois, en heurtant tout ce qui se trouvait à proximité, hurler et hurler encore, hurler tant que la vie ressemblerait à la mort. Et maintenant, regardez-moi, regardez-moi bien, j’ai vu l’océan et j’ai vu l’horizon, et je prends désespérément tout cet avenir que le monde me promet. »

Clarisse, treize ans et demi, est une écorchée vive. Un matin, elle part. Sa fuite la mène jusqu’au sud de l’Europe où elle vit ce qui, pour elle, ressemble de plus en plus à un rêve. Jusqu’à ce que la réalité la rattrape.

 

Mon avis : Lors de la pré-sélection des titres pour la nouvelle session du Prix des Auteurs Inconnus, j’avais été interpellée par les dix premières pages. Finalement, quelle joie d’avoir pu lire ce nouveau roman de Jo Rouxinol, le deuxième que je découvre et encore une fois, j’ai été subjuguée !

Nous faisons ici connaissance avec Clarisse, une adolescente de 13 ans, en proie à un violent mal-être. Un matin, elle décide de fuir sa vie, sa famille pour retrouver un jeune homme rencontré sur Internet. Sa fuite ne se passera pas exactement comme elle l’avait imaginé mais la voilà partie, en compagnie de Tony, de la banlieue parisienne jusqu’au Portugal pour un voyage qui la changera à tout jamais.

Dès le début, on comprend que Clarisse ne se sent pas à sa place au collège. Un brin provocatrice, traumatisée par un évènement survécu dans l’enfance, elle ne supporte ni sa vie familiale ni sa vie de collégienne. Lorsqu’elle fugue pour retrouver un jeune homme rencontré sur Internet, elle laisse parler sa spontanéité et elle décide de prendre sa vie en main. La rencontre avec la vraie vie sera brutale mais grâce à Tony, elle va vivre une aventure et faire des découvertes qui vont la faire mûrir. Tony, quand à lui, est un jeune homme de 21 ans, orphelin, qui vit sur les rentes que lui ont laissé ses parents. Avec Clarisse, il va s’embarquer dans une aventure un peu folle et hors norme.

Je ne veux pas trop vous en dire de peur de vous spoiler. En effet, ce roman est une vraie belle surprise dans la mesure où on ne sait jamais à quoi s’attendre en passant d’un chapitre à l’autre. La plume de Jo Rouxinol est envoutante et vous prends par la main pour ne plus vous lâcher. De la banlieue parisienne aux côtes portugaise, on ressent l’ambiance des villes et on s’immerge complètement dans le décor grâce aux descriptions qui nous sont fournies. Même si cela ne m’a pas dérangé, l’écriture dans un registre familier peut rebuter certains lecteurs. Les insultes, la violence de certaines paroles sont assez présentes dans le roman mais j’ai trouvé que c’était utilisé à bon escient. Le seul bémol que je pourrais mettre concerne le titre du roman, que je ne trouve pas très représentatif de la beauté du message qui est porté tout au long des pages de cet ouvrage. Il aborde des thèmes difficiles comme ceux du deuil, le mal-être des adolescents et l’incapacité de certains parents à écouter leurs enfants mais en le refermant, on peut s’empêcher de ressentir une pointe d’optimisme.

« Le rêve dévoré » est une très belle découverte et je remercie une nouvelle fois les organisatrices du Prix des Auteurs Inconnus de nous l’avoir proposé. Ce roman ne ressemble à aucun autre. Il est touchant, prenant et vous emportera très loin de votre quotidien. Suivez Clarisse et Tony dans leur périple fou et surtout, préparez-vous à ressentir un incroyable tourbillon d’émotions.

 

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Forget me not de Anne-Juliette Debove

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Littérature française – livre sorti le 1er avril 2017

Auto-édition

Service presse

 

Je remercie les organisateurs du Prix des Auteurs Inconnus qui m’ont permis de découvrir ce roman.

Résumé : Joseph et Marine Verdier reçoivent leurs cinq enfants, adultes, pour les vacances d’été. Les retrouvailles annuelles sont pour eux l’occasion de se replonger dans des souvenirs sans cesse revisités. Dans cette famille, marquée par un conservatisme fort, chaque enfant a su intégrer ou se défaire des conventions, à sa manière : Victoire, s’est réfugiée dans un enthousiasme factice permanent, censé combler une vie où la perfection résonne souvent dans le vide ; Amaury, misogyne congénital, fait peser le poids de son mal-être sur les autres ; Guilhem, soucieux d’être aimé des siens n’hésite pas à taire ses revendications et sa personnalité ; les jumeaux, Rosalie et Clément, exilés à Rome, se débattent avec les stigmates laissés par la désagrégation de l’image parentale ; l’un en refusant de quitter le giron de l’enfance, l’une en peinant à s’avouer heureuse dans une histoire d’amour qui la dépasse. Dans cette famille où tout se conjugue au singulier, les personnalités contradictoires peinent à s’accorder. Des failles, des non-dits, de la rancœur dans cette famille au sens large, mais un amour inconditionnel. Une saga familiale qui retrace l’itinéraire de chacun dans sa construction personnelle et met en relief la façon dont le conservatisme des uns pèse sur l’émancipation des autres.

 

Mon avis : C’est le dernier livre du Prix des Auteurs Inconnus que j’ai lu et c’est avec une pointe de nostalgie que je l’ai refermé. Ce roman, je ne l’avais pas sélectionné….. Mais je suis ravie que d’autres l’aient sélectionné car encore une fois, j’ai été agréablement surprise.

Ce roman a tous les ingrédients pour me plaire : c’est une histoire de famille où on découvre, au fil des pages, les personnalités, le passé et les déconvenues des uns et des autres.  Le roman n’est pas du tout linéaire, c’est à dire qu’il commence par une réunion de famille dans la demeure parentale et, au gré des chapitres,  on a des flashbacks sur le passé des différents membres.

Le nombre de personnages m’a effrayé au départ : on a les parents, Marine et Joseph, puis leurs enfants, Rosalie, Clément, Victoire, Guilhem et Amaury, les conjoints, leurs enfants….. Bref, je dois avouer que je pensais prendre des notes pour m’y retrouver. Mais finalement, cela s’est avéré inutile car même si cela peut paraitre fou, l’auteur a réussi à doter chaque protagoniste de caractéristiques qui lui sont propres. Comme dans toutes les familles, il y a ceux qu’on prend plaisir à retrouver, ceux qui manquent de bienveillances et ceux qui aimeraient que tout se passe bien et qui constate avec tristesse que rien ne se passe comme on l’espère. Je dois dire que j’ai détesté le personnage d’Amaury, comme celui de son épouse Marjolaine. Leur mauvais état d’esprit, leurs enfants insupportables, bref, rien ne m’a plu avec eux. A l’inverse, j’ai été touchée par Rosalie et Guilhem, qui sont un peu les vilains petits canards, victimes des préjugés et du poids des convenances.

Cette histoire de famille est justement l’occasion de mettre en lumière les difficultés des contraintes familiales. Dans toutes les familles, il y a des secrets, des personnes qui n’agissent pas comme on le voudrait, des choses qui sont admises ou non…. Ce roman dépeint parfaitement tout cela et nous dresse un panel des difficultés familiales. J’ai regretté un essoufflement du roman à partir de la deuxième moitié mais j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à suivre les différents protagonistes. Comme les autres chroniqueurs du Prix des Auteurs Inconnus, je regrette quelques tournures maladroites et quelques fautes de syntaxes oubliées mais je me suis quand même plongée avec délice dans cette histoire. Petite mention spéciale pour le choix du cadre géographique de l’histoire. En effet, elle se déroule sur les bords du lac d’Annecy, un secteur que j’affectionne et qui apporte un zeste de sérénité et de calme à l’histoire.

Pour conclure, ce dernier roman est, encore une fois, une belle découverte. J’ai apprécié passer du temps avec tous les membres de cette famille, en découvrir un peu plus sur leurs vies et pester en silence sur tous les préjugés et convenances qui ont encore de beaux jours devant eux. Ce roman est parfait pour tous les amateurs de saga familiale.

 

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Aztèques tome 1 : Harem de Eric Costa

Aztèques tome 1

Roman historique – Livre sorti le 10 février 2017

Auto-édition

Service presse

 

Je remercie les organisateurs du Prix des Auteurs Inconnus qui m’ont permis de découvrir ce roman.

Résumé : Huaxca, 1516

Une attaque des Aztèques,

Une fille de chef vendue comme esclave dans un harem.

Sur sa route, intrigues, manipulations et meurtres.

Une course effrénée vers le pouvoir.

Des femmes qui se servent d’elle,

Qui jouent avec sa vie,

Pour séduire un Maître mystérieux et sans pitié.

La mort peut frapper derrière chaque porte.

Mais au-delà de ces épreuves, une question se pose : existe-t-il une cage assez grande pour la fille de l’aigle ?

Laissez-vous emporter dans un grand voyage, un ailleurs et un autrefois caché au sein d’une civilisation aussi fascinante qu’effrayante.

 

Mon avis : Avec une teinte historique, ce roman m’avait conquis lors de la pré-sélection du Prix des Auteurs Inconnus. Finalement, cette lecture a bien réussi à m’emmener au pays des Aztèques et je me suis laissée entrainer au cœur des combines et machinations qui ont cours dans le Harem.

Ameyral est fille de chef de tribu. Un jour, son village est rasé, pillé et tous les survivants emmenés pour être vendus. Grâce à son regard couleur d’émeraude, la jeune femme est achetée pour devenir esclave au sein d’un harem. Très vite, elle va faire l’objet de nombreuses jalousies et elle va se retrouver, du fait de son caractère impulsif et téméraire, plongée dans des intrigues qui vont bien vite la dépasser.

Ameyral est une jeune femme forte, qui ne se laisse ni faire ni abattre par les épreuves de la vie. Au moment de sa capture, elle ne se laisse pas faire. Quand elle arrive au harem, elle pose des questions, tente de se faufiler partout car elle ne peut se résoudre à finir sa vie comme une esclave. Au péril de sa vie, elle va tenter de mener à bien les différentes « missions » qui vont lui être confiées et elle gardera son intégrité à chaque moment. Un peu trop naïve, elle ne fera pas toujours confiance aux bonnes personnes mais sa volonté de fer la poussera à toujours essayer de s’en sortir.

Dans ce roman, on est complètement plongés au cœur de la civilisation aztèque, des coutumes locales et de leurs croyances. L’auteur nous immerge complètement dans ce quotidien méconnu et je dois reconnaitre la qualité du travail de recherche qui a dû être mené. L’écriture est complètement addictive et on tremble lors des épreuves que doit traverser l’héroïne. Le rythme de lecture est soutenu et on se laisse surprendre jusqu’à la fin du roman.

Pour conclure, ce premier tome de la saga « Aztèques » est une belle découverte qui m’incite à me procurer la suite sans tarder.  Ce roman manie avec brio suspense et émotions fortes. Amoureux d’histoire ou de romans avec une héroïne forte, laissez-vous tenter par la plume d’Eric Costa.

 

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