RDA mon amour : Autant en emporte le mur de Jean Emelina.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]

LIBRINOVA

243 pages

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du rdv #MonMarathonIndé de juin

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Le résumé :
Michel Lombard, vieil universitaire niçois cabossé, retrouve dans un tiroir, 37 ans après, une photo prise à Iéna, en RDA, en 1981, au cours d’une de ses missions d’enseignement. Remonte alors, violent, amusé, amer et éblouissant le souvenir de ses pittoresques voyages de l’autre côté du rideau de fer, au temps de la guerre froide. Il est tombé à la fois sous le charme inattendu d’un pays rébarbatif, de ses étudiants enthousiastes et des beaux yeux noirs de Mélodie. Petit flirt d’été ? En fait, amour fou de haut péril, plein de ravissements, de mélancolies et d’orages, qui lui rappelle son premier amour de seize ans. Et cet amour, nourri de chimérique, persistera dans l’attente et le rêve, malgré les obstacles et les absences, jusqu’à la chute du Mur et au-delà. Il sera sauvé par l’écriture. Double expérience amoureuse et politique, intense et vibrante, vécue à cinquante ans avec un coeur de seize ans, confrontée à l’usure des coeurs, du Temps et de l’Histoire.

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Voici un récit romanesque d’un autre temps. Frontière flou entre réel et fiction, Jean Emelina narre une histoire où les cœurs sont foudroyés sur place et ébahis ou consternés par ce monde qui n’est plus.

 

Michel Lombard se souvient de ce temps où les révolutions se gagnaient à coup de pavés et où l’avenir s’effilochait à coup de pioches. Un mur que je n’ai pas connu, à quatre ans comment se rappeler, symbole d’une guerre froide qui se réglait à coup d’intimidation. Michel Lombard est tombé dans la soupe « RDA » en 1981. Une proposition d’échange, une hésitation et les mots qu’il faut pour sauter le pas. Un parcours du combattant, un avion, une gare désuète et épique, un train et l’Iéna. Paysage bucolique, marché d’un autre temps régi par le prolétariat. Michel Lombard pose un regard intéressant sur cette RDA et nous décrit tout ce qui l’a captivé. Et puis il y a cette Mélodie, une madone. Une aura subjuguante, éblouissante et captivante. Michel Lombard en devient raide dingue. Mais rien n’est simple en RDA et tombée amoureux de son étudiante n’est vraiment pas recommandée. Mélodie devient alors le centre d’intérêt des folies d’un homme aimanté par cette prestance. Les années défilent et le mur est abattu, peut-être le moment est enfin venu de vivre cette histoire comme il se doit ?

 

Jean Emelina m’a plongée dans une histoire passionnante entraînée par une plume sensationnelle et nerveuse qui avec honnêteté, humour, désarroi et volupté retrace la petite histoire dans la grande Histoire. Un récit romanesque charmant où les petits détails politiques et sociétaux font de cette Histoire une fenêtre ouverte sur cette RDA. La partie politique est judicieuse et surtout accessible à tout le monde. J’ai pu approfondir quelques notions par des recherches sur internet. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Une plume entrainante et un sujet captivant, il ne m’en fallait pas davantage pour succomber.

 

#Esméralda

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…Le site de Librinova

 

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Mon Marathon Indé de Juin.

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Le dernier lundi du mois pointe le bout de son nez, c’est donc l’heure de vous annoncer le programme du rdv mensuel #MonMarathonIndé de juin.
Ce mois ci place à la fantasy, à la romance contemporaine et érotique et au témoignage.
Découvrez dès à présent mes lectures prévues. Si vous avez craqué pour un des livres présentés, n’hésitez pas à cliquer sur la couverture pour en savoir davantage.
Dés demain, retrouvez pendant les trois prochains jours, les interviews de Elline Baudry, Aude Félix et Rui Chan et dès que possible mes avis.
Bonne découverte !
#Esméralda

Témoignage
Librinova
243 pages


Le résumé :
Michel Lombard, vieil universitaire niçois cabossé, retrouve dans un tiroir, 37 ans après, une photo prise à Iéna, en RDA, en 1981, au cours d’une de ses missions d’enseignement. Remonte alors, violent, amusé, amer et éblouissant le souvenir de ses pittoresques voyages de l’autre côté du rideau de fer, au temps de la guerre froide. Il est tombé à la fois sous le charme inattendu d’un pays rébarbatif, de ses étudiants enthousiastes et des beaux yeux noirs de Mélodie. Petit flirt d’été ? En fait, amour fou de haut péril, plein de ravissements, de mélancolies et d’orages, qui lui rappelle son premier amour de seize ans. Et cet amour, nourri de chimérique, persistera dans l’attente et le rêve, malgré les obstacles et les absences, jusqu’à la chute du Mur et au-delà. Il sera sauvé par l’écriture. Double expérience amoureuse et politique, intense et vibrante, vécue à cinquante ans avec un coeur de seize ans, confrontée à l’usure des coeurs, du Temps et de l’Histoire.
Romance contemporaine
Librinova
313 pages


Le résumé :
Prenez un séduisant boulanger-pâtissier rencontrant la ravissante propriétaire d’un salon de thé.
Ajoutez-y un éclat de coup de foudre, un bouquet d’émotions inédites pulvérisé par un navrant malentendu.
Remuez doucement.
Incorporez à la préparation une mesure de concurrence et un zeste d’orgueil. Additionnez d’une vieille rancune de voisinage.
Tournez délicatement, puis parsemez de quelques pépites de provocations impertinentes.
Saupoudrez d’une pincée de compétition, d’un soupçon d’audace et délayez avec une âme canine espiègle et un petit village pittoresque vendéen à la population truculente.
Épicez de quelques traits d’humour et d’amour à volonté.
Mélangez tous les ingrédients jusqu’à obtenir une petite comédie romantique, divertissante et gourmande qui ne mange pas d’pain !
Romance fantasy érotique
228 pages
Tome 2


Le résumé :
Lors d’un voyage en mer plein de surprises, mené dans le but de trouver de légendaires pur-sang dorés, Calh et Eléa prennent part à une Cérémonie des Sens…

Le Maistre Ecuyer Royal et le Prince Héritier d’Argalh partent à la recherche des légendaires pur-sang dorés de la Province du Guépard Blanc. Tout au long de leur voyage, Calh continue d’initier Eléa aux mystères de Maïa. Ils participent à une Cérémonie des Sens et l’Etoile Cerclée est tatouée à l’intérieur du poignet de la jeune femme.
Grâce aux révélations du Maistre Fauconnier du château d’Adhaïa, les deux amants n’ont jamais été aussi proches de trouver les Chevaux des Dieux. Mais une tempête se prépare…
Venez découvrir avec Eléa un nouveau duché du Royaume d’Argalh, et rencontrer le mystérieux Grand Amiral de la flotte des corsaires des Iles du Levant.

Suivez les deux amants dans ce second volet d’une aventure fantastique empreinte d’érotisme, fait de traversées en mer trépidantes et de découvertes inattendues !
Fantasy
Tome 1
Iggybook
631 pages


Le résumé :
Maladroite et un peu fofolle, Mia Fayet possède un sacré crochet du droit dont elle aime abuser. C’est dans le sud de la France qu’elle a repris la boutique d’antiquités de son oncle. Sa vie se résume à un petit cercle d’amis, une mère insupportable et un ex fiancé potentiellement cancérigène. Jusqu’au jour où elle découvre dans l’un de ses tiroirs, une tablette en or gravé d’un langage aussi vieux que l’humanité. Une tablette au pouvoir étrange qui réveille ses intuitions depuis longtemps assoupies et des souvenirs oubliés. Sans compter sa rencontre fortuite avec Matteo Scalabrino, un italien au passé sombre qui suscite en elle une vague impression de déjà-vu et une bonne dose d’exaspération. Coïncidence ou simple hasard, le moment est venu de partir en quête de la vérité et découvrir bien plus que ce qu’elle cherche.
Nouvelle romance F/F
48 pages



Le résumé :
Entre regret et nostalgie, une femme nous entraîne dans ses souvenirs d’une époque pas si lointaine où l’homosexualité était illégale.
Fantasy
Tome 3
444 pages


Le résumé :
Je vais être responsable d’un patricide, c’est certain. À chaque fois que Negarath ouvre la bouche, j’ai envie de lui trancher la tête. Lui, mon père ? Sérieusement ? À quel moment ma mère s’est-elle dit qu’un idiot doublé d’un égoïste serait idéal pour partager le reste de sa vie ?
Heureusement qu’Alvyn est de retour, un peu plus et j’attrapais ce qu’il restait de l’obélisque de Washington pour le balancer dans le crâne de Negarath. Non pas que j’en sois capable, hein. Mais si je l’avais été, je l’aurais certainement fait.
Pendant qu’il a décidé de récupérer son trône elfique, nous voilà face à un sérieux problème : les portails sont ouverts. Tous. La bonne nouvelle c’est que Mélinda, la reine des fées, va me foutre la paix et rentrer chez elle. La mauvaise, c’est que nous allons faire face à une nouvelle invasion de gobelins et de trolls. C’est tout juste si on vient de se débarrasser de leur sale odeur dans la ville, voilà qu’on est de nouveau bon pour se les coltiner. Et bien sûr, n’oublions pas les dieux et leurs jeux dangereux.
Quand est-ce que je vais dormir, moi ?

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FLIC SANS FRONTIÈRES de Philippe Muratet.

 
[ TÉMOIGNAGE – 2018]
Éditions LE LYS BLEU
140 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Découvrez le récit authentique de 8 années d’un policier-coopérant à l’étranger.
Après 24 ans de police judiciaire en France, l’auteur a voulu donner un nouveau sens à son métier et est parti exercer à Madagascar puis au Sénégal.
Au travers de nombreuses anecdotes, il nous fait découvrir l’expérience de ce travail de policier peu ordinaire au sein de deux polices et de deux pays francophones.
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FLIC SANS FRONTIÈRES est un témoignage percutant et un constat sans ambages d’une profession souvent méconnue, mal jugée et critiquée. Philippe Muratet nous convie au cœur de 8 années qui ont énormément compté pour lui.

 

Outre le fait de découvrir un homme qui aime passionnément son métier, ce voyage en terre qui me sont inconnues a été un pur ravissement.

 

Direction l’île de Madagascar, ancienne colonie française, pour un dépaysement total. L’auteur décrit ses nouvelles fonctions de policier-coopérant qui consistent à prendre en charge, surveiller ou diriger les affaires concernant les ressortissants français victimes ou délinquants tout en maintenant et échangeant les données avec l’ambassade de France. Philippe Muratet s’épanouit dans le cadre de ses nouvelles fonctions et ose également dispenser des formations auprès des policiers autochtones auprès desquels il réalise que les moyens sont bien maigres que ce soient dans la capitale ou dans les provinces reculées. Philippe Muratet ne déroge à aucun prérogative. Pendant ses temps libres, il part en vadrouille découvrir la culture, l’artisanat et les paysages magnifiques. Les descriptions ne sont pas avares et permet de les visualiser et pour les plus curieux d’entre vous, une recherche internet finira de vous combler. Il rencontre de nombreuses personnes dont il nouera avec certaines de belles amitiés. Après trois années de bons et loyaux services, il est alors affecté au Sénégal.

 

Direction Dakar et sa vie trépidante. Également ancienne colonie française, Dakar est une ville foisonnante de surprises architecturales et culturelles. Ses nouvelles fonctions différent de ses anciennes, et l’attente avec ses collègues sénégalais n’est pas toujours au beau fixe. Il nous fait découvrir un autre pays aux nombreuses facettes.

 

Cette immersion dans ses deux pays si différents est décrite avec  honnêteté et sans jugement. L’auteur n’hésite pas à établir certains constats tout en suggérant des éléments de réponses. Les ambiances culturelles, les paysages et les habitants qui font souvent preuve de modestie sont un bel hommage à la diversité et à l’acceptation.

 

#Esméralda

Je remercie Philippe Muratet pour sa confiance et sa patience.

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… le site des éditions Le Lys Bleu.

… la page Facebook de Philippe Muratet.

MIREILLE OUVRIÈRE DE LA CHAUSSURE de Philippe Gaboriau.

 
[ RÉCIT – TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019]
Ateliers HENRY DOUGIER – Collection Une Vie, Une Voix
106 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

La vie simple d’une ouvrière à la campagne, une tranche de vie qui fait écho à notre mémoire
 » Elle disait : on est des ouvriers consciencieux… Il faut faire avec ce qu’on a… C’est déjà pas si mal par rapport à ce que c’était… On a eu une petite vie tranquille… On a gagné notre pain honnêtement… « 
Comme une sorte de retour aux sources, Philippe Gaboriau retrace la vie de sa tante, ouvrière de la chaussure dans le Choletais entre les années 1960 et 2000. Il nous invite à entendre la parole authentique de Mireille, avec ses particularismes régionaux et générationnels. À travers les souvenirs de cette femme et les commentaires du narrateur, on voit se dessiner un destin avec ses joies et ses tragédies. Ce récit nous plonge dans les petits gestes du quotidien, les valeurs et les références culturelles d’une génération d’ouvriers nés dans les années 1920-1930.

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MIREILLE, OUVRIERE DE LA CHAUSSURE est un des trois ouvrages paru dans la toute nouvelle collection Une Vie, Une Voix, des Ateliers Henry Dougier. J’affectionne particulièrement leurs parutions qu’elles soient littéraires ou témoignages. Leurs romans et leurs récits, aussi courts soient-ils, sont percutants et enrichissants.

 

Après ce petit aparté de présentation, je reviens donc à ce récit merveilleux. Philippe Gaboriau, neveu de Mireille, retrace la vie de cette femme courage d’un autre temps où d’autres mœurs, d’autres espoirs régnaient dans un quotidien que personne à l’heure d’aujourd’hui ne voudrait vivre. Mireille est née entre deux-guerres dans un petit coin de campagne non loin de Cholet, Sainte-Aubignée. Coin rural de l’Ouest où la main- d’oeuvre campagnarde de qualité alimentait les usines. Très jeune Mireille fut placée dans une famille plutôt riche pour s’occuper des enfants et autres corvées. Quelques années plus tard le mariage et l’usine font devenir sont quotidien. L’usine est alors un endroit assez convivial où femmes, essentiellement, et hommes travaillent au rythme des chants, des commérages. L’usine est sa deuxième maison, et il est important de s’y sentir à l’aise et par la même occasion de fournir de l’excellent travail. Je te rappelle que le droit du travail à l’époque était loin de ce qu’il est à l’heure actuel. Les enfants naissent mais le travail doit continuer, mais cette fois-ci à la maison. La machine à coudre tourne à plein régime, les chaussures s’entassent et les finitions n’en finissent plus. Sa vie d’ouvrière est belle malgré tout. Il manque rarement à manger même si la comptabilité de la famille est réglée aux centimes prêts. Leur vie est belle, joyeuse, faite de choses simples. Elle coule lentement tel un long fleuve tranquille. Mireille voit alors la société changée, évoluée, vers le bon, peut-être pas. Son monde, son usine se transforment peu à peu, détruisant une certaine plénitude. Mireille n’a jamais souffert psychologiquement de son travail. C’est une brave femme qui menait à bien ses obligations sur tous les fronts. Retournée les manches et mettre de l’huile de coude dans ses travaux ne lui ont jamais fait peur. Le corps finit tout de même par lâcher et sonne le glas d’un monde actif.

 

Philippe Gaboriau tire le portrait authentique d’une femme téméraire, courageuse et méritante. Une femme aimante qui porte à bout de bras une famille unie. Philippe Gaboriau met en avant ses petits détails qui m’ont fait sourire tels que les émissions préférées, les musiques préférées, les faits et gestes d’un quotidien simple et tranquille alternant entre le passé et le futur.

 

Elle aimait les auteurs-compositeurs qui écrivaient les textes et les interprètes qui étaient capables de vivre « avec leurs tripes » leurs rengaines. Les Edith Piaf, les Jacques Brel, les Charles Aznavour. Les chanteurs qui s’exprimaient. ceux et celles qui bouleversaient et déchiraient le cœur. Ceux et celles qui, généreux, donnaient tout, sans réserve.
 
Une femme qui a donné tout sans rien attendre en retour, si ce n’est cette retraite tant méritée où elle a pu, enfin, découvrir le monde.

 

Philippe Gaboriau, garant, récepteur et transmetteur de souvenirs, peint un tableau d’un autre monde perdu.

 

Je n’ai pu que transposé ce récit à ma propre expérience et relations avec mes grands-mères. D’ailleurs il est très difficile de leur faire parler de leur passé, peut-être par pudeur, je ne sais pas. Mais j’ai retrouvé un peu de Mireille en elles : il était une époque où une de mes grands-mères rapportait des sacs-à-main chez elle pour finir les assemblages des pièces, ou l’autre qui sur sa mobylette partait au village voisin pour prendre le bus afin de rejoindre la grande ville à environ une heure de trajet, et cela matin et soir, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, qu’elle soit malade.

 

Ces souvenirs s’éteignent peu à peu, de mères en filles et/ou de mères en fils. Ces souvenirs, ces histoires ne sont plus contés aux oreilles des enfants, rendant leur chance d’exister quasi nulle. Ce monde disparaît au détriment du présent et du futur, mais à quel prix ?

 

#Esméralda

 
Je remercie les Ateliers Henry Dougier pour leur confiance.

 

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… sur le site des Ateliers Henry Dougier.

WANDERLANDZ de Valérian MacRabbit.

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[ RÉCIT DE VOYAGES – Nouveauté 2018]

 

Format numérique (168 pages) : 0.99€
Broché : 6.99€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir » et « pépite »

 


 

Le résumé :

 

« Rendu fou par la Lune, le parfum des fleurs, une vibration soudaine
L’insecte fond et vire, inconscient des chemins tracés.
Il explore mille îles, ouvre les mers,
S’éveille aux pôles et s’étient en Orient.
Sa trajectoire n’obéit à aucune règle,
Il fuit, atteint, choque dans une éblouissante vanité.
Nulle autre quête que celle d’être, d’avancer, toujours et encore. »

 


 

Sans m’en rendre compte, le résumé est une partie du passage que j’ai relevé. 😉

 

Loin de ces considérations,
Rendu fou par la Lune, le parfum des fleurs, une vibration soudaine
L’insecte fond et vire, inconscient des chemins tracés.
Il explore mille îles, ouvre les mers,
S’éveille aux pôles et s’éteint en Orient.
Sa trajectoire n’obéit à aucune règle,
Il fuit, atteint, choque dans une éblouissante vanité.
Nulle autre quête que celle d’être, d’avancer, toujours et encore.
Comme lui, comme d’autres,
Aux intersections je préfère les chemins de traverse,
Progressant tel un aveugle euphorique dans un monde
Qu’il me plaît de dévorer comme un enfant,
Sincère et menteur à la fois.
De fugaces impressions qui collent au doigt entre deux chapitres,
Un miel butiné sur mille fleurs et mille genres,
Né d’alvéoles aussi diverses et dissimilaires que les mots,
Les continents et les Hommes.
Comment – si ce n’est ainsi,
Dire le monde ?

 

« La Croisée des chemins »,
Saint-Etienne, 21 février 2018.

 

Mon avis :

 

Parfois, il est bien difficile de te parler de certains livres. « Wanderlandz » en fait parti.

 

Ce roman est composé de divers récits de voyages. Tu suis le narrateur tout au long de son périple à la découverte de l’humanité, de paysages, de secrets et de lui même.

 

D’une île polynésienne, en passant par le Kenya, Tahiti, un détour par l’Islande et l’Espagne et un décroché par L’Amérique du Sud.

 

Un globe-trotteur infatigable qui va vivre aux contacts des habitants, une véritable aventure humaine. Quelle soit honnête, quelle soit atypique, quelle soit burlesque, elle transpire d’une vérité aussi désarmante que touchante.

 

Sur fond sonore, la balade se veut enthousiaste, parfois mélancolique mais surtout trépidante. Dans la richesse du moment, peut importe, le lieux, les inconvénients et les désagréments, ce cadeau est tout simplement magnifique. Une générosité absolument pure. La sournoiserie s’invite, laissant le narrateur quelque peu pantois et ennuyé mais sans s’en offusqué.

 

La liberté semble si simple au son de ces mots. Une formule magique, et hop tu es ailleurs. Les frontières n’existent plus.

 

« Wanderlandz » est aussi le récit de cet homme qui se cherche sur une multitude de chemins, trouve des réponses, s’en pose d’autres. Une expérience unique qui forge l’âme des aventuriers. Une quête sur lui même, ses envies, ses doutes.

 

Valérian MacRabbit a une plume juste formidable. Ses mots m’ont envoutée. Une plume poétique, philosophe agrémentée de la puissance et de l’aisance d’une écriture qui ne peut que transporter. Voilà pourquoi il m’est difficile d’en parler. Il n’y pas de généralité ( à part le thème), mais une multitude de détails qui sera jugée différemment selon le lecteur.

 

WANDERLANDZ est une agréable et très très belle découverte. Un voyage qui explore le Monde de A à Z.

 

 

Il est parfois bon de s’égarer. A travers les possibles imaginaires nocturne fécond, d’un long métrage à fantasmer, d’une île à quitter. L’itinéraire de l’insecte fou n’a ni queue ni tête, ni début ni fin. Mas lorsque le hasard reprend les rênes de nos trajectoires, le monde vibre et les barreaux de nos confortables prisons s’estompent. Alors que les rayons blancs de l’aube envahissent l’autobus dans lequel je me suis finalement endormi, couvert de poussière et de crasse, je réalise que je me trouve encore au carrefour de Bhâratpur et Pokhara. Me parvient un message étrange de Samar qui s’inquiète de ne pas me voir rentrer. Certains passagers sont déjà affairés autour de stands de chaï improvisés tandis que d’autres, continuent de ronfler bruyamment. La jungle s’étend à l’horizon, impénétrable. Sur l’un des arbres, un corbeau me fixe avec insistance. Je n’ai toujours pas choisi où j’allais.

 

 


 

Je remercie Valérian Macrabbit pour sa confiance et sa patience.

 

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