Rencontre avec Jenny Zhang

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Cette année, à Toulouse, ce sont les États-Unis qui sont mis à l’honneur dans le cadre du Marathon des Mots. Mais qu’est-ce que c’est que cet évènement ? Créé en 2005 par Olivier Poivre d’Arvor, le Marathon des Mots met à l’honneur des écrivains et des artistes. Régulièrement salué par les médias pour son foisonnement et son inventivité, le Marathon des mots, programmé et dirigé par Serge Roué et Dalia Hassan, invite des écrivains et des intellectuels du monde entier pour des lectures, des rencontres et des forums où se conjuguent littérature et sciences humaines. L’originalité du Marathon des Mots est qu’il n’est pas centralisé à un endroit en particulier mais sur plusieurs sites dans Toulouse et sa région. Rencontres littéraires, lectures et débats sont au cœur de cet évènement.

La librairie « Au fil des Mots » de Blagnac a eu la chance de recevoir, le jeudi 27 juin 2019, l’autrice Jenny Zhang. Américaine, elle est née en Chine mais a dû la quitter quand elle était enfant pour suivre son père à New-York. Elle a écrit de très belles poésies contemporaines, qui ne sont, pour le moment, pas traduites en français. Son premier roman de fiction est « Âpre cœur », son seul ouvrage traduit en français. Il est sorti en 2017 et c’est un recueil de sept nouvelles qui sont liées entre elles, ce qui une originalité marquante pour ce type d’ouvrage. Elle nous a expliqué qu’elle avait commencé à écrire ce roman quand elle avait 19 ans et c’est seulement à la fin de l’écriture qu’elle s’est demandé comment les organiser et les lier entre elles pour que cela ait du sens.

Une de ses nouvelles parle de la relation entre un frère et une sœur. C’est la nouvelle préférée de la libraire et la plus personnelle pour Jenny Zhang. Elle nous a avoué que c’était la première qu’elle avait écrit et qu’elle trouvait un écho chez elle étant donné qu’elle a également un petit frère plus jeune.

20190627_183336Elle a ensuite été interrogée sur l’édition de son roman. Elle a ainsi confirmé qu’il n’avait pas été facile de trouver un éditeur qui accepte de l’éditer car son roman parle de la communauté chinoise, de la solidarité qui existe à l’intérieur de celle-ci, mais aussi des difficultés qu’ils rencontrent aux USA. Ce roman n’est d’ailleurs pas traduit en chinois et ne le sera, selon elle, sûrement jamais. Néanmoins, s’il devait l’être, elle est convaincue qu’il serait en partie censuré car il est toujours interdit de parler de la révolution culturelle en Chine.

Jenny Zhang a insisté sur le fait qu’il était difficile d’être une femme, d’autant plus de couleur, de nos jours. Il y a beaucoup d’attentes vis-à-vis des femmes et au final,  on n’est jamais perçue telle que l’on est vraiment.

Elle a ensuite été interrogée  sur le rêve américain et les désillusions qui y sont lié, étant donné qu’elle est considérée comme une des nouvelles voix de la littérature américaine. Elle nous a avoué que finalement, cet « american dream » n’est pas pour tout le monde et que désormais beaucoup de personnes aux États-Unis, les gens ne s’attendent plus à réussir mais à échouer (nombreux sont les américains qui vivent tard chez leurs parents car ils ne s’en sortent pas !)

Enfin, dernière information, une adaptation d’« Âpre cœur » est prévue au cinéma. Jenny Zhang s’est rapprochée d’un réalisateur sino-américain et, pour elle, la difficulté est de mettre des images sur des écrits personnels et réussir à montrer de belles choses à l’écran.

Comme je suis curieuse, je me suis permis de lui poser deux questions (en anglais bien sûr !). Je lui ai tout d’abord demandé si elle avait toujours eu envie d’écrire. Elle m’a alors expliqué que l’écriture avait, très tôt, était un refuge pour elle. En effet, quand elle est arrivée aux États-Unis, elle faisait des fautes à l’oral et parfois, on se moquait d’elle. Elle s’est alors réfugiée dans l’écrit et devenir autrice était une évidence pour elle. C’était un moyen de s’exprimer et se livrer sans aucune barrière.

Je l’ai ensuite interrogée sur son état d’esprit lorsqu’elle avait appris qu’elle serait traduite en français. Très spontanément, elle s’est exclamée « Wahou !! » ! En effet, pour elle, être traduit dans la langue de Molière était très excitant car elle adore la France et elle sait que les lecteurs français sont très exigeants mais aussi de grands lecteurs. L’appréhension n’a pas pris le pas sur son enthousiasme et sur sa joie à l’idée de rencontrer le public français.

J’ai donc pu faire dédicacer son livre qui m’accompagnera sûrement pendant l’été. Je ne manquerai pas de partager mon avis avec vous et ressors ravie de cette rencontre qui met du baume au cœur.

 

liens utiles

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Picquier
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Je vous invite enfin à découvrir l’univers de la librairie « au fil des mots »
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6 et 7 octobre 2017 : Deux jours placés sous le signe des rencontres

Karine Giebel à BeauzelleAvec une dizaine de jours de retard, je reviens vers vous pour vous raconter mon week-end fou !! En effet, le 6 octobre dernier, à l’occasion du festival « Toulouse Polar du Sud », de nombreux auteurs de polars étaient dans la ville rose. Ce jour-là, la petite médiathèque située juste en face de chez moi a eu la chance de recevoir Karine Giebel, auteure française de polars utra-célèbre. Suite à une erreur d’horaire, je suis arrivée en retard à cette rencontre. Néanmoins, j’ai pu découvrir une femme très intéressante et à qui on donnerait le bon dieu sans confession…. Et pourtant, si vous avez déjà lu ses romans, vous savez à quels points ils peuvent être noirs et comme les héros sont malmenés. Elle nous a avoué ne pas pouvoir suivre plusieurs projets à la fois et que ses romans intéressaient beaucoup de producteurs. Cependant, le problème à chaque fois est qu’ils veulent changer au moins la fin des romans, chose qu’elle refuse absolument par respect pour ses œuvres. Pour ma part, je la comprends tout à fait car je ne supporte les adaptations où ils changent trop de choses par rapport à l’histoire originale. Elle nous a aussi expliqué qu’entre l’écriture, la relecture, les corrections et l’édition, il se passait généralement une année entière. Enfin, elle nous a dit que son éditeur ne lui mettait pas la pression niveau écriture. En bref, elle est libre de son temps d’écriture et c’est elle qui gère son timing.

                Etant arrivée en retard, je n’ai pas pu faire dédicacer mon roman « Juste une ombre ». je me suis donc rendue le lendemain après-midi à Basso-Cambo pour la rencontrer de nouveau. Là, pas trop le temps de discuter avec elle car il y avait du monde mais j’ai eu ma dédicace et ai pu me prendre un roman supplémentaire pour faire plus ample connaissance avec son écriture. Néanmoins, elle se rappelait m’avoir vue la veille, ce qui fait quand même plaisir ! Du coup, pas de photo du salon mais des souvenirs plein la tête !

 

                Une fois mes livres signés, j’ai filé à Portet sur Garonne pour retrouver Angéla Morelli et Charlotte Orcival. C’était la deuxième fois que je rencontrais Angéla Morelli et je dois vous avouer que je l’adore. C’est une auteure qui fait du bien dans ses romans et c’est vraiment une chouette auteure à rencontrer. Elle a le sourire, la tchatche et toujours un petit mot sympa. Elle se rappelait notre précédente entrevue à Montauban, il y a un peu plus d’un an, et était ravie que les miss chocolatine s’intéressent à son univers. Concernant Charlotte Orcival, je l’ai trouvée adorable. Elle était un peu stressée car c’était sa première séance de dédicaces mais elle s’en est très bien sortie. Il me tarde maintenant de me plonger dans son roman. Heureusement pour moi, les vacances arrivent dans 4 jours !! Après une discussion placée sous le signe de la bonne humeur, je les ai laissé à leurs dédicaces et espère pouvoir les revoir bientôt !

J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec les deux et elles ont toutes les deux acceptées de faire une dédicace pour notre blog ! Retrouvez très vite mes chroniques pour les romans de ces deux supers auteures. En attendant, un aperçu de ce que j’ai ramené de Portet sur Garonne.

 

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Retrouvez Charlotte Orcival sur le site Harlequin

Retrouvez Angéla Morelli sur le site Harlequin

Rencontre avec G.H. David, auteur de la saga Liz à Cultura Montauban le 18 mars 2017

Samedi 18 mars, de 10h à 18h, G.H. David était en dédicace au Cultura de Montauban. J’avais déjà eu la chance de la rencontrer au salon du livre de Corronsac, c’est d’ailleurs là que j’ai rencontré Esmeralda, mais, à cette époque, je n’avais pas encore plongé dans l’univers de Liz….

Même si je vis maintenant dans la banlieue toulousaine, j’ai grandi à Montauban. Donc, quand j’ai appris que cette séance de dédicace, je n’ai pas hésité à foncer pour passer la journée dans la ville qui m’a vue grandir.

Samedi matin, 10h, je suis prête! En avant toute, me voilà partie en route pour Montauban. 10h45, j’arrive, un peu anxieuse, devant le Cultura de Montauban. Je suis un peu stressée mais j’ai aussi hâte de retrouver G.H. David. Et….. je n’ai pas été déçue!! Lorsque je suis arrivée sur son stand, elle était en compagnie d’une dame. Mon tour est rapidement arrivé et là, nous nous sommes tombées dans les bras. Quelle joie de la retrouver !!

lilie et Geny

Pendant plus d’une heure, nous avons discuté de Liz, de littérature, de la vie de tous les jours, bref, j’ai vécu un vrai moment de partage avec elle. J’ai adoré ce moment et je n’ai surtout pas vu le temps passer (normal quand on met deux bavardes ensemble). Encore une fois, G.H.David a fait preuve d’une gentillesse et une générosité hors norme. Bien sûr, elle nous a dédicacé un livre pour chacune (un pour Esmeralda et un pour moi) et je suis partie avec des petits cadeaux que je vais ranger précieusement. Elle a également laissé une petite dédicace pour tous ceux qui nous suivent :

dédicace pour les chocolatines

Après un tour à Montauban, je me suis empressée de rentrer pour me replonger dans Liz 2, dont la chronique ne saurait tarder!!

Pour finir, je partage avec vous quelques photos de ma ville et ce que j’ai ramené de Montauban (à multiplier par 2 puisque j’ai pensé à ma binôme Esmeralda).

ce que j'ai rapporté de Montauban

 

Pour en savoir plus sur les livres de GH David, c’est par ici!