LE SOUFFLE DES HIGHLANDS, tome 1 : La disparue des Highlands de Natacha J. Collins

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[ROMANCE HISTORIQUE – Rentrée littéraire 2018]
Editions Harlequin – Collection Victoria N°61

 

Format numérique (384 pages) : 5.99€
Broché : 7.90€
Ma note : 5/5 mentions « coup de coeur » et « à découvrir« 

 

 


 

Le résumé :

 

Il a l’audace de la choisir ; elle a le courage de l’aimer.
Écosse, XIIIe siècle.
Quand sa mère lui apprend le nom de l’homme qu’elle doit épouser, Kenna se sent trahie, vendue. Comment ses parents peuvent-ils l’unir à un Fraser, ce clan de brutes, d’assassins… leurs ennemis de toujours ? Pourtant, lorsqu’elle rencontre son promis pour la première fois, Kenna est surprise : Liam se révèle être un homme aimable, peut-être même séduisant. Tout le contraire de son cousin Murtagh, un Highlander aussi ténébreux et solitaire que Liam est sociable. Mais, à mesure que les noces approchent et que le comportement de son fiancé se fait plus ambigu, Kenna se demande lequel des deux cousins est le plus à craindre…

 

 

Mon avis :

 

Il y avait déjà quelques mois que je ne m’étais pas plongée dans une romance au cœur des Highlands. Et bon dieu …. qu’est ce que j’aime ça ! Il est vrai dit comme ça ce n’est pas trop fin ! A bats les bonnes manières et vive les sauvages de l’Ecosse.

 

Si tu n’as pas encore perçu mon enthousiasme : c’est romance c’est de la bombe ! Au plus communément un sacré coup de cœur.

 

Kenna est une princesse. Etant la seconde, elle n’est forcément prédestinée à monter sur le trône et pense donc niaisement qu’elle pourra se marier à l’homme qu’elle choisira et aimera profondément. Kenna est une rebelle aux idées de liberté bien précises. Elle prétend à une certaine équité entre son grand frère et les hommes du clan. Kenna aime bouger, courir sur les terres alentour, et veut apprendre à manier l’arc à flèches. Son âme revêche est pur et fait d’elle une jeune femme attachante. Elle déborde d’amour pour sa famille et sa nourrice. Son espièglerie est d’une telle fraicheur et case un peu le monde rigide dans lequel elle a grandi. Elle s’imagine la vie trépidante, passionnelle et merveilleuse. Cette dernière déjante lorsqu’elle apprend par sa mère qu’elle doit s’unir au fils unique du clan ennemi de toujours. Quelle claque ! Elle en tombe dénue et s’oppose carrément à cette union qui pourrait cependant faire régner une paix enviable et non négligeable sur les terres de son père. Porter l’honneur est un si grand geste de dévouement à son royaume mais qui l’agace profondément. Se confiant à sa nourrice, cette dernière lui explique que parfois la vie impose ses choix et ses obligations. Faisant profil bas, elle accepte cet arrangement mais avec le cœur lourd et l’âme en peine. Elle espère tout de même qu’il ne sera pas le portrait du parfait sauvage.

 

Liam est le fils unique du royaume des Fraser et par conséquence l’héritier. Cette union de le déplait guère, bien au contraire. Liam est un jeune bien sous tout rapport. Charmeur, d’une beauté non négligeable, bienséant, courtois, les manières de rustres tant craints par Kenna ne transparaissent pas. D’ailleurs, elle tombe bien vite sous son charme et croit à un avenir paisible, confortable et non violent. Malheureusement et trop rapidement, elle s’aperçoit que les plus belles choses peuvent cacher des épines venimeuses. Saura t-elle faire face ?

 

Murtagh est le cousin énigmatique du beau prince. Taciturne, associable, violent, les beaux yeux sombres cachent beaucoup de colère et d’injustice. Et pourtant….

 

Je m’arrête ici dans les présentations, sinon je craint de te raconter toute l’histoire. Cette romance soulève la passion et met au cœur de son histoire l’injustice et la révolte. L’amour fait pousser des ailes et le livre en est la parfaite illustration. L’auteur ne laisse aucun répit à sa lectrice. Elle lui fait subir des rebondissements aussi hallucinants qu’étourdissants. De l’action à gogo, des temps plus calme où l’auteur approfondit les désirs des personnages, et tout cela, menant vers un final totalement dingue. Dans ce cas là, j’aime bien utiliser deux expressions : page turner et cliffhanger ! Et qui résument parfaitement l’ambiance qu’a su créer Natacha J. Collins. Le cadre historique est très intéressant, notamment dans la manière dont est gérer le clan.

 

Une belle découverte et un beau (magnifique !) coup de cœur pour LA DISPARUE DES HIGHLANDS, j’attends la suite avec impatience et curieuse de découvrir qui seront les prochains héros.

 

 


 

Je remercie Mélanie des éditions Harlequin pour sa confiance.

 

 

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COMME UN SEUL HOMME de Daniel Magariel.

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[LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2018]
Éditions Fayard – Littérature étrangère
Traduit (anglais États-Unis) par Nicolas Richard
Titre original : ONE OF THE BOYS, 2017

 

Format broché (192 pages) : 19.00€
Numérique : 13.99€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 


 

Le résumé :
Le combat fut âpre. Mais, ensemble, le narrateur, un garçon de douze ans, son frère aîné et leur père ont gagné la guerre – c’est ainsi que le père désigne la procédure de divorce et la lutte féroce pour la garde de ses fils. Ensemble, ils prennent la route, quittant le Kansas pour Albuquerque, et un nouveau départ. Unis, libres, conquérants, filant vers le Nouveau-Mexique, terre promise, ils dessinent les contours de leur vie à trois.
Les garçons vont à l’école, jouent dans l’équipe de basket, se font des amis, tandis que leur père vaque à ses affaires dans leur appartement de la banlieue d’Albuquerque.  Et fume, de plus en plus  – des cigares bon marché, pour couvrir d’autres odeurs. Bientôt, ce sont les nuits sans sommeil, les apparitions spectrales d’un père brumeux, les visites nocturnes de types louches. Les garçons observent la métamorphose de leur père, au comportement chaque jour plus erratique et violent. Livrés à eux-mêmes, ils n’ont d’autre choix que d’endosser de lourdes responsabilités   pour contrer la défection de leurs parents, et de faire front face à ce père autrefois adulé désormais méconnaissable, et terriblement dangereux.
Daniel Magariel livre un récit déchirant, éblouissant de justesse et de délicatesse sur deux frères unis dans la pire des adversités, brutalement arrachés à l’âge tendre. Deux frères qui doivent apprendre à survivre et à se construire auprès d’un père extraordinairement toxique, au milieu des décombres d’une famille brisée.

 


 

Mon avis :

 

Epoustouflant !

 

Epoustouflant est le premier mot que j’ai prononcé en refermant ce livre.

 

Daniel Magariel offre dans son tout premier roman une histoire bouleversante, choquante. Un tableau noir d’une famille qui sombre dans l’inacceptable, dans l’inavouable. Une spirale infernale détruisant sans remord des liens uniques et indéfectibles. Addiction destructrice d’un rêve merveilleux formaté dès les premiers jours de vie. Image noire, sombre, cauchemardesque dans un monde où la lumière ne frappe plus aux fenêtres où la lumière devient un mirage, une source d’espoir.

 

Lui, eux, n’ont pas de nom. Difficile de s’attacher à des inconnus, des personnages que l’on ne peut pas s’imaginer. Pourtant Magariel face à ces inconnus, donne une dimension suprême de l’être humain méprisable, ou attachant.

 

Eux, sont deux frères. Lui c’est le père : être abominable, manipulateur narcissique héroïnomane, paranoïaque, calculateur avec une certaine dose d’intelligence. Crever. Crever, j’ai eu tellement envie qu’il crève dans son immondice de mille supplices. Lui, roi de son vaste monde, d’un cloaque de misère, anéantit, eux, ses sujets. Ces deux frères unis pour la vie par les liens du sang. Ils s’aiment, se détestent, se chamaillent, se battent, se soutiennent, s’enfoncent, se détruisent, se cherchent, se protègent. Des frères unis dans l’adversité manipulatrice d’un homme qui se détruit.

 

J’ai détesté aimer ce livre. Magariel appuie là où ça fait le plus mal. Il y est met les mots forts, cruels donnant aux scènes une atrocité sans nom. Il émiette à la perfection dans son huis clos, le comportement de ses personnages. Comme s’ils étaient soumis à un test de laboratoire. Magariel frappe, matraque. Magariel façonne. Magariel parle de ce qu’il fait mal.

 

J’ai aimé détester ce livre. Magariel a su capter dès le départ mon attention. Sa plume extraordinaire m’a invitée dans un voyage où l’on ne peut pas en ressortir indemne. Il embarque son lecteur dans une aventure dangereuse et morbide où l’attention est attendue à chaque instant dans les petits détails. Ces derniers ne prennent pas sens dans l’instantanéité mais s’empilent pour l’apothéose. La pression augmente au fil des chapitres jusqu’à l’insoutenable.

 

L’épilogue a un effet puissant et surtout déstabilisant, visant essentiellement le lecteur sur sa perception. Est-ce un rêve ? Est-ce la réalité ? Est-il encore temps de changer le court de l’histoire ? Le jugement final en revient au lecteur.

 

COMME UN SEUL HOMME est une sacrée découverte !

 

 


 

Je remercie Léa du PICABO RIVER BOOK CLUB et les éditions Fayard de m’avoir permis de découvrir cet étonnant roman.

 

 

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TERRE DE BRUME, #1 : Le sanctuaire des dieux de Cindy Van Wilder.

Terre de Brume - Le Sanctuaire des dieux (Grand Format Ados) par [Van Wilder, Cindy]

 

 

[ FANTASY / Young Adult – Rentrée littéraire 2018]

RAGEOT Éditeur – Collection Grand Format Ado

 

Format numérique (288 pages) : 12.99€

Broché : 16.90€

Ma note : 3.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire des Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière. Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

 


 

Mon avis :

 

Héra et Intissar vivent dans un monde dévasté, anéanti par la Brume, sorte de brouillard mortel au moindre contact et grouillant de monstres et autres entités malveillantes. Survenu à la suite d’un cataclysme puissant et inconnu,  les communautés habitent sur les pentes de montagnes émergeant ici et là. Seuls îlots survivant aux conditions extrêmes : promiscuité, manque de nourriture et d’eau.

 

Héra est une apprentie guerrière chevronnée. Elle maîtrise l’eau à la perfection. Rebelle, imposante, son parcours est semé d’embuche. Orpheline à sa naissance, un passeur la prend sous son aile. Unis par un lien puissant, leurs rencontres au sein de Taho sont rares mais ne les privent aucunement de passer de très bons moments de retrouvailles.

 

Intissar appartient à la communauté des Sœurs et Frères de Feu. Jeune fille exceptionnelle, elle mène avec courage et témérité tous les combats qu’elle entreprend. En plus de maitriser le feu, elle possède un don unique : celui de communiquer avec les esprits qui voguent dans les abimes de la Brume. Attachée à de très fortes valeurs, elle n’hésite pas à braver les interdits. Son dernier esclandre la mène à Taho, pour les prévenir d’un très grand danger. Aussitôt prise pour un imposteur, la communauté ne prête pas attention à ses avertissements.

 

Devant  ce grand désastre, Héra et Intissar se lient d’amitié et partent sur le chemin dangereux d’une quête au cœur de la vérité.

 

Ce premier tome est axé sur les bases d’une histoire, qui je pense au fur et à mesure des tomes, sera fabuleuse. J’ai fait connaissance d’un monde avec ses règles, ses lois, ses différences et ses combats. Les personnages sont authentiques et très attachants. Ces jeunes héroïnes sont au cœur d’un combat qui perdure et peut être détiennent-elles finalement les clefs pour que leur monde survive à ce déferlement d’horreurs. Leur complicité naissante met en évidence les relations complexes qu’entretiennent les différentes communautés. Au fil des chapitres les enjeux deviennent plus pressant, cette quête périlleuse et les subtilités prennent une place capitale dans le dénouement futur.

 

Si cette lecture est avant tout adressée à un lectorat jeune, j’ai apprécié la teneur de ce premier tome. De l’action en pagaille, des héroïnes passionnantes et un final très alléchant quant à la suite de cette fabuleuse aventure. Cindy Van Wilder use d’une atmosphére typique de la Grèce antique et moyen orientale. Elle expose une nouvelle vision assez contrastée à celle connue. Et cela j’adore !

 

Une superbe lecture que pourront adorer ou apprécier les plus jeunes et les plus grands !

 

 

 


 

Je remercie les éditions Rageot pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

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ONZE JOURS de Lea Carpenter.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE ]
RENTRÉE LITTÉRAIRE 2018
Éditions Gallmeister – Collection America
Traduit (de l’américain) par Anatole Pons
Titre original : Eleven days, 2013
Format numérique (266 pages) : 14.99€
Broché : 22.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 

 


 

Le résumé :

 

Pennsylvanie, mai 2011. Sara apprend que son fils unique Jason, parti combattre avec les forces spéciales américaines, est porté disparu en Afghanistan. Femme forte et indépendante, familière des hautes sphères politiques, Sara, qui a élevé seule Jason après le décès de son père, se retrouve pour la première fois de sa vie impuissante face au destin. Confrontée à l’interminable attente, assiégée par les journalistes, elle plonge dans ses souvenirs et relit les lettres envoyées par Jason durant son entraînement, espérant se rapprocher de ce fils disparu et comprendre les raisons de son engagement. Au bout de neuf jours, des nouvelles arrivent.
Le premier roman de Lea Carpenter est le portrait sensible d’une mère et de son fils, dont les choix bouleversent leurs deux vies à tout jamais.

 


Mon avis :

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Ce qui s’est passé ce jour de 2005  dans la province de Kunar est bien connu au sein de la communauté de la NSW ; c’est une nouvelle histoire d’héroïsme, de bataille et de courage, une histoire sur la manière dont on se bat aujourd’hui contre des ennemis qui n’ont pas toujours l’air de menaces, dans des endroits où vous n’auriez pas envie de passer votre lune de miel. Elle est aussi emblématique du fait que les opérateurs ne laissent jamais leurs hommes derrière eux. Cette journée-là fut une tragédie qui comportait un enseignement moral. Parmi les SEAL, les gars discutent et analysent encore l’histoire des chevriers et de leurs chèvres, où les opérateurs – ils n’étaient que quatre – durent décider s’il fallait égorger les chèvres et leurs gardiens, ou bien les laisser partir et prendre le risque qu’ils parlent et trahissent la présence des SEAL auprès des talibans. Le vote alla en faveur de la bonne conscience. Il alla en faveur des chevriers, qui étaient des civils. Vous ne pouvez pas tuer des civils.
Les chevriers ne tinrent pas le secret.

 

 

Décidément ce mois de septembre est riche en découverte. Lea Carpenter signe avec ELEVEN DAYS, son tout premier roman qui divise, vraiment, la blogosphère.

 

Carpenter traite un sujet actuel et intergénérationnel. Un sujet qui apporte son lot de polémiques et qui divise largement les Etats-Unis. La guerre contre le terrorisme est acclamée par les chants patriotiques et drapeaux flottants pavoisant de nombreuses maisons et autant dénigrée par les détracteurs.

 

Au travers de l’histoire de Sara et de son fils Jason, Carpenter décrit avec honnêteté, précision et bienveillance le quotidien de deux êtres qui ont pris le parti de veiller l’un sur l’autre quelque soit le chemin qu’ils prennent. De ne pas juger et surtout porter un regard objectif et respectueux de leurs choix. Sara, mère célibataire mais soutenu par le papa David, est une douce rêveuse, idéaliste dans un monde où les mots virevoltent. Une mère aimante et protectrice. Son fils Jason a grandit au rythme de son imagination débordante. Un père parti trop tôt, avec touts ses secrets. Un silence pesant où est abstenu toute sorte d’histoire héroïque. Le 11 septembre 2011, date charnière d’une nouvelle ère, éclate alors qu’il est un jeune homme en quête de son futur. Comme parmi tant d’autres, il rejoint les rangs de l’armée américaine.

 

Sara vit au jour le jour, quotidien ritualisé, entre son travail de correctrice, de correspondance avec son fils, de ses recherches sur des essais politiques et sur l’armée. La peur de le perdre est là, tapit dans l’ombre. Ingrate, moqueuse, narguant avec force la tranquillité de Sara. Car Jason poursuit son engagement, ses entrainements et rejoint le SEAL ( Sea, Air, Land (mer, air, terre). L’acronyme signifie également « phoque » en anglais ; il désigne la polyvalence des forces spéciales de l’US Navy. Note de l’auteur). L’excellence de l’armée américaine.

 

Carpenter, forte de sa plume authentique délivre dans son récit l’immuabilité qui unit une mère et un fils parti au front. Tout à tour, elle donne la voix à Sara et puis à Jason. Carpenter m’a bouleversée par le discours de Sara qui délivre sa peine, sa joie, ses craintes, ses espoirs, ses attentes. Elle met en exergue cette foule de sentiments en brandissant fièrement la pancarte : « je suis fière de mon fils, mais je n’accepterai pas sa mort éventuelle ». Le paradoxe est saisissant et c’est sur ce point de vue que Carpenter tire la force de son roman. D’un autre côté, dans les pas de Jason, j’ai découvert un univers inaccessible pour le commun des mortels, celui des SEAL. Dans ces moments là, le récit est nettement plus technique. A la fois documentaire et récit d’action, j’ai découvert qui sont ses hommes anonymes qui défendent la liberté de tous. Ces portraits sont tour à tour émouvants et effroyables.

 

ONZE JOURS m’a littéralement chamboulée. Il est difficile de se dire que c’est une pure fiction tant tout  semble réel. Quelque part dans un pays qui m’est inconnu, des mères, des pères, des frères, des sœurs, des familles entières, des soldats sont concernés. J’ai aimé que Carpenter ne prenne pas position dans ce conflit et que son roman est , ici, pour montrer la pure réalité. Elle donne la chance à son lecteur via toutes les informations concrètes de se forger sa propre opinion.

 

Hommes, héroïsme, bravoure, force, patience, sentiments, amour … animent avec brio une histoire poignante !

 

 


 

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Focus sur Lea Carpenter

 

 

Lea Carpenter est née en 1972 dans le Delaware. Diplômée de Princeton et de Harvard, elle a été éditrice du magazine de Francis Ford Coppola, Zoetrope. Elle partage son temps d’écriture entre scénarios et œuvre romanesque. Onze jours est son premier roman, qu’elle a commencé à écrire après la mort de son père, espion dans l’Army Intelligence en Chine et en Birmanie pendant la Seconde Guerre mondiale. Lea Carpenter vit à New-York.

 


Je remercie les éditions Gallmeister et Léa du Picabo River Book Club de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

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UENO PARK de Antoine Dole.

 

 

[YOUNG ADULT – Rentrée littéraire 2018]

ACTES SUD Junior

 

 

Format numérique (128 pages) : 9.99€

Broché : 13.50€

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Huit adolescents. Huit voix. Ils ne se connaissent pas mais ont en commun de rejeter les codes traditionnels de la société japonaise. Tous laissent entrevoir un furieux besoin d’imposer leur trace dans ce monde. A Ueno Park, ils vont se trouver réunis pour Hanami, le spectacle de l’éclosion des cerisiers.

 


 

Mon avis :

 

J’aime beaucoup les romans qui paraissent chez ACTES SUD Junior. Des romans courts et surtout percutants et pertinents.

 

Antoine Dole emmène son lecteur au cœur d’Ueno Park, figure emblématique de Tokyo pour ces cerisiers en fleur. Hanani, fête traditionnelle et symbole éphémère du renouveau et du souvenir.

 

Tokyo, centre névralgique du Japon où modernisme et tradition se côtoient sans cesse. Vie rigoureuse et rigoriste, les cadres, petites mains, ouvriers, enfants et adolescents sont confrontés au résultat et à l’excellence. Il n’y a aucune pitié pour les plus faibles qui deviennent très vite des laissés pour compte.

 

Antoine Dole, grand observateur, narre avec justesse la vie de ses adolescents et adolescentes qui ne veulent pas être gangrénés par cette société misogyne et intraitable.

 

Au travers de 8 portraits, Dole prend le rôle de porte parole. De sa merveilleuse plume, il honore avec force le combat de ceux qui condamnent et aspirent à une vie meilleure.

 

Ayumi est une hikikomori. Un fantôme vivant entre deux mondes. La réalité ne dépasse pas l’écran de son ordinateur. Ses parents sont dans le déni de son mal être profond, de sa déprime. Pour sa famille, elle n’existe plus. Elle l’a déshonorée. Ce second Hanani sera peut être pour elle, la fenêtre tant attendue ouvrant sur de nouveaux espoirs et aspirations ?

 

Sora est un garçon pas comme les autres. C’est une sweet lolitas. Il se maquille, s’habille comme une fille. Ils sont nombreux à Tokyo et s’afficher est un affront à la société. Trouvera t-il à ce nouveau Hanani, l’apaisement qu’il cherche tant ?

 

Fuko est atteinte d’une leucémie. Son espérance de vie se compte maintenant en jour. En ce jour d’Hanani, il lui a été autorisée de sortir de l’hôpital et de profiter d’Ueno Park. Une liberté éphémère et salvatrice. Si elle est en paix avec la mort, l’inquiétude la ronge quant à sa jeune sœur, Kazué. Cette escapade sera t-elle un aussi bon souvenir ?

 

Natsuki est une jeune fille aux mœurs bien différentes inculquées aux jeunes filles. Elle pratique le Enjo Kosai. Une sorte d’escorte girl mais destinée à recevoir les pleurs, les lamentations des clients. Elle est mise face à toutes les émotions que le Tokyote cache par honte. L’argent ne fait pas le bonheur, elle rêve d’un monde où pleurer ne sera pas une preuve de faiblesse.

 

Haruto est le survivant d’une de ces catastrophes naturelles qui touchent tant le Japon. Avec sa mère, ils ont emménagé à Tokyo, loin du danger éminent. Ce jour terrible et tragique où il a perdu son père médecin, il s’est fait une promesse de suivre les traces de son père. Les années ont passé et il n’aspire plus à cette carrière. Hanuni permettra t-il enfin de révéler cette passion grandissante et incomprise à sa mère ?

 

Daisuke est fier de subvenir aux besoins de sa famille. faire des pancakes tout au long de la journée dans une misérable échoppe aux abords d’Ueno Park, n’a rien de dégradant. Si simplement les gens pouvaient le voir.

 

Aïri ne rêve que de rencontrer son idole, son amoureux. Elle l’attend dans le parc, sous la statue de bronze. Ses rêves seront-ils plus fors que les désillusions ?

 

Nozomu est parti de chez sa mère car elle n’arrêtait pas de travailler pour assurer un avenir meilleur à ses enfants. Il a fuit sans un mot, sans un au revoir, se promettant de trouver un travail honorable afin de l’aider. Seulement la rue l’a mangé sans préambule. Il erre, dépouillé de son humanité dans ce parc bien trop clinquant pour lui. Il observe ce monde grouillant uniforme. Quelques couleurs tapissent ce semblant de mascarade et l’unité est ainsi ballottée. Qui sait peut être qu’en un regard la vie peut basculer ?

 

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Des portrait saisissants. J’ai adoré découvrir ces huit personnes uniques qui s’imposent dans ce monde fade.

 

UENO PARK invite à la découverte d’un monde qui ne tend qu’à être révéler. Il invite au voyage et au débat.

 

Ce Young Adult est à découvrir sans aucun doute !

 

 

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UENO PARK

 

 


 

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MADE IN TRENTON de Tadzio Koelb.

 

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2018]

Éditions BUCHET CHASTEL

Traduction (anglais ; États-Unis) : Marguerite Capelle

 

Format numérique (256 pages) : 12.99€

Broché : 19.00€

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

New Jersey, 1946. Alors que le monde sort tout juste des horreurs de la guerre, travailler dans l’industrie florissante de Trenton est une des clés de l émancipation pour les classes populaires de la côte est des États-Unis. Le rêve américain fonctionne à plein, et le mystérieux Abe Kunstler, nouveau venu à l’usine, semble déterminé à en tirer parti. Travailleur obstiné, bon camarade, buveur émérite, Abe est l archétype du col bleu : sauf qu Abe est un mirage, un imposteur qui cache un terrible secret. De l’après-guerre au Vietnam, l histoire de Kunstler nous montre combien ce rêve américain est une machine implacable qui broie tous ceux qui ne sont pas nés dans la bonne classe, le bon corps, la bonne peau. Confronté à une société américaine au conformisme impitoyable, empêtré dans une vie de mensonges et menacé de voir son secret révélé, jusqu où Abe Kunstler sera-t-il prêt à aller pour préserver l existence qu il a tenté de se forger ?

 


 

Mon avis :

 

Tadzio Koelb signe ici son premier roman. Un roman extrêmement poignant mettant en évidence le tumulte de ces américains entre deux guerres.

 

Trenton est la capitale du New Jersey, ville côtière de l’est. Après la seconde guerre mondiale, l’industrie florissante en fait une ville attractive.Un Eldorado où la population en quête d’une meilleure vie est prête à tout.

 

Au travers de l’histoire et du terrible secret d’Abe Kunstler, Koelb décrit une ville sans dessus-dessous. Des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants qui battent le pavé dans l’espoir de s’enrichir. L’après guerre (1946) apporte son lot de blessés qui tentent de se réintégrer dans la société. Koelb attire son lecteur dans la vraie vie, celle de la rue. Ni dorure ni luxure. Un monde sans pitié où l’alcool, les bagarres, la débrouille, les escroqueries et le sexe règnent en maître. Un monde défait où les rêves sont tels des anges déchus. Des familles pauvres vivotant de tout et de rien. La bravoure des ces travailleurs acharnés forcent le respect. Ses usines apparaissent comme des mangeuses d’hommes.

 

Abe Kunstler est au centre de toute cette histoire. Son secret ne laisse place à aucun doute mais il est intéressant de voir évoluer cette situation malsaine. Dans une première partie, le lecteur suit la progression du plan machiavélique. Koelb n’hésite pas à intercaler des passages par une mise en lumière sur la position de son personnage principal. Il fait d’ailleurs appel à notre moralité et induit à son lecteur à prendre position. Tout au long des chapitres, la pression monte sans pour autant inquiéter sur les conséquences possibles. Comme si se secret ne pouvait nullement avoir aucune répercussion sur ce fil de vie semblant tout tracé.

 

Dans la seconde partie et finale, Koelb change de tout au tout son point de vue. Un nouveau personnage rentre en jeu en relation directe avec Abe Kunstler. Nous sommes en pleine période de la guerre au Vietnam. Une jeunesse inquiète d’être envoyée sur le front. L’essor du mouvement hippie apporte une nouvelle manière de vivre. Son anticonformiste face à ce gouvernement pro guerre fait de nombreux émules.  Cette partie du roman est beaucoup plus rythmée. Tous les éléments s’emboitent parfaitement pour un final certes connu, mais assez tonitruant. Le contraste est saisissant et impressionnant.

 

MADE IN TRENTON est manifestement un très bon livre, s’adressant à un lectorat bien précis et connaisseur. Koelb est un auteur en devenir qui je suis sûre marquera la littéraire Nord Américaine par sa plume efficace. Il joue parfaitement avec les codes du roman noir en l’agrémentant de sa touche personnelle. Malheureusement pour moi, cette lecture ne m’était pas adressée. Quelque peu décontenancée par la manière dont l’auteur traite sa trame. J’ai eu l’impression de tourner en rond. Malgré cela, je ne m’arrête pas à ce tout premier roman, je serais au rendez-vous pour son prochain roman qui peut être j’apprécierai davantage.

 

MADE IN TRENTON est un grand livre qui marque cette rentrée littéraire 2018. Une peinture parfaite d’un monde sans pitié.

 

 

 

Tadzio Koelb

 

 

Focus sur Tadzio Koelb :

 

 

 

Tadzio Koelb, est un auteur, journaliste et traducteur américain. Ses articles sont publiés par The New York Times et The Times Literary Supplement, entre autres prestigieux journaux. Il enseigne à l’université Rutgers et vit à New York. Made in Trenton est son premier roman.

 

 


 

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LE TEMPS D’UNE ILE de Thierry Clech.

 

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Rentrée littéraire 2018]
Ateliers Henry Dougier
Collection : Littérature

 

Format broché (136 pages) : 14.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 

 


 

Le résumé :

 

Face à cette île, les années passent, les personnages défilent. Thierry Clech a imaginé des fragments de vies, de l’âge de pierre jusqu’au siècle futur, offrant ainsi une surprenante histoire de l’humanité avec pour seul point commun ce paysage foulé.
 » Je devinais dans la nuit la forme triangulaire d’une île, au centre de la baie, dont la masse obscure se détachait à peine des lueurs astrales du ciel. Cette île m’intriguait… « 
Qui, à travers le temps, a contemplé cette île à l’horizon ? Qui, il y a un siècle, 300 ans ou plus d’un millénaire a arpenté cette côte, a foulé cette plage ? Des anonymes, des personnages célèbres ? Qui y est né, qui y est mort ? Dans quelles circonstances ?
Des hommes s’y sont entretués et des couples s’y sont embrassés. Certains y ont laissé des regrets. D’autres ont pu y infléchir leur destin.

 


 

 

∞∞ LES PREMIÈRES LIGNES ∞∞

 

 

Longtemps, enfant, adolescent, puis adulte, je suis venu ici, devant les flots immuables, sous les ciels versatiles, à contempler une île, non loin d’où j’habitais, et à me sentir en la regardant, année après année, à me demander si ceux qui l’avaient vue avant moi s’étaient posé pareilles questions, en des siècles lointains, à propose de leur vie, face à cette baie, la même, que découvriront aussi d’autres hommes, dans dix ans ou dans mille ans, à l’aurore, au couchant, sous un soleil de solstice, d’équinoxe, dans l’air glaçant, la tiédeur, la fournaise, ou par des nuits piquetés d’étoiles que bercera le bruit des vagues.

 

Le ciel change sans cesse mais ses teintes reviennent. Céruléen, safran, cobalt ou ébène. L’eau des océans glisse et reflue sur le sable, jamais  ne disparaît. Chaque jour le soleil s’élève et décline. L’horizon ni ne s’approche ni ne s’éloigne. Les reliefs s’érodent lentement.
Il n’y a pas d’autre ciel, pas d’autre mer, aucune autre terre, un seul soleil.
Où qu’ils soient, partout dans cette lumière, cette ombre, depuis la nuit des temps, des hommes naissent, vivent et meurent, seconde après seconde.

 

Mon avis :
Thierry Clech nous invite au travers de son premier roman à un voyage intime au confins de l’humanité. Diapositive d’un monde sans cesse bouleversé par l’évolution. De la préhistoire au futur envisagé, en passant par les vikings, le moyen âge, la révolution française et la guerre mondiale, Thierry Clech narre l’histoire intergénérationnelle de ces hommes et femmes dans leur quotidien.

 

Impitoyable, invincible, roc solitaire, terre accueillante, cette île fière, telle une pyramide régnant sur son océan, est le témoin silencieux des époques qui se succèdent dans un soupir du temps. La dimension temporelle n’a alors plus aucune notion. Tel un film en accéléré, les pauses n’interviennent qu’en de rares occasions. Synonymes de réflexions métaphasiques ou philosophiques sur la place de l’homme dans un tout. Qui suis je ? Quelle trace vais je laisser dans ce monde où finalement un seul souffle efface le moindre souvenir ? Qui suis je pour bouleverser cet infiniment grand ?

 

Grain de sable éphémère, né de l’eau et du carbone, façonné par les millénaires, transporté par le vent et anéanti par la simple condition de la vie, l’homme, cellule vivante, par sa définition cherche son prolongement dans la transmission de soi via les outils adaptés de son époque. Le souvenir empreint dans la mémoire collective, familiale ou dans la roche, n’est qu’une clef désuète face à l’espace temps. L’île est le gardien de ses souvenirs, de ces hommes, de ces femmes et de leurs idées, questions, tourments, espoirs et secrets. Elle est immuable et éternelle, ce que l’Homme ne pourra jamais être. Elle est à la fois un musée de l’humanité et une source d’inspiration.

 

Je suis tombée amoureuse du roman de Thierry Clech dés les premières phrases. La prose de Clech n’a rien a envié aux plus grands. Un voyage inédit et transgénérationnel. Un roman ouvert sur la réflexion.

 

Les amoureux de la langue française ne pourront qu’apprécier ce roman aux connotations fortes et au dessein de cette mystérieuse île.

 

 

 

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L’auteur s’est inspiré du Val-André et du rocher du Verdelet.

 

 

 

Focus sur Thierry Clech :

 

Journaliste, critique aux Cahiers du cinéma puis scénariste, Thierry Clech est également photographe. Ses images, issues de ses voyages, ont été exposées en France et à l’étranger. Il a publié plusieurs livres, notamment en collaboration avec les romanciers Philippe Jaenada (Déjà vu, éditions Philippe Chauveau) et Bernard Chambaz (Imprimer le Monde, éditions du Tigre). Le temps d’une île est son premier roman.

 

 


 

Je remercie Nadia et les Ateliers Henry Dougier pour leur confiance.

 

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