Vivre ensemble d’Emilie Frèche

vivre ensemble

Littérature contemporaine française – Livre sorti le 22 aout 2018

Editions Stock

Service presse

Ma note : 3/5

 

Je remercie les éditions Stock qui, via la plateforme NetGalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : « La première fois qu’ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n’a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peut-être était-ce juste un rire, et, pris d’une rage folle, il s’est mis à hurler qu’il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo jamais son frère, puis il a attrapé un couteau de boucher aimanté à la crédence derrière lui et, le brandissant à leur visage, il a menacé de les tuer – cela faisait une heure à peine qu’il les connaissait. »

Tout le monde ne parle que du vivre-ensemble mais, au fond, qui sait vraiment de quoi il retourne, sinon les familles recomposées ? Vivre ensemble, c’est se disputer un territoire.

 

Mon avis : J’avoue m’être lancée dans ce roman suite à la polémique lancée par Séverine Servat de Rugy, ex-compagne de Jérôme Guedj, qui est l’actuel compagnon d’Emilie Frêche. En effet, Mme Servat de Rugy a ouvertement critiqué ce roman trouvant qu’il s’inspirait un peu trop de leur vie réelle… Ce coup de projecteur a finalement permis de faire connaitre ce livre et a attisé les curiosités…

« Vivre ensemble », c’est un terme que l’on rencontre de plus en plus pour parler de la vie en société, c’est le dogme qui est assez régulièrement ressorti lorsque des tensions surgissent entre des communautés. Ici, ce titre a été choisi pour parler de famille recomposée et de la difficulté de recréer un foyer avec des enfants qui vivent une semaine sur deux sous notre toit ou lorsque les anciens conjoints n’y mettent pas forcément de la bonne volonté.

Nous faisons ici connaissance avec Déborah, séparée de son ex-mari Driss, avec qui elle a eu un garçon Léo. Elle fréquente Pierre, ils passent de bons moments puis arrive le 13 novembre, les attentats de Paris et cette impression que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Elle prend alors la décision de chercher un appartement pour qu’ils s’installent enfin ensemble, avec leurs enfants respectifs. En effet, Pierre aussi a un enfant d’une précédente relation, un jeune Salomon qui s’avère être un enfant difficile à cerner et qui surtout n’accepte pas l’arrivée de Déborah et Léo dans sa vie. De plus, les relations avec la mère de Salomon sont compliquées, elle est imprévisible, intrusive et semble prendre du plaisir à pourrir la vie de son ex-compagnon. La vie de famille va alors de plus en plus ressembler à une partie de jeu de stratégie, où chacun doit avancer ses pions sans froisser les autres tout en essayant de se préserver.

Déborah est une femme amoureuse mais perdue. La relation avec son beau-fils est très compliquée et lui pèse énormément. Elle cherche des solutions mais ne se sent pas toujours écoutée par Pierre. Ce dernier, avocat de profession, est en plus engagé pour aider les réfugiés dans la jungle de Calais. Il est donc absent un jour par semaine quotidiennement, ce qui oblige sa compagne à rester seule avec Salomon. Ce dernier n’hésite pas à mener la vie dure à sa belle-mère quand son père n’est pas là mais on ressent chez lui à la fois de la souffrance mais aussi de l’incompréhension. Quand à Léo, il va pendant longtemps tenter d’arrondir les angles, pour essayer de souder sa famille mais ses silences vont finir par lui peser.

Le point de départ du roman est très intéressant. En effet, de nos jours, il y a de plus en plus de familles recomposées et réussir à faire cohabiter et coexister des enfants ne venant pas des mêmes parents ne doit pas être une chose aisée. Le début du livre parle de ces difficultés, des compromis, des recherches de solution. Mais au bout d’un moment, j’ai trouvé que l’auteure se perdait un peu en route. Une longue partie du roman est consacrée à la vie dans la jungle de Calais. Certes, cela rejoint le thème du « vivre ensemble » mais cela n’amène rien à l’histoire de Déborah et Pierre.  Du coup, j’ai trouvé que passé la première moitié, l’histoire devenait poussive et beaucoup moins prenante qu’au départ. De plus, le mal-être des enfants est peu « exploité », c’est à dire qu’on le ressent lors de la lecture mais au final, aucune solution n’est réellement apportée par les parents et la fin m’a laissée sans voix….. En effet, l’histoire se termine brusquement, sur une porte ouverte qui laisse libre cours à l’interprétation et j’avoue avoir ressenti une pointe de malaise en refermant le livre. Concernant le style de l’auteure, il est agréable, facile à lire, mais j’ai par contre eu du mal avec l’absence de réels chapitres, ce qui aurait pu dynamiser un peu la lecture.

Pour conclure, j’ai apprécié cette lecture mais sans plus. Le thème de la famille recomposée est très intéressant mais sous-exploité pour moi. C’est un roman qui se lit facilement mais qui s’essouffle dans la seconde moitié. Amateurs de littérature générale, ce roman pourrait vous faire passer un bon moment.

 

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LA MAISON DE RUINES de Ruby Namdar.

 

[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE CONTEMPORAINE – Rentrée littéraire 2018]

Éditions Belfond – Collection littérature étrangère

Traduit par Sarah Tardy

Titre orignal : The ruined house, 2017.

 

 

Format numérique (560 pages) : 15.99€

Broché : 23.00€

Ma note : 4/5 mention « pépite »

 

 

 


 

Le résumé :

 

Foisonnant, érudit, baroque, évoquant rien moins que Saul Bellow, Tom Wolfe ou Philip Roth, un roman tout en excès et en humour, qui s’attaque aux épineuses questions de l’identité et de la religion, avec en fond une critique grinçante de l’Amérique d’aujourd’hui. Couronnée par le prix Sapir, une œuvre puissante, jubilatoire, mystique, un véritable morceau de bravoure littéraire.
Souvent, Andrew Cohen se dit qu’il est au zénith de sa vie. Séduisant professeur d’université, ce quinquagénaire fringant fascine ses élèves avec de piquants essais – La critique de la culture ou la culture de la critique ? – et devrait bientôt obtenir la promotion qu’il espère tant. Il mène une vie épatante, entre réceptions chics dans son bel appartement de l’Upper West Side et vernissages dans les galeries de Manhattan ; il n’est que tendresse pour son ex-femme et leurs deux jolies filles et passe des soirées torrides avec Ann Lee, sa sublime maîtresse de vingt-cinq ans.
Mais…
C’est d’abord cette promotion qui lui échappe ; un gros malentendu avec son ex-femme ; les nuits avec Ann Lee qui se font trop sages ; cette soirée caritative décadente où tout l’écœure soudain.
Et puis ces flashs dans sa tête, ces visions terrifiantes : violence, pillages, la destruction du Temple de Jérusalem, l’Holocauste.
Le professeur Cohen est en train de perdre pied.

 


 

Mon avis :

 

En ouvrant ce roman, je sors complétement de ma zone de confort. Loin de me déplaire, j’adore prendre des risques, et ce dernier s’avère une incroyable surprise.

 

LA MAISON DE RUINES est sans contexte un chef d’œuvre de la littérature.

 

Après les difficultés liés à une immersion compliqué due aux premiers chapitres, petit à petit j’ai pu apprécier la teneur incroyable que révèle ce roman. Je n’en mène par large derrière mon écran, moi, modeste lectrice, parler de cette œuvre va être un tantinet ardu.

 

Le roman est principalement axé sur un unique personnage : Andrew P. Cohen. Imminent professeur de l’université de New York. Rédacteur, dans de prestigieux journaux, il est une figure emblématique du New York guindé aristo-culturel. De confession juive, il évolue dans un milieu ultra fermé, aux codes et exigences parfois démesurés. Andrew a choisi cette vie. Il a désiré profondément. Issu d’une famille loin d’être pratiquante, sa mère ne rêvait qu’une chose qu’il épouse une goy.

 

Père de famille, divorcé, la cinquantaine pimpante, Andrew est bien dans son esprit et dans son corps. Sa vie est rythmée par les cours, les soirées mondaines, les soirées privées où il se transforme en cuisinier émérite, le sport et les diners en amoureux. Ainsi tout va pour le mieux. Andrew commence à perdre pied un jour, sans cérémonie, sans préméditation. C’est spontané, c’est irréel. Et puis, peu à peu, il sombre et le chaos s’installe.

 

Des visions, des hallucinations, des envies paradoxales, des odeurs, la page blanche, des incommodités, l’attirance qui s’enfuit, l’absence de résultats, des souvenirs deviennent son quotidien. Burn out ou psychose ou autre se confondent. Andrew, homme enjoué, devient l’ombre de lui même. Les bas instincts dictent sa conduite. Les souvenirs l’assaillent. Les nuits deviennent blanches. Un homme se détruisant.

 

Dans cette descente en enfer, Ruby Namdar confond la destruction du Temple de Jérusalem à la vie d’Andrew. D’ailleurs on pourrait croire à la réincarnation, même si l’auteur explore cette idée, elle aussi vite mise de côté. Ce personnage présent silencieusement est le Grand Prêtre Aaron du second Temple de Jérusalem. En parallèle dans les visions ou cauchemars, le lecteur découvre ce plan de l’histoire de ce peuple. Namdar « confronte » le judaïsme classique au judaïsme réformé. Les pans historiques de ce peule migrateur est exploré, sans oublier les mentions à l’holocauste.

 

Malgré un début à demi teinte, je me suis accrochée à ce personnage me demandant ce qu’il allait advenir de lui. Un personnage qui va se métamorphoser par ses craintes, ses peurs, ses angoisses exacerbées, ses souvenirs, ses questions. Une multitude de détails rend ce personnage d’une authenticité à toute épreuve. Les descriptions grandiloquentes prennent une place importante dans cette évolution humaine au cœur d’une ville qui ne pardonne aucun faux pas. Un tumultueux sans nom, bouleverse le lecteur.

 

LA MAISON DE RUINES soulève de nombreuses questions, notamment celle du poids de l’héritage religieux dans ce monde où tout est étiqueté et malmené, où la force de la communauté devient un moteur puisant dans la montée sociale. Justement une société qui périclite dans l’abstrait malheureux d’hommes et de femmes qui perdent leur identité, leur valeur, leur morale, leur unicité. Une société qui évolue dans le paraître et non dans l’être.

 

Un récit intransigeant auréolé de mysticisme, de philosophie et d’humanité.

 

Un roman qui doit absolument figurer dans ta bibliothèque.

 

 

 

Ruby NAMDAR

 

Ruby Namdar est né et a grandi à Jérusalem, dans une famille juive iranienne. Son premier livre, Haviv (2000), a remporté le Israeli Ministry of Culture’s Award for Best First Publication. La Maison de ruines, son premier roman traduit en français, est lauréat du Sapir Prize, le plus prestigieux prix littéraire israélien.
Ruby Namdar vit actuellement avec sa femme et leurs deux filles à New York, où il enseigne la littérature juive. C’est un spécialiste des textes bibliques et talmudiques.

 

 


 

Je remercie les éditions Belfond de m’avoir permis de découvrir ce roman via la plateforme Netgalley.

 

 

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Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

LE SILENCE DU MOTEUR de Olivier Lebé.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Rentrée littéraire 2018 ]

ALLARY Éditions

 

 

Format numérique (171 pages) : 11.99€

Format broché : 13.90€

Ma note : 4.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Un père et sa fille adolescente. Ils sont français, installés à Los Angeles. Elle est « borderline »; il a perdu sa passion pour la musique. Ensemble, du matin au soir, ils roulent sans destination sur les freeways. Au bout de l’errance, sauront-ils renouer avec la vie ? Dans une très belle langue, à la fois précise et musicale, l’auteur retrace une forme de disparition, d’exténuation, prélude à une liberté nouvelle. Un roman lumineux, délibérément optimiste d’O.Lebé, Prix du premier roman 2013 .
 » Notre itinérance a commencé il y a quelques semaines. Romy venait d’être admise dans un hôpital de jour. Une nouvelle équipe, une nouvelle approche. Une de plus.
– Qu’est-ce que tu fais de tes journées, papa ?
– Rien. Je roule sur l’autoroute en attendant de venir te chercher.
– Emmène-moi. »

Un père et sa fille adolescente. Ils sont français, installés à Los Angeles. Elle est malade, « borderline »; il a perdu sa passion pour la musique. Ensemble, du matin au soir, ils roulent sans destination sur les freeways. Au bout de l’errance, sauront-ils renouer avec la vie ?
Dans une très belle langue, à la fois précise et musicale, l’auteur retrace une forme de disparition, d’exténuation, prélude à une liberté nouvelle.
Un roman lumineux, délibérément optimiste.
Olivier Lebé, Prix du premier roman 2013 pour Repulse Bay

 


 

Mon avis :

 

LE SILENCE DU MOTEUR est un roman remarquable. Emprunt d’une liberté prenante, telle une ode j’ai vogué au grès des tourments d’un père atypique et prêt à tout.

 

Romy est une adolescente  » borderline ». Mot moderne pour assouplir une réalité, celle de la dépression juvénile. Désespoir, crainte, un quotidien morose où la fatalité n’en est pas une. Une mère qui ne suit plus, un père qui prend la relève. Un père qui parcourt les instituts, les hôpitaux, pour sauver sa fille. Un père qui calque sa vie sur celle de sa fille. Qui peu à peu s’accapare du mal-être de cette dernière pour qu’enfin elle puisse vivre, qu’elle puisse rêver et respirer librement sans aucune entrave moralisatrice et formatrice. Loin de l’image sacralisée de la société où le résultat est synonyme de stress et de perdition individualiste. Aucun remède ne soigne Romy. Ce père désespère, a peur qu’un jour elle n’ouvre plus les yeux.

 

Et puis un jour, la liberté prend l’image de la route, un road trip sensoriel qui met les pendules à zéro. De déconvenues en expériences positives, ils s’arrêtent dans un village qui ne paye pas de mine, louent une maison. Maigres bagages posés, Romy et son père sont enfin eux. Romy s’épanouie et lui s’autorise enfin à vivre pour lui.

 

D’emblée, j’ai été séduite par la plume efficace d’Olivier Lebé. Lire son roman est une expérience qui m’a semblée unique. Tu me diras que chaque roman est unique, mais je ne sais pas … il y a ce quelque chose de saisissant et de merveilleux. Des mots rustres dotés de poésie. Des personnages attachants et percutants. Des petites histoires dans l’histoire parfaisant un tableau complet d’un récit dramatique et métaphorique. L’optimisme est une bouffé bienfaisante. La route un oasis éternel.

 

Cette lecture fut pour moi un véritable coup de cœur, une sacrée balade touchante et poignante. J’ai été séduite par la prose et par l’univers que propose Olivier Lebé. Le silence prend alors une autre dimension. Une dimension universelle où l’absence de mots ou de sons traduisent les aspérités d’une vie hors norme.

 

LE SILENCE DU MOTEUR se découvre, se savoure, se vit !

 

 

 


 

 

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LES ENFANTS D’ASTRA, tome 1 : Plan 439 de Isaure de Villers.

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[FANTASY / YOUNG ADULT – Rentrée littéraire 2018]
Éditions BETA PUBLISHER

 

Format broché (456 pages) : 17.50€
Numérique : 9.99€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 


 

 

Le résumé :

 

Année 3126.
Après une guerre dévastatrice,
L’A.M.Erica triomphe et le peuple d’Astra n’est plus.
Seuls ses enfants demeurent.
Cachés dans des souterrains,
ces derniers se retrouvent à la charge des Eriquiens,
adoptés par ceux qui ont tués leurs parents.
Mais comment, dès lors, ne pas rêver de vengeance ?
Ils sont des millions à attendre dans l’ombre.
Ils sont les Enfants d’Astra.

 


 

Mon avis :

 

Isaure de Villers nous offre un super univers où les enjeux considérables viennent rythmer une histoire sensationnelle et je dois l’avouer hyper géniale.

 

L’année 3126 voit s’éteindre un peuple. Astra est entièrement détruite. Seuls les enfants ont survécu dans les innombrables souterrains. Des milliers d’enfants de tout âge sont recueillis par l’exterminateur : AM.Erica. De nombreuses familles se proposent d’adopter ces enfants, alors que d’autres trouveront refuge dans les orphelinats.

 

Ces enfants démunis, déracinés, orphelins doivent faire face à de nombreux tourments : accepter la perte de leurs parents, la destruction de leur pays, la séparation de la fratrie, s’intégrer au sein de la population AM.Ericaine et surtout faire en sorte que le plan 439 soit mis exactement en œuvre.

 

Quand des enfants remplis de haine et de vengeance s’associent, il en résulte une très grande surprise et surtout une histoire aussi addictive que haletante.

 

Ce premier tome pose les bases très importantes : l’univers est parfaitement défini avec des corrélations maitrisées. La conquête de l’espace prend tout son sens. Chaque grand continent est représenté dans la galaxie toute entière. Les alliances rythment les guerres continuelles. une guerre assoiffée de pouvoir qui finalement n’a ni queue ni tête. Une guerre si meurtrière, si violente.

 

A travers 5 personnages, Isaure de Villers fait vivre à son lecteur un histoire trépidante et déchirante. Quelque soit leur camp, je me suis sincérement attachée à eux qui font preuve d’une grande maturité et d’une grande sensibilité. L’auteur n’hésite à aucun moment à les faire fléchir ou alors à montrer leur bravoure. Chacun d’entre eux et à leur manière sont des héros en devenir.

 

D’un côté, Cyndie, Sibylle et Rodolphe représentent les enfants d’Astra. Ils ont une place particulière qui vont les amener à prendre des décisions importantes. De l’autre, Aileen et Edward sont des enfants du dirigeant de l’AM.Erica et l’arrivée de ces nouveaux enfants font les mettre à mal et notamment ils vont réviser leur position sur ces derniers.

 

Cyndie est une petite fille de 9 ans, traumatisée par cette guerre. Elle est recueillie dans une famille aimante qui malheureusement ou heureusement va découvrir son terrible secret et sa véritable identité. Cyndie est juste touchante, attachante. C’est une enfant que tu chérirais à longueur de temps. Malgré sa grande fragilité, c’est un véritable soldat prête à tout.

 

Sibylle est la sœur cadette de Rodolphe. Elle s’est retrouvée à l’orphelinat et a su recréer un petit cocon chaleureux et attentionnée. Imaginative, surprenante, drôle, cocasse, Sybille a la volonté farouche de mettre le plan 439 à exécution. Douée pour prendre la parole devant la foule, sa prestance et son charisme vont soulever la foule.

 

Rodolphe est le rebelle au grand cœur et super timide. Loin d’être à l’aise en société, il n’hésite à aucun moment d’affirmer son opinion et d’argumenter en petit comité. Bon tacticien, sportif aguerri, manipulateur sont autant de qualités qu’il met en œuvre pour le plan 439 aux dépends de bien d’autres.

 

Aileen est la fille du dirigeant de l’AM.Erica. Fonceuse, intelligente, douée, ses croyances vont de mal en pis face à l’arrivée de ces enfants. Son amitié grandissante pour Rodolphe l’exaspère autant qu’elle envoute. Sera t-elle à la hauteur des ambitions de son père ?

 

Edward est le frère d’Ailleen. Il ne prend pas part aux positions induites par les nouveaux arrivants. Au contraire, il souhaite mettre beaucoup d’espace entre eux et lui. Son échappatoire : partir en voyage qui prend vite des allures de guet-apens.

 

J’ai été très vite séduite par cette aventure. La mise en place est relativement simple et j’ai pu de suite me plonger aux cœurs des nombreuses péripéties. Tenue en haleine dès les premières pages jusqu’au point final de ce premier tome, j’ai avalé sans répit les chapitres. L’alternance des points de vues est bien visée. D’ailleurs ces derniers apportent une vision plus globale des enjeux et des actions menées par les différents protagonistes.

 

Le dénouement est assez tonitruant et laisse en suspension des actions débutées dans les derniers chapitres. J’attends avec impatience la suite des aventures.

 

Je ne peux que conseiller ce super young adult à l’univers sensationnel et riche. Une aventure qui met hors d’haleine le lecteur. J’ai adoré !

 

 

 

∞∞ LES PREMIÈRES LIGNES ∞∞
C’est à la fin du XXIIIème siècle qu’a commencé la colonisation de masse de l’espace. Astra, le pays se dressant sur les ruines de la France depuis déjà des centaines d’années, a lancé le peuplement de la planète Sagan, découverte vers 2232. De son côté la nouvelle Amérique se créait son empire sur un monde habitable proche, lui donnant le nom de l’AM.Erica. La Chine, elle, colonisait Neptsys, une planète viable mais immergée, plus éloignée, permettant cependant de soulager la Terre dont les ressources étaient presque épuisées.
Le monde d’hier, Juliette D, Livre II, Chapitre 15, 3146.

 

 

 


 

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LE ROMAN DE ROMY, livre 1 de Lou Marceau.

le roman de Romy par [Marceau, Lou]

 

[ ROMANCE CONTEMPORAINE / NEW ADULT – Rentrée littéraire 2018]

Éditions BMR

 

 

 

Format numérique (498 pages) : 9.99€

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

La vie de Romy n’est clairement pas un long fleuve tranquille. Côté boulot, elle est avocate et aussi prof de yoga. Côté cœur, c’est le calme après la tempête  : à la suite d’une histoire douloureuse, elle a enchaîné les relations sans lendemain… et finalement opté pour l’abstinence  !
Aujourd’hui, direction la salle de sport pour un cours d’initiation à la boxe. Mais Romy a à peine le temps d’apprendre quelques coups qu’elle est mise KO debout. Vaincue par un seul regard. Sous le choc face à l’homme le plus canon qu’elle ait jamais vu.
Raphaël, lui, n’obéit qu’à une règle  : tout oser sans se restreindre  ! Il est aussi déterminé à séduire Romy que celle-ci l’est à lui résister. Du chat ou de la souris, lequel cédera le premier  ?

 


 

Mon avis :

 

LE ROMAN DE ROMY est juste irrésistiblement addictif !

 

Romy n’a rien d’une bimbo écervelée ou ayant un passé traumatisant. Romy est l’icône même du mouv’ naturel ! Romy est aussi extravagante qu’un nounours de guimauve ou bien aussi incisive qu’une bande dépilation. L’honnêteté est son leitmotiv. Le filtre, elle ne connaît pas forcément et souvent les conséquences sont aussi inattendues que savoureuses. J’adore Romy pour son langage fleuri et ses pensées philosophiques qui ne tiennent pas forcément dans la durée et/ou la route mais qui s’effondrent à la moindre occasion. Romy est charmante dans sa négligence et touchante dans ses principes qui donnent l’image qu’elle est coincée du c.. (pip pip pip). Working girl moderne et adepte de la position du lotus (idéal selon Raphaël pour les positions du Kamasutra), elle a une vie bien remplie sauf côté sentimental où c’est le désert (très très aride).  Romy attend juste le bon bonhomme (où le super dessert qui la fera fondre) qui remplira toute les qualités requises. De ce côté là, j’avoue elle est terriblement exigeante qu’elle compense par des tonnes de tablettes au chocolat.

 

Raphaël part du principe qu’il faut tester la marchandise avant tout. Salle goujat ! Raphaël aurait pu être une icône de la mode, mais il s’est dirigé vers un métier honorable. Pour lui une relation durable n’est absolument pas envisageable. Les rencontres intimistes d’un soir sont son dada. Baragouineur, charmeur, dandy, romantique, tout est bon pour que Romy tombe dans ses filets. Mais la belle a plus d’un tour dans son sac. Elle le fait languir des plus belles des manières, en ne s’offrant pas à lui. Le jeu du chat et de la souris est lancé. Pour le plus grand bonheur et malheur des deux protagonistes. Je ne suis pas sure qu’il est un vainqueur au final.

 

La plume de Lou Marceau a tout pour plaire : pétillante, une verbe addictive et usuelle pour parfaire des situations aussi cocasses que romantiques. C’est un pur régal que de découvrir cette lecture. Les personnages sont d’un magnétisme assez impressionnant. L’auteur a choisi de cultiver le mystère autour du personnage de Raphaël alors que Romy est au cœur de l’histoire. Le lecteur découvre toutes ses pensées, ses envies, ses craintes, ses doutes, ses espoirs, sa douce folie et son optimisme teintée parfois de négativité. Je vois Romy comme une fleur qui s’épanouit. Au côté de Raphaël, elle se trouve en tant que femme. Malgré ses attentes, elle arrive à dépasser sa rigidité émotionnelle.

 

J’ai pris énormément de plaisir à découvrir cette romance. C’est à la fois léger, intriguant, addictif, touchant et les personnages sont aussi désespérants qu’attachants. Une romance pétillante et fraîche, idéale pour attaquer l’automne. Je recommande vivement !

 

 


 

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LE MONDE DE TIM de Pierre Grand-Dufay.

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[ANTICIPATION – Rentrée littéraire 2018 ]
Éditions Pierre-Guillaume de Roux
Format broché (256 pages) : 20.00€
Ma note : 3.5/5 mention  » à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

En 2047, le monde s’est totalement transformé. Paix et prospérité semblent régner à perte de vue sous le miracle grandissant d’un progrès scientifique nommé Intelligence Artificielle. Seule ombre au tableau, cette conquête se révèle davantage matérielle que spirituelle. Claire et Paul, un couple heureux, en pleine réussite professionnelle et sociale, sont encore prisonniers de cette logique. L’irruption brutale de Tim, orphelin de quinze ans, dans leur existence bien réglée va bouleverser tous leurs repères et permettre à Paul de renouer avec son enfance et ses racines provençales oubliées. C’est à travers le regard inspiré, quasi visionnaire de l’adolescent que le couple se met peu à peu à comprendre l’ampleur des mutations à l’oeuvre. L’essentiel n’est plus ce qu’ils croyaient. Un tout nouveau mode de vie s’impose à deux sans plus attendre… Un roman spéculatif qui anticipe les grands bouleversements à venir dans de nombreux domaines-clés : technologie, urbanisme, économie, enseignement, droit de la famille ou du travail, institutions et construction européenne. Le Monde de Tim déjoue les angoisses déclinistes de notre époque par quelques réponses simples et fermes, fondées sur le retour aux valeurs essentielles : amour, partage, responsabilité. Une belle leçon d humanisme et de confiance qui insuffle une nouvelle espérance.

 


 

 

Mon avis :

 

Tim vient de vivre une terrible épreuve : la perte de ses deux parents. Recueilli par le cousin de son papa, il arrive dans un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il a toujours vécu loin de toute frénésie. Son enfance en Guyanne et ensuite au cœur de la campagne, lui vaut bon nombre d’ébahissements. Du haut de ces quinze ans, il découvre un Paris utopique. Un Paris idéaliste. Sa nouvelle famille est tout aussi déstabilisante. Claire et Paul n’ont jamais eu d’enfant. Leurs travails ont toujours prévalu sur une vie familiale. Les soirées, les mondanités, les repas d’affaires, les voyages sont au cœur de leur quotidien assez rythmé. L’arrivée de Tim va bouleverser ce qui leur penser acquis et petit à petit l’esprit vif et juste de ce fils adopté va s’insinuer dans leur vie.

 

LE MONDE DE TIM est à l’image d’un monde humainement respectueux, chaleureux, curieux, inventif, attentif et attentionné. Un monde où les valeurs humaines passent inévitablement avant quelques technologies facilitant la vie.
Je dois dire que la perception de Tim m’a totalement enchanté et la manière dont il l’aborde avec justesse et honnêteté m’a  conquise. La pureté de Tim éblouit dans un monde interconnecté et peu soucieux de l’autre.

 

 

Pierre Grand-Dufay plonge son lecteur dans un monde bien utopique. Un monde où l’écologie a une place primordiale avec des ressources alternatives exploitées avec ingéniosité. Un monde où le travail est revisité d’une manière inattendue. Un monde où l’éducation a évolué grâce aux technologies de pointes et est adaptée à chaque enfant et adolescent. Les intelligences artificielles sont omniprésentes. Elles œuvrent ici et là. Facilitant les humains dans leurs tâches quotidienne, personnelle, déplacements et travail. Un monde très harmonieux mais froid où l‘IA serait une personne à part entière.

 

Pierre Grand-Dufay met en exergue ce monde pro-réel. Un monde à la fois fascinant et effrayant. Par la voix et les actes de Tim, celui ci pointe du doigt toutes les conséquences néfastes qui détruisent peu à peu ce qui fait l’essence même de l’être humain.

 

L’IA est un sujet qui me passionne. C’est d’ailleurs le second roman que je lis l’ayant pour thème. LE MONDE DE TIM est un récit exposant avec beaucoup de présence d’esprit un avenir bien plus proche que tu le penses. L’IA rode dans nos smartphones, applications et objets connectés. Le « big data » est une notion concrète. Si tout le côté scientifique est peu abordé dans ce roman, l’aspect « humain » le façonne, le modèle.

 

LE MONDE DE TIM est une belle découverte, même si je n’ai pas été d’accord sur certains points, il ouvre où débat.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
– Pourtant ce sont vos meilleurs amis, c’est étonnant qu’ils ne vous aient rien raconté. Je ne devrais pas vous dire ça, mais je trouve que, ce soir, vous avez beaucoup parlé, mais vous n’avez rien dit de vous, de vos soucis ou de vos joies, rien de ce qui vous touche ou vous concerne, vous ne vous êtes rien raconté… et puis on dirait que vous n’écoutez pas. Vous dites des choses en fonction de ce que vous voulez que l’autre pense de vous. Tout ça est faux. Tout ce bluff, cette esbroufe, c’est triste à en mourir. Personne ne dit ce qu’il ressent vraiment. Ca sert à quoi de jouer un rôle quand tous les acteur jouent le même ? C’est idiot.

 

 

 


 

 

Je remercie Mr Grand-Dufay de m’avoir permis de découvrir son roman et Mr Foucaud pour sa sollicitation.

 

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AU LOIN de Hernan Diaz.

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[ LITTERATURE NORD AMERICAINE – WESTERN / NATURE WRITING ]
RENTREE LITTERAIRE 2018
EDITIONS DELCOURT LITTERATURE
Finaliste du prix Pulitzer 2018
Titre original : In The Distance, 2017
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Christine Barbaste

 

Format numérique (277 pages) : 14.99€
Broché : 21.50€
Ma note : 5/5 mentions « pépite » et « coup de cœur ».

 

 


 

Le résumé :

 

Jeune paysan suédois, Håkan débarque en Californie, seul et sans le sou. Il n’a qu’un but : retrouver son frère à New York. Il entreprend alors la traversée du pays à pied remontant à contre-courant le flux continu des pionniers qui se ruent vers l’ouest. Les montagnes et les plaines se succèdent, les caravanes et les embûches aussi. Trop souvent, la nature et les hommes essaieront de le tuer. Håkan croise ainsi la route de personnages truculents et souvent hostiles : une tenancière de saloon, un naturaliste éclairé, des fanatiques religieux, des arnaqueurs, des criminels, des Indiens, des hommes de lois… Et, tandis que s’écrivent à distance les mythes fondateurs de l’Amérique, il devient un héros malgré lui, peu à peu sa légende grandit. Håkan n’a bientôt d’autre choix que de se réfugier loin des hommes, au coeur du désert, pour ne plus être étranger à lui-même et aux autres.

 

 


 

 

Mon avis :

 

Aujourd’hui je te parle du second roman qui m’a littéralement cloué le bec. De plus je découvre le western en littérature et le nature writing. J’ai fini cette lecture avec des étoiles pleins les yeux et les tripes remuées. AU LOIN fait parti de ces livres qui marquent à jamais et que j’ouvrirai de nouveau quelques années plus tard.

 

Hernan Diaz a tout du grand auteur, d’ailleurs être finaliste du prix Pultizer 2018 pour un premier roman, montre dés le départ le talent. Hernan Diaz te plonge dans un univers hors du temps. Passé, présent, futur, son roman se fond dans le temps et s’adapte. Hernan Diaz revisite le western en y intégrant la notion d’émigration. Il ne se contente pas de décrire le flux de ces populations dans sa globalité. Il a choisi au contraire de se concentrer sur une personne. Méticuleusement ce personnage central va subir l’émigration et Diaz en tire un portrait à la fois sauvage, sensible, émouvant et déconcertant.

 

Håkan est Suédois. Le lecteur suppose que c’est un adolescent lorsqu’avec son frère aîné, ils rejoignent Portsmouth pour un voyage en aller simple à New York. Séparés, dès leur arrivée, Håkan embarque sur un navire qui accostera à San Francisco. Loin d’être abattu, il décide de rejoindre son frère Linus sur la côte est. S’ensuit alors un grand périple qui façonnera une légende à la fois haïe et admirée.

 

Si dès le départ le roman semble prendre l’allure d’un roman initiatique, il n’en est rien quelques chapitres plus tard. Ils croisent de nombreuses personnes qui contribuent à modeler l’homme qu’il est devenu. La solitude est sa seule compagne et le désert, les vallons, les montagnes, les arbres et la nature sont seuls lieux de vie. Il déteste le silence du désert, l’aridité, l’âpreté, la rigidité provoqué par cette absence de mouvement. Il devient cette nature intransigeante, se contentant de peu. Une osmose parfaite entre l’homme et cette nature. La solitude prend alors une tournure d’absolution, une punition injustifiée qui enfoncera cette homme dans ses souvenirs qui deviendront alors le moteur substantielle vers un retour au source.

 

C’est bien la première fois que je prend autant de temps à savourer un roman. Pas de précipitation, juste de l’admiration face au texte proposé et à ce personnage qui ne peut que forcer l’admiration. Diaz a su majestueusement mettre en évidence cette foule d’émotions contradictoires qui touchent un homme orphelin de son pays. Le pays fait il de l’homme ce qu’il advient ? Et la réponse donné est sans équivoque.

 

AU LOIN n’a pas fini de parler de lui. Une lecture que je recommande fortement où les connaisseurs seront satisfaits et les curieux comblés.

 

 

 

 

 

Focus sur Hernan Diaz.

 

 

« Est-ce que la question de la nationalité importe encore quand on arrive nulle-part ? J’ai été un étranger toute ma vie. Je suis né en Argentine, que j’ai quittée à deux ans pour la Suède, suivi d’un bref retour en Argentine, avant de partir pour Londres, puis New York où je vis depuis vingt ans. C’est une question qui me tient à cœur. » Auteur d’un essai sur Borges, HERNÁN DÍAZ est aujourd’hui directeur adjoint de l’Institut hispanique de la Columbia University. Finaliste du Prix Pulitzer et du Pen/Faulkner Award, Au loin est son premier roman.

 


 

Je remercie les éditions Delcourt Littérature et Léa du Picabo River Book CLub de m’avoir permis de découvrir ce magnifique roman.

 

 

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