L’ENVOL DU MOINEAU de Amy Belding Brown.

 

[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – ROMAN HISTORIQUE – Nouveauté 2019 ]
CHERCHE MIDI Éditeur – Collection Ailleurs
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cindy COLIN KAPEN
Titre original : Flight of the sparrow
464 pages
Ma note : 5/5 mentions « incontournable 2019 »
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Le résumé :

 

D’après des faits réels, le superbe portrait d’une femme découvrant la liberté au milieu des Indiens.
Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière. Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces  » sauvages  » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s’accoutumer d’un retour  » à la normale « , dans une société blanche dont l’hypocrisie lui est désormais insupportable ?
Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la  » civilisation  » s’est efforcée d’anéantir.
 » Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au cœur sombre de l’Amérique puritaine du xviie siècle et ne le lâche plus jusqu’à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d’une histoire vraie, c’est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre cœur bat au rythme de celui de l’héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin.  » Jim Fergus

 

 

 

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Êtes-vous déjà tombés amoureux d’un livre ? Juste comme ça en apercevant  la couverture ? Que les frissons vous parcourent la moindre parcelle de peau partant du plus petit cheveu jusqu’au petit doigt d’orteil ? Et bien pour moi c’est ce qui s’est réellement passé. Un coup de foudre, littéralement, sans savoir pourquoi ni comment. Comment si l’alchimie avait déjà opéré un tour de force. J’ai eu peur d’ouvrir ce roman et d’affronter ses mots. Peur de me prendre un râteau. Inquiète de découvrir une histoire qui pourrait me bouleverser.
 
L’ENVOL DU MOINEAU est à mes yeux un roman d’une rare beauté, celle qui vous tatoue à jamais, celle qui s’infiltre, vous happe et vous emmène vers un ailleurs.
 
Direction la Nouvelle-Angleterre, 1675. Boston n’est alors qu’un gros village entouré de murailles en bois. Les colonies se répandent peu à peu aux alentours, prônant les voix impénétrables du Seigneur. Des colonies dirigeaient par des pasteurs intransigeants. La vie des colons est réglée aux millimètres près. Pas de faux pas sinon c’est le pilori. Le Seigneur veille, dicte les règles. Ses paroles sont d’or, bienveillantes, généreuses, autoritaires. Bienvenue au cœur de la société puritaine où les femmes au coiffe blanche sont sous l’autorité de leurs maris ; où les bons sentiments envers les enfants sont blasphématoires ; où tout geste de miséricorde, de bienveillance et de bonté envers des esclaves ou inféodés sont punis ; où la rigueur, les prières, le travail sont le cœur d’une vie aussi riche que démunie.
 
Mary Rowlandson est un de ces femmes parmi tant d’autres. Bonne épouse, bonne mère, elle donne l’image parfaite que l’on souhaite d’elle. Si Mary écoute avec passion les mots du Seigneur telle que l’on lui a toujours apprise, elle ne peut s’empêcher de les braver. Aider à mettre au monde le bébé d’une jeune fille inféodée amoureuse d’un esclave noir est tout sauf recommander par Lui. Mary a cette flamme en elle, celle qui la pousse à voir le monde d’une manière différente de son mari. Un monde qui serait à l’image de ce moineau offert par le père de la jeune fille en guise de remerciement, un monde magique, merveilleux, coloré et libre. Mary à ce quelque chose d’incontestable et de lumineux : découvrir et apprendre.
 
Sa vie bascule lorsque le village attaqué par les Indiens, elle est faite prisonnière avec ses enfants et tant d’autre gens de la communauté. Mary courageusement va défendre bec et ongle la vie de sa fille Sarah, mourante. Elle crie de douleur, d’incompréhension, d’effroi. Sa captivité est un terrible et long chemin sinueux qui lui meurtrisse l’âme. Une épreuve qui pourtant va lui permettre de connaître un certain apaisement. Pendant des semaines, elle est l’esclave d’un sachem aussi bienveillant que méchant. Ses pas, son regard découvrent une vie difficile où l’amour, le partage, la communion avec la nature, les pleurs, les rires, les repas frugaux, les enfants, les sourires, la confiance ont une toute autre signification. Elle contemple, elle respire, elle foule cette liberté. Une communion, une osmose parfaite et idéale. Ce peuple la fascine autant qu’elle le répudie. Une confrontation nécessaire à cet épanouissement libératoire. Les jours défilent, le temps s’apprivoise, le froid tue, Mary malgré la disette, les maladies, la mort, rayonne, respire. Elle rencontre cet indien converti James qui lui confère ce sentiment inexplicable de bien-être. Comme si le tout, la nature s’accordait avec les yeux et les bras chaleureux de ce puissant guerrier.

 

Cette épopée tel un rêve bien trop éphémère se dissolve dans cette réalité sournoise. Le retour à cette vie « normale » est une nouvelle épreuve. Les griffes acérées, les mots blessants, les regards noirs déstabilisent une femme qui alors ne sait plus à quel monde elle appartient.

 

Amy Belding Brown signe ici un ouvrage fascinant, incroyablement fascinant ! J’ai été happée par cette histoire d’un autre monde, celui où les chevaux étaient contraints à la guerre, où un peuple se devait d’être de véritable sauvage pour survivre sur leurs terres, terres volées par ces colons porteurs d’une vie sans liberté, sans accord avec la nature, dépourvue de tout sentiment. Mary, femme emblématique, tiraillée par ce que l’on attend d’elle et ce qu’elle apprit sur elle. Amy Belding Brown m’a transportée dans un monde intransigeant, violent mais où l’amour, la fraternité ont un poids considérable. D’actions en actions, de questions en questions, mon cœur a fini par chavirer.

 

Je pourrai écrire encore de nombreuses lignes pour vous prouver de A à Z que ce roman est juste incroyable. Incroyable ! Envoutant ! Terrible ! Poignant ! Fascinant ! Percutant ! Humain ! Un diaporama bouleversant et éreintant de la folie humaine. Un tableau grandiose d’un peuple anéanti, déraciné et meurtrit.

 

#Esméralda
 

 


 
Une lecture en partenariat avec le PICABO RIVER BOOK CLUB et CHERCHE MIDI Éditeur. Je vous en remercie infiniment.

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… le site Lisez.com, pour tout savoir.

… l’avis d’une souris et des livres.

… l’avis du blog Une vie toute simple.

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LES LIONNES DE VENISE, tome 1 de Mireille Calmel.

 
[ ROMAN HISTORIQUE / AVENTURE – 2017 ]
XO ÉDITIONS
pour la présente éditions FRANCE LOISIRS
352 pages
Tome : 1/2
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure…
Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s’enfonce dans les arrière-cours des palais.
Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l’amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots.
 » Espionnage, amour, ruses et pouvoir : rien ne manque à ce trépidant roman vénitien.  » Amélie Cordonnier – Femme actuelle.

Mon avis :

 

J’avais entendu parler de Mireille Calmel lors d’un reportage en septembre, me semble-t-il. Une auteure que je ne connaissais point comme me l’a fait remarqué sensiblement mon mari ( ajouté à ses mots tout le sarcasme qu’il avait en stock). Remarque judicieuse qui n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde puisqu’aujourd’hui je vous parle de ce roman qui te transporte directement au 17e siècle dans les ruelles de Venise où le clapotis mélodieux de la lagune t’envoute. Enfin… pas que !

 

 
Ce roman historique est juste sensationnel et je ne regrette absolument pas qu’il fasse parti désormais de ma bibliothèque.

 

Aventure, passion, complot, manipulation, amour viennent résonner puissamment dans une histoire qui ne laisse aucun répit à sa lectrice.

 

Lucia, fille d’imprimeur, a une vie paisible. Amoureuse de l’apprenti de son père, elle vaque à ses occupations tout en veillant au confort de son père. Lorsque ce dernier reçoit une commande, les ennuis commencent. Cette gravure qu’il doit reproduire recèle un secret que bon nombre de hauts dignitaires rêvent de découvrir. Seulement, les convoitises sont nombreuses et les hostilités débutent par l’incendie du vieux atelier. Le sang et les larmes coulent et Lucia, désarmée, prend la fuite. Le danger la guette, les ruelles ne sont d’aucune sécurité. Animée par un vif sentiment de vengeance, elle part en guerre. Les forces invisibles qui mènent à la baguette ce complot démentiel sont inatteignables. De rencontres en rencontres, qu’elles soient mauvaises ou bonnes, la vie de Lucia sera dorénavant faite de peur, de doute et de vengeance. A cela se rajoute une jolie note de romance.

 

Très vite j’ai été envoutée par cette histoire. Trépidante et passionnelle, une histoire que j’ai dévorée. Un roman de capes et d’épées dans une Venise où les grands palais cachent dans leurs boudoirs des secrets et des complots, où les corps s’échauffent dans la quête d’une information.

 

La plume de Mireille Calmel est juste exquise. Elle mène avec brio son histoire où la trame se veut simple agrémentée d’éléments qui respirent la traitrise, la vengeance et l’amour. Elle sait parfaitement tenir en haleine son lecteur dans un décor de rêve. Rajouter à cela des éléments historiques, rien de mieux pour satisfaire ma curiosité.

 

Je ne peux que te conseiller LES LIONNES DE VENISE, tu passeras un super moment en sa compagnie. Pour moi, je n’ai plus qu’à retourner à ma boutique France Loisirs pour m’offrir ce second tome 😉 (C’est bientôt Noël, la bonne excuse ).

 

 

 


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Vers le site de XO Éditions pour tout savoir.

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LE MARQUIS GUILLOTINÉ de Roger Judenne.

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[ROMAN HISTORIQUE – Nouveauté 2018]
Éditions Marivole – Collection Romans Marivole
Format numérique (368 pages) : 7.99€
Broché : 20.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 


 

Le résumé :

 

1794, l’époque révolutionnaire bat son plein et la guillotine fonctionne à tout-va. A Paris, le marquis de Guéau vient d’être guillotiné. Le fils navigue sur les océans, à l’abri des vagues, tandis que sa femme, Madame de Bonvoust, se réfugie avec sa fille nouveau-née au domaine de Reverseaux, propriété du marquis dans la région de Chartres. Elle part rapidement se réfugier en Angleterre, laissant sa fillette à une nourrice dans le plus grand secret. Les petites gens continuent à vivre autour du château du marquis guillotiné comme si de rien n’était. La Révolution a fait peu de vagues, et leur travail permet de les faire vivre. Un régisseur honnête surveille tout ce petit monde, ce qui permet au domaine de Reverseaux de survivre aux spéculateurs qui achètent successivement le domaine sans jamais y mettre les pieds.

 


 

Mon avis :

 

5 ans après la prise de la Bastille (14 juillet 1789), la révolution résonne toujours tambour battant dans les rues de Paris. La monarchie s’éteint peu à peu et les têtes des nobles proches de l’oligarque tombent. La Ier république (21/09/1792 à 18/05/1804) faisant suite à la révolution est ballottée. Son instabilité fait craindre des heures sombres à la France et au petit peuple :  le premier gouvernement (Convention Nationale) est la référence historique de ce roman et plus particulièrement la période appelée La Terreur. La République Française n’a jamais été aussi instable qu’en cette fin de XVIIIe siècle, les hommes politiques tel que Robespierre n’arrivent pas à stabiliser le pays et finissent guillotinés.

 

Roger Judenne plonge son lecteur au sein d’un domaine seigneuriale dirigé par le Marquis de Guéau : le château de Reverseaux. Cette acquisition remonte à plusieurs génération au temps du roi Henri IV où ses ancêtres étaient proches du roi et en remerciement ce domaine leur fût céder.
1794, le marquis fût guillotiné et tous ses biens furent confisqués et mis sous la tutelle de la République. La vie du Château est alors menacé, tout comme la famille du Marquis, recherchée par les soldats de la République. Certains proches vont trouver refuge notamment en Angleterre. L’histoire ne se concentre aucunement sur la fuite de ces nobles, mais au contraire, elle porte un œil intéressant sur la vie des petites mains qui font vivre le château. Une fenêtre sur un monde oublié à l’heure actuelle où la mondialisation numérique est prépondérante, cet aparté sur ce paysage est tout aussi savoureux que mémorable.
Roger Judenne ne tarit pas de descriptions quant à ce petit peuple fourmillant sur les terres du Marquis. Le maître boulanger, le meunier, le charbonnier, la laitière, le tuilier, le fermier, le gardien, le régisseur, la gouvernante, les servantes, l’avocat, le curé, le colporteur, le coché… Un monde où fourmillent tant de personnes qu’il apparaît telle une bulle hors du temps. Une bulle qui est  passée au travers des mailles de la Révolution sans trop de casses malgré de belles frayeurs. Chaque personnages ont une place importante, un maillon solide d’une chaîne solidaire. Le lecteur suit donc toutes les péripéties de ces petits gens. Ces derniers sont vaillants, autant les hommes que les femmes, ingénieux, bienveillants et respectueux. De nombreuses qualités qui tendent à faire défauts aujourd’hui. L’entraide est omniprésente, d’ailleurs nécessaire au bon déroulement de toutes les tâches. Personne ne rechigne, sauf le benêt du village qui sous son caractère niais met une belle pagaille au sein de la communauté. Malgré le vent de changement qui souffle sur le pays, Reverseaux fait figure d’un calme olympien. Il faut dire que le régisseur tient avec rigueur et respect tout ce petit monde et surtout n’hésite pas à relever les manches pour quelques travaux et affronter les ventes successives du château et de ses communs.
Une vie de labeur où moult soucis sont récompensées par des petits bonheurs simples.

 

Je regrette souvent de ne pas avoir le temps de lire davantage de roman historique, surtout que c’est un genre qui me plait énormément pour tous les détails, menus ou grands, sur les coutumes, sur l’aspect historique, sur ces métiers d’autrefois et sur ce mode de vie d’une autre époque. Ces romans sont un gage de la perpétuation du souvenir. A l’heure actuel où tout s’oublie, il plus qu’important de mettre des mots et des images sur les événements qui nous ont permis de connaître cette liberté. 1794 est l’année de tout les changements : la séparation de l’Etat et de l’Eglise, l’abolition des privilèges ; la première émancipation qui en engendra bien d’autre.

 

Roger Judenne avec sa verbe honnête et méticuleuse m’a fait vivre une histoire riche en redécouverte. Ce roman est sacré, précieux. Il est également basé sur des faits biens réels, ce qui apportent une toute autre notion et vision à la trame. A découvrir sans modération !

 

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Dés le lendemain, le maire convoque la population à son de tambour. Tous les citoyens doivent être témoins de la disparition des titres qui ont permis aux tyrans de les opprimer. Le dimanche suivant à midi, on allume un grand brasier. Des hommes désignés par le maire ouvrent les caisses les unes après les autres et jettent dans les flammes les quatre mille cinq cent soixante-dix actes. Tout part en fumée.
La quasi-totalité des habitants du village assiste au brûlement. Comme le maire n’a pas adressé une invitation mais une convocation, les gens de Reverseaux ont venus. Le caractère obligatoire de cette présence a posé problème à certains. […] En raison de ses difficultés à marcher, le notaire Archambaudière s’en est aussi exonéré. Le régisseur a bien compris que la perspective des flammes dévorant sa raison de vivre lui serait insupportable, alors il s’est abstenu de lui proposer une place dans la carriole et il a accepté.
– Pour lui, confie Montalbert à l’oreille de sa femme, c’est toute sa vie qu’on brûle.
– La guillotine pour les uns, le bûcher pour les autres, répond la gouvernante. On comprend qu’il ne veuille pas assister à sa propre exécution. […]
Ils forment un groupe à part et les habitants du village, qui interviennent tous à un moment ou à un autre de l’année sur le domaine, les regardent avec compassion, comme si ces archives avaient impacté leur vie davantage que celle du reste de la population. […]
Au milieu du cercle des gens, les flammes dévorent les papiers. Curieusement, alors qu’à Paris ce spectacle révolutionnaire déchaîne l’allégresse populaire, à Rouvray, il n’y aucun cri de victoire, aucun chant patriotique, aucun geste manifestant la joie d’un peuple opprimé libéré du joug du tyran. Le crépitement du feu s’impose et le craquement des sceaux de cire emplit la place. Les visages sont graves et laissent transparaître l’inquiétude liée à l’incertitude qui pèse sur l’avenir. « On sait ce qu’on perd ; on ne sait pas ce qu’on gagne ».
– C’est triste d’en arriver là, dit Wilhem, mais c’est nécessaire pour abolir définitivement les privilèges dont les français ont tant souffert.
– A Reverseaux,nous, on ne souffrait pas, répond naïvement Louise. Pourtant, on dépendait tous du marquis
– Vous n’aviez pas les mêmes droits que lui…
– Ah…
-C’est terrible, regrette Wilhem en balançant la tête, mais sans guillotine et le brûlement de ces papiers, la noblesse n’aurait jamais renoncé au plus insignifiant de ses droits. Avec un peu d’intelligence et d’humanité, on aurait probablement éviter tout ce gâchis.
(pages 206-207)

 

 

 

 


Le roman en image

 

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LE CHÂTEAU DE REVERSEAUX

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LE CHÂTEAU ET SES COMMUNS

 

 

 

 

 

 

 

LE PIGEONNIER DU CHÂTEAU

 

 

 

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CHÂTEAU DE REVERSEAUX

 

 

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 FOUR A CHARBON

 

 

 

 

 


 

Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance et leur patience.

 

 

 

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Obsession : la Maison Close – tome 3 de Molly Reed

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Romance historique – sortie le 24 mai 2017

Editions Pandorica

Service Presse

 

Je remercie les éditions Pandorica de m’avoir confié cette saga en service presse.

Résumé : Si la Justice n’a pas les moyens d’arrêter l’assassin de sa sœur, alors Margot se passera de ses services ! L’homme est un habitué de la Rose des Vents. Sa seule solution pour l’approcher sans éveiller le moindre soupçon : devenir une prostituée pour pénétrer à son tour dans l’antre de la maison close.

Sa vengeance est enfin à portée de bras !

Le plan est tout trouvé, l’approche est facile, mais un ami de son frère est bien décidé à lui mettre des bâtons dans les roues.

Entre l’amour et la vengeance, Margot va devoir choisir.

 

Mon avis : cette saga est pleine de surprises ! Encore une fois, on découvre une nouvelle pensionnaire de la Rose des Vents et une nouvelle fois, Molly Reed nous surprend dans cette nouvelle histoire.

            Ici, nous faisons connaissance avec Margot, une jeune femme qui a rejoint la Rose des Vents afin de venger le meurtre de sa sœur. Son meurtrier est un client régulier ; elle met donc au point un plan pour s’en approcher et pouvoir mettre en exécution sa vengeance. Un soir, elle tombe sur Joseph, un ami de son frère, dont elle est amoureuse depuis toujours. Ce dernier lui demande de renoncer à sa vengeance. Que va décider Margot ?

            J’ai beaucoup apprécié Margot. Comme quasiment tous les personnages de Molly Reed, c’est une jeune femme qui sait ce qu’elle veut et qui sait mettre de côté sa fragilité pour arriver à ses fins. Têtue, droite et volontaire, elle ne va cesser de lutter avec son cœur. Car il faut l’avouer, Joseph est un beau jeune homme qui cherche Margot depuis des semaines, depuis son départ précipitée de la maison familiale. Inquiet pour elle, car il a des sentiments inavoués depuis des années, il va tout tenter pour lui démontrer qu’une autre voie est possible. Enfin, on retrouve la Comtesse qui dévoile un nouvel aspect de sa personnalité. Ce personnage ambigu me laisse pensive : je ne sais pas si je dois la détester ou pas….. Certainement qu’elle mérite un entre-deux.

            Je ne me lasse pas de cette saga. Molly Reed fait de nouveau des merveilles et nous emporte dans cette maison close qui cache des pensionnaires aux caractères bien trempés. Aucune lassitude à la lecture de ce troisième tome et une nouvelle fois, l’alternance des points de vue rend plus haletante l’action en cours. Je fonce donc sur le quatrième et dernier tome de cette saga, à regret de devoir déjà quitter la Rose des Vents.

 

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Retrouvez Obsession : la maison close – tome 3 sur Amazon

Retrouvez ma chronique pour Initiation : La Maison Close – Tome 1 de Molly Reed

Retrouvez ma chronique pour Tentations : la Maison Close – tome 2 de Molly Reed

 

Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

elle s'appelait Sarah

Littérature française – Sortie en 2007

Le Livre de Poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.

Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais. Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans trente-quatre pays.

 

Mon avis : je me suis plongée dans ce livre par curiosité. Tout d’abord, il m’a chaudement été recommandé par des copines lectrices. Ensuite, passionnée d’histoire et intéressée plus particulièrement par les histoires autour de la 2nde Guerre Mondiale, le quatrième de couverture de ce livre ne pouvait que me faire de l’œil.

Je me suis donc laissée tenter…..et quelle claque ! Je vous préviens, ce livre fait partie de mes coups de cœur et des incontournables de la littérature française. Il mêle à la fois l’Histoire (avec un grand H), des secrets de famille et des cas de conscience auxquels nous pourrions tous être confrontés.

D’un côté, nous avons Sarah, une petite fille de 10 ans, juive, qui vit au cœur de Paris avec ses parents pendant la 2ème Guerre Mondiale. Dans la nuit du 16 juillet 1942, elle est raflée avec ses parents et emmenée au Vel d’Hiv. D’un autre côté, nous avons Julia, journaliste américaine mariée et vivant en France depuis de nombreuses années. Deux évènements vont venir bouleverser sa vie. Tout d’abord, elle va se voir confier un article sur la rafle du Vél d’Hiv, dont on n’a, pendant très longtemps pas parlé. Ensuite, son mari fait rénover l’appartement familial afin de s’y installer avec sa femme et sa fille. Mais cet appartement renferme de nombreux secrets qui vont ressurgir à cette occasion.

Julia est une femme comme on les aime. Journaliste passionnée, elle veut aller au bout de son enquête afin d’être le plus juste possible. Malgré les découvertes qu’elle va faire, elle ne lâchera rien et pour cela, elle m’a éblouie. Nous avons aussi la petite Sarah, dont la vie va être également déroulée sous nos yeux. On ne peut pas rester insensible au destin de cette petite fille raflée, comme tant d’autres à cette époque-là.

Ce livre est impossible à lâcher avant de l’avoir terminé. L’écriture de Tatiana de Rosnay, dont j’ai lu un bon nombre de livres, est une nouvelle fois fluide et addictive. Les pages se tournent toute seule et le mystère entourant la vie de Sarah nous tient en haleine tout au long du roman. Je vous préviens, le dénouement est fort et je vous conseille de garder la boite de mouchoirs à portée de mains. J’ai également adoré ce livre car historiquement, les faits relatés ont existé pour des milliers de familles juives. Ce livre est un outil de cette mémoire qu’il faut faire vivre et il est impossible de rester de marbre face à cette histoire.

Pour information, un film avec la merveilleuse Kristin Scott Thomas est sorti en 2011. Faisant l’impasse sur des éléments du livre, je l’ai cependant trouvé très bon et également très émouvant. A ne pas regarder un jour où on n’a pas le moral cependant.

 

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Retrouvez l’univers de Tatiana de Rosnay sur son site officiel

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