LE DERNIER ATLAS Tome 1 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


Tome 1/3
Ismaël Tayeb est lieutenant dans un gang criminel. Son grand patron lui donne un ordre qu’il ne peut refuser : trouver une pile nucléaire… Pour cela il va devoir remettre en marche et voler le dernier Atlas, un de ces immenses robots français qui géraient des constructions titanesques jusqu’au milieu des années 70, mais qui, suite à un grave incident à Batna durant la guerre d’Algérie, ont tous été démantelés… à l’exception du George Sand.
Au même moment, Françoise Halfort, ex- reporter de guerre, se retrouve confrontée dans le parc de Tassili à un phénomène écologique et sismique sans précédent qui va bouleverser l’équilibre du monde… Un récit-fleuve, intensément feuilletonnant, à lire d’urgence !

 

 
Un premier tome totalement génial, accaparant, subjuguant et hallucinant.
Vous ne le savez pas, mais il y a 20 ans en arrière (oui je suis vieille), les bandes-dessinées étaient mon dada. J’en lisais à la pelle et avait ma préférence pour Lanfeust de Troy et XIII. Au fils du temps, cette passion s’est estompée et reportée sur les romans.

 

J’étais loin de me douter du plaisir que j’ai pris en lisant ce premier tome. LE DERNIER ATLAS est une uchronie se reposant sur des faits réels. L’Algérie, colonie française, qui réclame son indépendance, une ville au sud-Est d’Alger, Batna, théâtre de nombreux événements. Si ce point temporel est le point de départ de l’intrigue, le fil de l’histoire appartient à la fiction.

 

Le gouvernement français décide de construire des Atlas. D’énormes robots capables de soulever des charges phénoménales et ainsi de construire des immeubles impressionnant à l’architecture unique. Ces robots malheureusement suite à des accidents notables doivent être démantelés. Ismaël Tayeb a eu la chance d’en avoir vu un au cours de son enfance, même si cela relève d’un mauvais souvenir. Il n’en retient que la majesté de ces machines. Tayeb n’a rien d’un ange. Lieutenant au sein d’une grande organisation, il vit de larcin en tout genre et de commerce illicite. Il se dénote par son intelligence et par sa capacité à garder un calme olympien dans toutes les situations. Quand « Dieu le père », un russe exilé, décide de l’embarquer dans une nouvelle affaire en lien avec les djihadistes, Tayeb se trouve confronter à « quelque chose de plus grand ». Suivre son pressentiment devient une obsession qui le portera en Indes. Un défi pour sauver l’humanité ? Qui le suivra dans cette quête improbable ?

 

En parallèle Françoise Halfort, ancienne journaliste, se trouve sur les terres de Batna dans le désert afin d’étudier d’étranges curiosités. Des oiseaux agglutinés au même endroit, des insectes difformes avec une marque aux formes étranges, des tremblements de terre. Et les surprises sont loin de s’arrêter là !

 

Ce premier tome introduit avec habileté les personnages, l’environnement et une intrigue qui promet monts et merveilles par la suite. Bien évidemment les scénaristes, Vehlmann et De Bonenval,  cultivent parfaitement l’ambiguïté et la curiosité qui poussent le lecteur à aller de l’avant. Un scénario sombre qui plonge le lecteur dans une atmosphère noire et glauque où le mal règne sans partage et concession. Le scénario ne doit l’intensité qu’aux dessins de Tanquerelle et Blanchard qui saisissent sur le papier avec une étonnante et effroyable facilité les émotions des personnages. Des traits parfois plus grossiers et caricaturaux quand cela s’y prêtent et d’autre part des traits plus fins et harmonieux et angéliques.

 

En bref, je suis vraiment enchantée par ce premier tome. Un histoire rocambolesque et des personnages intrigants qui n’ont pas encore révélé toutes leurs facéties. Le tome 2 sortira début avril et surtout n’ayez crainte de vous le procurer en version numérique, le rendu est top !

 

Une chronique de #Esméralda

LA SUBSTITUTION de Roger Raynal.


Pendant une croisière, un professeur de physique se réveille à côté d’une femme qui n’est pas la sienne. Il découvre qu’il est marié depuis des années avec cet ancien amour de jeunesse, et qu’il partage avec elle une vie commune dans un monde dont il ignore tout.
Alors qu’il possède les connaissances et les souvenirs d’une vie monotone, il doit parvenir à se substituer de façon crédible à celui qu’il remplace, un financier aux nombreuses maitresses et à la situation familiale tumultueuse. Comment va-t’il s’adapter à cette nouvelle vie ? Quelle est l’origine de la substitution d’identité qu’il doit assumer ? Une quête qui le conduira à mettre en cause tout ce qu’il pensait savoir sur lui et sur l’univers.

 
Une autre vie dans un autre monde, LA SUBSTITUTION est un voyage au goût de road trip où sentiments et compréhension tiennent le rôle principal.
Tout commence sur ce paquebot de luxe, dans une chambre ordinaire, un lit plus que confortable et une silhouette et une voix inconnues. Plongé dans une semi conscience, un rêve bien trop séduisant, il découvre une réalité tout autre. Sa femme n’est plus sa femme, la belle rousse n’est autre que son premier amour. Désabusé et désappointé, il explore toutes les théories : avc, dédoublement psychique, hallucination, contamination. Bref rien ne va plus dans son monde. Pour faire bonne figure et surtout ne pas paraître dingue, il rentre dans son nouveau rôle. Fin observateur et quelque peu malin, il découvre la vie de son alter ego auprès de la belle Christelle. Il se rend très vite compte que sa vie est faite de nombreux mensonges : son alter ego est un homme volage et à femmes et semble vivre une double vie bien remplie. Sa vie de famille n’a rien d’idyllique. Bon an mal an, cette vie là ne lui correspond absolument pas. La finance, le jeux, l’alcool, la tromperie, les mensonges et les escroqueries, tout est à l’opposé de sa façon de vivre, de ses principes et de ses convictions. Peu à peu, cet homme s’impose dans cette nouvelle vie d’une manière incongrue et efficace. Un homme attentif et à l’écoute. Un homme qui va construire la vie telle qu’il l’attend à la grande surprise de sa femme et de ses filles.
Ce road trip peu conventionnel révèle un homme qui s’autorise une certaine liberté. Cette substitution est telle une seconde chance.

 

Ce roman est loin de rentrer dans les codes tels que nous les connaissons. Si la science-fiction reste le fil conducteur de ce récit émouvant, le tout le rend sensationnel. Une intrigue surprenante sous fond d’astrophysique où les hypothèses foisonnent et tendent vers une métaphysique très suggestive et si réelle. Un monde de possibles et des impossibles. Un monde dans un monde et des réponses au delà des esprits validistes.

 

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qui se dégage de cette lecture. Le personnage principal évolue dans un monde scientifique dense où les conjectures peuvent effrayer plus d’un. J’aime la manière dont Roger Raynal expose son intrigue, la met en place et la manière dont elle évolue. J’aime ces notes d’émotions qui parsèment ce parcours chaotique. J’aime beaucoup les risques que l’auteur prend. Sa plume fluide et soutenue est un vrai délice et peu en déstabiliser certain. Une très belle découverte que je vous recommande.

 

Une chronique de #Esméralda.

LES AFFRES, tome 2 et tome 3 de Antoine Delouhans.

Murmures (Les Affres t. 2) par [Delouhans, Antoine]
Lien Kindle
110 pages

Le résumé :

James se remet difficilement de la perte de sa femme lorsqu’il rencontre Léa. Elle est fatiguée, bouleversée, et va l’entraîner dans sa remise en question du monde tel qu’ils le connaissent.
Instincts (Les Affres t. 3) par [Delouhans, Antoine]
Lien Kindle
106 pages

Le résumé :


Léa se retrouve perdue dans la nature sauvage. Seule, elle doit apprendre à écouter et à ressentir la Terre-Mère pour survivre.

Après InLife et Murmures, Instincts vous embarque plus loin dans la quête de l Équilibre.
[ SF – POST APOCALYPTIQUE – 2018]
Novella
Ma note 5/5 mention « à découvrir »
Lu dans le cadre de Mon Marathon Indé de mars

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Bienvenue dans le monde d’Antoine Delouhans. Ce n’est pas un monde onirique, mais un monde sans dessus dessous où la Vérité n’est pas celle que vous voyez, que vous vivez. Alors non ce n’est pas un remake de Matrix, il n’y a pas de petites gélules et des chiffres verts partout mais bien un monde apocalyptique dirigé par de sombres créatures venues tout droit de l’enfer.

 

Un monde, an 3333, quelque part sur Terre, parmi les îlots de vie où règne un monde moderne comme nous le connaissons. Les habitants vivent sans trop se poser de question, enchaînés dans une banale routine. James est psychologue et tout récemment veuf. Sa femme est décédée dans d’atroces souffrances et le deuil est une dure réalité et épreuve. Obligé de maintenir son activité, il rencontre l’intrigante Léa avec qui il noue, malgré lui, une relation atypique. Léa va alors l’entraîner dans une aventure qu’il n’aurait pu jamais soupçonner !

 

Je n’ai qu’un mot d’ordre : foncez ! mais depuis le premier tome.

 

Si vous adorez l’univers post apocalyptique où surprises, complots, manipulations sont légions alors vous ne serez pas déçus. Mais la série des Affres, ce n’est pas que ça, Antoine Delouhans y véhicule des messages de bons sens, percutants et essentiels. La liberté est le leitmotiv principal : la liberté de savoir, d’être soi et de comprendre.

 

MURMURES est axé sur le deuil : la perte de l’être cher, l’amour véritable, le pardon et la reconstruction. A travers un cheminent plein de bon sens, James franchit les étapes. Les mots qu’il griffonne sur son journal y sont pour grand chose. Il y retranscrit mots pour mots, les rêves étranges, révélant ainsi la clé essentielle à son bien être.

 

INSTINCTS est la suite des conséquences des actions menées dans le précédent tome. Ce second tome est axé sur la nature, la communion avec elle, ce qu’elle a de merveilleux à nous offrir. Je retrouve une Léa épanouie dans un rôle d’Eve qui lui va à ravir. Si dans un premier temps, elle semble avoir atteint le paradis et la parfaite osmose avec Mère Nature, le bonheur s’effrite rapidement quand des Sanguinaires lui tendent un piège de mauvais gout. Léa va rencontrer son Adam, elle ne va pas croquer la pomme interdite pourtant les ténèbres n’ont jamais été aussi prêtes à tenir leurs plus sombres promesses.

 

Il est vrai que comme je vous raconte là, comme ça, ca n’a pas l’air très compréhensible. Et pourtant un fois plongé dans cet univers, tout est cohérent. J’ai très vite cerné les personnages. J’ai très vite compris que l’univers de Delouhans recèle de sombres secrets mais qu’à contrepartie le bonheur et la liberté sont atteignables à ceux qui savent voir et écouter. Les rebondissements et les actions ne dérogent pas à la règle. La jolie plume de Delouhans est une pure merveille qui aime jouer avec les émotions contradictoires et de ceux qui a de plus sombre et beau de l’âme humaine.

 

LES AFFRES est une plongée aussi hasardeuse que sensationnelle. Venez pousser les portes d’un monde surprenant !

 

#Esméralda

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… mon avis sur le tome 1 : « In Life ».

… le portrait d’Antoine Delouhans.

… mon avis sur un autre roman : ‘Indomptables ».

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LES ENFANTS D’ASTRA, tome 1 : Plan 439 de Isaure de Villers.

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[FANTASY / YOUNG ADULT – Rentrée littéraire 2018]
Éditions BETA PUBLISHER

 

Format broché (456 pages) : 17.50€
Numérique : 9.99€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 


 

 

Le résumé :

 

Année 3126.
Après une guerre dévastatrice,
L’A.M.Erica triomphe et le peuple d’Astra n’est plus.
Seuls ses enfants demeurent.
Cachés dans des souterrains,
ces derniers se retrouvent à la charge des Eriquiens,
adoptés par ceux qui ont tués leurs parents.
Mais comment, dès lors, ne pas rêver de vengeance ?
Ils sont des millions à attendre dans l’ombre.
Ils sont les Enfants d’Astra.

 


 

Mon avis :

 

Isaure de Villers nous offre un super univers où les enjeux considérables viennent rythmer une histoire sensationnelle et je dois l’avouer hyper géniale.

 

L’année 3126 voit s’éteindre un peuple. Astra est entièrement détruite. Seuls les enfants ont survécu dans les innombrables souterrains. Des milliers d’enfants de tout âge sont recueillis par l’exterminateur : AM.Erica. De nombreuses familles se proposent d’adopter ces enfants, alors que d’autres trouveront refuge dans les orphelinats.

 

Ces enfants démunis, déracinés, orphelins doivent faire face à de nombreux tourments : accepter la perte de leurs parents, la destruction de leur pays, la séparation de la fratrie, s’intégrer au sein de la population AM.Ericaine et surtout faire en sorte que le plan 439 soit mis exactement en œuvre.

 

Quand des enfants remplis de haine et de vengeance s’associent, il en résulte une très grande surprise et surtout une histoire aussi addictive que haletante.

 

Ce premier tome pose les bases très importantes : l’univers est parfaitement défini avec des corrélations maitrisées. La conquête de l’espace prend tout son sens. Chaque grand continent est représenté dans la galaxie toute entière. Les alliances rythment les guerres continuelles. une guerre assoiffée de pouvoir qui finalement n’a ni queue ni tête. Une guerre si meurtrière, si violente.

 

A travers 5 personnages, Isaure de Villers fait vivre à son lecteur un histoire trépidante et déchirante. Quelque soit leur camp, je me suis sincérement attachée à eux qui font preuve d’une grande maturité et d’une grande sensibilité. L’auteur n’hésite à aucun moment à les faire fléchir ou alors à montrer leur bravoure. Chacun d’entre eux et à leur manière sont des héros en devenir.

 

D’un côté, Cyndie, Sibylle et Rodolphe représentent les enfants d’Astra. Ils ont une place particulière qui vont les amener à prendre des décisions importantes. De l’autre, Aileen et Edward sont des enfants du dirigeant de l’AM.Erica et l’arrivée de ces nouveaux enfants font les mettre à mal et notamment ils vont réviser leur position sur ces derniers.

 

Cyndie est une petite fille de 9 ans, traumatisée par cette guerre. Elle est recueillie dans une famille aimante qui malheureusement ou heureusement va découvrir son terrible secret et sa véritable identité. Cyndie est juste touchante, attachante. C’est une enfant que tu chérirais à longueur de temps. Malgré sa grande fragilité, c’est un véritable soldat prête à tout.

 

Sibylle est la sœur cadette de Rodolphe. Elle s’est retrouvée à l’orphelinat et a su recréer un petit cocon chaleureux et attentionnée. Imaginative, surprenante, drôle, cocasse, Sybille a la volonté farouche de mettre le plan 439 à exécution. Douée pour prendre la parole devant la foule, sa prestance et son charisme vont soulever la foule.

 

Rodolphe est le rebelle au grand cœur et super timide. Loin d’être à l’aise en société, il n’hésite à aucun moment d’affirmer son opinion et d’argumenter en petit comité. Bon tacticien, sportif aguerri, manipulateur sont autant de qualités qu’il met en œuvre pour le plan 439 aux dépends de bien d’autres.

 

Aileen est la fille du dirigeant de l’AM.Erica. Fonceuse, intelligente, douée, ses croyances vont de mal en pis face à l’arrivée de ces enfants. Son amitié grandissante pour Rodolphe l’exaspère autant qu’elle envoute. Sera t-elle à la hauteur des ambitions de son père ?

 

Edward est le frère d’Ailleen. Il ne prend pas part aux positions induites par les nouveaux arrivants. Au contraire, il souhaite mettre beaucoup d’espace entre eux et lui. Son échappatoire : partir en voyage qui prend vite des allures de guet-apens.

 

J’ai été très vite séduite par cette aventure. La mise en place est relativement simple et j’ai pu de suite me plonger aux cœurs des nombreuses péripéties. Tenue en haleine dès les premières pages jusqu’au point final de ce premier tome, j’ai avalé sans répit les chapitres. L’alternance des points de vues est bien visée. D’ailleurs ces derniers apportent une vision plus globale des enjeux et des actions menées par les différents protagonistes.

 

Le dénouement est assez tonitruant et laisse en suspension des actions débutées dans les derniers chapitres. J’attends avec impatience la suite des aventures.

 

Je ne peux que conseiller ce super young adult à l’univers sensationnel et riche. Une aventure qui met hors d’haleine le lecteur. J’ai adoré !

 

 

 

∞∞ LES PREMIÈRES LIGNES ∞∞
C’est à la fin du XXIIIème siècle qu’a commencé la colonisation de masse de l’espace. Astra, le pays se dressant sur les ruines de la France depuis déjà des centaines d’années, a lancé le peuplement de la planète Sagan, découverte vers 2232. De son côté la nouvelle Amérique se créait son empire sur un monde habitable proche, lui donnant le nom de l’AM.Erica. La Chine, elle, colonisait Neptsys, une planète viable mais immergée, plus éloignée, permettant cependant de soulager la Terre dont les ressources étaient presque épuisées.
Le monde d’hier, Juliette D, Livre II, Chapitre 15, 3146.

 

 

 


 

Je remercie l’équipe des éditions Beta Publisher pour leur confiance.

 

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LE MONDE DE TIM de Pierre Grand-Dufay.

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[ANTICIPATION – Rentrée littéraire 2018 ]
Éditions Pierre-Guillaume de Roux
Format broché (256 pages) : 20.00€
Ma note : 3.5/5 mention  » à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

En 2047, le monde s’est totalement transformé. Paix et prospérité semblent régner à perte de vue sous le miracle grandissant d’un progrès scientifique nommé Intelligence Artificielle. Seule ombre au tableau, cette conquête se révèle davantage matérielle que spirituelle. Claire et Paul, un couple heureux, en pleine réussite professionnelle et sociale, sont encore prisonniers de cette logique. L’irruption brutale de Tim, orphelin de quinze ans, dans leur existence bien réglée va bouleverser tous leurs repères et permettre à Paul de renouer avec son enfance et ses racines provençales oubliées. C’est à travers le regard inspiré, quasi visionnaire de l’adolescent que le couple se met peu à peu à comprendre l’ampleur des mutations à l’oeuvre. L’essentiel n’est plus ce qu’ils croyaient. Un tout nouveau mode de vie s’impose à deux sans plus attendre… Un roman spéculatif qui anticipe les grands bouleversements à venir dans de nombreux domaines-clés : technologie, urbanisme, économie, enseignement, droit de la famille ou du travail, institutions et construction européenne. Le Monde de Tim déjoue les angoisses déclinistes de notre époque par quelques réponses simples et fermes, fondées sur le retour aux valeurs essentielles : amour, partage, responsabilité. Une belle leçon d humanisme et de confiance qui insuffle une nouvelle espérance.

 


 

 

Mon avis :

 

Tim vient de vivre une terrible épreuve : la perte de ses deux parents. Recueilli par le cousin de son papa, il arrive dans un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il a toujours vécu loin de toute frénésie. Son enfance en Guyanne et ensuite au cœur de la campagne, lui vaut bon nombre d’ébahissements. Du haut de ces quinze ans, il découvre un Paris utopique. Un Paris idéaliste. Sa nouvelle famille est tout aussi déstabilisante. Claire et Paul n’ont jamais eu d’enfant. Leurs travails ont toujours prévalu sur une vie familiale. Les soirées, les mondanités, les repas d’affaires, les voyages sont au cœur de leur quotidien assez rythmé. L’arrivée de Tim va bouleverser ce qui leur penser acquis et petit à petit l’esprit vif et juste de ce fils adopté va s’insinuer dans leur vie.

 

LE MONDE DE TIM est à l’image d’un monde humainement respectueux, chaleureux, curieux, inventif, attentif et attentionné. Un monde où les valeurs humaines passent inévitablement avant quelques technologies facilitant la vie.
Je dois dire que la perception de Tim m’a totalement enchanté et la manière dont il l’aborde avec justesse et honnêteté m’a  conquise. La pureté de Tim éblouit dans un monde interconnecté et peu soucieux de l’autre.

 

 

Pierre Grand-Dufay plonge son lecteur dans un monde bien utopique. Un monde où l’écologie a une place primordiale avec des ressources alternatives exploitées avec ingéniosité. Un monde où le travail est revisité d’une manière inattendue. Un monde où l’éducation a évolué grâce aux technologies de pointes et est adaptée à chaque enfant et adolescent. Les intelligences artificielles sont omniprésentes. Elles œuvrent ici et là. Facilitant les humains dans leurs tâches quotidienne, personnelle, déplacements et travail. Un monde très harmonieux mais froid où l‘IA serait une personne à part entière.

 

Pierre Grand-Dufay met en exergue ce monde pro-réel. Un monde à la fois fascinant et effrayant. Par la voix et les actes de Tim, celui ci pointe du doigt toutes les conséquences néfastes qui détruisent peu à peu ce qui fait l’essence même de l’être humain.

 

L’IA est un sujet qui me passionne. C’est d’ailleurs le second roman que je lis l’ayant pour thème. LE MONDE DE TIM est un récit exposant avec beaucoup de présence d’esprit un avenir bien plus proche que tu le penses. L’IA rode dans nos smartphones, applications et objets connectés. Le « big data » est une notion concrète. Si tout le côté scientifique est peu abordé dans ce roman, l’aspect « humain » le façonne, le modèle.

 

LE MONDE DE TIM est une belle découverte, même si je n’ai pas été d’accord sur certains points, il ouvre où débat.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
– Pourtant ce sont vos meilleurs amis, c’est étonnant qu’ils ne vous aient rien raconté. Je ne devrais pas vous dire ça, mais je trouve que, ce soir, vous avez beaucoup parlé, mais vous n’avez rien dit de vous, de vos soucis ou de vos joies, rien de ce qui vous touche ou vous concerne, vous ne vous êtes rien raconté… et puis on dirait que vous n’écoutez pas. Vous dites des choses en fonction de ce que vous voulez que l’autre pense de vous. Tout ça est faux. Tout ce bluff, cette esbroufe, c’est triste à en mourir. Personne ne dit ce qu’il ressent vraiment. Ca sert à quoi de jouer un rôle quand tous les acteur jouent le même ? C’est idiot.

 

 

 


 

 

Je remercie Mr Grand-Dufay de m’avoir permis de découvrir son roman et Mr Foucaud pour sa sollicitation.

 

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S.A.R.R.A. Une intelligence artificielle de David Gruson.

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[POLAR / SCIENCE FICTION – Nouveauté 2018]
Editions Beta Publisher
Préface du Pr Guy Vallancien de l’Académie Nationale de Médecine
Format numérique ( 320 pages) : 6.99€
Broché : 12.99€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir« 

 

 


 

Le résumé :
2025. Une intelligence artificielle est chargée de trouver une réponse à un risque d’épidémie d’Ébola en plein cœur de Paris. Toutes les hypothèses circulent sur l’origine de la contamination, y compris celle du terrorisme biologique. La Machine administrative, politique et médiatique est prête à s’emballer. Inévitable. Irréversible. Incontrôlable ?

 


 

Mon avis :

 

Voici un polar d’anticipation qui a le mérité de réveiller les consciences et surtout d’alerter le lectorat me semble t-il peut au courant de la réalité sur l’intelligence artificielle. Par contre je ne suis pas sans savoir que la France est un des pôles mondiaux dans ce domaine de recherche (et qu’il tend à s’amplifier par la volonté de Monsieur le Président de la République).
Etes-vous prêts à placer votre vie en lieu sûr et aux bons soins de S.A.R.R.A. ?

 

L’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificiel Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. L’IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d’application. […] De Google à Microsoft en passant par Apple, IBM ou Facebook, toutes les grandes entreprises dans le monde de l’informatique planchent aujourd’hui sur les problématiques de l’intelligence artificielle en tentant de l’appliquer à quelques domaines précis. Chacun a ainsi mis en place des réseaux de neurones artificiels constitués de serveurs et permettant de traiter de lourds calculs au sein de gigantesques bases de données (source FUTURA TECH).

 

Paris, fin août début septembre 2025, un homme est déclaré positif au test NGS dépistant l’Ébola. S’ensuit des mesures drastiques à tout échelon afin de contenir une éventuelle épidémie de grande envergure. Si les pistes sont loin d’être nombreuses, le terrorisme biologique est avant tout envisagé. La crainte se répand peu à peu au sein de la population. Les heures s’écoulent et deux nouveaux décès, positifs à l’Ébola, sonnent l’alerte. Le Ministre de la Santé, l’ARS, Premier Ministre, Président de la République, professeur en médecine et bon nombre de consultants mènent une bataille féroce pour circonscrire cette épidémie. Quand l’Armée rejoint les rangs, s’est afin de proposer une aide particulière et qui s’annonce comme étant l’unique solution à pouvoir gérer cette crise. S.A.R.R.A. ( Système Automatisé de Réponse Rapide aux Alertes) n’est qu’en phase d’expérimentation mais les premiers résultats sont suffisants pour pouvoir l’exploiter lors de cette crise. Il faut savoir que la société de 2025 est dans sa totalité interconnectée (vie privée, dossier médical…). D’où la nécessité de faire interagir S.A.R.R.A. afin de réguler et d’analyser  les données Big Data et de donner des réponses exactes dans la prise en charge des victimes de cette épidémie et de limiter les dégâts en créant un vaccin.

 

S.A.R.R.A. est soumise aux mêmes lois de la robotique dictées par Asimov, l’auteur de Runaround, en 1942 :
Loi 1 : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
Loi 2 : Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
Loi 3 : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

 

Ces lois suffiront-elles à réguler S.A.R.R.A ?

 

Je dois dire que j’ai été vraiment décontenancée par ce polar. Un début certes difficile par le nombre conséquent de personnages mis en scène, mais au fil des chapitres tous les éléments et les personnages s’emboitent parfaitement donnant un suspense incroyable. Une atmosphère anxiogène et oppressante se créée au fil des pages, tenant en haleine le lecteur. Je me suis sentie prise aux pièges de nombreuses fois. Entre manipulation et événements imprévus, il y a de quoi perdre la tête. Les éléments s’égrènent au fil des pages et soulèvent de nombreux questionnements qui bien évidement trouvent réponse au final tonitruant.

 

David Gruson soulève via sa thématique bon nombre de réflexions et c’est en cela que son roman est grandiose. Au travers de sa mise en scène alambiquée et de flux d’informations, Gruson interpelle.
Quelle place à l’IA au sein de la société moderne et à venir ? Sera t-elle bénéfique ou néfaste à l’Homme ? L’IA doit elle être restreinte ? Sera t-elle contrôler par des garants humains ? Quels champs et/ou quels domaines pourraient bénéficier de l’IA ? Sera t-elle une arme destructrice ou bien au contraire une aide salvatrice ? Quelles limites ne devront pas être franchies ?
L’Homme interconnecté : bien ou mal ? Est ce que l’IA a sa place auprès de l’Homme dans son quotidien ? L’IA mènera t-elle l’Homme vers sa fin ?
Le débat est ouvert à toutes interrogations aussi censées que loufoques. Un débat intéressant et enrichissant.

 

Ce polar est mené d’une main de maître par Gruson. Il maitrise à la perfection toutes les informations, idées reçue ou idéologies. Il narre une histoire fictive pouvant dans un proche avenir se concrétiser si rien n’est maitrisé de A à Z. Il ouvre une fenêtre sur un futur qui m’est apparu effrayant mais dont certain y trouve un attrait.

 

S.A.R.R.A. est fascinant, attrayant, menaçant, éprouvant, génial et ingénieux. A découvrir sans aucun doute !

 

L’intelligence artificiel sera t-elle le nouveau Dieu des Mondes à venir ?

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Interlude 5 : Le Test de Turing inversé
Nous devons tous le respect à Alan Turing. Je n’y fais pas exception. D’ailleurs, tout compte fait, il y a vraiment peu de chose pour lesquelles je fais exception.
Le test a été présenté par Turing dans son article de 1950 Computing machienry and intelligence. Son principe est simple à rappeler. Il met en jeu deux personnes et une machine. L’un des deux humains entre en conversation textuelle avec la machine. Si la deuxième personne n’est pas capable de distinguer qui s’exprime entre l’Homme et la Machine, le test est réussi. L’idée sous-jacente au test est que la Machine s’exprimerait en principe moins « naturellement » que l’Homme et que les imperfections de son langage pourraient être identifiées. L’Homme bénéficierait en quelque sorte s’une « présomption de perfection » de son langage.
L’émergence de l’intelligence artificielle en santé a fait apparaître une nouvelle lecture possible de ce test. Plus spécifiquement, c’est le mouvement préalable de numérisation des processus de soin qui a permis cette percée conceptuelle.
[…] Au début du processus, l’intelligence artificielle sera infiniment moins experte qu’un médecin à l’œil exercé. Mais on comprend aisément qu’au terme – plus au moins lointain – du processus d’apprentissage, l’intelligence artificielle ne peut que devenir nettement supérieure. Pour deux raisons. La première est qu’elle se situe sur le terrain même qui la fonde, celui du code informatique. La seconde raison est que ses capacités d’accumulation de schémas d’interprétation médicale sont infinies contrairement au cerveau humain.
C’est ici qu’émerge la notion de test de Turing inversé. Entre deux interprétations d’une même image médicale, la « présomption de perfection » ne portera plus sur l’Homme mais sur la Machine. Le contexte étant numérique, le langage « naturel » est bien celui de la Machine. L’Humanité se retrouvera dans l’imperfection du regard, dans l’approximation du diagnostic. L’Homme sera dans l’erreur. Et non la Machine.
page 215-216

 

 

 

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Voyage au pays de l’envie de Frédéric Marcou

voyage au pays de l'envie

Fantastique – Sortie le 13 juin 2014

Auto-édité

Service presse

 

Je remercie Frédéric Marcou, qui, via la plateforme Simplement Pro, m’a confié son livre à chroniquer.

Résumé : Ce livre est un recueil de cinq nouvelles fantastiques teintées de science-fiction. Il se veut ancré dans la réalité tout en laissant une large place à l’imagination et à l’imaginaire.

Destiné à un large public, il sera certainement plus particulièrement apprécié des adolescents.

 


 

Mon avis : Le recueil se compose de 5 nouvelles :

– Il ne vous reste plus qu’à signer : histoire d’un enfant qui serait la réincarnation d’un auteur décédé. Nouvelle clairement fantastique qui nous laisse un peu sur notre faim et trop courte !!!

– Damnation : nouvelle fantastique teintée de science-fiction d’un ouvrier qui pousse un chariot tous les jours et qui se retrouve, du jour au lendemain, au fond d’une cellule. Dans cette société imaginaire, chacun fait ce qu’on lui demande sans trop savoir ce qui arrive à ceux qui ne respectent pas les règles ou qui sont trop vieux. Cette nouvelle est en fait un roman raccourci au format nouvelle. C’est dommage car tout va trop vite, j’aurais aimé en savoir plus sur cette société, ses coutumes et son fonctionnement un peu plus global. Clairement, le monde décrit ici est en quelque sorte dystopique et on y retrouve des accents de Georges Orwell ou Aldous Huxley.

Rêve impromptu : là encore une nouvelle dystopique dans un monde où la police d’Etat a beaucoup de pouvoirs et pourchasse les magiciens. Trop courte encore une fois, j’aurais aimé en savoir plus.

Homo sapiens sapiens neandertalis : une nouvelle sur une découverte scientifique révolutionnaire volée par un stagiaire sans scrupule. Là encore, on entre dans l’histoire…et c’est déjà fini.

Une autre forme de mort : cette dernière nouvelle traite du thème de la mort, omniprésent dans ce recueil. Elle raconte la mort d’un homme, on peut imaginer que cela se passe comme cela quand on meurt….

Vous l’aurez compris, j’ai plutôt apprécié ce recueil de nouvelles. La plume de l’auteur est agréable et nous transporte dans son univers fantastique, teinté de science-fiction. J’ai par contre été frustrée car j’ai trouvé toutes les nouvelles trop courtes, sauf peut-être la dernière. Elles ont toutes une particularité, attisent la curiosité et se terminent trop vite. C’est dommage car elles sont prometteuses et donnent envie de découvrir d’autres écrits de l’auteur.

 

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