S.A.R.R.A. Une intelligence artificielle de David Gruson.

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[POLAR / SCIENCE FICTION – Nouveauté 2018]
Editions Beta Publisher
Préface du Pr Guy Vallancien de l’Académie Nationale de Médecine
Format numérique ( 320 pages) : 6.99€
Broché : 12.99€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir« 

 

 


 

Le résumé :
2025. Une intelligence artificielle est chargée de trouver une réponse à un risque d’épidémie d’Ébola en plein cœur de Paris. Toutes les hypothèses circulent sur l’origine de la contamination, y compris celle du terrorisme biologique. La Machine administrative, politique et médiatique est prête à s’emballer. Inévitable. Irréversible. Incontrôlable ?

 


 

Mon avis :

 

Voici un polar d’anticipation qui a le mérité de réveiller les consciences et surtout d’alerter le lectorat me semble t-il peut au courant de la réalité sur l’intelligence artificielle. Par contre je ne suis pas sans savoir que la France est un des pôles mondiaux dans ce domaine de recherche (et qu’il tend à s’amplifier par la volonté de Monsieur le Président de la République).
Etes-vous prêts à placer votre vie en lieu sûr et aux bons soins de S.A.R.R.A. ?

 

L’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificiel Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. L’IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d’application. […] De Google à Microsoft en passant par Apple, IBM ou Facebook, toutes les grandes entreprises dans le monde de l’informatique planchent aujourd’hui sur les problématiques de l’intelligence artificielle en tentant de l’appliquer à quelques domaines précis. Chacun a ainsi mis en place des réseaux de neurones artificiels constitués de serveurs et permettant de traiter de lourds calculs au sein de gigantesques bases de données (source FUTURA TECH).

 

Paris, fin août début septembre 2025, un homme est déclaré positif au test NGS dépistant l’Ébola. S’ensuit des mesures drastiques à tout échelon afin de contenir une éventuelle épidémie de grande envergure. Si les pistes sont loin d’être nombreuses, le terrorisme biologique est avant tout envisagé. La crainte se répand peu à peu au sein de la population. Les heures s’écoulent et deux nouveaux décès, positifs à l’Ébola, sonnent l’alerte. Le Ministre de la Santé, l’ARS, Premier Ministre, Président de la République, professeur en médecine et bon nombre de consultants mènent une bataille féroce pour circonscrire cette épidémie. Quand l’Armée rejoint les rangs, s’est afin de proposer une aide particulière et qui s’annonce comme étant l’unique solution à pouvoir gérer cette crise. S.A.R.R.A. ( Système Automatisé de Réponse Rapide aux Alertes) n’est qu’en phase d’expérimentation mais les premiers résultats sont suffisants pour pouvoir l’exploiter lors de cette crise. Il faut savoir que la société de 2025 est dans sa totalité interconnectée (vie privée, dossier médical…). D’où la nécessité de faire interagir S.A.R.R.A. afin de réguler et d’analyser  les données Big Data et de donner des réponses exactes dans la prise en charge des victimes de cette épidémie et de limiter les dégâts en créant un vaccin.

 

S.A.R.R.A. est soumise aux mêmes lois de la robotique dictées par Asimov, l’auteur de Runaround, en 1942 :
Loi 1 : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
Loi 2 : Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
Loi 3 : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

 

Ces lois suffiront-elles à réguler S.A.R.R.A ?

 

Je dois dire que j’ai été vraiment décontenancée par ce polar. Un début certes difficile par le nombre conséquent de personnages mis en scène, mais au fil des chapitres tous les éléments et les personnages s’emboitent parfaitement donnant un suspense incroyable. Une atmosphère anxiogène et oppressante se créée au fil des pages, tenant en haleine le lecteur. Je me suis sentie prise aux pièges de nombreuses fois. Entre manipulation et événements imprévus, il y a de quoi perdre la tête. Les éléments s’égrènent au fil des pages et soulèvent de nombreux questionnements qui bien évidement trouvent réponse au final tonitruant.

 

David Gruson soulève via sa thématique bon nombre de réflexions et c’est en cela que son roman est grandiose. Au travers de sa mise en scène alambiquée et de flux d’informations, Gruson interpelle.
Quelle place à l’IA au sein de la société moderne et à venir ? Sera t-elle bénéfique ou néfaste à l’Homme ? L’IA doit elle être restreinte ? Sera t-elle contrôler par des garants humains ? Quels champs et/ou quels domaines pourraient bénéficier de l’IA ? Sera t-elle une arme destructrice ou bien au contraire une aide salvatrice ? Quelles limites ne devront pas être franchies ?
L’Homme interconnecté : bien ou mal ? Est ce que l’IA a sa place auprès de l’Homme dans son quotidien ? L’IA mènera t-elle l’Homme vers sa fin ?
Le débat est ouvert à toutes interrogations aussi censées que loufoques. Un débat intéressant et enrichissant.

 

Ce polar est mené d’une main de maître par Gruson. Il maitrise à la perfection toutes les informations, idées reçue ou idéologies. Il narre une histoire fictive pouvant dans un proche avenir se concrétiser si rien n’est maitrisé de A à Z. Il ouvre une fenêtre sur un futur qui m’est apparu effrayant mais dont certain y trouve un attrait.

 

S.A.R.R.A. est fascinant, attrayant, menaçant, éprouvant, génial et ingénieux. A découvrir sans aucun doute !

 

L’intelligence artificiel sera t-elle le nouveau Dieu des Mondes à venir ?

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Interlude 5 : Le Test de Turing inversé
Nous devons tous le respect à Alan Turing. Je n’y fais pas exception. D’ailleurs, tout compte fait, il y a vraiment peu de chose pour lesquelles je fais exception.
Le test a été présenté par Turing dans son article de 1950 Computing machienry and intelligence. Son principe est simple à rappeler. Il met en jeu deux personnes et une machine. L’un des deux humains entre en conversation textuelle avec la machine. Si la deuxième personne n’est pas capable de distinguer qui s’exprime entre l’Homme et la Machine, le test est réussi. L’idée sous-jacente au test est que la Machine s’exprimerait en principe moins « naturellement » que l’Homme et que les imperfections de son langage pourraient être identifiées. L’Homme bénéficierait en quelque sorte s’une « présomption de perfection » de son langage.
L’émergence de l’intelligence artificielle en santé a fait apparaître une nouvelle lecture possible de ce test. Plus spécifiquement, c’est le mouvement préalable de numérisation des processus de soin qui a permis cette percée conceptuelle.
[…] Au début du processus, l’intelligence artificielle sera infiniment moins experte qu’un médecin à l’œil exercé. Mais on comprend aisément qu’au terme – plus au moins lointain – du processus d’apprentissage, l’intelligence artificielle ne peut que devenir nettement supérieure. Pour deux raisons. La première est qu’elle se situe sur le terrain même qui la fonde, celui du code informatique. La seconde raison est que ses capacités d’accumulation de schémas d’interprétation médicale sont infinies contrairement au cerveau humain.
C’est ici qu’émerge la notion de test de Turing inversé. Entre deux interprétations d’une même image médicale, la « présomption de perfection » ne portera plus sur l’Homme mais sur la Machine. Le contexte étant numérique, le langage « naturel » est bien celui de la Machine. L’Humanité se retrouvera dans l’imperfection du regard, dans l’approximation du diagnostic. L’Homme sera dans l’erreur. Et non la Machine.
page 215-216

 

 

 

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Jalouse de Matthieu Biasotto

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Romantic suspense – livre sorti le 11 avril 2018

Auto-édition

Service presse

 

Je remercie Matthieu Biasotto qui, via la plateforme Simplement, m’a permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : Manque de confiance en elle, aucune confiance en lui. De toute évidence, Noémie est jalouse. Pas de chance, Samuel plaît aux femmes. Un photographe doué quand il s’agit de sublimer des créatures de rêve.

Si Noémie est aussi méfiante que vigilante, c’est qu’elle est échaudée. Il y a de quoi l’être quand on vit avec un menteur qui a tout gâché entre les cuisses d’une autre. Le genre d’erreur qu’on efface difficilement et dont on ne se remet pas vraiment.

Par amour, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, elle tente pourtant de composer avec cette humiliation et de se reconstruire en instaurant de nouvelles règles. Un an après l’impardonnable, lorsqu’elle tombe sur le second téléphone de son petit ami volage, tout bascule. Ce mystérieux mobile cache des choses.

Le doute devient une certitude. Entre peur légitime et névrose, la frontière disparaît. Trahison, non-dits et manipulation : déjà vu, déjà vécu tout ça. Hantée par des images qui laissent des traces, par des mensonges avérés ou passés sous silence, elle cherche à lever le voile sur la vérité. Le genre de vérité qui change une femme à jamais. Est-ce qu’elle pourra seulement l’accepter ?

 

Mon avis : j’avais déjà lu une fois un roman de Matthieu Biasotto et sa plume m’avait conquise. L’originalité du quatrième de couverture a aiguisé ma curiosité et m’a donné envie d’en savoir plus.

Nous faisons ici connaissance avec Noémie, une graphiste qui s’est lancée en free-lance suite à l’infidélité de son compagnon Samuel. Toujours ensemble, le couple a pourtant bien du mal à surmonter cette épreuve : Noémie est très méfiante, toujours aux aguets et Samuel, quand à lui, ne semble pas tout à fait honnête avec sa compagne. Que lui cache-t-il encore ? Leur amour pourra-t-il survivre à cette épreuve ?

Le roman est axé sur les deux protagonistes, Noémie et Samuel. Commençons par le personnage féminin. Echaudée par l’infidélité de son compagnon, elle n’a plus aucune confiance en elle ni en lui. Quand elle découvre qu’il lui fait de nouveau des cachotteries, tout explose ! Elle a un caractère entier et la jalousie la dévore. En même temps, le comportement suspect de Samuel ne l’aide pas à lui faire grande confiance. Ce dernier, même s’il semble convaincu à reconquérir la femme de sa vie, n’en a pas fini avec les secrets. Pendant longtemps, on a bien du mal à percer sa carapace et à comprendre où sont ses véritables intentions.

Je dois le dire, ce roman m’a beaucoup déstabilisé. En effet, l’auteur crée tout au long de son récit une atmosphère pesante, de suspicion, qui nous empêche d’y voir clair. Au fil des pages, on se met à douter de l’un, regretter l’extravagance de l’autre sans pouvoir néanmoins prendre parti. Matthieu Biasotto arrive, avec un vrai talent, à nous tenir en haleine jusqu’au bout car les secrets sont levés au fur et à mesure. De plus, du fait de l’atmosphère du roman, on a des doutes mais on ne sait si on a raison qu’à la toute fin. Le fait que le roman se passe à Toulouse m’a permis de bien me représenter les lieux d’action mais même pour quelqu’un qui n’aurait jamais mis les pieds dans la ville rose, les descriptions sont fidèles et l’ambiance de la ville est bien décrite. Un mot sur la couverture que je trouve magnifique et qui reprend bien tous les éléments clés du roman. Pour bien la comprendre, vous savez ce qui vous reste à faire !

Pour conclure, je dois dire que ce roman est un coup de cœur inattendu. Je me suis laissée transporter par la noirceur du roman et j’ai beaucoup douté tout au long de ma lecture. Ce roman est difficilement classable mais je le recommande à tous ceux qui n’aiment pas les histoires lisses. En effet, ce n’est pas une lecture légère mais la jalousie est au cœur de toute l’action et a un vrai rôle central dans cette histoire pas comme les autres.

 

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Retrouvez tout l’univers de Matthieu Biasotto ici

Pour vous procurer le roman sur Amazon, c’est par ici!

 

Simplement pro

Good girls love bad boys – tome 3 de Alana Scott

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New adult – Sortie le 21 mars 2018

Editions Harlequin – Collection &H

Service Presse

 

 

Je remercie les éditions Harlequin pour leur confiance et pour m’avoir permis, via la plateforme NetGalley, de découvrir ce roman.

Résumé : * SPOILER ALERT : à ne pas lire si vous n’avez pas encore découvert les tomes 1 et 2 *

Il n’est pas l’homme qu’il lui faut. Il est celui qu’elle veut. 

Élodie est une fille bien, une fille sage. Une fille intelligente qui, dès son premier jour au lycée de Saint-Louis, a compris que, si elle voulait survivre, elle allait devoir s’endurcir. 

Mais, à l’époque, elle a commis une erreur : tomber amoureuse de Zach Menser. Une très belle et dangereuse erreur qui l’a contrainte à quitter la ville avec sa famille. Cinq ans plus tard, Élodie est de retour à Saint-Louis pour les funérailles d’une de ses anciennes amies. Dès son arrivée, le passé et, surtout, ses sentiments pour Zach la rattrapent. Car, malgré le temps, malgré la distance, elle n’a jamais réussi à tourner la page de leur histoire. D’ailleurs, il paraît qu’il vient de sortir de prison…

 

 

Mon avis : Mitigée après la lecture du premier tome, beaucoup plus enthousiaste après le tome 2, j’appréhendais un peu le troisième. Je dois avouer que je n’ai pas du tout était déçue. Quel final !

On a quitté Elodie qui rentrait en Angleterre, on la retrouve après cinq années, fiancée, étudiante épanouie, bref, l’époque de St Louis et les soucis liés semblent loin. Pourtant, elle va recevoir un coup de fil lui apprenant le décès de sa meilleure amie de l’époque. Sans hésiter, elle retourne à St Louis. Mais les ennuis sont-ils vraiment terminés ? Son histoire avec Zach est-elle réellement finie ? Ne risque-t-elle pas de détruire tout ce qu’elle a construit pendant 5 ans ?

Avec joie, j’ai retrouvé les personnages d’Elodie et Zach. Elodie est beaucoup plus mature et je l’ai trouvée beaucoup plus agréable. Quant à Zach, il est plus mature et toujours aussi sexy. Il a beaucoup évolué, est plus posé mais toujours aussi fou d’Elodie.

Je ne veux pas trop spoiler ceux qui n’ont pas lu les tomes précédents donc je resterai assez générale mais ce que je peux dire, c’est que ce troisième épisode décoiffe. L’intrigue part assez vite et les évènements s’enchainent rapidement. On n’a pas le temps de reprendre notre souffle qu’une nouvelle embuche ou un nouvel évènement se dresse pour nos protagonistes. Ces derniers ont changé depuis le début de l’histoire. Ils sont plus adultes, plus sûrs d’eux, ont maintenant un peu plus la tête sur les épaules mais sont toujours aussi déraisonnables dès qu’on parle « sentiment ». Néanmoins, j’ai apprécié le fait qu’ils soient maintenant plus « complexes » et que leurs personnalités se soient « épaissies ».

Je dois dire également que je suis complètement tombée sous le charme de la plume de l’auteure. Elle nous embarque dans cette histoire folle avec facilité et on se laisse porter par tous ces chamboulements. On a peur, on frissonne, on est émus, bref, on vit de véritables montagnes russes émotionnelles et j’ai adoré cela !! J’ai également beaucoup apprécié cette montée en puissance au fil des tomes, que ce soit au niveau de l’intrigue ou au niveau des personnages.

Pour conclure, je dois dire que je ne suis pas déçue d’avoir lu cette saga. Cette romance new-adult est pleine de surprises et émotionnellement très prenante. On ne peut pas juger sans avoir lu l’intégrale car finalement, on assiste à une évolution des protagonistes et l’histoire explose littéralement dans ce troisième épisode. Amateurs de romance new-adult, n’hésitez plus avant de succomber à la plume d’Alana Scott et  laissez-vous tenter par cette histoire d’amour avec une pointe de suspense.

 

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Retrouvez ma chronique de « Good girls love bad boys – tome 1 » ici

Retrouvez ma chronique de « Good girls love bad boys – tome 2 » ici

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

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Tu es mon horizon, tome 1 de Caro M. Leene

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Romance – epub sorti le 11 avril 2018

Editions Harlequin – Collection HQN

Service presse

Je remercie les éditions Harlequin qui, via la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir ce roman.

Résumé : Norah est libre, complètement libre. Sous ses yeux, l’horizon s’étend à perte de vue, et le moment fatidique où tout a basculé lui semble bien loin. Ce moment où, face au miroir, dans sa robe de mariée, elle a su qu’elle ne pourrait pas épouser Paul et a admis qu’il ne la rendrait pas heureuse. Puis, très vite, elle a accepté la proposition complètement folle de sa meilleure amie : s’envoler pour le Canada avec une charmante bande de garçons tout juste rencontrés à l’aéroport. Alors oui, l’avenir lui fait peur, et cette liberté la terrifie parfois, mais Norah n’y renoncerait pour rien au monde. La sensation du vent sur son visage est bien trop grisante. Et, surtout, sous le regard pétillant du mystérieux Alex, elle se sent enfin vivante, prête à profiter de tout ce que la vie a à lui offrir. Prête à savourer l’instant présent, sans penser à demain, ni à la fin inévitable de leur voyage…

 

Mon avis : En lisant le résumé de ce roman, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai découvert…. J’ai été agréablement surprise par ce roman qui m’a vraiment pris aux tripes.

Nous faisons ici connaissance avec Norah, une jeune femme qui a perdu ses parents prématurément et qui s’est ensuite réfugiée dans une relation amoureuse avec Paul. Avec ce dernier, tout n’était pas parfait mais pour ne pas être seule, elle accepte beaucoup de choses. Néanmoins, le jour de son mariage, elle s’enfuit avec son amie Alice qui lui propose une idée folle : fuir loin pour participer à un road-trip entre copines et profiter enfin de la vie ! Partie sur un coup de tête, Norah va beaucoup s’interroger puis va finalement se lâcher et accepter de vivre. Une fois arrivées à l’aéroport, les filles croisent un groupe de garçons composé de Tim, Clément, Arnaud, Maxime et Alex. Alice décide de les suivre, pour choisir la destination mais aussi pour rencontrer, pourquoi pas, le grand amour ? Commence alors un voyage rempli d’inattendus et qui va réserver aux copines des surprises et expériences auxquelles elles ne s’attendaient pas.

Norah est une jeune femme tout en contradiction. En effet, elle a été fragilisée par la mort de ses parents, elle doute beaucoup et a peur de la solitude. D’un autre côté, elle fait preuve de caractère en quittant son mariage le jour J et aussi en s’opposant à Alex qui est un personnage très ambigu…..mais aussi très sexy. Ce dernier, c’est mon coup de cœur livresque de l’été. Énigmatique, craquant, Alex souffle le chaud et le froid envers Norah et on va mettre du temps à percer ses secrets. Pourtant, il est attachant tout autant qu’il est énervant.

Je vais également vous parler d’Alice et Tim, qui sont des personnages secondaires mais essentiels à l’histoire. Alice est pétillante, elle aime la vie et est beaucoup plus spontanée que Norah. C’est une amie comme on les aime, toujours là pour ses proches et qui privilégie les relations amicales aux relations amoureuses. Quand à Tim, il est le meilleur ami d’Alex, se met rapidement en couple avec Alice mais il est, lui aussi, très mystérieux et méfiant lorsqu’il voit un lien se créer entre Norah et Alex.

Je dois avouer que j’ai dévoré ce premier tome. Arrivée au bout, j’étais haletante et déçue d’être déjà au bout tellement je n’ai pas vu les pages défiler. En effet, ce roman est frais, touchant, entrainant et prenant. A chaque chapitre, la décharge émotionnelle ressentie est différente et on passe du rêve aux larmes en quelques paragraphes. La plume de l’auteure est addictive, fluide et elle m’a embarquée avec nos protagonistes du Canada aux Etats-Unis. La construction du récit est intéressante car aucun personnage ne tombe dans la caricature et les relations se nouent au fur et à mesure, sans précipitations. Jusqu’au bout, on a des surprises et Caro M. Leene arrive à nous surprendre.

Pour conclure, ce premier tome est un vrai coup de cœur. J’ai adoré plonger dans ce voyage entre copines et être emportée dans ce tourbillon émotionnel. Il me tarde maintenant la suite car l’auteure nous laisse véritablement en plan, entre étonnement et émotions. Je recommande cette lecture à tous les amoureux de romance et de belles histoires qui prend aux tripes.

 

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IRRÉSISTIBLEMENT TOI, tome 1 : épisode 1 de Cécilia City.

 

 

[ ROMANCE ÉROTIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions Albin Michel – Collection MA Next Romance

 

Format numérique (264 pages) : 1.99€

Broché : 19.90€

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »

 

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Chloé Cage n’est pas du genre à se laisser séduire facilement. Encore moins par Sébastien, l’héritier du groupe international où elle alterne travail et études. Tenace, il a remarqué chez cette jeune femme intelligente et instinctive des qualités qui pourraient l’enrichir…
Le jeu se transforme vite en course aux obstacles pour ces deux êtres aimantés l’un par l’autre mais séparés par un fossé social… Le désir irrésistible et les sentiments auront-ils raison… de la raison ?

 

 


 

Mon avis :

 

Chloé n’a rien d’une héroïne moderne. Chloé c’est la jeune femme épanouie dans toute splendeur avec ses craintes, ses doutes, ses défauts, ses qualité, ses névroses et ses angoisses. Elle traine avec elle un lourd bagage : son passé. Un passé fait de violence qui lui a ôté son insouciance et sa confiance. Chloé est un sacré personnage. Derrière son agressivité, se cache une femme meurtrie et un peu paumée qui ne sait pas forcément gérer au mieux les émotions qui la prennent par surprise. Ces premières réactions face à une situation inconnue et difficilement gérable seront souvent de monter sur ses grands chevaux et crier de toute sa hargne. Chloé est en dernière année de Master en Ressource Humaine. Pour payer ses études et aider financièrement sa mère, elle travaille dans un magasin de luxe auprès d’une patronne aussi frigide que la manche en balai coincé en elle. La vie de Chloé est consacrée à la procrastination, la bouffe, les études, le boulot, sa mère et sa meilleure amie. Ce trio est décapant de bonne humeur. Sa mère, très protectrice, est à ses petits soins mais surtout n’hésite pas à la bousculer de temps en temps. Il faut dire qu’elle a élevè sa fille toute seule, son père a pris la poudre d’escampette quand la grossesse fut annoncée. Chloé est une jeune femme comme je les aime : insouciante, mollassonne, maladroite, insupportable, sans prise de tête, droite dans ses bottes, chiante, exécrable, choupinette, sexy sans le savoir forcément. Bref, ce n’est pas la top modèle bien foutue, mais la fille comme toi et moi. Et je dois dire que ça fait du bien de rencontrer de temps en temps ce genre de personnage. Mais ce que tu ignores, c’est l’aspect secret de son passé qu’elle a côtoyé. Il flotte là, telle l’épée de Damoclès.

 

Sa rencontre avec Sébastien est fulgurante et un poil animé de mauvaise foi. Il faut dire que Chloé ne mâche pas du tout ses mots, ils sortent la plupart du temps sans filtre. Sébastien est l’héritier du groupe international où Chloé effectue son stage de dernière année. Entre elle est Sébastien, un monde semble les éloigner. Pourtant Sébastien est la gentillesse incarnée, certes il peut prendre de haut parfois les gens qui l’entourent. Aucune once de méchanceté semble l’habiter. Il est protecteur, attentionné, charmant, intelligent et mécène. Mais la belle Chloé le fait ramer et bien ramer. Elle est à l’opposé de son monde : pétillante, insouciante et nerveuse. Elle dérange tout les règles de son milieu. Mais il est accro. Il la désire véritablement. Elle lui met les étoiles dans les yeux. Le fait rire. Il est juste charmé. Et raide dingue !

 

Ce premier épisode du premier tome est juste une sacrée tuerie. Cécilia City pose les bases de sa trame en présentant bien évidemment ses personnages. Elle plante superbement bien le décor et insuffle un début d’intrigue notamment avec le personnage d’Adriana, l’ex fiancée de Sébastien et une autre sur ce père lâcheur et ce passé si mystérieux qui pourrait venir semer la zizanie dans idylle si peu paisible.

 

Le début est riche en rebondissements et en scènes aussi hilarantes que sexy. La lecture est un mélange addictif de douleurs, de peines, de montées en chaleur, de doutes et de craintes. C’est un remue ménage intensif et explosif. Dès les premières pages j’ai su que j’allais adorer. Une alchimie juste parfaite. Ce premier épisode m’a rendue accro et j’ai vraiment hâte de connaitre la suite des aventures de Chloé et Sébastien qui je pense seront épiques !

 

 

 


 

Je remercie MA Next Romance pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

 

 

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TU ES MON OBSCURITÉ de Mady Flynn.

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[ DARK ROMANCE – Nouveauté 2018]

Éditions Harlequin – Collection HQN

 

Format numérique : 5.99€

Ma note : 4.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Pour lui, elle est prête à franchir toutes les limites.
Plonger dans les esprits les plus sombres et les plus torturés, voilà le quotidien de Hazel. Criminologue passionnée, elle maîtrise parfaitement les risques de son métier et les règles à toujours respecter  : étudier, chercher, expliquer, mais, surtout, éviter toute implication émotionnelle. Pourtant, quand elle se retrouve face à Chris, le criminel auquel elle a consacré ces trois dernières années, rien ne se passe comme prévu. Hazel a beau s’efforcer de rester distante et professionnelle, elle est troublée par le regard perçant de cet homme dont elle est censée connaître les moindres secrets et qui demeure toutefois insaisissable. Car Chris n’a rien des hommes qu’elle a l’habitude de traquer  ; intelligent, il déjoue toutes ses tentatives d’interrogatoire. Et, quand il l’entraîne dans un terrible jeu de séduction, Hazel ne sait pas si elle parviendra à lui résister, ni même si elle en a envie…

 


 

Mon avis :

 

L’alchimie entre un livre et son lecteur nait de cette fusion inconsciente entre le personnage et les mots. Une appropriation de l’héros au travers duquel tu vas vivre une aventure qui te laissera bouche bée ou pas d’ailleurs. Une communion parfaite entre le réel et l’irréel. Une osmose somme toute. C’est en premier lieu ce point ci qui va te permettre de dire si t’as adoré ou pas et ensuite viennent les petits détails qui donnent du relief au livre. Du moins voici mon mode d’emploi, tel que je conçois cette rencontre intime avec un livre. Mon discours n’a rien de philosophique, mais c’est ce que j’ai trouvé de mieux pour amorcer mon billet sur cette dark romance qui chamboule tous les codes de la romance. Une dark romance qui s’allie avec ingéniosité à la psychologie. Celle qui met dans les cases les hommes et le femmes en rupture complète avec la société, qui ne perçoivent pas le mal et le bien. L’étiquette « serial killer » prend une dimension exponentielle tout au long des chapitres. Une immersion dérangeante et amorale surtout quand l’attraction, le désir et l’amour s’invitent. Une incompréhension asociale pour nos cerveaux d’anciens reptiliens (enfin plus de chimpanzé). Pourquoi ne pas reformater ces hommes détraqués dont le repentis ne fait pas parti de leur être. Psychopathe, narcissique, cette déchirure est bien survenue à un moment donné. Le simple bonheur a bien dû un jour, côtoyer ces êtres indésirables. C’est cette théorie confortée par la thérapie cognitive que Hazel, criminologue passionnée, va tenter le tout pour le tout, pour lui Chris Ford, l’Etrangleur.

 

Hazel est une jeune femme qui ne rentre pas dans les cases érigées par la société. Borderline, elle vit, elle respire, elle dort, elle mange, crime quotidiennement, année après année. Ce n’est pas à proprement parler les scènes de crimes qui l’intéressent au plus haut point, mais plutôt ceux qui les perpétuent. Elle décortique tous leurs mots, leurs langages corporels, leurs manières, leurs réactions, leurs parcours, leurs enfances. Elle cherche des réponses dans leurs témoignages qui puissent les aider eux mais également elle. Hazel ne se sent pas à sa place dans la société. Elle redoute les assemblées, elle redoute son penchant pour les hommes, elle se redoute. Sa relation avec Matt, le presque directeur de la BAU (section FBI, profiler), va lui apporter un semblant de quiétude. Un semblant de vie normale. Mais le semblant, ce n’est pas elle. Pas elle toute entière. Son elle, grouille sous sa peau, coule dans son sang, se tapit dans un coin attendant le véritable Lui pour exprimer toute sa puissance. Lui, elle le traque depuis plus de trois ans. Trois ans à apprendre à le connaître, à définir ses failles, à le titiller pour qu’il sorte de l’ombre. A se l’imaginer, à le désirer enfin pris dans ses mailles. Elle le connaît par cœur, elle a dompté dans sa tête et ses rêves. Mais elle s’entendait certainement pas à Lui quand son dernier piège s’est renfermé sur l’Etrangleur. Lui, entravé, est une bête féroce de la nature. La nature et la vie qui lui ont donné un corps sculpté, un visage aux traits harmonieux, des yeux merveilleux et une chevelure chevaleresque aussi brune que les ténèbres. Lui, c’est la peur, la folie. Lui, c’est indéniable, une attraction puissante, soudaine et incompréhensible. Chris Ford a tout du prince charmant, sauf que ces mains ont déjà ôté la vie à dix sept femmes. Et si Chris était son sauveur ? Peut-elle passer sa vie de femme insipide dans les bras de Matt ? Un trio infernal au bord du gouffre prêt à les avaler. Un trio, où passion, coup bas, trahison, manipulation et mesquinerie vont les pousser dans leurs retranchements les plus sombres. Qui en sortira vainqueur ?

 

Dés le départ je me suis sentie mal à l’aise par rapport au personnage de Hazel. Tout respirait la contradiction. Ses actes, ses mots, ses réactions ne correspondaient pas au personnage que je pouvais pressentir. Beaucoup de chose clochaient et me déstabilisaient. Pour être honnête, je me suis dit « je patauge dans la semoule » et eu peur que tout le roman se déroule dans ce sens. Jusqu’au moment où je me suis posée cinq secondes et je me suis mise à revoir mon point de vue sur le début du roman : et si Mady Flynn jouait avec moi ? Et si elle essayait de me manipuler au travers de son personnage ? Et si toute cette angoisse que je ressent, ce malaise malsain et asphyxiant n’était en réalité, ce que l’auteur voulait que je sente. Et si je n’avais pas abordé l’histoire sous le bon angle ? Tout autant de questions qui m’ont torturée l’esprit pendant un temps pour enfin se résoudre d’elles même. Je suis venue vraiment à l’idée que Mady Flynn est la reine de la manigance psychologique. Une maitrise parfaite, un savoir qu’elle te fait profiter dans les nombreux détails. Une réflexion intense qui pousse tes limites de l’amoralité. Mady Flynn aime titiller le subconscient et repousser les frontières de la normalité. Elle t’égratigne, elle te refile les frisons, elle te pousse à croire que l’impossible n’est pas impossible. L’amour n’a pas de couleur, ni d’odeur. Il survient dans l’inattendu, dans l’incongru, dans le noir pour se révéler dans une splendeur suspicieuse et capricieuse. Elle joue avec les codes en leur donnant cette possibilité arbitrée par le bien et le mal. Elle farfouille, creuse et déniche l’improbable. Un conte de fée où le chevalier surgit des ténèbres pour sauver la demoiselle en détresse. Un preuve que l’amour peut prendre toutes les couleurs du monde.

 

J’ai été captivée par cette dark romance où la psychologie des personnages est l’élément central à toute cette histoire rocambolesque. Mady Flynn a su jouer avec tous les éléments en sa possession en leur insufflant une dynamique incroyable. Une histoire bouleversante, intrigante et splendide. J’ai frôle le coup de cœur. Comme à chaque fois que je croise le potentiel d’un auteur, je rechigne sur les petits détails de rien du tout comme cette fin qui est à mon goût tout à l’opposé à ce que je m’attendais. J’aurais voulu quelques égratignures de plus et quelques confrontations. Non pas un bain de sang, mais juste cette petite touche mélodramatique renforçant leurs liens indéniables.

 

Une dark romance explosive en tout point ! Félicitations à l’auteur pour son univers extrêmement dérangeant !

 

 


 

 

Je remercie les éditions Harlequin pour leur confiance.

 

 

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LES OMBRES DE GLOZEL de Robert de Rosa.

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[ POLICIER – Nouveauté 2018]
Editions de Borée – Collection Marge Noire
Format numérique (286 pages ) : 9.99€
Broché : 19.99€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

Eté 1989, les deux inspecteurs Grégory Des Cartes et Robert Spinoza sont chargés par leur patron, le commissaire Marcel Broust, de suppléer leurs collègues de Vichy. En pleine Montagne Bourbonnaise, dans le petit musée de Glozel, trois objets dont une tablette à écriture ont été dérobés. Rien d’important… Le déplacement aurait pu ressembler à une promenade touristique, d’autant qu’Emile Fradin, propriétaire et « inventeur » du site, est très volubile sur l’histoire de ses découvertes. Sauf que l’on retrouve dans les ruines du château de Montgilbert, tout proche, le cadavre nu d’une jeune fille, accompagné d’un des objets volés. L’enquête change de nature et amène les deux inspecteurs à côtoyer un étrange milieu paysan. Il leur faudra beaucoup de perspicacité pour relier les indices qui les conduiront tantôt vers des pratiques cérémonielles secrètes conduites par des personnages inquiétants, tantôt vers des intérêts économiques et stratégiques dissimulés. Derrière ce roman, apparaît en toile de fond le mystère du site archéologique de Glozel. Sa permanence à travers plusieurs siècles pourrait laisser penser que les sorciers de Glozel n’ont pas complètement disparu…

 


 

Mon avis :

 

Voici un polar que je pourrais recommander à tous les amoureux et amoureuses de récit planté dans un décor bien réel et où les millénaires, d’hommes et de femmes, ont laissé leur empreintes. Robert de Rosa nous offre une enquête sur fond d’ésotérisme, d’archéologie et de complots.

 

LES OMBRES DE GLOZEL est le deuxième roman de Robert de Rosa. Une suite sans être une suite de L’OEIL DE LA PROVIDENCE (paru aux éditions De Borée), puisqu’il continue avec ses deux personnages fétiches Grégory Des Cartes et Robert Spinoza. Pour ma part je découvre pour la première fois et je n’ai été en aucun cas perdue de lire ce « one shot ».

 

Je reviens sur les personnages fétiches de De Rosa et j’attire ton attention sur les patronymes de nos chers inspecteurs. Je trouve que le clin d’œil aux célèbres mathématicien Descartes et philosophe Spinoza est très bien trouvé. Les traits psychologiques de Robert et Grégory vont quelque peu se calquer sur ces deux personnalités emblématiques.
Robert (dénommé Bob) et Grégory (Greg) partent dans les montagnes bourbonnaises (région de Vichy) afin de résoudre une enquête sur le vol de pièces archéologiques dans un musée. Cette dernière va prendre un tournant radical lorsque deux jeunes filles dénudées sont retrouvées mortes et où trônent fièrement à leur côté ces fameuses pièces volées. Un contre à la montre est enclenché afin de mettre au plus vite sous les verrous ce ou ces tueurs. Les autochtones de la région sont loin d’être coopératifs. La crainte, la suspicion, les doutes font les mettre à mal et Bob et Greg devront s’imposer pour asseoir leur autorité et enfin délier les langues. De rencontres en rencontres, ils découvrent un monde paysan fidèle à leurs traditions et un autre monde ouvert sur la magie et les cultes anciens. Maria, la roumaine, Caïn, son fils, le Canadien, le Chinois, Christèle, la jeune fille rebelle, le père en colère, le Beau Marcel… Tout autant de personnages hauts en couleur et revanchards, prêts à rendre fou nos deux inspecteurs. Cette enquête s’avère être un vrai casse tête pour nos deux inspecteurs.

 

J’ai beaucoup apprécié la carte (dés les premières pages)  illustrant la région où se déroule le récit. J’ai pu visualiser les déplacements des différents protagonistes. Le site de Glozel existe véritablement. Un site archéologique controversé : les polémiques vont bon train sur la datation des objets trouvés et les tablettes où des runes feraient figure de proto-écriture, sur le site ancestral qui serait témoin de pratiques anciennes vouées aux déesses-mère. L’auteur explore cette idée tout en y intégrant des informations toutes fondées. Ce roman est une vraie mine d’or. Tous les points abordés que ce soit l’uranium, la visite du roi de Roumanie Ferdinand Ier (en aout 1926), la présence des Harkis dans la région et bien d’autres sont réels et fondés et tirés d’articles ou livres. Le travail de recherche est vraiment impressionnant et subjuguant.  L’intrigue policière est finalement reléguée au second plan, mais elle permet à l’auteur d’introduire toutes ses éléments cruciaux qui fait de ce livre une véritable pépite. L’archéologie et l’ésotérisme font un très bon ménage et donne une dimension bien plus qu’intéressante.

 

LES OMBRES DE GLOZEL est une très belle découverte. Un auteur passionné et passionnant qui ouvre une fenêtre sur l’histoire d’une région qui s’oublie peu à peu dans les turpitudes de la vie moderne.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Cette enquête avait provoqué des confidences auxquelles ils ne s’étaient jamais livrés. La rencontre avec ce milieu paysan, les croyances surprenantes qu’ils partageaient leur avaient ouvert un pan du comportement humain qu’ils ne soupçonnaient pas. Le féminisme vindicatif de Christèle et celui plus modéré de Maria remettaient en cause une organisation de la société qu’els pensaient immuable dans la répartition des rôles. Ils éprouvaient une dimension de l’intuition qui ne s’appliquait pas seulement aux découvertes scientifiques. Et ces idées que l’on pouvait qualifier « d’innées » plongeaient nos deux enquêteurs dans le mystère du vivant.

 

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