THÉRAPIE ILLÉGALE de Mady Flynn.


Nouvellement installé dans son propre cabinet, Max est un jeune psychiatre qui hérite des patients de son prédécesseur. Rempli de convictions et de certitudes, il les accompagne avec passion et engagement, parfois au risque de dépasser les limites déontologiques définies par sa profession.
Il fait alors la connaissance d’Emma, une jeune fille introvertie qui vient chercher son aide sans trop y croire.
Persuadé qu’elle mérite mieux que cette vie de recluse, Max se lance le pari fou de la sortir de sa solitude et lui fait alors la promesse qu’un thérapeute ne devrait jamais faire : la guérir.
Entre le médecin et la patiente, une nouvelle relation, aux contours flous et de plus en plus dangereux, prend forme. Qui, du médecin ou de la patiente, réussira à puiser dans l’autre l’énergie d’avancer et de voir la vie sous un autre angle ?

 
Bouleversant, Mady Flynn livre une histoire hors du commun où la différence, l’acceptation et la passion forment un ballet à la fois sensuel, attractif, désillusionné et magnifique.
Emma a toujours été une personne à part. Solitaire, se fondant dans la masse pour passer inaperçue. Emma a grandi avec cette boule au ventre qui peu à peu va l’emprisonner dans une bulle à l’allure salvatrice. Emma a aujourd’hui 25 ans. Elle vit dans sa chambre d’adolescente du foyer familial. Elle ne va plus en cours et à couper contact avec l’extérieur qui la terrifie. Emma est un hypersensible, le bruit, le monde, la lumière, tout la repousse de ce que nous, nous apprécions. Sa solitude, sa manière d’agir, ses réactions, sa manière de concevoir le monde l’effraient.

 

Max, jeune diplômé, est enthousiaste quant à mettre en application ce qu’il a appris durant ces longues années d’études. Une douce euphorie celle de l’entrée dans le monde du travail, le monde de la médecine. Prendre des décisions relatives à l’avenir de ses patients, faire en sorte qu’ils s’en sortent, voilà son but premier. Alors quand Emma rentre dans son bureau avec ses vêtements informes, cachée par sa frange, son sac d’ado en guise de bouclier et ses ongles peinturlurés, Max craque. Et les séances suivantes ne font que confirmer son crush. Déontologiquement, Max est en tort et pourrait lui coûter son avenir. Amour, détresse, espoir, conviction et force, un étonnant mélange prêt à explorer à sa figure pour les beaux yeux de sa belle.

 

Mady Flynn raconte ici une belle histoire sur l’amour, celui qui se veut différent, celui qui se veut difficile et intransigeant. D’ailleurs ce n’est pas qu’une histoire d’amour. Sous couvert de mots douloureux, Mady Flynn aborde avec douceur, patience et honnêteté le sujet de l’autisme. Il n’est pas crié sur touts les toits, mais ceux qui y sont sensibilisés, reconnaîtrons les signes associés. De ce constat plusieurs questions en découlent : l’intégration dans la société, l’acceptation de l’entourage, la prise en charge. Qu’en est-il ? Mady Flynn sensibilise ses lectrices avec humilité et conviction que l’autisme reste à l’heure actuelle « une chose » incomprise. « Une chose » qui gêne. « Une chose » qui doit être mise à part. « Une chose » que l’on voudrait à tout prix changer. Et Mady Flynn vous demande pourquoi ?

 

La résilience est la force de cette histoire magnifique. Dans sa gravité elle donne de l’espoir. Dans sa magnificence elle donne ce sourire unique qui illumine le cœur et l’esprit. Une histoire où la sensibilité sublime l’abondance des émotions.

 

Une chronique de #Esméralda