LE MAITRE DES LIMBES de Olivier Bal.


Le Maître des Limbes : vos rêves lui appartiennent.
Un roman vertigineux, entre le récit d’espionnage, le thriller et le fantastique,
Que se passe-t-il réellement lorsque vous vous endormez ? Quand vous plongez au cœur de vos rêves, êtes-vous certain de ne pas être manipulé ?
Il existe, aux quatre coins du monde, certains individus dotés d’une incroyable aptitude : ils peuvent contrôler les rêves des autres.
En tentant de percer le secret de nos songes, plusieurs personnages vont faire une découverte qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire.
Lee, une journaliste, enquête sur le virus du Marchand de sable, une étrange épidémie qui ne touche que des enfants.
Gabriel, un adolescent narcoleptique isolé des autres, a la sensation qu’il peut visiter et modifier les rêves d’inconnus.
James, à la tête de l’empire pharmaceutique ONIR, poursuit en secret des expériences débutées trente ans auparavant…
Tandis que la CIA et la NSA se mènent une guerre secrète pour obtenir le contrôle des Limbes, au plus profond de leur sommeil, nos héros devront choisir leur camp. Une bataille se prépare, car qui contrôlera les rêves, contrôlera le monde.

 
Olivier Bal m’a entraînée dans un thriller fantastique stupéfiant. Addictif et immersif, LE MAITRE DES LIMBES est sans aucun doute une lecture que je vous recommande fortement.
Gabriel est devenu narcoleptique suite à la perte de sa maman dans un accident tragique. Cette maladie l’handicape. Sa vie sociale est devenue inexistante. Un jeune homme frêle qui passe inaperçu. Sa maladie le plonge souvent dans son sommeil. Mais depuis quelque temps, quelque chose n’est plus pareil. Ses rêves sont étranges et presque réels. Il découvre une grotte énigmatique. Et si ses rêves avaient une emprise sur la réalité ? Et si il pouvait intervenir sur les rêves des autres ? Gabriel se sent puissant et enfin il peut maîtriser sa vie et les rêves des autres. Jusqu’à cette nuit fatidique où tout dérape.

James attend cet enfant depuis longtemps. Il pense enfin l’avoir découvert. Gabriel apprend vite et sa puissance se décuple rapidement. Sous couvert d’une agence pharmaceutique, ONIR, réputée dans l’étude du sommeil, James est associé à la CIA pour effectuer des missions périlleuses aux quatre coins du monde. James rêve d’un monde sans violence. Et ces enfants, lui sont d’une aide précieuse. Enfants emprisonnés et qui doivent selon le bon vouloir de James, se rendre sur le terrain au travers des rêves des autres.

Lee, journaliste un peu rebelle sur les bords, doit affronter le Marchand de Sable. Son fils est atteint de cette mystérieuse maladie qui ne touche que les enfants. Elle doit à tout prix aider son fils et rien de mieux pour elle de mener l’enquête qui la porte sur un chemin bien mystérieux où les dangers fleurissent sur son passage. Aidée par un homme énigmatique, elle va devoir braver de nombreux secrets dont un qui la concerne.

J’ai suivi les aventures de ces trois personnages avec frénésie. Je ne vous ai pas encore signifié que 20 années séparent Gabriel et James de Lee. Et ce qui est encore plus surprenant c’est la manière dont Olivier Bal va les réunir au cours de son récit. Si vous pensez avoir deviné sachez que vous faites fausse route. Olivier Bal maîtrise avec brio et génie son scénario. Il nous balade au grès de son talent machiavélique d’auteur. C’est sans conteste un des meilleurs thrillers fantastique que j’ai pu lire. Une immersion qui frôle l’envoûtement. Un rythme endiablé. Un histoire à couper le souffle. J’ai été très vite mordue par ce roman. Le monde onirique côtoie le monde réel dans une harmonie chaotique. Une histoire de dingue, de fou, prenez garde à vous rêves !

J’appose mes mains doucement sur son front. Je me projette. Je suis en elle. Dans sa tête, dans son esprit. Ses souvenirs, des milliers d’instantanés me percutent, me traversent, comme des images projetées sur des cascades d’eau.
Une chronique de #Esméralda

FRISSONS NOIRS de Collectif.


 
Une sélection de 6 nouvelles, 7 auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition. 
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots…et jusqu’à la chute. 
Éclectique et surprenant, ce recueil renferme six expériences exceptionnelles de lecture.

Ces six nouvelles sont extraites de l’ouvrage Ecouter le noir paru en 2019 aux éditions Belfond.
Six nouvelles noires qui vont vous plonger tour à tour dans les noirceurs de l’âme. Six nouvelles où vos sens sont mis à contributions. Six nouvelles et vous allez adorez frissonner à les lisant !
Barbara Abel et Karine Giebel signent un quatre mains totalement effrayant (Deaf). Un monde sans bruit, des adolescents fuyant, un mère enfermée dans un coffre de voiture. Voilà les éléments qui font de cette nouvelle une histoire impitoyable et dont la fin vous glacera sans aucun doute.

 

R.J. Ellory est un nom qui ne m’est pas inconnu mais je n’ai jamais eu l’occasion de lire un de ses thrillers. Avec Bloodline, sa nouvelle mettra vos nerfs à vif. C’est l’histoire d’une jeune femme infirmière qui met en place un plan totalement machiavélique. Une héroïne que vous ne voudriez jamais croiser.

 

Dans Zone de fracture, Sophie Loubière, parle d’amour. De cet amour qui se découvre dans le tard alors que les anneaux sont déjà passé aux doigts et que la vie de famille est bien établie. Si zone de fracture est un terme que l’on trouve dans le lexique des reporters envoyés sur le terrain en zones de conflits, ici il s’avère tout autre. Entre amour et jalousie qui triomphera ?

 

Dans Échos de Maud Mayeras, c’est l’histoire qu’un petit garçon particulier qui a une ouïe extraordinaire. Alors que son grand frère est victime d’un accident de la route et que sa mère part du foyer familial, Charlie entend des bruits suspects venant de la chambre de son frère décédé. Entre espoir et illusion, Charlie n’est pas au bout de ses surprises.

 

Quand vient le silence de Laurent Scalese, est déconcertant quant au final qu’il propose. Une histoire très bien ficelée et surprenante où une touche de fantastique est aussi savoureuse que la crème dans le gâteau. Un histoire captivante et effroyable où le silence devient l’arme vengeresse.

 

Et pour clore en beauté la lecture de ce recueil, je nomme l’extraordinaire Cédric Sire dont je suis une fan absolue. Sa nouvelle Le diable m’a dit …  est tout aussi alambiquée que tortueuse. Un scénario accaparant et tordu comme aime le concevoir l’auteur. Une touche de mélodramatique et d’horreur pour une histoire hallucinante !

 

Vous l’avez compris j’ai totalement adoré cette lecture. J’ai découvert cinq nouveaux auteurs et aussi surprenant que cela puisse paraître j’ai adoré toutes les nouvelles proposées. Un agréable moment de lecture que j’ai savouré au grès de ces sept plumes. Les cinq sens sont mis à l’avant dans chaque nouvelle dont celle de l’ouïe ressort pratiquement dans les nouvelles. J’ai adoré la manière dont chaque auteur s’en sont accaparée pour la sublimer. Bref un moment de lecture intense et bien noir. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

TEMPÊTES de Andrée A. Michaud.

[ THRILLER FANTASTIQUE – A paraître le 8 janvier ]
Éditions RIVAGES – Collection Rivages Noir
300 pages
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Le résumé :
Marie Saintonge emménage dans une maison léguée par son oncle, récemment suicidé, située dans le Massif bleu, une montagne québécoise. Confinée à l’intérieur à cause d’une tempête de neige, elle y vit des phénomènes à l’apparence paranormale et finit par perdre pied…
Ric Dubois est resté le prête-plume de l’écrivain Chris Julian jusqu’à sa mort par suicide. Délivré de ses obligations à son égard mais déterminé à terminer le manuscrit  pour se prouver sa propre valeur, Ric se rend au camping du Massif bleu, afin d’y travailler sur le roman. Plusieurs meurtres ont lieu au camping ; bien que soupçonné par beaucoup de locaux à cause de son statut d’étranger, Ric s’efforce de mettre la main sur le véritable coupable. 
Deux versants de la montagne, deux destins tragiques qui vont se rejoindre. 
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Quelle étrange lecture !

 

Andrée A. Michaud plonge son lecteur dans un enfer impersonnel. Un huis clos dans un grand espace, le résultat est plutôt satisfaisant à mes yeux. Atmosphère lugubre, phénomène inexpliqués et étranges, ambiance noire, où les peur et les angoisses surgissent comme des mauvais fléaux. Frontière floue entre réalité et illusion, je me suis vite sentie perdue entre tous ces éléments portés par Andrée A. Michaud. Les personnages sont  tiraillés entre le concret et le non concret. Suppositions, extrapolations, pertes des sens, l’envers de la réalité sont un concept si abstrait que faire la part des choses devient un sacré parcours du combattant.

 

J’ai beaucoup apprécié cette lecture notamment l’ambiance et le cheminement de la pensée constructive des héros (essentiellement celle de Ric, auteur malgré lui). Je suis néanmoins mitigée par le final où il manque en mon sens une certaine explication. J’adhère en principe au final exhaustif, laissant aux lecteurs la possibilité de se construire sa propre réflexion finale, mais là …. Il m’a manqué ce quelque chose qui aurait rendu l’histoire plus tangible. Un thriller fantastique totalement captivant par ces huis clos infernaux mais déçue par le côté « tout ça pour ça ! ». Malgré mon avis mitigé, j’ai apprécié la construction narrative et je plongerais volontiers dans la lecture de ses précédents romans.

 

Un thriller fantastique qui porte très bien son nom. Il représente à merveille les tourments des âmes pris dans le tumulte des peurs, des doutes et de l’étrange.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Rivages.

77 ASSASSINS de Henri Duboc.

[ THRILLER FANTASTIQUE – Nouveauté 2019 ]
Editions BETA PUBLISHER
343 pages
Ma note : 4.5/5 mention « carrément dingo ! »
Lien Kindle

 

Le résumé :
Je m’appelle Damien Hachett : 34 ans, légiste et, à peine sorti de ses diplômes, catapulté médecin chef à l’Institut Médico-Judiciaire.
Tard le soir, entre deux macchabées carbonisés ou livrés coupés en morceux dans un joli paquet cadeau, j’écris aussi des bouquins.
Jusqu’à ce qu’une nuit, mon plus vieux lecteur, à qui j’ai dédicacé le 77ème exemplaire de mon premier roman, m’attende sagement sur ma table d’autopsie.
Bien…et maintenant, que les ennuis commencent !
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En voilà une lecture complètement dingo !! Henri Duboc a une imagination qui au premier abords peut paraître totalement dérangeante voire loufoque et au pire on se pose des questions sur sa santé mentale ! Il faut dire que Henri Duboc met le paquet et il ne se prive à aucun moment de titiller son lecteur. Il instille avec une aisance sans faille une dose d’humour qui bien évidemment ne s’arrête pas au premier degré.

 

Thriller et rire, en voilà un mélange détonnant dans un paysage littéraire borné ! Et voici les raisons pour lesquelles vous allez craquer :
1
Henri Duboc ne connaît aucune limite. Une plume aussi dérangeante que totalement sensationnelle qui déroge à toutes les règles induites par la littérature dite classique. Henri Duboc balaie d’un coup de baguette magique les codes et se les approprie d’une manière hallucinante ! De l’ironie en pagaille, de l’humour noir à vous chauffer les zygomatiques, et un personnage …. non …. mais attendez… j’ai beau cherché (et pour tant j’en ai lu des bouquins) … un personnage hors du commun et encore s’est bien faible pour le décrire ! Pour en revenir à Henri Duboc et son formidable et admirable thriller hors compétition, si je devais vous le comparer c’est une dose de glauque dans le style de Sire Cédric et pour le reste …. ce n’est que du pur et dur Henri Duboc !

 

2
Damien Hachett (on prononce Ha(t)chett) est un drôle de trublion. Médecin légiste et auteur à ses heures perdues, Damien est un personnage qui vous désarçonne à la première rencontre. Mais quel est donc cet énergumène ? On est loin du médecin légiste caricaturé par une silhouette lasse, sans un cheveux sur le crâne et un chapeau par la même occasion, et des yeux habillés de lunettes hyper immondes, sans oublier cette blouse totalement ridicule qui vous repousse dès vos yeux posés dessus. Non, Damien c’est une lumière dans les ténèbres de la morgue. C’est de la joie dans la douleur. Adepte des répliques bien senties, il n’en manque pas une, pour glisser des piques à mourir de rire. Il est juste mortel (sans jeu de mots !). Un anti héros totalement attachant, j’en voudrais bien un pour mes jours déprime ! Damien Hachett voit sa vie basculée dans une catastrophe apocalyptique et monstrueusement merdique « Nom d’un prout liquide ! » quand les morts s’agglutinent.

 

3
Une intrique aussi bien ficelée que du saucisson ! Henri Duboc vous entraîne dans une folle aventure où les cadavres remplis par une bouillie blanche s’alignent dans les couloirs des morgues. Où des humains totalement déments et zombifiés mettent un chaos sans pareil. Et un vilain méchant insoupçonnable ! Pourtant Damien est le dénominateur commun a tout ce bazar, et c’est sans cape et sans collant qu’il va devoir affronter un redoutable adversaire.

 

4
Des scènes hilarantes, des scènes qui font flipper, des scènes cauchemardesques, des scènes où il faut accrocher son cœur et des rebondissements qui m’ont entraînée dans un thriller indéfinissable. Il fout autant les jetons qu’il fait rire.

 

5
Il dérange, il turlupine et il fait peur ! 77 ASSASSINS est clairement un Objet Littéraire Non Identifié et je rajouterais même un sacré PAGE TURNER !
 

 

Je vous recommande et je vous recommande et surtout n’ayez pas peur de pousser vos limites 😉

 

Pour le grand bonheur des téléspectateurs et l’immense joie d’Anabelle Zebutte, Agathe Somefingtoussay se retrouve instantanément tartinée de bouillie blanchâtre de la tête aux pieds qui jaillit de la bouche du bonhomme prison comme un geyser de lave d’un volcan explosif. Elle reste debout, incrédule,immobile avec son micro, alors qu’on distingue à peine les contours de son visage derrière le vomi.
Ensuite, le corps de la jeune journaliste, tout de blanc visqueux recouvert, se met à trembler bizarrement. Frénétiquement. Rapport au coup de taser électrique que le bonhomme prison est en train de lui infliger à pleine puissance. […]
Ensuite, lentement, apparaissent deux pieds nus. Puis des jambes. Arrivée du bonhomme prison. Les jambes se plient, les genoux se posent.
Il se met à terre et plaque la joue au sol, pile en face de la caméra. Ses yeux sont noirs comme la mort. Sur sa tempe, lentement, viens se poser un tube métallique sombre. Les amateurs reconnaîtront le canon d’un fusil à pompe Benelli M90.
Juste avant que sa tête ne soit volatilisée dans une mare de sang, on l’entend clairement dire :
JE VAIS VENIR … DAMIEN…
 
Une chronique de #Esméralda
 

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… le site des éditions Beta Publisher !!

Les yeux de Slimane-Baptiste Berhoun.

 

[THRILLER FANTASTIQUE – Nouveauté 2017]

Éditions Bragelonne – Collection L’Ombre

Disponible : en version numérique et broché dès le 15 novembre .

Service presse

 

 

Je remercie les éditions Bragelonne pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

Tout en haut du plateau, le vent pouvait rendre fou.

On avait choisi d’y construire un asile. L’Orme : une grande bâtisse lugubre battue par les vents et la neige. Même les bombardements de 44 n’avaient pas pu en venir à bout. À croire qu’il échappait à toute influence humaine.
Des morts étranges et violentes, il y en avait toujours eu et il y en aurait encore, là-haut. Et si on avait écouté les fous enfermés derrière les murs délabrés, on y aurait peut-être vu l’œuvre d’un monstre. Mais les fous, ça ne s’écoute pas, ça se traite.
Pourtant, l’arrivée de Lucie Klein, jeune étudiante disciple du professeur Lacan, pourrait bien délier les langues. Dans les couloirs sombres de l’hôpital, on murmure déjà que si la Parisienne plonge dans l’enfer de L’Orme, c’est parce que s’y trouve un cas unique au monde.
Un cas qui, mystérieusement, serait la dernière chance d’élucider le plus horrible des meurtres jamais commis à Paris.

 


 

Mon avis :

Une lecture qui se prête merveilleusement bien en cette période ! L’esprit Halloween es-tu là ?? Vous ne le voyez pas, ne vous inquiétez pas Slimane-Baptiste Berhoun vous l’apporte sur un joli plateau d’argent !!

« Les yeux » est le premier thriller fantastique de Slimane-Baptiste Berhoun et je vous assure il s’en sort très bien ! Imaginez un univers à la Stephen King et un huis clos à la Franck Thilliez et vous rajoutez le génie de l’auteur et ça donne quelque chose de sensationnel !!

Le lieu : le Berry, terre propice à toute sorte de légendes. Un asile hors norme qui vous file les frissons aux premiers regards. S’éloigner de ce lieux est primordial. Des immenses couloirs aux portes n’invitant guère la présence de visiteurs, de longues fenêtres peinant à éclairer ce sinistre et glauque immeuble. Un corps, un enfant déchiqueté. Il n’en fallait pas plus pour donner le ton au roman. Des pièces sombres. Un bloc opératoire suspicieux. Un troisième étage aux lourds secrets. Des souterrains lugubres. Des murs déshumanisés. Une atmosphére pesante et des yeux..des yeux jaunes qui invitent la mort à son passage ! Vous pensez vous enfuir ? Détrompez vous !! Ces murs vous retiendront indéfiniment !

Les personnages : rajoutez à tout cela des personnages aux caractéristiques à la fois énigmatiques et chaleureuses. Dès le départ vous ne savez pas à qui accordez votre confiance. Même Lucie, notre héroïne principale m’a apparu suspecte. Lucie, la vingtaine, se retrouve dans cet asile afin de comprendre la régression partielle d’une patiente atteinte d’une maladie qui porte un nom barbare : la prosopagnosie ( le fait de ne pas pouvoir associer un visage à une personne suite, en autre, à un choc psychologique). Cette quête sera la clé de son passé. Mais plus les réponses se dévoilent plus elles entrainent de nouvelles questions, et plus elle s’enlise dans une situation qui mettra sa vie en péril et également celle des habitants étranges des lieux. Lucie est une femme extraordinaire, hypermnésique, elle donne de sa personne pour détruire les liens qui la retiennent à son passé. Femme surprenante, elle a extrêmement du mal à interpréter le langage des autres. Elle se remet souvent en question. L’auteur associe à l’image d’une locomotive à pleine vapeur lorsqu’elle se met a réfléchir intensément et qu’elle relie tous les éléments en sa possession. L’auteur joue finement avec plein d’autres associations image/émotion. Lucie est très attachante car au fil des page on découvre ce qui la définie. Sa capacité d’adaptation et de raisonnement est hallucinante ! C’est un personnage aux multiples facettes qui n’arrête jamais de vous émouvoir. Gaultier est le personnage benêt du roman. Pharmacien par défaut, il vivote à sa guise au milieu de ces déments. Mais l’arrivée de Lucie va le bouleverser. Découverte des sentiments, amitié, protection, un trop plein d’émotions qui va le déstabiliser. L’amour le sauvera t-il de l’ombre qui hante ces murs ? Le professeur Valmont : haaa le personnage de l’archétype même du psychologue fou furieux. Psychopathe à la recherche ultime du traitement qui les sauvera, il met tous les moyens à sa disposition pour avancer dans ses recherches et c’est pas du tout beau ce qu’il fait ce cher Monsieur. Par ce que dans le sanguinolent, le pic à glace enfoncé dans l’orbite, la « lobotomisation in vivo » et j’en passe, Monsieur ne fait pas du tout dans la dentelle. Le directeur David : homme bien sympathique mais entraver dans une situation où le dû est de rigueur. Dépassé par des situations de plus en plus étranges et sordides, son asile va connaître les pires moments. Le commissaire Durrieux : tient le rôle essentiel et de liaison entre la réalité du dehors et celui déraisonnée de l’asile. Mais il mettra le doigt sur plusieurs preuves loin d’être nettes. « La team fofolle de l’Orme » : composée de Léo, le petit garçon au bras rachitique, l’oiseau Capgras (comprendre un homme qui se prend pour un volatil), Calzac (celui qui se prend pour un résident d’un hôtel de luxe), La Mo (Maurice qui se prend pour sa femme décédée). Cette team est la clef de toute cette intrigue. Ils apportent chacun à leur tour un soutien sans faille à Lucie et vont jusqu’à imaginer un scénario digne de Shuster Island ! Ben évidemment d’autres personnages viennent agrémenter l’histoire. Je dois bien avouer que le panel des personnages et notamment de leurs caractères est vaste et donne une sacré force au récit. A la fois attachants, détestables, troublants, repoussants et suspicieux !

Ce qu’en j’en pense : Et bien j’ai adoré du début à la fin ! Une atmosphére qui se prête à merveille au scénario. Des personnages qui font flipper ! Et une intrigue qui donne du fil à retordre ! Les éléments sont égrenés au fils des pages. L’auteur vous mène par le bout du nez jusqu’au point final. Un final d’ailleurs qui prête à confusion et invite à une suite ! (Que j’espère de tout cœur). C’est sanguinolent, c’est  visqueux : des tripes à l’air, des organes broyés, des yeux explosés, des viscères, des corps meurtris et torturés, des phénomènes surnaturels ! Ça fout la pétoche. D’ailleurs la fin m’en empêcher de dormir la nuit dernière. Le tout n’est absolument pas rassurant. L’histoire est magnifiquement orchestrée. Le travail fournit par l’auteur a du être colossal !

Si vous êtes fan du genre, je vous invite à découvrir « LES YEUX » ! Préparez vous à rendre visite aux enfers !

PS : A lire les yeux bien ouverts en présence de votre objet fétiche porte-bonheur afin de repousser ce qui se tapis dans l’ombre ! N’ayez crainte vous survivrez à l’expérience !

 

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Vers le site de Bragelonne !

Pour tout savoir sur Slimane-Baptiste Berhoun !

Découvrez le book trailer totalement hallucinant de Slimane-Baptise Berhoun !

 

Ahriman de Gwenn Aël.

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[ THRILLER FANTASTIQUE – NOUVEAUTÉ 2017]

ÉDITIONS LUNE ÉCARLATE – COLLECTION ÉCLAT DE LUNE

SERVICE PRESSE.

 

Je remercie les éditions Lune Ecarlate pour ce ténébreux service presse.

 

Résumé :

Alors que Toulouse sombre dans un déferlement d’intempéries inexplicables, le lieutenant Éliot Bénin est confronté à la plus sordide affaire de sa carrière. Des meurtriers aussi déterminés que sanguinaires s’inspirent des méthodes de l’Inquisition et de la mise à mort du Christ pour assassiner des hommes. Bénin ressent immédiatement le caractère hors norme de cette enquête qui le mènera, deux millénaires en arrière, au jour lointain où tout a réellement commencé : en l’an 33 après J-C…


 

Mon avis :

Ahriman, Ahriman… ce nom vous évoque t-il des souvenirs ? Pour moi oui : nous le retrouvons essentiellement dans les jeux vidéos mais également dans la littérature et ma seule référence est la saga A.N.G.E. de Anne Robillard.

Ahriman est entouré d’une aura mystique et religieuse, ce qui offre aux écrivains un large champ pour leurs imaginations fertiles. Et je dois bien avouer que Gwenn Aël, dans son livre a exploité le sujet d’un tour de main majestueux.

Elle nous plonge dans un monde aux bords de l’apocalypse où tout ce qui semble de plus normal va s’effondrer. Des meurtres d’une violence extrême vont devenir le quotidien de ce lieutenant de police, Eliot Bénin qui est vite dépassé par les événements de plus en plus sordides. Les questionnements incessants envahissent ses pensées. Des amitiés défaites et perdues à jamais vont le chambouler irrémédiablement. Dans ce monde inconnu qui lui saute au visage, sera t-il prendre la bonne décision, celle de sauver l’humanité ? Ses actions représenteront-elles le Bien contre le Mal ? ( Petit clin d’œil au patronyme du lieutenant). Voici le fil rouge de toute l’histoire.

L’auteure nous projette aussitôt, les premières pages tournées, auprès des différents protagonistes, dont l’un reste une énigme jusqu’à la fin, même si j’ai des soupçons à partir des deux tiers du roman. Tel un journaliste nous suivons les pensées des différents personnages et leurs ressentis pour nous concentrer au fil des chapitres uniquement sur le lieutenant et la personne mystérieuse. J’ai beaucoup apprécié cette alternance de point de vue qui donne un charme (sans jeu de mot) indéniable à la lecture.

Grâce à la plume fluide de l’auteur et à ses descriptions d’un réalisme, je suis prise à mon propre jeu et devient actrice de cette enquête. Je ponctue ma lecture de :  » ah non c’est pas lui…mais si c’est lui…attend mais non ca peut pas être lui… dépêche toi elle va se faire massacrer… mais si c’est lui ça veut dire que c’est lui le méchant… ». Vous voyez le raisonnement ….!

Chers lecteurs et chères lectrices, adeptes de thriller fantastique et gothique, de magie noire sur fond de religion, vous trouverez dans cette lecture un mélange explosif mêlant enquête policière, suspicion, cadavres mutilés, beaucoup de sang, une atmosphère étouffante et sordide, des personnages attachants mais également perdus et remplis d’une quête spirituelle et mystique. Des scènes à en perdre haleine et à vous étourdir, des rebondissements inimaginables et une fin à la hauteur de mes espérances.

Une lecture haletante et tourmentée. A quand la suite ?

 

 


 

Pour tout savoir sur Gwenn Aël et sur les édition Lune Ecarlate : c’est par ICI !