LA MACHINE A BROUILLARD de Tito Desforges.


 
Mac Murphy est un soldat d’élite. Mac Murphy est fort. Mac Murphy est dur. Mac Murphy est fou. Mac Murphy trimbale dans sa tête une épouvantable machine à brouillard qui engloutit ses souvenirs, sa raison et l’essentiel de son âme, morceau après morceau.
Quand les habitants de Grosvenore-Mine, ce village perdu dans les profondeurs de l’Australie, se hasardent à enlever la fille de Mac Murphy, ils ne savent pas à quel point c’est une mauvaise idée.
Une époustouflante plongée dans l’amour d’un père pour sa fille et dans les tréfonds de la démence d’un homme. Inlâchable. Attention : cauchemar.

Rocambolesquement fou, LA MACHINE A BROUILLARD joue avec les limites de l’irréel et de la réalité. Perdu dans les méandres de ses souvenirs, le soldat Mac Murphy plonge dans les abysses de ses tourments. Un thriller unique en tout point de vue. Conseil : gardez bien votre tête sur vos épaules !
Mac Murphy est un pur produit de l’armée australienne. Engagé à ses 16 ans, il vadrouille dans le monde pour des missions à hauts risques. Reconnu par sa hiérarchie comme étant un bon élément, il passe sa carrière dans les rangs de l’armée.

 

Prenant du bon temps avec sa fille Louise, ils parcourent les routes désertes de l’Australie et se retrouvent dans une de ces bourgades où le néant semble avoir pris possession de ces maisons inertes et de ces habitants. Halte oblige, ils se dirigent vers le snack miteux et graisseux pour prendre leur repas. Mac Murphy est heureux de partager ces moments avec sa fille. Le sourire s’affiche sur son visage strict. Alors qu’il s’absente un moment, il attend sa fille criée. Elle vient de se faire enlever. Mac Murphy met toute sa hargne pour la récupérer et sème sur son passage un chaos infernal.

 

Tito Desforges a l’art et la manière de mettre en scène l’impensable, le morbide et la réalité floutée pas tout un tas d’éléments sordides et hallucinants. Une plume particulière à laquelle il faut s’habituer qui nous entraîne sur une route où il fait bon de regarder où poser le pied. Un univers surprenant et glauque qui nous oblige sans cesse à tout reconsidérer. Une plongée habile et sans concession dans l’obscurité oppressante d’une âme tourmentée. Un pas après l’autre, l’intrigue se dessine portant vers un final tonitruant.

 

Une lecture explosive au rythme affolant. Un personnage qui en jette et qui file les frissons. Tito Desforges signe un incroyable thriller qui va vous mettre en dessus-dessous. Prenez garde au brouillard 😉 et à Mac Murphy !

 

Quand ma Louise chérie et moi on arriva à Grosvenore-Mine, sur les coups de midi, on ne prêta pas attention au décor, tant il était semblable à celui de tous les « Trouduc-ville » qui s’échelonnaient le long de la Donahue Highway. Un patelin paumé du bush australien dans toute sa triste splendeur. Main Street, la rue principale, une bande d’asphalte noir rendu flasque par le soleil au zénith, cessait de s’appeler Donahue Highway à l’entrée du bled et reprenait son nom cinq cents mètres plus loin. À mi-section, Cross Street, la rue transversale, formait le carrefour habituel où se regroupaient le pub/restaurant/motel, le supermarché / location de DVD, la station essence / magasin de matériel et l’agence postale/bancaire. Tout autour de ces vénérables bâtiments, une centaine de bungalows préfabriqués et de mobilhomes maculés de traînées de sable roussâtre et hérissés de boîtiers de climatiseurs. Des poteaux électriques dont un sur trois penchait comme une tour de cette ville d’Italie (ou d’Espagne ou je ne sais plus) et que personne ne songeait à redresser. Par-ci par-là, des parterres de fleurs aux couleurs étouffées par la poussière, dans de pauvres enceintes de cailloux alignés, tentatives désespérées de ménagères crevant d’ennui et d’insatisfaction sexuelle pour égayer leur paysage.

 

Une chronique de #Esméralda

NOTRE PART DE CRUAUTE de Araminta Hall.

[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Paul Benita
Éditions PRELUDES
439 pages
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Le résumé :
Leur histoire d’amour est terminée.
Le jeu ne fait que commencer.
Traumatisé par une enfance difficile, Mike Hayes menait une existence paisible, bien que solitaire, jusqu’au jour où il a fait la connaissance de Verity Metcalf. Verity lui a tout appris de l’amour et, en échange, Mike a consacré sa vie à la rendre heureuse. Il lui a trouvé sa maison, son travail, et il s’est sculpté le physique que Verity considère comme idéal. Il sait qu’ensemble ils connaîtront le bonheur.
Peu importe si elle ne répond pas à ses e-mails ou à ses appels.
Peu importe qu’elle soit mariée à Angus.
Cela fait partie du jeu secret auquel ils avaient l’habitude de jouer.
Le suspense psychologique pervers sur le désir, l’obsession, les histoires qu’on se raconte et celles qui nous font basculer.
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Il y a des romans parfois, où, et bien la sauce ne prends pas du tout, du tout !

NOTRE PART DE CRUAUTÉ a tout pour être un thriller psychologique de tonnerre. D’ailleurs certains lecteurs le clament. 

Dès le départ la psychologie de Mike Hayes est une évidence (enfin pour moi). Un homme engrené dans la machine infernale qu’est l’amour obsessionnel. L’amour malsain celui qui fait perdre la tête. L’amour toxique qui empêche l’épanouissement de deux êtres qui se portent un amour conditionnel. Cette évidence a finalement était le couperet qui signe la fin avant le début. Un thriller qui est à mon sens très platonique (dans mon ressenti) et qui ne simule en rien la finalité.

Ce thriller se lit comme un journal intime. La voix de Mike Hayes et ses mots répercutent ce cheminement fatal. Les diatribes sont épuisantes et inconfortables. Être immergée au milieu de ces pensées malsaines et incohérentes est une véritable torture. La violence prend peu à peu place jusqu’au point final. L’engrenage n’offre pas à proprement parler de développement et de rebondissements.

L’atmosphère est suffocante et inextricable. Un malaise persistant s’installe pour ne plus te laisser respirer.

J’ai été absolument prise au dépourvu par les propos tenus. Je suis restée de marbre face aux insinuations du personnage de Mike et ses déblatérations qui enlisent le fil conducteur du thriller. Le seul point positif, si je puis dire, est l’audace prise par l’autrice d’exploiter uniquement le point de vue de Mike. Un risque qui pour ma part n’est pas exploité de manière judicieuse.

Une lecture ratée et c’est bien dommage. Je n’ai pas réussi à prendre le bateau à temps. Une lecture très longue qui manque sérieusement de souffle. Je n’ai pas vu ce que Araminta Hall a voulu insuffler au travers de ses mots.

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Préludes.

LOSING LEAH de Sue Welfare.

[ POLAR – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Anne Confuron
Éditions DE SAXUS
332 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.
Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café.
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas…
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ?
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl’ et « La fille du train’.
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Par une glaciale matinée, Leah s’est envolée. Aucune trace, aucun témoin, aucune piste, rien, nada. Seul un mari désemparé, apeuré, inconsolable et en colère contre les enquêteurs, hurle son désarroi. Chris, bientôt à la retraite, doit subir les interrogatoires et relater leur vie commune, leur quotidien, leur vie conjugale, leur vie en société et leur vie professionnelle. Tout doit être passé à la loupe ! Chris est le genre d’homme attachant. Sa bonhomie, sa manière de parler, sa façon d’être et son aura font de lui un homme honnêteté, un voisin charmant, empathique, toujours là pour aider. En quelques minutes la vie de Chris a été réduite au néant. Il crie son amour pour sa femme et sa folie à être séparé d’elle. Qui ne le ferait pas, quel homme ne remuerait pas ciel et terre pour retrouver son épouse ? Quel homme ne ferait fi des conseils des enquêteurs pour foncer sur le terrain ? Chris est à bout. Chris dépéri. Il veut retrouver sa femme. Il veut retrouver sa vie. Il veut retrouver son quotidien. Il veut la liberté. Effectivement, toute enquête sur la disparition d’une personne, la famille proche est suspectée jusqu’à temps que les faits prouvent le contraire. Ni Mel Davey, ni Harry Baker ne vous diraient le contraire. Et ces deux là devront affronter des révélations surprises qui éclateront au fur et à mesure que l’enquête avance. Le pire n’est pas derrière eux il est à venir, et remuer les secrets inavouables vont ouvrir les portes d’un enfer tragique.

 

Sue Welfare signe un premier roman totalement dingue. Un thriller psychologique incroyable (c’est classé comme étant un thriller mais pour ma part c’est davantage un polar, mais comme je ne suis pas parole d’évangile, je garde ce terme !) qui m’a mené par le bout du nez pendant un très long moment. J’espère de tout cœur que c’est le premier d’une longue série car il y a vraiment matière à explorer notamment avec les enquêteurs Mel Davey et Harry Baker. Ce dernier donne l’impression d’être un sacré roublard, un petit génie de la police qui a tout vu tout entendu, et évidement, c’est le meilleur. Mel Davey, c’est une femme, est la novice du service avec quelques années à son actif dans la police. Elle apprend encore les ficelles du métier et son mentor est un bon enseignant. Cependant je regrette que l’autrice ai choisi de développer avec parcimonie la vie privée de Mel. Elle l’aborde mais cela reste superficiel et j’aurais aimé en apprendre davantage sur elle. C’est pour cela que j’espère que ce thriller est le premier d’une longue série. Sue Welfare a su crée une atmosphère digne des grands polars avec d’un côté ce qui a attrait à l’enquête véritable (technique, interrogatoire, enquête sur le terrain …. ) et d’un autre celui confère à l’aspect psychologique. Une alchimie incroyable en ressort. J’ai vraiment été captivée par cette lecture. Les rebondissements ne sont pas foudroyants mais ils amènent tous vers un dénouement terrible et explosif. Le scenario tient magnifiquement la route, la psychologie des personnages est maîtrisée et suffisante pour vous accrocher en un claquement de doigt.

 

Êtes vous prêts à partir à la recherche de Leah ? Oui ? Alors faites gaffe, garder un œil ouvert car l’effroyable vous attrapera bien plus vite que vous le pensiez !

 

Un excellent thriller que vous allez adorer !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… la page Facebook des éditions DE SAXUS.

SANS MON OMBRE de Edmonde Permingeat.

 

[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2019 ]

Éditions L’ARCHIPEL – Collection Suspense

440 pages

Ma note : 3,5/5

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Le résumé :
Son reflet, un alter ego inversé dont elle enviait la vie de rêve. Alors que, célibataire, elle doit gagner sa vie en enseignant la philosophie, sa jumelle, épouse et mère comblée, mène l’existence oisive des riches, dans le luxe et un magnifique cadre de vie au bord de la mer. Mais la mort de Célia va permettre à Alice de prendre sa place.
Du moins le croit-elle. Car au « pays des merveilles », ce n’est pas le bonheur mais le désenchantement qui l’attend.
La vie d’Alice de l’autre côté du miroir va tourner au cauchemar… jusqu’à lui faire réaliser, mais un peu tard, que le beau miroir était celui des alouettes…

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Tu es l’autre, je suis toi. Je suis l’autre, tu es moi.
Alice ou Célia ? Qu’importe !
Nous ne sommes plus qu’UNE !

 

Alice et Célia sont unis pour la vie. La gémellité n’est pas synonyme de caractères identiques. Célia était une enfant extravertie alors qu’Alice était l’ange. En grandissant cela n’a rien changé. Alice devient la femme au foyer idéale qui s’occupe des enfants et du mari. Elle s’épanouit dans différents actes de charité et auprès d’ami.e.s plus ou moins fidèles. Quand à Célia, elle est l’icône de la femme libérée qui ne vit pas aux crochés d’un mari mais qui au contraire collectionne les aventures. Professeur de philosophie par passion dans un lycée, et adepte de certains grands principes, elle croque la vie à pleine dent même si sa vie de prof est cruellement dépourvu de bon sens.

 

Alice et Célia, c’est le Yin et le Yang. Deux femmes opposées par leur vie personnelle et leurs animosités ancrées depuis leur jeune âge et qui malheureusement a évolué en s’empirant.

 

Et si une seule et unique chance se présentait à Alice : prendre la place de Célia. Aurait elle le droit de voler cette vie ? Aurait elle le droit de penser que les remords ne pourront jamais la submerger ? A t’elle le droit d’être elle ? Alice et sa conscience ne batailleront guère longtemps. Dès le seuil franchit de la belle demeure, les surprises aussi bonnes que mauvaises se feront légion.

 

Je découvre pour la toute première fois, l’univers intriguant et subjuguant d’Edmonde Permingeat. SANS MON OMBRE est une fenêtre ouverte sur un monde d’apparences où derrière le miroir se cachent de terribles secrets. Le sujet fort de la gémellité est traité avec emphase et subtilité. L’autrice l’explore sous toutes les coutures et donne un attrait conséquent à la psychologie des personnages. Je me suis laissée embarquer rapidement dans cette folle aventure où les rebondissements fleurissent ici et là. Ce thriller se divise en deux parties. La première concentre le plus gros de l’actions et met en lumière le personnage d’Alice. La seconde est centrée sur le personnage de Célia. On a vraiment une cassure entre ces deux parties. Le style et la forme ne sont pas tout à fait les mêmes. Le rythme est également différent. J’ai vraiment eu l’impression d’être des deux côtés du miroir et par conséquent de vivre deux expériences distinctes. Cela confère une atmosphére étrange et dérangeante, comme si trouver ma place auprès de ces jumelles ne m’était pas permise.  Le dénouement en lui même n’est pas spectaculaire mais ce qu’il cache est bien exceptionnel.

 

SANS MON OMBRE est plein de surprises où le suspense a tout de même sa place et où la vérité n’est pas celle que l’on croit. Le sujet développé donne une autre dimension à ce thriller qui charmera bon nombre d’entre vous.

 

#Esméralda

 


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… le site des éditions L’Archipel.

… la présentation vidéo du roman.

MA BÊTE de Jean-François Regnier.

 
[THRILLER – 2018 ]
LIBRINOVA
178 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre de Mon Marathon Indé d’avril
 

 

Le résumé :
Ma Bête, c’est ainsi que Weston Forrester surnomme Duncan Smith qu’il capture à Boston, sur le parking d’une station-service. Le ravisseur veut faire de sa victime le meurtrier qu’il n’a pas le courage de devenir. Weston Forrester a tous les atouts pour mener le jeu et faire de Duncan Smith un criminel. La rencontre de ces deux hommes, dans un face à face tendu, va les amener à se découvrir aux limites de leurs forces et de leurs valeurs respectives.

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Weston Forester a tout du mari et de l’homme idéal. A aucun moment, il ne serait possible de croire ou d’imaginer qu’il soit un ravisseur et commanditaire d’une vengeance sanglante. Weston Forester a tout préparé, tout prévu et manigancé. Il ne manque plus que sa bête pour fomenter et accomplir ses méfaits. Duncan Smith a été l’heureux élu : au mauvais moment au mauvais endroit et hop, enlevé ! Commence alors une « domestication bestiale », un lavage de cerveau. Mais on ne devient pas un pro de la manipulation mentale et psychologique en un tour de main, surtout quand son captif garde toute sa tête.

 

MA BÊTE est un thriller juste INCROYABLE !

 

Un thriller qui m’a embarqué dans une histoire aussi sensationnelle que morbide. Les traits psychologiques des deux protagonistes sont magnifiquement établis et décris. Pas à pas, j’ai découvert les tenants et les aspirations auxquelles chaque personnage voue une sorte de culte. Le méchant est un sacré méchant avec des idées tordues, des pensées sombres. Il ne manque plus que les yeux rouges et la bave qui coule pour avoir le portrait typique du fou furieux. L’auteur se penche avec minutie sur ces détails qui font de ce personnage  une personne malhonnête vouée à des névroses de persécution terrible. A chaque chapitre j’ai été plongée davantage dans les abîmes de cette âme profondément blessée et malmenée. Le lecteur est mis face à cette évidence de comprendre, en quelque sorte les actes de celui-ci, alors qu’il est impossible de cautionner cette démarche. Pour autant le gentil monsieur enlevé n’est pas un saint. Sous cette allure imposante, se cache un homme qui a roulé sa bosse et qui n’a pas été très tendre avec les personnes croisées sur sa route. C’est un homme forgé dans la pierre et élevé façon militaire. Duncan Smith se trouve ainsi pour un moins que rien. La déchéance et les humiliations deviennent sont quotidien mais pour autant il n’oublie pas ce qui fait de lui un homme. Deux hommes aussi différents l’un de l’autre qui se confrontent dans un même combat où les enjeux de survie ne dépendront que d’eux.

 

Jean-François Regnier aime jouer sur les ambiguïtés et mettre en scène des situations palpitantes mais versions sanglantes. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages. Les personnages sombrent petit à petit. Et la situation générale se dégrade.

 

La plume de J-F Regnier est addictive. Une fois débuté je n’ai pas pu m’arrêter. L’auteur a fait le choix judicieux d’une trame à deux voix et cela rend le thriller davantage captivant. Tout est bien orchestré jusqu’à cette fin qui m’a toutefois frustrée et restée coi. L’auteur a choisi un final original et atypique faisant une cassure nette avec tout le reste du roman. Certains apprécieront. Pour ma part, je reste trop sur ma faim et cela à coûter un coup de cœur. Haaaaaaa, mais pourquoi ?

 

Laissez-vous embarquer par un thriller décapant, original et sensationnel. De surprises en rebondissements, MA BÊTE sait subjugué et interrogé.

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Jean-Fraçois Regnier pour sa confiance et sa patience.

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… l’interview de Jean-Francois Regnier.

…le site de Librinova.

 

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A FLEUR DE PEAU de James Barnaby.

 

[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – 2018]
Éditions DE BORÉE – Collection Marge Noire
443 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Brillante étudiante de 19 ans à l’université du Wisconsin à Madison, Jane souffre de  » fugues temporelles  » depuis l’enlèvement dont elle a été victime huit ans plus tôt, dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées et dont elle ne garde aucun souvenir. En vacances comme chaque été dans le chalet familial au bord du lac Mendota, elle est seule avec son beau-père, sa mère ayant dû repartir précipitamment à Chicago pour son travail. Dans la nuit, la jeune fille se réveille avec les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds. Richard gît à ses côtés, égorgé… Jane le sait, elle a tout de la coupable idéale. Pour le procureur du comté et la police de Madison, l’affaire est claire : l’étudiante a commis cet acte odieux dans une crise de folie. Ce n’est pourtant pas l’avis de Joseph Sleuth, l’agent local du FBI, qui penche pour un assassinat politique maquillé en crime familial. Leader du parti écologiste, Richard briguait le poste de sénateur et comptait de nombreux ennemis à la Bourse des valeurs agricoles de Chicago, le puissant et influent lobby des céréaliers. Libérée sous caution dans l’attente de son procès, Jane est prise en charge par un spécialiste de l’hypnose. Au fil des séances elle retrouve peu à peu la mémoire. La réalité se dessine, effroyable…

 

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Il n’y a rien à faire, car tout le monde est fou, ici… Il lui semblait avoir déjà entendu ça quelque part, mais où ? Quand ? Elle ne savait plus. De toute manière, elle se méfiait de ses souvenirs, tout comme elle redoutait ses pertes de mémoires. Si elle était vraiment aussi atteinte que ce qu’on le disait, elle ne pourrait jamais être sûre que ce qu’elle voyait était bien la réalité. Elle délirait peut-être, imaginait des choses qui n’existaient nulle part ailleurs que dans son cerveau dérangé. En ce moment même, cet homme qui se tenait devant elle n’avait sans doute pas plus de consistance qu’une ombre. Jane se dit qu’il était le fruit d’une hallucination. Au fond, rien de ce qu’elle voyait et croyait réel n’avait de sens. Elle errait telle une âme en peine dans un univers de fantasmagories. Elle était plongée dans un rêve aux allures de cauchemar dont elle était incapable de s’éveiller.
C’est alors que l’homme leva doucement son visage, très doucement. Son regard glissa sur le sol avec une infinie lenteur avant de remonter le long du corps de Jane. Les pieds, les jambes, le ventre, le buste, jusqu’aux yeux qu’il se mit à fixer intensément de l’éclat bleu de ses iris, tandis qu’un magnifique sourire illuminait son visage.
Instantanément, Jane bascula dans l’inconscience.
 
Jane vient juste de fêter ses dix-neuf ans. Etudiante, intelligente, solitaire, angoissée, elle tente de survivre dans un monde où réside à ses yeux des dangers constants. Jane est une jeune femme atypique ayant développée un syndrome autistique et touchante dans sa désolation. Jane pratique ce qu’elle appelle « la fuite temporelle ». Etrange exercice. Un instant là des heures plus tard ailleurs. Et son dernier saut dans le temps l’inquiète vraiment. Un morceau de baudruche dans son jogging, seul témoin d’une escapade dont elle est incapable de se souvenir. Ses plus vielles angoisses se réveillent, serait-ce à cause de ce terrible anniversaire de son enlèvement huit ans plus tôt ?

 

Ainsi débute cet incroyable thriller ! Angoisse, peur, suspense, fait inexplicable et sang (quelques pages plus tard) sont les clés de ce roman qui ne m’a laissé aucun répit et aucune chance de m’en sortir.

 

Qu’on lui coupe la tête !

 

Alice aux pays des merveilles, Blanche-Neige, La Belle aux bois dormants, Le livre de la jungle, Walt Disney…. Mais que viennent faire ces dessins animés ici ? Quels liens entretiennent-il avec l’intrigante Jane ? Ont-ils un rapport avec son enlèvement huit ans plutôt ?

 

Qu’on lui coupe la tête !

 

Clap de fin de scène. Comme un signal ou un mantra sinistre, Jane se sent aspirée dans un tourbillon glauque : images rapides, sons, odeurs, sensations, images rapides, sons, odeurs, sensations…. Une ritournelle qui n’a plus rien à voir avec les souvenirs de ses dessins animés. Auraient-ils un pouvoir extraordinaire ?

 

Accrochez-vous bien !

 

Je découvre pour la toute première fois la plume de James Barnaby et la magie a opéré militari. Une plume vibrante et angoissante qui sait parfaitement maitriser les attraits psychologiques de son héroïne dans une atmosphère aussi glauque que solaire. L’auteur décide d’alterner les différents poids de vue des protagonistes et entre le présent et le passé. L’intrigue virevolte au grès des pages vers un final explosif et inattendu. J’aime beaucoup les références au monde de Walt Disney. Ils confèrent un côté angélique à une trame diabolique. Cette immersion forcée dans l’enfance, comme un pont fragile reliant la réalité et l’irréalité. C’est étrange, sensationnel, ingénieux et subversif.

 

A FLEUR DE PEAU est un sacré page turner ! Impossible de le lâcher. Chaque page apporte sa pièce à l’édifice. Et à chaque chapitre j’ai voulu en savoir davantage. Une intrigue sur fond d’amnésie, de complot, de manipulation où une jeune fille de onze ans a le rôle principal.

 

Alors, envie de le lire ?

 

#Esméralda

 

 
Je remercie les éditions De Borée pour leur confiance et leur patience.

 

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… le site des éditions De Borée.

 

HAUT LE CHŒUR de Gaëlle Perrin-Guillet.

 

[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2019 ]
Réédition de 2013 (Éditions Rouge Sang)
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des mots
241 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

 

Le résumé :
« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver ». Depuis qu’Eloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison… Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Eloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse… Une promesse de sang.

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Mais que peut bien se cacher derrière ce titre énigmatique ? Une quatrième de couverture qui laisse entrevoir une histoire de vengeance. Oui mais quoi donc ? Si la curiosité vous pousse à ouvrir ce thriller psychologique, préparez-vous à une course poursuite haletante où haine, colère, passion et folie sont un moteur où seul le sang et les cris sont l’unique récompense.

 

Alix Flament, journaliste de son état, a connu la gloire et défrayé la chronique lorsque son livre sur la tueuse en série, Eloane Frezet est publié. Des heures d’enquêtes et d’interviews, malmenées par une femme intrigante, suspicieuse, pernicieuse et joueuse. Les réponses égrenées sont étudiées souvent évitées ou enrobées. Un subtil jeu malsain du chat et de la souris. Le Mal est déjà fait, il s’infiltre silencieusement et il ne laissera aucun répit à sa prochaine victime, Alix. Lorsque ces mots résonnent, Alix sait que cette opprobre sera alors, un jour, une réalité abjecte.  

 

Les années défilent, les souvenirs s’estompent, la menace file. Le bourreau a su se faire oublier pour mieux renaître de ses cendres. Et tel un phénix vengeur, Eloane, se rappelle à cette belle promesse. Que la danse commence !

 

Gaëlle Perrin-Guillet a su créer dès les premiers pages une atmosphère oppressante. Les protagonistes de l’histoire sont très vite en état d’alerte et de stress. Rapidement l’angoisse, l’inquiétude, l’appréhension sont étouffants. La tension monte d’un cran à chaque chapitre. Je me suis attendue au pire, telle une cocote minute prête à exploser. L’autrice navigue entre présent et passé en fonction du point de vue des différents protagonistes. Elle sème ici et là les éléments innocents qui portent toute leur importance au final. Je n’ai pu que ressentir cette urgence tout au long des pages. Partager cette aventure, c’est aussi tenté une intrusion dans l’esprit de cette femme. C’est tenté de comprendre l’impensable, de se soustraire à toute logique, de mettre des mots sur l’horreur, de percer à temps une énigme qui sème le chaos et le sang, de comprendre une musique inaudible pour nous simple mortel. Cette dimension est à la fois intangible, malveillante, démoniaque, mais je n’ai pu que me laisser embarquer par cette histoire machiavélique. Gaëlle Perrin-Guillet a le rythme dans la peau et ne laisse aucun répit à son lecteur : les rebondissements, les révélations, les coups tragiques, les corps sans vies, les complots, les bouts de partitions de musique, les traits psychologiques des personnages, tout y fait pour vous rendre fou ! Et cela jusqu’au point final.

 

Cette lecture aurait pu être un sacré coup de cœur si je n’avais pas compris le lien entre les éléments avant la révélation. Mais ce qui n’a pas entaché d’être littéralement secouée par le dénouement et d’apprécier.

 

HAUT LE CHOEUR est un thriller psychologique hautement haletant. Je suis convaincue qu’il en surprendra plus d’un 😉

 

#Esméralda

 

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance.

 

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… le site des éditions Taurnada.

… L’avis du blog Aurore des bulles et des couleurs.