Sœurs de Bernard Minier

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Roman policier – Sortie au format poche le 21 mars 2019

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5

 

Résumé : Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes et attachées à des troncs d’arbres.
C’est la première enquête du jeune Martin Servaz qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. L’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

 

Mon avis : J’avais essayé de me lancer dans la lecture d’un roman de Bernard Minier, il y a quelques années. Si je dois être honnête, je n’avais pas tellement accroché. Pourtant, mes amies lectrices ne cessaient de me vanter les mérites de cet auteur, de ses romans, des aventures de Servaz…. Bref, j’avais l’impression de rater quelque chose. Il y a quelques semaines, ma cousine Ankya, blogueuse également, m’a proposé de lire, dans le cadre de nos challenges lecture, la dernière enquête de Martin Servaz, le roman « Sœurs » qui est paru, fin mars, au format poche. Ni une, ni deux, j’ai accepté de relever ce défi et croyez-moi, je ne le regrette absolument pas !

Au départ, nous sommes en 1993, à Toulouse. Deux cadavres sont découverts en bord de Garonne, deux sœurs habillées dans des robes de communiantes. Une est défigurée, les deux sont mortes et avaient en commun une fascination pour Erik Lang, un auteur à succès, qui entretenait avec elles une relation épistolaire étrange. Innocenté, il s’en sort mais tout cela laisse un goût d’inachevé à l’inspecteur Servaz. En 2018, la femme de cet auteur est retrouvée morte. Pour Servaz, c’est l’occasion de se replonger dans l’univers de cet homme étrange. Et si la mort de la femme de Lang était liée aux meurtres de 1993 ? Lang était-il vraiment innocent à l’époque ? Qui aurait intérêt à le remettre, ainsi, dans la lumière ?

Quand on me disait que Martin Servaz était un enquêteur de talent, j’avais du mal à le croire. Désormais, j’en suis convaincue ! C’est un professionnel acharné, volontaire, qui ne lâche rien et qui, quand il a une idée en tête, ne la laisse pas tomber avant d’être sûr de lui. J’ai beaucoup aimé ce personnage et vais de ce pas me remettre dans la lecture de ses autres aventures (car celle-ci est la cinquième dans lequel il intervient, vous savez bien que j’ai du mal à lire les séries dans l’ordre…). J’aimerais aussi vous parler de Lang, le principal suspect. Au premier abord, il est détestable car sûr de lui, prétentieux, hautain, bref, tout ce qu’on déteste. Pourtant, lorsque sa femme est retrouvée morte, on découvre un autre aspect de sa personnalité, une sensibilité dissimulée et révélée par ce drame. Tout au long de ma lecture, j’ai alterné entre interrogation, énervement et pitié pour lui. Au final, je ne vous dirai pas quel sentiment l’emporte tellement j’ai été surprise par tout ce qui peut lui arriver au fil des pages.

Ce roman a été une bonne surprise pour moi. L’auteur a du talent, une plume très addictive, très fluide, qui vous fait tourner les pages sans même vous en rendre compte. Tout au long de l’enquête, il dissémine des indices, plus ou moins pertinents, qui permettent, ou pas, de se diriger vers le dénouement final. Concernant la fin, je suis mitigée. En effet, j’ai été bluffée par de nombreux éléments et par la complexité de la conclusion de l’enquête. En revanche, je suis un peu plus perplexe sur l’ultime rebondissement qui conclut cette affaire. J’ai envie de demander : mais pourquoi ? Cet évènement ne s’imposait pas, selon moi, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai pris au cours de cette lecture. De plus, l’intrigue se déroulant à Toulouse, j’ai pris plaisir à déambuler dans ma ville au fil des pages.

Pour conclure, je vais de ce pas me lancer, dans l’ordre, dans la lecture des aventures de Servaz. « Glacé » m’attend déjà dans ma PAL, les autres devraient suivre. Concernant « Sœurs », je ne peux que recommander sa lecture à tous les amateurs de romans policiers qui aiment le suspense, les enquêtes à rebondissement et les enquêteurs charismatiques. Venez douter, chercher et être étonnés tout au long de ce livre qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’au bout !

 

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Pour retrouver l’univers de l’auteur, rendez-vous sur son site officiel !
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Envie de savoir ce qu’en a pensé ma cousine Ankya ? Rendez-vous sur son blog!
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LA PETITE FILLE DU PHARE de Christophe Ferré.

 
[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – 2018]
Éditions L’Archipel – Collection suspense
448 pages
Ma note : 3,5/5
Lien Kindle
 
Le résumé :
Qui a kidnappé le bébé ?
Le temps d’une soirée dans un pub tout proche de leur villa située sur la côte de granit rose de Ploumanac’h, Morgane et Elouan ont laissé la garde de leur fille de 10 jours, Gaela, à son frère adolescent, Arthur.
Mais au retour, un berceau vide les attend.
Aucune trace d’effraction, pas de demande de rançon. À la douleur de la disparition, s’ajoute la violence du soupçon de la gendarmerie. Morgane est une mère déjà éprouvée par la perte d’un enfant, Elouan, un père souvent absent…
Les pistes se multiplient mais l’enquête n’avance pas.
Pourtant, près d’un mois plus tard, le miracle : Gaela est rendue à ses parents. Le soulagement l’emporte sur l’incompréhension.
Sauf pour Arthur, convaincu que ce bébé n’est pas sa sœur..
 
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Direction la Bretagne, Côte de granit rose, petit village côtier, Ploumanac’h. Un petit coin de paradis qui va être le témoin d’un fait divers dramatique.

 

Perchée sur son promontoire de granit face à la mer, la maison familiale s’illumine sous les cris d’une mère affolée, désemparée. Morgane partie s’enquérir du sommeil de sa petite fille, Gaela, est face au berceau vide. L’inquiétude, la peur envahissent peu à peu tout les membres de la famille. Un grand frère démuni face à son impuissance, un père qui a retourné la maison et une maman accablée. Les gendarmes suivis par la police judiciaire prennent cette affaire militari. L’enquête débute : interrogatoires des parents et du grand frère, enquêtes auprès du voisinage, appels à témoin. La disparation de Gaela fait la une des journaux nationaux. Les médias s’emparent rapidement, relayant de nombreuses rumeurs et toutes sortes de scénarios.

 

Alors que la vie de cette famille sans histoires s’écroule, le monde extérieur se déchaîne. Morgane abattue, tente de faire bonne figure, mais les insinuations se font de plus en plus pressantes et oppressantes. Matricide, accident involontaire, tout autant de termes qui agissent tels des lames aiguisées. L’enfer s’invite sur la Côte de granit rose prêt à ravager la moindre parcelle de bon sens.

 

Je découvre pour la première fois la plume acérée de Christophe Ferré. Dés la sortie de ce thriller, le résumé a titillé ma curiosité. Cette intrigue familiale a eu raison de moi. Le thème évoqué ne laisse guère présager une ouverture. Le scénario et l’intrigue restent à mes yeux très simples sans être spectaculaires. Christophe Ferré met un accent particulier sur l’aspect psychologique de ses personnages avec une nette préférence pour Morgane, la maman. Car pour comprendre le présent, il faut se plonger dans le passé. Christophe Ferré maîtrise parfaitement l’art et la manière de semer le doute, d’instiller des idées qui germeront ou pas plus tard au cours des chapitres. Il joue parfaitement entre les états d’âmes, les questions, les retournements de situation, les allusions. De quoi mener son lecteur par le bout du nez. Et cela marche sans problème. Puisque j’ai eu cette impression de ramer dans la semoule, sans vraiment pouvoir saisir le détail ou l’élément qui aurait pu me mettre la puce à l’oreille. Chapeau ! Entre les paysages bucoliques et une femme qui se tire les cheveux pour connaître la vérité, il y a quelques passages longs ou redondants. La chute est bien trop rapide à mon goût, en même temps difficile d’en vouloir à l’auteur car l’essentiel est bien en amont. Je retiendrais de ma lecture tout ce qui a attrait à la psychologie des personnages, la manière dont les éléments s’imbriquent, laissent présager un début de réponse, pour ensuite faire face à un autre problème, un autre élément. Cet enchevêtrement est machiavélique et super bien étudié. J’ai beaucoup apprécié la plume nerveuse de Christophe Ferré qui peut être à la fois langoureuse dans les descriptions et prenante dans les moments où les émotions accaparent les personnages. Je ne m’en tiendrais pas uniquement à cette première rencontre avec l’univers de Christophe Ferré et ouvrirais bien volontiers un autre de ses romans.

 

LA PETITE FILLE DU PHARE est un thriller sympathique sans vraiment de grosses étincelles. Un thriller nerveux et qui tient malgré tout en haleine !

 

#Esméralda

 

 
Je remercie les éditions L’Archipel pour leur confiance et patience.

 

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… le site des éditions L’Archipel.

Christophe Ferré en parle …

L’INCONNUE DE L’ÉQUATION de Xavier Massé.

 
[ THRILLER – Nouveauté 2019 ]
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des Mots
260 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol.
Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic déjà présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes.
Accident, meurtre, ou vengeance ?
Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

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Xavier Massé signe un thriller dépotant où tout ce que vous pensez savoir s’entremêle entre rasions, désillusions et bien plus encore.

 

Quatre heures, deux femmes, trois inspecteurs, des corps et une énigme. Une énigme qui vous plonge directement dans un imbroglio d’idées où chaque élément de réponses ouvre sur de nouvelles questions. Une cascade d’énigmes, de suspicions, de doutes, tout cela fait tourner en bourrique les inspecteurs. Leur calme olympien est tout à leur honneur. Parfois les questions dérapent et les mots fusionnent, s’élèvent dans une cacophonie somme toute contrôlée.

 

Ce huit clos met en scène une grand-mère endeuillée et une flic témoin directe de la scène du drame. Chacune ignore la présence de l’autre. Les questions-réponses fusent dans un ballet tout aussi harmonieux qu’inquiétant. Le lecteur est au centre de ce ping-pong et spectateur d’une histoire qui s’enchaîne selon le point de vue des questionnées. Un sacré casse-tête pour les enquêteurs qui mettent toute leur hargne pour démêler ce drame familial. Qui a tort ? Qui se joue d’eux ? Arriveront ils à dénouer cette affaire dans les temps ?

 

Xavier Massé a l’art et la manière de vous en mettre plein les yeux, de vous balader dans tous les sens du terme et de vous faire croire que vous avez tout compris. Sauf que Xavier Massé est un petit malin sournois et qui je pense adore ce jouer de nous (bien attendu le lecteur). Une plume incisive, un rythme affriolant, une trame explosive et voici la combinaison parfaite pour vous faire perdre la tête. J’adore tout simplement ! Il n’y a aucune simplicité dans le scénario. Et, bien oui, je me suis fait avoir comme une débutante. Aucun soupçon de ma part, aucune intuition, aucun pressentiment. C’est agréable, j’avoue, d’être surprise. J’ai attendu le dénouement final avec inquiétude, méfiance et appréhension. Et voilà que le boulet de canon explose tout sur son passage, rase l’impensable. A chaque chapitre je n’ai pas su à quoi m’attendre. A chaque chapitre j’ai cru avoir compris. A chaque chapitre je remettais tout en cause. Je termine en disant que ce thriller est en tout point HALLUCINANT. Seriez-vous capable de découvrir l’inconnue de l’équation avant le couperet final ?

 

A découvrir absolument et sans hésitation !

 

#Esméralda

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance.

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… le site des éditions Taurnada

La bande annonce du livre

DIS-MOI QUEL AUTEUR INDé ES-TU JEAN-FRANCOIS REGNIER ?

Un thriller ! J’y cours de ce pas.

 

Je vais découvrir pour la toute première fois la plume de Jean-Francois Regnier. Je dois avouer que j’ai d’abord craqué pour la couverture et le résumé a fait le reste.

 

Place au portrait de Jean-Francois !
  • Que genre d’auteur es-tu ?
Depuis 2008, j’ai écrit cinq romans. Les premiers sont des « coups d’essais », certainement un peu « verts ». Les intrigues de mes premiers livres sont tirées de choses très personnelles, de rencontres qui m’ont inspiré des histoires. Avec mon cinquième livre, j’ai voulu aborder le genre « thriller ». J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire.

 

  • Un livre préféré ?
Le Journal de Jules Renard. Tout en décrivant son quotidien, le monde qui l’entoure, Jules Renard se révèle être un homme très attachant et très pertinent. On peut lire son Journal comme des miscellanées.

 

  • Un livre que tu n’as jamais pu finir ?
« L’emploi du temps » de Michel Butor, prêté par un ami. C’est très bien écrit mais le processus d’identification n’a pas fonctionné. De trop longues descriptions de Londres et de ses rues. L’intrigue importe peu et, moi, il faut me donner envie de continuer à lire !

 

  • Des petites manies quand tu écris ?
D’abord, avoir du temps, au moins deux heures devant soi. S’installer au calme, seul. Relire le précédent chapitre, toujours. Et puis, au bout de dix minutes, l’écriture vient.

 

  • Plume ou ordinateur ?
Ordinateur même si je fais partie d’une génération qui a rempli des tas de cahiers à l’école, au collège ou au lycée. L’ordinateur permet de structurer et corriger plus facilement le récit. 

 

  • Plutôt jour ou nuit ?
Pour mes premiers livres, je préférais la nuit, pour le calme et les sensations que la nuit procure, quand le monde s’arrête un peu. Maintenant, avec le temps, j’écris plutôt en journée.

 

  • Auto édition par conviction ?
Non, pas du tout. Parce que ça s’est imposé comme ça. Je n’intéresse pas les maisons d’édition et ce n’est pas faute d’avoir plusieurs fois essayé. Je crois qu’il faut y avoir ses entrées et puis vendre, vendre vite et beaucoup. L’auto-édition, c’est le parcours du combattant car il faut faire beaucoup de choses soi-même. 

 

  • Ton pire défaut ?
Stressé. Il me faudrait apprendre à me relaxer un peu.

 

  • Ta plus grande qualité ?
Peut-être l’observation, nécessaire pour écrire.

 

  • Passionné ou persévérant ?
Il y a une expression qui dit « …Passion n’est pas raison… ». Je me méfie beaucoup de cet état affectif qui rend souvent aveugle. Je pense par exemple à des collectionneurs invétérés ou  le phénomène des « fans ». Si on prend la passion amoureuse, j’ai lu le roman de Dominique Noguez, « Une année qui commence bien », qui démontre très bien comment la passion  peut détruire un homme en pleine conscience de ce qu’il vit.
Donc, je dirais persévérant car il faut l’être pour écrire un livre ou pour faire face aux étapes difficiles de la vie.

 

 
  • Tu écris … ?
Comme je le disais plus haut, j’ai commencé par écrire des romans avant de m’attaquer au genre « thriller ». Je suis en train d’écrire la suite de « Ma Bête » dont le titre provisoire est « Une bête à tuer ». J’espère qu’il sortira en 2020. Selon l’écho que recevra ce livre, je reviendrai au roman ou pas. Avant « Ma Bête », j’avais commencé à écrire un roman sur un couple dans la soixantaine.

 

  • Ton rêve le plus fou ?
Une belle maison avec vue sur la Méditerranée, avec du soleil et la personne que j’aime.

 

  • Décris en trois adjectifs ton roman que je m’apprête à lire :
Haletant, inattendu, original.

 

A FLEUR DE PEAU de James Barnaby.

 

[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – 2018]
Éditions DE BORÉE – Collection Marge Noire
443 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

 

 

Le résumé :
Brillante étudiante de 19 ans à l’université du Wisconsin à Madison, Jane souffre de  » fugues temporelles  » depuis l’enlèvement dont elle a été victime huit ans plus tôt, dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées et dont elle ne garde aucun souvenir. En vacances comme chaque été dans le chalet familial au bord du lac Mendota, elle est seule avec son beau-père, sa mère ayant dû repartir précipitamment à Chicago pour son travail. Dans la nuit, la jeune fille se réveille avec les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds. Richard gît à ses côtés, égorgé… Jane le sait, elle a tout de la coupable idéale. Pour le procureur du comté et la police de Madison, l’affaire est claire : l’étudiante a commis cet acte odieux dans une crise de folie. Ce n’est pourtant pas l’avis de Joseph Sleuth, l’agent local du FBI, qui penche pour un assassinat politique maquillé en crime familial. Leader du parti écologiste, Richard briguait le poste de sénateur et comptait de nombreux ennemis à la Bourse des valeurs agricoles de Chicago, le puissant et influent lobby des céréaliers. Libérée sous caution dans l’attente de son procès, Jane est prise en charge par un spécialiste de l’hypnose. Au fil des séances elle retrouve peu à peu la mémoire. La réalité se dessine, effroyable…

 

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Il n’y a rien à faire, car tout le monde est fou, ici… Il lui semblait avoir déjà entendu ça quelque part, mais où ? Quand ? Elle ne savait plus. De toute manière, elle se méfiait de ses souvenirs, tout comme elle redoutait ses pertes de mémoires. Si elle était vraiment aussi atteinte que ce qu’on le disait, elle ne pourrait jamais être sûre que ce qu’elle voyait était bien la réalité. Elle délirait peut-être, imaginait des choses qui n’existaient nulle part ailleurs que dans son cerveau dérangé. En ce moment même, cet homme qui se tenait devant elle n’avait sans doute pas plus de consistance qu’une ombre. Jane se dit qu’il était le fruit d’une hallucination. Au fond, rien de ce qu’elle voyait et croyait réel n’avait de sens. Elle errait telle une âme en peine dans un univers de fantasmagories. Elle était plongée dans un rêve aux allures de cauchemar dont elle était incapable de s’éveiller.
C’est alors que l’homme leva doucement son visage, très doucement. Son regard glissa sur le sol avec une infinie lenteur avant de remonter le long du corps de Jane. Les pieds, les jambes, le ventre, le buste, jusqu’aux yeux qu’il se mit à fixer intensément de l’éclat bleu de ses iris, tandis qu’un magnifique sourire illuminait son visage.
Instantanément, Jane bascula dans l’inconscience.
 
Jane vient juste de fêter ses dix-neuf ans. Etudiante, intelligente, solitaire, angoissée, elle tente de survivre dans un monde où réside à ses yeux des dangers constants. Jane est une jeune femme atypique ayant développée un syndrome autistique et touchante dans sa désolation. Jane pratique ce qu’elle appelle « la fuite temporelle ». Etrange exercice. Un instant là des heures plus tard ailleurs. Et son dernier saut dans le temps l’inquiète vraiment. Un morceau de baudruche dans son jogging, seul témoin d’une escapade dont elle est incapable de se souvenir. Ses plus vielles angoisses se réveillent, serait-ce à cause de ce terrible anniversaire de son enlèvement huit ans plus tôt ?

 

Ainsi débute cet incroyable thriller ! Angoisse, peur, suspense, fait inexplicable et sang (quelques pages plus tard) sont les clés de ce roman qui ne m’a laissé aucun répit et aucune chance de m’en sortir.

 

Qu’on lui coupe la tête !

 

Alice aux pays des merveilles, Blanche-Neige, La Belle aux bois dormants, Le livre de la jungle, Walt Disney…. Mais que viennent faire ces dessins animés ici ? Quels liens entretiennent-il avec l’intrigante Jane ? Ont-ils un rapport avec son enlèvement huit ans plutôt ?

 

Qu’on lui coupe la tête !

 

Clap de fin de scène. Comme un signal ou un mantra sinistre, Jane se sent aspirée dans un tourbillon glauque : images rapides, sons, odeurs, sensations, images rapides, sons, odeurs, sensations…. Une ritournelle qui n’a plus rien à voir avec les souvenirs de ses dessins animés. Auraient-ils un pouvoir extraordinaire ?

 

Accrochez-vous bien !

 

Je découvre pour la toute première fois la plume de James Barnaby et la magie a opéré militari. Une plume vibrante et angoissante qui sait parfaitement maitriser les attraits psychologiques de son héroïne dans une atmosphère aussi glauque que solaire. L’auteur décide d’alterner les différents poids de vue des protagonistes et entre le présent et le passé. L’intrigue virevolte au grès des pages vers un final explosif et inattendu. J’aime beaucoup les références au monde de Walt Disney. Ils confèrent un côté angélique à une trame diabolique. Cette immersion forcée dans l’enfance, comme un pont fragile reliant la réalité et l’irréalité. C’est étrange, sensationnel, ingénieux et subversif.

 

A FLEUR DE PEAU est un sacré page turner ! Impossible de le lâcher. Chaque page apporte sa pièce à l’édifice. Et à chaque chapitre j’ai voulu en savoir davantage. Une intrigue sur fond d’amnésie, de complot, de manipulation où une jeune fille de onze ans a le rôle principal.

 

Alors, envie de le lire ?

 

#Esméralda

 

 
Je remercie les éditions De Borée pour leur confiance et leur patience.

 

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… le site des éditions De Borée.

 

HAUT LE CHŒUR de Gaëlle Perrin-Guillet.

 

[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2019 ]
Réédition de 2013 (Éditions Rouge Sang)
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des mots
241 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

 

Le résumé :
« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver ». Depuis qu’Eloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison… Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Eloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse… Une promesse de sang.

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Mais que peut bien se cacher derrière ce titre énigmatique ? Une quatrième de couverture qui laisse entrevoir une histoire de vengeance. Oui mais quoi donc ? Si la curiosité vous pousse à ouvrir ce thriller psychologique, préparez-vous à une course poursuite haletante où haine, colère, passion et folie sont un moteur où seul le sang et les cris sont l’unique récompense.

 

Alix Flament, journaliste de son état, a connu la gloire et défrayé la chronique lorsque son livre sur la tueuse en série, Eloane Frezet est publié. Des heures d’enquêtes et d’interviews, malmenées par une femme intrigante, suspicieuse, pernicieuse et joueuse. Les réponses égrenées sont étudiées souvent évitées ou enrobées. Un subtil jeu malsain du chat et de la souris. Le Mal est déjà fait, il s’infiltre silencieusement et il ne laissera aucun répit à sa prochaine victime, Alix. Lorsque ces mots résonnent, Alix sait que cette opprobre sera alors, un jour, une réalité abjecte.  

 

Les années défilent, les souvenirs s’estompent, la menace file. Le bourreau a su se faire oublier pour mieux renaître de ses cendres. Et tel un phénix vengeur, Eloane, se rappelle à cette belle promesse. Que la danse commence !

 

Gaëlle Perrin-Guillet a su créer dès les premiers pages une atmosphère oppressante. Les protagonistes de l’histoire sont très vite en état d’alerte et de stress. Rapidement l’angoisse, l’inquiétude, l’appréhension sont étouffants. La tension monte d’un cran à chaque chapitre. Je me suis attendue au pire, telle une cocote minute prête à exploser. L’autrice navigue entre présent et passé en fonction du point de vue des différents protagonistes. Elle sème ici et là les éléments innocents qui portent toute leur importance au final. Je n’ai pu que ressentir cette urgence tout au long des pages. Partager cette aventure, c’est aussi tenté une intrusion dans l’esprit de cette femme. C’est tenté de comprendre l’impensable, de se soustraire à toute logique, de mettre des mots sur l’horreur, de percer à temps une énigme qui sème le chaos et le sang, de comprendre une musique inaudible pour nous simple mortel. Cette dimension est à la fois intangible, malveillante, démoniaque, mais je n’ai pu que me laisser embarquer par cette histoire machiavélique. Gaëlle Perrin-Guillet a le rythme dans la peau et ne laisse aucun répit à son lecteur : les rebondissements, les révélations, les coups tragiques, les corps sans vies, les complots, les bouts de partitions de musique, les traits psychologiques des personnages, tout y fait pour vous rendre fou ! Et cela jusqu’au point final.

 

Cette lecture aurait pu être un sacré coup de cœur si je n’avais pas compris le lien entre les éléments avant la révélation. Mais ce qui n’a pas entaché d’être littéralement secouée par le dénouement et d’apprécier.

 

HAUT LE CHOEUR est un thriller psychologique hautement haletant. Je suis convaincue qu’il en surprendra plus d’un 😉

 

#Esméralda

 

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance.

 

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… le site des éditions Taurnada.

… L’avis du blog Aurore des bulles et des couleurs.

 

Vents mauvais de Claire Rivieccio

vents mauvais

Thriller – livre sorti le 5 mars 2018

Editions Plumes Solidaires

Service presse

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

Je remercie les Editions Plumes Solidaires qui, par le biais de la plateforme Simplement Pro, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : C’était parti pour ressembler à une croisière de rêve et c’est très vite devenu le pire de ses cauchemars. Jamais Mimi n’aurait imaginé se retrouver dans une situation aussi effroyable. Où trouvera-t-elle la force de survivre ? Tandis qu’elle entend des hurlements sur le pont, elle se demande une dernière fois pourquoi elle a mis les pieds sur ce bateau maudit.

 

Mon avis : A la lecture du résumé, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Lorsque j’ai tourné la dernière page de ce roman, je me suis dit que j’avais vécu une lecture unique qui ne ressemble à aucune autre.

Dans cette histoire, nous embarquons sur le Narval qui fait une traversée de l’Atlantique, de la Normandie jusqu’au Sénégal. Cyprien et Mimi, jeune couple désirant se rendre à Dakar, embarquent pour une croisière unique en compagnie de Bijou, Double Zéro, Ghetty et Wilfried, le capitaine du bateau. Mais très rapidement, l’ambiance à bord va devenir de plus en plus pesante et la croisière de rêve va virer au cauchemar.

Wilfried et Ghetty forment un couple diabolique, à la Bonnie and Clyde. Ils fixent leurs règles sur le navire et gare à ceux qui ne les respecteraient pas ! Très rapidement, l’atmosphère devient irrespirable à bord et ce huis-clos rend le lecteur accro à son roman et on ne peut le lâcher avant de savoir comment cela va se terminer.

En parallèle, Nathalie, la sœur de Mimi, s’inquiète et engage un détective, Delfrédo, pour partir à sa recherche. Ce dernier va mettre beaucoup de cœur à l’ouvrage afin de mener à bien sa mission.

Tout au long du livre, on alterne en terre et mer et on suit successivement les différents personnages. Cela permet de suivre deux actions se déroulant en parallèle ou d’avoir plusieurs points de vue sur une même action. J’ai trouvé cela agréable mais un peu déstabilisant au départ. Tous les protagonistes sont travaillés et ont une singularité qui les différencie les uns des autres.

L’autrice réussit, dès le début, à nous mettre dans l’ambiance et, au fil des pages, elle nous glace le sang. Ses descriptions réalistes font froid dans le dos et même si certaines scènes sont à la limite du soutenable, on ne peut s’empêcher de vouloir en savoir toujours plus. Son style est plaisant, son écriture nous entraine en plein cœur de l’action et elle nous décrit avec beaucoup de justesse l’atmosphère marine et les paysages rencontrés par nos protagonistes.

Pour conclure, ce thriller haletant a réussi son pari, me tenir en haleine jusqu’au bout. La fin me laisse un peu perplexe car j’ai trouvé le dénouement un peu rapide. Néanmoins, je recommande cette lecture à tous les amateurs du genre et n’hésiterez pas à redécouvrir, dès que l’occasion se présentera, un roman de Claire Rivieccio.

 

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