UNE FAMILLE PRESQUE NORMALE de M.T. Edvardsson


 
Faites connaissance avec la famille Sandell. Le père, Adam, est un pasteur respecté dans la petite ville de Lund, en Suède. Sa femme, Ulrika est une brillante avocate. Leur fille, Stella, dix-neuf ans, s’apprête à quitter le foyer pour un road trip en Asie du Sud-Est.
C’est une famille normale, une famille comme les autres. Et comme toutes les autres familles de la ville, les Sandell sont horrifiés quand un important homme d’affaires, Christopher Olsen est retrouvé assassiné. Ils le sont plus encore quand, quelques jours plus tard la police vient arrêter Stella. Comment pouvait-elle connaître Olsen, et quelles raisons auraient pu la pousser à le tuer ? Il ne peut s’agir que d’une erreur judiciaire.
Dans ce récit en trois parties, chacun des membres de la famille tente à son tour de recomposer un puzzle dont il n’a pas toutes les pièces. C’est d’abord Adam qui s’exprime, puis Stella, et enfin Ulrika. Chaque fois, de nouvelles perspectives se font jour, la version précédente est remise en question, la vérité s’échappe. La seule évidence qui s’impose très vite, c’est qu’il n’existe aucune famille  » normale « .
Plus qu’un thriller, une découverte exceptionnelle.

Thriller aussi énigmatique qu’accaparant, UNE FAMILLE PRESQUE NORMALE est au cœur d’une intrigue loin d’être évidente et qui délivre tour à tour une parcelle de vérité. Et encore, nous sommes loin des surprises. Seul le pont final délivrera le lecteur.
Effectivement il faut faudra attendra le point final pour que la lumière se fasse sur cet imbroglio d’énigmes. M.T. Edvarsson sait tenir en haleine son lectorat. Quelle idée magnifique de nous faire découvrir l’envers du décor en donnant la voix à ses personnages principaux. Trois parties de l’intrigue, trois points de vue et trois meilleures manières de titiller ma curiosité.

 

Adam Sandell, le papa et pasteur, se transforme en enquêteur de terrain afin de disculper sa fille Stella. Porte-parole de sa famille, il tente le tout pour le tout. Adam a toujours été un papa attentionné et un mari aux petits oignons. Tout au long de sa pseudo enquête, il se remémore son passé. Son adolescence, sa révélation pour Dieu, sa rencontre avec sa future femme Ulrika, ses doutes, ses craintes, son optimiste, sa paternité, son rôle de papa. Cette rétrospective a pour but d’établir le profil de ce papa qui peu à peu devient intransigeant, surtout envers sa fille. Un homme maladroit qui ne la comprend plus et qui malgré ses efforts se trouve face un mur. Souvent abattu face à la perte de contrôle sur l’avenir de sa fille à la forte personnalité, Adam se voit attribuer le rôle du méchant parent. Il ne trouve plus ce lien qui autrefois rendait leur relation magnifique.
Au fil de ses pérégrinations, Adam doute de plus en plus. Ses questions n’ont pas de réponses. Un flou artistique qui ne prend sens qu’à la fin.

 

Stella fille unique a toujours était la petite princesse à son papa. Elle l’admirait avec force. Elle a eu une enfance dorée et douce. Pourtant en grandissant, Stella ne se sent pas à sa place. Elle s’interroge sur son identité au sein de la société et elle s’aperçoit rapidement qu’elle ne rentre dans aucun modèle. La perception de la vie en générale et de sa vie en particulier ne tournent pas selon un axe préétabli. Stella est un électron libre. Émotive, elle gère très mal son impulsivité. Elle aime contrôler sa vie au risque de se mettre dans des situations compliquées. Stella n’a pas de limite et assume complétement.

 

Ulrika la maman est une femme prise par ses remords. Très peu présente dans la vie de sa fille depuis toute petite à cause de son travail d’avocate, Ulrika s’interroge beaucoup sur l’évolution de sa fille et son rôle dans celui-ci. Pourtant dans les dernières péripéties, elle fait preuve de repenti.

 

UN FAMILLE PRESQUE NORMALE est un thriller assez surprenant notamment sur la construction du récit. Les trois voix apportent chacune leurs pierres à l’édifice pour un résultat sensationnel. D’un côté l’intrigue principale qui est à savoir « est ce que Stella est coupable » et de l’autre l’auteur qui dissèque la famille et ses secrets. Ces deux parties sont complémentaires car elles permettent d’établir la personnalité de chacun des protagonistes. Il est bon de savoir que l’auteur n’use pas de redondance. Sans l’une et l’autre partie, ce thriller n’aurait aucun intérêt et serait grandement ennuyeux. Là aussi, l’alternance entre le passé et le présent qui est parfaitement maîtrisé, met à jour leurs secrets.

 

UNE FAMILLE PRESQUE NORMALE est un excellent thriller. J’ai pris du plaisir à le lire mais il m’a manqué indéniablement de l’originalité et cette petite chose qui me scotche et qui me laisse sans voix. Ce thriller est le premier traduit en France de cet auteur et je me laisserai volontiers séduire par son prochain roman.

 

Une chronique de #Esméralda.

SOUS LES EAUX NOIRES de Lori Roy.

[ THRILLER – 2019 ]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Valérie Bourgeois
Éditions LE MASQUE
320 pages
Lien Kindle

 

Le résumé :
Lorsque, à la fin du lycée, Lane Fielding a fui Waddell, sa ville natale au fin fond de la Floride, pour l’anonymat de New York, elle s’est juré de ne jamais y revenir. Pourtant, vingt ans plus tard, fraîchement divorcée et mère de deux filles, elle se retrouve contrainte de retourner vivre chez ses parents, sur la plantation historique de la famille. Un lieu hanté par le passé et les crimes sinistres de son père, ancien directeur d’une maison de correction.
La disparition de sa fille aînée vient confirmer la malédiction qui pèse sur cette ville. D’autant que dix jours plus tard, une étudiante se volatilise à son tour. Lane, désespérée, entreprend alors de faire tomber les masques autour d’elle pour découvrir si quelqu’un n’a pas enlevé sa fille afin de se venger des crimes de son père.
Sous les eaux noires questionne la solidité des liens familiaux et le danger des sombres rumeurs qui peuvent courir dans une petite ville de province… tout en montrant qu’il n’y a parfois pas de pire endroit que le foyer parental.
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Lane Fielding a tout fait pour partir de Wadell. Les souvenirs, son père et cette ville où la moindre rumeur met à mal l’intimité. La chaleur étouffante, les insectes et les regards soupçonneux l’étouffaient. Lane a fui pour son bien. Elle a fui les mensonges et les vérités étouffées, les cris et l’humiliation. Les années passent et la revoici sur ces terres hostiles accompagnée de ces deux filles Annalee et Taley. De retour au domicile familiale, Lane est de nouveau confrontée à son passé. Pourtant, elle n’aurait jamais cru qu’à ce jour qu’elle paye les conséquences de son mensonge.

 

Ce roman choral n’a pas su me séduire. Cinq voix qui tour à tour prennent la parole et qui m’ont plongée dans le passé (court ou long terme) afin d’élucider les derniers rebondissements qui hantent cette vieille ville inhospitalière et enlisée dans la caricature de la ville moyenne d’un état du sud (Floride du nord) où l’intolérance et les vieilles querelles prédominent. Une intrigue familiale qui se dénoue et qui malheureusement ne casse pas des briques. J’ai trouvé que chacun faisait sa route de son côté et que de temps en temps elle se joignait pour former un semblant de quelque chose. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Taley qui en a sous le chapeau et qui du haut de ses 13 ans est arrivée à me captiver. Son intelligence et son raisonnement sont les seuls qui ont eu un certain intérêt. Les personnages d’Annalee (fille aînée), Lane (la maman) et Erma (la grand-mère) ne m’ont pas convaincu. L’aspect psychologique est à mon sens trop survolé alors qu’il y a matière à explorer. Je ne vous parle pas du cinquième personnage car à mon sens il n’est pas exploité à sa juste valeur. J’aurais aimé beaucoup plus de mystère autour de lui. La redondance des détails est fatigante. Chaque chapitre se finit par un mini cliffhanger ce qui donne le côté addictif. Pourtant cela m’a essoufflée. Je me suis enlisée dans ce thriller sans trouver le twist qui allait me donner un second souffle pour avancer.

 

Sous les eaux noires n’a pas tenu ses promesses. Un thriller qui met en scène les femmes d’une famille anéanties par les mensonges du passé et qui tentent des années plus tard de trouver un semblant de justification à leurs actes.

 

Je suis passée totalement à côté de cette lecture. Trop de points m’ont déplu. L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Le Masque.

TEMPÊTES de Andrée A. Michaud.

[ THRILLER FANTASTIQUE – A paraître le 8 janvier ]
Éditions RIVAGES – Collection Rivages Noir
300 pages
Lien Kindle
 
Le résumé :
Marie Saintonge emménage dans une maison léguée par son oncle, récemment suicidé, située dans le Massif bleu, une montagne québécoise. Confinée à l’intérieur à cause d’une tempête de neige, elle y vit des phénomènes à l’apparence paranormale et finit par perdre pied…
Ric Dubois est resté le prête-plume de l’écrivain Chris Julian jusqu’à sa mort par suicide. Délivré de ses obligations à son égard mais déterminé à terminer le manuscrit  pour se prouver sa propre valeur, Ric se rend au camping du Massif bleu, afin d’y travailler sur le roman. Plusieurs meurtres ont lieu au camping ; bien que soupçonné par beaucoup de locaux à cause de son statut d’étranger, Ric s’efforce de mettre la main sur le véritable coupable. 
Deux versants de la montagne, deux destins tragiques qui vont se rejoindre. 
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Quelle étrange lecture !

 

Andrée A. Michaud plonge son lecteur dans un enfer impersonnel. Un huis clos dans un grand espace, le résultat est plutôt satisfaisant à mes yeux. Atmosphère lugubre, phénomène inexpliqués et étranges, ambiance noire, où les peur et les angoisses surgissent comme des mauvais fléaux. Frontière floue entre réalité et illusion, je me suis vite sentie perdue entre tous ces éléments portés par Andrée A. Michaud. Les personnages sont  tiraillés entre le concret et le non concret. Suppositions, extrapolations, pertes des sens, l’envers de la réalité sont un concept si abstrait que faire la part des choses devient un sacré parcours du combattant.

 

J’ai beaucoup apprécié cette lecture notamment l’ambiance et le cheminement de la pensée constructive des héros (essentiellement celle de Ric, auteur malgré lui). Je suis néanmoins mitigée par le final où il manque en mon sens une certaine explication. J’adhère en principe au final exhaustif, laissant aux lecteurs la possibilité de se construire sa propre réflexion finale, mais là …. Il m’a manqué ce quelque chose qui aurait rendu l’histoire plus tangible. Un thriller fantastique totalement captivant par ces huis clos infernaux mais déçue par le côté « tout ça pour ça ! ». Malgré mon avis mitigé, j’ai apprécié la construction narrative et je plongerais volontiers dans la lecture de ses précédents romans.

 

Un thriller fantastique qui porte très bien son nom. Il représente à merveille les tourments des âmes pris dans le tumulte des peurs, des doutes et de l’étrange.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Rivages.

77 ASSASSINS de Henri Duboc.

[ THRILLER FANTASTIQUE – Nouveauté 2019 ]
Editions BETA PUBLISHER
343 pages
Ma note : 4.5/5 mention « carrément dingo ! »
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Le résumé :
Je m’appelle Damien Hachett : 34 ans, légiste et, à peine sorti de ses diplômes, catapulté médecin chef à l’Institut Médico-Judiciaire.
Tard le soir, entre deux macchabées carbonisés ou livrés coupés en morceux dans un joli paquet cadeau, j’écris aussi des bouquins.
Jusqu’à ce qu’une nuit, mon plus vieux lecteur, à qui j’ai dédicacé le 77ème exemplaire de mon premier roman, m’attende sagement sur ma table d’autopsie.
Bien…et maintenant, que les ennuis commencent !
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En voilà une lecture complètement dingo !! Henri Duboc a une imagination qui au premier abords peut paraître totalement dérangeante voire loufoque et au pire on se pose des questions sur sa santé mentale ! Il faut dire que Henri Duboc met le paquet et il ne se prive à aucun moment de titiller son lecteur. Il instille avec une aisance sans faille une dose d’humour qui bien évidemment ne s’arrête pas au premier degré.

 

Thriller et rire, en voilà un mélange détonnant dans un paysage littéraire borné ! Et voici les raisons pour lesquelles vous allez craquer :
1
Henri Duboc ne connaît aucune limite. Une plume aussi dérangeante que totalement sensationnelle qui déroge à toutes les règles induites par la littérature dite classique. Henri Duboc balaie d’un coup de baguette magique les codes et se les approprie d’une manière hallucinante ! De l’ironie en pagaille, de l’humour noir à vous chauffer les zygomatiques, et un personnage …. non …. mais attendez… j’ai beau cherché (et pour tant j’en ai lu des bouquins) … un personnage hors du commun et encore s’est bien faible pour le décrire ! Pour en revenir à Henri Duboc et son formidable et admirable thriller hors compétition, si je devais vous le comparer c’est une dose de glauque dans le style de Sire Cédric et pour le reste …. ce n’est que du pur et dur Henri Duboc !

 

2
Damien Hachett (on prononce Ha(t)chett) est un drôle de trublion. Médecin légiste et auteur à ses heures perdues, Damien est un personnage qui vous désarçonne à la première rencontre. Mais quel est donc cet énergumène ? On est loin du médecin légiste caricaturé par une silhouette lasse, sans un cheveux sur le crâne et un chapeau par la même occasion, et des yeux habillés de lunettes hyper immondes, sans oublier cette blouse totalement ridicule qui vous repousse dès vos yeux posés dessus. Non, Damien c’est une lumière dans les ténèbres de la morgue. C’est de la joie dans la douleur. Adepte des répliques bien senties, il n’en manque pas une, pour glisser des piques à mourir de rire. Il est juste mortel (sans jeu de mots !). Un anti héros totalement attachant, j’en voudrais bien un pour mes jours déprime ! Damien Hachett voit sa vie basculée dans une catastrophe apocalyptique et monstrueusement merdique « Nom d’un prout liquide ! » quand les morts s’agglutinent.

 

3
Une intrique aussi bien ficelée que du saucisson ! Henri Duboc vous entraîne dans une folle aventure où les cadavres remplis par une bouillie blanche s’alignent dans les couloirs des morgues. Où des humains totalement déments et zombifiés mettent un chaos sans pareil. Et un vilain méchant insoupçonnable ! Pourtant Damien est le dénominateur commun a tout ce bazar, et c’est sans cape et sans collant qu’il va devoir affronter un redoutable adversaire.

 

4
Des scènes hilarantes, des scènes qui font flipper, des scènes cauchemardesques, des scènes où il faut accrocher son cœur et des rebondissements qui m’ont entraînée dans un thriller indéfinissable. Il fout autant les jetons qu’il fait rire.

 

5
Il dérange, il turlupine et il fait peur ! 77 ASSASSINS est clairement un Objet Littéraire Non Identifié et je rajouterais même un sacré PAGE TURNER !
 

 

Je vous recommande et je vous recommande et surtout n’ayez pas peur de pousser vos limites 😉

 

Pour le grand bonheur des téléspectateurs et l’immense joie d’Anabelle Zebutte, Agathe Somefingtoussay se retrouve instantanément tartinée de bouillie blanchâtre de la tête aux pieds qui jaillit de la bouche du bonhomme prison comme un geyser de lave d’un volcan explosif. Elle reste debout, incrédule,immobile avec son micro, alors qu’on distingue à peine les contours de son visage derrière le vomi.
Ensuite, le corps de la jeune journaliste, tout de blanc visqueux recouvert, se met à trembler bizarrement. Frénétiquement. Rapport au coup de taser électrique que le bonhomme prison est en train de lui infliger à pleine puissance. […]
Ensuite, lentement, apparaissent deux pieds nus. Puis des jambes. Arrivée du bonhomme prison. Les jambes se plient, les genoux se posent.
Il se met à terre et plaque la joue au sol, pile en face de la caméra. Ses yeux sont noirs comme la mort. Sur sa tempe, lentement, viens se poser un tube métallique sombre. Les amateurs reconnaîtront le canon d’un fusil à pompe Benelli M90.
Juste avant que sa tête ne soit volatilisée dans une mare de sang, on l’entend clairement dire :
JE VAIS VENIR … DAMIEN…
 
Une chronique de #Esméralda
 

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… le site des éditions Beta Publisher !!

NOTRE PART DE CRUAUTE de Araminta Hall.

[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Paul Benita
Éditions PRELUDES
439 pages
Lien Kindle

 

Le résumé :
Leur histoire d’amour est terminée.
Le jeu ne fait que commencer.
Traumatisé par une enfance difficile, Mike Hayes menait une existence paisible, bien que solitaire, jusqu’au jour où il a fait la connaissance de Verity Metcalf. Verity lui a tout appris de l’amour et, en échange, Mike a consacré sa vie à la rendre heureuse. Il lui a trouvé sa maison, son travail, et il s’est sculpté le physique que Verity considère comme idéal. Il sait qu’ensemble ils connaîtront le bonheur.
Peu importe si elle ne répond pas à ses e-mails ou à ses appels.
Peu importe qu’elle soit mariée à Angus.
Cela fait partie du jeu secret auquel ils avaient l’habitude de jouer.
Le suspense psychologique pervers sur le désir, l’obsession, les histoires qu’on se raconte et celles qui nous font basculer.
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Il y a des romans parfois, où, et bien la sauce ne prends pas du tout, du tout !

NOTRE PART DE CRUAUTÉ a tout pour être un thriller psychologique de tonnerre. D’ailleurs certains lecteurs le clament. 

Dès le départ la psychologie de Mike Hayes est une évidence (enfin pour moi). Un homme engrené dans la machine infernale qu’est l’amour obsessionnel. L’amour malsain celui qui fait perdre la tête. L’amour toxique qui empêche l’épanouissement de deux êtres qui se portent un amour conditionnel. Cette évidence a finalement était le couperet qui signe la fin avant le début. Un thriller qui est à mon sens très platonique (dans mon ressenti) et qui ne simule en rien la finalité.

Ce thriller se lit comme un journal intime. La voix de Mike Hayes et ses mots répercutent ce cheminement fatal. Les diatribes sont épuisantes et inconfortables. Être immergée au milieu de ces pensées malsaines et incohérentes est une véritable torture. La violence prend peu à peu place jusqu’au point final. L’engrenage n’offre pas à proprement parler de développement et de rebondissements.

L’atmosphère est suffocante et inextricable. Un malaise persistant s’installe pour ne plus te laisser respirer.

J’ai été absolument prise au dépourvu par les propos tenus. Je suis restée de marbre face aux insinuations du personnage de Mike et ses déblatérations qui enlisent le fil conducteur du thriller. Le seul point positif, si je puis dire, est l’audace prise par l’autrice d’exploiter uniquement le point de vue de Mike. Un risque qui pour ma part n’est pas exploité de manière judicieuse.

Une lecture ratée et c’est bien dommage. Je n’ai pas réussi à prendre le bateau à temps. Une lecture très longue qui manque sérieusement de souffle. Je n’ai pas vu ce que Araminta Hall a voulu insuffler au travers de ses mots.

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Préludes.

LE GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE 2020 – Acte III

 
Bonjour tout le monde !
Aujourd’hui je vous présente, pour cet acte III, les livres sélectionnés par la rédaction de ELLE pour les lectrices du jury de novembre.
De nouveau 3 romans, 2 documents et 2 polars.
N’hésitez pas à cliquer sur la couverture du livre pour avoir de plus amples informations (résumé et autre …).

 

 

Dans la catégorie ROMAN :

 

Dans la catégorie DOCUMENT :

Dans la catégorie POLICIER :


Et les trois finalistes de cette seconde sélection sont :

Vous pourrez lire d’ici peu mes avis sur ces trois livres, car je dois rendre mes commentaires avant le 11 novembre. Connaissez vous certains auteurs ? Lequel parmi ces trois vous tente ?
A bientôt pour l’acte IV.
#Esméralda

LOSING LEAH de Sue Welfare.

[ POLAR – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Anne Confuron
Éditions DE SAXUS
332 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.
Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café.
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas…
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ?
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl’ et « La fille du train’.
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Par une glaciale matinée, Leah s’est envolée. Aucune trace, aucun témoin, aucune piste, rien, nada. Seul un mari désemparé, apeuré, inconsolable et en colère contre les enquêteurs, hurle son désarroi. Chris, bientôt à la retraite, doit subir les interrogatoires et relater leur vie commune, leur quotidien, leur vie conjugale, leur vie en société et leur vie professionnelle. Tout doit être passé à la loupe ! Chris est le genre d’homme attachant. Sa bonhomie, sa manière de parler, sa façon d’être et son aura font de lui un homme honnêteté, un voisin charmant, empathique, toujours là pour aider. En quelques minutes la vie de Chris a été réduite au néant. Il crie son amour pour sa femme et sa folie à être séparé d’elle. Qui ne le ferait pas, quel homme ne remuerait pas ciel et terre pour retrouver son épouse ? Quel homme ne ferait fi des conseils des enquêteurs pour foncer sur le terrain ? Chris est à bout. Chris dépéri. Il veut retrouver sa femme. Il veut retrouver sa vie. Il veut retrouver son quotidien. Il veut la liberté. Effectivement, toute enquête sur la disparition d’une personne, la famille proche est suspectée jusqu’à temps que les faits prouvent le contraire. Ni Mel Davey, ni Harry Baker ne vous diraient le contraire. Et ces deux là devront affronter des révélations surprises qui éclateront au fur et à mesure que l’enquête avance. Le pire n’est pas derrière eux il est à venir, et remuer les secrets inavouables vont ouvrir les portes d’un enfer tragique.

 

Sue Welfare signe un premier roman totalement dingue. Un thriller psychologique incroyable (c’est classé comme étant un thriller mais pour ma part c’est davantage un polar, mais comme je ne suis pas parole d’évangile, je garde ce terme !) qui m’a mené par le bout du nez pendant un très long moment. J’espère de tout cœur que c’est le premier d’une longue série car il y a vraiment matière à explorer notamment avec les enquêteurs Mel Davey et Harry Baker. Ce dernier donne l’impression d’être un sacré roublard, un petit génie de la police qui a tout vu tout entendu, et évidement, c’est le meilleur. Mel Davey, c’est une femme, est la novice du service avec quelques années à son actif dans la police. Elle apprend encore les ficelles du métier et son mentor est un bon enseignant. Cependant je regrette que l’autrice ai choisi de développer avec parcimonie la vie privée de Mel. Elle l’aborde mais cela reste superficiel et j’aurais aimé en apprendre davantage sur elle. C’est pour cela que j’espère que ce thriller est le premier d’une longue série. Sue Welfare a su crée une atmosphère digne des grands polars avec d’un côté ce qui a attrait à l’enquête véritable (technique, interrogatoire, enquête sur le terrain …. ) et d’un autre celui confère à l’aspect psychologique. Une alchimie incroyable en ressort. J’ai vraiment été captivée par cette lecture. Les rebondissements ne sont pas foudroyants mais ils amènent tous vers un dénouement terrible et explosif. Le scenario tient magnifiquement la route, la psychologie des personnages est maîtrisée et suffisante pour vous accrocher en un claquement de doigt.

 

Êtes vous prêts à partir à la recherche de Leah ? Oui ? Alors faites gaffe, garder un œil ouvert car l’effroyable vous attrapera bien plus vite que vous le pensiez !

 

Un excellent thriller que vous allez adorer !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… la page Facebook des éditions DE SAXUS.