LES BLESSURES DU SILENCE de Natacha Calestrémé.

20180412_161956-1.jpg

 

[ POLICIER – Nouveauté 2018 ]
Une nouvelle aventure de Yoann Clivel
Editions Albin Michel
En partenariat avec Babelio

 

Format numérique (352 pages) : 13€99
Broché : 19€90
Ma note: 5/5 mention « coup de cœur »

 

 

 

Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel de m’avoir permis de découvrir ce roman lors d’une Masse Critique Privilégiée.

 


 

Le résume :

 

Amandine Moulin a disparu. Son mari évoque un possible suicide. Ses parents affirment qu elle a été tuée. Ses collègues pensent qu’elle s est enfuie avec un amant. Une succession de témoignages contradictoires qui ne collent pas avec la description qui est faite de cette mère de trois petites filles. Qui croire ? Qui manipule qui ? Connaît-on vraiment la personne qui vit à ses côtés ?

 


 

Mon avis :

 

Je découvre pour la toute première l’univers de Calestrémé et une des aventures de Yoann Clivel, policier et personnage principal d’une saga. Composé de one shot, ces aventures se comptent à l’heure actuelle à trois histoires : « Le testament des abeilles » (2011), « Le voile des apparences » (2015) et « Les racines du sang » (2016), parus aux éditions Albin Michel. Même si il est possible de les lire indépendamment, maintenant que je sais à quoi m’attendre, je vais m’empresser de lire ces trois romans. Pour cerner davantage ce personnage, approfondir l’univers de Calestrémé (dans ce genre de saga, j’aime bien voir si l’auteur innove dans son scénario ou alors reste sur le même plan fonctionnel).

 

« Les blessures du silence » m’a plongée dans l’enfer quotidien d’une femme méprisée, violentée psychologiquement, détruite, consommée par des années de mariage. Sa seule ancre dans cette vie morose ce sont ses deux jeune filles. Amandine est une de ces femmes qui parmi tant d’autres sont asphyxiées par un mari manipulateur et narcissique. Les mots comme arme destructrice. Les mots qui cisaillent les âmes et les anéantissent au grès des années. Pourtant le bonheur était bien présent, elle a vécu six mois d’amour intense et fabuleux et puis un jour, sournoisement, tout bascule dans ce néant, ce silence morbide. Elle a bien espoir, qu’un jour ils pourraient être de nouveau heureux, ensemble. Elle bataille pour y remédier, quitte à lui trouver toute sorte d’excuses qui ne tiennent pas la route. Amandine est cette femme que vous croisez dans la rue, dans les couloirs de vos boulots, dans les magasins ou peut être est-ce vous ! La détresse de ces femmes ne se voit pas, mais si vous preniez le temps d’écouter, vous y découvrirez cette souffrance silencieuse.

 

Yoann Clivel est inspecteur de police de la Police Judiciaire de Paris. Il est le meilleur de la brigade. Un instinct et un flair hors pair. Il résout bon nombre d’enquêtes. Yoann est un homme bien sympathique, jamais taciturne, une répartie bien sentie. Il est rare qu’il soit toujours dans les clous, mais l’essentiel, pour lui est de résoudre les enquêtes. Amoureux éconduit, sa vie sentimentale est un peu laborieuse, mais cette nouvelle enquête va lui remettre du plomb dans la cervelle et mettre sa fierté de côté pour reconquérir, Alisha, celle qu’il n’oublie plus. La disparition d’Amandine va lui donner du fil à retordre. Il découvre que les apparences sont parfois illusoires et que la violence conjugale n’est pas toujours associée aux coups et blessures. Arrivera t-il à temps pour la sauver dans ce monde l’aveuglement et la non reconnaissance priment ?

 

Ce polar aura eu le mérite de me retourner les boyaux. Amandine a su me toucher. Désespérée, triturée par son avenir, accablée, moralement effondrée, désemparée. Le lecteur suit étape par étape les moments clés d’Amadine. L’apitoiement, la désapprobation, le renoncement, la prise de conscience, l’espoir, la reconstruction et puis le jour où tout bascule dans l’horreur. Et en alternance, on suit l’enquête de Yoann Clivel. La trame de ce roman est très éprouvante : la violence conjugale est loin d’être un sujet banal. Qu’elle soit silencieuse ou visible, elle est reste néanmoins tabou. Prise de conscience ou révélation, ce roman tend à libérer la parole, à réconforter et à aider. Des conseils sont égrenés au fil des pages. Des méthodes ou descriptions complètent le tableau. La technicité appuie l’argumentaire. Je trouve que c’est par ailleurs nécessaire d’éluder les points cruciaux dus au contexte.

 

Les traits psychologiques des personnages sont sublimés par la plume talentueuse de Calestréme. Précise, torturée, sincère sont les mots qui la qualifierait  à sa juste valeur. Tous les personnages ont une place importantes dans le déroulement du scénario. Chaque pierres posées finissent par former un tout sensationnel.

 

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Emue, chamboulée par la réalité. Prise au piège dans ce cercle vicieux. J’ai soutenu Amandine, j’ai essayé de la bousculé, je lui ai crié de prendre garde, je l’ai accompagné dans ses abysses. Je l’ai pleuré, je l’ai regardé s’effondrée sans rien pouvoir faire. Je lui ai souri et dit que tout aller s’arranger. Je lui ai tendu la main. Elle se relèvera j’en suis persuadée.

 

Quelle belle découverte, je suis plus que conquise !!

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Albin Michel, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de Natacha Calestrémé, pour suivre son actualité !

 

Publicités

DARK WEB de Dean Koontz.

20180409_160128-1.jpg

 

 

 

[THRILLER – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel
Traduction : Sébastian Danchin

 

Format numérique ( 418 pages) : 15€99
Broché : 24.00€
Audio : gratuit
Ma note : 5/5

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour ce merveilleux service presse.

 

 


 

Le résumé :
IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

 

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…

 

 


 

Mon avis :

 

 

Nouvelle découverte d’un très grand auteur. Il est annoncé comme le maître du suspense d’anticipation… et bien oui ce livre est une sacrée claque. Je trouve toujours ça aussi extraordinaire lorsqu’un auteur ose s’attaquer à des sujets sensibles touchant à l’évolution de la société. Définir l’inextricable frontière entre ce qui pourrait advenir et entre le réel. Il n’y a souvent qu’un pas, mais ici Dean Koontz nous plonge dans l’impensable, l’immorale et l’innommable. Alors il est vrai qu’au départ j’ai été induite à l’erreur en ayant eu la folle pensée que ce livre traiterait dans sa totalité du fléau dû au dark web (commerce illicite, prostitution, proxénétisme… et toute autre chose aussi répugnante). Et bien non, si le fin fond de l’histoire de Koontz prend part et se propage via le dark web, la réalité est bien pire !! Voire effrayante !

 

Une femme se bat pour rétablir la vérité sur la mort de son mari, classifiée suicide par l’administration. Jane Hawk n’y a jamais cru un instant. Elle ne peut pas se contenter de ce mot « suicide ». Forte de son expérience au sein du FBI, elle va mener à bout sa vendetta. La haine qu’elle porte en elle est aussi forte que l’amour qu’elle portait à son mari. Son road trip vengeur lui fait traverser le pays en quête aux réponses silencieuses. Ses questions la hantent, la taraudent, l’empêchent de dormir. Ce cercle vicieux et intransigeant où la vérité doit trouver obligatoirement sa place. Si je devais décrire Jane Hawk, l’image qui s’impose à moi est celle d’un GI Jo !! Une femme déterminée, combative, insouciante, fonceuse, têtue, machiavélique, caméléon, impulsive, calculatrice… Une femme qui n’a plus rien à perdre et qui est prête à confronter la mort. Son combat devient sa vie. Sa vie devient son arme. Son arme sera l’annihilation.

 

Cette lecture fut totalement hallucinante. Eprouvante, haletante. Une course poursuite sans temps mort. Un blockbuster littéraire !! Je ne sais pas si je peux le dire de cette sorte. Mais voilà c’est pour vous mettre en tête, que DARK WEB est une frénésie impitoyables d’actions, de rebondissements, de secrets, de balles qui fusent… Un big bang ! C’est du lourd, très lourd !!! C’est sans oublier que Koontz traite des sujets sensibles. Le suicide vu au travers des membres de la famille endeuillés ainsi que l’incompréhension dû à ce geste. L’auteur dépeint avec des mots lourds de sens toute cette phase d’acceptation, de déchirement. D’ailleurs la personnalité de l’héroïne repose entièrement sur ce processus agrémenté et augmenté par la haine. Ce qui la rend imparfaitement héroïque. Le méchant qui se prend pour un Darwin en herbe est une mégalomane fou de pouvoir et de contrôle. A travers lui, Koontz expose un tableau épouvantable d’un potentiel futur : le contrôle et la manipulation mentale via une technologie sophistiquée. La frontière entre le réel et l’irréel est tellement fine que je me suis prise rapidement au jeu. Une écriture fine, incisive et précise. J’ai agréablement été surprise par cette petite note d’humour qui survient parfois notamment sur le fin du roman.

 

Que dire de plus, DARK WEB est juste extraordinairement incroyable et prenant !!!

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions L’Archipel, pour tout savoir !

Vers le site de Dean Koontz !

 

L’ARMÉNIEN de Carl Pineau.

51SgZSLBjDL._SX322_BO1,204,203,200_

 

 

[POLICIER – 2017]

Librinova – Auto-édition

Service presse

 

Format broché (330 pages) : 16€90

Numérique : 2€49

Ma note : 4/5

 

 

 

 

 

Je remercie Carl Pineau pour sa confiance.

 


 

Le résumé :

 

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ? Et qui était vraiment l’Arménien ? Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ? Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ? Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ? Rien de tout cela, bien plus encore ? De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

 


 

Mon avis :

 

 

Luc Kazian a toujours été un grand mystère mais toujours apprécié par son entourage : son honnêteté, sa compassion, son empathie font de lui un homme attachant et sincère. Egalement un homme séduisant qui goûte aux plaisirs de la vie comme sa dernière heure arrivait. Luc vivait avec une épée de Damoclès, il se savait condamner car la vie ne l’avait guère épargné. Orphelin, il est retrouvé sur ses présumés parents sauvagement assassinés en Arménie en pleine rue. Il est envoyé en France, chez sa tante. Perturbé, instable, silencieux, anéanti, il fait la rencontre de Françoise de Juingnain, psychologue, qui part sa ténacité et sa force va le sortir petit à petit des ténèbres. Les années passent, Luc grandit. Toujours aussi solitaire, il sympathise avec un coiffeur, Bertrand, que je pourrais qualifier de déjanté. Bertrand devient au fil des mois son meilleur ami, malgré les années qui les séparent. Luc est aussi intelligent que Bertrand a tendance de dilapider ses billets dans toutes sortes de beuveries. Mais l’élève dépasse largement son maître, et Luc décide de prendre tout en main et devient Le bisness man a avoir dans sa poche. Sous ces airs charmeurs se cache un véritable requin. Et devient très vite l’homme à abattre.

 

Comme l’évoque le synopsis, l’histoire se déroule dans les rues de Nantes. Pour celles et ceux qui connaissent, vous vous plairez à redécouvrir cette ville avec les noms de rues et quelques précieuses descriptions. Personnellement je ne connais pas, du coup je n’ai pas apprécié à sa juste valeur, l’environnement que m’a proposé l’auteur. J’en ressort avec ce petit goût de déception, la ville décrite ressemble à n’importe quelle autre. Je n’ai pas trouvé ce qui la rend si exceptionnelle et particulière. Je n’ai pas été plongée dans l’ambiance voulue. De plus, l’histoire se déroule dans les années 80, s’il n’était pas fait mention de l’élection de Mitterrand et des musiques qui faisaient un carton dans ces années là, le roman aurait pu se dérouler à l’heure actuelle. Ces éléments spatiaux-temporels m’ont quelques peu déstabilisée. Malgré ce point, le reste est juste sensationnel.

 

La narration se partage la poire, entre Bertrand et Françoise. A eux deux, le lecteur découvre la vie que fut celle de Luc. Entre flash back et pensées de nos narrateurs, le lecteur suit ce fil conducteur qui a amené à la mort de Luc. L’inspecteur de police, Greg Brandt, vient mettre son nez dans leurs affaires et fait ainsi resurgir d’anciens souvenirs. Le lecteur découvre les personnages, leurs déboires, leurs espoirs, leurs craintes, leurs rencontres qui détermineront leurs avenirs, les enjeux… Très vite l’atmosphère m’a prise à la gorge, car tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. J’ai suivi avec beaucoup d’attention, le déroulement de l’enquête, je me suis posée beaucoup de questions, notamment au sujet de Luc. D’ailleurs découvrir Luc à travers des portraits faits par son entourage m’a tout de même frustrée, j’aurais apprécié avoir davantage accès à ses propres pensées.

 

Malgré quelques points négatifs, L’ARMENIEN est un très bon policier. La plume de Carl Pineau m’a conquise et m’a transportée au cours d’une enquête houleuse et où la finalité m’a quelque peu surprise mais surtout scotchée. La multitude de personnalités donne au roman une dimension humaine imparfaite et originale. Cette lecture a su également me toucher par la détresse de tout ce beau monde. A découvrir !

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site de Librinova, pour tout savoir !

Vers le site officiel de Carl Pineau !

 

FAUSSES PROMESSES de Linwood Barclay.

414qN2tbyzL._SY400_

 

[ROMAN NOIR -Nouveauté 2018]

Éditions Belfond – Collection Belfond Noir

Service presse

 

Format numérique (512 pages ) : 15€99

Broché : 21€90

Audio : gratuit

Ma note : 4/5

 

 

 

 

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse via la plateforme NetGalley.

 

 


 

Le résumé :

 

Plume ciselée, personnages inquiétants et humour jubilatoire : Linwood Barclay, créateur de frissons, revient avec un roman noir grinçant pour conter les petits secrets et les troublants mystères d’une ville de province américaine.

 

Il s’en passe de belles à Promise Falls, charmante bourgade de trente-six mille âmes. Des agressions répétées sur le campus, un nourrisson kidnappé par un  » ange « , une femme sauvagement assassinée dans sa cuisine. Et vingt-trois écureuils retrouvés pendus à la grille du parc. Ce coin paumé des États-Unis serait-il devenu un lieu de rendez-vous incontournable pour les esprits dérangés ?
C’est bien ce qui affole le débonnaire inspecteur Barry Duckworth, dont la pression artérielle ne cesse de grimper : quel genre de psychopathe aurait pris ses quartiers en ville ? Y a-t-il seulement un lien entre tous ces faits divers ?

 

La chasse au crime commence. Aidé de David Harwood, père de famille déprimé et journaliste au chômage, Duckworth se lance dans une déroutante enquête, qui ne tarde pas à virer au cauchemar.
Qui a dit que Promise Falls était une petite ville tranquille ?

 


 

 

Mon avis :

 

Avant toute chose, il faut que vous sachiez que ce roman est le premier de la trilogie. Point très important, cela vous évitera d’être un tantinet frustré au moment de refermer votre roman.

 

Je découvre pour la première fois l’univers de Linwood Barclay. Un univers que j’apprécie particulièrement où thriller emprunt d’un certain humour se mêle avec des personnages aux traits de caractères bien sentis.
Promise Falls est une ville américaine typique. Des écoles, un hôpital, des quartiers rectangulaires, des routes parallèles et perpendiculaires, une université, un parc fantôme et des écureuils, beaucoup d’écureuils ! Jusqu’ici rien d’anormal. C’est la ville où a grandi David, où il est à l’école, a rencontré sa femme, d’où il est parti pour mieux y revenir. Sa vie est rattachée à Promise Falls. Il est journaliste au chômage et pour le coup obligé de vivre, avec son jeune fils, chez ses parents. Rien d’exceptionnel, lot commun à beaucoup de personnes. Bon an, mal an, une vie paisible dans une ville qu’il est loin de l’être.
Si vous êtes un adepte des thriller de Barclay, vous n’êtes pas sans savoir que Promise Falls est au cœur de ses romans, ville où intrigues règnent en maître. L’auteur n’hésite pas à faire des clin d’œils à ses précédentes histoires. Je vous rassure de suite, nous sommes loin d’être perdus.

 

Fausses promesses est un étrange thriller où différentes intrigues débutent sans forcément qu’on en connaisse les résultantes. Une affaire d’assassinat d’écureuils, des mannequins inquiétants dans la grande roue inerte, une affaire de viols à l’université, un meurtre, un bébé… Ne cherchez aucunement à établir un lien. Retenez juste ce chiffre 23 ! Une multitude de questions où malgré tout, une est à mon sens au cœur de tout ça : celle du bébé. Histoire où David et sa famille vont être empêtrer jusqu’au cou. Histoire rocambolesque et sanglante ; et où un vieux mensonge resurgira pour bousculer cette apparente sérénité.

 

Un thriller fascinant mêlant petites intrigues au cœur d’une étrange ville. Des personnages manipulateurs, judicieux, honnêtes, suspicieux. Un dédale sans fin et de course poursuite où la vie est en jeu.

 

Il m’en a fallu de peu pour une lecture coup de cœur. Pour une fois je ne me suis pas emmêlée les pinceaux avec les différents protagonistes. Une lecture sensationnelle et addictive !

 

Un thriller bien plus qu’envoutant !

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Belfond, pour tout savoir !

Vers le site officiel de Linwood Barclay !

 

TAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

Screenshot-2018-2-20 L_Organisation, tome 3 Révoltée de Lindsey T

DE LA TERRE DANS LA BOUCHE de Estelle Tharreau.

51qyxsBgFHL._SY400_

 

 

[THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions Taurnada

Service presse

 

Poche (260 pages) : 9€99

Numérique : 4€99

Ma note : 4.5/5

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions Taurnada pour leur confiance.

 

 


 

Le résumé :

 

Les vieux de Mont-Éloi savent pourquoi ils s’aiment ou se détestent, même si les autres l’ignorent. La seule histoire à laquelle il faut croire est celle qu’ils ont écrite au musée de la Chênaie.
Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d’un village martyr.
Guerre. Occupation. Épuration.
Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé !

 

 


 

 

Mon avis :

 

Une nouvelle fois, je me plonge dans une lecture évoquant la seconde guerre mondiale. Le récit se veut bouleversant, épique, percutant et n’épargne à aucun moment le lecteur. Plongés dans un petit village reculé, les habitants, les plus âgés d’entre eux, détiennent de lourds secrets. Tus pour préserver le souvenir, tus pour épargner les vivants, étouffés pour ne jamais faire souffrir.

 

Elsa n’a rien d’une téméraire endurcie, mais lorsque sa grand mère lui lègue cette cabane au fond des bois près d’un lac et qu’une photo lui est remise par le notaire, la curiosité a l’effet d’une bombe. Et si sa famille n’est pas celle qu’elle prétend être ?

 

Ce thriller se lit comme une quête hors du commun, un quête d’identité personnelle et familiale. Au grès de ses découvertes, Elsa et sa ténacité déterrent au fil des mois des souvenirs. Agaçants certaines personnes, elle va vite se mettre du monde à dos. A la fois détestée et crainte, ses questions dérangent et ameutent. Accompagnée par Fred, son compagnon d’infortune, embrigadée dans cette histoire qui le touche de près, car il est question de son grand père. Les personnages sont dépeints avec beaucoup de précisions. On suit leurs raisonnements et leurs motivations. Les éléments s’accumulent au point qu’il leur est impossible de faire machine arrière.

 

Ce roman s’inscrit dans la perpétuation du souvenir. Il est loin de s’agir d’un témoignage, d’ailleurs le récit ne prend aucunement cette position. Il relate des faits actuels et passés, mêlant avec finesse les enjeux et les conséquences.

 

Même si j’ai été perdue dans ce méli-mélo de personnages, ce fut une lecture passionnante ! Une lecture qui bouleverse et remue les tripes. Une lecture à fleur de peau. L’atmosphère assombrit le contexte. Oppressante par le mystère, par l’environnement, par ces petits bruits suspects, ces silhouettes menaçantes. C’est lugubre. Une course poursuite qui ne laissera pas place aux doutes et où le sang coulera de nouveau.

 

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Taurnada, pour tout savoir ! 

Vers la page Facebook d’Estelle Tharreau !

APRÈS LES TÉNÈBRES de Martine Delomme.

20180222_160823-1

 

[THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions l’Archipel

Service presse

 

Numérique (352 pages) : 13€99

Broché : 20€00

Ma note : 4.5/5

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour ce partenariat et de m’avoir permis ainsi de découvrir ce roman.

 

 


 

 

Le résumé :
Quand le passé n’a pas livré tous ses secrets…
Marion partage sa vie entre Bordeaux, où elle étudie le droit et l’histoire de l’art, et la ville d’Apt, en Provence, où ses parents tiennent une prospère fabrique de fruits confits.
De retour auprès des siens, elle entre comme stagiaire au cabinet de Me Goldberg, dont la carrière politique s’annonce brillante. Troublé par le charme et l’entrain de Marion, l’ambitieux notaire l’invite à visiter le domaine familial pour admirer les toiles de maître de son père, célèbre marchand d’art. Mais un tableau de Matisse intrigue la jeune femme : ce Soleil couchant à Collioure ne fait-il pas partie des œuvres d’art réputées introuvables depuis la Seconde Guerre mondiale ?
Cette découverte pourrait bien bouleverser le destin de Marion et de ceux qu’elle aime…

 


 

Mon avis :

 

Lorsque le passé rencontre le futur, le silence qu’il engendre n’est jamais de bon augure. Lorsqu’il chamboule cette quiétude, Marion était loin de se douter que le chaos surgirait de ces portes closes et lourdes de secrets.

 

Marion est l’image même de la jeune femme pimpante, dynamique, intelligente, sérieuse, travailleuse, acharnée et têtue. Issue d’une famille modeste d’un petit village du Roussillon, Apt. Elle a passé son enfance dans les vergers et l’entreprise de confiserie créée par ses parents. Dernière d’une fratrie de trois, elle est l’enfant choyée, admirée. Loin d’être la petit princesse, elle rayonne par son fort caractère et par sa gentillesse et son empathie. Marion adore vivre et apprendre. Dans les pas de sa grande sœur, Béatrice, elle part à Bordeaux où elle se dirige vers des études de droits et d’histoire de l’art. Passion qu’elle partage avec sa sœur et notamment, lorsque bénévolement, elle aide l’association « seconde chance » à retrouver ou enquêter sur des biens culturels introuvables depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Toujours soucieuse d’acquérir les qualités dans le domaine du droit, elle déniche un remplacement pendant quatre mois à l’office notariale de Maître Goldberg, dans la paisible petite ville de Goult, où vit également les grands parents maternels. De retour sur ses terres natales, ces quatre mois vont changer à tout jamais sa vie.

 

Formée par la vieille mégère acariâtre, représentée en la personne de Corinne Dubois, qui doit prochainement subir une intervention, Marion prend rapidement ses marques au sein de l’office. Toujours disponible, bosseuse et méticuleuse, Fabien Goldberg, la quarantaine, ne tarde pas à la féliciter de son professionnalisme. Elle égaye avec cette touche de fraîcheur et d’innocence, les bureaux bien trop ternes. Fabien a tout du célibataire endurci, notaire soucieux de la perfection et maire attaché à sa ville, le travail est prioritaire au détriment de relations sentimentales ou autres. Issu d’une famille juive mais pas trop pratiquante, il fait office de vilain petit canard. Son père et son demi-frère ont repris l’affaire familiale. De renommé internationale, leur galerie d’arts à Avignon est un de cet héritage familiale qui perdure. Fabien est un de cet homme qu’on remarque par sa prestance et non par sa beauté physique. Impressionnant, il dégage lors de ses oratoires un charisme qui ne tardera pas à charmer Marion. Insidieusement, une relation timide se met en place. C’est lors d’une invitation au mas des Goldberg, que leurs vies vont être bouleversées. Fabien invite Marion à découvrir la collection personnelle de Simon, son père. Eblouie par tous ces tableaux et autres, elle en sera davantage lorsqu’elle se retrouve en face de ce Soleil couchant à Collioure, tableau de Matisse introuvable depuis 1945.

 

Après les ténèbres est un de ces romans qui se place dans la perpétuation du souvenir. Au travers de l’art, Delomme nous plonge dans un univers méconnu, où les biens culturels ont été détruits sans aucune raison valable ou vendus au marché noir. On redécouvre la seconde guerre mondiale sous cet aspect là. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages, au fil de découvertes. Delomme explore ce côté sombre par la présence de la grand mère maternelle atteinte d’Alzheimer et qui ressasse inlassablement le souvenir de sa première fille décédée lors du terrible drame d’Oradour-sur-Glanes. Marion et Béatrice remontent les années, enquêtant davantage sur cette famille ou le doute et les secrets planent. Et les ténèbres s’ouvrent de nouveau, semant le chaos sur sa route.

 

Je découvre pour la toute première fois, le talent et la plume de Marine Delomme. J’apprécie son récit et sa manière de l’accoster. Si l’aspect thriller prédomine tout au long des chapitres, la romance prend une place essentielle. Comme si l’auteure voulait en quelque sorte affronter le beau contre le laid. Delomme nous mène part le bout du nez jusqu’au point final. Un final déstabilisant, touchant, émouvant et horrible. C’est une effusion d’émotions.

 

Peut être qu’après les ténèbres, la lumière peut les percer ? En mon sens, le personnage à l’origine de ces troubles, ne m’apparaît pas comme étant cruel ou déloyal. Je le considère comme une personnage qui a été dans l’optique de réparer les erreurs et de panser les maux. Mon ressenti final n’est peut être pas celui que l’auteure aurait voulu, mais bien après la fin de ma lecture, je n’ai pu penser que l’espoir et l’humilité étaient préférable à l’anéantissement.

 

Ce roman est une très belle découverte. Un roman que je recommande fortement pour les nombreux points évoqués au dessus. Un thriller qui vous plonge au cœur d’une intrigue magnifiquement ficelée. Conquise à 200%.

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions l’Archipel, pour tout savoir !

Vers Wikipédia pour tout savoir sur Martine Delomme !

 

LE PARADIS EST UN ENFER COMME LES AUTRES de Emile Castillejos.

513rEqR7iKL._SX360_BO1,204,203,200_

 

 

 

[RECUEIL DE NOUVELLES / THRILLER – 2018 ]

Editions du Carnet à Spirale

Service presse

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions du Carnet à Spirale pour leur confiance.

 

 


 

Le résumé :

 

Avec ces nouvelles noires pour nuit blanche, prenez place pour un terrifiant voyage du paradis vers l’enfer. Dans un style visuel et direct, presque cinématographique, et à travers des personnages inquiétants, cyniques ou cruels, ces quatorze nouvelles s’égrainent comme dans un sablier infernal. Quatorze histoires où les codes n’existent plus. Et où les situations les plus ordinaires se transmutent en singuliers cauchemars.
Émile Castillejos nous entraîne dans un monde à la lisière entre l’aliénation et la raison. On n’en revient, d’ailleurs, pas tout à fait comme avant.

 


 

 

Mon avis :

 

Ce recueil est composé de 14 nouvelles aussi différentes les unes des autres. Afin la résultant de chacune est la même : en sachant la mort !  Oui mais la mort a maintes manières de vous surprendre ou d’être donner. Elle peut survenir d’une main à l’apparence innocente et charmeuse, d’une femme, d’un mauvais tour, d’un animal…de Dieu…?

 

14 nouvelles pour 14 surprises ! 14 explorations uniques ! 14 fois plus d’angoisses !

 

Castillejos donne le ton dés le départ ! Il est là pour vous surprendre, pour vous effrayer, pour vous faire passer une nuit blanche. Il aime se tapir dans le noir et en surgir à point nommé ! Vous voyez le tableau, et bien l’atmosphère est ainsi tout au long de la lecture. L’intensité, si je puis dire, varie d’une nouvelle à l’autre. Mais le résultat est le même : vous allez adorer !

 

Du lugubre à souhait. Du suspense à couper le souffle. De l’effroi. Des scénarii inquiétants.

 

Une alchimie parfaite pour passer un super moment de lecture ! J’ai eu l’impression d’être dans ces fameuses « panic room ou escape room »  où chaque porte que j’ouvrais, je mettais ma vie en jeu. Une immersion impressionnante et hallucinante ! A tenter de découvrir le dénouement. Et comme on dit chez nous : « Nondidiou » j’ai fais chou blanc !

 

Très belle découverte avec ce recueil : un auteur de talent qui sera vous faire frissonner !

 

Amoureux et amoureuses des histoires (qui ne sont pas celle de poneys roses au pays des bisounours violets), vous ne pourrez qu’adorer celles ci !

 

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions du Carnet à Spirale, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de Emile Castillejos !