TROIS JOURS SANS PORTABLE de Renzo Ardiccioni.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE ÉTRANGÈRE – 2018 ]
LES PRESSES DU MIDI
Traduit de l’italien par Murielle Hervé-Morier
Titre original : Tre giornisenza cellulare
123 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Début du nouveau millénaire, en Italie, pendant les vacances d’été. Les téléphones portables et Internet ont envahi le quotidien, au point que l’existence ne se vit plus que par écrans interposés. Dans cette frénésie, Davide vient d’avoir 50 ans, il travaille dans le marketing et a pris l’habitude d’utiliser trois lignes de téléphone. Pour se sevrer de son addiction, il suit les conseils de son médecin et tente alors de s’en passer. Au moins pendant trois jours… Trois jours sans portable, ça n’est pas la fin du monde ! Davide va donc essayer. Pendant cette période, il retrouve un vieux répertoire téléphonique et ressent alors une certaine nostalgie qui le pousse à appeler Lisa (depuis une bonne vieille cabine téléphonique). Il a connu cette femme trente ans plus tôt et a vécu avec elle une aventure passionnée. Lisa lui promet de le rejoindre en Italie. Mais, sur le quai de la gare, une surprise attend Davide… Ce récit s’apparente à une fable moderne. Ici, les destins s’entrecroisent dans un contexte géopolitique tendu sur fond d’intrusions sonores intempestives. Vous ne regarderez peut-être plus votre portable de la même façon !
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A l’heure où l’ère numérique monopolise nos vies, ce roman court tombe à pic. Trois jours sans portable ? Capable, irréalisable, on se pose tous la question.

 

Davide, homme accompli professionnel parlant, est ainsi dire marié à trois portables, compagnons inséparables, capricieux et exigeants. Le médecin lui annonce qu’il est atteint de la maladie du siècle et sa seule prescription est de mettre à l’arrêt ses portables pendant trois jours. Dépité, il accepte ce traitement et ressort avec mélancolie un vieux répertoire téléphonique de 30 ans et part à la recherche d’un passé qui n’existe plus. Par un heureux hasard, Lisa a toujours le même numéro, après des retrouvailles téléphoniques enjouées, ils se donnent rendez-vous et elle lui promet de le rejoindre en Italie. Mais sur le quai bondée de cette gare, une surprise l’attend, bonne ou mauvaise, il va devoir s’en accommoder et imposer certaines règles.

 

Renzo Ardiccioni narre avec objectivité, honnêteté et malice un monde qui sombre dans un certain individualisme interconnecté. Cette fable moderne et atypique a le mérite de secouer avec humour et détachement, les consciences. L’auteur met en exergue ce que l’homme a perdu au profit de l’inter-connectivité. Pour argumenter, Ardiccioni n’hésite pas à confronter le passé au présent. Certaine note cynique s’immisce gentiment dans le récit sur un ton moralisateur qui m’a fait sourire. Il est vrai que je partage modérément la vision de l’auteur sur cet aspect. Cette consommation frénétique de flux de data, détruit l’essentiel des relations humaines proches, la solitude envahit un quotidien qui devient borne et abject.

 

Ce roman court se lit d’une traite. J’ai beaucoup aimé cette manière particulière attrait à la narration. La plume de Renzo Ardiccioni est sincère, étonnante et détonante. Les personnages et Les Voix de la Raison délivrent un combat et un message convaincant.

 

Si ta curiosité est piquée, alors n’hésite pas à découvrir TROIS JOURS SANS PORTABLE.

 

#Esméralda
 

 

 

Je remercie Renzo Ardiccioni et sa traductrice pour leur confiance et leur patience.

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… le site des Presses du Midi.

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