Ma femme…. Ce monstre de Crystal Cossey

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Témoignage – livre sorti le 20 janvier 2018

Evidence Editions

Service presse

 

Je remercie Evidence Editions qui, via la plateforme Simplement Pro, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Rien ne prédestine ce charmant jeune homme, militaire, à rencontrer celle qui va le détruire durant presque trente ans. Obligé de l’épouser seulement quelques mois après l’avoir rencontré, il endosse une paternité qui n’est pas de son fait. Nous sommes dans les années quatre-vingt. Elle n’aura de cesse de le frapper, l’humilier, le bafouer, salir le nom et la position sociale qu’il lui apporte. Sur fond d’alcoolisme et de sexualité salace et scabreuse avec des amants de passage, des « baltringues », cette femme va tenter de l’entrainer dans cette vie dépravée. Jamais il ne tombera dans ce précipice, au grand désespoir de Hyacinthe. Bien qu’il essaie de parler de ce qu’il vit, des coups, des blessures, dont il gardera à jamais les blessures psychologiques, dès qu’une personne intervient afin de le sortir de cet enfer, la seule réponse qu’il peut fournir est « Ce n’est pas de sa faute ». Faudra-t-il attendre qu’elle attente à sa vie pour qu’il sorte enfin de cet abîme ?

 

Mon avis : Adepte de la lecture de témoignages, j’ai été très intriguée en lisant le résumé de ce livre. En le refermant, je dois avouer que j’ai été bouleversée.

Nous faisons ici connaissance avec Pierrick, un jeune homme de bonne famille qui entre dans l’armée. Un soir, il rencontre Hyacinthe, une jeune femme aux mœurs légères. Quelques mois plus tard, elle vient le retrouver en lui annonçant qu’elle est enceinte et qu’il est le père du petit. Se sentant obligé de l’épouser, le soldat s’engage dans un mariage aux bases très instables et il va vite découvrir qu’en plus d’avoir une morale douteuse, son épouse est une femme violente, alcoolique et qui va faire de sa vie un enfer.

Pierrick a tout du gendre idéal : travailleur, sérieux, impliqué dans sa vie de famille, il a tout pour lui. Quand il se fait piéger par Hyacinthe, il décide de prendre ses responsabilités mais il va surtout faire preuve d’une grande naïveté. En effet, la jeune femme va vite se montrer violente, autant physiquement que psychologiquement avec lui mais par amour pour ses enfants, il va tout accepter. De plus, quand il essaie de la quitter, elle joue tellement bien la femme éplorée qu’il doute et n’agit pas. Hyacinthe est le stéréotype de la « pauvre fille ». Vulgaire, aguicheuse, elle arrive à piéger Pierrick puis profite de son train de vie. Tout au long de leur mariage, elle va faire preuve d’une violence incroyable envers lui mais aussi envers ses enfants. On voit sa décrépitude et sa déchéance.  J’ai surtout été surprise de constater à quel point son mari avait supporté, pendant tant d’années, la violence qu’elle lui imposait.

Savoir que ce témoignage est une histoire vraie rend ce livre d’autant plus touchant. L’auteure a une plume addictive, sincère et elle traite avec beaucoup tact ce sujet très sensible. On ne peut s’empêcher d’avoir le ventre qui se serre ou des frissons lors de notre lecture. En effet, certaines scènes sont très violentes et on ne peut qu’être interloqué devant ces épisodes. Les violences conjugales sont souvent résumées aux violences faites aux femmes mais la preuve en est que certains hommes en sont également victimes. Le harcèlement qu’a dû supporter Pierrick est tout bonnement hallucinant et heureusement que le roman prend une tournure optimiste sur la fin car je pense que je n’aurais pas supporté de savoir que sa vie avait été définitivement gâchée par cette femme.

Pour conclure, ce témoignage est  un coup de cœur et je remercie « Evidence Editions » de m’avoir sollicitée pour cette lecture. La plume de l’auteure est touchante et elle décrit à la fois avec pudeur et précision le calvaire vécu par cette homme qui voulait juste être heureux et faire les choses correctement. Ce récit mérite d’avoir une large audience car il traite d’un sujet méconnu. Parfois, certains hommes épousent des marâtres, des femmes qui ne pensent qu’à leur propre intérêt tout en négligeant leur époux et leur reprochant tout et n’importe quoi. J’ai été touchée par l’histoire de Pierrick et espère que désormais, il vit dans un bonheur bien mérité !

 

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Retrouvez ce témoignage sur le site d’Evidence Editions

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Mal dans la peau de Ghislaine Bizot

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Littérature française – Sortie le 28 mai 2013

Editions Calepin

Service presse

 

Je remercie les organisateurs du « Prix des Auteurs Inconnus » pour leur confiance et de m’avoir ainsi permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : Ce roman épistolaire aborde avec pudeur la violence conjugale et le harcèlement.

Deux amies d’enfance séparées par les kilomètres dans les années 90, époque où le téléphone portable ne passait pas dans toutes les régions, décident de s’écrire pour ne pas perdre contact. Au cours de ces échanges Marie s’aperçoit que son amie Carole change. Elle devient plus secrète, moins volontaire. Marie hésite à prononcer les mots qui permettraient à Carole de se libérer de ses maux et pourtant son attitude, tout en finesse va grandement l’aider.


 

Mon avis : Lors de la préselection des romans pour le « Prix des Auteurs Inconnus », les dix premières pages de celui-ci m’avaient interpellée. Je dois avouer que je n’ai pas été déçue par cette lecture forte, prenante et marquante !

Carole déménage pour suivre Fabrice, muté pour son travail dans la région de Nice. Ils emménagent dans une maison à la campagne, dans un village éloigné, où Carole tourne vite en rond. Elle a laissé à Lille sa famille et ses amis, dont Marie, sa meilleure amie. Comme elle n’a pas de téléphone fixe et que le portable ne passe pas, Marie et Carole décident de s’écrire pour ne pas perdre le lien. A travers les lettres, Marie voit son amie changer et devine que quelque chose ne tourne pas rond. Mais comment faire parler son amie sans la braquer ? Comment lui ouvrir les yeux sans risquer de la perdre ?

Dès le départ, on sent la relation très forte entre les deux jeunes femmes. Elles souffrent de la séparation géographique et Carole va trouver du réconfort dans le fait de pouvoir parler à sa meilleure amie. Pourtant, on comprend qu’elle ne lui dit pas tout, notamment grâce aux extraits de ses pensées et cette rengaine « Carole aime Fabrice. Fabrice aime Carole ». Au départ, on se demande pourquoi…. Puis très vite on comprend que Carole ne veut pas admettre qu’elle est malheureuse dans son mariage. On apprend au fil des lettres qu’elle s’est mariée peu de temps après sa rencontre avec Fabrice et ce dernier semble avoir des idées très arrêtées sur la place et le rôle d’une épouse. On comprend que Carole ne s’épanouit pas comme elle le devrait et on se demande jusqu’à quel point elle est brimée par son mari….

J’ai adoré ce roman et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est très original dans la forme. En effet, c’est un roman épistolaire entrecoupé de pensées de Carole. Les lettres entrainent une forme de laisser-aller par nos deux protagonistes qui se lachent sur le papier et partagent ainsi tous les évènements marquant de leurs vies. On comprend malgré tout que Carole écrit « à demi-mot », pour ne pas inquiéter son amie. Pourtant, derrière les phrases, on lit sa douleur et sa détresse. Car en effet, ce roman parle d’une manière détournée et avec tact du thème de la violence conjugale. Tout au long des lettres, Carole ne veut pas inquiéter Marie et nie les marques de violence que l’on perçoit à travers ses écrits. On retrouve tous les indices d’une femme battue, qui ne veut pas admettre qu’elle l’est. J’ai trouvé la manière de faire très habile et même si on n’a pas le point de vue de Fabrice sur ces évènements, il est intéressant de suivre la démarche de la victime et son trajet vers l’acceptation de la situation. Enfin, malgré ce thème difficile, j’ai trouvé les personnages attachants et justes. Ce thème est loin d’être un thème facile et je trouve qu’à aucun moment, on ne tombe dans la caricature. Même Fabrice, qui est pourtant le « bourreau » n’est jamais diabolisé.

J’ai beaucoup apprécié la manière d’écrire de l’auteure. Sa plume est fluide et le style épistolaire donne du rythme à la lecture. Ce roman est une vraie belle découverte que je ne regrette pas d’avoir aidé à sélectionner pour ce « Prix des Auteurs Inconnus ». Amateurs de livres épistolaires, n’hésitez pas à vous plonger dans ce roman qui, malgré la dureté du thème, est un roman rempli d’espoir et surtout un beau roman sur l’amitié.

 

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