PLS de Joanne Richoux.


Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés…
Les heures s’égrènent à vouloir tuer le temps. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui se lit d’une traite. Une œuvre ancrée dans son époque, qui sonde les affres des solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé. 

 
PLS vous plonge dans la douleur d’un adolescent qui tente de vivre avec. Percutant, PLS ouvre cette fenêtre où les déambulations de Sacha témoignent de son mal-être, de son isolement, de ses dérives, de sa fuite psychique.
Lors d’une soirée où le déguisement, Halloween oblige, est de rigueur, Sacha déambule parmi ses invités, camarades de classe, tantôt aimés, adulés, adorés ou détestés. De déguisements en déguisements, de verres en verres, de mots en mots, de pas en pas, Sacha oublie son mal, oublie ce manque, ce trou béant. Sacha dérive sur des rives noires et chaotiques. Sacha croque sa vie empoissonnée avec déraison et lucidité. Sacha vole dans son monde où la société serait bienveillante et lui crache dessus quand il a les pieds sur terre. L’ange noir empli de colère et de haine est pourtant attiré par une seule lumière, Elle. Belle, magnifique, attirante, le péché mignon qui connaît ce mal envoûtant et captivant. Elle, rayonne tout simplement. Elle vie dans la lumière et sa main tendue le sauverait, certainement, peut-être, peut-être pas.

 

PLS captive par l’urgence des mots, par la brutalité des pensées, par le choc des actes. Le temps s’écoule comme si il était compté, comme si sa malléabilité probable était une solution. Une plume impitoyable pour un thème percutant. L’adolescence et sa multitude de questions, l’âge charnière où devenir adulte effraye et rester enfant n’est plus cool. L’âge où les questions métaphysiques se bousculent : le sexe, la vie, la mort. Un méli-mélo sombre où les pensées s’autodétruisent et naissent en un claquement de doigt. Joanne Richoux signe un roman jeunesse d’une beauté aussi cruelle que magnifique. Un roman qui ne laisse pas le temps de respirer.

 

PLS est sauvage, brutal mais si sensible. Une sensibilité à fleur de peau, celle qui pousse dans les retranchements les bons comme les mauvais. Celle qui crie quand rien ne va plus. Celle qui pleure quand tout devient noir. Celle qui embrasse quand il est urgent de se faire aimer. Celle qui parle quand le cœur déborde.

 

Un roman à découvrir absolument et cela dès 15 ans.

 

Mais surtout, la vie était plus réelle. Je sais pas, immédiate. Et puis en couleurs. Il se passe un truc sale quand on grandit. Un voile de poussières qui ternit et complique les choses.

 

Une chronique de #Esméralda

LA MEUTE HARBOR, saison 2,5 : Austin & Salem de Audrey S.G .

[ ROMANCE FANTASTIQUE / YOUNG ADULT – 2019 ]
Saga tome 2,5/?
214 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
« Pour certains, l’amour rime avec danger et désespoir. »
Depuis le jour de son arrivée au sein de la meute Harbor, Salem est tombée sous le charme du ténébreux et mystérieux Austin. Désireuse de vivre l’amour, le vrai, et de partager sa vie avec son loup, Salem est prête à tout pour lui ouvrir les yeux.
Sous ses airs d’éternel dragueur et d’inlassable farceur, Austin cache un lourd secret lui interdisant d’aimer. Prêt à tout pour préserver les siens d’une nouvelle tragédie, Austin accepte de tout sacrifier. Y compris son amour pour celle qui l’a envoûté dès le premier regard.
Mais voilà, jamais ils n’auraient pu imaginer les conséquences de leurs actes.
Depuis, l’un et l’autre sont brisés et ne sont plus que les ombres d’eux-mêmes.
Traqués et pourchassés par des ennemis invisibles, dont ils ne savent rien, ou presque, Austin et Salem devront affronter leurs peurs les plus profondes pour espérer lever le voile du passé et devenir les maîtres de leur destinée.
Toutefois, en révélant les secrets et les mensonges du passé, Austin et Salem pourraient conduire la meute vers un danger bien plus grand.
Plongez au cœur de l’histoire d’Austin et Salem et partez à la découverte des mythes de la meute.
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Après une saison 2 tonitruante, je suis ravie de poursuivre les aventures de la meute Harbor. D’autant plus que j’en garde un excellent souvenir. Cette nouvelle saison est dans la continuité de la précédente. Elle met à l’honneur deux personnages découverts dans les précédentes saisons, Salem et Austin.

 

Salem est présente depuis la saison 2. Elle est la cousine d’Héléna la sorcière de la meute. Sa mère une Orin et son père, un chaman, Salem excelle dans son domaine, le monde des Songes. Sorcière et jeune femme téméraire, Salem détonne de par son caractère tonitruant. Mais depuis la dernière confrontation avec les démons, Salem n’est plus la même. Les cauchemars la hantent, ressassant les tortures que lui a infligées son tortionnaire. Anéantie, elle sombre peu à peu dans la mélancolie. Elle aimerait tant retrouver sa vie d’avant et surtout retrouver sa complicité avec Austin. Mais lorsque se dernier l’observe, elle ne voit que le dégoût, la colère et le rejet. Salem se sent si seule.

 

Austin, loup-garou de son état, se débat avec ses propres démons. Il ne peut et il ne doit pas s’approcher de la belle Salem. Son cœur pourtant s’accroche à la belle jeune fille alors que sa tête lui ordonne de la rejeter. Austin n’a pas le droit d’être amoureux au risque que son monde s’écroule.

 

Et si leurs états étaient les conséquences de leur dernières batailles ? Les secrets et les doutes ne font pas bon ménage lorsque le mal s’entête à vouloir récupérer son dû.

 

Une nouvelle fois je suis conquise par la plume d’Audrey S.G.  Une nouvelle histoire entêtante et addictive. Salem et Austin sont des personnages fascinants. J’apprécie beaucoup le fait que l’accent soit mis sur ce couple extraordinaire. Ils ont ma préférence au sein de ce groupe atypique. J’apprécie également le fait que l’histoire poursuit sa route. Au fil des saisons le fil conducteur s’étoffe. Audrey S.G sait mettre du rythme dans son roman. Elle sait surprendre par les nombreux rebondissements. Un suspens haletant, des secrets, de l’amour, de l’amitié et un univers incroyable où mythologie et fantastique se côtoient avec harmonie. J’aime beaucoup ce que propose Audrey S.G et j’ai hâte d’en savoir davantage dans les prochaines saisons.

 

Une chronique de #Esméralda

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… mes avis sur les tomes précédents (clique sur l’image pour les découvrir)

MÉTÉORE de Antoine Dole.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2020 ]
ACTES SUD JUNIORS – Collection Une seule voix.
64 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2020 »
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Le résumé :
Née garçon, Sara se sait être fille depuis la prime enfance. Avant même de pouvoir le formuler, de le comprendre. Mais elle a dû grandir emprisonnée dans un corps subi, moulée dans les lois de la masculinité, à ne pas pouvoir supporter son reflet dans un miroir. Une erreur ? Une anomalie ? Il fallait un changement, un réalignement de ce corps, et c’est à seize ans que Sara débute sa transition pour être celle qu’elle est, se sentir enfin vivante. S’autoriser à être un météore que plus rien n’arrête, même pas les coups et les insultes. Un monologue saisissant et maîtrisé sur un sujet trop longtemps tabou. Un plaidoyer pour la tolérance.
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Parfois les mots ont cette portée majestueuse. Ils visent juste et bien. Ils sont invraisemblables et si révélateurs d’un mal être caché, souvent inavoué. Ils rendent une certaine justice, ils élèvent une vérité à ce quelque chose de merveilleux et d’unique.

 

MÉTÉORE n’est pas un simple histoire. C’est l’histoire de ces femmes, de ces hommes, de ces jeunes filles, de ces jeunes garons, de ces petites filles et de ces petits garçons qui ne sont pas en accord avec leurs corps. Être né garçon et se sentir fille. Être née fille et se sentir garçon. Cela fait-il d’eux des monstres ? Méritent-ils d’être salis et de subir et ( et vos) violences physiques ou verbales ? Comment se sentir soi alors que la société et son système les obligent à se sentir et se définir par le genre qui les détermine dès la naissance.

 

La dysphorie des genres est un sujet sensible et délicat. Mais pas tabou ! Antoine Dole délivre ici un texte court et explosif. Un coup de poing magistral ! Un KO divin ! Un tsunami d’émotions ! La détresse psychologique, la colère, la passivité, la haine de la différence, la douleur, la compréhension, l’incompréhension, la dualité des choix, vivre, la volonté, l’acceptation, la vie … tout autant de symboles forts qui prennent aux tripes et ne m’a pas lâchée.

 

Antoine Dole livre un roman percutant et essentiel. La haine et l’incompréhension viennent souvent du non savoir et de la peur de cette différence (non logique). En parler, mettre des mots est un acte altruiste. Se délivrer des carcans sociétaux est un acte de générosité.

 

Un livre à offrir aux adolescents et aux adultes. Un livre qui doit circuler dans vos mains. Un livre que l’on se doit de parler. Un livre que j’aimerai voir partout, dans les salles d’attente, dans les transports en communs, partout …. car parfois il suffit des mots justes et judicieux, des mots percutants, des mots qui reflètent la vie et la différence, et, Antoine Dole s’y emploie avec tout son âme et son talent.

 

Merci pour ce magnifique MÉTÉORE.

 

Parce que j’ai survécu à pire que vous.
Pire que votre bêtise.
Pire que votre crainte d’épouser les possibles.
J’ai survécu à une haine plus intime, que j’avais plantée en travers de ma vie.
J’ai survécu au dégoût de moi-même.
A ma colère, à ma détresse.
J’ai survécu à une prison de peau, aux barreaux de mes os. A ces liens de tendons et de cartilage.
A la peur d’être moi.
A la peur d’être libre.
A la peur de me réinventer.
J’ai survécu à l’idée d’être une autre, toute ma vie, différente.
Au refus d’une vie de fuite et de mensonges.
J’ai survécu à des ténèbres enfoncées dans ma chair et qui dévoraient tout.
J’ai survécu à la crainte d’être celle que je suis et à la crainte que le monde me voie. A la promesse d’un avenir qui ne me fait plus peur.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions ACTES SUD JUNIOR

… mes avis sur d’autres titres d’Antoine Dole.

LES NOCTURNES, tome 2 : L’ascension de Anthony Lucchini.

[ FANTASTIQUE / YOUNG ADULT – Nouveauté 2019]
Tome 2/3
Éditions BETA PUBLISHER
412 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Alors que certains rêvent leur vie, Rémi et ses amis ont su faire de leurs rêves, une réalité… à leur risques et périls. Les cauchemars attendent patiemment leur heure, s’insinuant lentement au plus profond de leurs âmes, semant le doute et le chaos en leur cœur. Lorsque le rêve investit la réalité, lequel doivent-ils choisir de sauver ?
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Bienvenue dans le monde des rêves !

 

Rémi est un super héros ! Enfin ! Oui, comme tout super héros, il doit faire face à des supers méchants ! Et des méchants, il y en a deux qui remplissent leur rôle avec une certaine cruauté.

 

Dans la continuité du premier tome, Rémi et sa bande de copains (Vaness, Eva et Erwan) doivent se confronter à des bulles de rêves où la noirceur règne. Des nouveaux mondes, des nouvelles lois, des nouveaux pouvoirs, chaque aventure devient une épopée à part entière. Rémi devient incontestablement le chef des opérations même si les autres ont leur mot à dire, il orchestre les batailles avec brio. Cependant, on sent l’atmosphère s’appesantir. Le lien entre les copains est friable. Les non-dits pèsent et les rancoeurs instillent un climat tendu.  Quelque chose se trame et il bien difficile d’en déterminer les raisons et les futures conséquences.

 

De nouveaux paysages aux nouveaux enjeux, cette quête mystique et initiatique prend une nouvelle tournure.

 

Anthony Lucchini a bien caché son jeu. Un nouveau élément apparaît et là c’est l’exclamation : nom d’une sacrée patate bachi-bouzouk et mille millions de mille sabords, mais d’où ça sort !

 

Surprise et ébahissement sont au rendez-vous. Un univers tout aussi mystérieux qu’enchanteur. Un monde où l’irréel rattrape la réalité et quand les deux s’entremêlent, alors là c’est l’apothéose !

 

Un second opus qui concentre davantage d’actions et où chaque personnage a un rôle capital. Je regrette de ne pas l’avoir lu plus tôt, temps que j’avais des souvenirs du premier tome. J’ai eu du mal à me remettre dans l’aventure, à savoir qui est qui etc … C’est absolument de ma faute et non d’Anthony Lucchini qui signe un second tome de tonnerre. Actions, fantastique, surprises, machinations, révélations … un super combo porté par l’imagination inarrêtable d’un auteur qui confirme ainsi son talent. Une immersion captivante où il est difficile de s’arrêter ! Je n’ai qu’un mot : foncez !

 

Quand l’onirisme prend le contrôle, cela donne : Les nocturnes ! Oseriez-vous les découvrir ?

 

∞ EXTRAIT ∞
Eva
Je crois que c’était la première fois que je me sentais aussi peu rassurée en allant dans un rêve. J’imaginais des centaines de dragons horribles autour de nous, et moi, toute minuscule.
Plus les choses avançaient et plus je trouvais qu’elles prenaient une tournure dangereuse. L’insouciance des débuts s’éloignait. Sans la présence de mes amis, je n’aurais jamais fais le dixième de ce que nous avions vécu. Je n’aurais peut-être pas que que j’étais capable de tout ça…
La végétation autour de nous était différente de toutes celles que nous avions pu voir jusqu’à présent. Les plantes étaient, d’une part, beaucoup plus grandes, proportionnées j’imagine aux dragons qui vivaient ici, et devenaient, d’autre part, phosphorescentes lorque quelque chose les touchaient. Ça rendait moins désagréable les nuages de moucherons qui voletaient partout.
Il n’y avait pas de terre à proprement parler sur le sol, juste des graviers multicolores. De gros dolmen gris, d’au moins huit mètres de haut, étaient érigés un peu partout autour du phare. Je ne savais pas s’il fallait chercher une explication à leur implantation qui me paraissait plutôt aléatoire.
Le ciel m’apparaissait encore plus impressionnant de ce côté de la cascade. Une véritable rivière d’étoiles.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… Mon avis sur le premier tome et le book-trailer.

LE MILLIEME PIN de Florie Darcieux.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019 ]
Éditions BETA PUBLISHER
324 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
L’an passé Eddie a vu son quotidien d’adolescente totalement bouleversé. Son père, chauffeur routier, s’est trouvé impliqué dans un accident qui a coûté la vie à la mère de Martial, lycéen populaire et unique héritier d’une famille influente de leur village. Depuis ce drame, Eddie et son père ont peu à peu été mis à l’écart, condamnés au silence. Plutôt que d’attendre la comparution de son père devant le tribunal, Eddie se lance dans une quête effrénée pour la justice, prête à tout pour prouver l’innocence de son père et retrouver sa vie d’avant. Mais la vérité a plusieurs visages…
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Eddie s’est toujours contentée de son quotidien en présence de son papa adoré et de sa grande tante pipelette que j’ai adorée. Dans ses Landes natales, elle y est heureuse et y grandit avec courage et détermination. Lorsque la vie lycéenne s’offre à elle, elle découvre une mini société impitoyable et malheureusement elle en fait les frais lorsque son père est au cœur d’un scandale sanglant. Devenue la paria dont on se moque et dont on montre du doigt, Eddie se trouve confrontée avec dureté à la vie et voit sombrer peu à peu son père. Mélancolique et en très en colère, Eddie veut se battre contre toutes les ignominies dont fait l’objet son père. Seule contre le monde entier, ce n’est pas l’idéal, mais sa persévérance obtuse va la mener sur un chemin chaotique où toutes les vérités seront malheureusement à double tranchant. Tambour battant et haut les cœurs, en avant marche pour une aventure épique et phénoménale où certaines rencontres vont bouleverser les espoirs les plus fous pour que le vœu du « millième pin » se réalise.

 

Amitié et famille sont au cœur d’un roman jeunesse totalement bouleversant. J’avoue ne pas avoir été en adéquation avec le personnage d’Eddie que j’ai trouvé désespérant et exaspérant (son tempérament de feu m’a fait grincer les dents maintes fois) , mais si je n’y prête pas cas, l’histoire est magnifique. Portée par Eddie et d’autres compagnons de route, elle vous plonge dans les méandres sinueuses d’une vie où les questions cherchent des réponses et qu’importe la teneur de ces dernières. Où l’espoir s’invite malicieusement dans ce chaos pour pousser les montagnes et accéder à la vérité. Souvent les apparences sont trompeuses et Florie Darcieux joue habillement avec cette citation.

 

Je ne m’attendais absolument pas à la teneur de cette histoire. Florie Darcieux traite des thèmes importants et cruciaux à l’âge où les bases pour devenir un jeune adulte bien dans sa peau sont primordiaux. Sans être une quête initiatique, Florie Darcieux explore avec finesse et honnêteté l’identité et tout ses reflets. Le passé se confronte au présent pour un futur encore flou. L’amitié est le moteur essentiel à cette histoire et surtout elle prend un drôle tournant. Une note de suspense vient embellir le roman et une autre d’amour le parfume agréablement bien.

 

La plume de Florie Darcieux est agréable et offre une balade tourmentée où les émotions se percutent sans distinction.

 

Une roman jeunesse qui peut se lire dès 15 ans sans problème.

 

Une loi universelle estime la vitesse de réalisation des devoirs de vacances comme inversement proportionnelle au nombre et à la qualité des occupations extrascolaires de ladite période de congés. Conformément  à celle-ci, en quatre jours de liberté j’ai déjà souscrit à toutes mes obligations. Un record absolu.

 

A bien y regarder, ces premières journées de vacances n’ont pas été que désespérément longues. Si on considère le nombre de fois où j’ai vu mon père depuis sa comparution devant le tribunal, on peut même dire qu’elles sin t passées en un éclair. Impossible de faire mieux que de le croiser entre deux portes. Jusqu’à vendredi, je n’avais jamais eu à me demander s’il cherchait à m’éloigner, même dans les moments les plus difficiles. Mais à présent, c’est tout autre chose. J’en viens même à penser qu’il préférerait que je ne l’accompagne pas ce matin pour la reddition du jugement.
(page 90)
 
Une chronique de #Esméralda

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J’AI TUE UN HOMME de Charlotte Erlih.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 14 ans
ACTES SUD Junior – Collection Roman Ado
123 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Surmenage scolaire, pic de stress, ou trouble plus grave ? Arthur est hospitalisé pour cause d’épisode délirant. Le collégien passionné d’histoire se prend depuis peu pour Germaine Berton, une militante anarchiste, meurtrière d’un leader de l’Action française en 1923… Qu’arrive-t-il à Arthur, qui ne reconnaît plus les siens ni le monde qui l’entoure ? Parents, professeurs, camarades de classe, médecins, tous s’interrogent. Avec leur sensibilité, et aussi leurs peurs.
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Méli mélo de voix portées tour à tour par des personnages troublants et désespérés. Voix portées par le courage, l’indifférence et la crainte de ne pas être entendues. Voix silencieuses d’un monde méjugé et dont il est interdit de parler.

Arthur, jeune ado, accro aux cours, flanche. Délires ou surmenage, les questions fleurissent autour de lui jusqu’au moment où le diagnostique tombe. Dans ce monde à part dans lequel il s’est enfermé, il revit les heures de gloire et de déchéance de Germaine Berton, ouvrière métallurgiste, militante syndicaliste et anarchiste française.

De longs jours à craindre le pire. De longs jours à chercher des signes précurseurs. De longs jours où la mère d’Arthur se morigène. De longs jours où l’attente devient une torture. De longs jours où l’insupportable s’insinue malicieusement dans le moindre espoir. Des jours vains, des jours cauchemardesques, des jours cruels, où tout s’embrouille dans ce marasme sans fin. Et puis la lumière jaillit, apportant avec elle son lot de joie. Mais qu’en est-il d’Arthur ? Que ressent-il ? Qu’est-il devenu ? car il le sait, il sait dans ses tripes, tout a changé et tout ne se sera plus pareil. Attendront-ils son désespoir ?

Arthur.
Je suis Arthur. Bonnet.
Je suis né il y a quatorze ans.
Je suis en troisième.
Je suis un …
Je suis un garçon.
Le père de Germaine Berton aurait préféré qu’elle soit un garçon. Son caractère aurait peut-être paru moins déplacé.
Je suis allongé sur un lit blanc.
Je suis entouré de murs blancs.
Je suis dans une chambre anonyme.
Je suis dans une chambre d’hôpital.
Je suis… malade.
Je suis calme.
Je suis fatigué.
Je suis creux.
Je suis une coquille vide.
 
Un roman percutant et sensible qui traite avec volupté et sans filtre des affres de la maladie. Une verbe portée par une plume qui, non sans faute, nous n’épargne rien. Mettre des mots sur ces maux et ces états interdits  relève de l’exploit. Ouvrir ces portes permet de combattre l’ignorance et surtout de dompter une peur non fondée. Charlotte Erlih confie et partage cette douleur avec sublimité.

Une chronique de #Esméralda.

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NOFY, tome 2 : La quête de Bizantil de Yves Terrancle.

[ FANTASY – Roman jeunesse – Nouveauté 2019]
Tome 2/3
343 pages
Ma note : 4/5
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Lu dans le cadre du RDV #MonMarathonIndé d’août
 
Le résumé :
La guerre des quatre royaumes s’est achevée sous un coup de théâtre que nul n’aurait anticipé… Qu’adviendra-t-il du continent nord ?Plus éloignés que jamais, Nofy, Ernest, Oranne et leurs alliés parviendront-ils à se retrouver et à surmonter les nouveaux dangers qui les guettent dans la recherche des armes légendaires ? Tandis qu’ils lutteront en ce sens, un être mystérieux se mettra sur leur chemin pour y semer la manipulation, le désordre, et la menace du secret…Le maître du temps vous attend dans le tome deux des aventures de Nofy. Découvrez son dessein, découvrez… la quête Bizantil… !

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Après un final tonitruant (du tome 1), je suis heureuse de retrouver le jeune héros et sa ribambelle d’acolytes. Une nouvelle aventure, de nouveaux dangers et de nouvelles alliances sont les enjeux majeurs de ce second tome. Sans oublier les nombreuses surprises qui parsèment une quête de plus en plus ardue. Nofy, jeune héros malgré lui, doit mener à bout cette mission qui lui a été confiée. Du haut de ses onze ans, il va être confronter à de nombreux choix mais aussi à des situations incongrues où le doute n’aura aucune place. Nofy se montre davantage téméraire et surtout il n’a plus rien à voir avec le gamin du départ. Une certaine assurance se dégage de ce « petit bout de chou ». Son espièglerie a laissé la place à un sérieux obtus et une détermination sans faille. De royaumes en royaumes, de découvertes en découvertes, de déconvenues en exploits, Nofy se rapproche de son objectif final. Sur son chemin, il croise un homme bien étrange dont il n’arrive pas à cerner. Un homme peu commun qui possède une grande magie et un sens inné pour marchander. Auprès de cet homme, Nofy va découvrir l’envers du décor. Un décor qu’il n’aurait jamais pu soupçonner. Ce dernier va être d’un soutien efficace malgré les tours de passe-passe qu’il lui joue. Prêt à rejoindre cette nouvelle aventure ?

 

Si j’ai reproché certaines longueurs sur le premier volet et bien ici ce n’est pas le cas. Yves Terrancle a pris le pari risqué et osé d’écrire (presque entièrement) son texte sous la forme du dialogue. Au départ, j’y trouvé quelques réticences et puis sans m’en rendre compte la magie opère. Tel un match de ping-pong, je me suis laissée porter par les dialogues où finalement j’arrive à percevoir et ressentir les émotions des personnages. Cette forme atypique est une idée séduisante et n’entache pas la qualité de la plume de l’auteur. Pour le coup il est facile de concevoir qu’un pré ado ou ado puisse se pencher sur cette histoire (ce qui n’était pas le cas pour le 1er tome). Un second tome qui m’a beaucoup plu. Les personnages évoluent et offrent de nouvelles capacités, ils sont à la fois détenteur d’une (voire plusieurs) vérité omise ou acteurs de nouveaux rebondissements. J’aime beaucoup l’orientation qu’a pris ce second volet et surtout l’inattendu est omniprésent. Les dialogues conférent un certain rythme. Et un final explosif qui va au deçà de mes attentes.

 

Un second tome atypique par sa forme, des personnages étonnants et épatants, des rebondissements et un final époustouflant, cette nouvelle quête, je l’espère vous fera chavirer.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… l’interview d’Yves Terrancle

Mon avis sur le premier tome (clique sur l’image).